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30/09/2013

OBSEQUES DE PATRICK CASTRO

Lundi 30 septembre 2013, 10h30

Une intense émotion

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Porté par ses anciens compagnons de piste (Daniel Pellegrin, Jean Jouannet, Emile Dumas, Gérard Muscat, Raymond Siméon, Frédéric Lopez, et Patrice Meneghini), Patrick Castro a reçu un émouvant hommage.

 

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Photos Christian ITIER

Parfois "Carmen" fait pleurer. C'est l'heure du dernier tour de piste pour Patrick Castro et, debout, le peuple de bouvine applaudit. Comment faire silence devant ce géant des pistes, au palmarès éblouissant, et dont le raset est à jamais inscrit sur le sable pescalune. 

Ceinturée par les raseteurs en tenue alternant avec les gardians tridents baissés, les hautes barrières pescalunes dont se riait Patrick avec ses sauts "à l'ancienne" a délimité l'espace des proches et de la famille. Sur les gradins, de Provence et du Languedoc, les afeciouna ont accouru. Une dernière fois rendre hommage au petit bonhomme à la moustache fournie, au sourire espiègle... et au crochet ravageur d'attributs.

Au parterre, les Arlésiennes, la Reine d'Arles et les demoiselles d'honneur toutes de noir vêtues, les manadiers, la Nacioun gardiano, les gardians professionnels... et une sculpture de Goya. Castro - Goya, l'histoire gardera au coeur ce duo.

Les raseteurs contemporains de Patrick ont déposé le cercueil, la famille est recueillie... Les paroles d'hommage au micro sont sobres et poignantes, elles esquissent le portrait d'un homme aimé. Les trois petits enfants sont émouvants... Le maire Claude Arnaud rend un hommage sincère "au raseteur d'exception... à une personnalité  pescalune, une figure de l'histoire de la ville, des arènes....". Denis, l'ami, évoque la carrière de footballeur, les "Amis du CT Goya", le bar National, les voyages... et les apéro. Jacques Valentin et Gérard Muscat ont du mal à terminer leurs dédicaces. L'Ave Maria de Gounod joué à la trompette par Gilles Pellegrini a déchiré les coeurs, puis la Coupo Santo... Jusqu'au dernier Carmen... Les larmes et les applaudissements.


MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER 


 

29/09/2013

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE *PRINTEMPS DES ROYALES*

Le club taurin Lou Bandot de Saint-Laurent-d'Aigouze a, au terme des sept courses du Printemps des Royales, élu la manade Laurent, vainqueur de l'édition 2013.

AIGUES-VIVES *AVENIR*

Dimanche 29 septembre 2013

 

DES SAUMADE CHEZ LI BAGNAT

 

aigues-vives,complète de saumade,course camarguaiseCastor enferme Belgourari

Entree : 3/4. Organisateur : UTPR Aigues Vivoise. Présidence : Didier Gaillard. Raseteurs : M Sanchez, JH Oudjit, R Bruschet, M Belgourari, I Benafitou , N Benafitou, C Clarion, C Miralles Tourneurs : S Rouveyrolles,  C Galibert ; F Curtill, F Lopez

 

L’Union Taurine Aigues Vivoise avec programmée pour la dernière de la saison une course complète de la manade Saumade alignant sept espoirs découverts durant la saison. Pour les affronter une bien belle équipe qui n’était pas venue pour faire de la dentelle et qui ne donna guère de répits aux trois premiers cocardiers de la première partie qui  résistèrent moins de vingt minutes. Bien que l’entracte ait été supprimée cause de temps menaçant, la course de pourra pas venir à son terme et prendra fin à l'issue de la prestation du quatrième, la pluie redoublant d’intensité.

