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29/10/2010

LES SAINTES-MARIES DE LA MER *ETALONS*

Mercredi 27 octobre 2010 : finale

LES TAU FONT LE PLEIN

 

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Arènes bien remplies, temps idéal, la 28e finale des étalons Marcel-Mailhan organisée par le Parc naturel régional de Camargue démontre, si besoin est, que la course camarguaise est toujours à même de motiver le peuple de bouvine. Réunir plus de 3 000 personnes, avec une entrée à 8€,  fin octobre, pour des tau et de jeunes apprentis raseteurs (Ligue), c'est une belle réussite. De quoi faire cogiter les parties prenantes de la course camarguaise.

A l'heure des récompenses (pour la finale), le jury ne s'est pas trompé en mettant sur la première marche du podium le N.709 de la manade Saint-Pierre, (sorti en 8e position) suivi du N.731 de Saumade (5e) et du N.543 de Lapeyre (1er).  Je rajoute le N.7101 de Lagarde, remplaçant l'étalon de Fabre-Mailhan blessé, s'il y avait eu une 4e récompense. Reste que ce lot d'étalons a montré des qualités certaines mais il est bien délicat d'imaginer leurs futures carrières.
Les raseteurs de Ligue (J. Garcia, L. Garcia, Faure, Granier, Pinter, Fouad El Hajjouji, remplaçants : Sabot rentre à la place de Benoit, blessé au 2nd et Boyer) ont bien travaillé, appliqués, sérieux, propres, manquant parfois de technicité pour les taureaux plus compliqués. Sur le podium:  Lucas Faure, 1er ; Fouad, 2e ; Jean-Baptiste Granier, 3e. Fouad, porté par le public, a fait passer le frisson et l’émotion tant attendus par les spectateurs.
1STPIERRE FOUAD.jpgLe détail dans l’ordre de sortie : le N.543 de Lapeyre, beau taureau imposant qui, une fois calmé, montre de la suite dans les idées en se cabrant à la planche où il envoie une corne dangereuse.
Le N. 628 de Gillet, leste, s’évade à de nombreuses reprises puis, avec un placement approximatif, se livre sans finir.
Le N.777 d’Agu est vif, il a l’œil, anticipe mais se désintéresse une fois le blanc passé à la tête.
Placé, le N.544 de Raynaud collabore sans se chauffer mais reste volontaire sur les enchaînements.
Le N.731 de Saumade met du temps à s’intéresser. Une fois chaud, vient fort et tape puissamment droit dans les planches jusqu’à coincer Fouad. Au fil des minutes affirme de belles qualités belliqueuses.
Le 711 de Richebois “baroule“mais enfile de grosses séries et grignote du terrain aux blancs.
Remplaçant le Fabre-Mailhan blessé, le N.7101 de Lagarde petit à petit raccourcit la distance et finit de plus en plus fort se livrant sans relâche.
(▲ Photo avec Fouad) Fougueux, le N.709 de Saint-Pierre démarre au quart de tour, bombardant à chaque cite. De grosses séries conclues haut et fort où Fouad se trouve en danger. Un 3 ans chaud comme la braise, volontaire et spectaculaire à souhait.

 

Martine ALIAGA
(Photos C. ITIER)

 

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▲ Lucas Faure (1er prix)
à la tête du Saumade (2e prix, sorti en 5e position)

 

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▲ Jean-Baptiste Granier (3e prix)
avec le Lapeyre (3e prix, sorti en 1er)

 

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▲ Fouad El Hajjouji (2e prix)
en difficulté face au Saint-Pierre (1er prix, sorti en 8e)

 

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▲ La remise des prix
de g. à droite debouts : les manadiers Lapeyre, Saumade, Saint-Pierre
accroupis : Granier, Faure, Fouad

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25/10/2010

ADIEUX DE "SABRI"

Mercredi 20 Octobre 2010 - Communiqué Officiel

Le Comité Organisateur des " Adieux de Sabri Allouani " aprés maintes péripéties a pu trouver une date pour caler enfin... la journée de fête consacrée au raseteur. Ce sera donc le Samedi 13 Novembre 2010 !!!

