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10/06/2011

TARASCON *LIGUE NICOLLIN LAURENT*

Jeudi 11 Juin 2011

LE N°618, TERREUR DES MARQUISES...

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▲ N° 615 manade Laurent sur Gaillardet.

Bonne entrée pour cette course de ligue organisée par le club taurin le Clairon dans les arènes du Roi René à Tarascon. Les spectateurs sortent satisfaits grâce à l’excellent travail des jeunes Joan Gaillardet et Yoan Pradier.  Tous les deux sont à la pointe du combat et tirent la course sous les caméras de France 2 en tournage aux Marquises. Gauthier et Roig participent avec réussite mais par à coups. Grongnet, Isoird sont trop intermittents. Cuallado et Rado assument leur tache et encouragent les jeunes tandis que Georges Garcin prime convenablement et accorde au final un Carmen général mérité. Les taureaux de Loulou et des Marquises ont des qualités différentes qui ne demandent qu’à s’épanouir.

Pour la manade Nicollin, le 548 (1er) est un premier tranquille mais barricadier à souhait après Pradier, Gaillardet et Roig. Avec du métier, il conserve ses ficelles. Placé, le 708 (3ème) décolle d’entrée après Gaillardet et saute derrière Pradier. Vaillant, il se donne de plus en plus et en bon apprenti se bonifie. Le 532 (5ème) est imposant physiquement mais s’il est parfois distrait il s’applique à passer la tête aux planches avec autorité. Lui aussi garde ses ficelles. Vaillant et généreux, le 679 (7ème) est le plus abordable. Volontaire dans les séries il effectue six minutes trente rythmées.

Pour la manade Laurent, le 617 (2ème) est mou et lache le raset mais peu à peu il y a du mieux et Gauthier doit s’engouffrer dans le burladéro pour éviter la charge sur un saut. C’est le moins assidu du lot. Le 615 (4ème) est sérieux. Placement et arrivées spectaculaires sont ses atouts mis en valeur par Gaillardet. Le 619 (6ème) est une pile électrique survoltée. Chaque raset se finit loin au-delà des planches. Sur Roig et Pradier les sauts sont toniques mais sur Gaillardet il se dédouble et le raseteur se retrouve presque assis sur la tête du bioù. Des Carmen répétés. Féroce, le 618 (8ème) est d’une méchanceté inouïe. Avec son physique à la Quo-Vadis, il terrorise les blancs jusqu’à dresser sur les gradins pour mordre un spectateur. Intouchable, les timides tentatives sont avortées. Il réintègre tous ses attributs et sur la fin s’envoie sur un raset à blanc de Roig. Un taureau à revoir absolument……

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▲ N° 619 manade Laurent et Gaillardet assis sur le frontal.

▼ La méchanceté du n° 618 qui cherche un spectateur.

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Texte et photos Eric AUPHAN

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