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03/09/2008

NOVES *AVENIR*

Dimanche 31 août

CHAPEAU NABIL !

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Le plein pour le club taurin L’Encierro de Noves lorsque défilent les raseteurs N. Benafitou, Biscarrat (qui sortira au  4e), Bournel, Grammatico, Ruiz, Savajano, Schuller, Thierry accompagnés des tourneurs Jorquéra, Ménargues, Martinez et Bensalah toujours prêt à relancer son gaucher Nabil. Alors chapeau Nabil Benafitou qui met du cœur à l’ouvrage pour animer une course difficile où les cocardiers ont souvent fait la loi. Grammatico fait parler son expérience et Bournel tente beaucoup en vain. Beaucairois, Courlis et surtout Garland sont raides, Cassieu spectaculaire et l’aérien Janeiro est ahurissant. Excellente présidence de notre ami Claude Bressy.
VIENNOIS (Ribaud) gère avec calme et appuie sur les rasets engagés notamment pour la première ficelle et rentre la seconde en musique. 2 Carmen.
Décidé, BEAUCAIROIS (La Galère) tamponne Bournel et Biscarrat d’entrée. Un pétillant bioù qui  se dégage bien et frappe volontiers quand on s’engage vraiment. Il joue des cornes au contact et excusez du peu, il rentre sa cocarde seulement coupée. 6 Carmen et retour.
COURLIS (Chauvet) serre, enferme, se tient près des bois et se défend bec et ongles sur les séries. Cocardier, il impose le respect sans lâcher un pouce d’espace et conserve un gland. 5 Carmen et retour.
Encore un os avec GARLAND (Les Baumelles). Un instinct de chasseur qui fait avorter nombre de rasets. Bon pied mais surtout bon œil, il fait le vide. Bénafitou  sera le seul à vraiment tenter (cocarde et 1er gland, 12e) tandis que Thierry s’offre le second gland sur la sonnerie. Un sacré client avec 5 Carmen dont rentrée.
Une douzaine d’actions ou sauts pour le vigoureux CASSIEU (Didelot) notamment après Benafitou qui mal accroché s’en sort bien. Une débauche d’énergie spectaculaire mais une rentrée prématurée sur blessure (14e) porteur de ses ficelles. 5 Carmen et retour.
A 6 ans, LUCIFER (Lautier) n’est pas un diable. Certes vif mais inexpérimenté il soutient la comparaison avec énergie mais un manque de finition. Rentre une ficelle avec Carmen.
Vient JANEIRO (Ricard) connu pour ses fantastiques envolées. Le sable des arènes devient comme celui de la plage de Copacabana sans une carioca. Vide de tout occupant et sans âme qui vive. Rien ou presque si ce n’est 4 ou 5 rasets de loin jusqu’à l’ultime seconde où Benafitou s’élance, coupe la cocarde et décolle avec le bioù bien au dessus des tubes pour l’action du jour voire de l’année. Et Carmen de résonner longtemps pour les deux héros alors que le manadier s’empresse de remettre le bioù sur pattes après qu’il soit retombé sur le dos en contre piste. Quel final!

Eric AUPHAN
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