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30/01/2008

GARDIANS NON SALARIES

Samedi 26 janvier, à Baillargues

DES BENEVOLES GERENT DES BENEVOLES

eb9d7e6a133b798b09ff9e10ceaf4c7e.jpgC'est une belle démonstration de bénévolat qu'ont donnée les gestionnaires de l'Association des gardians non salariés dans le cadre de leur assemblée générale. Chapeau à Jean-Marie Domenech trésorier, Serge Evesque président, Guilhem Pommier, secrétaire ! A la tête de 781 cavaliers et 37 gardians à pied - pour seulement une trentaine de présents à la réunion - l'AGNS fait preuve d'une bonne dose d'altruisme et de dévouement. Le président, sans se départir de sa simplicité et d'un ton affable, a expliqué tout le travail que représente la gestion des licences, des assurances et des risques liés à la pratique de la monte dans les taureaux ainsi que la préparation des deux journées phares de l'association (concours de ferrades). Rappelons que la licence (124 €) couvre les risques pour le gardian et un à cinq chevaux. Pour cela, le bureau se réunit une fois par mois et tient des permanences à la Fédé les lundis et vendredis. Ce sont beaucoup d'heures de travail. Et si le bureau se dévoue sans compter, il aimerait bien préparer la e9d94c5ec6311d0602de0d72356e88e1.jpgrelève. Pour cela, l'association est largement ouverte "surtout aux jeunes pour de nouvelles idées". D'ailleurs, la main d'Isabelle Mugnier, cavalière à la manade de l'Aurore, se lève... elle est chaleureusement accueillie au sein de l'assoc.

Mais le grand souci porte sur les spectacles de rues qui génèrent beaucoup d'accidents, la Charte des abrivadeurs n'étant - semble-t-il - pas assez respectée. Serge Evesque connaît bien son sujet, il ne stigmatise aucun des acteurs mais démontre un ensemble de pratiques : des manadiers "obligés" d'accepter des parcours plus ou moins sécurisés ; des cavaliers en recherche d'adrénaline ; des jeunes en fête pas assez responsabilisés ou mal encadrés par les municipalités. "Pour faire rigoler quelques-uns, on envoie des gens à l'hôpital. Il faut mettre le frein à certains excès pour maintenir les traditions et pour que nous puissions vivre notre passion". Pour étayer ses propos, il s'appuie sur le résultat 2007 des accidents où la d4d381869d5441a8b355f1175ba34c8e.jpgligne des indemnités journalières suit une courbe croissante vertigineuse. A la proposition d'André Turquay, vice-président de la FFCC, de sensibiliser aux risques les nouveaux adhérents par une journée de prévention, l'AGNS préfèrerait pour l'instant une action de la Fédé auprès des municipalités. Henri Itier abonde dans le même sens : "Les élus ont un rôle prépondérant dans les spectacles de rue, il faut faire des efforts pour sensibiliser aux risques, la Charte des abrivadeurs fait pourtant référence dans les procés, un courrier sera envoyé à tous les élus pour rappeler les régles de sécurité...". Le maire de Baillargues qui "reçoit avec plaisir tous les gens de bouvine" fait part de son expérience : "Nous sommes très vigilants à ce que les manadiers d'abrivado soient munis de la licence fédérale, nous réunissons plusieurs fois les jeunes avant la fête, les encadrons et restons vigilants sur la sécurité". c3cf81f3bcda36448b9783f4722e8290.jpgJean-Luc Meissonnier en profite pour parler des innovations baillarguoises pour 2008 : "Après les barrières en polyéthylène, nous mettons en place des cameras pour filmer les courses. Les images seront disponibles à l'entracte au quartier VIP des arènes, cela nous servira aussi d'archives et permettra aux jeunes des écoles taurines de se voir en situation et de corriger éventuellement leurs défauts".

Voilà, en substance, la teneur des propos de cette assemblée, propos cohérents et explicites tenus par des gens responsables qui mettent leurs compétences et leur temps au service du plus grand nombre pour que vive la bouvine.

Martine ALIAGA

 

SURPRISE...  SURPRISE...

d189b1e8a5cbcb04f074026f338c12c1.jpgHenri Itier et André Turquay avaient bien gardé le secret. A la fin de l'assemblée générale,  Serge Evesque, président de l'AGNS, tout surpris, a reçu le diplôme fédéral des mains du président de la Fédé.

