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29/02/2012

15e FESTIVAL DU FILM TAURIN

Saint-Geniès-de-Malgoirès, 24, 25, 26 février 2012

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La grand messe cinématographique de la bouvine

«Foi et Passion» termine le 15e festival du film taurin en apothéose

saint-geniès-de-malgoirès,films taurins camarguais,course camarguaisePas d’oscars mais François De Luca est aux anges. Le 15e festival du film taurin qu’il présente avec la charmante Karine sous l’œil bienveillant du président Robert Féline s’achève sous une immense ovation. La communion avec les aféciounas est totale, les spectateurs après le film «Foi et Passion» sont encore envoutés, comme touchés par la grâce de Dieu. Il faut dire que père Benjamin prêtre et gardian dévoile sous la caméra de François un portrait attachant, proche de ses paroissiens aussi à l’aise derrière l’autel que sur son cheval lors des bandido. Pour son baptême scénique, il reçoit la faveur divine des afeciounas. François qui a rencontré Benjamin lors d’une visite dans l’église d’Aimargues pour recharger son portable assume: «Il est plus fort que le pape».
D’autres films sont majeurs comme Les Baumelles avec le trio Michou, Rodin, Garlan pour une décennie exceptionnelle, Le mystère de Camargue et la malédiction qui toucha la manade Aubanel ou Le taureau dans les gènes réalisé par la télé allemande ZDF.
saint-geniès-de-malgoirès,films taurins camarguais,course camarguaiseAjoutons les différents clips photos du truculent Pissou, la saga des Biou d’Or de Luc Péro ou le superbe "Majesté" de Christian Gellet et Pierre Madec magnifiant la XXIe Reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur, puis un rappeur innovant qui conte Vovo, sans oublier le clin d’œil à Charles Faget et sa voix envoutante dont le festival est orphelin.
Et les amateurs dans tout cela? Ils ont encore fourni des films originaux et touchants. Jean Pierre Delon se classe troisième avec «La Carreto Ramado» grâce à un joli montage et des images super 8. Second, Jérôme Contestin débute son film par la citation : «un père à deux vies, la sienne et celle de son fils». Il colle au portrait attachant de Boris Sanchis raseteur lancé dans les pas de son père trop tôt disparu. «Suivre l’étoile» est soutenu par une magnifique chanson de Brel.
Avec le portrait du petit Léopold, Roger Pierre Auguste gagne et touche jury et aféciounas en plein cœur. Huit ans, la passion de gardian chevillée au corps, le gardianoun illumine le film de sa fraîcheur et de son engagement dans «Un jour je serai capitaine». Moment magique qui reçoit les sacrements du jury pour le futur assuré de la Confrérie des gardians. Père François et son équipe pouvaient alors souffler après la réussite de cette grande messe cinématographique......

Texte et photos
Eric AUPHAN

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