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02/02/2009

CODOGNAN : CT LES ENGANES

UN CLUB TAURIN
AU CENTRE DE L’ANIMATION DE SON VILLAGE

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DSC00586.JPGDéfendre les traditions et le patrimoine culturel, faire vivre son village, tel est le credo de toutes les associations. Vendredi soir, à Codognan, lors de son assemblée générale, c’est avec force que le président des Enganes, Cyril Daniel a réaffirmé la vocation de son club taurin et a mis les points sur les « i » nécessaires après quelques « tracasseries » qui visiblement devraient s’arranger avec une entrevue prévue avec le maire.
Face à une belle assemblée, les comptes rendus moraux et financiers ont été adoptés à l’unanimité résultat d’une confiance totale des membres envers les dirigeants. Françoise Peytavin (présidente de l’AETCC) n’a pas mâché ses mots pour « féliciter la vitalité du club qui fait la part belle à toutes les formes de tauromachie camarguaise », formulant les vœux pour qu’il n’y ait pas de problèmes sanitaires et félicitant Les Enganes qui « œuvre pour rentrer de l’argent l’hiver au lieu de faire fracasser des taureaux sur le goudron… ». Michel Julien (maire) a souhaité que « le club taurin et le comité des fêtes fassent vivre nos belles arènes pour le bien de tous » et a constaté DSC00587.JPGque « le club fait bien vivre le village ». Après que le président des Vaches cocardières Patrick Garcia ait formulé ses vœux pour 2009, Cyril Daniel a constaté que « bien peu de gens du village participent aux activités payantes ». Pourtant 5 000 € ont été consacré aux animations gratuites en 2008 pour une subvention municipale de 785 €. Le club travaillant l’hiver (et notamment par les lotos) à assurer sa trésorerie pour proposer tout au long de la saison abrivado, sorties, courses de qualité.

Et le programme 2009 est alléchant. Quelques dates : 26 avril, avec le comité des fêtes et le CT La Ficelle, journée de fête avec taureaux emboulés, abrivado, repas, course des Blatière, bandido. En février, courses d’entraînement. Les 12, 13, 14 juin, fête annuelle : le vendredi, taureaux jeunes, course de nuit ; samedi, déjeuner, abrivado, courses de vaches cocardières, bandido et festival d’abrivado le soir (21h45) ; dimanche, fin de matinée, abrivado, 16h30, course à l’Avenir, bandido. Le 17 octobre, sortie à la manade Caillan… plus une journée en septembre avec le comité des fêtes.
Après les explications, l’heure venait des réjouissances qui, comme toujours à Codognan, ont été à la hauteur.

 

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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26/01/2009

FONTVIEILLE


3e BIOU D’OR CAMARINA EN APARTÉ...

 

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thumbnailCAWA6CXF.jpgJeudi 22 Janvier 2009, 21 h, un petit flux de véhicules s’ accapare le parking de la salle polyvalente de Fontvieille où François De Luca vient présenter en avant première son film sur Camarina et son troisième Bioù d’Or.
Un mois jour pour jour, avant l’avant première du Festival du film taurin et camarguais de Saint-Géniès-de-Malgoirès, les membres du club taurin Fontvieillois, Maryse Chauvet, René Serme, la presse et votre serviteur font partie des privilégiés de la soirée. François explique pourquoi cette projection privée : «J’ai décidé de faire ce film Camarina 004.jpgsur Camarina après sa course de Nîmes. C’était un pari car au mois de juin difficile de savoir qui sera Bioù d’Or. La machine s’est mise en route avec 3 à 4 caméras par course mais réussir un film sur un Bioù d’Or n’est pas aisé. Je voulais faire un film sur sa saison. Camarina n’est pas Bioù d’Or grâce a sa famille mais grâce a sa saison exemplaire. Alors quand Camarina a été programmé à Fontvieille, j’ai appelé Philippe Bayle pour me rendre à la manade Chauvet où je me doutais qu’ une matinée au triage était prévue. Rendez vous m’a été  donné le matin à 8 h aux arènes où j’ai été un peu surpris du nombre d’ anciens qui préparaient, balayaient, rangeaient. J’avais l’impression qu’ils allaient recevoir pas Sarko mais presque. A partir de cet instant, je me suis dis, mon film il est là. Le début et la fin sont ici avec les gens de Fontvieille et du club taurin. Une fois le film fini, je me suis dit Saint -Géniès est un peu loin et même s’il ne faut qu’une heure et quart j’ai pensé que si des personnes devaient voir le film en avant première c’ était bien le club taurin de Fontvieille. J’ai aussi pensé à la presse pour connaître leur ressenti et faire ainsi d’ une pierre deux coups».
L’ essentiel est dit, la lumière s’éteint une première fois pour trois bandes annonces. Une belle rencontre film d’Yves Martrenchard journaliste de France 3 et Charles Faget mettant en scène un portrait complet de Jean Marignan puis "Sabri Allouani message épistolaire d’une afeciouna" pour qui François rajoute : «Sabri quoi qu’on en dise c’ est le meilleur. On ne peut pas dire d’une personne qu’elle n’est pas bonne si elle gagne huit fois un trophée. Un miracle je veux bien mais huit miracles ce n’est pas possible». Et enfin "Taureaux de légende" qui rappelle les exploits des Sanglier, Vovo, Gandar, Goya et Barraïe. Rapides mais suffisamment alléchantes ces bandes annonces donnent le ton. La lumière revient juste un instant pour que Philippe Bayle précise micro en main : «Le club taurin Fontvieillois est très heureux de recevoir François. C’est un passionné qui ne cherche pas à vendre ses films mais juste à faire partager sa passion et c’est admirable».
Camarina 007.jpgL’obscurité envahi la salle et l’œil du projecteur envoie les premières images. La lumière s’ouvre sur l’écran avec les arènes de Fontvieille. C’est parti pour vingt minutes de bonheur. François a réussi son pari du mois de juin. L’assistance est sous le charme et Charles Faget conteur exceptionnel de 88 ans d’une voix vibrante scotche le spectateur aux images. Pas un bruit mais des rires pour accompagner les boutades pleines d’humour des anciens du club taurin. Tout le long du film on vibre au parcours du chouchou de Cadenet, on frissonne lorsque Martin Cocher lève les bras au ciel et laisse éclater sa joie après avoir réussi à lever un gland à la Palme d’Or, on retient son souffle lors du dépouillement, on tremble lorsque Poujol est malmené à Vauvert et à Nîmes et enfin on est ému lorsque les membres du club taurin témoignent de l’engouement généré par leur bioù fétiche.
Il faut reconnaître l’objectivité du réalisateur qui, avec un parallèle avec Renoir autre prétendant, nous rappelle que rien n’était acquis. Il a su mettre en valeur les qualités de courage et de combativité d’un taureau qui rentrera certainement dans le gotha des bióu de légende. Il a su habilement trouver le fil conducteur et mélanger des images des coulisses et de l’environnement avec des images de piste. Après le générique de fin, Maryse Chauvet émue promit qu’elle serait présente pour la projection dans le Gard. Alors oui il faut aller voir ce film mais aussi tous les autres. Rendez vous était donc pris pour les 20, 21 et 22 Février 2009 à Saint-Géniès-de-Malgoirès mais avant cela il ne restait plus qu’à déguster la galette des rois. La couronne était bien sûr pour Camarina !