 

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Les places déjà réservées sont bien sûr valables et
la location continue au bar le National à Lunel
tous les jours
de 10h à 12h et 17h à 19h
Tél. 04 67 71 13 27

24/10/2010

CABANNES

Dimanche 24 Octobre 2010


LES PETITS MANADIERS PAR LA GRANDE PORTE DE LA 23e EDITION

Jérôme MARTIN raseteur taille patron. BADAIRE et CLOVIS spectaculaires

 

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▲ Badaîre (St Germain) percutant à la poursuite de Chig.

Entrée: ½. Organisateur: CT Lou Prouvenco. Présidence: J Faure. Raseteurs droitiers: Chig, D Maurel, Moine, Sanchis. Gauchers: Allam, Lafare, Martin. Tourneurs: Beker, Cuallado, Lieballe, D Martinez.


Malgré le temps incertain et quelques gouttes de temps en temps, la course a pu aller à son terme même si la fin était limite. Les organisateurs, les manadiers et les raseteurs ont joué le jeu pour au final une réussite complète avec une course dont le public ressort Cabannes 24 10 252.jpgsatisfait. Difficile rôle que celui de jury. ◄ Badaïre (1er prix) et Clovis (2nd) sont désignés mais tous ont donné satisfaction. Chez les blancs il faut tirer un coup de chapeau à toute l’équipe et aux tourneurs à l’unisson pour un travail formidable. Jérôme Martin pour une première participation décroche le prix de l’animation avec des rasets d’une grande pureté. Tous s’impliquent avec panache dans une franche camaraderie sous les ordres de Jacky Faure généreux avec les primes. Bravo aux arlésiennes qui malgré la pluie ont assuré la remise des prix.

 

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▲ Clovis (Richebois) se dresse haut derrière David Maurel

Aucun refus avec OCTANTO (Plo) qui défend ses ficelles rapidement. Il brille dans d’innombrables séries  et avec plein de bravoure il conserve une ficelle. Un excellent premier très volontaire.7 Carmen et retour. Décidé, RAMSES (Caillan) tient le terrain des planches. Il pointe dangereusement les cornes à l’arrivée, enferme Martin et oblige Allam à rompre. Le travail baisse un peu aux ficelles mais il termine par un coup de barrière sur Lafare. 5 Carmen et rentrée. S’il flotte à son entrée, ▼ BADAIRE (St Germain) se reprend rapidement, se Cabannes 24 10 116.jpgpositionne idéalement et frappe après Moine. Il donne difficilement ses rubans mais gère les sollicitations avec moins de peps que d’habitude. Néanmoins aux ficelles, son final est explosif car il retrouve sa hargne avec de nombreux coups de barrières d’affilée. Douze Carmen et retour avec le premier prix. Roi de la franchise, CLOVIS (Richebois) accepte les séries de façon tonique mais distille une quinzaine de puissantes actions aux planches dans neuf minutes prolongées par l’élastique. 12 Carmen et retour avec le second prix. Cocardier, LAVANDIN (Le Rhône) anticipe fort et complique le jeu en baissant la tête mais défend ses ficelles après trois minutes. Rapide et attentif, il oblige Moine et Martin à rompre et serre Sanchis de très très près jusqu’à percuter avec lui à l’arrivée. Douze minutes cocardières d’excellente facture. 9 Carmen et rentrée. Avec EOLE (Rousseau) les raseteurs ont le vent en poupe. Disponible, il ne refuse aucune sollicitation et enferme dangereusement Moine. Un classique qui se défend avec beaucoup de conviction et conserve une ficelle en musique jouée à six reprises. POETE (Navarro) termine sur une bonne note. La pluie jusque là anodine commence à s’intensifier. Les hommes irréprochables jusque là s’en accommodent et font réaliser le final qu’il fallait même si le poids des ans semble peser. Des Carmen et plusieurs actions aux bois avant que Jacky Faure n’accorde un Carmen général pour les raseteurs, tourneurs, taureaux et le public stoïque malgré des gouttes de plus en plus prononcées. Jusqu’au bout Georges Tarascon (qui le matin avait brulé un cierge à la messe pour que les dieux du ciel ne viennent pas troubler la journée) ne s’est pas laissé perturber par cette péripétie avec une remise des prix en piste toujours aussi joviale. Chapeau Mister Georges…

