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29/07/2010

MARSILLARGUES *AS*

Jeudi 29 Juillet 2010

DUBONNET ET EVA DE RICARD
DANS UNE " COURSINETTE "

AUZO - DUBONNET.jpg
SALLOU.jpg 2.jpgGradins pleins pour ce concours de manades,dominé par les pensionnaires de Ricard. JAMES bon premier, DUBONNET spectaculaire à souhait et EVA maîtresse cocardière. Des hommes retenons les prestations de Auzolle qui totalise et de Four pour ses rasets qui ont amené les plus belles actions de l'aprés-midi. A la capelado, Allouani qui reçoit un souvenir des organisateurs est entouré de Auzolle, Jourdan, Gleize, Garcia, Fougère, Errik, N.Benafitou, Clarion et Four. Michel Bourrier officiait au micro.
JAMES de Ricard, trois gros coups de barrière sur Four, ses ficelles au toril et trois fois la musique.
PALUNIE de Nicollin, débute par une grosse anticipation sur Auzolle, mais finalement va se rendre au bout de 7mn30 avec trois Carmen entendus.
TZIGANE de St Gabriel, bien tendre à ce niveau, une série, musique pour 6mn.
FLAMANT de Nicollin, 10mn plaisantes avec des séries et quelques timides conclusions. Carmen deux fois.
GASTOUNET de Saint-Pierre, l'heure de la retraite bien méritée a sonné pour le puissant barricadier. Il a largement donné dans sa carrière pour demander le repos dans prés.
DUBONNET de Ricard, le fantasque biou de Méjanes a fait "péter" bon nombre d'actions qui le mènent au delà des barricades principalement sur Four. Ficelles au toril et des Carmen.
EVA de Ricard, en supplément pour dix minutes et hors-points. Intouchable, sauf pour Bastien Four qui s'acoquine fort bien avec la demoiselle pour des étreintes explosives au terme. Ses glands à la maison et les honneurs plusieurs fois.
Texte et Photos Luc PERO
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Sabri Allouani que pour le geste...
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Bastien Four avec DUBONNET▲ et JAMES▼
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SUR LA ROUTE DES MANADES - 3 -

Juillet 2010 : manade MARGÉ

A FLEURY-D'AUDE LA SAGA MARGÉ

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Le Mas de la Batisse

pl07.jpg MA.jpgRobert le créateur et Olivier le fils sont manadiers et ganaderos. Françoise, l’épouse, veille à l’authenticité du domaine, les filles, Estelle et Caroline, développent l’activité équestre ; Frédéric et Vincent, les gendres, s’investissent dans le travail des taureaux. Les petits-enfants, Aubain, Mathis, Emma, Naïs, participent à toutes les activités. "Mais tous sont polyvalents, explique Françoise Margé, pour soigner les bêtes, monter à cheval, défiler ou accueillir nos hôtes".
Au Domaine des Monteilles, en 30 ans, la famille Margé s’est épanouie. L’embouchure de l’Aude, réplique des écosystèmes camarguais, à quelques kilomètres de Béziers, est un écrin exceptionnel pour qui fait vœu d’élever des taureaux. Entre étangs et marais, mer et garrigue, les toros espagnols et les biòu camarguais vivent libres dans ces grands espaces. Et si la ganaderia Margé obtient de sacrés résultats en corrida, la manade à la devise bordeaux et or peut se vanter de deux titres de Biòu de l’Avenir (Galant, 1989; Aramis, 1993) et de distinctions en terre de bouvine (cette année, la Cocarde d’Argent arlésienne a récompensé Gambay.
Le Mas de la Bâtisse complète les installations entourant les arènes. Là, Françoise a conservé «le côté rustique, campagnard. C’est une vraie maison de grand-mère» dont  les chambres d’hôtes et les salles de réception donnent sur le magnifique parc. Dans les écuries, «Camargue ou Andalou, le cheval est roi. Il se prête au cours d’équitation, promenades, travail dans les taureaux, débourrage, roussataïo, etc. On peut tout faire», indique Vincent.
Les Monteilles témoignent de l’art de vivre deux cultures complémentaires, espagnole et camarguaise. «Nous travaillons dans le plaisir, sérieusement, simplement et proprement. Et si mes petites-filles portent le costume traditionnel, poursuit Françoise, ancienne Reine d’Arles, cela n’empêche pas Naïs de monter en doma vaquera (équitation espagnole). Et hier, le petit dernier, 4 ans, a participé à son premier défilé gardian…» La saga des Margé ne fait que commencer.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

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Vincent Chaptal nourrit les " Toros Bravos "
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Les Cocardiers
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Frédéric Fabre, Vincent Chaptal gendres et bayles de la Manade.

