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30/09/2008

LE PLAN D'ORGON *AVENIR*

Dimanche 28 septembre

UN SIECLE D’AFICION AU PLAN….. 

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Les Lauréats PABLO et David Moine

   

Entrée: demi-arène. Organisateur: CT Lou Rami. Présidence: G Roccia. Raseteurs droitiers: Ayme, Dumas, Maurel, Moine, Roux. Gauchers: Ferriol, Ricci. Tourneurs: Duran, Lieballe, Rado.

1af3cf95f57804a1d4ee4483bf99f77c.jpgLe siècle des arènes consacre Pablo meilleur taureau (et de loin) et Moine meilleur animateur. L’aficion semble ancrée pour des siècles et des siècles avec les Arlésiennes et les gardians impeccables de prestance. Sans assister à la course du siècle on reste un peu sur notre faim d’une 2e partie qui baisse de régime. Ferriol (pas loin du prix) très actif est bien secondé par Maurel et Ricci.
Surpris aux attributs, QUINSOUN (Gillet) joue son rôle de premier et serre la garde aux ficelles avec quelques fusées. Une grosse action sur Ferriol et il  conserve une ficelle. 2 Carmen et retour.
SIFFLEUR (Cavallini) termine toutes ses poursuites contre les planches mais se distrait à les faire voler. Sa course est décousue mais quand il se concentre ça va au bout. Lui aussi garde une ficelle avec 4 Carmen et retour.
SEVERIN (Raynaud) a du répondant aux pompons. Certes, il donne facilement la tête mais ne s’incline qu’à la dernière minute d’une course pleine de franchise.
PABLO (Fabre-Mailhan) se chauffe au fil des rasets jusqu’à frapper fort après Ferriol (2). Aucun refus, du jus dans les reprises, des enfermées et deux sauts après Moine et Ayme. C’est tout bon. Cinq Carmen dont retour porteur d’une ficelle.
Vif, KEKE (Agu) se place et se déplace intelligemment. Moins incisif à gauche, à droite Maurel l’emmène deux fois au dessus des planches. Il se fait respecter et s’incline sur la sonnerie après une course où il ne fut guère avantagé. OSCAR (La Galère) délivre ses nominations d’entrée en sautant après Ferriol. Spectaculaire il s’avère facile sur le raset mais pas mal distrait. Trois actions aux planches et deux sauts après les hommes puis il réintègre le toril (sur boiterie) à la douzième en musique jouée 4 fois.
Franc, BARTABAS (Lautier) se donne sans vice pendant sept minutes rythmées avec des séries et deux percussions sur Moine et Roux. 3 Carmen et retour.

Texte et Photos Eric AUPHAN
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SIFFLEUR sur Maurel
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KEKE sur Maurel
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OSCAR et Ferriol
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BARTABAS sur Moine
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BARTABAS et Roux

SAINT-ETIENNE-DU-GRES *AVENIR*

Samedi 27 septembre

LE REGNE DE RAMSES
NICOLAS VIOLET TRIPLE LA MISE

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e638ae74fa2fd87c0a5b2237f5af8bc8.jpgOrganisée par le comité des fêtes de Saint Etienne du Grès la dixième finale du souvenir Honoré Tardieu enregistre une bonne entrée. La péna de Saint-Etienne du Grès à domicile met l’ambiance avant la course et quand défilent au paséo Ayme, Dumas, Gros, Lafare, Martin-Cocher, Rey et Violet accompagnés des tourneurs Patou et Ranc. La chaude lutte entre Violet, Lafare et Rey a entraîné une pression importante surtout en seconde partie rondement menée en 24 minutes. Martin Cocher tire les jeunes mais Gros et Ayme ont trop raseté par à-coups. Présidence sans encombre pour Philippe Gibert. Violet inscrit son nom au palmarès pour la troisième année consécutive tandis que Lafare est désigné meilleur animateur. Ramsès très craint remporte la coupe des espoirs du Trident d’or juste devant le vaillant Hérode.

