Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/12/2008

2e CHARROI DES OLIVES

LE RÊVE AU BOUT DE LA NUIT...

DSC_5312.jpg a.jpg
Traversée de Boisseron à la pointe du jour...

 

DSC_5315.jpg a.jpgAprès la cueillette, la livraison. A l'ancienne ! Comme au début du XXe siècle, de nuit, en charrettes tractées par les chevaux. Dimanche dernier, à 4 h du matin, huit attelages sont partis de Saint-Geniès-des-Mourgues pour amener les olives au Moulin oléicole de Villevieille via Saint-Christol, Boisseron et Sommières. Température autour de zéro degré, lune montante et magnifique ciel étoilé ont accompagné les voyageurs chaudement emmitouflés. Seul fond sonore, les bruits des sabots, le grincement des charrettes et quelques grelots attachés aux harnais. Peu de lumière, seulement des bougies dans les lanternes. Dépaysement garanti. C'était le but de l'équipée. De quoi aussi toucher du doigt les difficultés. Atteler de nuit n'est pas à la portée de tous.DSC_5336.jpg aaaaa.jpg Et pour ne pas avoir pris toutes les précautions deux attelages sont restés sur le carreau. Le Charroi des olives n'est pas qu'une partie de plaisir mais les embûches de la nuit participent des motivations de ceux qui l'ont créé. Expérience, sang froid, courage font partie des qualités requises pour les hommes et les chevaux. L'effort demandé cette année pour coller au plus près à l'époque a été suivi à la lettre et ce sont des charrettes anciennes et des chevaux lourds qui ont été accueillis avec un vin chaud par le président Teulade à l'huilerie de Villevieille.
DSC_5441.jpg a.jpgCôté convivial rien à changer : la halte revigorante de nuit à Saint-Christol, la traversée de Sommières, le déjeuner à la cave viticole de Villevielle, la dégustation des vins du caveau de Saint-Geniès-des-Mourgues et encore les roboratives agapes préparées par le traiteur de L'Aubaisienne à la manade Vitou après que les partenaires équins ont été pansés.
Au final, épuisés mais ravis, les convoyeurs ont dressé le premier bilan : la préparation et les entraînements sont indispensables ; l'indépendance des charretiers doit être préservée ; la pérénnisation du Charroi passe par une implication des villages traversés...
Satisfactions : après deux éditions, un groupe de purs et durs se dessine. Les participants se rapprochent, les liens se font plus chaleureux et amicaux dans une ambiance simple et festive.
Le Charroi des olives se veut gage de solidarité, d'authenticité, de convivialité. C'est rude mais avec un gros mental, un bon physique et un puissant gosier, le rêve est au bout de la nuit.

Martine Aliaga
Photos Luc Pero


DSC_5273.jpg a.jpg
Départ des près de la manade Vitou
DSC_5281.jpg a.jpg
Dernière vérification
DSC_5287.jpg a.jpg
La halte nécessaire à St Christol
DSC_5320.jpg a.jpg
En route vers Boisseron
DSC_5346.jpg a.jpg
Arrivée sur Sommières
DSC_5352.jpg a.jpg
Un bien beau convoi
DSC_5362.jpg a.jpg
Le pont sur le Vidourle
DSC_5387.jpg a.jpg
Enfin le Moulin Oléicole de Villevieille
DSC_5404.jpg a.jpg
Le butin est déposé...

§ D'autres images ces prochains jours §

* TOUS LES ARTICLES ET LES PHOTOS PARUES (2007-2008) SONT RASSEMBLÉS
DANS LA CATEGORIE "CHARROI DES OLIVES" SUR LA DROITE DE L'ECRAN

30/11/2008

CHARROI DES OLIVES : DEPART IMMINENT

A 4 H DU MATIN, DIMANCHE 7 DECEMBRE

POUR CETTE DEUXIEME EDITION
LES CONVOYEURS CULTIVENT L'AUTHENTIQUE

Olives.jpg

 

 

OLIA.jpg"L'authentique" n'est pas une plante qui pousse dans les livres, comme pensait l'Ugolin de Marcel Pagnol dans Jean de Florette. Le Charroi des olives compte bien la cultiver… en vrai. Pour sa 2e édition, le convoi qui partira de la manade Vitou à Castries dans la nuit du 6 au 7 décembre, se veut le plus proche possible de l'époque ancienne (début du XXe siècle) quand les anciens transportaient en charrettes leur récolte d'olives cueillies aux alentours de Saint-Geniès-des-Mourgues jusqu'au moulin de Villevieille.

