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29/07/2014

LES COURSES jusqu'au JEUDI 31 JUILLET

TROPHEE DES AS

JEUDI 31 JUILLET

MARSILLARGUES : 16 h 45, 10 €, mairie, dél. Dumas. Chr. PANI

Occitane : BEL AMI - Nicollin : PELICAN - Cyr : WAGRAM

Cuillé : MOLLIERES - Raynaud : RABINO - Ricard : JANEIRO

Saint-Gabriel : UTAKA (hp)

Groupe 1 - Raseteurs : Auzolle, I. Benafitou, Bruschet, Cano, Errik

Four, Poujol

TROPHEE DE L’AVENIR

MARDI 29 JUILLET

MARGUERITTES : 16 h 30, gratuit, CT La Bouvina, dél. Gueiffier. 

Chr. E. MARC

Finale de la Marguerite d’Or - Lautier : EROS - Plo : TESSOUN

Fabre-Mailhan : RIEGE - Bon : PELICAN - Fournier : ROI

Le Rhône : PADILLA - Ricard : TEMPLIER (hp)

Groupe 3 - Raseteurs : Allam, Bouhargane, Cadenas, Gaillardet, Oudjit, Pradier

MERCREDI 30 JUILLET

BAILLARGUES : 16 h 30, 8 €, CT Le Sanglier, dél. Lefevre. Chr. MALI

Paulin : LOU BATRE - Ricard : BEEFEATER - Lafon : VIBRE

Saint-Gabriel : TENOR - Guillierme : LIMBERT - Rouquette : ULYSSE

Janin : POSTIER (hp)

Groupe 3 - Raseteurs : Aliaga, I. Benafitou, N. Benafitou, Cadenas

Katif, Roig, Valette, Zekraoui

CABANNES : 16 h 30, 8 €, CT Lou Provenço, dél. Bernard. Chr. STEPHANIE 

Finale de la 25e Coupe de Provence - Les Baumelles : ATHOR - Chauvet : PRINCE - Blanc : CASTILLON - Lautier : JUPITER

Layalle : CHOGUN - La Galère : CABANEN - Le Brestaloun : IROKO (hp)

Groupe 3 - Raseteurs : Clarion, Chig, Gaillardet, Lafare, Pradier

Rey, Sabot, Zbiri

JEUDI 31 JUILLET

JONQUIERES-SAINT-VINCENT : 17 h, 9 €, CT L’Aficion, dél. Quiot. 

Chr. E. MARC

Finale du Raisin d’Or - Cuillé : PEPIN - La Galère : OSCAR

Paulin : QUEYRAS - Saumade : ROITELET - Fabre-Mailhan : CIGALON

Ricard : DOLLARD - Laurent : LEBRAU (hp)

Groupe 3 - Raseteurs : Aliaga, Bouhargane, Cadenas, Guyon, Montesinos

Ouffe, Zekraoui

LIGUES

MARDI 29 JUILLET

 SOMMIERES : 16 h 30, 5 €, CT Lou Carmen, dél. Blanc. Manades Chauvet, Cuillé, Laurent. Raseteurs : H. Ben Ammard, Bernard, Magnetto, Miralles, Ricci, Romero. Tourneurs : Duran, Labrousse. 

BAILLARGUES : 16 h 30, 5 €, CT Le Sanglier, dél. Batifort. Manades Paulin, Ricard, Vellas. Raseteurs : Charrade, Jodar, Marignan, Ruiz, Viscomi, Rodriguez. Tourneurs : Grando, Abbal. 

MERCREDI 30 JUILLET

 SOMMIERES : 16 h 30 17h, 5, CT Lou Carmen, dél. Bayol. Manades Blatière-Bessac, Nicollin, Ricard. Raseteurs : Carta, C. Martinez, Méric, Miralles, Ricci, Vacaresse.

 MARGUERITTES : 17 h, 5 €, CT La Bouvina, dél. Mouillor. Manades Fabre-Mailhan, Ribaud, Les Chanoines. Raseteurs : Castel, Fabre, Montesinos, Pinter, Robert, Y. Perez. Tourneurs : Arnel, Khaled. 

JEUDI 31 JUILLET

 SOMMIERES : 16 h 30 17h, 5 €, CT Lou Carmen, dél. Bayol. Manades Les Baumelles, Fournier, Lautier. Raseteurs : Cartalade, Charrade, Courgeon, Marignan, Miralles, Viscomi. Tourneurs : Labrousse, Galibert.

LES COURSES

MARDI 29 JUILLET

MARSILLARGUES : 16 h 45, gratuit, mairie, dél. Garcia. Trophée des Vaches cocardières. Raynaud : CIGALIERE - Cyr : HACIENDA - Cuillé : ALIDA - Saint-Pierre : BOUMIANE - Chaballier : DUCHESSE - Ricard : ZAÏS - Vinuesa : FLORIDE. Groupe 5. Raseteurs : Aroca, Castel, Gougeon, Paparone, Pinot. Ricci remplace Sanchez.

CABANNES : 16 h 30, 8 €, CT Lou Prouvenço, dél. Ravoux. Trophée des Vaches cocardières, 13e Coupe de Provence. Chapelle : NATHIE - Fournier : GENTIANE - Ricard : UPSA - Chauvet : MARGOT - Chaballier : MAMIE - Caillan : ESMERALDA - la Galère : SARAH - Les Baumelles : BAUJETTE. Groupe 5. Raseteurs : Boyer, Chig, Clarion, Douville, Lafare.

JEUDI 31 JUILLET

 VESTRIC-ET-CANDIAC : 17 h, gratuit, CT La Bouvino, dél. Pradeilles. Trophée des Vaches cocardières. Blatière-Bessac : AMBRE - GISELE - Raynaud : COMETE - CARIOCA - Chaballier : MAMIE - La Clapière : NINON - Ricard : CHIPIE. Groupe 5. Raseteurs : Clarion, Dumont, Douville, Gougeon, Maurel, Ricci. 

VALLABREGUES : 21 h 30, 8 €, CT Lou Vincen, dél. Castagnier. Etalons des manades Saint-Antoine, Guillierme, Navarro, Cavallini. Groupe 2. Raseteurs : Alarcon, Carrasco, Maloche, Matéo, Salinesi.

BEAUCAIRE *AS*

Lundi 28 juillet 2014 - 86e Finale de la Palme d'Or

Insipide !

Sans éclat, si ce n'est celui de la capelado de Patrice Blanc. Sans esprit, sans panache, sans... Les cocardiers ont arbitré ternement le duel Auzolle - Chekade à la conquête de la 86e Palme d'Or. Les taureaux n'ont pas brillé, les hommes n'ont plus. L'ordre de sortie (après la défection d'Aramis prévu 7e hors points) pose question. Chekade part avec un handicap de 8 points sur Auzolle, à l'entracte la différence n'est plus que d'un. Loïc fera la différence en 2e partie. Allouani (pas invité) vient s'insérer dans le jeu. L'expérience de Daudet (2e) et la bonne prestation de Brutus (3e) permettent de passer correctement la première partie. La seconde est inintéressante, le travail brouillon et par à coups,  et les taureaux... Reste que Loic fait l'effort et peut lever le trophée pour la seconde fois consécutive.

Colvert (Chauvet).- Pas de temps mort, c'est la ruée dont Colvert se sauve par quelques fusées dans le paquet et impact aux planches. Une blessure (profonde entaille) au-dessus de l'oeil envenime les débats (Apparemment pas un coup de crochet mais plutôt un coup aux bois). Après les cinq premières minutes intenses, les blancs temporisent, Colvert se montre dangereux sur Favier, joli raset de Katif. rentre ses ficelles.

Daudet (Fabre-Mailhan).- Utilise tout le pourtour, prend une rafale au toril avant que la moutarde ne lui monte au nez après Chekade. ça lui tombe dessus mais il tient pied partout. Fait parler l'expérience, change de terrain. En tête-à-tête, il prend le dessus en jouant des cornes. Les hommes abandonnent et les ficelles rentrent.

Brutus (Lautier).- La bataille Auzolle-Chekade fait rage et Brutus entre dans le combat. Bien positionné, Brutus fait le job, et repousse les assauts. S'engage fort après Allouani, puis sur un long raset de Katif. Au toril, il laisse passer l'orage mais explose après Katif. Au prix d'un "soleil" en contre-piste, Allouani lève la première ficelle à la 13e, Brutus rentre l'autre après un bon quart d'heure où son expérience fait la différence. 6 Carmen et retour.

Sultan (Nicollin).- En mouvement, le beau cocardier offre son frontal avec vivacité mais en se laissant manoeuvrer. Des accélérations puis le vide en attendant que l'un des blancs gratte les premiers tours de ficelle. Droite-gauche, Sultan s'exécute, une belle enfermée sur Favier et Rey lève la première ficelle à 13'30. La 2e rentre, 2 Carmen et retour.

Matute (Saint-Antoine).- Supporte la pression en se déplaçant mais au bout de trois minutes, les blancs attaquent la 2e ficelle. Quelques actions poussées, puis stoïque laisse filer. Pagaille à la 2e ficelle ouverte, et Favier abrège à la 9e.

Nicolas (Janin).- Sa vitesse d'exécution fait illusion quelques minutes, grosse poursuite sur Chekade. Mais dès la 2e minute, on passe à la 2e ficelle. Sans se fixer, parfois centriste, Nicolas n'inspire guère les blancs. Auzolle avec la cocarde et le 1er gland est largement en tête et Loic parachève sa victoire avec la ficelle. 11 minutes.

Litec (Cuillé).- Hors points pour le Trophée Taurin mais compte pour la Palme. Litec se livre lourdement jusqu'aux planches, le travail est trop hâché, c'est monotone et sans éclat.

MARTINE ALIAGA

A la capelado, une minute de silence est observée à la mémoire de Hubert Yonnet, décédé.

L'entrée en matière orchestrée par Patrice Blanc rend hommage aux 70 ans de la manade Laurent (Patrick et Henri Laurent en piste accompagnés par la Reine d'Arles Mandy Graillon). La pena La Gardounenque, un carrousel de gardians, une magnifique et colorée farandole de très nombreuses Arlésiennes.