 

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▲ Jérôme MARTIN meilleur animateur ici avec OCTANTO (Plo)

 

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▲ Ramses (Caillan) et Jérémy Lafare sous l'oeil de François Fassi


Texte et photos Eric AUPHAN

VENDARGUES

Dimanche 24 octobre 2010

TROIS TAUREAUX ET LA PLUIE...

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Entrée : 1/2 arène. Organisateur :CT La Muleta.  Présidence :Marc Moucadel.Raseteurs droitiers :Allouani, Jockin, Guyon, Miralles. Gauchers : Aliaga, Errik, Poujol, Rassir, Sabde. Tourneurs : Lizon, Grando, Ménargues.

Tout avait pourtant bien débuté avec en ouverture deux très bons taureaux de Saint-Pierre pour l’Ecole taurine de Vendargues. Puis un sympathique pas de deux équestre réalisé par les deux petites-filles du président de la Nacioun Gardiano Guy Chaptal. Malheureusement, la pluie s’est invitée et a tout gâché. Seuls les trois premiers cocardiers ont pu fouler le sable humide des arènes. Bien dommage car on sentait que l’équipe de raseteurs emmenée de chaque côté par de sacrés chefs de file - Allouani et Poujol - avait envie de faire du bon boulot.
A l’initiative du CT La Muleta, les possesseurs du billet d’entrée d’aujourd’hui, pourront accéder avec ce titre au concours de manade du 1er novembre. Chapeau !
Trélus (Nicollin).- Un solide premier qui se livre bien dans un bon début de course. Ensuite, il se réserve quelque peu et conserve une ficelle tout en distribuant encore quelques belles répliques. 2  Carmen en course.
Grenadier (Hervas).- Malgré la pluie, ça rasète ! Et le biòu répond, lui, avec plus ou moins de peps en baissant la tête au contact. Il ne démérite pas quand ça chauffe et rentre une ficelle au toril.
Porto (Plo).- Ce jeune cocardier qui relève de blessure se montre à son avantage dans les séries même s’il a toutefois du mal à passer la vitesse supérieure. Malgré ce, il frappe sur Allouani, et serre Guyon, Rassir, Poujol dans dix minutes quatre fois récompensées. La pluie redouble et la course est arrêtée.

Luc PERO

23/10/2010

EYGUIERES : 20e ANNIVERSAIRE DE LA MANADE AGU

Samedi 23 octobre 2010

HEBUS SOUFFLE LES BOUGIES

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▲ Hébus (Agu) dangereux à la poursuite de Julien Rey

Entrée: ½ arène. Organisateur: CT Les Farfadets. Présidence: P. Gibert. Raseteurs droitiers: Marquier, Moine, Moutet, Rey. Gauchers: Alarcon, Allam, Ghorzi, Lafare. Tourneurs: Cuallado, Dunan (sort avant la pause), Lebrun.

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1990 - 2010 : 20 ans

La manade Agu fête ses 20 ans d’existence dans la convivialité. La pena Los Sombreros de Bellegarde, Li enfan di aupiho, les gardians de la manade Agu font une haie à l’attelage qui conduit Gérard, Guillaume et Gabin en piste pour une capelado simple mais soignée. Avec un travail Eyguières 23 10 013.jpgdans l’esprit les hommes tirent le meilleur d’Hébus qui fait certainement la plus belle course de sa carrière et souffle magnifiquement les bougies tandis que Kéké s’affirme et Angélien fait un premier de choix. Damien Moutet reçoit le prix de l’animation, David Moine un coup de cœur pour son implication dans l’organisation de la journée et tous les autres une médaille au cours d’une remise des prix empreinte d’émotion. Successivement Eyguières 23 10 014.jpgGérard reçoit un tableau de Jean Marignan représentant trois cocardiers remis par Norbert Chiouse un des plus anciens gardians de la manade tandis que Guillaume reçoit une céramique représentant l’affiche de la course réalisée par la verrerie Bonnet de Mallemort et remise par Serge Ayme gardian à la manade. Camille Bacculard président du Club Taurin les Farfadets d’Eyguières remet un cadeau souvenir à Janine Roubaud à l’origine de la manade avant d’être à son tour honoré par Dominique Agu. Au micro, les remerciements de Gérard sont sincères tout comme le «Je t’aime» final de Guillaume à son père.

