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26/01/2009

CASTRIES

24 et 25 janvier 2009

CAMARGUE BIOU ET TOROS :
LA FE SE DÉCLINE EN IMAGES

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Croix du Languedoc0025.jpgCastries, sa ville et son Cercle taurin Le Trident se sont mis en quatre pour offrir aux afeciouna cette première rencontre des cultures taurines où se sont cotoyées durant deux jours toutes les tauromachies.
L'occasion donnée aux amateurs vidéastes et photographes (diaporamas) de livrer leurs productions aux yeux du public.  Les sujets ont fait le tour des différentes tauromachies, et c'est avec bonheur que les spectateurs ont voyagé d'Espagne au Portugal, des Landes à la Camargue, de Saint-Gilles à Lansargues ou aux bords de l'Etang de l'Or, sans oublier les intermèdes de Patrick l'Occitan, Régine Pascal et Bernard Porras. Bien sûr, de niveau inégal par la qualité des scénarios, des commentaires ou des images mêmes, les différentes productions ont 6.jpgtoutes un point commun, un profond amour des terres, des traditions, des gens, des taureaux et des chevaux. Le président du jury Philippe Brochier a souligné : "L'importance de l'image pour faire connaître, pour transmettre... L'image est une ambassadrice extraordinaire". Et c'est bien l'essentiel ! Mieux que de longs discours, les différents clips ont permis d'entrer dans l'intimité des manades ou ganaderias, de se remémorer ou de découvrir les traditions, de galoper dans les grands espaces... Transmettre les émotions, deviner les peurs, participer aux triomphes et communier avec les peines, l'image permet tout cela.
Au final, un bonne impression que le maire Gilbert Pastor a bien résumée : "C'était la première fois, il faut continuer malgré les petites imperfections, il faut un début à tout".

LE PALMARES
Prix du public
1. APOCALYPSE de Franco Diello
2. PASAR MIEDO de Bruno Cucciaioni
3. PROPHYLAXIE de René Couderc.

Prix du jury
Catégorie diaporama :
Pierre Ferrand
Catégorie corrida
1. MORT DANS L'APRES-MIDI de Philippe Donadille
2. IMPERIAL MADRID de Jean Sprinsky
3. FIESTA CAMPERA de J.-J. Reboul.
Catégorie course camarguaise et landaise
1. OMBRES ET LUMIERES de Patric Chaussier
2. PAYS DE BOUVINE de Roger Curan
3. A LA RECHERCHE DU COMPAGNON IDEAL de Gérard et Nicole Osty.


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FONTVIEILLE


3e BIOU D’OR CAMARINA EN APARTÉ...

 