Coutard en 1er ne tiendra pas la distance. Volontaire, les hommes le dépouilleront de son unique ficelle en cinq minutes durant lesquelles il a entendu sur des répliques serrées deux Carmen.
Même sort également pour Jacob, sorti second, qui bien que de battant comme un diable sera une proie facile pour des hommes plus que motivée.
En troisième Béchet sera le plus sérieux. Respecté une fois placé dans l’angle du portail, il en sera autrement que sous la présidence. Deux arrivées in-extremis sur N. Benafitou et trois jolies séries pour 4 fois les honneurs renouvelées à sa rentrée dépouillé.
En quatrième Castor, le finaliste des ligues de ligues 2012, fut le plus sérieux. Correctement positionné, il anticipe légèrement pour pousser ses répliques jusqu’au fil des barrières où seule la conclusion manque. Cédant sa première ficelle dans les dernières minutes, il conserve en musique, entendu six fois, et sous la pluie, la seconde..

CYRIL DANIEL

 

CASTRIES *AVENIR*

Dimanche 29 septembre 2013

KATIF ET LOU MAMAÏ POUR LE SOUVENIR MICHEL VOLLE

Entrée : 1/2 arène.  Organisateur : CT Le Trident.  Président : Nicolas Manchon.  Raseteurs droitiers : Cano, Ciacchini, Oufdil, Valette, Katif.  Gauchers : A. Benafitou, Lafare, Ouffe, Allam.  Tourneurs : Estève, Kerfouche, Fadli.  Fait marquant : une minute de silence à la mémoire de Gilles Arnaud et Patrick Castro.

Commencée avec un plein soleil, la remise des prix se déroule sous quelques gouttes mais les 7 taureaux ont pu courir. Trois se détachent, Colbert de Paulin 2e, Tenor de Saint-Gabriel 7e et Lou Mamaï d’Espelly-Blanc, 3e, qui s’octroie le prix. Chez les hommes, la course est menée par Allam, Ciacchini, Oufdil et Katif jugé meilleur animateur.

Fernando (Janin).- Remuant et brouillon, il pousse sur quelques poursuites. Katif pour la coupe, les glands et une ficelle. Neuf minutes.

Colbert (Paulin).- Un beau cocardier de caractère qui par quelques méchantes offensives au fil des planches, se fait respecter. Placé, il pousse fort après Ouffe, et bombarde en rafale sur A. Benafitou, Allam, Ciacchini. Mais se blesse à la bouche et rentre avec une ficelle à la 13e. 3 Carmen et retour.

Lou Mamaï (Espelly-Blanc).- Rapide dans ses interventions et volontaire, il passe le mourre sur Allam qu’il enferme un peu plus tard. Défend son terrain, se cabre sur Katif, conclut sur Oufdil. Oufdil allonge la trajectoire, Lou Mamaï est au rendez-vous. Gros coups aux planches sur Valette. Sérieux et cocardier, rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

A la reprise, les blancs jusque-là travailleurs mais avec du style, augmentent la cadence et pas toujours dans les règles.

Jupiter (Lautier).- Une rafale lui tombe dessus pour 1 minute trente les pompons. Raccompagne prestement Katif en musique et la 1re ficelle part à la 4e. Soumis à un rythme trépidant, Jupiter fait ce qu’il peut mais Allam abrège à 6’30.

Merlan (Saint-Pierre).- A fond les premiers échanges et sans ménagement. Puis calé au toril, le cocardier va donner du fil à retordre et compliquer les données. Alors Katif par des cites courts va le défier pour des ripostes engagées, Ciacchini se met au diapason, puis Allam pour des passes de classe. Mais Merlan durcit le jeu et rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

Praviel (Guillierme).- Fougueux et brouillon - comme les blancs d’ailleurs - le jeune cocardier se fait prendre dans la tourmente. Il met beaucoup d’énergie à se défendre dans de longues séries parfois conclues. S’évade plusieurs fois. Puis frappe après Katif qu’il bouscule (Carmen), et rentre son unique ficelle.

