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30/10/2008

LES SAINTES MARIES DE LA MER

Mercredi 29 octobre: finale des courses de tau Marcel-Mailhan

LE PUBLIC ET LE FROID


SAUMADE-Oufdil.jpg
Les vainqueurs, le n° 513 de Saumade et Hicham Oufdil

La plus grande réussite du Parc régional de Camargue est d'avoir fait de la finale des tau, le rendez-vous incontournable de l'arrière-saison. Mercredi, aux Saintes, les arènes sont pleines malgré le froid, malgré le peu d'intérêt des courses de sélection précédentes, malgré l'entrée payante (8 euros). Tant mieux ! Cela prouve que le plaisir de se rencontrer entre gens de bouvine prime parfois sur la qualité des taureaux présentés. On sait ce que l'on va voir aux Saintes... des tau aux comportements totalement imprévisible, des jeunes raseteurs au talent encore esquissés et surtout des acteurs de la course camarguaise (manadiers, raseteurs, organisateurs)... et des copains avec qui tchatcher. Tous les ingrédients étaient réunis pour cette finale et même si les taureaux ne "cassaient pas trois pattes à un canard" avec des tau très "sages",  le Parc pouvait être satisfait de l'après-midi.
Au final, on retient l'exemplaire de L'Occitane (3e) pour son physique et son comportement les plus adéquats aux critères demandés à un tau ; celui de La Salériène (5e) qui a apporté un peu de difficulté ; le Saumade (6e) agressif au début puis séries bien enchaînées ; le Raynaud (4e) très vif au départ et quelques actions où il met la corne ; La Galère (1er), brave et qui permet de beaux gestes ; L'Ilon (2e) un peu distrait mais quelques poursuites appuyées ; Richebois (7e), brave pour des séries et le Chauvet (8e) peu intéressant.
Les jeunes raseteurs (Oufdil, Sanchis, Imbert à droite,;Aliaga, Alarcon, Sanchez à gauche) se sont montrés appliqués. Oufdil ressort, une fois de plus de l'ensemble, par sa maîtrise, son calme, et l'attention qu'il porte à bien placer son crochet. Les autres, par moments, expriment de belles qualités.
Martine ALIAGA

Les prix de la finale
Meilleur tau : Saumade; 2. Occitane; 3. Raynaud.
Raseteurs : 1. Marc Sanchez; 2. Imbert; 3. Sanchis
(Oufdil, déjà récompensé du prix du meilleur raseteur
sur toutes les courses étant hors concours)

28/10/2008

LE CAILAR

TROIS CLUBS TAURINS
PER LA GLORI DI SENGLIÉ

Lou Senglié4.jpg

75 ans après sa mort (22 octobre 1933), l’emblématique cocardier de Fernand Granon réunit sur sa stèle ses fidèles. Inoubliable taureau dont trois clubs taurins portent le nom : Lou Sanglier du Cailar, Le Sanglier de Baillargues, Lou Senglié de Frontignan.
Lou Senglié3.jpgEt ce n’est pas la vilaine météo qui devait dissuader ces passionnés réunis devant le tombeau, positionné au rond-point d’entrée au Cailar, pour déposer une gerbe, déclamer un poème et se recueillir.
En tête les trois présidents des clubs taurins, Bernard Calatayud de Baillargues, Jean-François André de Frontignan et Frédéric Floutier du Cailar qui ont aussi accueilli sur place le manadier Jean Lafont, représentant la devise rouge et verte.
Trois clubs taurins pour perpétuer la gloire du Sanglier et entretenir le culte d’un taureau qui a marqué à jamais les esprits.
L'occasion d'évoquer l'histoire d'un taureau devenu une icône...