 

 

FFCC : COMITE DEPARTEMENTAL DE l'HERAULT

Vendredi 25 janvier

CALME PLAT

 

e5663336f96d5b61da3cbc7aa5bd34bd.jpgEnviron deux cents personnes asssistaient à la dernière des trois réunions proposées par la FFCC où, après les comptes rendus moral et financier du comité de l'Hérault, le renouvellement du bureau est passé comme une lettre à la poste.
A la tribune, le représentant du club taurin local Le Dardailloun ; le maire de Saint-Just Hervé Dieulefès ; Claude Barral pour le Conseil général de l'Hérault ; André Turquay et Vincent Bayol, respectivement vice-président et trésorier de la Fédé et élus du comité héraultais ; Henri Itier, président de la FFCC ; Nicolas Noguéra, président des raseteurs ; Nicolas Triol responsable de la commission sportive de la Fédé et Robert Michel pour les manadiers.

Par rapport aux propositions de la FFCC pour la saison 2008, rien de plus qu'aux deux autres assemblées (voir le compte rendu d'Eric Auphan à Saint-Martin-de-Crau) si ce n'est que l'idée d'une cocarde qui tomberait dès que coupée a été abandonnée en cours de route. Apparemment la concertation en amont entre manadiers, raseteurs, Fédé a fonctionné.

a6df52b27f3ddcfb06a5e8802aca46ab.jpgDans l'ensemble, Henri Itier maintient les grandes lignes ébauchées au cours des exercices précédents. Quelques exemples : éduquer les jeunes raseteurs (en s'appuyant sur les Ligues comme centres de formation subventionnés) ; affirmer la course camarguaise en tant que sport (cela passe par un renfort des contrôles... des crochets ou antidopages et le respect du réglement) ; accroître la sécurité (moins de courses pour les stagiaires raseteurs ; laisser les burladeros libres pour les raseteurs, tourneurs ou juges de piste ; demander la licence fédérale - gage d'assurance fiable et de carte verte - aux manadiers et cavaliers lors des spectacles de rue...).

Une soirée tranquille pour les représentants de la FFCC qui ont évacué rapidement les quelques questions posées. De quoi rester dubitatif connaissant ce milieu taurin toujours prompt à ergoter et à s'enflammer. Ce calme plat va-t-il se prolonger ? Auquel cas la FFCC pourrait se prévaloir d'un beau plébiscite.

Quoi qu'il en soit les licenciés voteront lors du Congrès le dimanche 2 mars, à Aigues-Vives.

Martine ALIAGA

 

27/01/2008

S.MAZET A LA MARPOC

EXPOSITION ARTISTIQUE

1684483d9cf53dbaccde3d1b30a6b1dc.jpgStéphanie Mazet, amoureuse du costume d' Arles qu’elle porte avec élégance, est aussi une artiste peintre talentueuse. C’est avec plusieurs techniques qu’elle excelle dans des représentations de scènes tauromachiques et folkloriques.
Du fusain, au lavis, à la carte à gratter ou dans des pastels aux ocres du Roussillon, son art témoigne de sa grande passion.

Pour l’heure quelques unes de ses œuvres sont exposées à la MARPOC de Nîmes,  une association pour la promotion et la défense de la culture Occitane. ( site internet : M.A.R.P.O.C - I.E.O.30 )

Luc PERO

Expo jusqu'au 15 février de 9 à 12h - 14 à 17h du Mardi au Vendredi
MARPOC, 4 rue Fernand Pelloutier 30900 Nîmes.

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25/01/2008

BILAN 2007

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24/01/2008

ASSEMBLEE GENERALE

Dimanche 20 janvier

c0e64a0c7af47077cc94352e4e4eadac.jpgL'AMICALE DES CHRONIQUEURS ET PHOTOGRAPHES TAURINS
AU CENTRE DE DECOUVERTE DU SCAMANDRE

 

Le beau soleil qui brillait sur le Centre du Scamandre donnait plus envie de découvrir le sentier du Butor étoilé ou celui de la Mare que de s'enfermer même pour la bonne cause. Mais après avoir agréablement (petit-)déjeuné en extérieur, Luc Pero, président, sonnait le rassemblement. Au travail !