La bande d'amis amoureux des chevaux de trait et d'attelages anciens veut absolument retrouver l'ambiance de ces temps-là. Non, le Charroi des olives n'est pas un carnaval, il se veut authentique… une charte l'atteste !

Forts de l'expérience de l'année dernière - inoubliable pour les participants – les charretiers ont édicté quelques règles fondamentales (respect des animaux ; utilisation de véhicules tractés dans le style de l'époque ; port de vêtements de travail anciens). Les maîtres mots de cette équipée particulière sont convivialité, solidarité et entraide. Comme les aînés qui partaient de nuit pour arriver les premiers au moulin et en convoi pour surmonter les difficultés (animaux lourdement chargés, routes gelées, froid),  la bonne douzaine d'attelages  prendra la route à 4 heures du matin. Et si la sécurité impose que le convoi soit signalé, les deux véhicules équipés de gyrophares, à l'avant et à l'arrière, seront assez éloignés pour ne pas rompre le charme.

stgenies.JPGAlors pas de douillets cabriolets ou confortables calèches, uniquement des chars à banc, jardinières, tombereaux. Pas de redingotes ou dentelles ouvragées, mais de traditionnels et anciens vêtements chauds. Pas de phares ou piles électriques, seulement des lampes à pétrole et lanternes à bougies… C'est spartiate, certes, mais pas de peine, pas de plaisir. La récompense : l'excitation de l'aventure, le silence alentour seulement scandé du pas des chevaux, l'obscurité apaisante de la nuit… étoilée (enfin si possible), le bonheur des haltes autour d'un breuvage revigorant, la chaleur des échanges et la soupe à l'arrivée…  Un périple simple et rustique mais exigeant des hommes et des bêtes gros moral et bon courage.  Mais de l'avoir vécu l'an passé, les charretiers des olives gardent encore des pétillements au fond des yeux.

LE PARCOURS

Départ 4 h du matin le 7 décembre de la manade Vitou. Itinéraire : Saint-Christol, Boisseron, Sommières, Villevieille. 7 h, dépôt des olives au moulin de Villevieille et déjeuner à la cave viticole ; retour à Saint-Geniès-des-Mourgues pour déguster les vins du caveau ; 13 h, repas convivial à la manade Vitou.
Inscriptions pour le repas de midi, 23 euros à l'ordre du traiteur L'Aubaisienne, tél. 04 67 86 55 17 (heures des repas).

 

Martine ALIAGA

BEN-HUR.jpg

Photos Luc PERO

* Voir dans les ARCHIVES (tout en bas colonne de droite) tag : Charroi des Olives  (date du 3.12.2007), le compte-rendu et les photos de la première édition.

LA CHARTE 2008

« CHARROI DES OLIVES »

de Saint Genies des Mourgues à Sommières

 

 

Historique :

A l’époque, les anciens avaient pour habitude au mois de décembre de transporter la récolte d’olives au moulin de Sommières. Pour ce faire un seul moyen de transport bien sur, les chevaux et leurs attelages.

Afin d’arriver les premiers au moulin et pour ne pas perdre une précieuse journée de travail, ils partaient au beau milieu de la nuit.

Tous les oléiculteurs autour de Castries petits ou grands s’organisaient de manière à faire le trajet ensemble, en convoi, c’était « le charroi des olives ».

L’intérêt principal de ce convoi était l’entraide et la solidarité. En effet, on nous a rapporté qu’à cause de la fatigue des animaux lourdement chargés, ou encore parfois à cause des routes gelées, pour franchir une côte il n’était pas rare de dételer afin d’atteler plusieurs chevaux en ligne. On faisait ainsi plusieurs voyages.

 

La journée du « charroi des olives :

A l’initiative d’une bande d’amis, amoureux de chevaux lourds et d’attelages anciens, l’idée de faire revivre le passé a germé. Mais attention ! Il n’est pas question de créer une nouvelle « journée à l’ancienne ». Ici, on veut surtout recréer une ambiance, un état d’esprit, même si les conditions sont parfois difficiles. Il est important de se retrouver emmitoufler dans le froid, de voir la fumée monter des chevaux en sueur et d’entendre leurs pas dans le silence de la nuit, orchestré par quelques grelots de cuivre. On tient à voir le jour pointer sur Sommières, on veut de l’authentique.