POUR LE SANGLIER LE PREMIER CARMEN FUT JOUÉ

Le 22 octobre 1933, la dépouille du Sanglier enveloppée dans une paire de draps neufs, tirée par le cheval Pompon, traversait Le Cailar pour être ensevelie à son entrée. Sur un passage de grande affluence, comme le voulait Fernand Granon, le manadier. Pour que Le Sanglier soit honoré du plus grand nombre. Tant sa carrière et sa vie avaient suscité transports de foule et inspiré les chroniqueurs. Car Le Sanglier n’était pas qu’un taureau… Non ! Il fut – il est encore – LE taureau, le Dieu taureau. Quelle est la part de légende et de réalité? Qu’importe! S’il fut sacré roi en ces années entre deux guerres, c’est qu’il touchait les cœurs, forçait l’admiration et engendrait fierté et joie.
L’histoire ou plutôt les histoires sur Le Sanglier sont multiples, dithyrambiques, romantiques, passionnées.
Sa naissance: trouvé par le gardian Chabalet, le 15 mai 1916, dans le bois des Rièges (en Camargue), près d’une portée de marcassins, d’où son nom. Sa carrière : une soixantaine de courses, des spectateurs exaltés par milliers; un raseteur, Julien Rey, qui trouve la gloire en affrontant ce terrible taureau. Son manadier: Fernand Granon, passionné par son taureau et fervent amateur de bel canto. Un jour particulièrement glorieux pour Le Sanglier, il lui fit jouer en piste un air d’opéra. C’était le fameux Air du toréador de l'opéra Carmen de Bizet qui rythme toujours les courses actuelles. Sa vie au Cailar: blessé en 1921 par un de ses congénères, Le Sanglier fut soigné dans la remise de la maison de Granon, il y restera jouissant d’un traitement de faveur de la part d’Anna, la maman de Fernand.
René Couderc, maréchal-ferrant au Cailar, tout comme son père, raconte: "Je suis un privilégié. J’étais enfant et mon père avait coutume d’aller chercher les chevaux à ferrer chez les propriétaires. Dans la remise des Granon, j’ai donc vu Le Sanglier manger dans le tablier d’Anna". Les jours de course, les cocardiers une fois triés, restaient dans la grange jusqu’à l’embarquement dans le char tiré par les chevaux. "Avec les autres enfants, se souvient René, on venait regarder et se faire peur. C’est que ce n’était pas simple. Et imaginez l’épopée quand ils allaient courir à Beaucaire. A 5 km à l’heure, il fallait la nuit".
La maison de Granon n’a pas beaucoup changé. La fille de Noellie qui a soigné Fernand jusqu’à sa mort, conserve le seden du manadier et les photos trônent en bonne place. Dans la remise de la maison aux volets verts, le tonneau d’avoine du Sanglier est là, les rateliers à fourrage et les auges accrochés aux pierres; la place de Pompon est délimitée. Dans la pénombre, le moindre bruit fait délicieusement tressaillir. L’esprit du Sanglier, sûrement! Tellement présent...

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

27/10/2008

VENDARGUES : LA MULETA CLOTURE

Dimanche 26 octobre

"LE TEMPS DE GITAN" :
UN FILM DE QUINZE MINUTES AVEC FREDDY SABDE

 GITAN.jpg
GITAN de Mermoux retrouvé....

Un peu d'amertume de la part du CT La Muleta obligé de passer à la trappe son traditionnel Trophée des Vignerons pour un manque de salle de réception (...) et les problèmes de circulation de taureaux liés à la langue bleue. Malgré ce, la course proposée 100% héraultaise n'a pas manqué d'intérêt, le public est au rendez-vous (pratiquement plein) et même le soleil s'est mis de la partie.

A la capelado défilent, sous les ordres de Marc Moucadel, président, Moutet, Jourdan, Guyon, Rey à droite, Poujol, Sabde à gauche, tourneurs : T. Dengerma, Baccou, Lizon.
Jocas (Saint-Gabriel) fait un honnête premier; le jeune tau de Boch (5e), Felibre, donne six minutes agréables compte tenu de son âge (6 ans) ; Satix (Margé,6e) manque d'un travail régulier pour donner le meilleur sans quoi il saute allégrement les barrières; le N.511 (7e) des Termes découvrait la course camarguaise et petit à petit s'est mis au travail.

Azérac (Paulin-Niquet, 2e) crée la première difficulté. Bien positionné, il sort en force sur les cites avec un bel esprit belliqueux qui le fait finir dangereusement au ras des planches. Trés sérieux, il fait la sélection. Sabde et Moutet sont aux avant-postes. Les ficelles au toril.