Entrée : 2/3 d'arène. Org. Régie taurine. Président : Raymond Arnaud. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Rey, Auzolle, Chekade, Ayme, Sanchis. Gauchers : Poujol, Four, Allam, Errik, Favier. Tourneurs : Garcia, Bensalah, Cuallado, Fouque, Sanchez.

Trophée des As : Auzolle, 16 points ; chekade, 13 ; Allouani, 12 ; Rey, 6 ; Four, 4 ; Katif, 4 ; Favier, 4 ; Ayme, 2 ; Poujol, 2.

Palme d'Or : Loïc Auzolle, 58 points ; 2e, Chekade, 45 ; 3e, Rey, 31. Meilleur cocardier des trois courses : Greco de Saint-Antoine (course du 13 juillet).

Palme d'Argent : course du dimanche 20 juillet en matinée. 1er Jamal Bouhargane. Meilleurs cocardiers : Ubaye de Paulin et Bechet de Saumade.

SOMMIERES *AS*

Dimanche 27 juillet 2014

Tout ce qu'on aime !

Les afeciouna avaient un peu perdu le moral ces derniers temps, notamment ceux qui suivent le parcours du Trophée des As. Mais dimanche, ils sont repartis des arènes de Sommières, gonflés à bloc, rassasiés d'émotion. Des taureaux combatifs, des raseteurs décidés, et la fe ravivée embrase les arènes. Garlan, en maître, Bruschet, Favier, Outarka transcendés... pour le pic émotif mais aussi Pégoulié et surtout Toscan dans un ensemble de valeur où Allouani contribue également à la réussite.

Sisley (Blatière-Bessac).- Distrait, brouillon mais aussi concluant (Allouani, Poujol, Errik). Gare à la faute car, dans ses cas-là, il est impitoyable. 12'30.

Amarillo (Ribaud).- Ce jeune combattant, 7 ans, alterne les moments de retenue mais aussi les actions où il se livre en profitant la corne en conclusion. Une jolie enfermée sur Katif (Carmen).  Une ficelle à la maison.

Pégoulié (Blanc).- Cueilli sur se déplacements, les rubans volent en 1'20.  Bien placé par la suite, le raset de Katif trouve une finition frappante, les rasets courts d'Outarka des ripostes explosives. Plutôt droitier en ce jour sur les beaux cites de Bruschet, Belgourari, et très sollicité, le cocardier subit des rafales parfois désordonnées mais se bat de belle manière. 12'30 de qualité.

Garlan (Les Baumelles).- Sort sous les applaudissements. C'est sûr, les afeciouna se sont déplacés pour lui. Cul aux planches, il connaît sa partition sur le bout des cornes. Le premier raset de Favier dans les cornes est impressionnant. Garlan a du pétard et le fait savoir d'entrée. Pour Bruschet, ça passe mais au millimètre. Les ripostes sont puissantes, le placement impeccable, son espace strictement délimité. Favier à un poil de l'accrochage, Bruschet dans le berceau, Outarka à la limite. Le danger est bien là. Outarka s'engage, Garlan le presse, le déséquilibre, Lahcène se jette à terre... Sur les gradins, l'émotion est totale. Et les applaudissements d'accompagner la course du taureau... Impressionnant! Chaque poursuite est intense, dangereuse, les spectateurs tremblent et se régalent, le dernier raset sur Favier fait chavirer le chaudron. L'ovation éclate et raccompagne le cocardier et ses ficelles (dont la première montée à plus de 1600€). 7 Carmen et retour. 

Platon (Nicollin).- La fougue ne diminue pas. Outarka, Favier, Bruschet à l'attaque, Platon se fait chiper ses pompons sur ses déplacements. Aux ficelles, il se pose mais le travail continue. Le taureau fait front, se chauffe et conclut (Bruschet, Poujol, Belgourari). Platon joue ses atouts de bravoure et d'assiduité. Rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

Toscan (Chauvet).- Dans la pagaille, les hommes jouent avec le feu et ces cornes qui menacent au ras des planches. Une fois placé, les séries rythmées s'enchaînent ainsi que les coups aux planches. Bruschet régale main au frontal, le public accompagne les efforts. Toscan se sort de l'emprise et repart au combat avec un moral et une générosité qui forcent le respect. Prestation brillante, 13 Carmen et retour.

Gasto Boï (Guillierme, hors points).- Toujours bon moral, il enchaîne les séries et les coups de barrière jusqu'à briser les bois après Belgourari. Un joli bouquet final salué par 7 Carmen ainsi qu'au retour.

MARTINE ALIAGA

Entrée : archi plein. Organisateur : CT Lou Carmen. Président : Moucadel. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Belgourari, Bruschet, Outarka. Gauchers : Poujol, Favier, Errik. Tourneurs : Estève, Daniel, F. Garrido, Cuallado, T. Garrido.

Trophée des As : Allouani, 22 points ; Errik, 18 ; Bruschet, 9 ; Belgourari, 9 ; Outarka,  4 ; Katif, 4 ; Favier, 4.

HUBERT YONNET *DECES*

Hier (lundi 28 juillet), la nouvelle a vite fait le tour des afeciouna, Hubert Yonnet est décédé. A 87 ans, l'éleveur a tiré sa révérence attristant autant les cercles taurins français qu'espagnols, autant le mundillo que la bouvine. A la tête de la plus ancienne et prestigieuse ganaderia de "toros braves" français, président de la Confrérie des gardians, éleveur de chevaux, ancien empresa des arènes d'Arles... Hubert Yonnet était l'ambassadeur de la culture taurine porté par la passion de sa terre, des traditions et de l'élevage. C'est un grand homme qui est parti. Personnage discret et humble mais ardemment actif, il est l'un de ces bâtisseurs, visionnaire et passionné, que la Camargue a la chance de compter parmi ses plus ardents défenseurs.

MARTINE ALIAGA

A la tête de la ganaderia Yonnet, (créée par Joseph Yonnet en 1859) depuis 1956. Premier éleveur de toros braves à être présent aux arènes de Madrid (1991).

Président de la Confrérie des gardians depuis 1972 (Prieur de 1945 à 1946, capitaine de 1955 à 1956).

Empresa des arènes d'Arles jusqu'en 1999.

Manadier de chevaux.

Membre fondateur du Parc Naturel Régional de Camargue.

Ancien président de l'Association des éleveurs français de taureaux de combat.

 

28/07/2014

SAINT-MARTIN-DE-CRAU *VACHES COCARDIERES*

Samedi 26 juillet 2014


En ce jour de fête votive, Valsière mène le bal


Les membres du club taurin Paul-Ricard de Saint-Martin-de-Crau et leur président Jerôme Dumas sont à féliciter pour cette course de vaches cocardières comptant au Trophée Philippe-Thiers.

A la capelado se présentent T. Douville, T. Dumont, JL Ricci, J Ferriol, J Rey, D Maurel, R Errik, M. Bournel accompagnés des tourneurs J. Dumas, D. Dunan, A Duran, G. Sagnier.

Bimbinette, n°004 – Manade Les Baumelles : C’est en habituée du Trophée qu’elle se place d’entrée près des planches, au bout de quelques secondes, ne voyant pas venir les blancs, elle change judicieusement de terrain. Une série de 6 rasets lui font entendre la musique. Elle baisse la tête, court en crabe à côté des raseteurs, enferme Dumont et Ferriol. Son placement de cocardière fait réfléchir les tenues blanches. C’est avec ses ficelles, en musique déjà entendue plusieurs fois et sous les applaudissements qu’elle regagne le toril.

Julienne, n°332 – Manade A. Chapelle : Une grande rapidité à se tourner sur les rasets, Errik se fait enfermer dangereusement avant de raccompagner et de se soulever aux planches après Maurel, tête au-delà des bois. Dix minutes plaisantes ou seulement la coupe de cocarde est faite. Rentre au toril en musique et applaudie.

Pascaline n°553 – Manade de la GALÈRE : Surprise dans son premier temps de course, dû probablement à son manque de sorties, elle perd ses principaux attributs en moins de deux minutes avant de se reprendre aux ficelles. Après une longue série de rasets, saute méchamment après Douville et Ferriol, passe la corne derrière Errik et termine par une grosse action après Maurel. Rentre sa deuxième ficelle au toril en musique déjà entendue 4 fois.

Sarah n°701 – Manade Chaballier : Tout comme la précédente, elle se laisse surprendre aux attributs. Un peu de difficulté à trouver son terrain en début de course, Un mieux aux ficelles qu’elle défend en sautant après J Ferriol, se soulève après T Douville elle rentre sa seconde ficelle en musique jouée déjà 2 fois.

Après quelques minutes d’entracte, c’est au tour de Christine n°210 – Manade de La Galère : Après avoir montré de bonnes dispositions à Générac sortie en première position, aujourd’hui, c’est à la cinquième place qu’elle va surprendre. Cinq grosses actions aux planches toutes plus puissantes les unes que les autres, Ferriol (2), Maurel (2), Errik (1) cinq fois les honneurs plus à son retour c’est sous les applaudissements et porteuse de ses ficelles qu’elle réintègre le toril.

Pandora n°720 – Manade Les Baumelles : Une cocardière plus qu’une barricadière, de grosses enfermées obligent très souvent les raseteurs à rompre le raset car, si ils arrivent à la tête, elle ne leur laisse pas mettre la main. Elle défend avec ardeur ses attributs, le second gland étant levé à la dernière minute. 3 Carmen en piste plus les applaudissements et la musique à son retour.

Aliénor n° 848 – Manade A. Chapelle : La plus de cette course a été un peu tendre à ce niveau, elle est allée "a mas" et a permis de voir sur la fin de course ses qualités à venir Une petite vache cocardière à revoir avec plus de métier.

Valsière n°605 – Manade CHABALLIER : Le Bouquet final ! La Cocardière d’Or 2012 fait un festival de coups de barrières. Tous les raseteurs sont raccompagnés avec force aux planches et même, quelques fois à travers les bois. Maurel en fait les frais en se faisant coincer la cheville à la planche. Le disque entendu 12 fois pendant ses 10 minutes de courses. Rentre au toril avec ses ficelles et sous l’ovation du public.

