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23.03.2007

La tuberculose bovine fléau de l'élevage camarguais

 

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Depuis toujours la tuberculose fait partie de la vie et de la mort du cheptel des taureaux camarguais. Si, en ces temps anciens, elle ne gênait pas grand monde, au fil des années les normes sanitaires ont changé et les pouvoirs publics se sont penchés sur la question. Depuis une quarantaine d'année, les manadiers ont été alertés pour éradiquer la maladie. La tuberculose a été enrayée dans les autres élevages bovins français. Les troupeaux camarguais bénéficient d'une dérogation de la part des services vétérinaires mais l'assainissement est de rigueur. Les manades trop infectées (plus de 10% de bêtes malades) sont obligatoirement et totalement tuées ce qui a conduit à faire disparaître certains grands élevages prestigieux. Les associations des éleveurs maintiennent le dialogue tant que faire ce peut avec les services vétérinaires pour gérer au mieux les cas difficiles.  La Fédération française de la course camarguaise de son côté reste à l'écoute de tous et apporte sa contribution. Certains pensent que cela ne suffit pas et ont créé dernièment, un comité de soutien.

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 Mercredi après-midi (21 mars 2007), les services vétérinaires et les éleveurs se sont rencontrés à Nîmes. Toujours en cause: l’éradication de la tuberculose.

C’était une réunion attendue avec inquiétude par les manadiers et toutes les parties prenantes de la course camarguaise. Pour preuve: certains s’étaient déplacés, à pied ou à cheval, pour marquer leur soutien à leur chère race de taureaux Camargue. Jean-Louis Blanc, directeur de la DSV du Gard, et M. Cadorel, chef du service régional des affaires vétérinaires recevaient donc les manadiers et leurs associations, en présence des services vétérinaires, des groupements de défense sanitaire des trois départements taurins. Henri Itier, représentait la FFCC. Le comité de soutien a été invité à suivre les débats à l’intérieur de la Chambre d’Agriculture.

De cette réunion de travail, sont ressortis trois points essentiels communiqués par les Associations de manadiers de l’AETCC et de la Raço di bioù. Les deux premiers vont dans le sens des souhaits de la profession.

- L’assainissement sera favorisé par une revalorisation des conditions d’indemnisation des animaux abattus.

- Un raccourcissement du délai de blocage d’une manade infectée est envisagé sur la base d’un protocole approuvé par la profession avec la possibilité de sortir en course complète après le premier passage négatif de l’ensemble du cheptel au test de dépistage.

En revanche, si l’arrêté ministériel autorisant l’assainissement pour les manades touchées à moins de 10% de leur cheptel est confirmé, pour celle davantage infectées, l’abattage total est toujours obligatoire. Déception!

Le dialogue se poursuivra entre l’administration et les professionnels pour finaliser le protocole. Une meilleure indemnisation et une possibilité de sortie pour les manadiers en assainissement sont effectivement des avancées encourageantes, reste que c’est un crève-cœur que de voir disparaître des pans entiers de l’héritage génétique transmis par des générations de manadiers. Le prix à payer pour l’éradication est très... très lourd.

Martine ALIAGA

Photo Luc PERO

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