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thumbnailCAWA6CXF.jpgJeudi 22 Janvier 2009, 21 h, un petit flux de véhicules s’ accapare le parking de la salle polyvalente de Fontvieille où François De Luca vient présenter en avant première son film sur Camarina et son troisième Bioù d’Or.
Un mois jour pour jour, avant l’avant première du Festival du film taurin et camarguais de Saint-Géniès-de-Malgoirès, les membres du club taurin Fontvieillois, Maryse Chauvet, René Serme, la presse et votre serviteur font partie des privilégiés de la soirée. François explique pourquoi cette projection privée : «J’ai décidé de faire ce film Camarina 004.jpgsur Camarina après sa course de Nîmes. C’était un pari car au mois de juin difficile de savoir qui sera Bioù d’Or. La machine s’est mise en route avec 3 à 4 caméras par course mais réussir un film sur un Bioù d’Or n’est pas aisé. Je voulais faire un film sur sa saison. Camarina n’est pas Bioù d’Or grâce a sa famille mais grâce a sa saison exemplaire. Alors quand Camarina a été programmé à Fontvieille, j’ai appelé Philippe Bayle pour me rendre à la manade Chauvet où je me doutais qu’ une matinée au triage était prévue. Rendez vous m’a été  donné le matin à 8 h aux arènes où j’ai été un peu surpris du nombre d’ anciens qui préparaient, balayaient, rangeaient. J’avais l’impression qu’ils allaient recevoir pas Sarko mais presque. A partir de cet instant, je me suis dis, mon film il est là. Le début et la fin sont ici avec les gens de Fontvieille et du club taurin. Une fois le film fini, je me suis dit Saint -Géniès est un peu loin et même s’il ne faut qu’une heure et quart j’ai pensé que si des personnes devaient voir le film en avant première c’ était bien le club taurin de Fontvieille. J’ai aussi pensé à la presse pour connaître leur ressenti et faire ainsi d’ une pierre deux coups».
L’ essentiel est dit, la lumière s’éteint une première fois pour trois bandes annonces. Une belle rencontre film d’Yves Martrenchard journaliste de France 3 et Charles Faget mettant en scène un portrait complet de Jean Marignan puis "Sabri Allouani message épistolaire d’une afeciouna" pour qui François rajoute : «Sabri quoi qu’on en dise c’ est le meilleur. On ne peut pas dire d’une personne qu’elle n’est pas bonne si elle gagne huit fois un trophée. Un miracle je veux bien mais huit miracles ce n’est pas possible». Et enfin "Taureaux de légende" qui rappelle les exploits des Sanglier, Vovo, Gandar, Goya et Barraïe. Rapides mais suffisamment alléchantes ces bandes annonces donnent le ton. La lumière revient juste un instant pour que Philippe Bayle précise micro en main : «Le club taurin Fontvieillois est très heureux de recevoir François. C’est un passionné qui ne cherche pas à vendre ses films mais juste à faire partager sa passion et c’est admirable».
Camarina 007.jpgL’obscurité envahi la salle et l’œil du projecteur envoie les premières images. La lumière s’ouvre sur l’écran avec les arènes de Fontvieille. C’est parti pour vingt minutes de bonheur. François a réussi son pari du mois de juin. L’assistance est sous le charme et Charles Faget conteur exceptionnel de 88 ans d’une voix vibrante scotche le spectateur aux images. Pas un bruit mais des rires pour accompagner les boutades pleines d’humour des anciens du club taurin. Tout le long du film on vibre au parcours du chouchou de Cadenet, on frissonne lorsque Martin Cocher lève les bras au ciel et laisse éclater sa joie après avoir réussi à lever un gland à la Palme d’Or, on retient son souffle lors du dépouillement, on tremble lorsque Poujol est malmené à Vauvert et à Nîmes et enfin on est ému lorsque les membres du club taurin témoignent de l’engouement généré par leur bioù fétiche.
Il faut reconnaître l’objectivité du réalisateur qui, avec un parallèle avec Renoir autre prétendant, nous rappelle que rien n’était acquis. Il a su mettre en valeur les qualités de courage et de combativité d’un taureau qui rentrera certainement dans le gotha des bióu de légende. Il a su habilement trouver le fil conducteur et mélanger des images des coulisses et de l’environnement avec des images de piste. Après le générique de fin, Maryse Chauvet émue promit qu’elle serait présente pour la projection dans le Gard. Alors oui il faut aller voir ce film mais aussi tous les autres. Rendez vous était donc pris pour les 20, 21 et 22 Février 2009 à Saint-Géniès-de-Malgoirès mais avant cela il ne restait plus qu’à déguster la galette des rois. La couronne était bien sûr pour Camarina !

 

Texte/Photos Eric AUPHAN

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23/01/2009

EN CAMARGUE AVEC FANFONNE GUILLIERME

FANFONNE.jpgQui se souvient qu'elle se prénommait Antoinette ? Pourquoi est-elle restée demoiselle ? Comment une Parisienne des années 1900 a attrapé la fe di biòu ? Pourquoi cette femme a marqué l'histoire de la Camargue ?

A l’heure où Aimargues commémorera les 20 ans de la disparition de Fanfonne Guillierme (le 1er mars 2009), Robert Faure répond à toutes ces questions dans la réédition - revue et augmentée – de son livre En Camargue avec Fanfonne Guillierme. Une histoire belle comme un roman, riche d’anecdotes racontées par la demoiselle elle-même, où l’on voyage de Paris à la Camargue en compagnie des icones camarguaises telles que Frédéric Mistral, le marquis de Baroncelli, Joseph d’Arbaud, Fernand Granon, Jean Hugo, etc. En filigrane, l’évolution tout au long du siècle de la vie dans les mas, les douleurs des guerres ( la 1re la prive de son fiancé qui, mutilé, la libère de sa promesse de mariage), les fêtes de tout un peuple de petite gens et de bourgeois liés par la passion des taureau.