Ténor (Saint-Gabriel, hp).- Leste malgré son beau gabarit, son agressivité impressionne les blancs qui le testent avec précaution. Car en plus de bien se positionner, Ténor enchaîne une dizaine de coups aux planches puissants et violents. Le plus impressionnant sur Allam. Rentre une ficelle au terme d’un très bon quart d’heure. 6 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA

Trophée de l’Avenir : Allam, 12 points ; Katif, 11 ; Ciacchini, 6.

28/09/2013

DECES PATRICK CASTRO

décès de patrick castro,courses camarguaisesMercredi 25 septembre 2013

Patrick Castro s'est éteint

Depuis mercredi soir, la nouvelle fait le tour de la planète bouvine.
Le raseteur Patrick Castro est décédé. Le monde de la course camarguaise perd une de ses étoiles.

La cérémonie se déroulera lundi 30 septembre, à 10h30, aux arènes de Lunel, avant les obsèques pour la famille et les proches.

Photo Patrick et Félix Castro (Collection Manu Pero)

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A l'occasion de l'expo Castro-Allouani
à Aigues-Vives en 2007

j'avais évoqué la carrière du grand raseteur

 

 PATRICK CASTRO, UN ATHLETE DU RASET

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 Si Allouani domine la course camarguaise depuis 2000, Castro a tout gagné de 1970 à 1981. Evocation de l’homme et de sa carrière

On parle ici d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Début des années 70, un raseteur au style différent s’impose partout : il s’appelle Patrick Castro et marquera à jamais l’histoire de la course camarguaise. Son palmarès est éloquent, huit fois vainqueur du Trophée des As, six Palme d’Or, deux Maraîchers, une Cocarde d’Or, etc. Il a tout gagné,  a marqué toute une génération et au-delà.medium_castro0029_copie.jpg

Les chroniques de l’époque le dépeignent comme  "un athlète du raset... en forme de mars à novembre face aux plus redoutables cocardiers et dans toutes les pistes". Effectivement, l’homme est un sportif complet formé au sein du club de football Nîmes Olympique, au tempérament de gagneur et à la main extraordinaire. Une facilité déconcertante dans le raset et pour aller à la tête, plus une sortie rapide terminée par un saut "à l’ancienne" à la barrière. Mais en quelques années, le public se lasse "de cette facilité qui (le) prive de la parcelle d’émotion toujours attendue" et lui fait payer cher sa domination. Et pourtant on peut mesurer son talent au haut niveau de ses compagnons de piste - entre autres - au début Jouannet, Pellegrin, puis les Siméon, les Rado, les Meneghini et surtout le gaucher Emile Dumas dont on disait : "le duo Castro-Dumas est d’une efficac ité diabolique". Et à partir des années 78-80 Christian Chomel.

medium_castro0028_copie.jpgQuant aux noirs partenaires - excusez-du peu - Rami, Vergézois, Aiguilleur, Joujou, Saint-Rémois, Ventadour, Duc... Goya. Goya et Castro, deux icônes hors du commun, qui n’ont pas fait l’unanimité, mais qui ont rempli les arènes. Et ceux qui ont assisté à leurs affrontements, frémissent encore de leurs exploits... aussi passionnément décriés ou encensés tant pour l’un que pour l’autre. Face aux huées, le raseteur se tait, gardant un profond respect pour ses collègues de piste et se forgeant une philosophie particulière. Il sait qu’on lui fait payer son style, le fait qu’il ne "fasse pas le spectacle, pas briller le taureau". Il argumentait: "l'essentiel est d’aller à la tête... je ne pouvais pas changer ma façon de raseter avec mes moyens physiques, mes qualités, mes défauts, ma tête surtout... C’est vrai que je n’ai pas fait faire de coups de barrière... mais j’ai toujours raseté les taureaux arrêtés". Aujourd’hui Patrick Castro diminué par une hémiplégie depuis 2001 ne peut plus raconter mais certains puisent en sa formidable carrière la motivation à triompher, tel Sabri Allouani : "C’est mon idole, ce mec a été un très grand raseteur, et on lui a fait le reproche d’être trop un compétiteur... Mais gagner huit fois le Trophée des As, c’est difficile. Et je sais de quoi je parle! Pour moi Patrick Castro est un modèle et il reste son record à égaler!".