 

Texte/Photos Eric AUPHAN

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02/01/2009

ECOLE TAURINE DE LUNEL

UN NOUVEAU SOUFFLE
POUR LOU RASETAIRE PESCALUNE

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RASETAIRE5.jpgLeur rêve : raseter. Leur motivation : porter la tenue blanche des As de la course camarguaise. Ils ont entre 13 et 18 ans et se retrouvent les mercredis et vendredis soirs aux arènes San Juan pour s'entraîner. "Ils en veulent" se réjouit Jean-Luc Ribot, président de l'école taurine de Lunel, partie prenante de l'Association du Trophée pescalune tout comme les dix autres clubs taurins lunellois. Initiée en 1974  par le raseteur Robert Marchand, l'école taurine de Lunel a  vu sortir de ses rangs nombre de "crocheteurs" reconnus parmi lesquels Guerrero, Tognetti, Durand,  Triol… et, actuellement en activité, Jourdan, Auzolle, Clarion, Valette…

Et s'il y eut quelques périodes creuses, aujourd'hui les troupes sont remobilisées. D'abord avec les journées pédagogiques du mois de mai qui ont connu un gros succès auprès des jeunes. "Le bouche à oreille a fonctionné, actuellement vingt-six ados sont inscrits. Nous avons reçu un bon accueil de la municipalité ainsi que de la FFCC avec Nicolas Triol, responsable des Ligues fédérales, Lunellois et ancien raseteur", expliquent  de concert Michel Damour, vice-président, et Marc Daniel, trésorier. Avec deux réunions par mois, le bureau s'est structuré en cinq commissions (courses, intendance, sponsors, communication, discipline) et ils ont du pain sur la planche : organisation du Trophée Belmonte et du challenge inter écoles taurines en juillet ; amener les jeunes en pays voir les taureaux dans leur environnement et toucher du doigt le travail des manadiers de la naissance des bêtes jusqu'à leur passage dans l'arène ; monter une exposition pédagogique pour tourner dans les écoles et collèges et bien sûr… aider les jeunes à acquérir les gestes pour raseter.
RASET6.jpgPour cela, quoi de mieux qu'un raseteur de la génération actuelle… et un surdoué en plus : Adil Benafitou. L'élégant gaucher qui les fait tous rêver s'est attelé à la tâche avec beaucoup d'envie et d'implication. Un contact chaleureux avec les ados qui n'empêche pas la  rigueur : "Certains ont du mal à se discipliner, quelques uns ont des atouts", explique Adil entre deux exercices de sauts de barrière ou frontal en main. "Quoi qu'il en soit, le plus important est de les sensibiliser au monde taurin en favorisant une bonne entente. Ils n'iront pas tous dans l'arène, mais ils seront certainement aficionados, espère le président qui s'enthousiasme,  nous les avons amenés à Méjanes pour la journée "Graine de stars" - en spectateurs pour cette année - et chez Jean Lafon où ils ont pu raseter des doublens, ils se sont régalés mais ils ont aussi pu mesurer les difficultés. C'est pas pareil d'attraper les taureaux en abrivado et de poser la main entre les cornes". C'est sûr les apprentis ont du chemin à faire mais, vu leur exaltation, leur envie et la motivation de leur encadrement, "Lou rasetaïre pescalune" est voué à un bel avenir.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

 

Jean-Luc Ribot, président ; Michel Damour, vice-président ; Marc Daniel, trésorier ; Virginie Euzéby, adjointe ; Thierry Tosas, secrétaire ; Stéphane Mazet, adjointe. Entraînements : mercredi et vendredi, 18 h 30. Contact : 06 09 58 05 29.

 

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21/12/2008

SAINT-ETIENNE-DU-GRÈS

Samedi 20 décembre

EN PROVENCE TOUT PEUT ARRIVER...

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... même de voir le Père Noël raseter !!! Organisée par le Club Taurin La Coleta, cette course de la manade Caillan initialement prévue pour le Téléthon n'avait pu pour cause de contraintes sanitaires se dérouler (la manade Richebois avait sympathiquement remplaçé pour que 6x6.jpgles festivités ne soient pas annulées). Enfin libérés de leurs ennuis, six cocardiers dont certains participeront au Trident d'Or 2009, ont donné un large aperçu de leurs qualités. En piste plusieurs générations se mesurent en mêlant  sérieux et bonne humeur dans le travail. Au micro le président de course et du club taurin a géré avec facilité et a largement fait écouter son tube favori Carmen !!! Le public, les raseteurs, le manadier, tout le monde s'est retiré ravi, alors A L'AN QUE VEN !

