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22/10/2010

UN HOMME, UNE CAPELADO...

Monsieur Patrice BLANC

 

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DSC05942.jpgSi on ne le voit pas aux arènes ou lors de manifestations locales, c’est qu’il est en France ou à l’Etranger pour chanter des opérettes ou de l’Opéra depuis maintenant environ 10 ans… c’est le temps nécessaire de formation musicale et technique pour un chanteur d’accéder sur des scènes.
"J’ai ainsi eu la chance que ma passion devienne mon métier.
Enfant, j’étais membre du groupe folklorique local "Les Olivarelles" de Mouriès. Je jouais du galoubet tambourin. Avec ce groupe, j’ai appris à aimer la tradition, j’ai voyagé, effectué des échanges avec des groupes d’autres régions de France et d’Europe. C’est comme cela que m’est venue cette passion pour notre culture et le costume.
Depuis l’âge de 14 ans, j’ai ma place à l’année aux arènes de Mouriès, et, je suis un féru de taureaux, déjà à l’époque j’allais avec des amis de Mouriès à toutes les courses de Provence et du Languedoc. Adjoint au Maire de Mouriès en charge des questions de la 10x14.jpgCulture et des Traditions. Je ne me sens pas comme un passéiste, mais comme un novateur à mon niveau. J’aime la tradition, mais j’aime qu’elle bouge. Certains détiennent la vérité ne bougent absolument pas, par peur de déranger, ou parce qu’il existe un certain confort à maintenir les choses en l’état. La course camarguaise à l’origine était un événement dans un village. On fermait une place, on faisait venir les taureaux, et les jeunes s’en amusaient. Cela a évolué, ne serait ce que par Carmen, qui vient saluer une action, alors que cette opéra a une consonance plus espagnole que camarguaise. Le Trophée Taurin a été créé, des organisateurs comme Paul Laurent ont codifié certains aspects de la course camarguaise...
Le costume de l’Arlésienne a dans le même temps subi de nombreuses évolutions, les tissus, les couleurs ne sont plus les mêmes. Certains groupes refusent toute évolution, se retranchant derrière le caractère rassurant du passé tel qu’il était. Mais d’autres continuent à le porter et le font vivre. La capelado mise en scène doit rester une exception lors d’une grande course, une grande finale. Un exemple, le Club Taurin de Mouriès me réclame à corps et à cris une capelado chorégraphiée pour la fête des olives vertes… je l’ai toujours refusé... les groupes qui dansent, la grande farandole... C’est le charme et la griffe de cet évènement. Il ne faut pas le perdre, ne pas le changer, les gens viennent "pour ca"...
Les seules choses à peut être améliorer dans certaines villes sont les costumes mal constitués ou portés…certaines tenues approximatives ne devraient pas l’être par respect du public et de nos anciens."

Extraits d'interview
"Tradicioun.org"
(26 03 2007)
Photos Luc PERO


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