MONIQUE ROGGI



Classement des raseteurs après cette course :

1 RICCI JEAN LOUIS 73

2 DOUVILLE THIBAUD 51

3 DUMONT THOMAS 51

4 FERRIOL JAUFFREY 37

5 SANCHEZ Marc 13

6 MAUREL DAVID 12

7 CHARNELET MICKAEL 11

8 ERRIK Radouane 11

9 BOUDOUIN A. 9

10 MEBARECK Sidi 9

11 BOYER Frederic 8

12 CARTALADE Kevin 8

SAVOIR

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Vous pouvez m'envoyer vos affiches (en format JPEG)
et vos infos à maliaga@midilibre.com et martinealiaga34@gmail.com

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SOMMIERES

 

rendez-vous,assemblées générales,agenda,courses camarguaisesDans le cadre de la grande semaine des tauromachies - du 26 juillet au 3 août, cette affiche réalisée à partir d'une oeuvre de CLAUDE VIALLAT est à la vente à l'Office de tourisme de Sommières.

50 exemplaires sont disponibles en format 33 x 60 sur papier 135 g.

25 exemplaires numérotés et signés par l'artiste seront également vendus


Attention il n'y en aura sans doute pas pour tout le monde!


L'AFICION - ASSOCIATION DE DEFENSE DES TAUROMACHIES
http://www.bloggez.fr/aficion
tel
 06 11 50 72 81

Du 26 juillet au 3 août

courses camarguaises : Trophée des As, Avenir, Ligues, écoles de raseteurs, coursees de nuit, abrivado, bandido, gaze, ferrade. courses expliquées, exposition de photos taurines, films taurins.

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MARGUERITTES

Samedi 26, dimanche 27 et mardi 29 juillet

La MARGUERITE D'OR

Trophée de l'Avenir

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JONQUIERES SAINT-VINCENT
Finale du Raisin d'Or

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BEAUCAIRE
 
Mardi 29 juillet, et samedi 2 août,
le CT Fanfonne-Guillierme
organise deux Toro-piscine
22 h
Bétail de Guillerme et Didelot
 
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MONTFRIN

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MAGAZINE

rendez-vous,assemblées générales,agenda,courses camarguaisesCamargue entre les bras du Rhône, Petite Camargue, Provence, Languedoc... Ici la culture est riche, colorée, bien vivante. "Vivre en Camargue" propose une ballade non exhaustive à la rencontre de l'histoire, des hommes et des bêtes, des manifestations qui illustrent ce patrimoine à nul autre pareil. Portraits de gens de talent, défenseurs de la fe, cette foi dans les traditions qui rassemble dans les rues Arlésiennes et gardians, qui porte les afeciouna vers les arènes, foi qui se propage pour rassembler les générations.

52 pages pour vivre l'amour des taureaux au coeur des manades, la passion du costume et des associations de tradition, le dévouement des bénévoles, l'intensité des duels dans les arènes, le talent des artistes qui transcendent le passé et illustrent le présent... Et tous ceux qui passent le relais aux plus jeunes. En couverture du magazine, Antonin, 7e génération de la manade Raynaud, en symbole de la transmission.

* 2,90€, demandez-le dans tous les magasins presse de la région Languedoc, le magazine sera disponible toute la saison.

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BELLEGARDE
Samedi 9 août, 22 h, 8 €
le CT Fanfonne-Guillierme
organise une course de 8 tau et châtres neufs
des manades Lafisca, La Galère, Navarro, Guillierme
6e souvenir Jacques-Espelli
Raseteurs : Pinter, F. Rado, Mateo, Maloche, Carrasco, Arco
 
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LE GRAU DU ROI : LE 15 AOUT
 
LUCAS de La Galère
HORACIO de Cuillé
GRECO de Saint-Antoine
GARLAN des Baumelles
GARLABANde Ricard
ICARE de Paulin
AJAX d’Occitane
À partir de 16 h, spectacle d’ouverture 
Capelado à 17 h 
Il est fortement conseillé de réserver
location ouverte sur place
ou par tél de 10 h à 12 h, du lundi au vendredi
tél. 04 66 51 12 12.
Paiement par carte bancaire à distance
Prix des places entre 16 € et 12 € +1,50€ de location.
 
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SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE
 
XIX Printemps des Royales du CT Lou Bandot
Dimanche 9 mars, les Fabre-Mailhan
Dimanche 23 mars, les Nicollin
Dimanche 30 mars,les Laurent
Dimanche 6 avril, les Blatière-Bessac
Samedi 19 avril, les Saumade
Dimanche 20 avril, les Cuillé
Dimanche 27 avril, les  Lagarde
Dimanche 7 septembre,
finale du XIXe Printemps des royales
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Entrée : 9€
 Possibilité d'abonnement aux 8 courses , 64€
Réservations au Grand Café
tél. 04 66 88 12 35
 
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27/07/2014

MILHAUD *AVENIR*

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 Samedi 26 juillet 2014

Le brio de Papagai, le sérieux de Lazare
dans un concours somme toute plaisant

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Papagaï sur Aliaoui

Même gratuit et dans le cadre de la fête du village, le concours de manades servant de support au Trophée de la Ville a été loin d’attirer la foule des grands jours… D’une soixantaine personne à l’heure de la capelado orchestrée par la pen Los Sombreros en présence du groupe folklorique local de Camargue à Mistral, la remise des prix a dû s’effectuer devant environ deux cents personnes.
C’est donc à l’appel de Bruno Pascal, que les 11 tenues blanches (les 7 raseteurs invités + 4 tourneurs) se sont présentées avant de fournir un travail assidu et sans relâche (sauf bien sûr dans la difficulté). Si Youssef Zekraoui remporte les suffrages, Farid Aliaoui, Rémy Ibarra ou encore Christophe Clarion auraient pu se les octroyer. Chez les noirs, c’est Papagaï qui aura les faveurs du jury mais là encore, Lazare, dans un autre registre, aurait très bien pu les avoir sans contestation possible.

Papagaï (Lagarde – n°305) est un premier de luxe. Idéalement placé, il se jette dans le raset en baissant la tête jusqu’aux planches où il passe une corne dangereuse quand il sent l’homme à sa portée. Ses  menaces sur Zekraoui (3), Aliaoui (2), Ibarra (3) et ses enfermées derrière Gautier et Ibarra déclencheront le disque une dizaine de fois. A 200 €, sa première ficelle rentre en musique.

milhaud,course camarguaisePhoto Zeus et Zekraoui
Zeus (Briaux – n°669) tout feu tout flamme défend cocarde et glands qui vont partir en moins de 4 minutes. Aux ficelles, il s’améliore au fil du temps en apportant plus de placement et de meilleures réparties derrière Zekraoui ou encore Ibarra. Raseté sans relâche, il sauve sa seconde ficelle. Retourne au toril en silence (?) mais bien applaudi.
Avant la pause, les hommes ne feront qu’une bouchée de Balourd (Félix – n°609)  qui en viendront a bout en moins de 7 minutes 30 où sa volonté lui a été fatale malgré  sa légère anticipation et ses timides finitions sur Sanchez (2), Clarion ou encore Gautier (2) récompensées par 4 Carmen, celui de la rentrée ne s’imposant pas.
Givalon (Cuillé – n°504) va effectuer 9 minutes très plaisantes ou après avoir cédé ses principaux attributs tout en mobilité, son positionnement va être meilleur et ses répliques ne pourront que s’en ressentir. Il s’engage bien dans le raset et pousse jusqu’aux planches où seule manque la finition. Sans vice et volontaire, il s’incline en 9 minutes récompensées par 4 Carmen, retour inclus.
milhaud,course camarguaisePhoto Lazare et Violet
Lazare
(Cyr –n°804) va faire réfléchir les hommes qui, en plus de ne pas se bousculer ne vont pas lui faire de cadeau, notamment sur les reprises le temps des principaux attributs (9’). Aux ficelles, il maîtrise et ne tombe pas dans les pièges et saisit chaque opportunité pour se mettre en valeur notamment derrière Clarion qui se verra menacé aux planches. Sa 1re ficelle reste en sa possession  et son unique  Carmen le raccompagne au toril.
Avec Péléon (Daumas – n°706), on ne peut pas dire que la régularité était à l’ordre du jour. Tantôt il vient et conclut (Aliaoui, Sanchez, Zekraoui pour autant de Carmen), tantôt démarre après coup et ralenti à l’approche des planches, tantôt il ne vient pas. A ce rythme, il rentre ses ficelles avec un Carmen  burlesque.
Pour conclure, la vache Octopussy (Chapelle – n°855), a réitéré sa course de sélection de Cabannes avec une quinzaine de sauts (seule ou dans l’élan sans conviction) tout en laissant entrevoir en fin de course (10 minutes) des dispositions non négligeables derrière Clarion, Gautier ou encore Aliaoui…. Avec sa cocarde coupée par Clarion, elle déclenche les dernier Carmen de l’après-midi…
 
Texte et photos
CYRIL DANIEL

 

Organisateur : Mairie. Entrée : Variant du début à la fin compte tenu de la gratuité mais relativement faible tout de même. Présidence : Bruno Pascal. Raseteurs : F  Aliaou – C Clarion – A Gautier – R Ibarra – M Sanchez – N Violet – Y Zekraoui. Tourneurs : F Jockin – P Ranc – JP Beker – F Levy

SOMMIERES *AVENIR*

Samedi 26 juillet 2014

Faible

"Bah, aurait dit notre confrère Gilles Arnaud, les taureaux c'est comme ça. Un jour c'est bien l'autre non !" Reste que le 1er Souvenir dédié à notre confrère décédé l'an dernier, s'est avéré bien faible tant côté noir que blanc. Et les prix - 1er Souvenir Gilles-Arnaud et Joël Beker - ont été octroyés aux moins mauvais : Abel de Nicollin et Soler.

Aladin (Nicollin).- S'il donne le change les premières minutes, en se livrant correctement, ses quinze minutes semblent longues malgré quelques enfermées. Rentre sa 2e ficelle. 4 Carmen et retour.

Arlequin (Laurent).- Baroule dans toute la piste sans jamais s'arrêter, Poujol pour quelques jolis rasets.

Abel (Nicollin).- Soler et Sanchis pour une paire d'enfermées, la suite est banale jusqu'à la 2e ficelle levée presque au terme. 4 Carmen et retour.

Aragon (Laurent).- Des sauts, des balades en long en large et en travers, quelques planches démontées...

Anthénor (Nicollin).- Un drôle de grand bannu, toujours en déplacement, quelques évasions, et une paire d'actions derrière Castel et Roig. Rentre sa 2e ficelle.