MAJOR (Les Baumelles) offre une résistance intéressante pendant dix minutes avec un placement adéquat et des réponses parfois poussées après les droitiers mais son dernier tiers de course est plus décousu. Il rentre une ficelle en musique jouée deux fois.
BECASSON (Saint-Pierre) garde ses pompons quatre minutes mais perd la première ficelle dans la foulée sous l’impulsion de Gros. Par la suite tout le monde se calme et la seconde rentre avec les honneurs entendus à trois reprises.
Sans momifier les tenues blanches, RAMSES (Caillan) inspire la crainte. Il enferme Lafare puis tape après ce dernier. Il faut aller le chercher dans son terrain et il raccompagne au ras des planches. Il impose le respect et crée le danger même si sur la fin il est plus réticent. Il rentre un gland et reçoit 3 Carmen dont retour.
Dix minutes intenses pour HERODE (Joncas) débordant de vaillance et de combativité. Il frappe après Ayme et volontaire à l’effort il finit a mas. 6 Carmen et rentrée.
Vif sur les premiers rasets, BEAUCAIROIS (Chauvet) se jette à fond dans la bataille mais pêche dans le placement. Pourtant Rey l’attrape jusqu’aux planches mais la pression est telle qu’il subit pendant cinq minutes trente. 3 Carmen et retour.
29dde7cbc7fc4be70a34ed1cbcace645.jpgNonchalant, BASILIC (Ribaud) a des dispositions lorsqu’il saute et poursuit Lafare dans la contre piste. Obligé de s’envoyer aux tubes il frôle l’accrochage quand le bioù le bouscule d’un violent coup de tête au passage. Et Jérémy de s’exclamer : «Je peux aller brûler un cierge, il m’a fait drôlement peur». Par la suite les hommes en prennent la mesure et ne lui font guère de cadeaux. La victoire finale se joue sur la dernière ficelle et le bioù est obligé de s’incliner en huit minutes trente après une course aux points fatale. 4 Carmen dont retour. 
Il ne restait plus qu'à rejoindre la salle Pierre-Emmanuel pour la remise des prix avec bien sûr la péna de Saint Etienne du Grès.

Texte et photos Eric AUPHAN
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HERODE et D.M.Cocher
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BEAUCAIROIS sur R.Gros
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MAJOR sur A.Ayme

 

29/09/2008

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 28 septembre

UN SEDUISANT SPARAGUS

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SPARAGUS de Anne et Yves Janin
La feria de Palavas est maintenant bien installée, il faut dire que les organisateurs (CT Fiesta y toro), Vincent Ribeira, la municipalité) mettent le paquet et sont plein de ressources. En dé but de semaine, de la course prévue, il a fallu passer en quelques heures à une course 100% héraultaise (langue bleue oblige) et il faut reconnaître que le concours a tenu la route même s'il a manqué d'intensité. La bonne surprise est venue du dernier, le jeune Sparagus d'Anne et Yves Janin qui remplaçait au pied levé Voltigeur de Vitou, blessé le matin même.
Et c'est devant une bonne demi-arène que la capelado se déroulait avec la pena La Gardounenque pour faire monter l'ambiance, les toujours superbes Arlésiennes du Velout pescalune, les tambourinaïres de l'Estang de l'Or, les gardians de la manade Vitou. A l'appel du président Jacques Valentin se présentaient Allouani, Jockin, Noguera, Outarka, Schuller, Gros, Brohan (sort au 2e) à droite ; Martin-Cocher, Oleskevich, Ouffe à gauche ; tourneurs Benzegh, Zerti, Tourki, Mata, Fernandez.