Martine ALIAGA

Photos Naval-Nougaret.
Archives M.Pero.

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* Sources : Le Camariguo, La Bouvino, "Des siècles de bouvine" d’Alain Laborieux et Archives Manu Pero.


L'AMICALE A LA MANADE SAINT-PIERRE

Vendredi 20 septembre 2013 - Mas de La Mourade

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Amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

le noir et blanc lui va si bien !

amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

Si la première trace d'une Amicale se dessine en 1959 pour les chroniqueurs taurins des journaux quotidiens section course libre, c'est le 15 mars 1963 que l'Association des chroniqueurs et photographes de course camarguaise paraît au Journal Officiel. Rappelons pour l'histoire que les premiers instigateurs s'appelaient Bassaget pour La Depêche, Chamand pour La Marseillaise, Jullien pour le Méridional, Vignon pour Midi Libre, Gardiol pour le Provençal. On sait aujourd'hui tout ce que ces grands personnages ont apporté à la course camarguaise. 

Avec André Chamand, emblématique et historique président pendant 33 ans et actuel président d'honneur, puis Luc Péro  pour une décennie marquée d'innovations et de dynamisme, c’est une équipe dévouée, sûre et motivée qui entoure la présidente. 55 participants pour cette journée fêtant les 50 ans de l’Amicale, c’est preuve de son rôle fédérateur. L’héritage des aînés n'est pas dilapidé.

Aujourd’hui encore l’Amicale  rassemble les gens de bouvine, elle permet aux chroniqueurs et photographes d'échanger et de se rapprocher quels que soient leurs supports medias. 

Elle permet aussi de solides amitiés pour se serrer les coudes dans les moments de peine comme récemment quand Gilles Arnaud s’est éteint... Cette journée lui a d'ailleurs spécialement été dédiée.

Elle permet aussi de garder le souvenir de ceux qui sont partis: Huguette Chamand, Luc Pero, Christian Alcon… Il y a aussi les moments de joie quand Cyril Daniel après son grave accident, reprend sa place au sein de l’association.

Et la journée du cinquantenaire, vendredi 20 septembre, fera date dans le magnifique Mas de La Mourade au Cailar chez Nadine, Christian et Vincent Saint-Pierre. Apéritif prolongé, repas, tombola (André Sanchez gagne le char de Freddy Martinez) et bandanas offerts aux couleurs de l’Amicale (noir et blanc). Sous la loupiot ou en extérieur, les conversations ont filé jusque tard dans l’après-midi. Autour des taureaux bien sûr, ne serait-ce que pour attester que l’un des rôles de  l'Amicale est de soutenir la course camarguaise en plus de pérenniser le souvenir de ceux qui ont marqué son histoire. 

MARTINE ALIAGA

 

PHOTOS GEORGES MARTIN ET MALI

ACCUEIL

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APERO

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amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

REPAS

 

amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise


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DIGESTION

 

amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise


 

amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

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amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise

Nos partenaires historiques ont permis de gâter un peu plus les adhérents et sympathisants participants à cette journée :
Pernod 51, Ricard, Haribo. Le char aux couleurs de l'Amicale a généreusement été offert à Freddy Martinez. 

 




23/09/2013

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 22 septembre 2013 - Finale du Trophée Albert-Dubout

Le Sabri des grands jours

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaiseEntrée : 1/2 arène. Organisateur : CT Fiesta y toro. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Chekade (sort au 3e), Jockin, Oufdil, Violet. Gauchers : Allam, Ouffe, Alarcon. Tourneurs : Bensalah, Kerfouche, Ull, Ménargues, Ranc.

