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02/09/2014

TROPHEE DES AS

Mardi 2 septembre 2014

ALLO JULIEN OUFFE ?


julien ouffe,trophée des as,courses camarguaisesLa course camarguaise est-­elle compliquée? Quelle idée reçue! Le règlement du Trophée Taurin est très  simple et celui de la FFCC clair. Sauf que quelques responsables, non sans une certaine préméditation, se complaisent juste dans l'embroglio. Et sont, quelque part des irresponsables. Prenons le cas des raseteurs (sans parler des taureaux), qui devraient être indispensables à toutes les grandes compétitions et autres du circuit des As. Comme Julien Ouffe. Car voilà un exemple déroutant de laisser pour compte (comme Bastien Four au passage et de surcroit également gaucher) alors que la gauche a besoin de toutes ses
forces vives, et de valeurs non?

Pourtant depuis 2006 Julien est un pilier du classement des As, jamais en dessous de la 10e place, voire 5 ou 6e sans aucun problème. Car ce qui caractérise Julien, outre qu'il est doué, appliqué et régulier dans ces performances, c'est sa joie de raseter, ce que tout le monde constate "Je n'aime pas les histoires, les cris, les engueulades, avec qui que ce soit. Je préfère me concentrer sur ce pourquoi les organisateurs me font confiance", nous dit-­il. Et bien malgré tous ces états de services hors pair, tant dans l'esprit que dans la pratique, notre trentenaire (33 ans) dont l'expérience et le talent rendraient d'énormes services est considéré, à tort, comme un intermittent du spectacle. Alors qu'il devrait être un titulaire sans état d'âme.

Prenez la Palme d'Or de Beaucaire qu'il a remarquablement  remportée, avec la forme et la manière, en 2012. Depuis il est aux abonnés absents. Etonnant non? Comme aurait dit le regretté Pierre Desproges. Sauf que là ça ne fait rire personne, et en priorité l'intéressé,  dont les commentaires tout en retenue, sont à l'image de son attitude correcte en piste: "Pour moi cette victoire reste un souvenir inoubliable, l'un de mes plus beau titre de ma carrière. Moralement c'est dur d'être ainsi oublié, de n'avoir plus aucun contact, alors que je ne comprend vraiment pas pourquoi?" On pourrait répondre à sa place, ce raseteur serait-il susceptible de faire de l'ombre à certains ?... Du coup "Heureusement que des clubs taurins, notamment en Provence me font toujours confiance, et d'autres en Languedoc" commente Julien.

Là est  actuellement le mal vivre des As, où l'on donne la part belle aux raseteurs et taureaux de deuxième plan, à des places que mériteraient largement d'autres acteurs. Sauf que le public n'est pas dupe et sanctionne leur désaccord par des petites affluences, sans parler du résultat de courses, dans ces arènes (organisateurs) qui ne jouent pas le jeu. Mais pas qu'eux au demeurant, car d'autres en voulant trafiquer, ou se servir par le biais du classement et du règlement, sont les arroseurs arrosés.

Alors quelles solutions pour que, à la fois les raseteurs et l'équité de la compétition du Trophée des As soient respectés? Simple à condition de le vouloir: il faut réduire à une grosse demi­ douzaine l'élite des As, et que celle-­ci puisse en toute liberté raseter, ou du moins les 6­ ou 8 premiers lorsqu'il n'y a qu'une course. Nous disons bien ­puisse et non doive obligatoirement être invité. Une solution sine qua non car équitable, pleine de bon sens et adaptée aux nombre de courses, et surtout de la petite ossature du niveau des As. Ce n'est pas faute depuis quelques temps de le proposer à (aux) l'Association des Raseteurs qui désignerait elle-­même les participants. Mais force est de constater qu'ils sont très très longs à la détente. Question de patience, mais ô les rasibles il y a urgence....demain il sera trop tard.

PATRICK PONS

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