Pour reproduire le plus fidèlement possible cette petite page d’histoire, les participants au charroi ont défini ensemble quelques règles. Une charte en quelque sorte.

 

La charte du charroi des olives :

  • Le respect des animaux est un des critères les plus importants. On se rend compte en effet, que les passagers des charrettes, de leur propre initiative, descendent et marchent à coté du cheval, afin de ne pas le fatiguer surtout dans une côte.

Le parcours est assez long. 15km allé + 15 km retour. C’est pour cela que des haltes sont prévues afin de laisser reposer les bêtes. C’est aussi l’occasion pour les atteleurs et leurs amis de prendre un petit remontant solide et liquide (chaud le liquide ! ou fort…). Tout cela bien sur dans la bonne humeur.

 

  • Les véhicules tractés eux aussi se doivent d’être dans le style de l’époque. A savoir que presque tout est possible. A l’époque, tous les moyens étaient bons pour transporter ces fameuses olives : de la charrette classique, en passant par la jardinière, la pastière, le tombereau, ou encore un char à banc peuvent faire l’affaire. Le plus important est que le véhicule soit conforme à l’état d’esprit du groupe.

 

  • Les tenues vestimentaires. Il ne s’agit pas ici de se déguiser, mais bien de s’équiper comme devaient le faire les gens de l’époque. Le plus souvent se sont des habits de travail de tous les jours, donc pas trop clinquants. Par exemple, une personne en redingote serait tout à fait déplacée dans le charroi! (en plus elle aurait froid…). Par contre, étant donné la saison, les vêtements seront nécessairement chauds. Dans tous les cas, ils doivent être en rapport avec l’attelage sur lequel ils se trouvent.

 

  • La convivialité est aussi un des éléments majeurs de cette matinée. A l’aube, après avoir déchargé les fruits, que les experts du moulin vont transformer en un merveilleux nectar, c’est l’heure du réconfort. Un extraordinaire petit déjeuner attend tous les participants avec en priorité une soupe de légumes bien chaude, ceux qui y ont déjà participé y tiennent absolument, vue la température on les comprend aisément !

 

  • la sécurité, Dernier point important.

Dans la nuit noire, même si à ces heures indues, le parcours emprunté est assez peu fréquenté, il est important d’être signalé. A l’avant et à l’arrière du convoi, des véhicules équipés en conséquences (gyrophares) ouvrent et ferment la route, mais assez éloigné du convoi, afin de ne pas rompre le charme. De plus, chaque équipage possède ses propres feux, mais là on respecte la tradition: lampes à pétrole et lanternes à bougies seules sont admises.

 

 

Tout nouvel équipage désirant participer au «  charroi des olives » se doit de respecter ces quelques règles. Il doit aussi être présent aux quelques réunions et surtout à la soirée d’essai en condition réelle (de nuit), qui permet de constater si les animaux et le matériel ont un bon comportent.

Les organisateurs du charroi se gardent le droit d’accepter ou de refuser un équipage qui ne correspondrait pas à l’état d’esprit du « charroi des olives ».

03/12/2007

1er CHARROI DES OLIVES

18d2a009d378fa4943a445e3c593eead.jpgDes taureaux aux chevaux il n'y a qu'un sabot : savoir d'où l'on vient et transmettre les traditions pour profiter du présent et équilibrer l'avenir, le choix d'une vie préservée que de joyeux mainteneurs et acharnés jouisseurs s'affairent à faire partager.

DE SAINT-GENIES-DES-MOURGUES A VILLEVIEILLE :
HUE CHEVAL !

10058ec766bc999a4c823b280666e8d5.jpg
Traversée de Sommières par le pont romain
Dimanche 2 décembre, Saint-Geniès-des-Mourgues, 4 heures du matin. Dans la lueur des phares montent quelques jurons… de charretiers couverts par les hennissements des chevaux qui s’impatientent. C’est le premier Charroi des olives qui prend le départ.
CARNET DE ROUTE
4 h 30. "Hue Petous! Avant Lancelot...Va Quignon va !..." Le convoi des dix attelages chargé d’olives prend la route vers Villevieille, pour, selon la coutume des anciens, être dans les premiers à décharger au moulin. Tout en prévoyant du temps pour – au cas où – s’entraider en chemin. Les loupiotes et lanternes donnent une lumière chiche, les naseaux fument, le froid est vif mais supportable… C'est un peu la chevauchée fantastique durant les premiers kilomètres, le temps pour les chevaux débordant d'énergie et peu habitués à la nuit noire de se caler et pour les meneurs de maîtriser leur anxiété et retrouver des gestes sûrs. Malgré un équipage qui "taoule" au premier virage (sans mal, heureusement), cahin, caha chacun trouve sa place, l'aventure commence.

