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07/03/2011

AIMARGUES : 22e JOURNEE GUILLIERME

UN DIMANCHE DIGNE DE FANFONNE

A.jpg

Au passage du défilé
la foule des grands jours

 

A1.jpgQui a dit les traditions c'est ringard ? Le peuple de bouvine a démenti, une fois de plus, les mauvaises langues menaçant de mort certaine les us et coutumes camarguais. Les rues noires de monde d'Aimargues en ce dimanche printanier ont donné toute la force et l'attachement des Languedociens et Provençaux aux rites anciens en général et, à une de leurs figures historiques  en particulier, Fanfonne Guillierme. Enfants, ados, adultes et seniors ont célébré toute la journée la dame au chapeau noir. Avec ferveur, avec passion. Comme avant. Plus qu'avant même. Jamais autant de chevaux, de gardians, d'Arlésiennes et de public se pressaient comme hier autour de la statue de la dame d'Aimargues. Et l'après-midi les arènes pratiquement pleine ont attesté d'une fe di biou qui n'est pas prête de s'éteindre.

Martine ALIAGA
Texte et photos

FANFONNE AURAIT AIMÉ


5esous les yeux de Fanfonne.jpg

Sous les yeux de la patronne, les espoirs de Guillierme ont brillé


Fanfonne aurait aimé les rues d’Aimargues emplies de gardians,  d’Arlésiennes et d’afeciouna. Elle aurait aimé la messe en provençal dans l’église trop petite. La bénédiction des chevaux. Les discours plein de sagesse de Guy Chaptal et de Gabriel Brun sur le respect des traditions. L’abrivado d’un seul passage se frayant le chemin au milieu des spectateurs. La roussataïo bien menée. Et cette ambiance bon enfant remplissant, sous un doux soleil,  les terrasses en attendant la course. 
1er (2).JPGLa course, parlons-en. Fanfonne aurait aimé la fougue de ses jeunes cocardiers et le travail dans l’esprit des raseteurs. Un premier, Pique Pebre (photo) qui ne se laisse pas manœuvrer et appuie quand il faut (Brushet, Guyon, Poujol, Clarion). De belles enfermées qui déclenchent le disque ainsi qu’au retour (11 minutes). Un peu inattentif au début, Levant bien pressé par les blancs se donne dans les séries. Et se chauffe jusqu’à s’emporter (Guyon, Clarion, Poujol). 4 Carmen et retour à la 13e.
Lou Marques, pas dans un bon jour,  passe sa rage avant la trompette de début, pourtant il subit et s’incline rapidement.
La difficulté majeure c’est Coute Negre. Le long des planches, il déjoue les approches. Sur une invite courageuse de Guyon, il se livre dangereusement. Tour à tour Guyon, Garcia, Poujol se mesure à ce bagarreur.  Coute Negre sait aussi  se ménager. Sérieux, il rentre son second gland en musique après avoir écouté 3 Carmen. Aucun refus pour un Capoulié au grand  coeur. Les blancs collaborent idéalement et régalent. Sous les longues incitations de Guyon, Poujol, le taureau se livre jusqu’aux planches. La musique à l’unisson.
Tête haute, fier, Gastoboï défie les hommes. Avec un bon placement, Gastoboï laisse parler sa fougue et met du caractère dans ses finitions. Trois fois il fracasse les planches après Poujol, Guyon et Ayme dans un superbe festival de coups de barrière. Droite, gauche, Gastaboï tamponne à tout va, les hommes mettent du coeur, le public se régale. Carmen en boucle et les ficelles au toril. Sûr...Fanfonne aurait aimé...

 

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▲ Durant l'acampado, les gardians
mitraillés par des centaines de photographes

▼ La roussataïo

 

 

ROUSSE.jpg

 

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