SUR LA ROUTE DES MANADES - 2 -

Juillet 2010 : manade LAFON

LA JOURNÉE ORDINAIRE D'IRIS

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IRIS.jpgMercredi 14 juillet. 7h30. Saint-Nazaire-de-Pézan en Petite Camargue héraultaise. Iris et Jeannot Lafon ont donné rendez-vous aux gardians amateurs, dans les prés du Portaïé, à un galop de Lunel. En selle ! Père et fille ont des taureaux à trier ! Deux abrivados, des vaches pour le déjeuner au pré, plus un encierro et une course de nuit. La fille et le père se partagent les destinations. Du mas du Grès, les chars partiront à Lunel ou Lansargues. Retour au pré ce soir, pour débarquer les bêtes. Les cavaliers, eux, repartiront à la retraite aux flambeaux de La Pescalune. Extinction des feux, 23h.
«Oh, il y a des journées plus chargées, quand on attaque les fêtes comme Saint-Nazaire-de-Pézan ou Saint-Just, avec des abrivados longues tous les jours, raconte la jeune manadière, c’est plus dur, mais on apprécie davantage car c’est du travail traditionnel, bien que ça soit éprouvant pour les bêtes et aussi pour nous. Elle ajoute en souriant, on trouve quand même du temps pour faire la fête».
Volontiers dans l’ombre du bouillant Jeannot Lafon, la jolie Iris cache une personnalité bien dessinée. «Chacun de nous deux à un caractère bien trempé. A la manade, je m’occupe plutôt des ferrades, mariages, repas; le fourrage c’est surtout pour Jeannot; Tommy, mon compagnon, est bien branché sur les courses camarguaises. Et bien sûr, on est tous à cheval pour assurer le travail.»
LAFON.jpgIris a choisi sa vie. Posément mais sûrement. Les taureaux et les chevaux «pour continuer même si les contraintes sanitaires et les problèmes de sécurité sont de plus en plus lourds». La manade a son âge et de belles réussites en course camarguaise, notamment le cocardier Châtelain. La marque à feu de l’élevage - un iris stylisé dans un ovale - témoigne de l’envie du manadier d’avoir sa fille à ses côtés. A l’école de Jeannot, Iris a tout appris. La belle cavalière vous trie un taureau comme qui rigole et tient sa place en abrivado sans sourciller.
A voir le père et la fille bandir, à tour de rôle, un taureau à Saint-Geniès-des-Mourgues, point besoin d’explications, on comprend tout ce que Jeannot a transmis à Iris.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

* Manade Iris et Jean Lafon, Mas du Grès, à Saint-Nazaire de Pézan, aux portes de Lunel, tél. 04 67 71 31 42.
* Création de l'élevage, 1979. Couleurs : vert, blanc, violet. Cocardiers : 2000-2006, Châtelain, Mitron, Lou Vibre. Actuellement Bolero, Chouan. Activités : courses camarguaises, spectacles de rues, abrivado, bandido, ferrades, jeux gardians.
* Fêtes à suivre : Saint-Nazaire-de-Pézan, du 23 au 28 juillet ; Saint-Just
du 30 juillet au 7 août; Lansargues, du 7 au 16 août.

