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23.07.2008
REMOULINS : FINALE DE LA CERISE D'OR
Mardi 22 juillet 2008
UNE CERISE AUX DURS NOYAUX
Arènes pleines, vent rafraîchissant, sono un peu défaillante, taureaux difficiles et raseteurs qui parfois n'ont pas trouvé la solution pour cette finale de la Cerise d'Or très intéressante à laquelle il n'a manqué qu'un peu d'estrambord pour enflammer les gradins.
Des six raseteurs des groupes 1 et 2 (Khaled, Poujol, Jockin, Mascarin, Grammatico, Clarion) et deux du groupe 3 (Rey et Gros), plus quatre tourneurs (Dunan, T. Dengerma, Bouchité, Fernandez), on retient les deux jeunes Rey et Gros qui se sont investis à fond, Poujol pour ses rasets classieux et expérimentés et quelques Mascarinades du plus bel effet.
Eigouzo (Lagarde) passe en huit minutes. Avec un bon placement, et quelques poursuites cornes méchamment pointées dont une où il s'envoie haut après Gros. 2 Carmen et retour. Viennois (Ribaud) se fait surprendre aux attributs puis sélectionne et ne se montre pas très coopératif. Rey est sur tous les rasets d'attaque, Gros le rentre un max et Mascarin enchaîne pour les deux ficelles dans son crochet. 1 Carmen et retour. Quihous (Guillerme) avec envie va au-devant des hommes puis trouve l'angle d'où il gère sans se gaspiller. Les hommes tirent des plans, le biou voit tout et se montre agressif dans ses conclusions. Pas facile... Après avoir fait sa loi douze minutes, Quihous se garde jusqu'à refuser. 2 Carmen en course et malgré qu'il rentre sa cocarde juste coupée, pas de Carmen au retour (ou alors tellement petit que je ne l'ai pas entendu...)
Autre gros client, Gavot du Pantaï ►. Ses anticipations sont redoutables (Rey, Gros, à plusieurs reprises), son placement impeccable. A gauche, il est plus abordable et Poujol régale. A droite, insoluble aujourd'hui. Gavot se frise les moustaches et le public manifeste, il en voulait plus, mais... Les ficelles au toril en musique.
Malgré une sortie tout feu, tout flamme, Aslan s'éteint vite, dès sa place au toril, trouvée. De là, il sélectionne, sélectionne jusqu'à ne plus vouloir bouger sauf sur les attaques DANS les cornes ou par surprise de Rey, Gros et Poujol. Silence justifié pour son retour avec ses ficelles.
Le beau Galliciannais (Briaux) à tout pour mettre le feu. A fond, le taù se donne avec franchise, s'envoie aux barrières, saute en contrepiste... Il ne refuse rien et se livre avec vaillance. Rentre une ficelle au terme d'un quart d'heure agréable mais éprouvant pour lui.
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Mazarin du Joncas (hors point pour le Trophée mais comptant pour la Cerise) est le plus complet de l'après-midi. Agressif, volontaire, il avale les séries comme un métronome et reste toujours dangereux à l'arrivée. Il a des pattes et du rein dans les enchaînements qu'il finit cabré aux barrière. Malheureusement, sur la fin, il se fait "claver" au milieu pour une 1re ficelle bien primée. Des Carmen pour un beau final.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
PALMARES
20e Cerise d'Or : meilleur taureau des quatre courses, Milou de Lagarde.
Trophée Pierre-Mayor : Lou Veri de Saint-Pierre.
Meilleurs raseteurs aux points : 1er Julien Rey, 2e Bastien Four.
Coup de coeur de l'Union taurine, meilleur raseteur de la finale : Romain Gros.
11:30 Publié dans TROPHEE DE L'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Remoulins, Cerise d'Or, courses camarguaises, Rey