Avant que les Amicaliers ne débattent, c'est Jean Denat ( président du syndicat mixte de la gestion et de la protection de la Camargue gardoise, vice-président du Conseil général du Gard) qui a souhaité la bienvenue au Scamandre et développé les thèmes clefs de son action : la défense d'un territoire, des hommes et des taureaux ; préservation des terres humides ; défense du foncier, etc. tout en promouvant le Centre de découverte et son travail pédagogique. Jean Denat a accueilli les chroniqueurs et photographes en soulignant leur rôle de "témoins, de défenseurs des traditions, de rouages de transmission, bref un rôle essentiel". Une intervention chaleureuse et sincère qui a mis du baume au cœur de tous ces acteurs de la course camarguaise souvent chahutés si ce n'est décriés voire dénigrés.

5807821c27e7b0334c61d2c5369f8648.jpgLes travaux de l'assemblée ont porté sur le programme de 2008 après avoir retracé 2007 grâce au secrétaire Cyril Daniel et fait le point des finances avec le trésorier Eric Auphan. Compte rendu moral explicite et très complet, finances saines et solde créditeur, tout cela a été adopté à l'unanimité.

Le coup de cœur pour un cocardier a, dans un premier temps, réuni Gavot du Pantaï et Chouchou de La Galère avec 6 voix chacun ; dans un deuxième vote, c'est Chouchou qui a pris la main avec 12 voix.

46bb8187ebe1c7b2af3eccf98820c1ba.jpgPour les diplômes taurins ont été choisis: Daniel Martinez (catégorie raseteurs, tourneurs) ; la manade de l'Aurore (catégorie manades) ; Jacques Roumajon et Gérard Barbeyrac (personnalités de la bouvine) et un coup de cœur exceptionnel du bureau sera remis à Hubert et Christian Espelly pour saluer le passage de relais qui fait d'Hubert le plus jeune des manadiers. Cette remise de diplôme devrait s'effectuer le 6 juin (à confirmer).

Sortie de printemps : elle est prévue le samedi 22 mars à la découverte de Randals Bison près de Lanuéjols. Le président a demandé aux personnes intéressées de s'inscrire très rapidement afin de prendre les dispositions pour réserver un car.

Dans la foulée, la prochaine assemblée générale a été fixée au dimanche 18 janvier 2009 aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Une fois ces bonnes dispositions prises, il était temps de passer aux agapes.

M. A.

 

* Centre de découverte du Scamandre, route des Iscles à Gallician
tél.04 66 73 52 05

FFCC COMITE DEPARTEMENTAUX

Mercredi 17 janvier

SECONDE REUNION A CODOGNAN ( GARD )

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Hormis les kilomètres qui séparent St Martin de ab2c73d965bd46bec26017a96a4c3c71.jpgCrau à Codognan, rien de nouveau n'a bouleversé ce second monologue du Président Itier. Seules deux ou trois questions un peu gênantes que le Président a éludé avec le talent qu'on lui connaît. En attendant la réunion de St Just (Hérault) le compte-rendu de la séance de St Martin sert de base de références.

 

Luc PERO

22/01/2008

MANADE DU BRESTALOU

PROMENADE HIVERNALE

DANS L'INTIMITE DE MONTVERT
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Des bois préservés, un calme reposant, des clôtures et un jeu de portails, nous voilà sur les terres de Montvert. "On va y aller doucement, précise Henri Gibert, ils n'ont pas l'habitude de voir du monde et si ça ne leur plaît pas ils vont rester planqués". Et effectivement, à l'approche du 4x4 pourtant chargé de foin de Crau, les ombres noires se dessinent entre les arbres mais aucune ne bouge. Têtes droites, oreilles aux aguets, cornes haut perchées suivent attentivement le parcours des intrus sur leur terre. Point de crainte, pas de fuite effrayée, non ! Mais dans leur attitude altière, presque orgueilleuse, ils nous font vite comprendre que la décision de se laisser approcher leur appartient et qu'il va falloir être patient. On s'éclipse discrètement pour visiter les quatre simbeù qui eux, confiants, reçoivent leur nourriture avec appétit. "Ils sont  choyés autant que les cocardiers, un bon simbeù vaut bien trois cavaliers…", explique Henri Gibert.