5 h 30. Saint-Christol se devine sous le ciel étoilé. Dans les chars à bancs,cc870dd87f5558efef22f98f0846c753.jpg emmitouflés sous les houppelandes, vestes, pantalons de velours et autres capuchons ou bérets, chacun savoure le calme de la nuit. Seul le tintement des grelots et les fers des chevaux sur la route troublent l’obscurité. Rien ne bouge dans les mas jalonnant le chemin… Magique !

6 h 30 à l’horloge de la mairie de Boisseron. Devant, Perle et Lanik, attelées en flèche, mènent toujours bon train, leur conducteur debout se découpe tel un diable dans la vapeur qui monte des robes fumantes. Voilà déjà le pont sur le Vidourle.

7 h 20 annonce la porte de Sommières. Quelques lève-tôt intéressés par l’affaire cherchent sous les couvre-chefs des convoyeurs à l’ancienne les visages connus.

7 h 30. Le Moulin de Villevieille ouvre ses portes et les olives sont déchargées des carrioles. Les chevaux sont dételés, les participants sont reçus par le maire de Sommières Guy Marotte, le gérant du Moulin oléicole et celui de la cave coopérative vinicole de Villevieille. Déjeuner reconstituant: soupes, charcutailles, vins… de quoi affronter le retour d’un bon pied et sans ruer dans les brancards.

4a5511fb2461eca3d4c6ab9be0d4f2ce.jpg9 h. Un soleil généreux ouvre la route du retour. Soulagés du poids des olives, les chevaux filent d’un bon trot et les conversations haussent le ton. D’un attelage à l’autre, on discute, on plaisante, on descend pour soulager les chevaux, les enfants courent autour…

10 h. Les rues de Boisseron s’animent au passage du convoi, puis les villas, pinèdes et vignes défilent à bonne allure. Mais la matinée avançant, les chevaux vapeurs jusque-là discrets, reprennent de la vigueur et sur les petites routes de villages, la cohabitation avec les hippomobiles commence à être plus difficile. Il est temps de rentrer.

3b03938585769c25a94d9ac1a50da007.jpg11 h 30. Arrivée à bon port devant la cave coopérative de Saint-Geniès-des-Mourgues où Yvon Pellet, maire, invite la troupe à une dégustation de vin bienvenue.
Malgré le manque de sommeil, les visages sont barrés d’un sourire jusqu’aux oreilles: "On l’a fait!". Et une fois les chevaux récompensés et pansés, le banquet se devait d’être à la hauteur de cette bande d’irréductibles rêveurs et mainteneurs de traditions… Il le fut. Merci le traiteur L'Aubaisienne ! Un ban spécial pour ceux, au four et au moulin mais surtout à pied, descendant et remontant le long du convoi qui ont géré la circulation aux points difficiles et anticipé quelques embardées malencontreuses de nos complices équins. Enthousiasmés par cette première expérience mais conscients des difficultés, les participants envisagent déjà l’édition 2008.
Pour l'instant, pour tous ces doux rêveurs et Rabelaisiens couillus de l'épopée des olives, il est l'heure de savourer le périple.  "On y était, c'était... inoubliable! Merci!"

Martine ALIAGA

 

QUELQUES EQUIPAGES

Perle et Lanik menées par Franck et Bernard, Petous par Guy Chaptal, Lancelot par Henri,  Quignon par René Jaume, Grisou par Nicolas Vitou et aussi Muguette, Marengo, etc. et les meneurs Roumègue, Marcel Besson...

*************************

7db58791d27141cb29d74c7900057870.jpg
986900407cda89dfef58a3b1d79f1744.jpg
0ed17d40288a5d351f85dc838104dfea.jpg
adf3d40d97f030363aabdcaea5588275.jpg
3679cfcbdc53a4fa90a8e47db92dd4ef.jpg
1c9998e967cd09c406dc3855f8d82b6e.jpg
1579d0d59bff82eb3f1eab5286ef1c4e.jpg
a1aed94b81baed7bad9a90a12bf87dba.jpg
e4a039159e5d3dc3f63203caf521e5ce.jpg
67e5222f26303678f992b61067d1f03e.jpg