VITOU.jpgPour Voltigeur de Vitou (3e) c'était la der avant la retraite. Un taureau emblème de sa manade et dont la carrière retracée par Cyril Daniel a rappelé bien des moments forts aux amateurs de la devise noir blanc rouge. Un barricadier généreux qui a 13 ans a mérité le repos.
Les blancs le rasètent au mieux, avec respect, et l'emmenent plusieurs fois aux planches. Merci Poujol, Sabde !

GITAN 2.jpgGitan (Mermoux, 4e).- Malade (eh oui ça arrive aussi aux taureaux) pour la finale du Trophée de l'Avenir à Palavas, il n'avait pas eu son comportement habituel. Hier, à Vendargues, il a pris une belle revanche. Attentif, rapide dans ses interventions, dangereux, le cocardier de Mermoux a imposé sa loi. Aux droitiers, à qui, par quelques pas de côté, il ferme la porte ; aux gauchers, sur lesquels il s'engage à fond. Les seuls à essayer de contourner l'obstacle, Moutet et Sabde font passer des frissons dans les gradins. Sabde surtout, qui au prix d'engagements héroïques, frôle la correctionnelle à plusieurs reprises. Et le public se régale de rasets calculés, honnêtes, engagés où le raseteur se met en danger pour la seule passion du corps à corps avec l'animal. Pas de points, peu d'argent, mais Freddy gagne l'admiration et le respect du public et certainement, une belle confiance en lui. Gitan, lui, confirme son rang, et gagne... le sourire retrouvé de Jean-Marie Mermoux.

Martine ALIAGA

GITAN 3.jpg
Photos Luc PERO

 

 

CABANNES : 21e COUPE DES PETITS MANADIERS

Dimanche 26 octobre

GASPARD ET ORGANDI
ROIS DE LA PISTE

Gaspard.jpg
GASPARD de Richebois

 

Remise.jpgLorsque les Arlésiennes des Ricoulettes de Cabannes forment une haie pour la capelado les gradins sont copieusement garnis. A l’appel de Jacky Faure se présentent Biscarrat, Grammatico, Moine, Savajano et Violet à droite. Jean Chanat, Four et Tortel à gauche accompagnés des tourneurs Euzéby, Dunan, Jorquéra et Ranc.  Gaspard (73 points) remporte la 21e coupe des petits manadiers devant Organdi (71) mais l’ordre aurait pu être inversé.  Moine qui fait une fin de saison fulgurante s’offre le prix du meilleur animateur juste sur le fil devant Four tout aussi travailleur. Ils sont les deux locomotives de la course. Grammatico et Savajano s’illustrent aussi par moments. Tous les cocardiers reçoivent Carmen au retour mais les deux primés sont vraiment au dessus tandis qu’Oscar fait une belle entrée à ce niveau. Les autres sont au dessous de leur valeur. Albert Chapelle reçoit un prix coup de cœur sur la saison écoulée.
ORGANDI (Plo) ne fait pas dans la dentelle et défend son terrain bec et ongles face a des hommes décidés et adroits. Un combat très tactique et passionnant. Une ficelle au toril et 5 Carmen.
Craint, PETRAS (L’Ilon) ne se laisse pas manœuvrer et enferme sévèrement les blancs qui s’expriment moins. Il est vrai qu’il semble chercher la faute que commet Jean Chanat qui traverse la piste en catastrophe. De ce fait, il conserve ses ficelles. 4 Carmen.
Le vainqueur 2007, VANNIER (Les Baumelles) se donne avec franchise pendant six minutes trente. Il est volontaire mais ne peut enrayer la marée blanche. 2 Carmen.
Inconnu des pistes, OSCAR (Rousseau) se chauffe au fil des rasets jusqu’à sauter après Four. Des arrivées toniques pour un jeune cocardier plein de ressources morales et généreux dans l’effort. 3 Carmen et une marge de progression évidente.
Gaspard 1.jpgDifficile d’aborder ce GASPARD de (Richebois) ►  qui conserve longtemps ses attributs. Lorsqu’il s’engage ses cornes sont un danger aux planches. Demandez à Jean Chanat bousculé à l’arrivée mais avec le second gland dans le crochet. Dominateur il conserve ses ficelles après un combat rude pour les hommes. 5 Carmen.
Volontaire, SABATOUN (Caillan) manque de concentration et n’a qu’une ficelle à défendre. 2 Carmen en six minutes trente plaisantes.
Tonitruant au départ, BELEU (La Galère) prend tout et passe le mourre mais aux ficelles il se réserve trop et les conserve. 4 Carmen.
MAMBO (Les Corrèges) ne semble pas dans un bon jour et les hommes ne font rien pour l’emmener aux planches sauf en quatre occasions après Four (2), Moine et un saut après Grammatico le tout en huit minutes. 2 Carmen.

