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14/10/2012

PORTRAIT *BASTIEN FOUR*

UN PETIT FOUR A CONSOMMER SANS MODÉRATION.

Le gaucher remporte le Trophée des As quinze ans après Stéphane Rouveyrolles.

Alors qu’il s’apprête à inscrire son nom au prestigieux palmarès du Trophée des As, Bastien Four n’éprouve aucune appréhension. Le jeune gaucher âgé de 24 ans originaire des Saintes Marie de la Mer domicilié en Arles explique. «Les jeux sont faits avant la finale et je l’aborde sans pression. Je veux me faire plaisir et transmettre mon plaisir aux aficionados». Après son entrée à l’école taurine des Saintes en 2002, Bastien intègre les courses de protection en 2005-2006 puis le trophée de l’avenir en 2007-2008. Depuis 2009 il rasète dans la cour des grands et signera cet après-midi sa plus belle victoire. «J’ai remporté le crochet d’argent à Fontvieille et les masters à Lunel mais les plus grands trophées sont pour moi Cocarde d’or, Palme d’or et Trophée des As». Gagner les As, un rêve de gosse. Lui qui ne s’identifie à aucun style ou ancien raseteur est affirmatif. «Beaucoup de gens pensent que raseter à gauche est un avantage. Je pense que non car dans les séries il y a souvent beaucoup plus de rasets à droite. Cette année vu qu’il y avait beaucoup de gauchers en haut du classement, on s’est retrouvé avec plus de tourneurs donc plus de facilité à avoir des taureaux». Bayle gardian depuis deux ans à la manade La galante (crée en 2007) à Saliers aux origines Les Baumelles Bastien s’épanouit. Ami de Joël Linsolas, il raconte. «Le second titre de Garlan est mérité, il inspire la crainte et fait peur aux raseteurs. Imprévisible, doté d’une grosse anticipation, l’erreur n’est pas permise. C’est un grand taureau». Certains cocardiers l’ont marqué notamment Michou lors de sa première finale des As en 2002 alors qu’il intégrait juste l’école taurine. «Je l’ai vu grandir et évoluer. Le raseter à la fin de sa carrière a été une grande fierté». Il a mis le pied à l’étrier bouvine avec son arrière grand-père qui ne manquait pas une course aux Saintes. Depuis qu’il a neuf ans, il monte à la manade des Baumelles, apprivoise les chevaux, dompte les taureaux dans les bouvaous et naturellement revêt la tenue blanche en 2002 sous la houlette de Didier Honoré et Eric Granier avec le soutien de sa famille. Dix ans et la consécration de son talent au bout du crochet. Ce soir au moment de soulever le trophée, il aura une pensée pour Marinette sa grand-mère décédée il y a deux ans. «C’était ma plus grande supportrice, elle découpait tous les articles dans les journaux et me regardait à la télé, c’est sûr je vais penser à elle». Le dernier gaucher vainqueur des As s’appelle Stéphane Rouveyrolles auteur du doublé en 1996 et 1997. Quinze ans après Bastien apprécie. «Je suis fier d’être le premier gaucher à gagner le trophée des As depuis 15 ans et encore plus après Stéphane qui fut mon tourneur à l’avenir en 2007 et 2008. Il m’a beaucoup apporté au niveau de la connaissance des taureaux et de la technique. Un grand monsieur pour moi». Ce soir Bastien va marquer l’histoire de la course camarguaise. Et s’il doublait la mise dès l’année prochaine comme Stéphane….....

Eric AUPHAN

00:19 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : portrait

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