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SUR LA ROUTE DES MANADES - 1 -

Juillet 2010 : manade DU JONCAS

LE JONCAS : UNE VALLÉE, UNE RACE

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« J’ai eu le coup de foudre, se souvient Patrice Brouillet, je cherchais des terres pour élever mes taureaux dans le secteur, et j’ai découvert cette petite vallée avec un ruisseau au fond et une vieille ferme. C’est là que je me suis installé ». C’était il y a une trentaine d’années. La manade du Joncas venait de naître. Toute proche du  village de Saint-André-d’Olérargues à 15 km de Bagnols-sur-Cèze.
Brestalou-Joncas.jpgAu fil du temps et des travaux de forçat  menés par le propriétaire, une retenue d’eau a trouvé sa place dans la  combe verdoyante entourée de garrigues touffues ; une arène et une salle de réception ont vu le jour et, petit à petit, les taureaux camarguais se sont appropriés l’espace. Loin des marais et des horizons dégagés de l’embouchure du Rhône, berceau originel, les caractères des bestiaux du Joncas se sont affirmés.  « Le sol fait la race », disait le manadier Marcel Mailhan, ainsi  à l’image de ce pays sauvage et rude, aux patures tout en dénivelé, les petits gabarits noirs des garrigues ont développé des qualités d’endurance, de grand cœur, de sévérité, très prisés pour la course camarguaise. Un Joncas ne lâche jamais rien, dit-on dans le milieu, c’est quand on le pense  fatigué qu’il est le meilleur.
Et du moral, ils en ont ces cocardiers et c’est ce que recherche l’éleveur: «Grâce au "petit travail", notamment les taureaux-piscine dans les campings, très nombreux dans cette région touristique, je teste énormément les vaches, et je garde celles qui donneront le plus l’envie de pl04.jpg JO.jpgse battre à leur progéniture». La récompense suprême de la course camarguaise est tombée en 1996: Dalton est sacré Biou d'Or. Patrice Brouillet aime aussi à évoquer l'emblématique géniteur Aldo, Duché, Magic, les anciens. La dernière génération - Mazarin, Patton, Flamenco - défend ses couleurs "blanc et violet" dans toutes les arènes de Provence et du Languedoc. Des kilomètres passés dans le char pour couvrir la zone, mais le soir, loin de toute agitation, c'est le bonheur du retour à la nature sauvage dans la vallée du Joncas.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

* Manade du Joncas : 15 km de Bagnols-sur-Cèze, à Saint-André d'Olérargues, prendre le premier petit chemin entre les maisons (suivre les panneaux) qui descend au travers de la garrigue.
* Tous les mercredis, en été, c'est fête à la manade : jeux avec les vaches dans l'arène et repas sur place. Il parait que l'ambiance est terrible. Renseignements, tél. 04 66 89 30 42.
* Alentours :  Vallée de la Cèze, villages à visiter Goudargues "La Venise gardoise" ; La Roque-sur-Cèze, village médiéval et les cascades du Sautadet ; Cornillon ancien site fortifié.

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27/07/2010

MARGUERITTES *AVENIR*

Mardi 27 juillet:  Finale de la Marguerite d'Or

  AYME, RASSIR, GRAMMATICO LE PODIUM
MARCIAS LE MEILLEUR COCARDIER

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Entrée : plein (gratuit). Organisateur : CT La Bouvina. Président : C. Privat. Raseteurs droitiers : Ayme, Fougère, Grammatico.
Gauchers : Aliaga, Errik, Rassir, Sanchez, Allam (rentre au 4e). Tourneurs : Bouchité, Curtil, Grando, Ménargues.

DSC04009.jpg 2.jpgFélicitations aux raseteurs qui ont travaillé ce concours avec un esprit de compétition bénéfique à une finale. Le podium de la Marguerite d’Or s’établit : 1er. Ayme, 52 points ; 2e. Rassir, 45 ; 3. Grammatico, 40.
Campardin (Blanc).- Sévère premier qui défend ses ficelles en gardant les angles. Il en perd une, rentre l’autre en musique déjà entendue sur une enfermée après Rassir.
Roquetier (Guillierme).- Compliqué, il désarçonne les hommes par son coup de revers et ses incessants déplacements. Aucun refus, des séries et parfois des finitions dans quinze minutes cinq fois honorées. Une ficelle au toril.
Cancarel (Raynaud).- Cornes arrondies, on comprend il tape fort dans les planches au terme. Brave sur le raset, mais doté d’un coup de tête, et d’une ficelle récalcitrante, le biòu prend une rouste. Rassir lève cet ultime tour sur la sonnerie. 4 Carmen.
Maï (Les Baumelles).- Il ne trouve pas sa place et erre beaucoup. A la 8e minute, il prend les angles et l’affaire se corse. Plus dur, mais irrégulier, il rentre ses ficelles en musique déjà deux fois jouée.
GRADINS.jpgMarcias (Fabre-Mailhan).-(Photo en haut) Peu craint à sa sortie, il est attaqué avec entrain et répond coup pour coup aux assaillants. Puis, il devient plus sérieux et donne des répliques de qualité. Des coups de barrière, deux sauts sur Rassir et ses ficelles à la maison pour 5 Carmen et le prix du jour.
Pluvier (Nicollin).- N’est pas étouffé et garde le terrain près des planches. Une grosse enfermée sur Rassir. Il change bien de terrain et protège sa seconde ficelle qu’il rentre. 4 Carmen.
Poker (Plo, hp).- Il compte pour la Marguerite d’Or. 48 pour Ayme, 47 pour Rassir, les deux glands pour Ayme et la Marguerite est fleurie pour Anthony. 15 minutes. Musique.

