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04/12/2013

PRESIDENTS DE COURSE

Dimanche 24 novembre 2013 - AG à la manade Occitane

Le difficile exercice d'être président de course

 apcc,courses camarguaise
Le bureau de l'APCC

Pris en tenaille en étant affilié à la fédération et aux organisateurs, il n'est pas toujours aisé de pouvoir prendre la juste décision

 

« Quand on fait partie d'une association c'est pour, en cas de coup dur, être solidaires et défendre un de nos membres, sinon ce n'est pas la peine d'en faire partie ». Voilà ce qu'a exprimé le président de l'APCC Marc Moucadel à sa troupe réunie dimanche passé à la manade Occitane au cours de leur assemblée générale.

Un appel donc à l'unité et à la solidarité suite à la condamnation (Voir ci­-dessous) de Jacques Valentin après la course du 15 août au Grau du Roi, qui, sans surprise, laisse des traces pas prêtes de s'effacer : « C'est une sanction démesurée et nous espérons qu'elle sera levée au plus tôt ».
Du coup on  peut s'interroger sur les réels pouvoirs des présidents de course camarguaise et leur marge de manoeuvre ? Là est toute la subtilité et la controverse de la situation. Etre ou ne pas être en somme. En effet  qu'ils soient bénévoles ou pas, qu'ils officient dans une petite ou grande arène, il ne faut pas oublier les organisateurs (présidents de Clubs Taurins, organisateurs privés ou responsables de régies municipales), qui veillent au bon déroulement de leur course.
Pour en connaître (un peu) sur le sujet en étant au plus près des acteurs, certes on grossit l'image, mais dans les cas extrêmes (et celui du Grau-du-Roi en est un) le patron donne les ordres et l'employé s'exécute. Fût­-ce au détriment du règlement.
La solution passerait­-elle alors par la désignation des présidents par la Fédération ? « Nous y sommes totalement opposé » fait entendre Marc Moucadel. Et, pour le coup, nous sommes assez d'accord puisque d'autres présidents ne faisant pas partie de l'APCC, et se trouvant devant des problèmes à régler, en reste très souvent à l'intention sans pour autant passer à l'action.
Malgré ce, si la critique est plus facile que l'art d'excercer, la très grande majorité des présidents de course, comme ceux de l'association, ne se voilent pas la face et veulent continuer d'assumer leur tâche, avec toutefois la totalité des cartes en main. A commencer par une connaissance indéniable du règlement et une communication de la part de la FFCC dont il dépende.

A cet effet, Marc Moucadel avait convié aux débats Jean Claude Paponneau, président de la Commission des arbitres au sein de la Fédération, pour lui soumettre les doléances, entre autres sur l'utilité des juges de piste. Et Jean Claude de répondre : « Je ne sais pas à ce jour si les juges de pistes repartiront l'an prochain mais j'enregistre toutes vos demandes que je ne manquerai pas de transmettre au président fédéral Gérard Batifort ».
« Un  président qui m'a promis que je ferai partie de la Commission d'arbitre » prolongea Marc Moucadel. Alors, en attendant un fascicule (promis et réactualisé) où sera retranscrite la marche à suivre des présidents, il leur a été remis (à l'initiative de l'association) une feuille de course pratique et bien détaillée.
« Lorsque un taureau est en piste il n'appartient plus au manadier et encore moins au gardian, mais uniquement à la présidence »
dixit Claude Chevalier devant les dérives de ceux cités à vouloir commander à la place de la présidence.
Un exemple parmi tant d'autres de la difficulté, notamment pour les courses du Trophée des As, à donner la meilleure image de marque de la course camarguaise. « Personne ne peut être parfait et s'il y a des erreurs de commises on essaie de les améliorer. L'intelligence humaine fonctionne et je ne vois pas pour quoi cela ne le serait pas en course camarguaise » s'exprima le conseiller général du Gard Patrick Bonton.

Devant donc ces états de fait, reste malgré tout la question essentielle : à savoir si la course camarguaise, avec ses différents intérêts particuliers, est apte à supporter et à faire appliquer un règlement - ou plutôt tous ses règlements - sans état d'âme ? La réponse est dans la question.

 

PATRICK PONS
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

 

1) Jacques Valentin : suspension de sa licence pendant un an et interdiction d'exercice de toutes fonctions pendant la même durée et cela à compter du 1er janvier 2014. Précisons que, comme Sabri Allouani suspendu deux ans, Jacques Valentin interjette appel de cette décision.

L'ASSEMBLEE EN BREF

 Côté moral : au cours de son rapport, le secrétaire Nicolas Manchon a mis en exergue le manque de tenue des raseteurs lors des capelado. Que les adhérents sont 14 dans le Gard, 6 dans l'Hérault et 5 dans les Bouches du Rhône. Sans oublier d'avoir une pensée pour leur collègue Georges Garcin décédé en cours d'année.

Côté finance : le trésorier Claude Chevalier avec des comptes au centime d'euros près, fait ressortir un solde positif de 219, 20€ dans les caisses.

Le saviez vous : lorsqu'un raseteur blessé est remplacé par un autre raseteur n'ayant pas effectué la capelado, si ce même raseteur se blesse ou est gravement blessé, la responsabilité de l'avoir autorisé à entrer en incombe au président et peut se retourner contre lui. "Il faut très rapidement clarifier ce point du règlement pour cette prochaine temporada" a exprimé à juste titre Marc Moucadel.

Porte ouverte :  avec 24 ­présidents­ de recenser au sein de l'APCC, le président Marc Moucadel n'a pas manqué au cours de la réunion de bien préciser que la porte reste ouverte à tous ceux qui voudraient les rejoindre. L'union faisant la force.

Travailler ensemble : demande est faite de travailler ensemble avec la Fédération pour la formation des nouveaux présidents de course.

Une seule course : sur 90 présidents licenciés à la FFCC une bonne soixantaine n'ont effectué qu'une seule course dans la saison.

Piège de cristal : "les taureaux sont des verres de cristal qu'il faut protéger et ne pas les casser. C'est vous les présidents de course qui avaient la possibilité de l'éviter notamment chez les taureaux jeunes. Ensuite une fois confirmés, certes il y a les arbitres, le règlement, mais pensez aussi à l'éthique de la course camarguaise" de dire Etienne Villiet le manadier de l'Occitane.

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