Diabolo (Laurent).- Des sauts en nombre, des coups aux planches après Poujol, Lafare, Soler. La dernière ficelle est pour Roig juste avant la limite. 3 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA

Trophée de l'Avenir : Soler, 12 points ; Roig, 5.

Entrée : 1/3 d'arène. Org. : CT Lou Carmen. Président : Marc Moucadel. Raseteurs droitiers : Castel, Roig, Sanchis, Soler. Gauchers : N. Benafitou, Lafare, Poujol. Tourneurs : Estevan, Noguera, Joseph, Savajano.

25/07/2014

BEAUCAIRE *AS*

Jeudi 24 juillet 2014 - 2e journée de la Palme d'Or

Vincent porte-drapeau de la race  baroncellienne

Cuillé, Laurent, Rouquette, Aubanel-Baroncelli... La 2e journée de la Palme d'Or hisse les couleurs de la race baroncellienne, et le cocardier du Marquis, Vincent (2e), en est le porte-drapeau. Apparicio (3e) confirme ses qualités dans cette piste difficile pour les taureaux. Les hommes, motivés, se laissent impressionner par Mignon (4e) et Cassius (6e) est définitivement inclassable.

Les raseteurs se disputent la Palme, Auzolle et Chekade surtout (1er et 2e), mais Ayme, Four et Favier défendent leurs chances. Rey (3e) en embuscade.

Loubard (Cuillé).- Une rafale le cueille à sa sortie. Mais avec un bon placement et des coups de tête  dissuasifs à la rencontre, le Cuillé défend âprement ses ficelles que Chekade s'octroie dans des tête-à-tête très serrés. 13 minutes d'un bon premier. 1 Carmen et retour.

Vincent (Aubanel-Baroncelli).- Fait du large à grandes foulées le long des planches. Raccompagne avec vigueur au ras des barricades. C'est chaud à plusieurs reprises pour Chekade. Le cocardier a beaucoup de jus et tient tête aux blancs dont les esprits s'échauffent jusqu'à la remontrance du président de course. Côté toril, Vincent se bat dans un petit périmètre, plus tranchant avec les droitiers. Beaux cites de Chekade de très près. Au terme, Vincent, éprouvé mais vainqueur, garde une ficelle. 3 Carmen et retour.

Apparicio (Rouquette).- Généreux dans ses ripostes, Apparicio profite de l'espace pour se donner de l'air. Il sait aussi prendre les bonnes positions d'où il sort avec beaucoup de "pétard". Chekade sur une belle longueur, anticipation pleine piste de Sanchis pour une arrivée émotionnante en fanfare aux planches. 12 minutes convaincantes pour ce jeune  élément de 7 ans. 3 Carmen et retour.

Mignon (Cuillé).- Fier, Mignon impressionne. D'entrée écarte les attaques et montre du caractère. Cul aux planches, il toise les blancs qui hésitent. Les rasets sont calculés, sort en force après Chekade. Un raset et repart se placer, il roule les mécaniques... Se laisse prendre devant le toril dans une paire de série, une jolie sortie sur Favier. Et sur la 2e ficelle ouverte, quand la pagaille se déclenche, les hommes ont le dessus. 13 minutes. 2 Carmen et retour.

Modiano (Cuillé).- Comment raseter dans les règles un taureau qui ne s'arrête pas ? Les blancs font comme ils peuvent, c'est pas élégant mais... Brouillon, Modiano se livre avec quelques éclats aux planches. Mais poursuit ses itinérances et les hommes leurs rasets de raccro. U n joli coup de barrière sur Chekade et 7 minutes suffisent.

Cassius (Laurent).-Fier comme Artaban, Cassius promène, saute, revient, surveille la contre-piste, nettoie les bouteilles et les serviettes sur le rebord... Curieux de tout... bref, il n'en fait qu'à sa tête. Avec lui tout peut se passer... ou pas. Prend un raset dont la fin ne l'intéresse pas mais s'engage violemment après Favier qu'il essaie méchamment de déloger des tubes. S'envoie dans l'élan après Auzolle, Four, Errik. Tape après Favier, Errik... S'évade et se trouve bien en contre-piste, manque sauter sur son gardian... Mais garde ses ficelles après une belle série devant le toril. 4 Carmen et retour. Un cocardier inclassable... Les raseteurs s'en méfient, les spectateurs en contre-piste ne sont jamais à l'abri, le public est partagé, pour ou contre, Cassius fait parler... Tiens, tiens ça vous rappelle pas un autre taureau de Laurent ?

MARTINE ALIAGA

Entrée : 1/2 arène. Organisateur : régie municipale. Président : Raymond Arnaud. Raseteurs droitiers : Auzolle, Ayme, Chekade, Katif, Rey, Sanchis. Gauchers : Allam, Errik, Favier,  Four, Poujol. Tourneurs : Cuallado, Sanchez, Bensalah, Fouque, Garcia.

Trophée des As : Chekade, 20 points ; Ayme, 15 ; Auzolle, 12 ; Favier, 8 ; Four, 8 ; Rey, 7 ; Errik, 3 ; Allam, 1.

Palme d'Or : Auzolle, 40 ; Chekade, 32 ; Rey, 25 ; Ayme, 20 ; Favier 16 ; Four, 12.

21/07/2014

LUNEL *AS*

Samedi 19 juillet 2014 - 4e Grand Rendez-Vous du Trophée Taurin

Ratis le bien aimé

Dès que le Biòu d’Or entre en piste, le public soupire d’aise. A la lecture de son palmarès, il applaudit. Aux premiers rasets, «ah il est en forme!.  Chaque coup aux planches est salué comme il se doit. Hier à Lunel, Ratis a multiplié les engagements d’envergure, brillant avec les gauchers Aliaga, Martin, Four mais aussi sur les droitiers Chekade, Katif, Ayme... Et affichant tout son caractère dans les échanges. Làs! Sur un énorme emportement après Martin, Ratis bute sur un pilier et se blesse. A 10 minutes 40 secondes de son temps, précise le président Jacques Valentin. Le public est désolé mais offre à son bien aimé une formidable ovation. "J’espère qu’il y a des ambulances de taureaux pour le soigner», s’écrie une gaminette.
Reste que ces presque 11 minutes ont enflammé une course un peu pâlichonne jusque-là. Germinal, léger pour ce niveau; Jupiter, vaillant et un peu monotone; la rage d’Escamillo mais 8 petites minutes seulement. Par bonheur, Horacio lance cocardièrement la seconde partie avec un terrain jalousement défendu et des émotions aux trousses des blancs. Mesrine lui est dans un jour sans. Sans envie, sans ressort. Après Ratis, Clodomir, lui, sans se départir de son calme, lance quelques bombardes. Mais 9 minutes c’est un peu court pour s’enflammer.
Côté blancs, chacun s’investit pour de bons passages. Sabri Allouani d’entrée affiche son envie de Muscat, Chekade ne pourra pas lutter. Un Grand Rendez-Vous donc en demi-teinte, malgré le beau plateau proposé par les organisateurs, catalysé par le Trophée Taurin.
Heureusement Horacio et Ratis!
 
MARTINE ALIAGA
*Les vainqueurs du Trophée du Muscat : Sabri Allouani et Ratis de Raynaud.
 
Des nouvelles de Ratis
 
Ce matin (lundi), revenant de soigner son cocardier, Frédéric Raynaud a donné de ses nouvelles : "Le vétérinaire est venu hier (dimanche). Ratis a la lèvre inférieure éclatée. Cela n'a pas nécessité des points de suture qui l'auraient gêné. Il faut que ça cicatrice seul. On le surveille de près pour qu'il n'y ait pas d'infection. Mais il va bien !"

18/07/2014

LUNEL FINALE DU TROPHEE DU MUSCAT *AS*

Samedi 17 juillet 2014

 4e Grand-Rendez-Vous du Trophée Taurin

 FINALE DU MUSCAT

L’équilibre d’un plateau est primordial pour qu’une course camarguaise fonctionne. Pour que les spectateurs puissent en attendre le meilleur. Ce samedi, à Lunel, quatre des sept cocardiers ont déjà goûté aux Grands Rendez-Vous du Trophée Taurin. Que ce soit à Palavas, à Vauvert ou à Nîmes, Escamillo, Horacio, Mesrine, Ratis ont passé avec succès ces courses marquées du sceau du haut niveau et valorisées par les quotidiens Midi Libre et La Provence. A cocardiers vedettes, raseteurs du haut du classement. Samedi à Lunel, six des douze meilleurs raseteurs des As seront en lice. Comme il se doit ! Voici pour l’idée générale, voyons la course en détail.
Germinal de Lautier est chargé d’endiguer la fraîcheur des hommes pour les premiers échanges. Le N.572 n’en est pas à sa première, il a du répondant. A 8 ans, Jupiter de Chauvet fait partie de ces taureaux en devenir qui, l’an dernier, ont attiré l’attention. Menaçant avec ses “bannes” impressionnantes, le cocardier sait se faire respecter. Escamillo de Raynaud a du caractère, il a séduit dans la grande piste nîmoise en juin dernier. Difficile de le perturber, c’est lui qui gère ses déplacements, c’est lui aussi qui sait à quel moment placer ses impacts aux planches.
Escamillo, Horacio, Mesrine
Ratis, un quatuor de choix
Horacio, lui, est un stratège qui ne se livre pas facilement. Le cocardier de Cuillé est le maître du placement et de la riposte fulgurante quand c’est le bon moment. Ses duos avec Bruschet enflamment régulièrement les arènes. Ça tombe bien, le droitier sera en face de lui.
On attend beaucoup de Mesrine de Vinuesa. Il doit beaucoup de sa notoriété actuelle à son talent bien sûr, mais aussi aux arènes de Lunel où le 20 octobre 2013, il avait impressionné par sa force d’impact et sa domination. L’enfermée suivie d’un énorme coup aux planches sur Sabri Allouani avait alimenté les conversations pendant un bon moment. Et sa prestation dans l’arène nîmoise dernièrement a confirmé sa valeur.
Ratis le Biòu d’Or en titre a explosé lui aussi à Lunel en 2012, révélant toute son énergie et sa méchanceté au terme d’une prestation enragée. Depuis, le titre suprême en poche, le beau cocardier de Raynaud a payé le prix du sang. Blessé à Palavas, Ratis sait maintenant que les planches font mal. Aussi, il a changé sa manière de combattre. Une progression intéressante à suivre, du bébé frondeur et dissipé qui s’amusait à sauter et fracasser les barrières, au cocardier plus aguerri, qui demande plus d’investissement aux hommes. Reste Clodomir de Bon pour la clôture. Expérimenté, ce gros gabarit, barricadier dans l’âme garde toujours sous les sabots quelques exploits pétaradants et assure le spectacle.
Pour que ce Grand Rendez-Vous, reste, comme les précédents, une course-repère de la saison, il faudra, puisque les meilleurs ingrédients sont réunis, que blancs et noirs jouent à l’unisson. Nous, nous y croyons!