La planque reprend, le foin est distribué plus loin en attendant le bon vouloir des cocardiers. L'appât fonctionne et arrivent  doucement Apis, Veneur, Raboliot, Mazel, Typhon, le 404 (Phoenix) et… toujours sur ses gardes, Montvert. 643342845414e5933a1eac62756b3552.jpg"Apis (magnifique dans son poil d'hiver) c'est la force tranquille. En pays, il s'impose sans forcer. Mazel, lui, est plus bagarreur, Veneur c'est le plus cool. Montvert est à part". Décidément l'énigme brestalienne tire de l'ordinaire que ce soit en piste ou en pays. "Ici, on n'est pas trop cavaliers, on trie assez souvent à pied, comme les bergers. Montvert, il se trie tout seul. Une fois dans le char, un enfant pourrait l'encocarder. Sa pression monte dans le toril, il sait qu'il va courir", raconte fièrement le manadier.

"Montvert c'est la réussite de la stricte sélection que nous poursuivons, poursuit celui qui a débuté chez Janin et Fabre-Mailhan et qui a beaucoup appris aux côtés du gardian Jean Biesse. Nous n'avons pas beaucoup de têtes, c'est voulu. Nous connaissons nos possibilités financières, et notre seule passion est de faire naître des cocardiers pour la course camarguaise. Chaque lot de vaches attribué à tel ou tel étalon est élaboré suivant les qualités respectives de chacune et chacun. Quitte à n'avoir que quelques veaux dans l'année. La qualité est préférée à la 14f7d3c6e908e6cd13de2dac92d23f62.jpgquantité avec une recherche de taureaux cocardiers ayant  notamment de l'anticipation". C'est une des caractéristiques de la petite manade atypique où la sobriété frôle parfois l'austérité, qui peut se targuer au bout d'une petite vingtaine d'années d'avoir sept cocardiers connus et reconnus. Que l'on aime ou pas la saveur corsée des combats qu'ils proposent, il faut reconnaître que certains de ces redoutables adversaires ne se laissent pas aborder facilement, c'est le moins qu'on puisse dire. Ils suscitent la crainte des raseteurs, l'intérêt du public, la polémique parfois et ont apporté aux couleurs bleu, blanc, noir bien des satisfactions. Et parfois un peu d'amertume due au manque de reconnaissance. Mais les trois associés de la SCEA du Brestalou assument leurs décisions prises en commun après beaucoup de réflexion.

Quoi qu'il en soit l'élevage petit à petit se fait connaître et 2008 s'annonce correct pour la location des taureaux. La Royale sortira à Saint-Chaptes le 12 avril pour remercier  le club taurin de sa confiance depuis le départ et  "aussi pour se faire plaisir", Henri Gibert e998409c42292a7189bb91170a54a0e5.jpgne s'en cache pas il est très fier de proposer une course complète. Montvert démarrera à Arles le 16 mars. Quant à Veneur : "L'an dernier à Beaucaire, il m'a fait comprendre qu'il n'en voulait plus, aussi il ne fera qu'une course ou peut-être deux". Et puis, il y a la relève des 4-5 ans. Il ne sont encore que des numéros pour le grand public, mais les manadiers et le cercle restreint des très proches espèrent beaucoup de Zeus, Pharaon, Diamant, Désert ou Crespin… En revanche pas de trio pour le Trident d'Or : "J'en ai parlé avec Bernard Jimenez, nous n'avons pas de lot pour cette année. Participer pour faire rire, ce n'est pas dans nos habitudes, aussi nous nous abstiendrons en attendant l'année prochaine".

C'est comme ça au Brestalou : sélection draconnienne, suivi à la loupe de chaque tête de bétail, choix très sélectif des pistes et courses autant pour les cocardiers et les jeunes que pour les vaches, respect total des taureaux et passion incommensurable pour la course camarguaise. Quitte à rester un peu en marge, pour ne jamais se renier.

