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27/01/2012

ACTO - UCTI : DES CLUBS TAURINS MOBILISÉS

Après les réunions hivernales des deux associations de manadiers, des raseteurs, des clubs taurins organisateurs de l'ACTO,  les rendez-vous consultatifs et autres comité directeurs de la nouvelle équipe fédérale,  l’heure semblait plutôt à la discussion ouverte. Chacun à l’écoute des autres dans un climat un peu plus apaisé ? L'UCTI dans sa dernière réunion avance sur une autre chemin moins consultatif. Les deux associations de clubs taurins (ACTO-UCTI) restent mobilisées, chacune a listé ses propositions, choisi son ton et sa manière d'argumenter.
Voilà ci-dessous de quoi vous faire une idée. 

ACTOBURO.jpgFin 2011, à Méjanes, l’ACTO avait réuni ses adhérents et invité manadiers, Trophée Taurin, présidents de course et raseteurs, pour décortiquer le questionnaire soumis à ses clubs taurins (36). De là, des discussions très ouvertes ont étayé des réponses… parfois contradictoires. Pas facile de cerner la course camarguaise.
Extraits : le constat, si les trois-quarts des CT voient leurs entrées baisser, pour un quart il y a une augmentation du nombre des spectateurs.  Conseil est donc donné d’être vigilant sur la qualité des plateaux proposées, « Il ne faut pas faire des courses au rabais ». Il faut limiter la concurrence déloyale en se concertant davantage (ne faire des taureaux emboulés qu’en semaine ou le matin). Au niveau des Ligues : les limiter dans les grandes arènes… Difficulté d’élaborer un calendrier cohérent. Tout le monde veut restreindre le nombre de courses mais –presque- personne ne veut en enlever… Trop d’entrées gratuites aux arènes… Retour à la ficelle blanche… Etablir un calendrier de courses de Ligue avec organisateurs, manadiers et raseteurs…

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Les manadiers sont intervenus, Nicolas Noguera, président des raseteurs, a fait part des propositions de son association (lire AG des raseteurs) et  n’a pas été avare d’explications.
Frédéric Bon : « Les manadiers ont de plus en plus de charges, les organisateurs pourraient louer les taureaux par 2 ou 3 ». Eugène Guillot : « Au sein de l’association des manadiers, il y aura une commission pour cerner le métier de manadier » (pour éviter les dérives). Jacques Mailhan, président des manadiers « les professionnels qui veulent s’engager à la FFCC sont à la merci d’amateurs (sous entendu les gardians amateurs), il faut faire réétudier les statuts. Je propose que chaque corporation soit représentée par des collèges qui éliront leurs représentants, manadiers, raseteurs, organisateurs, Trophée Taurin, gardians salariés, etc. »
Du grain à moudre pour Sébastien Gonfond, président de l’Acto qui souhaite « travailler tous ensemble » et pourquoi pas éditer une charte de qualité pour tirer la course camarguaise vers le haut.  La concertation et le rassemblement doivent primer ».

 

Le 20 janvier, à Manduel, c’était au tour de l’UCTI de rassembler ses adhérents pour une assemblée générale.

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Un ton un peu plus « belliqueux » dixit Gilles Roccia qui a réaffirmé en préambule que la création de l’UCTI s’était justifiée par les clubs taurins ne se reconnaissant pas dans l’ACTO et pour élire des membres au comité directeur fédéral, après « la mascarade des raseteurs aux Saintes » (Ndlr : au congrès 2011). Raymond Vendrel a listé les nombreuses réunions tenues pour défendre au mieux les intérêts des clubs taurins. Le secrétaire de l’UCTI a rappelé que 8 sièges sur 9 avaient été obtenus pour siéger au comité directeur FFCC mais qu’il y avait « quelques difficultés avec la nouvelle équipe fédérale ». Le trésorier Raymond Querel donnait le bilan financier à 328,71 € en solde créditeur pour 47 adhérents.

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Joël Dijon passait en revue les propositions retenues : à savoir la vérification de l’encocardement par l’organisateur ; le retour à la ficelle blanche et reconnaît « qu’on se rejoint souvent dans les propositions avec l’autre association de CT ». En revanche, certaines demandes de l’UCTI n’ont pas été retenues en comité directeur (sur le site  ffcc.info, la fédé communique qu’un autre comité directeur se tiendra pour rediscuter de plusieurs points) : comme la baisse des prix des attributs ; la révision du nombre de raseteurs dans les petites pistes ; le choix des groupes (1, 2, 3) par des gens neutres… ; une commission de discipline donnant des sanctions par amendes pour les raseteurs ; et un peu plus de transparence quand un raseteur sort pendant la course ; trop de places gratuites aux entrées, etc...
Restent des prises de position internes à l’UCTI : le président de course reste maître de ses décisions (ndlr : par rapport aux juges de piste)… ; il faut s’entendre entre clubs taurins pour les dates ; proposition de 6 taureaux pour toutes les courses, 7 uniquement aux finales… ; liste les présidents de course bénévoles pour aider les clubs taurins...
Laurent Hénin, représentant la FFCC, présent à l'AG, remercie l’UCTI, «  C’est grâce à vous que nous avons été élus… Il y a 1 880 licenciés dans les clubs taurins… ».  Quant à la Fédé : « On essaie de calmer la tempête, on a risqué la perte de l'agrément ministériel et on a perdu des subventions. Malgré tout, depuis septembre, on a commencé à réunir tout le monde. Il y a encore des points à discuter avec les manadiers et les raseteurs, les organisateurs, c’est pourquoi, différents points n’ont pas été votés au comité directeur…. Chacun doit être responsable.. »
La conclusion revenait à Gilles Roccia : « L’UCTI a su rester à sa place à l’inverse d’une association que je ne nommerais pas... Sous l’égide de la FFCC nous sommes prêts à discuter mais nous ne ferons que peu de concessions. Nous sommes les vaches à lait de la course camarguaise. Il faut que nous soyons reconnus et respectés »… Belliqueux… donc.


Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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