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01/06/2018

ENTRETIEN

Vendredi 1er juin 2018

Après s'être blessé en janvier

Joachim Cadenas :
"J'ai hâte d'y être"

Le raseteur reprend le crochet ce dimanche à Beaucaire

IMG_2082.JPGBlessé depuis janvier (à une course d’entraînement), Joachim Cadenas retrouve le chemin des pistes, ce dimanche à Beaucaire. Mercredi nous avons rencontré le jeune homme de 23 ans lors d’une de ses séances d’entraînement. L’occasion de connaître un peu mieux ce raseteur qui transmet tant d’émotions aux gradins.

Joachim, où avez-vous commencé à vous intéresser aux taureaux ?

J’habitais un petit village près d’Arles, Mas Thibert, Tout jeune, j’allais aux courses camarguaises avec mes copains, mes oncles, j’allais en manades, aux ferrades. J’ai commencé à raseter chez les manadiers (Laurent, Bon, Chapelle, Fabre-Mailhan, etc.) et aussi quelques vaches emboulées. Et surtout voir les taureaux en pays. Après, j’ai fait l’école de raseteurs d’Arles, les Ligues, l’Avenir puis les As depuis 2016.

Vous avez été blessé cet hiver, quels ont été les dégâts et comment avez-vous géré votre convalescence ?

J’ai été blessé le 23 janvier 2018, une rupture des ligaments croisés postérieurs au genou et distension du ligament latéral. Ce fut très douloureux et j’ai eu peur pour la suite de ma carrière. Je suis resté trois semaines couché, puis commencé la rééducation sur Arles, un mois et demi à Cap Breton plus des soins spécifiques et très pointus auprès de docteurs à Lyon et Perpignan. J’ai repris l’entraînement depuis peu.

Comment se présente cette course de dimanche ?

Dimanche, j’attaque direct sur une finale (Le Muguet d’Or à Beaucaire), avec certains taureaux à découvrir à ce niveau. J’ai hâte de retrouver les sensations, de prendre du plaisir et bien sûr de transmettre aux spectateurs. Après j’essaie de me couper un peu de tout ce qu’on me dit, je sens l’attente du public et je le comprends. Ça rajoute une pression en plus de celle que je me mets moi-même. Mais c’est de la bonne pression. J’essaie de ne pas faire la course avant la course, les taureaux même ceux que tu connais bien, n’ont parfois pas le même comportement d’une fois à l’autre.

Vos ambitions sur la saison ?

Je vais faire attention, préserver mon physique, raseter les plus grandes courses, surtout le dimanche...

Vous faites équipe cette année avec Didier Dunan, pourquoi lui ?

Je le connais bien et depuis longtemps. Déjà à l’école taurine, il nous conseillait. Il est super gentil et il a une grande connaissance. Avec lui, je suis en confiance.

En règle générale, comment voyez-vous la course camarguaise ?

Il faut évoluer dans le bon sens, être positif. Que le public se régale. Il faut qu’il y ait de l’émotion aux arènes. La compétition peut créer l’émotion et le spectacle. Et donner une bonne image.

Propos recueillis
par Martine Aliaga

* Dimanche, à Beaucaire, finale du Muguet d’Or.

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