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25/09/2012

LES 20 ANS DU PANTAI

 

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaises

Bardouine, une terre propice aux rêves

Samedi 22 septembre 2012

Hubert Manaud :
"Modestement nous tous suivons notre rêve"

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La famille Manaud

Les ballons bleus et blancs balisent la piste, à l’entrée un gardianou, petit-fils du manadier, assure l’accueil. Les amis de la manade du Pantaï rejoignent la famille Manaud, tout est fin prêt pour fêter les vingt années de l’élevage. Dans la salle, les trophées et photos retracent l’histoire. Françoise Manaud a brodé son chagrin quand la manade a dû être abattue en 2002. Point par point, les noms des vaches et cocardiers disparus s’affichent sur les murs... pour ne jamais oublier. «Cette année-là nous n’avions plus rien, dira Hubert Manaud, si... des amis». En ce jour anniversaire, un retour en arrière s’impose pour suivre la route d’Hubert Manaud, du gardian au manadier. De la naissance en 1939 saluée par le Marquis de Baroncelli, à l’enfance «avec mon frère de lait Pierrot Aubanel», l’apprentissage auprès du père Fernand Manaud gardian chez Aubanel, et des “figures” comme Féraud, les frères Espelly, René Jalabert... 
«... Jusqu’à cette ferrade à la manade du Comte de Pastré à Bardouine où, conquis, avec mon épouse, nous sommes restés 26 ans. Quand Pierre Pastré a vendu, nous avons acheté en 1992».
Le Pantaï naît mais l’escoussure et la devise restent. Amadeus et Mazar font alors parler d’eux. Coup de tonnerre en 2001 où, pour raisons sanitaires, les bêtes sont abattues: «Nous nous sommes battus pendant un an mais n’avons pu sauver la manade. Dura lex sed lex».

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaisesRedémarrer tout de suite reste le rêve des Manaud. Alors l’amitié avec des confrères a fait le reste. «Les manadiers Bon, Raynaud, Blatière et Janin m’ont vendu des vaches de qualité. Et Yves Janin de me dire “Je ne te laisserai pas sans taureaux”, me vendant alors des anoubles et doublens. Dans le lot, un petit veau reçoit le nom d’Yvan (Yves-Anne) pour que chaque jour on se souvienne du cadeau que m’ont fait Yves et Anne Janin».
La suite on la connaît, la carrière du N.020 Yvan et du N.204 Gavot... Aujourd’hui, les purs produits nés et marqués à Bardouine, dont une complète sortie récemment à Lansargues, font honneur à la devise.

Et si «le fleuve de la manade ne fut pas toujours tranquille, aujourd’hui, modestement nous tous suivons notre rêve.» Entouré des amis, des amateurs de la manade, de manadiers, raseteurs, organisateurs, Hubert et Françoise tout comme Florence et Clotilde, conjoints et enfants ont offert ce rêve en partage. Après la ferrade, où Olivier Pastré (fils de Pierre) s’est illustré en attrapaïre, la loupiot au milieu du pays a permis de débrider les conversations et de refaire encore et toujours l’histoire et les histoires de la Camargue. Tout comme celle, émouvante, de la manade du Pantaï.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

*Lou Pantaï : le rêve en provençal*

 

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