 


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Elle est encore loin la barrière pour M.Chig
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Chaud, chaud pour Martin-Cocher
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Ca vient haut derrière Gauthier
Texte et Photos Luc PERO

02/12/2008

LA GRANDE MOTTE : AG CT LOU GREGAU

Samedi 29 novembre

UNE VILLE... UN CLUB TAURIN
POUR QUE SE PERPETUENT LES TRADITIONS

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La Grande-Motte ? On pense tourisme, vacances, plage... Certes ! Mais La Grande-Motte c'est aussi des Grand-Mottois qui chérissent leur cité, leur région... et c'est un club taurin qui, animé par la passion de ses deux piliers Lucien et Marcel, se charge de répandre, d'entretenir et de faire vivre les traditions taurines. Ah ces deux là! Par amour pour les chevaux et les taureaux et par un inlassable travail, ils ont inoculé le virus de la bouvine alentour faisant naître un véritable engouement. En témoigne la nombreuse assemblée venue à l'assemblée générale, ce samedi soir... et à l'hôtel Mercure, s'il vous plaît... En terre des Pyramides, un certain standing s'impose, vite relativisé par la bonhomie et la simplicité de Lucien Puech.
2.jpgUn président qui mène tambour battant la réunion, rappelant la saison 2008 marquée par les 10 ans du CT, le baptême des arènes du nom de Juan Batista, l'inauguration du taureau de Giovanni Ingrato au fronton de l'édifice,  le spectacle Cavadélis pour la Nuit du cheval (www.equusdoc.com), les courses (As, Avenir, Ligue), les abrivado et les taureaux piscine, Equifiesta avec les cavaliers camarguais, ainsi que la participation aux festivités de la ville 1,2,3 Fiesta, les taureaux sur la plage, etc. sans oublier les journées du CT avec ferrade et paella. Un président heureux qui n'oublie pas de féliciter ses jeunes adhérents : "la relève est assurée avec Jessica, Jérémy, Julien, Olivier, Yannick".
Une trépidante activité et un bilan financier (présenté par Murielle Dufau, trésorière) excédentaire au final, malgré des investissements conséquents dans une sono, un véhicule, un coffre-fort... Lucien explique: "Les courses aux As, Avenir  coûtent cher et sont déficitaires, comme le spectacle équestre (malgré un plein de spectateurs)... mais nous y tenons beaucoup. Nous faisons avec nos moyens, cela nous fait très plaisir de les faire". Les taureaux-piscine en revanche sont excédentaires, ce qui l'un dans l'autre fait bouillir la marmite et permet de faire une programmation 2009 alléchante.

3.jpgLe programme est présenté par Marcel Lautier, vice-président:
17 mai : ferrade de début de saison à la manade Vitou à Castries (route de Saint-Brès à Fontmagne).
27-28juin : week-end camarguais avec, le samedi, festival d'abrivado, l'école taurine des saintes-Maries, course à l'Avenir (taureaux : Eole, Homère, Belzébuth, Typhon, Brutus... rasteurs : Four, Aliaga, Ayme, Valette, Oufdil...). Le dimanche : festival d'abrivado (Vitou, RTambier, Chaballier, Lafon et une équipe "Les amis de Marcel"; Et des Saintes, Course aux As avec Jupiter de Boch, Petras de L'Ilon, Apis du Brestalou, Chanéac de Chaballier, Khéops du Joncas, Chouan de Lafon ; raseteurs : Four, Clarion, Ouffe, A.Benafitou, Gleize, Allouani...
8 août : Nuit du cheval préparé par José et Martine Capdequi.
5 septembre : Soirée à la manade Robert Michel à Lattes.

4.jpgC'était au tour du maire, Stéphan Rossignol de conclure, après avoir affirmé son soutien au CT, rappelé les moments forts de la saison, les 40 ans de la ville concordant avec les dix du Gregau:"La Grande-Motte et les taureaux sont intimement liés, je félicite le CT pour son dynamisme et pour le travail des bénévoles. C'est important... La Grande-Motte est une ville touristique mais aussi une ville ouverte aux traditions".
Il était l'heure de passer à d'autres réjouissances... là aussi une tradition grand-mottoise.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

* Le bureau du CT Lou Gregau : Lucien Puech, président; Marcel Lautier, vice-président; Cathy Laroze, secrétaire; Isabelle Lautier, secrétaire adjointe; Murielle Dufau, trésorière; Chantal Paduano,
trésorière adjointe.

 

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26/11/2008

L'APCC AUX BERNACLES

Dimanche 23 novembre

AMBIANCE AUTOUR
DES PRESIDENTS DE COURSE

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Avant la remise des cartes de l'association (le 1er février 2009 à la manade Blatière-Bessac), les présidents de course camarguaise ont procédé à leur assemblée générale aux Bernacles, chez Jacques Mailhan. L'occasion de faire le bilan de l'année écoulée et de largement rassembler les instances de la course camarguaise et les amis. Henri Itier (FFCC), Domynique Azéma (Trophée Taurin), Patrick Bonton (Conseil général du Gard), le président Marc Moucadel, le trésorier Claude Chevalier et le secrétaire Jacques Valentin faisant face à une trentaine d'adhérents et invités.
La seconde partie de cette fin de matinée laissait place à une ambiance très festive et animée autour de l'apéritif offert par 51 puis le repas aux conversations très animées où les truculents Jacques Valentin et le Fri se sont taillé la part du lion. Entre souvenirs et avenir, les duettistes ont tenu l'auditoire et mené les débats jusque tard dans l'après-midi pour le plus grand plaisir des convives. Au rayon des scoops, le retour du Fri à Marsillargues... Vivement cet été !