 

Texte et Photos Luc PERO


Trophée de l’Avenir : Rassir, 12 points ; Errik, 12 ; Ayme, 9 ; Fougère, 8 ; Sanchez, 4 ; Aliaga, 1.

 

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Grammatico et MAÏ ▲ - Ayme et POKER ▼
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FINALE DE LA PALME D'OR

Lundi 26 Juillet 2010

SEULE LA CAPELADO A FAIT VIBRER...

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Les arènes Paul-Laurent pleines c'est beau, une capelado majestueuse retraçant l'histoire du costume d'Arles c'est beau. Des raseteurs tout de blanc vêtus qui défilent au centre de ce décorum c'est beau. Quelle fierté pour un raseteur d'évoluer dans un tel contexte... Eh bien non ! ces messieurs n'en n'ont que faire, pas plus que des primes largement distribuées par la présidence. Alors à la sortie on ne peut que constater l'énorme gâchis offert par les "rasibles" aujourd'hui, jour de fête et de faste normalement pour une finale de Palme d'Or.
Dans ce "clafoutis" nous n'incriminerons pas les cocardiers qui pour la majorité ont dû se demander pourquoi ils étaient là et
sont retournés dans leurs manades sans avoir pu montrer leurs valeurs guerrières de taureaux camarguais.
Pauvre public qui était venu voir une des plus prestigieuse compétition de notre patrimoine... Et dire qu'il y en a qui veulent exporter ce triste spectacle en Chine où en Israël, les Dieux de la Bouvine seraient-ils tombés sur la tête ?

Luc PERO
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PALMARES DE LA PALME D'OR 2010
1- Benjamin VILARD
2- Bastien FOUR
3- Nicolas VIOLET
Meilleur cocardier de la compétition
ANDALOU de Blanc-Espelly
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LA COURSE
Au micro Raymond Arnaud, en piste Villard, Violet, Grammatico, Gleize, Sabatier, Beaujard à droite. A gauche Four, A.Benafitou, Martin-Cocher, Clarion. Tourneurs Mata, Th Garrido, Bensalah, Ranc, Zerti.
TRELUS de Nicollin, au petit trot il effectue son quart-d'heure et Grammatico lève la deuxième ficelle dans les ultimes secondes.
RIO de Bon, redoutable escrimeur, il inflige une pointe (main) à Violet. Il sélectionne beaucoup et même trop souvent pour enfermer son second gland.
GERICAULT de Chauvet, des coups de barrière sur Villard, Violet, Four le temps des attributs puis c'est la promenade de santé pour le biou qui en voulait... Trois Carmen.
ANDALOU de Blanc-Espelly n'a pas eu à forcer son grand talent pour s'imposer. Des anticipations sur Clarion, M.Cocher et surtout Violet. Il rentre sa première ficelle à 1000 euros et attend encore un  véritable duel avec deux des leaders du Trophée des As présents en piste. Cinq fois les honneurs.
LEVENTI de Plo, quarante cinq secondes pour les pompons. Puis ce sont de belles poursuites sur Clarion, Four, Violet, Gleize dans les seules (onze) minutes véritablement rythmées de l'aprés-midi. Cinq Carmen.
CARLOS de Lautier, d'entrée se jette au dessus des planches sur Villard, pas à sa place en sixième position, il réalise sept bonnes premières minutes, mais la fin est languissante par manque de pression. Quatorze minutes et trois Carmen.
AGASSOUN de Blanc, un grand fantasque qui attend les attaques... mais tout était joué, alors une petite série et la musique. Rentre ses ficelles.
Texte et photos
Luc PERO
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▲ Benjamin Villard le vainqueur et LEVENTI
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▲ Bastien Four second ici avec GERICAULT
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▲ Nicolas Violet troisième et ANDALOU
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▲ Les deux lauréats de la Palme 2010
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VOYAGE DANS LE TEMPS
Reine.jpgEn quelques minutes, le Pré a remonté les siècles. Belle performance des organisateurs et des acteurs de l'entrée en matière de la course de la Palme d'Or. Le temps d'une capelado, ce voyage du XVe au XX1e siècle au fil des costumes a transporté  touristes et connaisseurs au doux rythme des traditions. Deux superbes attelages de chevaux lourds en fond pour des saynettes joliment dessinées, expliquées et datées, des fêtes de la Madeleine à la foire de Beaucaire en passant par les balbutiements de la course camarguaise. Il était une fois... Les consuls, les jeux avec les vaches, l'arrivée des "Indiennes" pour "étoffer" le costume, les élégantes de l'Empire, la coiffure qui s'enorgueillit du ruban. Puis l'enceinte de pierre qui s'élève pour délimiter les arènes du Pré (1855), la course de la Palme d'Or (juillet 1926), la première finale du Trophée des As (1952)....et pour rester de plain pied dans le XXIe, une "Carmen" techno liant ce joli passé et dansée avec une ferveur nouvelle toute de jeunesse habillée. Public conquis... Dommage, la suite n'a pas été à la hauteur.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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Photos Luc PERO