 

S’il débute calmement, ANGELIEN (1er) est agressif après les gauchers. Cinq minutes et il doit déjà défendre sa seconde ficelle. Il le fait avec autorité et ne s’incline qu’à la dernière minute au terme de séries et poursuites rondement menées. 5 Carmen et retour. Méchant, BATISTIN(2nd) frappe sur les tourneurs à deux reprises, gagne le centre et en sort rarement. Il percute fort après Moutet et sur Marquier brise les planches. C’est trop peu car démuni de tenue de piste, il se laisse emporter par sa méchanceté et se gaspille. 2 Carmen en piste et retour en silence avec une ficelle. Arrive, HEBUS (3e) pour le temps fort de la course. Placement, anticipations, finitions et terminaisons dangereuses le souffle rageur à l’arrivée. Il offre une partition de haut vol grâce à la complicité des blancs. Un final éblouissant de combativité avec Carmen en continu. Retour sous l’ovation et Carmen joué à quinze reprises.
Cocardier, KEKE (4e) ne se laisse pas manœuvrer. Rapide et véloce il n’est pas étouffé et maîtrise l’espace. Ghorzi et Alarcon sont percutés à l’arrivée et Rey enfermé doit mettre le turbo. Il conserve sa première ficelle fortement primée en musique jouée quatre fois. Décidé, LE BEGUE (5e) ne balbutie pas à l’arrivée où il soulève les planches. Des réactions dangereuses tête dans les planches pendant dix minutes fort plaisantes. HERMES (6e) débute calmement. Les blancs s’y mettent vraiment à mi-course et il frappe sur Lafare et Ghorzi. Son final plus enjoué lui permet de rentrer un gland. 5 Carmen et retour. Ne restait plus qu’à lancer la Bandido avec les gardians de la manade Agu avant de se retrouver devant le verre de l’amitié en toute simplicité…

 

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▲ Angélien complice avec Julien Rey

 

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▲ Batistin sur Mathieu Marquier

 

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▲ Chaud devant pour Alarcon devant Hébus

 

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▲ Kéké sur Karim Ghorzi

 

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▲ La remise des prix et des cadeaux

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▲ La bandido

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Texte et photos Eric AUPHAN

22/10/2010

UN HOMME, UNE CAPELADO...

Monsieur Patrice BLANC

 