Martine ALIAGA

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25/05/2008

LUNEL : TRANSMISSION DES TRADITIONS

Du 19 au 23 mai : une semaine à la découverte de l'identité camarguaise

ADIL BENAFITOU
IDOLE DES JEUNES PESCALUNES

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32b6ef3676e3f6adc40ed71c473f1cd8.jpgS’il avait un doute sur sa popularité, Adil Benafitou, raseteur du Trophée des As, est aujourd’hui tout à fait rassuré. L’accueil que lui ont réservé les  éleves des écoles lunelloises lors des journées de transmission des traditions camarguaises a été des plus chaleureux, et le nombre d’autographes signés par le raseteur... incroyable. Il faut dire que le jeune homme, invité en tant que parrain et vainqueur du Trophée du Muscat 2007, s’est prêté avec beaucoup de simplicité et de gentillesse au jeu des questions-réponses et s’est totalement impliqué dans cette semaine organisée par la ville de Lunel, les clubs taurins, l’Education nationale et les associations.
aa568fb905c9249264ac87ca001fe581.jpgUne semaine consacrée aux métiers, au folklore et aux traditions autour de la course camarguaise -  notamment le costume d’Arlésienne  présenté par Stéphanie Mazet, Laure Vitou et Laure Bargoin d’Art’TC et du Velout Pescalune.
Le point d’orgue étant - comme l’an dernier - la journée du vendredi où les enfants ont découvert la vie dans une manade de la plus belle des manières : en se rendant chez  Jeannot Lafon au milieu des marais de Saint-Just si proches et paraissant pourtant si éloignés du centre de Lunel. En pleine nature, les 500 élèves ont festéjé comme des grands, avec ferrade, vachettes dans le bouaou, déjeuner au pré sous la loupio et explications sur l’équipement des gardians et de leurs montures.
44d3b741780241e1e46aad3d313315c8.jpgL’après-midi, direction les arènes San Juan où l’école taurine de Marsillargues était en démonstration face à un jeune public chauffé par Jacques Valentin au micro jusqu’à réclamer à leur idole du jour Adil, une participation impromptue en piste. Sous les yeux de la cheville ouvrière de ces journées, Gérard Gehin ravi, Adil a pu démontrer - en vrai - à ses supporters l’art du raset.
Au final, des souvenirs gravés dans ces jeunes têtes pescalunes qui seront les afeciouna de demain... c’est le but de l’opération.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO


Clubs taurins participants : L’Aficion, Biou y toros, Lou Biou, La Bouvine, Le Cigalié, La Cocarde, Lou Ferri, Goya, Pascalet, Lou Pescalune, L’école taurine, La Royale.

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▲Expo d'Art TC à la salle G. Brassens▼
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A la manade d'Iris et Jean LAFON
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S.MAZET explique à un petit groupe
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G.GEHIN présente le cheval de Camargue et son équipement
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Les gradins copieusement et bruyament envahis
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L'Ecole Taurine de Marsillargues en démonstration
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Le cadeau d'Adil BENAFITOU...Un raset, que pour les élèves !

10/04/2008

ST-LAURENT-D'AIGOUZE

Après la réhabilitation des arènes

C'EST BIEN
ON Y SENT TOUJOURS AUTANT LES TAUREAUX

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fa1167a6e14e54befebf13833706d4d2.jpgAprès quelques catastrophes dans les reconstructions d'arènes qui y ont perdu leur âme, soulagement à Saint-Laurent d'Aigouze. Les travaux réalisés aux arènes Guy-Hugon sont une réussite ! Elles ont même gagné en esthétique et en confort autant pour les spectateurs que pour les taureaux.
Au toril existant, quatre cases supplémentaires ont été ajoutées à l'extérieur, mais les cocardiers sortent toujours de l'église. Et si une centaine de places assises ont été perdues, c'est au profit des handicapés qui ont un large passage tout contre le mur qui peut aussi accueillir ceux qui veulent rester debout. Les premiers rangs des places assises sont au plus près de la contre piste et, même si il n'y a plus de "jambes pendantes", on peut toujours sentir et presque toucher les taureaux. Les poteaux et les barrières ont été changés selon les normes FFCC, la contre piste et l'enceinte extérieures habillées de bois ; les portes d'accès sont en fer forgé.
Dès la première course, dimanche dernier - les Mailhan au Printemps des Royales - les spectateurs se sont vite réapproprié les lieux. C'est bon signe !

Texte et photo
Martine ALIAGA

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Toril : quatre cases ont été rajoutées en extérieur

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Côté mur de l'église, les places pour les handicapés et ceux qui veulent rester debouts

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28/03/2008

VERGEZE : l'histoire dans l'Histoire

UNE GIROUETTE CAMARGUAISE
POUR MARQUER LA PREMIERE COURSE LIBRE
0d6692b5a5f18afd07691ed23548081a.jpgSamedi dernier, Vergèze ouvrait ses arènes pour la Royale de la manade Blatière-Bessac. L'ocasion de découvrir au-dessus du toril, une jolie girouette d'inspiration camarguaise. Mais pourquoi est-il fait mention de l'année 1852 au dessous de la silhouette du taureau ? Explication : en plein milieu d'un XIXe siècle marqué par l'interdiction des courses de taureaux, l'arrivée au pouvoir de Louis Napoléon va, via les préfets, assouplir la réglementation. Vergèze dans le cadre de sa fête concordant avec celle du Prince Président aura le privilège d'organiser la première course de taureau qui ne soit pas "hors la loi", sous l'autorité de son maire. En revanche, si l'autorisation est donnée pour le 15 août, la course aura lieu la veille et drainera - dit-on - cinq à six mille personnes amenées par l'abrivado venue du Mas de Bourry au Cailar. Voilà pourquoi le 14 août 1852 marque la date de la première course dite libre dans la région.
Cela valait bien une girouette et une plaque commémorative !
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Martine ALIAGA
Source : "Des siècles de bouvine" d'Alain LABORIEUX
Photos Luc PERO

23/03/2008

SAINT-DREZERY : 80 ANS DE BOUVINE

Samedi 22 mars

QUATRE-VINGTS TAUREAUX DANS LES RUES
EN ATTENDANT LES ARENES

 

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Jean Lacoste court… .Le président du club taurin Lou Charlot est au four et au moulin et aujourd'hui plus précisément aux bioù et aux cavales. C'est qu'il en a fallu de la passion et du remue-ménage pour organiser cette journée qui fera date dans l'histoire de Saint-Drézéry. Une histoire marquée par le taureau camarguais depuis la création du premier club taurin Lous Charlots en 1928 et peut-être même avant. L'aficion dans ce village de garrigues n'est pas un vain mot. Les courses de nuit, taureaux-piscines et taureaux dans les rues ont toujours fait courir les jeunes et moins jeunes saint-drézérois. Du plan de charrettes, au taureau à la corde en passant par le bouvaou, pas de fête sans taureaux.