◄ Allouani sort le grand jeu et totalise en payant de sa personne, bien accompagné de Ouffe, Oufdil et Allam.
Et si Chico prend le prix du jour pour sa brillance, Sparagus mène un quart d’heure de domination pour une finale du Trophée Albert-Dubout de bonne facture. Deux grands cocardiers dont le palmarès est impressionnant, font leurs adieux à la piste, Yvan en présentation et Rodin pour belle prestation. 

Banaru (Fabre-Mailhan).- Fermement positionné, il gère avec expérience sans s’enflammer mais avec assiduité. Sérieux sans être austère, il garde une ficelle. 3 Carmen et retour.

Méphisto (Saumade).- Bouillant avant la trompette c’est pourtant tièdement qu’il répond, sans se livrer vraiment, une fois la tête passée. Les honneurs pour ses 13 minutes. 

Beleu (Lou Pantaï).- Remuant au début, met de l’entrain dans les enchaînements et saute lestement après Allouani. Petit à petit affirme son placement, et lance de superbes finitions (Allouani 4 fois, Oufdil, 3). S’envoie méchamment sur Oufdil au terme d’un très bon quart d’heure. Rentre une ficelle, 7 Carmen et retour.

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaise◄ Sparagus (Janin).- Quelques tours à fond, repère les angles, écarte les tourneurs et attentif, attend les blancs. Personne pour le citer arrêté. Allam se sacrifie, et se fait prestement écarter. Sparagus défend son espace et déjoue les pièges des tourneurs. Les rasets à blanc se succèdent auxquels il oppose sa vitesse d’action. La cocarde à Allouani à la 10e. Deux beaux et vrais rasets d’Oufdil et de Ouffe sont superbement accompagnés. Rentre un gland après un super quart d’heure de domination. 2 Carmen et retour.

Rodin (Les Baumelles).- L’œil vif, surveille tout, et les blancs le regardent longtemps. Un long raset d’Oufdil, un d’Allouani, des séries. Accroche le pied d’Allouani à la planche. Puis sur un départ hasardeux, Allouani est obligé de se coucher. Séquence émotion. Une ficelle rentre, 3 Carmen et retour.

palavas,finale du trophée albert-dubout,chico,sabri allouani,course camarguaiseChico (Lautier).- ► PHOTO
Vif, enchaîne de bon cœur et met la corne en finition. Les séries rythmées sont conclues de belle manière dont une où Alarcon en danger se couche. 7 beaux engagements dont un violent et dangereux sur Oufdil. Rentre ses ficelles avec un concerto de Carmen.

Camerone (Paulin, hp).- Le beau Camerone cherche adversaire. Quelques beaux coups aux planches (3 Carmen) mais pas assez pour qu’il fasse briller la palette de ses qualités. Un gland au toril avec les honneurs.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 38 points ; Ouffe, 17.

Trophée des Raseteurs : Oufdil, 4.

Trophée Albert-Dubout

Raseteurs : 1er Allouani, 62 points ; 2e Ouffe, 20 ; 3e Chekade, 15. Meilleur taureau de la saison : Scipion de Saumade (course du 8 mai). Meilleur taureau de cette finale : Chico de Lautier.
Prix spéciaux : à Hubert Manaud pour Yvan ; à Guillaume Linsolas pour Rodin ; à Frédéric Jockin pour ses 15 ans de course à Palavas.

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ET PENDANT CE TEMPS A VAUVERT...

Le Trophée des Vignerons était remporté par Loïc Auzolle (26 points) et Garlan des Baumelles.

Anthony Ayme se voyait attribuer le prix par le Trophée Taurin pour ce 8e Grand Rendez-Vous

Trophée des As : Auzolle, 23 points ; Ayme, 17 ; Favier, 14 ; Martin, 4 ; Poujol, 2 ; Bruschet, 2.

Trophée des Raseteurs : Miralles, 12 points.