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DSC05942.jpgSi on ne le voit pas aux arènes ou lors de manifestations locales, c’est qu’il est en France ou à l’Etranger pour chanter des opérettes ou de l’Opéra depuis maintenant environ 10 ans… c’est le temps nécessaire de formation musicale et technique pour un chanteur d’accéder sur des scènes.
"J’ai ainsi eu la chance que ma passion devienne mon métier.
Enfant, j’étais membre du groupe folklorique local "Les Olivarelles" de Mouriès. Je jouais du galoubet tambourin. Avec ce groupe, j’ai appris à aimer la tradition, j’ai voyagé, effectué des échanges avec des groupes d’autres régions de France et d’Europe. C’est comme cela que m’est venue cette passion pour notre culture et le costume.
Depuis l’âge de 14 ans, j’ai ma place à l’année aux arènes de Mouriès, et, je suis un féru de taureaux, déjà à l’époque j’allais avec des amis de Mouriès à toutes les courses de Provence et du Languedoc. Adjoint au Maire de Mouriès en charge des questions de la 10x14.jpgCulture et des Traditions. Je ne me sens pas comme un passéiste, mais comme un novateur à mon niveau. J’aime la tradition, mais j’aime qu’elle bouge. Certains détiennent la vérité ne bougent absolument pas, par peur de déranger, ou parce qu’il existe un certain confort à maintenir les choses en l’état. La course camarguaise à l’origine était un événement dans un village. On fermait une place, on faisait venir les taureaux, et les jeunes s’en amusaient. Cela a évolué, ne serait ce que par Carmen, qui vient saluer une action, alors que cette opéra a une consonance plus espagnole que camarguaise. Le Trophée Taurin a été créé, des organisateurs comme Paul Laurent ont codifié certains aspects de la course camarguaise...
Le costume de l’Arlésienne a dans le même temps subi de nombreuses évolutions, les tissus, les couleurs ne sont plus les mêmes. Certains groupes refusent toute évolution, se retranchant derrière le caractère rassurant du passé tel qu’il était. Mais d’autres continuent à le porter et le font vivre. La capelado mise en scène doit rester une exception lors d’une grande course, une grande finale. Un exemple, le Club Taurin de Mouriès me réclame à corps et à cris une capelado chorégraphiée pour la fête des olives vertes… je l’ai toujours refusé... les groupes qui dansent, la grande farandole... C’est le charme et la griffe de cet évènement. Il ne faut pas le perdre, ne pas le changer, les gens viennent "pour ca"...
Les seules choses à peut être améliorer dans certaines villes sont les costumes mal constitués ou portés…certaines tenues approximatives ne devraient pas l’être par respect du public et de nos anciens."

Extraits d'interview
"Tradicioun.org"
(26 03 2007)
Photos Luc PERO


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18/10/2010

NIMES *FINALE DU TROPHEE DES AS* LA CAPELADO

Dimanche 17 octobre 2010

UN SPECTACLE TRES A CHEVAL...
UN BON PRINCIPE

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Il y a un an, Jean-Claude Jourdan, co-directeur du Trophée Taurin, nous quittait. Hier, la 59e finale du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence lui était dédiée. Lui, l'homme de cheval - créateur notamment de Cheval Passion en Avignon - aurait  adoré ce spectacle d'ouverture largement dédié à la plus noble conquête de l'homme. Et encore y manquait-il les gardians italiens, les Butteri de la Maremme repartis sur leurs terres après l'annulation de dimanche dernier. Alors sûr qu'entre deux nuages, trois rafales de vent glacial et quelques rayons de soleil, le Provençal avait l'oeil rivé sur les évolutions dans l'amphithéâtre romain et qu'il les a largement commentées à ses collègues des cieux de sa verve toute barbentanaise.
Patrice Blanc et son équipe ont encore réalisé des merveilles même si la température réfrigérante,  le report de la course, peut-être le prix des places et la saison moyenne, ont écorné le nombre d'entrées.

NIMES3.jpgTout de même l'entrée des attelages du Pays d'Arles et de Christian Dubois ont tiré un "oh !" d'admiration  des gradins. Attelés en double, et même à cinq chevaux, les équipages ont mené un carrousel époustouflant de maestria. Sa majesté la Reine d'Arles Caroline Serre en  eut un air de Victoria... so british ! Suivait une allégorie en blanc et noir soulignée d'un rouge cocarde. Un pas de deux équestre  classique sans être rigide et d'une  élégance totale. Alors dans une envolée de drapeaux rouge et vert, la farandole des Arlésiennes déclinait avec charme toute la gamme des costumes traditionnels. Les gardians bien sûr puis les manadiers se présentaient en piste, suivis des raseteurs... Trompette sonnez, le premier cocardier pouvait sortir !