632dd23769e40743bde2bca058f4bb72.jpgEt ce samedi 23 mars, le club taurin Lou Charlot fort de ses vingt dirigeants et cent cinquante membres a voulu frapper un grand coup : quatre-vingts taureaux lancés dans les rues pour fêter quatre-vingts ans de bouvine. Dans la plus belle tradition camarguaise, et sous les yeux du président de la Fédération française de la course camarguaise Henri Itier, les manades Lafon et Vellas lançaient, en deux vagues de quarante, les cornus autour du parc municipal, puis en une seule cavalcade les quatre-vingts bestiaux, groupés comme à la parade, accomplissaient le parcours.

847196f133df3a44fab11ba3e1db68a4.jpgDans les rues, bien à l'abri dans les barrières, perchés sur le mur d'enceinte du parc, ou au plus près des bioù, les plus téméraires - on a remarqué la bande des Rastègnes (groupe d'amis des alentours) et la bande d'ânes de Saint-Drézéry, émules du club taurin - tentent d'influencer le parcours des bêtes... Emotion garantie… applaudissements de rigueur ! Suivait le défilé ouvert par la pena Les Varenquas, puis La Pichoto Camargo, les attelages, les cavaliers de la Nacioun Gardiano et les gardians jusqu'au parc municipal, superbe lieu central siège de toutes les fêtes où la foule se regroupait.

473564e58103f896a00950edf8cfbae2.jpgAu micro, Jean Lacoste pouvait laisser éclater sa joie et sa fierté en quelques bons mots: "Lous Charlots de Jean Verdeille, organisateur du taureau à la corde et courses au plan, défendait le "charlotisme", référence à l'acteur Charly Chaplin et aux valeurs de partage et de don de soi qui fait que l'on n'a pas peur de se ridiculiser devant le bioù… Le "charlotisme" est le porte-jarretelles de la bouvine". Mais le jeune président a d'autres idées en tête. "Nous avons été contraints de rester un club taurin de "goudron", aujourd'hui je veux des arènes, un lieu multiculturel pour fédérer la population autour de la fe di bioù, intégrer les nouveaux arrivants…". Un vœu qui trouve l'accord de la population et que le nouveau maire Jackie Galabrun-Boulbes, fraîchement élue, promet d'étudier (Photo de gauche à droite, Jean Lacoste, président du CT Lou Charlot ; Jackie Galabrun-Boulbes, maire de Saint-Drézéry ; Guy Chaptal, capitaine dela Nacioun gardiano).

Une nouvelle ère s'ouvre pour le club taurin Lou Charlot (fondé en 1986 par Michel Arlery et qui doit son nom au taureau de la manade Ribaud), le chemin sera long mais vu l'engouement suscité par cette journée et l'énergie dépensée par ses afeciouna, demain peut-être les cocardiers fouleront le sable des arènes de Saint-Drézéry.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

25/02/2008

BAILLARGUES : saison 2008

LE CLUB TAURIN LE SANGLIER :
TRADITION, DYNAMISME, MODERNITE

3d76b0c9ed798e37b892e3b3adbf1231.jpgAux portes de Montpellier, Baillargues affiche une forte identité taurine, une authentique fe à la Languedocienne marquée par des programmations de qualité et la volonté d'intéresser les jeunes, les nouveaux arrivants et les entreprises. A l'image des arènes à la dimension appropriée au village et au confort sans cesse amélioré tant pour les acteurs que pour les spectateurs des courses. Le club taurin Le Sanglier aidé de la municipalité montre un dynamisme constant et affiche une belle réussite. Telle la soirée de présentation de la saison 2008 à laquelle ont pris part de nombreux raseteurs, manadiers et afeciouna. L'occasion pour Bernard Calatayud, président, de remercier tous ceux qui prennent part aux réjouissances baillarguoises, sponsors, municipalité, presse et surtout les jeunes qui s'impliquent largement. Le secrétaire Thierry Tosas a résumé la saison passée, riche en événements, clôturée par un bistournage à la manade Boch qui a réuni 200 participants. Les traditions ne sont pas oubliées, pour preuve deux Baillarguoises ont pris le ruban cet été aux Saintes-Maries-de-la-Mer lors des fiesto vierginenco. ce47d6312cd48fee6a92d8b2f023d464.jpgJulie Verdier et Aurélie Apuzzo porteront désormais le costume d'Arles dans les fêtes traditionnelles de toute la région.

Le programme 2008 est bien dans la ligne de ce club taurin et fait une large place à la jeunesse, tant par les cocardiers proposés que par les raseteurs invités avec cinq courses de Ligue (16/05, 13/06, 28/06, 26/07, 20/09) et 4 courses à l'Avenir (20/04, 25/05, 15/06, 27/07, 29/07, 30/07). Pendant la fête votive, une course de vaches cocardières le 29/07 et la traditionnelle grande course aux As le 1er août. Les abonnements pour la saison 2008 sont en vente et proposent une place numérotée pour les 12 courses de la saison (40€).