De ce concours de manades ressortent le sérieux Azérac (Paulin-Niquet) et le jeune Sparagus. A 5 ans, le cocardier des Janin a séduit par son envie d’en découdre. Si Allouani mène les débats, Jockin et Noguera se mesurent toujours pour la 1re place du Trophée des Raseteurs, Ouffe fait plaisir, Schuller et Oleskevich par moments, Outarka sur la fin.
Le Trophée Albert-Dubout remis avec un beau décorum va à Allouani (48 points, sur les deux courses); meilleur taureau de la saison, Rodin des Baumelles (course du 4 mai). Meilleur de la finale: Sparagus de la manade Anne et Yves Janin. Et le président de course de terminer par les remerciements d'usage avec une dédicace particulière aux manadiers Janin et au public, ce qui fut très apprécié.
Gévaudan (Rouquette).- Il slalome entre les hommes et se fait raseter à la traverse livrant une bonne série. Puis, du centre, il contrôle et attend le raset engagé pour débouler. Ouffe, Allouani, Oleskevich le défient pour des poursuites serrées mais le quart d’heure est longuet.
Chanéac (Chaballier).- Mobile, il ne refuse rien et se livre dans de belles séries. Gros s’aventure et est obligé de se coucher. Chanéac change de terrain opportunément et défend sa 2e ficelle bravement pour 8 minutes agréables. 3 Carmen et retour.
Bolero (Lafon).- Très sollicité, il met tout son cœur à répondre. Les jeunes (Gros, Schuller, Oleskevich) s’enhardissent pour quelques poursuites serrées, Ouffe lui offre de belles longueurs et s’octroie ses deux ficelles. 11 minutes, 2 Carmen et retour.
Azérac (Paulin-Niquet).- Placé, il s’envoie fort et oblige Allouani à lâcher la trajectoire. Fait le tri des cites et enferme sévèrement (Schuller, Noguera). Présent jusqu’aux planches, il se cabre après Gros et se montre dangereux sur Outarka, Oleskevich. Sérieux, il rentre ses ficelles. 6 Carmen et retour.
Fallone (Janin).- Toujours le long des planches, c’est un bon partenaire, même si à 7 ans, il est parfois naïf. Sans refus, il se montre dangereux en finition comme après Schuller où il passe la corne. 8 minutes, 1 Carmen ainsi qu’au retour.
Caïman (Margé).- Il ne se fixe jamais et son quart d’heure reste brouillon malgré quelques belles conclusions sur Allouani (2), Outarka (3). Les ficelles rentrent en musique.
Sparagus (Janin, hp).- Remplace Voltigeur de Vitou, blessé. Il a fière allure du haut de ses 5 ans, du sang, de la vitesse et du placement. Les blancs ne se bousculent pas. Allouani se lance, il est obligé de rompre, Outarka traverse la piste plein pot, Ouffe et encore Outarka sont anticipés. Sparagus rentre un gland et ses ficelles, porteur de grands espoirs pour sa devise. Des Carmen.
Martine ALIAGA
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SPARAGUS un sacré espoir...
Photos (Archives) Luc PERO


JUBILÉ GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières

CAPELADO DE L'AMITIÉ POUR CHRISTIAN

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12cee2c5902c20777b021bb976148e8d.jpgLe temps d’une dernière capelado, celui qui quitte l’arène doit certainement repenser à toute sa carrière. Pas facile de se dire que c’est la dernière fois. Alors pour que ce soit une fête et un bon souvenir, hier, à Sommières, une quarantaine de tenues blanches a entouré Christian Garrido pour ses derniers rasets : des anciens raseteurs, des justes retraités devenus tourneurs, des "As" et "Avenir" actuels, des jeunes… et les trois tourneurs de Christian, Denis Labrousse, Noël Daniele et Obi Ménargues.
3e3ddd652b9c8a7b82a1f5309f35c1f0.jpgEt dès les deux premiers taureaux emboulés, la complicité, la bonne humeur, le plaisir de raseter et d’être ensemble ont gagné piste et gradins. Il faut dire qu’au micro, Philip Chabanon ayant repris du service pour l’occasion, ne s’est pas privé de faire "monter la sauce". Pour les ex-raseteurs, si les gestes et l’envie n’ont pas fait défaut, les jambes en revanche… Puis les As et Avenir ont raseté dans l’esprit sous les présidences de Marc Moucadel et de Jean-Luc Herleman. Les manadiers ont joué le jeu en menant des taureaux de bonne volonté (emboulés du Brestalou et de Cuillé ; Marius de Chauvet et Tonen de Fabre-Mailhan ; Gabian de Nicollin, Tonnelier de Lautier, Iris de Ribaud et Souchet de Cuillé).
839cd62085d84bc6cf9f6d5d422aa82f.jpgAutre retraité, Veneur du Brestalou faisait à son tour sa despedida et recevait le Carmen et les applaudissements en hommage. Caché derrière ses lunettes, Henri Gibert  ne voulait  rien laisser voir de ses sentiments, mais...