Martine ALIAGA 

Photos Luc PERO 

19/01/2008

FFCC COMITE DEPARTEMENTAUX

Mercredi 16 janvier

PREMIERE DES TROIS REUNIONS A SAINT-MARTIN-DE-CRAU

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C’est dans la salle A Qui Sian Ben à l’initiative de la FFCC que sont retrouvés gardians, manadiers, raseteurs, organisateurs, présidents de courses et tous ceux qui gravitent dans le petit monde de la bouvine pour la présentation des propositions 2008. Après le discours de bienvenue de Jérôme Dumas président du CTPR de Saint-Martin, le premier adjoint de la ville s’est félicité de la construction des nouvelles arènes saint-martinoises même s’il n’occulte pas les menaces sanitaires qui pèsent sur la course camarguaise. Il rappelle qu’il faut rester vigilant. Après les vœux du président fédéral Henri Itier, Maurice Mousset et Denis Rocarpin - remplaçant Vincent Stéfanelli excusé - ont entériné la saison 2007 et renouvelé à l’unanimité le bureau pour 2008 pour les commissions départementales 13 et 84. A la tribune : Françoise Peytavin présidente de L’AETCC, Sophie Chapelle-Brugeas présidente de l’association des manadiers d’abrivado, Jacques Mailhan président de l’association des manadiers, Nicolas Noguera président de l’association des raseteurs et des représentants de la FFCC. Devant une assistance attentive et nombreuse, Henri Itier annonce que le forfait licence des organisateurs passe de 10 à 12 membres mais les grands points évoqués lors des 3 commissions avec les parties prenantes sont :
Entérination de 2 courses As Elite par dimanche et 3 s’il s’agit de pistes moyennes ce qui en 2007 aurait eu un effet dopant pour les entrées.
Encocardement expérimental en 2008. Suppression de la coupe du frontal et mise en place d’une cocarde coulissante à tous les niveaux pour diminuer le nombre de blessures. Une polémique s’engage sur la cocarde et donne lieu à des discussions engagées. Il faut essayer, pas essayer, Gleize, Ferrand montent au créneau et cette pratique ne se fera peut être que lors des courses d’école taurine et de ligue (ex-protection). Jacques Mailhan explique que cette mesure vise à protéger le taureau et n’a pas pour but de nuire au raseteur. Si on n’essaie pas on ne peut pas juger de son opportunité. Il propose d’effectuer un test six mois sachant que rien n’est irréversible.
Transformation des courses de protection en courses de ligue. Exemple des centres de formation dans les autres disciplines. 24 heures de repos seront obligatoires entre deux courses pour les stagiaires. La finale des courses de ligue sera précédée de deux demi-finales. Traçage d’une bande située à 3 ou 4 mètres des planches pour les écoles taurines et certaines courses de ligue pour habituer à partir de la planche.

Ce sont les points majeurs mais à trop vouloir chaque année règlementer ne vas t’on pas vers une accumulation de points de contrôle ?, vers une complication des règles ? Certes ces décisions semblent prises pour le bien de la course camarguaise mais ensuite il faut arriver à les faire appliquer. Henri Itier rappelle que les présidents de course ont des pouvoirs mais qu’il ne faut pas qu’ils soient frileux pour les utiliser.

Les autres annonces se font dans la continuité mais rien de révolutionnaire si ce n’est la création d’une Coupe de France dont la finale aura lieu le 27 octobre à Beaucaire. 10 à 15 courses devraient servir de base pour le décompte des points des raseteurs avec des bonus de 5 points attribuables par un jury. La finale se déroulerait avec les 4 meilleurs droitiers, les 4 meilleurs gauchers et 2 entrants.

Le président demande aux animateurs de course d’informer le public de la sortie d’un raseteur avant la fin de la course (avec si possible les raisons de son retrait).

Le quota de raseteurs à inviter dans chaque piste est épineux pour certaines, avec en plus les périodes A et B plus le nombre de raseteurs aux As qui risque d’être en diminution pour cette année. Comment trouver le nombre suffisant dans la catégorie. Nicolas Noguéra est clair. Il y a de la difficulté à trouver des raseteurs au groupe élite mais aucune concession n’est envisageable sur le nombre d’invités. De grosses concessions ont déjà été faites par le passé.

La Fédération augmente le nombre de stagiaires dans les pistes de Noves, Barbentane, Aigues-Vives et Saint-Mathieu-de-Tréviers pour les courses de Ligue. Leur nombre passe de 6 à 8.

Le 7e taureau doit être instauré dans un esprit de découverte avec si possible un taureau brillant pour une durée de 10 minutes. Huit taureaux c’est soit disant interdit comme fait remarquer le président à Bruno Pécout faisant référence au trophée des Maraîchers espoirs. Réponse du berger à la bergère, qu’en est-il pour la finale du Trophée de l’Avenir ?

