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14/07/2008

BEAUCAIRE : PALME D'OR 1re journée

Dimanche 13 juillet

 

BENJAMIN LE SAUVEUR
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Aspiré par les "caviars" de Benji, Mathis offensif 
La première journée de La Palme d'Or a enregistré une belle entrée (trois quarts d'arène) pour accueillir à la capelado, sous la présidence de Raymond Arnaud, les droitiers Auzolle, Gleize (sort au 2nd), Jourdan, Moutet, Villard; les gauchers Martin-Cocher, Martinez, Khaled, Poujol et les tourneurs Abbal, Dengerma, Dunan, Fouque, Garrido.

Une arène copieusement garnie et des aficionados (malgré l’absence du leader du trophée des As) en attente d’une compétition ouverte. L’affiche tient la route mais l’absence de Montvert peut paraître préjudiciable. Toutefois Fanal ouvre les débats agréablement, Tibère se réserve trop, Tommy est sérieux, Andalou joue dans la cour des grands et ne déçoit pas, Pazac passe son examen avec mention très bien alors que Mathis n’est pas dans son assiette mais coopère avec Benji qui met tout son cœur pour le faire briller. Chez les hommes Villard s’installe en tête et rasète avant tout pour le public. Moutet est sur la lancée de la Cocarde d’Or avec une belle réussite. Poujol démarre sur les chapeaux de roues jusqu’à la pause puis semble accuser un problème physique. Jourdan s’investit plus après la pause. Gleize après un bon départ doit sortir au second sur claquage. Martin-Cocher assure sa part de spectacle tout comme Martinez très esthétique. Auzolle a du mal à rentrer dans la course et Khaled n’a plus ses jambes de vingt ans mais il a l’expérience.
Premier volontaire, FANAL (Cuillé) ne rechigne pas pendant sept minutes trente agrémentées d’actions sur Poujol, Gleize, Jourdan, Moutet et une surpuissante après Martin Cocher. L’élastique lui permet de tenir un demi-quart d’heure. 3 Carmen et rentrée.
Avec ses cornes refermées difficile d’accéder aux attributs de TIBERE (Blatière) qui défend ses ficelles au bout de cinq minutes. Positionné près des planches il faut vraiment le rentrer pour subir un assaut. Il se durcit un peu trop sur la fin et le Carmen de retour est contesté.
07543d1a0fc2efc68a6d743f3aff1f1e.jpg Calé au toril, TOMMY (St-Antoine) fait calculer. Avec lui la sortie du raset n’est pas trop difficile mais aller à la tête et poser le crochet c’est autre chose. Martin Cocher et Villard doivent rompre. Aux ficelles, il manque de pression pour s’exprimer vraiment et les conserve.
(Photo: la cocarde de Tommy dans le crochet de Damien Moutet).
2f8fc2a6d527211b5e1cae3609dd1666.jpg Maître ANDALOU (Blanc-Espelly) est un cocardier sérieux qui connaît les règles du combat. Il conserve d’ailleurs son second gland jusqu’à la septième. Il surveille, se jette dès le départ du raseteur (Photo sur Martinez) et frappe quand l’opportunité lui est donnée. Il domine aux ficelles et réussit à les conserver avec beaucoup de maîtrise. 4 Carmen dont  retour.
814457849a247e207f3b7f94ac934427.jpg Les hommes se jettent sur les attributs de PAZAC (Daumas) et après une grosse série, le bioù desserre positivement l’étreinte jusqu’à se faire respecter de fort belle manière. Il enferme Martin-Cocher (Photo) puis Martinez et s’avère très vif sur les reprises. De plus il se défend cul aux planches ce qui lui permet de conserver lui aussi ses ficelles avec les honneurs joués trois fois.
Le Bioù d’Or 2006 MATHIS (Lautier) manque de jus, semble surpris et en manque de repères puis le petit lutin blanc Benjamin l’emmène à plusieurs reprises aux planches dans des rasets d’une loyauté sans faille. Son placement au centre est parfois défaillant et en quelque sorte l’artiste lui sauve un peu sa course. Khaled, Moutet et Martinez lui font accomplir une action aux bois mais le taureau est loin de convaincre même s’il conserve une ficelle. 4 Carmen et retour.