Texte et Photos Eric AUPHAN

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ORGANDI de Plo
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BELEÙ de La Galère

MEJANES : STARS DE DEMAIN, LA PISTE AUX ETOILES

Samedi 25 octobre

UNE 5e EDITION GENERATRICE DE SATISFACTIONS
GRACE A L'ENGOUEMENT DE LA JEUNESSE ET DU PUBLIC

 

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Stars de demain 020.jpgDepuis cinq ans une bonne étoile veille sur Méjanes rendez-vous de fin de saison pour 250 élèves des 14 écoles taurines de la Camargue réunis conjointement par Henri Itier, président de la FFCC, et Dominique Peyron, président de l’Union des clubs taurins Paul Ricard. Le public de connaisseurs, les familles, les amis viennent découvrir les stars de demain, futures étoiles de la piste qui livrent leurs premières gammes d’un parcours taurin qui ne fait que débuter. Hélas, tous ne seront pas des champions mais l’important est de fédérer la jeunesse à nos traditions. Henri Itier en est conscient : «L’objectif de sensibilisation est atteint. Tous ces jeunes ne feront peut être pas carrière mais si tous s’investissent dans le milieu c’est parfait. Depuis 3-4 ans, il y a plus de jeunesse et on le doit peut-être aux écoles taurines. Je suis satisfait de la cuvée 2008 et le plus important c’est l’esprit. Contrairement à ce que pensent certains, ils reçoivent une bonne éducation. Il faut mieux les encadrer pour tirer vers le haut. De plus, Méjanes pour ce final est une structure magnifique». Dominique Peyron enchaîne : «Depuis 5 ans c’est un succès. Ce regroupement de fin de saison est devenu incontournable pour les écoles taurines, c’est un peu leur finale. Ils entraînent avec eux parents, amis, copains dans une journée complète et pleine de convivialité. Avec Henri Itier on a gagné notre pari et il faut pérenniser ce partenariat».
Hubert.jpgLa journée a commencé tôt avec les vaches opposées aux plus jeunes sans crochet avant l’abrivado de la manade Albert Chapelle dont un taureau fit une courtoise visite au stand de devises de Patricia Pradier, suivie de l’apéritif et la paëlla avant d’assister à la course de l’après-midi. Vingt et un élèves se sont frottés avec assiduité aux cocardiers. Jérôme Martin de Bouillargues remporte le 1er prix et Hubert Espelly le prix du meilleur taureau (Photos ci-dessous). Meilleur lot de vaches celui de St Antoine et enfin Lucas Vives de Vendargues reçoit le prix des chroniqueurs de demain. Satisfait, le DTN Gérard Barbeyrac affirme : «A voir le monde c’est une réussite. Même si les écoles taurines ne plaisent pas à tout le monde, elles ont le mérite d’exister et de permettre aux manadiers d’essayer leur bétail. Ensuite il est évident qu’il faut un filtre entre les écoles et les courses de ligue mais l’important est de tirer les spectacles vers le haut».
A Méjanes, les météorites blanches et noires ont laissé sur le sable une traînée lumineuse d’espoir.