Tout le programme et les renseignements complémentaires sur http://clubtaurinlesanglier.free.fr

M. A.

18/02/2008

JOURNEE DE L'APCC A LA MANADE ESPELLY-BLANC

Dimanche 17 février

L'ART DE VIVRE
DES PRESIDENTS DE COURSE

 

Une manade, une balade en remorque, des taureaux, un apéritif, une grillade... L'occasion de bien vivre un dimanche hors saison avant d'attaquer les courses.

fb65735add1145e020eb3817f3784320.jpgLa toute jeune association des présidents de course camarguaise (APCC) a trouvé un très bon prétexte à cette journée : la remise des cartes de membres sur les terres d'Andalou des manadiers Espelly-Blanc. Et les organisateurs ont tout mis en oeuvre pour créer une ambiance favorable et célébrer le plaisir de se retrouver entre gens de taureaux.
Pas de cérémonial élaboré, pas de chichi, juste quelques mots du président Marc Moucadel pour inviter tous les présidents de courses de petites ou grandes arènes à rejoindre les 28 déjà membres de l'association « vous êtes tous les bienvenus ».
a9970e3000565d1e89379d581b18260b.jpgMarc a aussi remercié les invités - parmi lesquels Jean-Claude Jourdan, représentant le Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, Henri Itier pour la FFCC – et leurs hôtes Geneviève et Georges Blanc qui ont mis la belle salle de la manade à la disposition du groupe.

 

 

CLIN D'OEIL : AMBIANCE ET DISTRIBUTION DES ROLES

49d3deaf6812c8f02347bf3f02adf13c.jpgDidier Penant aux rafraîchissements ! Et le maître grilladin Raymond de préparer le feu dans l'immense cheminée... et le chef Claude de s'agiter en cuisine. Marc et Philippe à l'intendance. Tandis que le duo Valentin-Le Fri attaquait sa partition entrecoupée de moments de réflexions purement « rousigonaires » et quelques envolées en retentissants coups de barrières... De leurs voix de stentor, ils sont allés a mas, vous n'en doutiez pas.
cd2e50d3f1b774fd75642e1bf64c773c.jpgLe scénario des discussions : du taureau, du taureau, du taureau... et du foot... ça a chambré tout l'après-midi. Tous pour l'OM... et un pour PSG (devinez-qui) qui a reçu le soir-même des tonnes de SMS (après le score 2-1 pour l'OM).

Vous l'avez compris, un pur moment de rigolade et de fraternité.... du bonheur quoi !

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

CODOGNAN : CT LES ENGANES

Assemblée générale

TOUTES LES GENERATIONS CONCERNEES

C'est une des assemblées générales les plus suivies... plus de cent personnes ont pris place au pied de la tribune occupée par le président Cyril Daniel, les membres du bureau, la municipalité, Françoise Peytavin de l'AETCC, Patrick Bonton du Conseil général du Gard.

a63f661cb772f4342c71971efe126216.jpgFort de ses 40 années d'existence, le CT Les Enganes affiche une belle santé. Après une saison 2007, où le toril, l'infirmerie et l'entrée des arènes ont été mis aux normes, la saison 2008 débutera le 31 mai par une fête inaugurale après réfection des gradins. Preuve de la volonté municipale de perpétuer les traditions et, dira Mme Perez, élue « grâce aux bénévoles qui programment de nombreuses activités  ». Et effectivement, si le dynamisme de l'association, menée tambour battant par son président, peut se lire dans le programme, il se ressent aussi dans l'implication de ses membres et le nombre conséquent de participants aux activités. Démonstration à l'AG : les premiers rangs occupés par des ados qui ont été chaudement applaudis pour leur aide pendant la fête 2007 et encouragés à poursuivre ; dans la salle toutes les tranches d'âges représentées, des bébés en poussette aux papis et mamies ; des manadiers, des raseteurs, des présidents de CT, des amis, etc.
A Codognan, avoir la fe n'est pas un vain mot, le bioù est fédérateur, c'est le pilier de toutes les fêtes.

M. A.
Photos L. P.

PROGRAMME EN BREF

31 mai : 10 h, taureaux emboulés ; 11h30, inauguration des arènes ; 12 h, abrivado à l'ancienne de sept taureaux par la manade Vitou ; repas ; 16h30, course des Blatière-Bessac, Trophée de l'Avenir/Espoirs.

13,14, 15 juin, fête (avec le comité des fêtes) : vendredi 13, 16h30, taureaux emboulés ; 19h, abrivado ; 21h, course de nuit et bal ; samedi 14, 9 h, déjeuner aupré ; 11h30, abrivado ; 16h30, course de vaches cocardières ; 19h, bandido ; 21h30, festival d'abrivado et bal ; dimanche 15, 9h, déjeuner aux arènes ; 10h30, taureaux emboulés ; 11h30 et 11h45, abrivado ; 16h30, course Avenir/Espoirs 15e Trophée des Commerçants et artisans ; 19h bandido.

Plus une journée en manade.

30/01/2008

GARDIANS NON SALARIES

Samedi 26 janvier, à Baillargues

DES BENEVOLES GERENT DES BENEVOLES

eb9d7e6a133b798b09ff9e10ceaf4c7e.jpgC'est une belle démonstration de bénévolat qu'ont donnée les gestionnaires de l'Association des gardians non salariés dans le cadre de leur assemblée générale. Chapeau à Jean-Marie Domenech trésorier, Serge Evesque président, Guilhem Pommier, secrétaire ! A la tête de 781 cavaliers et 37 gardians à pied - pour seulement une trentaine de présents à la réunion - l'AGNS fait preuve d'une bonne dose d'altruisme et de dévouement. Le président, sans se départir de sa simplicité et d'un ton affable, a expliqué tout le travail que représente la gestion des licences, des assurances et des risques liés à la pratique de la monte dans les taureaux ainsi que la préparation des deux journées phares de l'association (concours de ferrades). Rappelons que la licence (124 €) couvre les risques pour le gardian et un à cinq chevaux. Pour cela, le bureau se réunit une fois par mois et tient des permanences à la Fédé les lundis et vendredis. Ce sont beaucoup d'heures de travail. Et si le bureau se dévoue sans compter, il aimerait bien préparer la e9d94c5ec6311d0602de0d72356e88e1.jpgrelève. Pour cela, l'association est largement ouverte "surtout aux jeunes pour de nouvelles idées". D'ailleurs, la main d'Isabelle Mugnier, cavalière à la manade de l'Aurore, se lève... elle est chaleureusement accueillie au sein de l'assoc.