Quant à Christian, si pompons et ficelles ont une dernière fois garni son crochet, c’est la voix étranglée d’émotion qu’il a remercié raseteurs, manadiers, organisateurs et public. Pas si simple de tirer un trait.

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"LE" dernier raset de Christian Garrido sur Souchet de Cuillé

Texte et photos Martine ALIAGA
* Voir d'autres photos sur le site benjibiou.midiblogs.com

 

27/09/2008

MOURIES *AS*

Dimanche 21 septembre: finale du Trophée des Olives Vertes

 

 UNE 36e FINALE BIEN HUILEE
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Marquier et Co Blanco s’imposent dans une finale homogène rehaussée par un estrambord et un folklore pétillants.

adfaf0025d1c0b2aaa883c57bd10dc60.jpgLe CT mouriésen fait le plein pour ce trophée réputé. A la capelado, défilent sous la présidence de Philippe Gibert : à droite, Auzolle, Marquier, Moutet, Sabatier; à gauche A Bénafitou, Martin Cocher, Ouffe, Poujol (tourneurs: T Dengerma, Fouque, Kherfouche, Lebrun, Zerti).

Un folklore extraordinaire, rythmé et enjoué sous le crépitement nourri des applaudissements et une ambiance garantie avec La Gardounenque avant de déguster cette 36e finale des Olives Vertes d’un bon millésime qui récolte d’ailleurs un Carmen général.
fe500cb7d73fad9ae70c259ff90a8c3f.jpgChez les hommes les gauchers Poujol, Ouffe et Martin Cocher tirent la course. A droite, Auzolle est efficace, Moutet (très appliqué) et Marquier (travailleur) sont peu en réussite. Sabatier diminué physiquement et Benafitou sont effacés.
Côté cocardiers, Espéloufi est un super premier, Marcellin est généreux, Co Blanco sérieux et dangereux, Picasso volontaire et Raïmana fougueux.
Il fallait s’y attendre, il pleut des rasets sur ESPELOUFI (Fabre-Mailhan) qui honore tout et donne le change de fort belle manière aux ficelles quand les hommes posent la main. Un combat monumental quelque peu terni par les tourneurs. Il gagne le cœur du public et garde ses ficelles. 5 Carmen et rentrée.
Pas toujours bien placé, le véloce APIS (Brestalou) déboule à grande vitesse, se jette bien mais au fil des minutes a du mal à terminer ses poursuites. Il brille grâce à Moutet mais c’est Auzolle qui lève les ficelles une minute avant le terme. 4 Carmen et retour.
Nonchalant ou souvent à la recherche de la faute, SEVERO (Ribaud) porte le poids des ans qui influe sur son moral. La bagarre et la générosité de la présidence aux ficelles lui redonne du tonus surtout quand on le force comme Moutet à plusieurs reprises. 4 Carmen et rentrée avec une ficelle.
Le coup de revers de MARCELLIN (Joncas) crée la difficulté. Généreux dans l’effort, il pousse de plus en plus ses poursuites mais manque un poil de finition. Il conserve une ficelle en musique jouée 4 fois.
Spectaculaire, CO BLANCO (Lautier) crée le danger sur les gauchers avec des actions criminelles aux planches et deux envolées sur Poujol et Ouffe. Un coriace qui sait jouer des cornes et si à droite il est plus abordable il s’avère le plus sérieux. 8 Carmen dont rentrée.
Rapide, PICASSO (Chauvet) donne sa tête facilement mais ne néglige pas les arrivées aux planches. Il manque de pression aux ficelles et les conservera. Son final est plein de brio car il termine par deux actions d’affilé sur Ouffe et Moutet avec des applaudissements nourris. 7 Carmen et retour.
Brute épaisse et démolisseur de planches, RAIMANA (Lagarde) offre sa tête sur les rasets mais finit de façon spectaculaire quand on le laisse se lancer tel un bulldozer. Un cogneur un peu lourdaud mais tellement généreux dans l’effort qu’il garde une ficelle. 2 Carmen et rentrée.

