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10/12/2010

MUSEE ROUGE ET VERT

DE BOISSIER A NICOLLIN VIA GRANON ET LAFONT

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Au Cailar, le Mas d’Anglas recèle bien des trésors et la stèle de Barraïé à l’entrée des bâtiments donne le ton d’un lieu où le taureau est roi. L’un des autres fleurons en est le Musée dédiée à l’élevage des cocardiers à la devise rouge et verte. Superbement mise en scène, l’histoire de cette manade à part se lit et s’admire au long des étagères garnies de documents remontant à Jean-Jules Boissier, d’affiches, de photos, trophées  et autres Biòu d’Or. Un cadre parfait au parquet de bois et lourdes poutres donnant sur les pâturages où les cocardiers actuels paissent tranquillement.
Inauguré le 5 avril 2008 en même temps que les arènes du Mas d’Anglas, le musée a profité de l’érudition de Lise Carratero qui, «à la demande de Louis Nicollin, a travaillé sur l’historique de l’élevage et rassemblé les lettres, textes, actes anciens, explique Jeoffrey Barbeyrac, en charge de la manade, certaines affiches nous ont été données par des clubs taurins et bien sûr tous les trophées ont été réunis».    
1D.jpgEt la machine à remonter le temps égrène les noms des précédents propriétaires qui font courir des taureaux depuis 1813,  M. Boissier, Laurent Combet, Fernand Granon, les frères Delbosc puis Jean Lafont et enfin Louis Nicollin. Les taureaux qui ont fait la renommée de la race se rappellent aux bons souvenirs des visiteurs : Le Sanglier, Le Clairon, les Biòu d’Or Cosaque (1956), Mario (1963), Cailaren (1967), Joinville (1972), Ventadour (1977, 79), Furet (1986) , Barraïe (1988, 89, 92), Virat (2002, 2004) et bien d’autres encore Sarraïé, Cafetier, Ourrias, Cabanié... En attendant les prochaines étoiles d’une race qui donne tant de nobles cocardiers à la course camarguaise.


Martine ALIAGA
photos Christian ITIER

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