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CODOGNAN *AVENIR*

Samedi 21 septembre 2013


OURANOS, GUYON ET GAUTIER SUR LE PODIUM

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Ouranos de Lagarde et Rémi Guyon

 

Entree : 230 personnes. Organisateur : Cté des Fêtes. Présidence : Alain Soubeiran. Raseteurs : A. Chekade, G. Perez, M. Sanchez, R. Guyon, M. Gougeon, A. Gautier

Tourneurs : M. Lizon, F. Curtil.

 

C’est en présence de la pena Mistral, des Cabidoules du Cailar accompagnées des Tabourinaïres de l’Estang de l’Or, de Régine Pascal et des gardians de la manade Lou Simbeu que les tenues blanches sont venues se présenter pour ce concours de manades Blatière – Nicollin – Lagarde servant de support au 5ème Trophée du Rhôny. On a pu y apprécier les prestations de Tarsier, Ouranos et légèrement en dessous Paniou, Intrépide et Césarion. Mais l’ensemble a manqué d’ambiance et est tombé dans la monotonie. Rémy Guyon très présent est suivi par Anthony Gautier, Marc Sanchez et Hicham Oufdil auteurs de bonnes choses tandis que G Perez er M Gougeon étaient venus faire le nombre.

 En premier Lino (Blatière Béssac) s’est positionné d’entrée aux planches d’où il n’est sorti qu’épisodiquement. Ainsi il rentre sa seconde ficelle sans trop convaincre.
En remplacement de Coudoum, Paniou de Nicollin affichera une belle combativité. Vaillant il s’engage sur les rasets en baissant la tête ce qui lui permettra de conserver ses ficelles en musique entendu déjà cinq fois. Ses répliques sont non dénuées d’intérêts et ses arrivées se font au ras des bois derrière Guyon, Gautier et Sanchez où il viendra même se lever.
Avant la pause, Tarsier de Lagarde n’était pas venu pour faire figuration. Légèrement anticipateur, vaillant et par-dessus tout finisseur (Guyon 5 fois ; Gautier 2 fois) le biou va parvenir à s’imposer sans difficulté aux ficelles qui resteront sa propriété. Il faut dire qu’ils n’ont guère étaient encouragés par une présidence avare de prime. C’est fortement applaudi avec le disque pour la huitième fois qu’il retourner au toril.

A la place de la vedette, Césarion (Blatière Béssac) n’avait plus rien à prouver du haut de ses 11 ans. Il enchaîne les rasets  sans forcer la cadence et en venant se lever derrière Guyon (2) et Oufdil. Seule la pression lui a manqué malgré un réveil de la présidence sur les primes. Il rentre avec le disque pour la quatrième fois, sa première ficelle à 200 €.
Intrepide de Nicollin  va répondre avec plus ou moins de régularité sur les sites. Essentiellement droitier, il va raccompagner Guyon, Oudil et Gautier jusqu’aux planches sans pour autant conclure. Avec les honneurs il rentre au toril ses ficelles.
Avant dernier, Ouranos (Lagarde) n’a rien d’un cyclope. Avec les yeux partout il s’engage avec ferveur derrière les tenues blanches qui oseront s’y frotter. Il enferme dés le départ ce qui rend la poursuite émotionnante notamment derrière les droitiers car à gauche le tourneur le fait trop souvent monter.  Malgré ses 5 ans, il tient la dragée haute aux hommes et entend pour la cinquième fois les honneurs à son retour au toril fortement applaudi porteur de don 2ème gland.
Pour conclure et hors points, Nizam (Blatière) ne fut que l’ombre de lui-même.  Positionné dés sa sortie au centre de la piste, il se contente le plus souvent de saluer. Est-ce le poids des années (11 ans), les coups endurés précédemment, ou simplement le manque d'envie ? Bref une fin de course un peu terne. Dommage.