Mais le grand souci porte sur les spectacles de rues qui génèrent beaucoup d'accidents, la Charte des abrivadeurs n'étant - semble-t-il - pas assez respectée. Serge Evesque connaît bien son sujet, il ne stigmatise aucun des acteurs mais démontre un ensemble de pratiques : des manadiers "obligés" d'accepter des parcours plus ou moins sécurisés ; des cavaliers en recherche d'adrénaline ; des jeunes en fête pas assez responsabilisés ou mal encadrés par les municipalités. "Pour faire rigoler quelques-uns, on envoie des gens à l'hôpital. Il faut mettre le frein à certains excès pour maintenir les traditions et pour que nous puissions vivre notre passion". Pour étayer ses propos, il s'appuie sur le résultat 2007 des accidents où la d4d381869d5441a8b355f1175ba34c8e.jpgligne des indemnités journalières suit une courbe croissante vertigineuse. A la proposition d'André Turquay, vice-président de la FFCC, de sensibiliser aux risques les nouveaux adhérents par une journée de prévention, l'AGNS préfèrerait pour l'instant une action de la Fédé auprès des municipalités. Henri Itier abonde dans le même sens : "Les élus ont un rôle prépondérant dans les spectacles de rue, il faut faire des efforts pour sensibiliser aux risques, la Charte des abrivadeurs fait pourtant référence dans les procés, un courrier sera envoyé à tous les élus pour rappeler les régles de sécurité...". Le maire de Baillargues qui "reçoit avec plaisir tous les gens de bouvine" fait part de son expérience : "Nous sommes très vigilants à ce que les manadiers d'abrivado soient munis de la licence fédérale, nous réunissons plusieurs fois les jeunes avant la fête, les encadrons et restons vigilants sur la sécurité". c3cf81f3bcda36448b9783f4722e8290.jpgJean-Luc Meissonnier en profite pour parler des innovations baillarguoises pour 2008 : "Après les barrières en polyéthylène, nous mettons en place des cameras pour filmer les courses. Les images seront disponibles à l'entracte au quartier VIP des arènes, cela nous servira aussi d'archives et permettra aux jeunes des écoles taurines de se voir en situation et de corriger éventuellement leurs défauts".

Voilà, en substance, la teneur des propos de cette assemblée, propos cohérents et explicites tenus par des gens responsables qui mettent leurs compétences et leur temps au service du plus grand nombre pour que vive la bouvine.

Martine ALIAGA

 

SURPRISE...  SURPRISE...

d189b1e8a5cbcb04f074026f338c12c1.jpgHenri Itier et André Turquay avaient bien gardé le secret. A la fin de l'assemblée générale,  Serge Evesque, président de l'AGNS, tout surpris, a reçu le diplôme fédéral des mains du président de la Fédé.

 

 

FFCC : COMITE DEPARTEMENTAL DE l'HERAULT

Vendredi 25 janvier

CALME PLAT

 

e5663336f96d5b61da3cbc7aa5bd34bd.jpgEnviron deux cents personnes asssistaient à la dernière des trois réunions proposées par la FFCC où, après les comptes rendus moral et financier du comité de l'Hérault, le renouvellement du bureau est passé comme une lettre à la poste.
A la tribune, le représentant du club taurin local Le Dardailloun ; le maire de Saint-Just Hervé Dieulefès ; Claude Barral pour le Conseil général de l'Hérault ; André Turquay et Vincent Bayol, respectivement vice-président et trésorier de la Fédé et élus du comité héraultais ; Henri Itier, président de la FFCC ; Nicolas Noguéra, président des raseteurs ; Nicolas Triol responsable de la commission sportive de la Fédé et Robert Michel pour les manadiers.

Par rapport aux propositions de la FFCC pour la saison 2008, rien de plus qu'aux deux autres assemblées (voir le compte rendu d'Eric Auphan à Saint-Martin-de-Crau) si ce n'est que l'idée d'une cocarde qui tomberait dès que coupée a été abandonnée en cours de route. Apparemment la concertation en amont entre manadiers, raseteurs, Fédé a fonctionné.

a6df52b27f3ddcfb06a5e8802aca46ab.jpgDans l'ensemble, Henri Itier maintient les grandes lignes ébauchées au cours des exercices précédents. Quelques exemples : éduquer les jeunes raseteurs (en s'appuyant sur les Ligues comme centres de formation subventionnés) ; affirmer la course camarguaise en tant que sport (cela passe par un renfort des contrôles... des crochets ou antidopages et le respect du réglement) ; accroître la sécurité (moins de courses pour les stagiaires raseteurs ; laisser les burladeros libres pour les raseteurs, tourneurs ou juges de piste ; demander la licence fédérale - gage d'assurance fiable et de carte verte - aux manadiers et cavaliers lors des spectacles de rue...).

Une soirée tranquille pour les représentants de la FFCC qui ont évacué rapidement les quelques questions posées. De quoi rester dubitatif connaissant ce milieu taurin toujours prompt à ergoter et à s'enflammer. Ce calme plat va-t-il se prolonger ? Auquel cas la FFCC pourrait se prévaloir d'un beau plébiscite.

Quoi qu'il en soit les licenciés voteront lors du Congrès le dimanche 2 mars, à Aigues-Vives.

