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13/11/2012

MONTFRIN *JUBILE DE JACQUES ESTEVAN*

Samedi 10 novembre 2012

Le chouchou de Montfrin
a définitivement rangé son crochet

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Jacques entouré des siens : Christophe, Laure-Line, Romain, Delphine et les parents.

S’habiller en blanc et descendre dans l’arène se mesurer aux cocardiers, oublier le danger, pour quelques secondes d’adrénaline où les cornes frôlent le corps... contre des applaudissements et quelques euros, c’est le lot de la plupart des raseteurs. Pour une poignée de vedettes qui remplissent les grandes arènes, nombre de tenues blanches vivent leur passion des taureaux dans le presque anonymat des petites pistes. Un seul moteur, la passion... Leurs armes, le courage, la sincérité et le respect. Jacques Estevan est de ceux-là. Et au moment de poser définitivement son crochet, à 36 ans, l’Arlésien entend défiler sa carrière par la voix de Luc Allemand, le président des courses de Montfrin : « En 1985, Jacques arrive à Arles avec sa famille venant de Salon, puis intègre l’école taurine de Saint-Gilles. 1995, stagiaire, puis en 1997, il participe, pour 4 ans, aux courses du Trophée de l’Avenir. 2001, il court au Trophée des Raseteurs et s’octroie de multiples prix en Provence et Languedoc ».

montfrin,jacques estevan,courses camarguaisesL’année 2006 est une référence pour Jacques : il se classe 2e au Trophée des Raseteurs après avoir été meilleur animateur de la Cocarde d’Or, puis second au Gland d’Or. Le chaudron montfrinois adopte alors pour son abnégation et son courage, ce raseteur téméraire souvent... attachant toujours. Le public ne s’y trompe pas et lui réserve toujours ses encouragements quand, tel un cow-boy, il fait tourner son crochet, et s’élance dans un raset des plus engagés.
Depuis, toujours classé dans le premier tiers du tableau du groupe 2, Jacques poursuit une carrière en pointillé au gré des blessures. Entorses, claquages et coups de cornes. Les taureaux ont maintes fois marqué sa chair : Pernod de Ribaud, Calendau et Quito de Fabre-Mailhan, Rio de Bon et dernièrement Sisley de Blatière-Blatière qui lui a, entre autres, arraché les ligaments de l’épaule droite.
Mais Jacques Estevan ne retient que sa « passion des taureaux, le respect du public. Pendant 17 ans, je n’ai pas triché. Et surtout, j’ai toujours eu le soutien de ma maman Paulette à qui je rends hommage, c’est pas évident d’être la mère d’un raseteur, alors de deux (Romain Gros, son demi-frère, NDLR). Je voudrais la remercier. Mais j’ai une famille en or... ».
Les amis, la famille au complet, et surtout ce club taurin Lou Pougaou de Montfrin «qui m’a toujours fait confiance », ont entouré un Jacquot tout ému mais, égal à lui-même, simple et généreux.

MARTINE ALIAGA

 

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A l'heure des discours et des cadeaux

* La course du jubilé de Jacques Estevan, remise à cause de la pluie, se déroulera samedi 17 novembre, à 14 h 30, 8 €.

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