Le plus marquant : l’éducation éclectique, ouverte sur le monde et totalement moderne de Fanfonne et ses frères et sœurs, pourtant issus d’un milieu protestant réputé austère. La proximité avec les artistes, intellectuels et politiques de l’époque. Le plus étonnant : les kilomètres parcourus à cheval entre Praviel, Les Saintes-Maries, Lunel, Aigues-Vives, Mouriès, Le Cailar, etc. pour visiter la famille, les amis ou les élevages.  Le plus émouvant : le tranquille apprentissage d’une petite fille  au dur métier de gardian et son incommensurable amour des chevaux, des taureaux… et de la liberté.

Fanfonne disait : « J’ai vécu une époque bien merveilleuse »... à la fin du livre,  on pense que c’est elle qui l’était… bien merveilleuse !

Martine ALIAGA

*En Camargue avec Fanfonne Guillierme", de Robert Faure, aux Editions Nouvelles Presses du Languedoc, 20€.
Dans la même collection et du même auteur "Les Blatière, des hommes et des taureaux", 25€

17/01/2009

AVIGNON : CHEVAL PASSION

DES CRINIÈRES D’OR ET DE RÊVE

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Jean-François PIGNON  "irréel" et pourtant...

CALIXTE 1.jpg Exit les motos pétaradantes (frissons garantis), les gags à base d’ « âneries » (du meilleur goût) et  les poneys games (hilarants) de l’an passé, 2009 habille le Gala des Crinières d’Or de poésie, d’allégories, et de « zénitude ».

La palme en revient à Jean-François Pignon et sa danse avec ses juments. Un tableau unique de grâce, de douceur et de complicité. Pas d’entraves, rênes ni autre licol, seule la voix douce guide le ballet des partenaires. Le dressage est effacé, on pense communion, éducation. L’homme est cheval, l’entente parfaite, la connivence évidente. Sous nos yeux, le rêve devenu réalité de tous ceux qui ont un jour approché un équidé.

G R 1.jpgSi la mode dans les spectacles est, ces derniers temps, au « cheval en liberté »,  l’antithèse se taille quand même la part du lion. La Garde Républicaine, symbole du dressage rigoureux, pour sa 20e participation à Cheval Passion, a enflammé les travées. L’art équestre au millimètre, les chevaux aux ordres, les reprises au cordeau … Bref, grandiose ! Et quand entrent les cavaliers casqués de longs crins, un frisson délicieux fait tressaillir le public… (certes surtout les filles…) sous la rigidité des uniformes, le Garde républicain développe un sex-appeal à tomber !

MONTA 1.jpgAutre tableau follement applaudi… les Camarguais de l’Amicale équestre de la Montagnette. Ces Barbatanais ont de l’imagination, de la modernité et n’hésitent pas à casser les codes comme à mener leur carrousel sur fond de techno. Ça passe plus que bien mettant un tempo allègre à la vive galopette de leurs blanches montures. Une allure idéale qui met en valeur le jus des Camargue, leur maniabilité. Quarante équidés en piste dont vingt montés à la perfection, chaque cavalier et cavalière menant un cheval en dextre. Applaudissements mérités.

Le Gala c’est aussi de la voltige, des ballets délicats, des chorégraphies de feu, des reprises d’attelages, etc. tout cela mené tambour battant par un Calixte de Nigremont qui est à Avignon ce que Henry-Jean Servat est à la jet-set.

Le Gala des Crinières d'Or, c'est la cerise sur le gâteau de Cheval Passion... à déguster sans modération.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

* Mise en scène de Maurice et Fabien Galle - Son et lumières : Even On - Fonds d'Ecrans : Patrick Domec - Dessins : Marie-Chloé Pujol.
* Pratique : cheval Passion dure jusqu'à dimanche 18 janvier (entrée 11€).  Gala des Crinières d'Or : ce soir à 21 h, dimanche à 16h30. Réservations gala : 0892 684 685. Renseignements : wwwcheval-passion.com

08/01/2009

JOUR DE NEIGE AU MAS DU GRAND VALAT

ANNE, YVES JANIN AUX SPORTS D'HIVER...