Texte et Photos Eric AUPHAN

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CO-BLANCO
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CO-BLANCO de Lautier
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MARCELIN du Joncas
LE PALMARES
*********

1er Marquier 82 pts, 2.Sabatier 63 pts, 3. Auzolle 55 pts. 4. Martin-Cocher, 39 pts.
Meilleur taureau : Co Blanco manade Lautier.

26/09/2008

FIEVRE CATARRHALE

25 septembre

Les affaires des courses camarguaises pour la fin de saison ne s'arrangent pas. Depuis hier, les mesures pour lutter contre la propagation de l'épizootie de fièvre catarrhale se font draconniennes. En effet : les mouvements de bovins sont soumis à une réglementation encore plus stricte. A savoir, les taureaux des manades héraultaises ne doivent en aucun cas sortir du département. Ceux du Gard et des Bouches-du-Rhône ne peuvent venir dans l'Hérault. De ce fait, les courses de Vendargues et Palavas, dimanche 28 septembre, n'accueillent que des cocardiers héraultais. Mais quid de la fin de la temporada ? 

 Informations complémentaires et détaillées sur le site ffcc.info.

26 septembre

 Ce week-end, donc, aucun cocardier d'une manade héraultaise ne court ailleurs que dans l'Hérault et inversement, les pistes gardoises et provençales n'accueillent que des taureaux du Gard et des Bouches-du-Rhône.  Une erreur s'est malencontreusement glissée dans la grille des courses (page Midi Libre Courses camarguaises du 26) : à Montfrin, le cocardier FORAIN est annoncé à la manade Janin, alors qu'il appartient à la manade du Pantai. Les aficionados auront bien sûr rectifié d'office.

Martine ALIAGA

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol

 

23/09/2008

GRAINES DE RASETEURS

Samedi 20 septembre
L'ECLOSION DE GRAINES DE BOUVINE
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Les vainqueurs Florian Coulomb et le biou de Chapelle

 
4ae456e07e1d3e60bf7bec62da82b8f9.jpgCréé sous l’impulsion de Laurent Geslin (maire de Mas Blanc des Alpilles et ancien raseteur), Michel Giovanetti (adjoint à la mairie de St Rémy de Provence et président du comité des fêtes) et Laurent Michel (comité des fêtes) les graines de bouvine ont pour enjeu de découvrir des jeunes talents aussi bien du côté des taureaux que des jeunes raseteurs. Cette compétition a connu une belle reconnaissance pour sa première édition.  Il faut dire que la Communauté des Communes de la Vallée des Baux Alpilles en partenariat avec la FFCC a mis tous les ingrédients pour séduire. Six courses de sélection gratuites et ce samedi 20 septembre la finale qui regroupe les six meilleures graines de cocardiers et les huit meilleures graines de raseteurs qui ont offert aux quelques trois cent spectateurs un bouquet final parfumé et coloré. Chez les jeunes, Florian Coulomb, stylé et efficace, remporte le 1er prix, Benjamin Sabot, auteur des actions les plus spectaculaires le second. Ils sont secondés par David Auphan, Frédéric Boyer, Florian Hernandez, Thomas Roig, Mehdi Anane et Sofiane Rassir (obligé de quitter trop tôt ses partenaires mais remplacé par Bordat). Chez les cocardiers, le n° 211 de Chapelle Albert (4e) remporte les suffrages suivi de près par le n° 218 de Gérard Agu (2e). Tous deux s’avèrent spectaculaires et vaillants à la fois. Avec deux ans de plus le Agu est très sérieux. Le Chapelle volontaire ne lâche rien.
8ff8f569ccfc9273acbd6483193354ce.jpgPremier, le Allard (n° 211) chauffe les hommes. Second, le Agu (n° 218) élargit le cercle et effectue un festival d’actions. Troisième ,le Richebois (n° 428) a du placement, un bon engagement dans le raset mais manque un peu de finition. Quatrième, on tarde à entreprendre le Chapelle (n° 403) puis les séries s’enchainent, les coups de barrière aussi pour un final très intéressant. Cinquième, le Gillet (n° 443) est plein de fougue et saute souvent mais quand il se canalise il offre neuf minutes vaillantes sous l’impulsion des jeunes. Pour terminer, Facteur de La Galère (n° 917) va crescendo avec des tampons dignes d’une course de gala dont un éblouissant après Sabot. Le final qu’il fallait avec le courage des jeunes raseteurs.
Il ne restait plus qu’a se rendre ans la salle Jean-Macé pour lever le verre de l’amitié lors de la remise des prix orchestrée par Hervé Chérubini premier magistrat de la commune accompagné des élus voisins et de Gérard Barbeyrac représentant de la Fédération Française de la Course Camarguaise. Pour la pérennité de cette toute jeune compétition.
Texte et photos Eric AUPHAN
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21/09/2008

