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03/10/2018

TROPHEE TAURIN

Mercredi 2 octobre 2018

67e Trophée Taurin
Midi Libre  - La Provence

Le fil rouge-passion
de la course camarguaise

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2018 : une partie de la Commission du Trophée Taurin

Créer une compétition entre les raseteurs, reconnaître les grands cocardiers, valoriser et médiatiser la course camarguaise, ce fut le credo des trois « inventeurs » du Trophée Taurin. Georges Thiel, journaliste ; Marius Gardiol, greffier de justice et chroniqueur taurin (Mario) et Paul Laurent, manadier et organisateur. Une idée de génie qui accompagne depuis 1951 le monde de la bouvine, tel un fil rouge-passion.
Avec les grandes courses historiques (Cocarde d’Or et Palme d’Or), Le Trophée devenait une vitrine pour la course camarguaise d’hier et d’aujourd’hui. 67 années sans discontinuer pour célébrer le raseteur vainqueur du Trophée des As (depuis 1952) et les Biòu d’Or (en 1954, à la Royale de Bilhau, à partir de 55 à un seul taureau, deux en 67). 67 ans d’articles et de comptes rendus dans la presse, d’abord le Provençal (devenu La Provence en 1997) puis avec Midi Libre en 1967. La première finale, au terme de 44 courses, se déroulera à Beaucaire, le 5 octobre 1952. Devant l’affluence, il est décidé que les finales iraient en alternance à Nîmes et Arles.
Une fois le Trophée Taurin installé, une commission est vite mise en place - présidé par Charles Triaire jusqu’en 1963 - pour élaborer le règlement, élire de Biòu d’Or et gérer les affaires courantes. Sa devise : « Amitié, indépendance, tradition ». Après Charles Triaire, Yves Bouniol présidera l’instance de 64 en 1991, Pierre Sarguet en sera le vice-président ; François Fabre, secrétaire, Marius Gardiol, secrétaire, accompagnés de 21 membres, tous connaisseurs voire experts. Bernard Fesquet prendra la présidence de 92 à 2007. Les quotidiens Midi Libre et La Provence voulant s’impliquer dans les décisions prises, la présidence passera aux journalistes Jean-Claude Jourdan et Domynique Azema, puis Julie Zaoui. Tout cela menant à un fonctionnement équitable : aux journaux, les décisions, la promotion et la ligne rédactionnelle ; à la commission, le côté technique, l’œil sur la compétition et sur les cocardiers.
Ces 67 années ne furent pas qu’une croisière sur le lac de la quiétude. Les divergences entre afeciouna, organisateurs, raseteurs et manadiers ; la création d’une FFCC structurée en 1975, en même temps que le Trophée de l’Aficion (75-85) ; les caractères bouillants et personnages hauts en couleur ; l’évolution même de la course camarguaise et de la société a donné lieu à des querelles parfois picrocholines mais souvent homériques...
Malgré ce, dans ce bouillonnement d’idées et cet amour fou du taureau, toujours l’intérêt de la course camarguaise est resté dans le viseur.
Les rapprochements avec la FFCC - dès 1997, chaotiques et passionnels à leurs débuts, écrits sur un accord-cadre en 2010, plus ou moins bien digéré mais fonctionnant ; puis, cette année, avec une répartition des tâches - étant inéluctables, chaque partie a fait un bout de chemin. C’est difficile parfois et les risques d’inflammation sont nombreux. Mais la cause du taureau est belle à défendre, ardemment, passionnément. Les membres de la commission en sont assurés, hier comme aujourd’hui pour préparer les lendemains.
 
MARTINE ALIAGA
Texte et photo

* A lire : "Les vainqueurs du Trophée des As" de René Trouillet et Gilles Arnaud. Editions Gilles Arnaud. Parution 2011 *

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