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER

 

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Les participants : les gardians de la manade Fabre-Mailhan ; Caroline Serre, Reine d'Arles, et ses demoiselles d'honneur ; les attelages du Pays d'Arles et les frisons et attelages de Christian Dubois ; Alizée Froment et Olivier Lautier pour le duo équestre ; les farandoleurs des groupes La Capouliero de Martigues, la Jouvanço de Montfavet , du Temps du Costume de Nîmes ; les danseurs de l'école de toutes les danses de l'Association nîmoise Kosmopolit Dance School ; les enfants, les Arlésiennes du groupe de Tradition, Li Arlatenco de Mouriès, Li Cabidoulo du Cailar, La Pichoto Camarguo de Mauguio, le Ruban de Provence d'Avignon, l'Etoile de l'Avenir d'Arles, la Souleiado de Marguerittes, l'Escolo d'Argenço de Fourques, du Fils et des Arlésiennes de Générac ; les associations nîmoises de maintenance le Cordon Camarguais, les Farandoleurs cheminots et le Temps du costume. Les musiciens de la pena Chicuelo II.

 

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▲ L'entrée des manadiers...
▼ ... des raseteurs
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▼ Les Arlésiennes et les gardians
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* Un tout petit - mais alors très petit - bémol, l'idée de faire jouer la pena Chicuelo pendant le quart d'heure des cocardiers n'a pas semblé judicieux. La musique se téléscopant avec l'annonce des primes et les Carmen distribués. Et il a bien semblé qu'une pena traditionnelle (style La Gardounenque ou Saint-Etienne-du-Grès) aurait mis un peu plus de tonus à l'ambiance générale.

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17/10/2010

59e FINALE DU TROPHEE TAURIN - "MIDI LIBRE - LA PROVENCE"

Dimanche 17 Octobre 2010 - Finale du Trophée des As

 

SANS HOMMES, SANS LEADER
LA FINALE PERD DE SON ATTRAIT

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GUEPARD, AUZOLLE LE DUO GAGNANT POUR 2010

auzo10x10.jpgIls étaient dix plus cinq tourneurs, à défiler pour la capelado (somptueusement orchestrée par le maître d'oeuvre Patrice Blanc). Ils ne sont plus que neuf aprés la sortie de Four au troisième cocardier. Pour une finale l'effectif est bien maigre surtout dans le vaste plan nîmois. Il restait donc des places pour participer à cette fête... Ces messieurs les rasibles, si critiques lorsqu'ils ne peuvent pas rentrer en piste quand le quota est atteint n'ont pas daigné revêtir la tenue blanche ? Quoi qu'il en soit ce manque d'opposition général et l'absence d'un véritable patron de la piste a fortement nui au spectacle. Des bons moments on en eût grâce au travail irréprochable de Christophe Clarion l'homme du jour et aux rasets stylés d'Hadrien Poujol. Quand aux autres Auzolle, Outarka, Moutet, Gleize, Marquier, Ouffe, Adil Benafitou c'est avec prudence qu'ils ont géré et ménagé leurs efforts.
Dans ce contexte les taureaux ont pu facilement survoler les débats. RODIN s'octroie le prix du meilleur cocardier de la  finale, GERICAULT trés bon premier avait sa chance aussi. PASTEUR peu raseté donne l'impression de dominer et GUEPARD malgré une pression insuffisante fournit une course digne de son titre.