Texte et Photos Eric AUPHAN

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26/10/2008

SAINT-GILLES 25-10

Samedi 25 Octobre

"ATOUT" VAILLANCE
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CANBERRA de St Pierre se dresse sur Auzolle
DSC09274.JPGSur les six cocardiers présentés cet aprés-midi,les six premiers ont tout donné dans la vaillance. Cela d'ailleurs leur est préjudiciable, car si les prestations sont agréables, les temps des courses en sont réduits à sept, huit minutes pour les trois premiers : TRELUS de Guillierme, FARO de Blanc-Espelly et RIBEIRO de l'Argentière. Aprés la pause SAINT-GILLOIS des Baumelles, prend tout, pousse parfois fort, mais ne conclut pas. Dix minutes. ANTARES de Hervas ne déroge pas à la règle et fournit sept minutes brillantes. CONDOR de Lautier, rapide et vif sur les reprises abdique au bout de sept minutes. Enfin CANBERRA de St Pierre va mêler volonté dans les enchaînements et finitions très spectaculaire pour un final champagne. Tous les taureaux reçoivent plusieurs fois les honneurs.
Auzolle.jpgA la capelado devant un maigre public ( décourageant pour les organisateurs),sous les ordres de Didier Gaillard huit raseteurs plus deux tourneurs défilent. Le travail d'ensemble est correct tant en qualité qu'en quantité. Auzolle surclasse ses camarades par un travail intense au style pur donnant de l'aise aux cocardiers. Gros, Khaled, Grammatico, Mebarek, Dumont, Ferriol et Clarion donnent aussi une belle image en travaillant en harmonie et le tout dans une ambiance de "potaches".

 Texte et Photos Luc PERO

24/10/2008

DES LAURÉATS POUR UN TROPHÉE

PAMARÉS FINAL DU TROPHÉE TAURIN 2008

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▲Pour les AS : Sabri ALLOUANI et CAMARINA de Chauvet
L'AVENIR 2008.jpg
▲Pour l'Avenir : Julien REY et COYOTE de Caillan
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▲Pour les Raseteurs : Frédéric FOCKIN et LEVENTI de Plo

Photos-montages Luc PERO

22/10/2008

DOULOUREUSE FIN DE SAISON POUR RENOIR

RENOIR 1.jpg
Dur, dur la vie de barricadier. Paroles (virtuelles) de RENOIR : " En piste, quand la moutarde me monte au nez, rien ne m'arrête. Quoi des planches ? Je fonce ! Quoi un homme en blanc ? Je me balance ! Quoi un poteau ? J'explose ! Rien ne me fait peur, rien ne peut m'empêcher d'exprimer ma rage ! Mais le lendemain... "
Le bombardier de la manade Cuillé a fait cette saison étalage de sa formidable puissance. On se souvient du 14 septembre au Grau-du-Roi, où il avait enchaîné avec une rare méchanceté les engagements violents brisant les planches jusqu'à basculer en contre-piste. Pourtant une telle débauche physique se paye cash. Pour RENOIR les lendemains de course sont faits de douleurs. Le 12 octobre à Nîmes pour la finale du Trophée des As, le barricadier n'a pas dérogé à sa règle : entrer en piste et semer la tempête. Las, à la 9e minute, il devait réintégrer le toril, victime de ses formidables coups aux barrières. Depuis le taureau est l'objet de toute l'attention de ses propriétaires.
Pierre Cuillé explique : " Ça va mieux, des agrafes lui ont été posées car il était ouvert du genou jusqu'au sabot, quelques problèmes articulaires aussi et des agrafes à la paupière, à la tête... il va se reposer tout l'hiver ". Tranquille dans ses pâturages de Générac, RENOIR se refait une santé et attend les premiers beaux jours pour à nouveau pétarader en piste. " Moi RENOIR, même pas mal ! ".

Texte Martine ALIAGA
Photo Luc PERO



 

19/10/2008

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE

Dimanche 19 octobre 2008

MUSIQUE POUR LA DER DU SARRAÏE

NOGUERA.jpg

 