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Pas toujours "rose" la vie en manade...
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Il faut soigner encore plus...
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Casser la glace des abreuvoirs...
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Il faut être vigilant et prévenant...
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Même si certains semblent apprécier la situation...
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C'est pas le cas pour tous...
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Les noirs se regroupent...
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SPARAGUS et FALLONE n'en croit pas leurs yeux...
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OURAL (22 ans au printemps) cherche un peu d'abri...
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Mais malgré tout ça, la vie continue au Mas du Grand Valat...
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Bonne Année, vous avez dit Bonne Année...
Photos Luc PERO

 

02/01/2009

ECOLE TAURINE DE LUNEL

UN NOUVEAU SOUFFLE
POUR LOU RASETAIRE PESCALUNE

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RASETAIRE5.jpgLeur rêve : raseter. Leur motivation : porter la tenue blanche des As de la course camarguaise. Ils ont entre 13 et 18 ans et se retrouvent les mercredis et vendredis soirs aux arènes San Juan pour s'entraîner. "Ils en veulent" se réjouit Jean-Luc Ribot, président de l'école taurine de Lunel, partie prenante de l'Association du Trophée pescalune tout comme les dix autres clubs taurins lunellois. Initiée en 1974  par le raseteur Robert Marchand, l'école taurine de Lunel a  vu sortir de ses rangs nombre de "crocheteurs" reconnus parmi lesquels Guerrero, Tognetti, Durand,  Triol… et, actuellement en activité, Jourdan, Auzolle, Clarion, Valette…

Et s'il y eut quelques périodes creuses, aujourd'hui les troupes sont remobilisées. D'abord avec les journées pédagogiques du mois de mai qui ont connu un gros succès auprès des jeunes. "Le bouche à oreille a fonctionné, actuellement vingt-six ados sont inscrits. Nous avons reçu un bon accueil de la municipalité ainsi que de la FFCC avec Nicolas Triol, responsable des Ligues fédérales, Lunellois et ancien raseteur", expliquent  de concert Michel Damour, vice-président, et Marc Daniel, trésorier. Avec deux réunions par mois, le bureau s'est structuré en cinq commissions (courses, intendance, sponsors, communication, discipline) et ils ont du pain sur la planche : organisation du Trophée Belmonte et du challenge inter écoles taurines en juillet ; amener les jeunes en pays voir les taureaux dans leur environnement et toucher du doigt le travail des manadiers de la naissance des bêtes jusqu'à leur passage dans l'arène ; monter une exposition pédagogique pour tourner dans les écoles et collèges et bien sûr… aider les jeunes à acquérir les gestes pour raseter.
RASET6.jpgPour cela, quoi de mieux qu'un raseteur de la génération actuelle… et un surdoué en plus : Adil Benafitou. L'élégant gaucher qui les fait tous rêver s'est attelé à la tâche avec beaucoup d'envie et d'implication. Un contact chaleureux avec les ados qui n'empêche pas la  rigueur : "Certains ont du mal à se discipliner, quelques uns ont des atouts", explique Adil entre deux exercices de sauts de barrière ou frontal en main. "Quoi qu'il en soit, le plus important est de les sensibiliser au monde taurin en favorisant une bonne entente. Ils n'iront pas tous dans l'arène, mais ils seront certainement aficionados, espère le président qui s'enthousiasme,  nous les avons amenés à Méjanes pour la journée "Graine de stars" - en spectateurs pour cette année - et chez Jean Lafon où ils ont pu raseter des doublens, ils se sont régalés mais ils ont aussi pu mesurer les difficultés. C'est pas pareil d'attraper les taureaux en abrivado et de poser la main entre les cornes". C'est sûr les apprentis ont du chemin à faire mais, vu leur exaltation, leur envie et la motivation de leur encadrement, "Lou rasetaïre pescalune" est voué à un bel avenir.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

 

Jean-Luc Ribot, président ; Michel Damour, vice-président ; Marc Daniel, trésorier ; Virginie Euzéby, adjointe ; Thierry Tosas, secrétaire ; Stéphane Mazet, adjointe. Entraînements : mercredi et vendredi, 18 h 30. Contact : 06 09 58 05 29.

 

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