  

MARTINE ALIAGA

 

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RESERVATIONS : bar National, de 8h à 13h, 04 67 71 13 27
 
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Avec pour écrin la Pescalune
le Muscat passe au super
 
Les bonnes dates sont précieuses pour qui veut présenter une course au plateau relevé. Les belles et grandes arènes ne sont pas légion qui, seules, peuvent présenter les meilleurs castings taureaux-raseteurs.
Les occasions d’avoir les cocardiers vedettes et les hommes de tête disponibles se comptent sur les doigts de la main entre les courses déjà implantées...
Lunel réunit tous ces impératifs en cette mi-juillet.
Une belle fête bien en place, historique et très taurine, la Pescalune.
Les arènes San Juan, centre névralgique des neuf jours des festivités, grandes, et à la réputation établie par plus de 100 ans de pratique.
Et un créneau entre les journées de la Palme d’Or beaucairoise où seules en lice les deux courses du Trophée du Muscat peuvent s’épanouir. Après être sagement revenu à deux courses (au lieu de trois), et avoir choisi le samedi pour la finale en place du lundi auparavant.
Une affiche très prometteuse, donc, repérée par la direction et la commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence qui, de toutes les courses jusqu’à celle-ci, n’en a distingué que trois (quatre avec Arles prévue mais annulée par la pluie), Palavas-les-Flots, Vauvert et Nîmes. Ce qui est rare est précieux, gardons en l’augure.

 

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LES PRECEDENTS VAINQUEURS
De 2002 à 2013
 
2002 : Sabri Allouani et Hadrien Poujol, ex aequo. Palun de Saint-Gabriel.
2003 : Sabri Allouani. Michou des Baumelles.
2004 : Alexandre Gleize. Zingaro de Rouquette.
2005 : Sabri Allouani. Gaulois de Rebuffat.
2006 : Sabri Allouani. Mathis de Lautier
2007 : Adil Benafitou. Pesquié de Saumade et Ruy Blas de Cuillé, ex aequo.
2008 : Julien Ouffe. Rodin des Baumelles.
2009 : Adil Benafitou. Pasteur de Fabre-Mailhan.
2010 : Loïc Auzolle. Guépard de Cuillé.
2011 : Adil Benafitou. Rodin des Baumelles.
2012 : Anthony Ayme. Garlan des Baumelles.
2013 : Sabri Allouani. Sylverado de Saint-Gabriel.

 

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RENCONTRE AVEC CLAUDE ARNAUD
 
Pris dans le flot trépidant des festivités de La Pescalune, Claude Arnaud, maire de Lunel a trouvé le temps d’évoquer les courses de Lunel et la fête.
Le Trophée du Muscat est un rendez-vous estival que vous souhaitiez qualitativement fort. L’édition 2014 répond-elle à vos attentes ?
Dès mon élection à la mairie en 2001, j’ai demandé à Claude Saumade et Philippe Cuillé, les organisateurs des courses, de trouver des idées nouvelles. Et en 2002 naissait le Trophée du Muscat, d’abord sur trois courses, puis sur deux, pendant la fête de Lunel. Cette année encore, le mot d’ordre a été “relever la qualité des courses”. Lunel s’enorgueillit d’être la reine de la course libre, les taureaux et les hommes y passent le bac... J’ai le souci de conserver la réputation des arènes.
Et la finale samedi ?
L’affiche est de qualité pour le connaisseur - et non le spécialiste - que je suis. Le Biòu d’Or Ratis, Mesrine, Horacio, Escamillo... Avec la finale du Trophée Pescalune où Ratis reviendra d’ailleurs, ce sont les deux plus gros plateaux de la saison.
Même si tous les amateurs de course camarguaise savent que parfois malgré l’affiche annoncée, la course ne répond pas toujours aux attentes. Mais... J’espère le meilleur.
Un petit bilan après cinq jours de fête ?
Le premier long week-end avec le 14 Juillet, s’est très bien passé. Beaucoup de monde, beaucoup de convivialité. Un seul incident en abrivado mais la personne est déjà rentrée chez elle. Donc pas de souci. L’important c’est de bien maîtriser dès le départ. Notre fête est immuable avec ses divertissements, ses animations... et bien sûr les taureaux. Il y a quelques changements, par exemple les encierros qui ne motivaient plus grand monde, ont été remplacés par des courses au plan. Les jeunes adorent ça. Pour la première fois, un taureau-mousse a été organisé. J’étais sceptique mais cela a eu un grand succès.... Chaque année, nous faisons venir un artiste, cette année Amel Bent... La Pescalune a un rang à tenir, nous nous y employons.
 
Propos recueillis par
MARTINE ALIAGA
 
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17/07/2014

LUNEL *AS*

Jeudi 17 juillet 2014 - 1re course du Trophée du Muscat

Les meilleurs devant

La course valait mieux qu'une petite demi-entrée. Les quatre premiers cocardiers ont montré de réelles qualités. Après une excellente première partie - pour leur premier passage en cette grande piste (si je ne me trompe pas), Boer (Occitane) malgré qu'il ne tienne pas longtemps en place, Lebrau (Cyr) qui se fait respecter et Castor (Saumade) pour son effort crescendo -, en quatrième position Sugar (Saint-Gabriel) livre une prestation cocardière de très bon niveau. ça se gâte un peu par la suite, les hommes levant le pied et des cocardiers moins intéressants. Cohiba de Mailhan ne se fait pas assez respecter, Monro de Bon, fade. Cruchot de La Galère, hors points, lui, met de la vivacité dans ses réparties. Ce n'est pas un barricadier mais ses finitions au ras des planches donnent le frisson.

Côté blancs, dix en piste il fallait bien ça. Chekade est de toutes les attaques, parfois c'est un peu brut de décoffrage mais il y a de la volonté et du courage à saluer (14 points). Allouani (15 pts), Four (10) pour les meilleurs aux points, et beaucoup de maladroits dans leur sillage. 

Le prix Damour est décerné à Castor et Chekade, Sugar l'aurait sans doute mérité.

Boer (Occitane).- Visite longuement le pourtour en prenant les rasets au passage mais quand Chekade le "rentre" les cornes suivent dangereusement. Il ne tient pas en place mais le danger est présent quand, une fois capté, il accélère et lance rageusement ses bannes. Un premier qu'il faut intéresser pour qu'il s'exprime alors sa méchanceté s'affiche au rythme de accélérations et finitions. 12'15, 5 Carmen et retour.

Lebrau (Cyr).- 5 Carmen et retour. Grosse enfermée et méchante conclusion sur Aliaga, d'entrée. Après, il se livre avec vigueur pour 2 minutes les premiers attributs. Un peu décollé, sort en force sur Chekade, à un millimètre près c'est l'accrochage. Se tire de l'emprise, pas de refus mais les cornes toujours à l'affût. ça passe juste sur Belgourari, Favier (2 fois), Auzolle. Se bat comme un grand jusqu'à se faire respecter et rentrer ses ficelles. Carmen, Lebrau a eu son bac. 

Castor (Saumade).- 6 Carmen et retour. Une série sans fin pour attaquer. Castor offre son frontal, semble proche de l'asphyxie mais se reprend vite pour affirmer sa présence, puis dominer. Chekade décidément très en jambe serré de près, Belgourari, pareil. Attentif à tout, Castor se décale et gêne les départs. Il gagne du terrain dans les séries, et livre deux superbes minutes où Chekade, Ayme sont vertement tancés. Une course crescendo, un ficelle conservée et la musique au retour. Bac avec mention.

Sugar (Saint-Gabriel).- Les cornes passe près à chaque raset, le danger rode. Et cette accélération dans l'action jusqu'à friser les barrières. Les hommes lui servent un travail brouillon et les premiers attributs partent sans fioriture. Aux ficelles, Sugar prend le pas sur Auzolle, Four, rode le long des planches, anticipe Ayme, Aliaga, Belougari. Katif à la limite. Le rythme s'accélère pour la 1re ficelle ouverte, Sugar tient tête. Trois coups de crochet dans le même raset, Allouani fait la 1re ficelle (9e). Anticipation sur Belgourari, série, se lève après Four, jusqu'au bout avec Aliaga... Dans un superbe mouvement, Four fait corps avec le taureau et lève la 2e, à la limite du temps. 7 Carmen et retour.

Cohiba (Fabre-Mailhan).- Prend tout dans la pagaille. Puis cul aux planches, alors que le rythme a subitement baissé, et que peu le cite arrêté, Cohiba fait son job avec du mordant (2 Carmen) et parfois un peu de retenue dans la charge. Classique et un peu en-dedans, Cohiba rentre ses ficelles.

Monro (Bon).- Navigue prend les rasets ou pas. Chekade et Allouani se retrouve chacun avec une demi-cocarde dans le crochet... Quelques séries (Carmen)... Pas vraiment entrepris et pas vraiment convaincant, un quart d'heure longuet. Les ficelles rentrent.

Cruchot (La Galère, hp).- 6 Carmen et retour. Roumègue, se place, promène, et quand rien ne vient, il monte au combat. Vif dans ses réparties, mais côté blanc c'est le stand by. Superbe engagement sur le beau raset d'Aliaga, et quand le rythme s'accélère, Cruchot met le turbo (Aliaga, Four, Belgourari). Ce n'est pas un pur barricadier, mais ses arrivées au fil des barrières font passer le frisson. Rentre ses ficelles.

MARTINE ALIAGA

Entrée : 1/2 arène. Org. Lunel Toro. Président : Bruno Pascal. Raseteurs droitiers : Ayme, allouani, Chekade, Auzolle, Katif, Belgourari. Gauchers : Four, Aliaga, Martin, Favier. Tourneurs : Cuallado, Daniel, Estève, Garcia et Fouque.

