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21/09/2009

LE GRAU-DU-ROI : 39e FINALE DU TROPHEE DE LA MER

Dimanche 20 septembre 2009

SUCCES POPULAIRE :
DU BON, DU TRES BON ET QUELQUES DECEPTIONS

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L'affiche promettait et les spectateurs ont répondu présent. Bien avant l'heure de la capelado, Le Grau plein comme un oeuf s'attend à la fête totale et patiente enchanté du tri en piste proposé par l'équipe de Renaud Vinuesa. A la présidence Jacques Valentin, assisté de Régis Fesquet, salue à la capelado les droitiers Allouani, Auzolle, Garcia, Jourdan, Outarka, Villard, les gauchers A. Benafitou, Mebarek, Ouffe et les tourneurs Benzegh, Beker, Bensalah, Mata, Zerti. Il mènera les débats sereinement en faisant monter les enchères et l'ambiance bien à propos, sans aucun problème avec des acteurs blancs, en ce jour, bien disciplinés. Pourtant, malgré la qualité de certains échanges, l'arène n'a jamais basculé dans la folie des grands jours. Pourquoi ? Celui qui a la réponse détient la clef du paradis camarguais.

GRAU2.jpgLES TAUREAUX : Pasteur (Fabre-Mailhan, 5e ◄ photo avec Allouani) remporte les suffrages. C'est mérité. Le cocardier des Bernacles dominateur, attentif, a compliqué le jeu par sa vista, sa solidité, ses anticipations et rentre ses ficelles superbement primées. Yvan (Le Pantaï, 4e) a alterné le bon et le moins bon mais ses quatre minutes (de la 10e à la 14e) ont été un modèle du genre. Flamenco (du Joncas, 3e) n'a pas été raseté au bon tempo. Les rasets au compte-goutte ne sont pas son fort, c'est quand les enchaînements s'accélèrent qu'il brille. Là les hommes n'ont pas assez insisté. Clodomir (Bon, 7e hors points Trophée, comptant pour la Mer, en supplément dix minutes) a bien joué son rôle aidé des blancs. Guépard (Cuillé, 6e) n'était pas dans un bon jour, il a manqué de mordant et de sollicitations.  Gregau (Saumade,  1er) ponctue son quart d'heure de quelques agressions et Bambou (Chauvet, 2e) s'éteint à la 8e.

LES HOMMES : Allouani maîtrise au mieux sa fin de saison. Il s'implique notamment avec Pasteur avec qui il décline la gamme des rasets réservés aux grands. A. Benafitou et Ouffe s'investissent tout au long de l'après-midi et prennent respectivement la 3e et 2e place. Villard, assidu, mouille le maillot et Garcia, toujours appliqué et propre dans son bon travail. 

LE PALMARES : Meilleur taureau, Pasteur de Fabre-Mailhan.
Meilleurs raseteurs : 1. Allouani ; 2. Ouffe ; 3. A. Benafitou.

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▲ Julien Ouffe avec Clodomir de Bon
▼ Adil Benafitou avec Yvan du Pantaï
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▼ Benjamin Villard et Flamenco du Joncas
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LA COURSE
Gregau (Saumade).- En mouvement, répond à tout avec des accélérations parfois bien abouties (Jourdan, Auzolle, Allouani 2 fois et A. Benafitou). 1 ficelle au toril 5 Carmen et retour.
Bambou (Chauvet).- Tou feu tout flamme à sa sortie, des réactions sévères qu'il accompagne de la corne (Allouani, Ouffe, Garcia), un escrimeur qui impose la réflexion. Mais à la 8e, cul aux planches, sélectionne jusqu'à ne plus rien vouloir. Les ficelles rentrent avec 4 Carmen pendant, plus rentrée (contesté).
Flamenco (Le Joncas).- Les premiers attributs se volatilisent en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Aux ficelles, il n'est pas assez sollicité et perd en concentration sans trouver son placement. Dommage, car dans les dernières minutes, où là les rasets s'enchaînent, Flamenco se chauffe notamment pour conclure rageusement sur Villard,  Garcia, Jourdan, Ouffe. Les ficelles à la maison. 3 Carmen et retour.
Yvan (Le Pantaï).- Il alterne les déplacements brouillons où il est vulnérable, les placements  dans les planches d'où il laisse passer et les très bons moments où, surtout avec A. Benafitou et J. Ouffe, on retrouve le cocardier qu'on aime, coupant le terrain, offensif jusqu'aux planches, dangereux par sa vitesse. Le raset du jour : celui de Julien qui l'embarque le long des planches et qui dure... dure... jusqu'à l'explosion aux bois. Aussi du danger avec Benafitou, anticipé ; Outarka quiché ; Villard pressé. Des Carmen (7 tout de même !) et retour.
Pasteur (Fabre-Mailhan).- Placement et déplacements maîtrisés, puissance, rapidité. Deux petits pas de côté pour fermer la porte et la vista en prime. Prend deux rasets (qu'avec ceux qui le défient dans son terrain) et se repositionne. Anticipations et longs rasets (Allouani 4 fois, Villard 2 fois, Auzolle, Outarka) sont de purs moments d'aficion ; sans parler de ce long site de Sabri qui finit en explosion aux planches. Rentre ses ficelles. 6 Carmen et retour.
Guépard (Cuillé).- Sans se placer, au petit trot, honore des séries qu'il conclut de belle manière quelques fois (Allouani, Outarka, Villard). C'est avec Benjamin Villard, qui lui propose de longs échanges qu'il va le plus briller même si aujourd'hui il manque de mordant et aussi de solliciations. Une ficelle rentre. 5 Carmen et retour.
Clodomir (Bon, hp).- On oublie son gros gabarit et ses cornes impressionnantes vu la légéreté avec laquelle il saute en contre-piste. Met du coeur derrière les hommes et mieux vaut s'accrocher haut aux tubes. Des coups de barrière sur Auzolle, Ouffe, Allouani, Villard, A. Benafitou la musique en boucle et les ficelles au toril.

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER

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