26/07/2010

BAILLARGUES *Avenir*

Dimanche 25 Juillet 2010

1ère JOURNÉE DU TROPHÉE J-F BROUILLET

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Une bonne petite entrée, une équipe de raseteurs bien sympathique mais un peu light... des taureaux volontaires, agréables mais qui auraient gagné en valeur devant une opposition plus lourde. André Turquay à la présidence invite les hommes à défiler et ceux-çi font une haie d'honneur à Julien Malige qui fait sa tournée d'adieux dans les pistes qui l'ont souvent invité durant sa carrière. Valette, Alarcon, Caizergues, Schuller dont c'était la reprise, Martin le plus actif applaudissent Julien qui reçoit des présents.
GUADALIX de A et Y Janin, un premier bien trop costaud pour les blancs qui le snobent en invoquant un encocardement trop chargé... Mauvaise excuse, mais il fallait bien trouver un travers pour se disculper ! Musique.
RAIMANA de Cavallini, a du jus et c'est avec tonus qu'il répond en frappant cornes dans les "planches" à l'arrivée. Cinq Carmen.
ROBINEU de Paulin-Niquet, c'est la surprise du jour, ce jeune cocarder est pétri de qualités et mérite d'être revu avec une opposition à sa hauteur. De la vista, du placement, des finitions dangereuses, bref un registre complet. Ficelles au toril et six Carmen.
CLOCHARD de Ribaud, il rentre ses ficelles au terme d'une course sérieuse et parfois brillante notamment avec les gauchers. Six fois la musique.
SUGAR de Saint Gabriel, pas commode le jeunot ! il ramène méchament les assaillants et passe une corne meurtrière à l'arrivée. Des belles poursuites et ses ficelles à la maison pour sept Carmen en récompense.
ZEUS du Brestalou, quelle beauté le noir et blanc ! mais il n'y a pas que ça chez lui ! une rage de combattre évidente et plus ça chauffe autour de lui, plus il donne en retour. Une course qui va à "mas", les séries sont parfaites et le disque joue six fois. Ficelles au pays.
GAL-GALIN de Guillierme, hors points le barricadier joue son rôle car il est raseté. Un final comme le public aime avec en prime de l'émotion quand il coinçe le pied de Valette à la planche. Celui-çi retombe lourdement en contre-piste, mais plus de peur que de mal. Neuf Carmen.
Texte et Photos Luc PERO
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25/07/2010

VILLENEUVE-LES-MAGUELONE *AVENIR*

Dimanche 25 juillet 2010

QUOLIBET RAGEUR, VINCENT CLASSIQUE
ET OUFDIL POUR MENER LA DANSE

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Entrée : 1/3 arène. Organisateur : Section taurine. Président : Bruno Séguier. Raseteurs droitiers : D. Maurel, Miralles, Oufdil, Oudjit. Gauchers : Aliaga, Clarion. Tourneurs : Grando, Zerti, Abbal, Lieballe.


