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13/10/2008

FINALE DU TROPHEE DES AS (2)

 

 

Dimanche 12 octobre

 

CARMEN POUR UNE SPLENDIDE FINALE !

YVANTETE.jpg

 

3 1ER.jpgSi le week-end dernier (finale Avenir et Raseteurs) nous avait laissés un peu amers, les As ont mis un baume sur nos déceptions. Temps idéal, arène pleine, capelado poétiquement réussie, cocardiers enthousiasmants et raseteurs au comportement impeccable. Quand les blancs mouillent le maillot pour le public, alors que c'est beau la course camarguaise. Allouani peut savourer son 8e Trophée des As, c'est amplement mérité, Camarina entre dans la légende avec son 3e Bióu d'Or et la phrase de Maryse Chauvet "La Camargue c'est la Provence et aussi le Languedoc" devrait être gravée au fronton de toutes les arènes.

DEFIL.jpgSi Camarina et Allouani font les titres, il faut absolument citer TOUS les autres raseteurs - en premier lieu Poujol, Auzolle, Villard -  et TOUS les cocardiers qui ont contribué à cette réussite au sein d'une organisation sans faille. La finale du Trophée des As du Trophée Midi Libre – La Provence est bien la vitrine de la course camarguaise ! Entre 12 000 et 14 000 spectateurs le prouvent.

Quelques sifflets et quelques gestes déplacés ont tout de même entaché l'après-midi. Ils sont venus des gradins pour l'attribution d'une ficelle. A croire que quand tout va bien, certains cherchent à tout prix un grain de sable pour éructer, se défouler… violemment, grossièrement... Mauvaise foi quand tu les tiens ! C'est tellement facile noyé dans la foule.

 

LA COURSE

Allouani, Poujol, Auzolle, Villard sont à encenser, Jourdan, Ouffe, Marquier, A.Benafitou, Sabatier, Outarka, Moutet, Martin-Cocher et les tourneurs Benzegh, T. Garrido, Fouque, Zerti, T. Dengerma ont contribué avec plus ou moins de réussite mais ils n'ont jamais entravé le beau travail entrepris par les leaders. Certains ont payé de leur personne : Sabatier (pas remis d'une fracture à l'orteil quitte vite la piste), Benafitou (après s'être fait piétiner par Andalou, obligé de sortir), Outarka (victime d'une mauvaise chute en contre piste, sort au 5e), Poujol (malmené par Camarina) mais qui tient bon jusqu'à la fin…

CANDELO.jpgCANDELO (Guillierme, 1er).- Candelo, il lui faut du "charbon" pour se révéler. Eh oui, certains cocardiers recherchent le combat. En ce jour, malgré les cinq premières minutes guerrières, la bonne entente en piste ne le sert pas, alors il alterne les refus et les gros coup de tête. Rentre ses ficelles.

VIDUORLEN.jpgVIDOURLEN (Mermoux, 2e).- Mobile, attentif, il occupe tout l'espace. Sans refus, ses poursuites il les conclut dangereusement cabré la corne prête à frapper. Se ménage quelques respirations, pour terminer en fauchant le pied d'Allouani au ras des planches. Sérieux. Ficelles au toril. Pas de Carmen (?) au retour.

ANDALOU.jpgANDALOU (Espelly-Blanc, 3e).- Cocardièrement placé, il tient les blancs en respect. Fait le tri des rasets, ses enfermées brutales sont un régal. Allouani, Auzolle, Villard, Poujol, Ouffe, chacun à leur tour, se font sèchement éconduire. Les ficelles à la maison. Des Carmen pour son superbe quart-d'heure.

CAMARINA.jpgCAMARINA (Chauvet).- Un peu de flottement les premières minutes mais il surveille et tire sur tout ce qui bouge passant systématiquement la corne après ceux qui le défient. Petit à petit, monte en puissance, et les hommes, portés par le public, lui servent le meilleur. Poujol fait un festival et embarque Camarina à ses trousses jusqu'à se retrouver avec lui en contre piste dans une énorme envolée. Emotion… Des hématomes mais pas de coups de corne… Ouf ! Mais décidément Hadrien veut marquer cette finale, il repart à la conquête des ficelles de Camarina. Elles resteront inaccessibles ! Ovation et concert de Bizet.

YVAN.jpgPasser après le Bióu d'Or, tâche ô combien difficile, mais YVAN (Le Pantaï) a de la ressource. Démonstration : au début, par ses déplacements il permet quelques mauvais rasets. Mais avec une volonté terrible, Yvan se chauffe, monte en puissance, alors ses répliques sont de plus en plus serrées et ses enfermées magistrales. Moutet, Villard, Outarka (jusqu'à sa blessure) se font dangereusement raccompagner. Ficelles à la maison. Bravo taureau ! Le (l'un des) meilleur(s) du jour.

RODIN.jpgRODIN (Les Baumelles).- Sous la présidence, il livre de belles séries où il affirme sa puissance. Les hommes marquent un peu le pas, ils commencent à payer leur débauche d'énergie. Alors Allouani prend les choses en main, et sert au magnifique cocardier, un caviar d'anthologie. C'est magnifique et ça marque les esprits, le prix de la journée est à la clef. Treize belles minutes pour Rodin et bien sûr la musique.

RENOIR.jpgRENOIR (Cuillé).- Un peu amaigri, le bombardier de Générac attaque en se dressant de toutes ses forces après Auzolle, catapultant Poujol, Jourdan, Moutet… Il ne semble pas dans une forme exceptionnelle (plus dominateur et agressif au Grau-du-Roi), pourtant ses coups de barrière sont d'une puissance et d'une violence rares. Tellement engagés (sur Villard) qu'il va malheureusement se blesser et quitter la piste à la neuvième minute. Il n'a que 8 ans, espérons que cet exceptionnel  barricadier retrouvera vite tout son mordant.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

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