LE GRAU-DU-ROI * Avenir*

Dimanche 21 septembre
LAURIER LA SAVEUR EN PLUS
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265cab2cc0f8297c9e614b7eb260fb6e.jpgJockin, Noguera, Schuller à droite ; N. Benafitou, Errik, Oleskevich à gauche ; et Bouchité, Fernandez, Mata, Tourki se présentent à la capelado, sous la présidence de Jacques Valentin.
Encore une belle entrée, un bon concours de manades, le navire graulen a décidément le vent en poupe. Janeiro, très attendu, n’a pu montrer son véritable caractère,  aucun raset ne lui a été proposé.
C'est presque devenu une habitude, de voir dans les gradins le demi de mêlèe de l'équipe de France et du Rugby Club Montpelliérain Julien THOMAS. Aprés Grégory COUPET, Jean CASTANEDA, Kader FERRAHOUI, Laurent CASTRO... c'est une présence bien sympathique dans nos tribunes.
Goliath
(Lou Pantaï).- Un bon premier, sérieux, qui change intelligemment de terrain pour protéger au maximum ses pompons. Quelques ripostes vives et dangereuses déclenchent le disque. Rentre une ficelle.
Augias (L’Argentière).- Il faut attendre l’attaque des ficelles pour que l’on puisse apprécier ses qualités cocardières. S’il se place bien, il sait aussi se dégager pour ne pas se laisser submerger. Certes, des absences, mais il rentre ses ficelles.
Khéops (Le Joncas).- Il paraît très facile le temps des principaux attributs. Puis, il élargit le cercle mais se prête volontiers au jeu des séries. Petit à petit, il se rend maître de la piste et rentre une ficelle. 3 Carmen.
Ramier (Siméon).- Beaucoup de sang chez ce taureau qui manque de travail aux ficelles et de ce fait ne trouve pas sa place. Errik imprudemment engagé traverse la piste avec le biòu mais avant la barrière,  le taureau lui inflige un coup de corne. Volontaire, Ramier se livre brillamment dans des enchaînements et récolte plusieurs Carmen.
Laurier (Ribaud).- Capable du meilleur avec des belles poursuites conclues dangereusement, la pression insuffisante ne lui donne que peu de chances de briller dans un premier temps. Puis, sous l’impulsion de Nabil Benafitou qui le provoque avantageusement,  la course du taureau va crescendo. Il rentre ses ficelles, après avoir entendu de nombreux Carmen.
Gaillardet (Saumade).- Craint, il n’est abordé qu’avec parcimonie et ne peut mettre en relief ses qualités barricadières. Malgré ce, il tape sur Schuller, Outarka, et traverse les bois après Schuller. Trois Carmen et ses ficelles au retour.
9895ec8307c2550e390ccfb11d7fc9cd.jpgJaneiro (Ricard, hp).- Rapide comme l’éclair et agile comme une panthère, il terrifie les tenues blanches. Ainsi, il ne reçoit aucun cite et peut rentrer fièrement en musique, sa cocarde primée à 800 euros. Sa réputation n’en est que renforcée, à quand la prochaine sortie.