Intéressante de bout en bout cette 4e journée du Trophée de la Vigne et des Etangs. Une bonne équipe de blancs emmenés par Oufdil et, parmi les cocardiers, Quolibet de Plo pour les difficultés, Vincent de Félix, en bon classique.
Blodart (Félix).- Un tendron qui se livre sans retenue pour 3 minutes. 1 Carmen pendant.
Générous (Nicollin).- Expérimenté, avec une bonne gestion de l’espace, il se chauffe sous la pression des blancs qu’il raccompagne sévèrement. Oufdil allonge, Générous ne lâche rien et rentre ses ficelles sans forcer. 4 Carmen et retour.
Promethée (Plo).- Fait du large rageusement et confond souvent vitesse et précipitation. Aux ficelles, remuant, il accompagne Oudfdil puis Oudjit dans le saut et passe sa rougne en contre-piste. Termine par un superbe coup après Oufdil. Rentre une ficelle. 2 Carmen et retour.
Quolibet (Plo). - Ça se corse avec ce beau specimen de 6 ans, compliqué et rapide.Très bon au démarrage, il pêche par manque de finition - même s’il s’emporte à plusieurs reprises - et se montre criminel quand il tricote des cornes. Inconstant, Quolibet souffle le chaud et le froid. Oufdil tente de longues trajectoires, Maurel est agressé à la planche (Carmen) mais le biòu reste maître de ses glands en musique. A revoir.
Vincent (Félix).- Toujours bien positionné, ce jeunot (5 ans) se prête classiquement au jeu et neutralise nombre de  départs en fermant l’angle. Attentif, il sort en force et oblige les blancs à gérer la charge sinon c’est l’enfermée. Rentre une ficelle au terme d’un bon quart-d’heure. 3 Carmen et retour.
Pouderous (Nicollin).- Brave sur le raset, ce jeune élément pour peu que le blanc l’allonge, suit le mouvement au-delà des planches mais à son rythme. De beaux engagements sur Maurel (2), Clarion, Oufdil (3). 5 Carmen et retour pour 13 gentilles minutes.


Martine ALIAGA
Photo
(archives) Luc PERO


Trophée de l’Avenir : Oufdil, 20 points ; D. Maurel, 11 ; Aliaga, 5 ; Oudjit, 4.

24/07/2010

CABANNES *AVENIR*

Samedi 24 juillet 2010

HEBUS COMPLIQUE LE JEU...

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Capelado haute en couleur pour le jumelage avec les Italiens de Castro des Bosci accompagnés des Ricoulettes de Cabannes et les Haut Bois de la Bouvine. Après une première partie moyenne mais avec un plaisant Muguet, la seconde n’apporte pas d’émotions par manque de travail des blancs à Hébus (dominateur) et Mesrine (craint). David Maurel totalise et Chig s’investit. Clarion amène son expérience mais les autres sont trop discrets.
Sans jouer les avants-centres, PAGIS (L’ilon) se place et offre quelques anticipations intéressantes mais sans forcer aux planches pendant huit minutes. 2 Carmen.
A l’école du raset ESCOULAN (Gillet) est un écolier distrait. Il rechigne et baisse la tête. Trop sélectif il fait son trou au centre mais fuse sur Chig (Carmen). Chig insiste et lève le premier gland sur la sonnerie mais ce fut long.
Coureur, MUGUET (Layalle) ne refuse rien et agite les clochettes blanches notamment Maurel (coupe, cocarde, gland et ficelle). Des bonnes dispositions au combat dans onze minutes plaisantes. 4 Carmen et retour.
FOUCHET (Navarro) se livre avec franchise sautant d’un raset à l’autre sans terminer. Il baisse la tête et ne perd son second gland qu’après onze minutes. Sans pression aux ficelles il les rentre facilement. 3 Carmen et rentrée.
Vif, HEBUS (Agu) annonce la couleur. Décidé, agressif aux barrières, il percute et enferme ceux qui s’aventurent dans son terrain. Concentré et dominateur aux ficelles, seul Clarion fait l’effort en vain. 7 Carmen et retour.
A cinq ans, MESRINE (Vinuesa) est déjà l’ennemi public n° 1 des blancs. Imposant, les hommes calculent trop et il visite la contre piste. Il paraît pourtant accessible. Clarion coupe la cocarde à la douzième, Chig s’offre le butin à la quatorzième et Moine le gland sur la sonnerie. 2 Carmen et retour mais on reste sur notre faim.