Texte et photos

CYRIL DANIEL

 

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▲ Tarsier - Guyon

▼ Paniou - Gautier

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16/09/2013

LE GRAU-DU-ROI *MIXTE*

Vendredi  13 septembre 2013

Une grande famille autour de Frédéric Jockin et Cyril Garcia

Le Grau-du-Roi,adieux de Frédéric Jockin et Cyril Garcia,courses camarguaises

Public, raseteurs, organisateur, en osmose pour deux raseteurs attachants

Huit jours d’affilée, les gradins des arènes du Grau-du-Roi se sont remplis. Courses gratuites ou payantes jusqu’aux guichets fermés de la finale du Trophée de Mer, dimanche. Le public adore le sérieux des plateaux, l’humeur festive, un brin de spontanéité, les innovations et l’émotion qui ne demande qu’à s’exprimer. Daniel Siméon, l’organisateur, a le ton juste, l’affluence le prouve.

Tenez, vendredi dernier, cette course mixte. Pas de quoi fouetter un chat! Mais si justement ! Frédéric Jockin (37 ans) et Cyril Garcia (35 ans) arrêtent leur carrière, leur ancien coach de l’école de raseteurs de Nîmes leur offre une despedida dont ils se souviendront. Le public encore une fois est au rendez-vous. C’est devant des gradins pleins que les deux Héraultais transcendés par l’accueil chaleureux livreront leurs derniers duels au Grau-du-Roi.

« Être raseteur c’est avoir peur tous les jours, dira Daniel Siméon au micro, et dans ces moments-là, les familles et les épouses ne partagent souvent que les larmes... ». Et les épouses et enfants d’accompagner leurs raseteurs de maris très émus pour leur dernière capelado. Le public aussi est touché.

Place à la course : emboulé du Pantaï assailli par les anciens jamais rassasiés et aux figures hautement acrobatiques (entre autres Ull, F. Garrido, Sanchez). Vache de Nicollin, Pharaon de Fabre-Mailhan, Ménélas du Ternen, Danaos des Baumelles, puis un généreux taureau jeune de Martini, un étalon de Vinuesa et Cusco de Lagarde. Le dernier, Péléon de Daumas, sera réservé aux héros du jour. Péléon joue extraordinairement bien le jeu et tamponne à tout va jusqu’à manquer de couper en deux Cyril. Le public est debout, l’adhésion est totale. Le dernier tour de piste de Frédéric et Cyril se fera sur les épaules de leurs copains, leurs enfants autour. Et pour la photo, Daniel Siméon rejoindra les raseteurs participants. Les spectateurs ont du mal à quitter les gradins... La grande famille est réunie. C’était...parfait !

Texte et photo
MARTINE ALIAGA

 

le grau-du-roi,adieux de frédéric jockin et cyril garcia,courses camarguaises

LA RELEVE PRETE

Ils s'appellent Gauthier, Nathan, Killian, Joris, Telio ou Matéo...
Les fils de Cyril Garcia, Frédéric Jockin, Marc Sanchez, Christophe Galibert et Fabien Grammatico, dans leur tenue de raseteur, ont avec enthousiasme participé à cette belle après-midi.

le grau-du-roi,adieux de frédéric jockin et cyril garcia,courses camarguaises




 

15/09/2013

DECES

décès,gilles arnaud,courses camarguaisesUne bien triste nouvelle est tombée ce dimanche. Gilles Arnaud est décédé à 6h du matin, à l'hôpital où il était soigné pour une infection liée à l'opération de l'aorte qu'il avait subie il y a trois ans.
Chroniqueur taurin à Midi Libre et La Provence, ancien président du CT Lou  Carmen de Sommières, membre de l'Amicale des chroniqueurs, Gilles dirigeait depuis quelques années les Editions Arnaud où il exprimait toute sa passion des taureaux par des publications d'ouvrages consacrés aux traditions camarguaises. C'est un ami qui nous quitte... à 54 ans.

Nos pensées vont vers sa famille, sa soeur, ses frères, à qui nous exprimons nos plus sincères condoléances.

Les obsèques de Gilles se dérouleront mardi 17 septembre, à 14h30 en l'église de Sommières.