aa76470880e9692f8c63b7bc43a8a0b5.jpg
83849030abf567b9fed48704faea3ad4.jpg

28852c8548d9f4f96cd843a1b1f048dd.jpg
d4f87cc413e1dc639d2763c7193b1437.jpg
d2bc3fdbbb96a8265d665ffb878ee040.jpg
87fecc6c12a064d5a397d202de672c9d.jpg
c42670b19380a82bdc8d7269ad287e01.jpg
715db085e255016d33ed233f2a545c02.jpg
8faa1c8825443045e08b2f91a28b9aae.jpg
abb3134b051a086e3494ca8b2f71e981.jpg
ffa83a5d727db4d27d763bca1c1dfbd9.jpg
e17db7b7f2a2db959f37c983e58e1de9.jpg
32ce89fec08713d4967a5d5d4e338967.jpg
a67826d235188c8b7e2eaf160f21b125.jpg
e7ad8eea17c2ffb57ce1c54e7b5878e6.jpg
6fc84a7f94212c5772e6e5a5752d0437.jpg




Photos Luc PERO

 

19/11/2007

CHARROI DES OLIVES

Dimanche 2 décembre

ac2d263369da605be2fcc243b0f7d8cd.jpg

DE SAINT-GENIES DES MOURGUES A VILLEVIEILLE
AU PAS DES CHEVAUX

 

5ae3bd407e34ecbda7bc17045f9aa29a.jpgSi au petit matin du 2 décembre, vous percevez bien au chaud sous votre couette, des hennissements, des "clop clop", des hue! et des roulements d'un autre temps, non vous ne serez pas en train de rêver, il y aura bien des chevaux et des charrettes sous vos fenêtres.

Née d'une poignée de fervents amoureux d'attelages, d'histoires anciennes et producteurs d'olives, l'idée est devenue réalité. A 4 heures du matin, ce jour-là, une douzaine d'attelages retraceront l'itinéraire des olives récoltées à Saint-Geniès-des Mourgues et menées en attelages jusqu'à la Coopérative oléicole de Villevieille. Ce ne sera pas une promenade pour nostalgiques ou autres passéistes, mais plutôt un hommage rendu aux aïeux. Vivre ne serait-ce qu'une journée, au pas des chevaux ; ressentir la pénibilité de cette époque pas si lointaine, sans voiture, sans chauffage, sans lumière ; éprouver les sensations, les bruits, le vécu de ce temps-là. En ce début décembre qui s'annonce glacé, un beau morceau de bravoure pour les participants. Pas de confortable cabriolet, calèche, landau mais des charrettes de travail ou des chars à banc au confort spartiate. Les meneurs comptent sur leurs partenaires à quatre pattes pour assurer : Quignon, Perle, Lanik, Pompon, Grisou ou Tabac, habitués des journées à l'ancienne et autres périples, se sont entraînés et en mémoire de leurs prédécesseurs voués au transport de raisins, fourrage, bois, ils mèneront bon train. La récompense sera au bout du chemin. Le convoi partira donc le dimanche 2 décembre, à 4 h du matin, de la cave de Saint-Geniès-des-Mourgues, chargé des olives à remettre au Moulin de Villevieille. Là, vers 7 h du matin, un petit-déjeuner les accueillera. Puis retour à Saint-Geniès où un repas préparé par le Traiteur de L'Aubaisienne accompagné des vins de la cave coopérative de Saint-Geniès, est ouvert à tous ceux qui voudront participer à la fête.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

Inscriptions auprès du Traiteur de l'Aubaisienne : 06 09 22 84 89 – 04 66 80 24 85.

VENDREDI 16 NOVEMBRE, 19 H: LES ESSAIS POUR LES ATTELAGESa69a0069668f7ed0fa31c388510d0441.jpg

516202945af1fb1d29ea75ce214c31e7.jpg
430afa5d13d6386dcf28dc0ff691b9fa.jpg
4f61afae536bfaad3f8c1423ff0f5a97.jpg
0064db60e11f064e56e71ca61077dd5d.jpg
ef2de856eb95f2b7987973e0f1889885.jpg
f2375b08a2f9abbcc7849fa21a9539c2.jpg
aaeba35e108c3a340b36aa62b7382af8.jpg
3b759021d0f7fda5ef76ccc54174e0fb.jpg
6ebdc611ced37cf844d2f2d9fa3f77bb.jpg
c316c79e4f200494f7005d74cf26e1bd.jpg
2050f4f017ca52fc8bcf942780ee3b0b.jpg