Trophée des As : Allouani, 15 ; Chekade, 14 ; Four, 10 ; Katif, 6 ; Martin, 4 ; Auzolle, 4 ; Belgourari, 2 ; Aliaga, 2 ; Ayme, 2 ; Favier, 2.

 

 

16/07/2014

RENCONTRE AVEC FLORENCE CLAUZEL

Mercredi 16 juilet 2014


Dans le respect de l'histoire et de la tradition familiale

manade saint-antoine,florence clauzel,course camarguaisePeut-­on être une femme à la tête bien pleine, solidement vissée sur les épaules, droite dans ses bottes, sympa et, de surcroît charmante, pour devenir manadière, au point de lâcher une situation professionnelle  confortable pour l'amour des taureaux ? Un prénom Florence, un nom Clauzel, fille de Jean­-Pierre et soeur d'Alexandre de la manade Saint-Antoine. Florence qui après avoir étudié et passer une licence économique dans une école supérieure intègre le groupe BNP Paribas et reste 19 ans dans la capitale. "ça a vraiment été dur moralement, mais ce qui m'a permis de tenir le coup c'est le mas, la Camargue, les taureaux et les chevaux."

En effet entre un week-­end sur deux puis pendant les grandes vacances, Florence retrouvait les terres de sa naissance. "Et chaque fois que je repartais je pleurais.

Alors quel a été le déclic pour sauter la barrière et revenir définitivement au pays?

"Quand l'élevage a été atteint par la tuberculose en 2005­-2006. On avait des primes conséquentes pour faire abattre et pour papa c'était une situation très difficile à vivre, d'autant qu'il était en position de faire valoir ses droits à la retraite." Toutefois pour la famille Clauzel, la manade est une histoire forte et non une question d'argent malgré les primes alléchantes. "J'ai dit il faut assainir, quitte à ce que l'on n'y arrive pas mais au moins, on aura essayé."

Donc Florence, avec tout de même l'accord et le soutien de son mari Hervé, démissionne de la banque, rachète les parts de son père, sans oublier tout de même l'aval et le soutien dans sa démarche de l'associé
de son père et ami de très très longue date Alain Albaric.  "Une situation lourde de conséquence à tous les niveaux, des changements de vie pour tout le monde et j'en serais toujours reconnaissante à Alain"

Et voilà comment du tailleur en talons aiguille, Florence passe sans fioriture du jean et boots pour fouler les terres du delta du Rhône en 4x4 rustique ou à cheval, mais heureuse de ce retour aux sources camarguaises. Pour autant dans ce changement radical, et mûrement réfléchi, ne lui parlez pas d'amazone: "Il ne faut pas rêver, le travail à pied est beaucoup plus dur physiquement que celui à cheval, et il faut se
rendre à l'évidence: Une femme doit obligatoirement travailler avec des hommes sinon elle ne peut pas s'en sortir." Au moins cela a le mérite d'être dit clairement et assumé. Des paroles aux actes.  Florence passe à
l'action, tout en poursuivant la politique de son père. C'est­ à ­dire associer les compétences, s'entourer de personnes de confiance, reconnaître les mérites et le dévouement d'une super équipe d'amateurs. Du coup la manade a, dans un premier temps était assainie, puis dans un deuxième le renouveau est arrivé, des cocardiers commencent à faire parler d'eux. Et là aussi côté sélection, elle ne roule pas seule et parle d'une même voix, celle de la famille: "Je travaille en collaboration avec papa, on a des idées, ensuite on se concerte avec mon frère Alex, qui nous dit oui ou non, au final c'est une décision à trois".

Alors dans cette trilogie reconstituée, où Florence a su indéniablement apporter une touche féminine, mais avec des idées bien arrêtées, soutenue par le paternel, le frangin, et les amateurs, "L'objectif c'est de pouvoir garder le mas et l'élevage. C'est continuer dans l'optique où on travaille dans le respect du taureau et du cheval."

Seul l'avenir le dira mais déjà les signes sont encourageants, même si financièrement c'est sans commune mesure avec la vie parisienne: "Aucun regret parce qu' on a quand même sauvé une race."

Ne serait-­ce que pour ses deux fils Maxime 19ans et Pierre 17ans et le soutien de son mari Hervé, cette femme, qui était partie à contrecoeur en laissant sa place pour la retrouver aujourd'hui après un exil loin des siens,  force le respect non?

PATRICK PONS

14/07/2014

PEROLS *AS*

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Dimanche 13 juillet 2014

L'air du Grau-du-Roi réveille Pérols

pérols,as,course camarguaise,apparicio,baroudeurLes trompettes de la renommée ont dirigé nombre d'afeciouna vers les arènes de Pérols. Daniel Siméon, pour son retour aux origines, bénéficie de son remarquable travail aux arènes du Grau-du-Roi. Et le renouveau commence dès l'entrée en matière avec de délicieuses reprises équestres par la jeune génération des cavalières de Renaud Vinuesa et un vibrant "Prend garde à toi" chanté par une cantatrice et mis en scène par le manadier cailaren. ça a de la gueule et ça met en forme pour la suite.
L'air du toréador poussé à fond les manettes pour l'entrée en piste des raseteurs file la chair de poule. Emotionnellement le public est prêt ! 

La course en elle-même est allée crescendo dans la difficulté et l'intensité jusqu'au 4e, les trois derniers, à la réputation barricadière, n'ont pas convaincu. Chez les hommes, Allouani démontre qu'il vise son 10e Trophée des As, Belgourari s'illustre surtout sur les trois premiers, Bruschet est l'homme des missions impossibles, Aliaga toujours sur le métier remet l'ouvrage sans récompense sinon celle du public (c'est déjà pas si mal). En piste, quelques montées d'adrénaline mal à propos pèsent un peu mais heureusement, les éléments modérateurs l'emportent.

Bartaveu (Blanc).- Baroule et s'offre sur ses déplacements avec  quelques accélérations (dangereuses après Belgourari, Aliaga (Carmen), Rassir). A son rythme et avec des trajectoires parfois suprenantes et des charges inégales, garde ses ficelles.

Beleu (Lou Pantaï).- Dès les rubans levés, il trouve sa place et attend les blancs de pied ferme. En fin stratège, il gère subtilement ses déplacements, Belgourari s'applique, Beleu s'envoie après Allouani sur une longueur et bascule (2 fois). Se blesse à la langue et du coup semble plus vulnérable (8e). Du coup, c'est la ruée, sans respect, sans fe ni loi. Les deux ficelles sont arrachées en 2 minutes pour 10 en tout.

pérols,as,course camarguaise,apparicio,baroudeurPhoto Apparicio - Aliaga
Apparicio
(Rouquette).- Les blancs ne lui laissent pas le temps de trouver ses repères. C'est brouillon, Apparicio ne sait plus où donner de la tête. On pense qu'il va se faire bouffer. Mais dès qu'il a un peu de place, le cocardier prend le dessus dans les tête-à-tête. Il sort ses arguments après Bruschet, Aliaga notamment. Finalement, très travaillé et pas toujours dans le bons sens, Apparicio tire son épingle du jeu et rentre une ficelle. Bravo taureau ! 7 Carmen et retour.

pérols,as,course camarguaise,apparicio,baroudeurBaroudeur - Bruschet
Baroudeur
(Martini).- Ce sera cul aux planches, et qui m'aime me défie. Les rangs blancs s'éclaircissent. Tel un cerbère, Baroudeur choisit ses départs, et son oeil mort ne facilite pas la tâche des raseteurs. Les hommes préparent méticuleusement leur raset et surtout leur sortie de raset. Car Baroudeur accélère méchamment, gare à ne pas broncher. A ce jeu, c'est Bruschet qui s'illustre. Décidément l'homme a le goût du défi. Et régale de superbes engagements toujours à la limite de l'accrochage. Grosse enfermée sur Allouani, toujours Bruschet à l'oeuvre récompensé des deux glands. Mais le taureau de Martini gardera jalousement ses ficelles. 3 Carmen et retour.

Esmero (Caillan).- Sans être énormissime, il fait son boulot, et repousse les blancs par des engagements bien frappés aux planches, 2 Carmen. A 8'30, il se blesse à la patte avant droite et rentre (avec ses ficelles et la musique).

pérols,as,course camarguaise,apparicio,baroudeurPhoto Apollon - Belgourari
Apollon
(Bon).- Brouillon et sauteur, Apollon passe de longues minutes en contre-piste. Quelques vrais gros coups aux planches (5), mais quand les blancs l'entreprennent avec des séries, il subit. Garde une ficelle. 2 Carmen en course.

Gasto Boï (Guillierme, hp).- Toujours aussi beau et fringant, le barricadier de Guillierme, en ce jour, temporise. Quelques jolis coups de barrière (4) mais 6 minutes suffisent pour le déshabiller.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 14 points ; Belgourari, 12 ; Bruschet, 11 ; Rassir, 3, Martin, 2.

Trophée des Raseteurs : Jourdan, 24 points ; N. Benafitou, 12.

Entrée : 2/3 d'arène. Org : Régie municipale. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Allouani, Belgourari, Bruschet, Jourdan. Gauchers : Martin, Ouffe, Rassir, Aliaga, N. Benafitou. Tourneurs : Daniel, Galibert, Ull, Abbal, Kerfouche.

 

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GENERAC *VACHES COCARDIERES*

Dimanche 13 juillet 2014

Cigale, Valentine, Baïonnette, heureusement !
 