Eric AUPHAN
Photo
(archives) Luc PERO


Trophée de l’Avenir : Maurel (22) Chig (10) Ferriol (1)

Entrée: ¼ Organisateur: CT Lou Prouvenco Présidence: J Faure Droitiers: Chig, D Maurel, D Moine. Gauchers: Alarcon, Clarion, Ferriol, Thierry. Tourneurs: Duran, Lieballe, D Martinez, G Rado.

23/07/2010

BEAUCAIRE - PALME D'OR 2010

Jeudi 22 juillet 2010 : Royale de Fabre-Mailhan

PASTEUR ET SAINT REMOIS ROYAUX

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Classement de la Palme d'Or avant la Finale: Villard 41 pts, Four 30, Violet 26, Gros 17, Moutet 15, Clarion 14.

3e journée de la Palme d'Or avec la domination de Pasteur et la brillance de Saint-Rémois au sein de la Royale de Fabre-Mailhan. Chez les blancs, Villard continue sa marche en avant mais Four s'accroche. Bonne participation des jeunes Sanchis, Rassir, Sabde.
Espeloufi.- Sa participation à la Cocarde d'Or l'a visiblement émoussé car nous l'avons connu avec plus de mordant. Quelques sporadiques réponses notamment sur Villard qui totalise avec lui. Une ficelle au toril.
PASTEUR.jpg Moutet.jpgCigalié.- Dès sa sortie, il se livre sur toutes les attaques. Raseté sur un rythme soutenu, il se distingue dans de longs échanges. La bataille fait rage à la première ficelle et le biou répond coups pour coups. 15 minutes, 4 Carmen.
Joli Coeur.- Cocardier respecté, son entame est des plus convaincantes. Sérieux dans sa tenue et barricadier dangereux, il est craint. Calé devant le toril, Moutet le provoque au mieux mais il gardera ses ficelles. 3 Carmen.
◄▲Pasteur.- Le Biou d'Or assure, dès les pompons levés, sa suprématie. Calé aux barrières, il élargit le cercle et devient le patron de l'ovale beaucairois. Jamais pris en défaut, grâce à une parfaite maîtrise du combat, il écrase les blancs de sa supériorité et enferme sa première ficelle à 1 000€. Cinqs coups de barrière. 5 Carmen.
Pablo. - C'est aux ficelles que Pablo donne la pleine mesure de ses capacités dans les séries superbement réalisées. Sa bravoure lui fait réintégrer le toril à la 8e. 5 Carmen.
Daudet.- Très mobile, il n'en demeure pas moins très assidu dans les enchaînements qu'il conclut parfois brillamment. Une superbe enfermée sur Sabatier, une ficelle au toril. 4 Carmen.
Saint-Rémois (hors points, dix minutes).- Un départ toniturant pour le barricadier des Bernacles. Des coups énormes. Sur Villard, les actions sont grandioses. Il récolte ainsi une cascade de Carmen et rentre ses ficelles sous l'ovation.

Texte et photos
Luc PERO
Trophée des As : Four, 7,5points ; Villard, 7 ; Sabatier, 4,5 ; Violet, 3,5 ; Moutet, 2 ; Clarion, 1.
Entrée : 2/3 d'arène. Organisateur : Service des affaires culturelles. Président : Raymond Arnaud. Raseteurs droitiers : Moutet, Villard, Violet, Sabatier, Sanchis, Gros (sort au 5e). Gauchers : Clarion, Four, Rassir, Sabde. Tourneurs : T. Garrido, Baccou, Mata, Zerti, Ranc.
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Sofiane RASSIR▲ et Boris SANCHIS▼ sans complexes
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Le tourneur G.Baccou en difficulté face à JOLI-COEUR