GERICAULT de Chauvet, un excellent premier qui se plaît quand la bataille fait rage. Il répond alors par de belles poursuites qu'il termine par de nombreux coups de barrières. Sachant intelligemment changer de poste de combat il ne se laisse pas berner et rentre ses ficelles aprés avoir ecouté six fois la musique.
EMBRUN de Nicollin, surtout gaucher il s'illustre sur les belles provocations de Clarion et Poujol. Il manque de pression et ne peut s'exprimer que dans les deux dernières minutes lorsqu'il défend avec véhémence sa première ficelle qu'il rentre au toril. Cinq Carmen.
PASTEUR de Fabre-Mailhan, entre sévère réserve et maîtrise cocardière mon coeur balance... Le fait est que, cul collé aux planches il inspire la crainte. Seuls les cites trés engagés sont honorés avec danger au bout (Four jambe coinçée  la planche). Un gland aux Bernacles, musique quatre fois et bronca pour les hommes.
rodinClarion.jpgGUEPARD de Cuillé, ce n'est pas parce qu'on est sacré Biou d'Or 2010 qu'il faut changer ses habitudes. Alors Guépard promène dans tout l'ovale nîmois, mais surveille tout ce qui se passe autour de lui. Les attaques avortent grâce à son oeil de Lynx (non de Guépard !) et les poursuites acceptées sont conclues de façon magistrale et criminelle trés haut sur les barrières. Les adversaires à sa mesure manquent et le cocardier peut rentrer fièrement sa seconde ficelle (2200 €). Musique et ovation au retour.
YVAN du Pantaï, l'ombre de lui même, pas d'anticipations fulgurantes, un minimum de réactions positives, c'est languissant. Un jour sans...
RODIN des Baumelles,► c'est une promenade de santé pour le biou des Saintes. Cocardièrement positionné il va attendre les sollicitations qui ne viendront qu'à la dernière minute pour défendre sa première ficelle que lui ravit A. Benafitou sous une virulente bronca. Le prix du jour pour son sérieux, des Carmen et des applaudisements nourris.
MATHIS de Lautier, le Biou d'Or 2006 à encore quelques beaux restes, il sait et peut se propulser très fort contre les planches. il offre quelques beaux engagements, mais aujourd'hui rien n'était
vraiment fait pour briller, alors le minimum c'était déjà pas si mal.

Texte et Photos Luc PERO

 

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Deux satisfactions de la journée, GERICAULT et H. Poujol

 

NIMES *FINALE DU TROPHEE DES AS*

Dimanche 17 octobre 2010

LE PALMARES 2010

1er Loic Auzolle
2. Benjamin Villard
3. Bastien Four
4. Adil Benafitou
5. Mathieu Marquier
Biou d'Or : Guépard de Cuillé
Meilleur taureau de la finale : Rodin des Baumelles

Les réactions à l'issue de la course :

Loïc AUZOLLE (1er): «On a vu une belle finale avec malheureusement un manque de travail un peu aux ficelles, néanmoins je pense que les gens sont partis contents. On a vu trois très bons taureaux qui confirment à savoir Pasteur, Rodin et Guépard. Cela laisse présager une belle prochaine saison en perspective».
Gilbert MATA tourneur de Benjamin VILLARD (2e): «Cette saison Benjamin joue de malchance à tous les niveaux. Sa blessure d’hier n’est pas très grave et il a le moral. Il a un décollement au niveau des ischios jambier et maintenant il faut attendre la saison 2011. Benjamin est capable de rivaliser avec Loïc qui a été favorisé par les évènements néanmoins je le félicite pour sa victoire».
Bastien FOUR (3e): «L’année dernière je finis quatrième, cette saison je gagne une place et donc sur l’ensemble de ma saison je suis content. Tout raseteur rêve de participer à la finale et j’avais cette chance, malheureusement je me blesse au 3ème et c’est rageant».
Pierre CUILLE (Manadier du Bioù d’Or) : «Guépard a fait une course intéressante. Son quart d’heure a été bon même s’il a manqué un peu de travail sur la fin. Je suis donc satisfait. La course a manqué un peu de rythme surtout à droite avec de nombreux blessés mais Hadrien Poujol a été très bon». 
Joël LINSOLAS (Manadier du meilleur taureau de la Finale): «C’est une grosse satisfaction car Rodin est toujours présent. Il a fait calculer les hommes et je crois qu’il n’y a rien à dire. Cela fait deux fois qu’il gagne à Nîmes et je trouve qu’il confirme son titre de grand taureau avec un grand G».
Hadrien POUJOL (Invité d’honneur) : «Cela me tenait à cœur de participer pour remercier le trophée taurin de m’avoir invité car je n’ai commencé ma saison qu’au mois d’Août. Je pense avoir fait une bonne finale dans l’ensemble même si en seconde partie j’ai eu plus de mal à cause de mon genou. On n’a pas vu une grande finale mais il faut dire qu’il manquait Benjamin, David, Nicolas et Victor. Allouani n’est plus là et moi je ne suis pas en grande forme. Certains taureaux ont dominé mais je pense qu’on a vu du bon spectacle par moments».  
Caroline SERRE (Reine d’Arles) : «C’est la dernière finale du trophée des As en tant que reine d’Arles.  Avec mes demoiselles d’honneur si on rigolait beaucoup avant la capélado il y a eu beaucoup d’émotion en rentrant en piste. Cela représente trois belles années de notre vie. Le froid a un peu terni la fête mais félicitation à Loïc Auzolle pour son second titre».
Jean Paul FOURNIER (Maire de Nîmes): «C’est toujours un moment fort pour la ville de Nîmes de recevoir tous les deux ans la finale du trophée des As. Aujourd’hui le temps ne nous a pas permis de remplir les arènes qui sont d’habitude pleines. On a vu de bons taureaux avec des raseteurs un peu plus en dessous mais force est de reconnaître que le spectacle était beau même si me froid nous a laissé sur notre faim».



