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19.10.2007

FINALE : LA COURSE

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE
ARLES - DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 - FINALE DU TROPHEE DES AS 

CANDELO LE HEROS, MATHIS LE SPECTACLE

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CANDELO met Loïc Auzolle en périlleuse situation !

 

Entrée : plein. Présidence : Claude Chevalier. Organisation : SA Jalabert Frères.  Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Gleize, Jockin, Jourdan, Moutet, Sabatier, Villard. Gauchers : A. Benafitou, Khaled, Martin-Cocher, Mebarek, Ouffe. Tourneurs : à droite Fouque, Kherfouche, Mata ; à gauche Bensalah, Zerti.

L'intérêt principal étant la confrontation Auzolle - Allouani que séparaient seulement 11 points, une fois celle-ci réglée par les trois premiers taureaux, tous les raseteurs ont travaillé. Khaled se met en évidence avec Ouffe à gauche. A droite, Villard, Jourdan, Moutet et, bien sûr les deux premiers. Evidemment, en piste, les affinités ont fait jouer la tactique pour l'un ou pour l'autre, surtout en première partie. Allouani s'est trouvé assez seul mais la victoire de Loïc Auzolle est indiscutable. Pour autant, les débats sont restés corrects et si, en deuxième partie, les rasets se sont allongés, il faut bien dire que les cocardiers n'ont pas toujours eu les réponses espérées.

medium_CANDELO_8.2.jpgCANDELO (Guillierme).- Pas de round d'observation, côté blanc c'est feu de toutes parts. Le noir fonce dans le tas et frappe sur tout ce qui bouge. Dans le tourbillon, Khaled et Villard lèvent cocarde et glands au prix d'engagements insensés. Après 5 minutes de folie, le taureau temporise, sélectionne et se déplace intelligemment. Et ça repart jusqu'à la sonnerie finale. Auzolle plonge dans les cornes jusqu'à être dangereusement projeté, Mebarek frôle la correctionnelle. Déchaîné Candelo frappe, s'envoie, agresse, casse les planches et reste maître. Sur la sonnerie et une dernière agression, il passe en contre-piste, semant la panique. Le quart-d'heure d'un monstrueux combat duquel le cocardier sort en héros porteur de ses ficelles.
TOMMY (Saint-Antoine).-
Sa défense facemedium_TOMMY_8.5.jpg à l'adversité, c'est le déplacement. Plus offensif à gauche, il faut que les droitiers lui rentrent vraiment dedans. Là c'est Auzolle qui fait la différence, malgré les coups de revers du taureau, l'engagement du raseteur frôle l'inconscience et le public tremble pour lui. Placé, Tommy a beau se cabrer au contact, c'est Loïc qui, grâce à son acharnement,  lève ses deux ficelles. 9 minutes.
medium_SEVERO_8.2.jpgSEVERO (Ribaud).- Froidement, Sévero gère la situation et ne se laisse aborder que précautionneusement. Tout le monde a en tête les accidents suscités par ses finitions criminelles  aux planches. Les hommes calculent, Sévero les enferme chacun à leur tour. Allouani s'accroche et lui tire de superbes rasets, Gleize doit couper court, Martin-Cocher pareil. Auzolle a la main de fer et lève les deux ficelles. Fin du suspense. Bravo Severo pour ces 12 minutes intenses.

A la reprise, ANDALOU (Espelly-Blanc) fait une course en deux temps.medium_ANDALOU_8.2.jpg Les huit premières minutes sont cocardières. Placé, il sélectionne, se déplace et fuse à à l'occasion. Cité de prés par Allouani, il conclut. Zerti, distrait, se fait bousculer. Emotion ! Et puis, il commence à se garder... trop. Auzolle se permet de respirer un peu, Allouani essaie mais Tommy reste de marbre. Ainsi, il garde ses ficelles.
medium_CAMA_8.2.jpgLe Bioù d'Or 2007, ovationné, entre alors. CAMARINA de Chauvet ne réitérera pas ses précédentes finales. S'il a gagné en tenue de piste et si sa méchanceté est intacte, ses engagements sont moins rigoureux. Néanmoins pour ce grand barricadier, une grosse dizaine de coups aux planches après Auzolle, Allouani, Villard, Jourdan, Mebarek. De quoi honorer son titre bien mérité et un final à la hauteur avec les ficelles au toril. Tonnerre d'applaudissement, bien sûr.
RUY BLAS (Cuillé) n'est pas aussi pétaradant que medium_RUY_8.2.jpglors de ses prestations à Lunel ou Palavas. Des coups de barrière, certes, dont quelques-uns énormes, mais il manque de mordant et d'agressivité. Malgré les beaux cites de Benafitou, Allouani, Ouffe, Sabatier, il n'est pas au top. Et les ficelles si difficiles à aller chercher dans les cornes tirebouchonnées resteront en place.
medium_MATHIS_8.4.jpgPour MATHIS de Lautier aussi l'ovation est de mise. Et le taureau va accomplir un quart d'heure de haut niveau, bénéficiant de la volonté des raseteurs à satisfaire le public. Sa hargne le fait s'envoyer sur chaque homme et c'est du beau spectacle qui nous est offert. Villard, Auzolle, Allouani, Khaled sont bombardés à chaque passage. De quoi finir en beauté. Et une ficelle au toril pour le Bioù d'Or 2006. 

Si le prix de la journée n'a pas été attribué à Mathis, rendons grâce aux membres de la Commission du Trophée Taurin d'avoir privilégié le quart d'heure héroïque de Candelo. Cela n'enlève en rien à la prestation du taureau de Lautier et donne toute sa valeur au comportement cocardier du premier à rentrer en piste qui a su tenir tête à treize raseteurs physiquement  frais et très... très entreprenants.

medium_ACCO_6.jpgLoïc Auzolle fait un beau vainqueur, l'accolade finale entre le premier et le second a réchauffé les coeurs, Camarina voit sa carrière auréolée de deux Bioù d'Or, Mathis a tout l'avenir devant lui, Candelo a rehaussé l'honneur des premiers... le public était là...  Ce fut une belle finale !

Martine ALIAGA 
Photos Luc PERO