Texte et Photos Luc PERO
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GAILLARDET sur Schuller

VALLABREGUES * AVENIR*

Samedi 20 septembre : finale du Souvenir Jeannot-Cambi

CABALLERO S'IMPOSE ET GAGNE

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CABALLERO le plus sérieux du concours

9fa26349710a9136d62e530cbf88660e.jpgLe CT Lou Vincen a soigné la capelado et la remise des prix pour cette finale du Souvenir Jeannot-Cambi. A l'appel de Georges Garcin, président de course, défilent à droite Maurel (sort à l'entracte, blessure à la main), Guyon, Biscarrat ; à gauche Sabde (sort après le 5 e , coup au tibia), Ibanez, Lafare, Thierry, Four et les tourneurs Rouveyrolles, Patou, Jorquera, Lizon. 
Tous les taureaux font le quart-d'heure et rentrent en musique. Et si les blancs confondent vitesse et précipitation au premier, Vivario, la rigueur et le placement des trois suivants Caballero, Rubis, Vidocq les obligent à plus de réflexion. Lillet (6 e ), craint, ne bénéficiera que de deux rasets. L'ensemble, avec les barricadiers   Macao et Colvert, reste intéressant.

Vivario (Saint-Antoine).- Disponible et volontaire, il se livre dans des séries plus abouties sur les droitiers, 5 Carmen. Une pause lui est accordée à la 10 e . A la reprise, Guyon s'engage et se fait déchirer le pantalon.   Moins participatif sur la fin, il sauve une ficelle.
Caballero (Guillierme).- Par deux enfermées sur Guyon, d'entrée il annonce la couleur. Gérant au mieux l'espace et ses temps de récupération, il tient les hommes en respect par ses offensives conclues au ras des planches comme sur Guyon dont il fauche le pied. Termine comme il avait commencé en se jetant méchamment après Biscarrat, puis en l'enfermant sèchement. Ficelles au toril. 6 Carmen.
Rubis (Lou Pantai). – Il ne met que quelques secondes pour se placer. De là, il faut s'engager, alors la riposte est sèche et sévère accompagnée d'un coup de tête où les cornes (petites mais dangereuses) jouent les faucilles. Rapide il garde son 2 e gland jusqu'à la 12 e . Les ficelles rentrent.

Vidocq (Lautier).- Toujours le long des planches, c'est par de vives réactions (sur Four, Sabde, Biscarrat) qu'il défend 581d31f2e9010ebf42a00120c0474a2b.jpgses attributs. A mi-course, calé, les hommes lui servent de beaux rasets courts (Four, Sabde, Guyon) qui déclenchent sa charge. Un bon cocardier qui garde une ficelle avec 6 Carmen.
Toujours au trot, Macao (La Galère) se dresse pour peu que l'homme s'engage et reste avec lui. Il se chauffe, et enchaîne de gros coups aux planches (Biscarrat, Four, Sabde). Après une minute de repos, il termine fort sur Sabde et Biscarrat. Une ficelle à la maison, 10 Carmen.
Lillet (Ricard).- Craint pour sa vitesse et ses envolées soudaines, Lillet est admiré de loin. Alors, il chasse, saute, attend et re-saute.   Guyon est le seul à essayer (12 e et 14 e ). C'est tout !
Colvert (Didelot, hp).- Il se donne franchement dans des poursuites rapides et tape à l'arrivée jusqu'à basculer après Biscarrat. 4 Carmen et une ficelle sauvée.

Martine ALIAGA

Les prix: sur la saison, Bastien Four et Verdaoù d'Allard ; pour la finale, Rémi Guyon et Caballero de Guillierme.

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MACAO le barricadier du jour
Photos Luc PERO