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26/01/2009

FONTVIEILLE


3e BIOU D’OR CAMARINA EN APARTÉ...

 

Camarina 013.jpg

thumbnailCAWA6CXF.jpgJeudi 22 Janvier 2009, 21 h, un petit flux de véhicules s’ accapare le parking de la salle polyvalente de Fontvieille où François De Luca vient présenter en avant première son film sur Camarina et son troisième Bioù d’Or.
Un mois jour pour jour, avant l’avant première du Festival du film taurin et camarguais de Saint-Géniès-de-Malgoirès, les membres du club taurin Fontvieillois, Maryse Chauvet, René Serme, la presse et votre serviteur font partie des privilégiés de la soirée. François explique pourquoi cette projection privée : «J’ai décidé de faire ce film Camarina 004.jpgsur Camarina après sa course de Nîmes. C’était un pari car au mois de juin difficile de savoir qui sera Bioù d’Or. La machine s’est mise en route avec 3 à 4 caméras par course mais réussir un film sur un Bioù d’Or n’est pas aisé. Je voulais faire un film sur sa saison. Camarina n’est pas Bioù d’Or grâce a sa famille mais grâce a sa saison exemplaire. Alors quand Camarina a été programmé à Fontvieille, j’ai appelé Philippe Bayle pour me rendre à la manade Chauvet où je me doutais qu’ une matinée au triage était prévue. Rendez vous m’a été  donné le matin à 8 h aux arènes où j’ai été un peu surpris du nombre d’ anciens qui préparaient, balayaient, rangeaient. J’avais l’impression qu’ils allaient recevoir pas Sarko mais presque. A partir de cet instant, je me suis dis, mon film il est là. Le début et la fin sont ici avec les gens de Fontvieille et du club taurin. Une fois le film fini, je me suis dit Saint -Géniès est un peu loin et même s’il ne faut qu’une heure et quart j’ai pensé que si des personnes devaient voir le film en avant première c’ était bien le club taurin de Fontvieille. J’ai aussi pensé à la presse pour connaître leur ressenti et faire ainsi d’ une pierre deux coups».
L’ essentiel est dit, la lumière s’éteint une première fois pour trois bandes annonces. Une belle rencontre film d’Yves Martrenchard journaliste de France 3 et Charles Faget mettant en scène un portrait complet de Jean Marignan puis "Sabri Allouani message épistolaire d’une afeciouna" pour qui François rajoute : «Sabri quoi qu’on en dise c’ est le meilleur. On ne peut pas dire d’une personne qu’elle n’est pas bonne si elle gagne huit fois un trophée. Un miracle je veux bien mais huit miracles ce n’est pas possible». Et enfin "Taureaux de légende" qui rappelle les exploits des Sanglier, Vovo, Gandar, Goya et Barraïe. Rapides mais suffisamment alléchantes ces bandes annonces donnent le ton. La lumière revient juste un instant pour que Philippe Bayle précise micro en main : «Le club taurin Fontvieillois est très heureux de recevoir François. C’est un passionné qui ne cherche pas à vendre ses films mais juste à faire partager sa passion et c’est admirable».
Camarina 007.jpgL’obscurité envahi la salle et l’œil du projecteur envoie les premières images. La lumière s’ouvre sur l’écran avec les arènes de Fontvieille. C’est parti pour vingt minutes de bonheur. François a réussi son pari du mois de juin. L’assistance est sous le charme et Charles Faget conteur exceptionnel de 88 ans d’une voix vibrante scotche le spectateur aux images. Pas un bruit mais des rires pour accompagner les boutades pleines d’humour des anciens du club taurin. Tout le long du film on vibre au parcours du chouchou de Cadenet, on frissonne lorsque Martin Cocher lève les bras au ciel et laisse éclater sa joie après avoir réussi à lever un gland à la Palme d’Or, on retient son souffle lors du dépouillement, on tremble lorsque Poujol est malmené à Vauvert et à Nîmes et enfin on est ému lorsque les membres du club taurin témoignent de l’engouement généré par leur bioù fétiche.
Il faut reconnaître l’objectivité du réalisateur qui, avec un parallèle avec Renoir autre prétendant, nous rappelle que rien n’était acquis. Il a su mettre en valeur les qualités de courage et de combativité d’un taureau qui rentrera certainement dans le gotha des bióu de légende. Il a su habilement trouver le fil conducteur et mélanger des images des coulisses et de l’environnement avec des images de piste. Après le générique de fin, Maryse Chauvet émue promit qu’elle serait présente pour la projection dans le Gard. Alors oui il faut aller voir ce film mais aussi tous les autres. Rendez vous était donc pris pour les 20, 21 et 22 Février 2009 à Saint-Géniès-de-Malgoirès mais avant cela il ne restait plus qu’à déguster la galette des rois. La couronne était bien sûr pour Camarina !

 

Texte/Photos Eric AUPHAN

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