Eric AUPHAN
Photos Christian ITIER

Classement Palme d’or : Villard 10 points, Moutet 8 points, Jourdan et Poujol 7 points,  Gleize 5, Auzolle et Martin-Cocher 4 points, Martinez 3 points, Khaled 2 points.

 UN OEIL SUR LA PISTE...
01306b3fc7ba285902f57a24dbe2911a.jpgAllouani, absent ; Gleize mal remis d'une ancienne blessure accentuée par le coup de barrière de Tabarly à la Cocarde d'Or et qui sort après le premier ; Poujol tire la jambe ; Auzolle en méforme surtout en première partie ; Villard qui n'a pas la main jusqu'au quatrième taureau - peut-être se réservait-il pour Mathis ; cela permet à Moutet, Martinez et Martin-Cocher de se faire - bien - voir notamment sur les trois premiers. Les trois blancs multiplient les passages dans des rasets engagés et font passer le frisson. A signaler, un rythme soutenu et un travail "propre" de la part des hommes
Les taureaux choisis par le Service des affaires taurines de Beaucaire ont tenu la dragée haute par leurs qualités cocardières et leurs difficultés. Peut-être un retour aux fondamentaux de la course camarguaise avec plus de rigueur et moins de spectacle, plus de vérité en piste et moins d'esbrouffe. Le public a l'air de suivre au vu des applaudissements qui ont salué les prestations de Tommy, Andalou et Pazac.
Passons sur Fanal (1er) et Tibère (2e),  Tommy, avec un placement impeccable, fait le tri des rasets sans se laisser leurrer, surveillant les départs de très près, anticipant sur les trajectoires aidé d'un revers d'escrimeur, ses ficelles resteront sur ses cornes. Andalou est le roi du tri sélectif, l'oeil à tout. Il prend un raset ou deux et se replace, finisseur à l'occasion, rentre ses ficelles. La bonne surprise c'est Pazac. Une générosité à toute épreuve qui pourrait le perdre. Mais non ! Il tient le coup dans des séries poussées sans se laisser "bouffer". Un combat jusqu'au bout de son quart d'heure qu'il termine avec ses ficelles, s'il vous plaît !
La déception c'est Mathis ! Heureusement, Benjamin Villard lui sert des caviars qui le font briller. Mais manquant de placement, de rigueur et de volonté, le taureau de Lautier n'a pas convaincu. La prochaine fois sans doute...
Martine ALIAGA 

...UN OEIL DANS LES GRADINS

71712625bc91d23da4316c8c05880a3d.jpgDifficile d’oublier le grand et longiligne gaucher rouquin qui a animé nos courses taurines des années 1980. C’est avec un grand plaisir que nous avons observé Jean-Marc Tognetti sur les gradins des arènes beaucairoises où il fut si longtemps le fer de lance de l’équipe de raseteurs de l’époque. Il faut dire que le matin une exhibition avec démonstration de monte western avait lieu tout près des arènes. Passionné depuis de nombreuses années il n’en fallait pas plus pour qu’il se retrouve sur les gradins des arènes qui ont souvent vibré au son de ses exploits…..  Une autre figure de la course camarguaise avait un œil sur la course il s’agit de Jacky Siméon mais lui se trouvait sous les gradins…. Jean Castanéda ami de Bourmel Morade et ancien gardien de but de Saint Etienne et l’OM se trouvait également dans les gradins. Quand la course camarguaise intéresse les sportifs de haut niveau ce ne peut être que positif pour notre culture…

Texte et Photos Eric AUPHAN 
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MATHIS - Villard
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PAZAC - Martinez
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ANDALOU - Moutet
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FANAL - Jourdan
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A l'entracte : Floklore Polonais ...

 

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