Propos recueillis par Eric AUPHAN

16/10/2010

SAINT-GENIES : FINALE DE LIGUE LANGUEDOC-ROUSSILLON

Samedi 17 octobre 2010

LE SAUMADE DOMINE BRILLAMMENT

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Le 602 du Brestalou

La peña Mithra de Lunel, les Arlésiennes de Saint-Geniès et du Velout pescalune, les gardians de la manade Lafon ont ouvert la finale de Ligue Languedoc-Roussillon, devant des gradins presque pleins. Place aux raseteurs stagiaires et aux taureaux de 5 ans.
Sous la présidence de Jacques Valentin défilent les droitiers Granier, Bousanquet, I. Benafitou (remplacé par Benoit au 6e), les gauchers Coulomb (remplacé par L. Garcia au 2e), Gaillardet, Anane et les tourneurs Fernandez et Cano. La course a vraiment démarré après l’entracte pour finir avec panache sur le taureau du Grand Salan et celui de Saumade qui a remporté les suffrages du jury. C’est justifié. Les blancs n’ont pas transmis beaucoup d’enthousiasme malgré de bons passages.
Placé, le N.564 de Guillierme a attaqué avec bonne volonté et quelquefois un tricotage des cornes qui déjoue les crochets. Quelques actions surtout à gauche et une enfermée sur Coulomb. Les ficelles rentrent.
Puissant dans ses départs, le N.556 de Raynaud est un brave cocardier, franc comme l’or pour huit minutes volontaires. 1 Carmen et retour.
Vif et attentif, le N.526 de Nicollin chasse et pousse fort. Craint quand il se cabre en finition mais baisse de régime à mi parcours malgré de brillantes séries. 1 ficelle rentre. 4 Carmen et retour.
Fier, le 501 de Saint-Pierre joue la surprise en sautant subrepticement. Entrepris, il se jette au départ et ne finit pas toujours. Mais avec un blanc dans le collimateur, la conclusion est fracassante (Gaillardet et Anane). 1 Carmen et retour avec son gland.
Bien dans le style de cet élevage, le N.602 du Brestalou ne lâche pas un pouce aux raseteurs. Pas de refus, des arrivées aux bois de plus en plus serrées (Granier, Garcia) et des séries rythmées. 7 Carmen et retour avec une ficelle.
Irrégulier, le N.588 d’Aubanel Baroncelli alterne les attaques rageusement conclues (Gaillardet, Bousanquet) et les moments brouillons. Rentre ses ficelles en musique (plus 1 Carmen pendant).
S’il pêche par son placement, le N.501 du Grand Salan compense par ses virulentes poursuites et ses conclusions. Dix minutes qui vont a mas jusqu’à de violents coups de barrière. 6 Carmen et au retour avec une ficelle.
Roulant des mécaniques, le N.514 de Saumade, fait le vide prêt pour le combat. Cinq rasets pour 5 puissantes enfermées avec arrivées fracassantes. Un dominateur dans toute sa splendeur. Un gland rentre. 4 Carmen et retour.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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Le 501 de Saint-Pierre