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23/06/2008
LA GRANDE-MOTTE *AS*
Dimanche 22 juin
LE CT LE GREGAU REUSSIT SES ANNIVERSAIRES
Enfin le soleil ! Et un week-end complet ! La Grande-Motte capite une météo enfin de saison pour trois jours de fête où les inaugurations et autre baptême se succèdent à tour de bras : les arènes portent maintenant le nom de Juan Bautista ; leur fronton est désormais identifiable entre mille avec un taureau en fer à cheval don de l'artiste Giovanni Ingrato ; la présidence s'orne d'une plaque honorifique pour le président Lucien Puech... les dix ans du club et des arènes resteront un des grands moments de la fe grand-mottoise. Les festivals d'abrivado et de bandido ont créé une belle animation complémentaire.
La course a été à la hauteur et le public a répondu présent en remplissant les gradins aux deux-tiers: pas de grande vedette côté noir mais Hugo, Voltigeur, Chanéac et Angelus sont sérieux et Priam est la découverte du jour. Les blancs avec trois droitiers (Allouani, Auzolle, Jockin) et quatre gauchers (N. Benafitou, Bouchet, Clarion, Ouffe) plus cinq tourneurs (Duran, Benzegh, Beker, Zerti, Fouque) jouent le jeu menés par un président Jacques Valentin à la hauteur. Les prix du jour vont à Angelus et à Allouani.
Si le volontaire Gandin (Lafon, 1er) passe en cinq minutes et Méjanais (Ricard, 5e), le bluffeur, en sept, le reste est costaud, assez pour contenir l'appétit des hommes, grand malgré une température élevée.
Hugo (Le Joncas, 2e) : comme tous les Joncas, au début passe d'un raset à l'autre, on le dirait presque facile. Attention, il donne quelques avertissements et coups de tête dissuasif. Aux ficelles, décollé des planches, il oblige les hommes aux longs rasets, alors l'arrivée aux planches est toujours dangereuse, exemple Allouani, deux fois, Auzolle ou Bouchet sont serrés de près. Dominateur, il rentre une ficelle avec 4 Carmen.
Voltigeur (Vitou) fait un bon troisième. Au début, les hommes profitent de sa franchise mais Voltigeur donne le coup de rein dans les poursuites et finit régulièrement aux planches. Deux gros coups sur Auzolle et Allouani pour 11 minutes de belle facture (7 Carmen).
Chanéac (Chaballier, 4e) apporte de la complication. Il semble vulnérable, manquant de finition, sans trop se fixer. Mais il pousse fort dans le raset et se fait respecter par quelques chaudes enfermées. Allouani (2 fois), Bouchet (3 fois) se retrouvent quichés par le cocardier qui reçoit 5 Carmen en presque quinze minutes.
Angelus (Lautier, 6e) est le plus complet du concours. D'entrée, il montre un placement impeccable, et s'envoie fort sur le premier raset d'Allouani. Attentif, toujours prêt à riposter, sa vitesse oblige les hommes à l'application. Des séries fermement conclues aux planches et 6 Carmen l'accompagnent pour un bon quart d'heure au terme duquel il rentre une ficelle.
Pour finir, Le Ternen a amené une petite bombe. Il s'appelle Priam, il a 6 ans. Petit taureau, méchant comme la gale, qui sort avec une rage terrible. Priam s'envoie à fond dans les séries, généreux, certes un peu brouillon mais avec quelques courses de plus, il pourrait être le taureau qu'attend la manade candillarguoise. Cité par Bouchet, il s'escampe haut vers les gradins et essaie de déquiller le raseteur droit sur ses pattes arrière. Il s'acharne sur les planches et reste dangereux à chaque raset. A revoir.
Texte et photos Martine ALIAGA
LES ARENES A LULU
DIGNEMENT FÊTÉES
Depuis 10 ans et même plus, Lucien Puech, président du CT Lou Gregau travaille inlassablement avec toute son équipe à faire connaître les traditions camarguaises dans cette cité balnéaire de La Grande-Motte. C'était pas gagné d'avance. Mais, le passionné Lucien sait faire partager sa fe et trouver les mots qui galvanisent les troupes et ouvrent les portes des aides, notamment celles des différentes municipalité de la ville.
Ainsi, les arènes font désormais partie du paysage et des animations de la station. Et la plaque à son nom fixée à l'entrée de la présidence est un juste hommage rendu à ce mainteneur des traditions qui oeuvre autant pour la course camarguaise que pour sa ville.
Giovanni Ingrato (à gauche sur la photo, à droite Stéphane Rossignol, maire) est un autodidacte qui a déjà exposé ses oeuvres à La Grande-Motte. Peintre, scultpeur... artiste, sa représentation de l'esprit taurin s'est concrétisée dans cet aurochs fait de fers de chevaux qui domine désormais l'entrée des arènes. Après un cheval dans les mêmes matériaux qui a investi le rond-point à l'entrée de Grabels, Giovanni Ingrato a fait don de son oeuvre à la ville où il va prochainement s'installer. Le taureau de fer a trouvé une place idéale perché au fronton des arènes, flirtant avec les frondaisons des platanes, il donne un cachet particulier à la plazza grand-mottoise.
Les festivals d'abrivado et bandido des manades Lafon, Chaballier, Vitou, Michel et Rambier ont animé la grande allée proche des arènes. Sous les pins, les gardians ont rivalisé dans des passages superbement présentés et les jeunes attrapaïres s'en sont donné à coeur joie.


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10:35 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La Grande-Motte, courses camarguaises, Allouani

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