Martine ALIAGA

 

24/01/2008

FFCC COMITE DEPARTEMENTAUX

Mercredi 17 janvier

SECONDE REUNION A CODOGNAN ( GARD )

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Hormis les kilomètres qui séparent St Martin de ab2c73d965bd46bec26017a96a4c3c71.jpgCrau à Codognan, rien de nouveau n'a bouleversé ce second monologue du Président Itier. Seules deux ou trois questions un peu gênantes que le Président a éludé avec le talent qu'on lui connaît. En attendant la réunion de St Just (Hérault) le compte-rendu de la séance de St Martin sert de base de références.

 

Luc PERO

19/01/2008

FFCC COMITE DEPARTEMENTAUX

Mercredi 16 janvier

PREMIERE DES TROIS REUNIONS A SAINT-MARTIN-DE-CRAU

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C’est dans la salle A Qui Sian Ben à l’initiative de la FFCC que sont retrouvés gardians, manadiers, raseteurs, organisateurs, présidents de courses et tous ceux qui gravitent dans le petit monde de la bouvine pour la présentation des propositions 2008. Après le discours de bienvenue de Jérôme Dumas président du CTPR de Saint-Martin, le premier adjoint de la ville s’est félicité de la construction des nouvelles arènes saint-martinoises même s’il n’occulte pas les menaces sanitaires qui pèsent sur la course camarguaise. Il rappelle qu’il faut rester vigilant. Après les vœux du président fédéral Henri Itier, Maurice Mousset et Denis Rocarpin - remplaçant Vincent Stéfanelli excusé - ont entériné la saison 2007 et renouvelé à l’unanimité le bureau pour 2008 pour les commissions départementales 13 et 84. A la tribune : Françoise Peytavin présidente de L’AETCC, Sophie Chapelle-Brugeas présidente de l’association des manadiers d’abrivado, Jacques Mailhan président de l’association des manadiers, Nicolas Noguera président de l’association des raseteurs et des représentants de la FFCC. Devant une assistance attentive et nombreuse, Henri Itier annonce que le forfait licence des organisateurs passe de 10 à 12 membres mais les grands points évoqués lors des 3 commissions avec les parties prenantes sont :
Entérination de 2 courses As Elite par dimanche et 3 s’il s’agit de pistes moyennes ce qui en 2007 aurait eu un effet dopant pour les entrées.
Encocardement expérimental en 2008. Suppression de la coupe du frontal et mise en place d’une cocarde coulissante à tous les niveaux pour diminuer le nombre de blessures. Une polémique s’engage sur la cocarde et donne lieu à des discussions engagées. Il faut essayer, pas essayer, Gleize, Ferrand montent au créneau et cette pratique ne se fera peut être que lors des courses d’école taurine et de ligue (ex-protection). Jacques Mailhan explique que cette mesure vise à protéger le taureau et n’a pas pour but de nuire au raseteur. Si on n’essaie pas on ne peut pas juger de son opportunité. Il propose d’effectuer un test six mois sachant que rien n’est irréversible.
Transformation des courses de protection en courses de ligue. Exemple des centres de formation dans les autres disciplines. 24 heures de repos seront obligatoires entre deux courses pour les stagiaires. La finale des courses de ligue sera précédée de deux demi-finales. Traçage d’une bande située à 3 ou 4 mètres des planches pour les écoles taurines et certaines courses de ligue pour habituer à partir de la planche.

Ce sont les points majeurs mais à trop vouloir chaque année règlementer ne vas t’on pas vers une accumulation de points de contrôle ?, vers une complication des règles ? Certes ces décisions semblent prises pour le bien de la course camarguaise mais ensuite il faut arriver à les faire appliquer. Henri Itier rappelle que les présidents de course ont des pouvoirs mais qu’il ne faut pas qu’ils soient frileux pour les utiliser.

Les autres annonces se font dans la continuité mais rien de révolutionnaire si ce n’est la création d’une Coupe de France dont la finale aura lieu le 27 octobre à Beaucaire. 10 à 15 courses devraient servir de base pour le décompte des points des raseteurs avec des bonus de 5 points attribuables par un jury. La finale se déroulerait avec les 4 meilleurs droitiers, les 4 meilleurs gauchers et 2 entrants.

Le président demande aux animateurs de course d’informer le public de la sortie d’un raseteur avant la fin de la course (avec si possible les raisons de son retrait).

Le quota de raseteurs à inviter dans chaque piste est épineux pour certaines, avec en plus les périodes A et B plus le nombre de raseteurs aux As qui risque d’être en diminution pour cette année. Comment trouver le nombre suffisant dans la catégorie. Nicolas Noguéra est clair. Il y a de la difficulté à trouver des raseteurs au groupe élite mais aucune concession n’est envisageable sur le nombre d’invités. De grosses concessions ont déjà été faites par le passé.

La Fédération augmente le nombre de stagiaires dans les pistes de Noves, Barbentane, Aigues-Vives et Saint-Mathieu-de-Tréviers pour les courses de Ligue. Leur nombre passe de 6 à 8.

Le 7e taureau doit être instauré dans un esprit de découverte avec si possible un taureau brillant pour une durée de 10 minutes. Huit taureaux c’est soit disant interdit comme fait remarquer le président à Bruno Pécout faisant référence au trophée des Maraîchers espoirs. Réponse du berger à la bergère, qu’en est-il pour la finale du Trophée de l’Avenir ?

Un point important à gérer par les organisateurs c’est la gestion des refuges en contre piste (burladéro). En 2007 deux tourneurs ont subi de graves blessures pour ne pas avoir pu se mettre en sécurité (Patrick Siméon et Max).  Il faut s’assurer que ces emplacements puissent être disponibles pour les tourneurs, gardians, raseteurs et juges de piste).

Et enfin pour les spectacles de rue les organisateurs doivent s’assurer que les manadiers qu’ils choisissent sont bien détenteurs de leur licence garantissant leur affiliation à la Fédération ce qui implique la carte verte et l’assurance.

Enfin le président donne rendez-vous pour les Camarguaises le 2 mars dans les arènes d’Aigues Vives. Il est 23 heures 20. La séance est levée mais les discussions vont encore bon train.

Eric AUPHAN
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