Commencée avec près de 20 minutes de retard sans raison apparente  (si ce n’est des bruits de toril pour un désaccord sur l’ordre de sortie) du moins, sans aucune excuse donnée,  ce concours de manades (qui avait enregistré complet car gratuit) a valu par la prestation des 3 dernières vaches qui ont été dignes et au niveau du Trophée Philippe Thiers.
Si le Carmen final joué par la présidence dirigée par Bruno Pascal fut totalement déplacé pour l’ensemble du bétail, celui récompensant le travail des 3 tourneurs (G. Sagnier, D. Dunan, D Labrousse) et 7 raseteurs (C. Castell, T Dumont, G. Douville, J. Ferriol, C Miralles, N. Paparone , M. Sanchez) fut tout  fait logique et mérité.
Au trio titré, sans contexte supérieur et prometteur, il convient d’ajouter, même si elle n’a plus rien à prouver vu son âge (12 ans) et sortie première Christine (La Galère) qui sans trouver de terrain à sa guise va répondre pour apporter au fil du temps des finitions percutantes aux trousses de Ferriol, Miralles (2), Douville (2 dont 1 avec saut) et Sanchez avec saut. Elle entend le Carmen final joué 5 fois.
Seconde, Gitane (Blatière-Bessac) -4ans- d’entrée saute à blanc, récidive 2 fois dans la foulée et le président de course, la voyant boiter lui fait réintégrer le toril. J
uste après, Lili (Les Baumelles) -6ans- a comme point fort son placement. A la vue des tourneurs, elle recule le long des planches avant de partir sur le raset, où, une fois l’homme passé, elle ralentit ou abandonne la trajectoire. Rentre dans ce contexte ses ficelles avec le Carmen de courtoisie.
générac,vaches cocardières,course camarguaise◄ Photo Vestricoise - Douville
Quatrième, Vestriçoise (Cavallini) –7 ans- propulse en contre-piste et malmène T. Douville dès le premier raset. Volontaire elle accepte les séries noyées par ses sauts (7) inutiles.  2 Carmen en course rejoué à sa rentrée.
Juste avant la pause, oui juste avant la pause, car il y a 5 vaches en 1re partie et 3 en 2nde, Emma (Briaux) –6ans- manque de métier. Elle enferme Miralles d’entrée de jeu, accepte une timide série, puis le reste demeure très brouillon décevant ainsi, surtout que l’on s’attendait à voir la 4 ans des sélections.  Dommage et regrettable.
 
générac,vaches cocardières,course camarguaise► Photo Cigale - Miralles Boissons fraîches, chichis et crêpes dégustés, place à la Cocardière d’Or en titre, Cigale (Ricard) –8ans- qui de son placement impeccable va s’élancer sans rechigner derrière les plus téméraires pour ne terminer sa course qu’aux planches où elle se lève comme derrière Sanchez, Miralles, Ferriol. Dominatrice, elle s’impose sans forcer et entend son 5e Carmen à son retour au toril.
générac,vaches cocardières,course camarguaise◄ Photo Baïonnette - Sanchez
Juste après, avec  Baïonnette (Pagès) –6 ans- la course allait encore monter intensité. Vive, elle a l’œil partout. Sanchez, sur un raset hasardeux doit rentrer les fesses pour s’en sortir. Sollicitée à un rythme soutenu, elle fait front et ne lâche rien. Miralles (2), Castell (3), Sanchez (2), Ferriol et Douville (3) seront gratifiées de grosses actions aux planches. Le disque tourne en quasi-continu (11 fois) renouvelée à son retour au toril pour un parcours sans faute, pour la lauréate des courses de sélections 2013.
générac,vaches cocardières,course camarguaise► Photo Valentine - Douville
Pour conclure, Valentine (Chaballier) –4 ans- ne va pas non plus faire de cadeau aux planches en tapant violemment sur Sanchez (5), Douville (2) et Ferriol (2) en fin de jolies poursuites  sous l’air de Bizet pour autant de fois renouvelé à sa rentrée.
 
Texte et photos
CYRIL DANIEL
 
Points : Douville 4 – Dumont 9 – Ferriol 14 – Paparone 2 – Sanchez 13 – Castell 4 – Miralles 7
 

12/07/2014

VILLENEUVE-LES-MAGUELONE *AVENIR*

Samedi 12 juillet 2014

Partition plutôt classique

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Scampi de Plo sur Victor Jourdan

Hier. Entrée : demi-arène. Organisateur : Section taurine. Président : Bruno Séguier. Raseteurs droitiers : Oudjit, Oufdil, Vic, Jourdan. Gauchers: Ouffe, Aliaga, Clarion.  Tourneurs : Grando, Beker, Kerfouche, Rouveyrolles.

Jean-Henry Oudjit, seul du groupe 3, se refait le moral après sa blessure dans ces mêmes arènes en mai. Pas de gros barricadier pour cette 5e journée du Trophée de la Vigne et des Etangs, le lot de taureaux donne du beau jeu principalement classique, hormis un Trident (1er) décidément très retors et un 7e, Calinaïre, bien vert. Le Souvenir Elise-Vailler et Jeannot-Vidal est octroyé à Scampi de la manade Plo et à Jérémy Aliaga.

Trident (Ricard).- Se garde à droite et se réserve à gauche. Bravo à Jourdan qui déclenche deux fois une charge violente et à Ouffe qui a droit à une grosse conclusion fracassante (Carmen). Rentre tous ses attributs.

Wagram (Cyr).- Il n’a pas une tenue de piste exemplaire mais compense par une volonté sans faille dans d’innombrables séries. Se chauffe, pousse après Clarion, conclut sur Aliaga et serre Oufdil de très près. 10 minutes agréables. 4 Carmen et retour.

Caliste (Michel).- Toujours bien positionné, il montre plus d’assurance et de maîtrise aux ficelles. Se bat avec énergie dans les enchaînements, balade les blancs d’un point à l’autre. Force après Oufdil, embarque Aliaga et rentre ses ficelles. 6 Carmen et retour.

Scampi (Plo).- Bien calé sur sa position, il honore toutes les invites et passe la corne en finition. Au fil des minutes, les conclusions avec cette “banne” qui cherche l’homme deviennent plus dangereuses notamment sur les droitiers (Jourdan, Oudjit, Vic, Oufdil). Termine ses 13 minutes par un coup aux planches sur Jourdan. 8 Carmen et retour.

Hélios (Les Termes).- Noir et blancs se montrent brouillons aux attributs. Ensuite quand Hélios trouve la bonne place, il se livre avec des actions plus abouties. Bien emmené, fait la barrière (Aliaga, Jourdan) et quiche après Oufdil pour un “soleil” (sans mal). Termine sur une belle série et laisse sa 2e ficelle à la limite du temps. 3 Carmen et retour.

Diogène (Fabre-Mailhan).- Sauf que ce n’est pas un 6e, il fournit huit minutes agréables. Il se livre classiquement avec cœur. Tant y’en a, tant il en prend.

Calinaïre (Guillierme, hp).- Tout vert, tout feu follet, il rôde, chasse, s’évade, se montre brave sur quelques rasets et fait le spectacle en s’attaquant aux planches.

MARTINE ALIAGA

Trophée de l’Avenir : Oudjit, 19 points.

08/07/2014

COCARDE D'OR *TROPHEE DES AS*

Lundi 7 juillet 2014

Historique ! La Cocarde d'Or 2014
n'aura pas lieu, faute de date libre

Hormis 1933, 40, 44 pour raisons - chronologiquement - de marasme économique puis de guerre, et en 1935 pour concurrence avec Fontvieille (?), la Cocarde d’Or a toujours eu lieu depuis sa création en 1928. Elle fut reportée par la météo à deux reprises. En 1971, pour la 40e édition deux taureaux sortirent avant la pluie, le lundi 5 juillet. La suite se déroula le samedi 10, où après un cocardier hors concours, les suivants entérinèrent la victoire de Roger César avec Rami de Fabre-Mailhan, meilleur taureau.
En 1988, ajournée du lundi 4 au samedi 9 juillet à cause du mauvais temps, la course sacrait Christian Chomel pour sa 7e et avant dernière victoire, et le cocardier Gazian de Fabre-Mailhan.
Aussi, hier matin, si l’annulation de la course, avec les orages violents sur les départements taurins, n’a surpris personne, en revanche le non-report a scotché tous les afeciouna.
Luc Jalabert, empresa des arènes d’Arles, en est le premier déçu: «La Cocarde d’Or est une course prestigieuse qui ne peut être reportée n’importe comment. D’où la difficulté de trouver une autre date avec le nombre très important de courses prévues par ailleurs. Et ce n’est pas une course prioritaire dans le calendrier fédéral où seules les finales du Trophée Taurin, le sont. De plus, il fallait absolument trouver un jour où les gens ne travaillent pas, où le plus grand nombre de raseteurs soient disponibles... Avec la FFCC, on a tourné le problème dans tous les sens. La Cocarde d’Or est un événement important et il faut préserver son image, on ne peut pas la brader, la banaliser...»
Lors de la réunion, hier matin aux arènes d’Arles entre Lucien Pallix, secrétaire général de la FFCC, Luc Jalabert et des élus de la municipalité arlésienne, toutes les possibilités ont été étudiées. Lucien Pallix explique: «Impossible de trouver une date qui convienne à l’organisateur dans ce calendrier très chargé. En revanche, lors du dernier comité directeur de la FFCC, il a été voté et acté pour 2015, qu’en plus des finales du Trophée Taurin, des Vaches cocardières, des Ligues et du Trident d’Or, la finale de la Palme et la Cocarde d’Or passeront en courses prioritaires».
En 2015 donc, celle qui reste l’un des fleurons de la course camarguaise ne devrait plus être soumise aux aléas de la météo. C’est une sage décision.


MARTINE ALIAGA


* Les billets peuvent être remboursés ou échangés pour un des spectacles de la Feria du Riz 2014. Soit en vous rendant directement au bureau des arènes d’Arles ou sur le site www.arenes-arles.com où un formulaire de remboursement est à télécharger.