Une course sans enjeu sinon celui de passer un bon moment. Les spectateurs (demi-arène) ont apprécié les beaux gestes et pardonné les fautes de goût. Avec un temps incertain qui a hésité tout l'après-midi entre éclaircies et gouttes de pluie, bien content de voir courir les cocardiers. A l'appel du président Cyril Daniel, entrent en piste les droitiers Ayme, Noguéra, Malige, Fougère ; les gauchers Clarion, Ricci, Fargier et les tourneurs Curtil et Beker.
Ambiance bon enfant pour cette course de clôture avec un public acquis à la cause. Les raseteurs "jouent le goûter" et travaillent chacun selon ses moyens pour un ensemble agréable. Les taureaux n’ont pas été forcés mais prennent part avec volonté.
Basilic (Fabre-Mailhan).- De suite dans le bain pour de longs enchaînements où il perd rapidement les premiers attributs. Aux ficelles, les séries sont longues et Basilic pousse fort en finition. Sept minutes agréables, 3 Carmen et retour.
Eole (Rousseau).- Volontaire et sans refus. Des planches, il fonce tête baissée coupant parfois la trajectoire (Fougère, Clarion), ne se laissant pas manœuvrer facilement. Le second gland restera sur la corne. 3 Carmen et retour.
Astérix (Aubanel-Baroncelli).- S’il s’envoie fort à l’appel des raseteurs, il lâche près des planches. Bien pris dans les enchaînements, il se donne aux hommes en six minutes. 3 Carmen.
RICCI.jpgKourou (La Galère).- Le costaud impressionne à sa sortie. Mais bravas et lourd, s’il se prête aux longs rasets avec quelques belles poussées en conclusion, c’est toujours un peu au ralenti. Douze minutes, 5 Carmen  et retour.
Mithra (Vidourlenque).- Les hommes tirent des plans car dès l’attaque de Clarion, il tape. Cocardier, Mithra prend un raset, deux au plus, et repart intelligemment se placer. Une série s’esquisse où il ramène prestement les hommes aux barrières terminant haut et fort après Fargier. Dominateur sans forcer. 2 Carmen et retour.
Phœnix (Brestalou).- Le jeunot de l’après-midi raccompagne vivement les blancs aux planches. S’il ne se fixe pas, il est attentif aux départs, anticipe quelquefois et ne baisse jamais la garde dans les séries auxquelles il collabore sans refus. Les ficelles au toril. 9 Carmen et retour.
Arcanel (Lagarde).- Il s’allonge au maximum dans des séries qu’il enchaîne allégrement, met la corne et se soulève après Fargier. Huit minutes trente, 5 Carmen et retour.
Carmen pour clôturer la saison… Et le goûter aux frais de Clarion.

Martine ALIAGA

BEAUVOISIN 18-10

SAMEDI

LE PERROQUET FAIT SON SPECTACLE
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PAPEGAI se soulève sur F.Sabde
PAPEGAI: Nom héraldique d'un Perroquet d'Amérique. Oiseau de bois ou de carton servant de cible aux tireurs à l'arc.
PAPE 1.jpgAujourd'hui au cours de cette course compléte de la manade Lagarde, le taureau PAPEGAI sorti sixième, à fait une démonstration trés barricadière, mais a aussi fait preuve de qualités cocardières trés interessantes. Du placement, de la rapidité, des anticipations et une belle agressivité aux planches. Un réel espoir pour 2009, qui rentre ses ficelles aprés avoir été maintes fois honoré par la musique. FUSAIN en premier donne un change sérieux comme à son habitude. ZANGRA, deuxième pour huit minutes trente où vaillance et finitions cornes dans les bois se mêlent. Trois Carmen. HUSSARD, troisième volontaire et vaillant il pousse parfois au bout dans quinze minutes musicales. CILAOS, quatrième de métier, sérieux dans le combat et quelquefois spectaculaire au terme, il est toujours dangereux, assez craint et ne perd son second gland que sur la trompette de retour. Musique. NOVIS cinquième, encore jeune mais aux qualités bien trempées. Spectaculaire il sera revu avec attention. Musique. En supplément un jeune produit donne quelques satisfactions.
A la capelado ils sont neuf (6+3) à saluer la Présidence et le public (1/2 arène). Tous ont travaillé avec envie et plaisir, rendant le spectacle trés agréable. Ferriol, Guyon, Sabde, Bini, Ruiz, N.Benafitou et Duran, Baccou, Lizon pour les aider.

Texte et Photos Luc PERO
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PAPEGAI sur Bini