Un point important à gérer par les organisateurs c’est la gestion des refuges en contre piste (burladéro). En 2007 deux tourneurs ont subi de graves blessures pour ne pas avoir pu se mettre en sécurité (Patrick Siméon et Max).  Il faut s’assurer que ces emplacements puissent être disponibles pour les tourneurs, gardians, raseteurs et juges de piste).

Et enfin pour les spectacles de rue les organisateurs doivent s’assurer que les manadiers qu’ils choisissent sont bien détenteurs de leur licence garantissant leur affiliation à la Fédération ce qui implique la carte verte et l’assurance.

Enfin le président donne rendez-vous pour les Camarguaises le 2 mars dans les arènes d’Aigues Vives. Il est 23 heures 20. La séance est levée mais les discussions vont encore bon train.

Eric AUPHAN
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13/01/2008

PORTRAIT DE RASETEUR : LUCIEN VOLLE

" MONSIEUR COCARDE D’OR "

Une légende  du raset

15f3ac43d4f0c5032a0250c2d4a505c3.jpgPourquoi ce titre, ce surnom, fût-il donné à Lucien VOLLE ? Tout naturellement bien sûr, car avec sept victoires à son actif et de nombreuses places d’honneur, il restera à jamais le grand spécialiste de cette fabuleuse compétition. Sept dates : 1946, 1947, 1948, 1949, 1951, 1952, 1955, (seul le grand Christian Chomel lui a ravi ce record en 1989 après sa huitième victoire) pour sept Cocarde d’Or gagnées de haute lutte, avec toute l’énergie et la combativité qu’on lui connaissait à une époque où l’on comptait pour cette course atypique plus de quarante raseteurs en piste.
Né en 1920, très jeune il s'intéresse aux courses d’emboulés et c’est en 1942 qu’il débute avec la tenue blanche. Grand, charpenté, agile, il possédait une bonne détente pour sauter aisément les planches ce qui ne l’empêchait pas de faire aussi le raset pour le spectacle. Sa grande témérité lui vaudra d’ailleurs quelques bonnes roustes et une grande consommation de pantalons (un record aussi, 4 dans la même course !). Il faut dire que ses adversaires n’étaient pas des plus tendres et avaient pour nom : EVEQUE , SANGAR, VOVO, COSAQUE, GANDAR, REGISSEUR, LEBRAOU, CAFETIER etc… Si ses culottes furent déchirées, sa chair n’a pas non plus été épargnée. Plus de vingt blessures dont deux sérieuses et impressionnantes : à Lunel avec GANDAR de Blatière où son intestin éclate et aux Saintes avec DESBROUTA de Laurent (photo) qui lui transperce le bras en pleine piste. A son palmarès déjà élogieux, il faut ajouter deux Palme d’Or, d’autres mais moins importants lauriers et une troisième place au Trophée des As en 1952.
Lorsqu’il se retire, il va faire le gardian chez Paul Laurent pendant une dizaine d’années. Il va d’ailleurs finir sa carrière comme ouvrier agricole toujours aux Marquises en s’occupant des foins. Ces foins qui en hiver nourrissent ces « BIOU » qui l’ont fait vivre et pour lesquels il a toujours vécu.

Luc PERO



                      


                                                                                                                     

 

07/01/2008

NOS COUSINS D'AMERIQUE

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À la base de la civilisation amérindienne, le bison fournissait aux tribus, qui le suivaient dans ses longues migrations, viande, graisse, cuir, fourrure, nerfs, tendons et os. Massacré au XIXe siècle par les colons, il a frôlé l'extinction en passant de millions d'individus à quelques centaines seulement. Aujourd'hui protégé, il ne survit plus que dans des réserves naturelles.
Il fait partie intégrante de l'histoire et de la culture de l'Amérique. Le bison est d'un tempérament imprévisible. Il semble paisible et indifférent mais il est capable de charger sans prévenir et sans raison apparente à plus de 50 km/heure. Sa vue est faible mais sont ouïe et son odorat sont très développés. Gestation : 9 mois. Naissance : 1 petit. Longueur : de 2,50 à 3,5 m. Hauteur au garrot : 1,50 m. Poids : 1350 kg maxi. Longévité : 20 à 25 ans.