* Références historiques "75 ans de Cocarde d'Or" d'André Chamand

AIGUES-VIVES *AVENIR*

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Dimanche 6 juillet 2014
 
QUI DIT SARMENT D’OR, NE DIT PAS CRU D’EXCEPTION
 
C’est sans grands, mais avec de bons moments que s’est tenue, en ce dernier jour de fête, la Finale du 6e Sarment d’Or devant un gros trois quarts d’arènes.  Des 7 raseteurs  (+ 4 tourneurs) se présentant à la capelado  à l’appel de Jacques Servière,  Mehdi Belgourari s’affichera en incontestable meneur de troupes  suivit de Marc Sanchez et Jérémy Soler. Les autres seront plus en retrait, voire quasiment inexistant  pour certains. A ce rythme, difficile pour les taureaux présentés de se surpasser. Néanmoins, Bel Ami en bon premier, Calice et surtout Caruso et Colbert se sont détachés des autres, parvenant ainsi à se mettre en valeur.
A l’heure de la remise des prix, le 6e Sarment d’Or est revenu au duo de la manade Saint-Pierre (Sissou pour sa course de dimanche dernier et Vaunageol pour sa course de jeudi) et à Mehdi Belgourari. Les prix de la finale récompensant Colbert (Paulin) et  Marc Sanchez.
aigues-vives,finale du sarment d'or,course camarguaisePhoto Bel Ami sur Belgourari
Bel Ami
(n°422 – Occitane) va  être le 1er à fouler la piste. Après avoir été pris dans la tourmente d’attaque, il va se positionner pour former un formidable duo avec M. Belgourari qui l’amènera de l’autre côté et au-dessus des planches à 4 reprises avant de le priver de sa 1re ficelle sur la trompette.  A noter une action sur N. Benafitou pour un 5e Carmen renouvelé à sa rentrée.
Aladin (n°107 – Nicollin) a le poids des années qui pèse (13 ans). Lourdement il défend avec un léger coup de  tête ses principaux attributs durant près de 6 minutes en se mettant en valeur derrière N. Benafitou et Y Zekraoui ce qui lui vaudra les honneurs, rejoués sur une timide série. Délaissé par la suite il conserve ses ficelles et retourne au toril avec le disque. Pourquoi pas ?
aigues-vives,finale du sarment d'or,course camarguaisePhoto Colbert-Sanchez
Avant la pause Colbert (n°714 – Paulin) commence par beaucoup courir. Dès le 1er raset arrêté, M. Sanchez  devra sauter en catastrophe pour échapper à la charge du taureau qui changera alors  de comportement. Collé aux planches, il va sortir avec force pour raccompagner jusqu’aux planches où il va se dresser derrière Sanchez (4), Benafitou (3), Belgourari (3), Bournel (2) et Gaillardet. Avec un 9e Carmen, il réintègre le toril fortement applaudi. 
aigues-vives,finale du sarment d'or,course camarguaisePhoto Caruso - Belgourari
Après la pause, Caruso (n°711 – Saumade) ne va pas non plus faire dans la dentelle. Son placement, rien à dire, ses répliques sèches et appliquées légèrement anticipées, rien à dire. Tenant les hommes en respect, il leur prend l’ascendant et conserve sa 1re ficelle primée à 270€. Un sans-faute d’un grand classicisme apprécié par les puristes, récompensé par un 4e Carmen (seulement).  
Juste après, la course allait tomber dans la banalité avec les 8 minutes de Joaillier (n°708 – Cuillé) qui en véritable coureur de fonds va s’avérer des plus brouillons en ne terminant que très rarement ce qu’il entreprendra. Pourtant avec un nom pareil pour le Sarment d’Or, on aurait pu y croire. Un retour en silence pour un jour sans.  
aigues-vives,finale du sarment d'or,course camarguaisePhoto Calice - Soler
Avant dernier et en petit inconnu, Calice (n° 716 – Sylvéréal) malgré un manque de travail, a laissé entrevoir un petit quelque chose. Raseté sur ses déplacements, il paraît vulnérable bien que sautant derrière Belgourari (2) et Bournel. Par contre, une fois positionné à son avantage, les hommes ne se bousculent pas. Les réactions sont vives, appliquées, anticipées, et non sans risque.  D’un comportement calme et froid, il s’impose et retourne au toril avec  un 3e Carmen.
Pour conclure, Hussard  (n°872 – Laurent) va se prêter au jeu avec deux finitions sur Soler et Zekraoui et une série menée tambour battant pour défendre ses ficelles au peu de tours. Ses 10 minutes furent honorées par le disque qui avait tourné 3 fois en course.
 
CYRIL DANIEL
Texte et photos ( à venir)
 
Organisateur : Comité d'Animation. Entrée : 3/4. Présidence : Jacques Servière. Raseteurs : M. Belgourari  - M. Sanchez - M. Bournel - Y. Zekraoui - J. Gaillardet - J Soler - N Benafitou
Tourneurs : Ch Galibert - B. Joseph - E. Lieballe - O. Abbal

05/07/2014

VILLENEUVE-LES-MAGUELONE *AVENIR*

Samedi 5 juillet 2014

Du rythme, de la qualité et de la variété

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Utaka sur Christophe Clarion

Le seul bémol à ce bon après-midi, pas de raseteur à l’Avenir (beaucoup de blessés)  mais en compensation des raseteurs des groupes 1 et 2 travailleurs qui répétent leurs gammes, assidument et avec de beaux gestes,  avant les grandes courses de l’été.

Des cocardiers aux diverses qualités, les Plo donnent du fil à retordre, les Saint-Gabriel beaucoup de jeu et de coups d’éclats, le jeune Ricard (1er) intermittent, le 2e bon classique. 

Lewis (Ricard).- Il n’a que 5 ans et a besoin de travail. Encore vert, soit il se montre conciliant sur le raset sur lequel il tempère parfois sa charge, soit, bien emmené, il s’emporte jusqu’aux planches. Termine fort sur Katif. 3 Carmen et retour, avec une ficelle.

 

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Photo Sergent avec Katif - Sergent (Plo).- Un bon classique qui se livre au rythme soutenu des hommes, il enchaîne les séries avec volonté. Bien positionné, il fait le pas, gagnant du terrain sur le raset. Attentif à tous les départs, il oblige les hommes aux bons gestes. Ziko Katif, Victor Jourdan pour de belles longueurs main au frontal. La 2e ficelle à Jourdan sur la trompette. 7 Carmen et retour.

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▲ Ténor coince la jambe de Jérémy Aliaga

Ténor (Saint-Gabriel).- Comme me souffle mon voisin, c’est un diesel. Oui et quand le moteur est chaud, il s’escampe lourdement après qui veut s’engager. Une dizaine de tampons dont deux énormes après Katif et un sur Aliaga. Neuf minutes spectaculaires idéales pour finir cette 1re partie. 8 Carmen et retour.

Beefater (Ricard).- Baroule, chasse, raccompagne à vive allure et place la corne (Jourdan). Belles trajectoires avec Vic, Aliaga. Aux ficelles, tient bien sa position, et sort en puissance (Clarion écarté). Meilleur quand il démarre des planches, lâche sa 2e ficelle à l’issue de 13 minutes agréables.  Carmen et retour.

Utaka (Saint-Gabriel).- Beau taureau de 6 ans qui a un pétard de tous les diables. Les hommes mettent du temps à l’entreprendre et le taureau rasète les hommes, se montrant très agressif aux planches. Ouffe trouve la recette et lève cocarde, glands et une ficelle. Après de multiples gros impacts lancés violemment sur Katif, Aliaga, Ouffe pour autant de Carmen, il rentre une ficelle avec les honneurs.

Targueur (Plo).- Ne reste pas longtemps en place et s’évade souvent. Leste, difficile à tenir pour les tourneurs sur qui il monte et frappe. Mais montre un caractère déterminé sur le raset, anticipe Katif,  frappe après Aliaga, Katif, Ouffe. Rageur, s’encagne après les planches, mais reste compliqué. Les hommes ne lui subtiliseront que la coupe de sa cocarde et un gland. Compliqué et à revoir. 2 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS LAURENT SONZOGNI

03/07/2014

AUX ISCLES

Mercredi 25 juin 2014

Au nom de l'amitié et de l'entraide

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L’un est manadier, Jacques, maillon de la lignée des Blatière. L’autre est gardian, Thierry, descendant d’un gardo besti de métier qui a servi ses pelots des Iscles tout au long de sa vie, Joseph Boudoux. Gens de taureaux, hommes de passion.

Tous deux ont été dernièrement mis à l’honneur par leurs pairs, et Jacques Blatière avait tenu à “marquer le coup” en rassemblant manadiers, gardians et proches sur les terres de la manade.

aux iscles,manade blatière,thierry boudoux,jacques blatière,courses camarguaisesL’éleveur souhaitait partager l’honneur ressenti d’être désigné lors de la journée de la Maintenance aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à l’initiative des gardians de métiers : « Les gardians ont souhaité me nommer, c’est un témoignage d’amitié, de sympathie et de reconnaissance. On est content de vous avoir tous autour de nous ce soir pour parler de bouvine, de traditions, de maintenance, en cette année anniversaire de la mort de Frédéric Mistral ».

Thierry Boudoux, lui, a connu un grand moment lors du 1er mai, en Arles, lorsque l’Antique Confrérie des gardians l’a fait capitaine, succédant ainsi à Marcel Raynaud. Une distinction en signe de renaissance pour le gardian blessé (il y aura 3 ans au mois d’août) et aujourd’hui sur le chemin de la guérison.

Claude Constant, gestionnaire des fonds récoltés par l’association “Ensemble pour Thierry” créée au lendemain de l’accident, rappela l’extraordinaire mouvement de solidarité (dont la course à Saint-Laurent-d’Aigouze) qui a permis d’aider Thierry dans son long et douloureux parcours : « Les gardians de métier et la Confrérie, les manadiers, les afeciouna, les médias, tout le monde a participé. Aujourd’hui, Thierry a fait d’énormes progrès et se trouve sur le chemin de la guérison. L’association est toujours présente à ses côtés, bien qu’elle ne collecte plus de dons. Elle gère les fonds qui permettent de le soutenir, lui et sa famille, car il lui faut encore du temps pour récupérer. Nous espérons qu’il trouve bientôt un travail adapté à sa santé ».

Jean Mathieu, porte-parole des gardians, saluait Jacques Blatière et son action en son temps comme président des manadiers : « La Raço di biou a été reconnue, tu es l’élément majeur de cette reconnaissance... ». Il rappelait : « La solidarité entre les gardians de métier est toujours à l’ordre du jour, envers leurs collègues blessés... » et souhaitait « longo maï à la manade ».

Chacun prenait la pose devant l’objectif de Fabien Blatière qui mitraillait les invités : Thierry Boudoux, entouré de Joëlle son épouse, d’Aurore et Arnaud, ses enfants ; Jacques Blatière et son épouse, ses neveux Laurent et Pierre Bessac ; parmi les manadiers, Raynaud, Blanc, Vinuesa, Pagès, Villiet... ; les gardians professionnels Malige, Di Lecce, Mestre, entre autres, les amateurs de la manade, les proches, etc. L’album photo témoignera de ce beau moment.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA