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05/11/2017

MANADE VITOU DE FONTMARIE

7e PRIX DE L'HERAULT

28 et 29 octobre 2017

vitouferradejpcamargue.jpg

Photos JP Camargue

Les podiums

Tri de bétail : manade Les Montilles

Meilleur coup de fer : manade Kreninger

Prix de l'Hérault : Les Baumelles

vitou de fontmarie,ferrades,course camarguaise

03/11/2017

MANADE NICOLLIN

Vendredi 3 novembre 2017

Olivier, sang pour sang Nicollin

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La ressemblance avec Louis Nicollin, décédé le 29 juin, est saisissante. Jusque dans le verbe et le ton. Vif, incisif, volontiers rieur, Olivier le fils aîné reçoit au Mas Saint-Gabriel - « dans le bureau de mon père ».
Aux côtés de Jeoffrey Barbeyrac (en charge de l’élevage), le nouveau pelot parle de la manade Nicollin, affirme son identité héraultaise et son envie de s’impliquer.
Louis Nicollin avait organisé sa succession pour les entreprises et le club de football MHSC, qu’en est-il pour la manade ?
Vous n’avez pas vu... Il y avait des Chinois devant la porte pour acheter la manade... (rires). Non, rien de prévu en particulier, de toute façon la manade tournait, mon père s’en occupait et la gérait avec Jeoffrey (Barbeyrac). Maintenant c’est moi. Je ne changerai rien. Ce sera en continuité. Jeoffrey a des avis clairs, après, il a des directives limpides sur le fait qu’il y ait une seule entité la manade Nicollin avec deux races différentes (Lafont et Baroncelli via Cuillé et Saint-Gabriel, NDLR). La manade ne sera pas dispersée aux quatre vents... On a un morceau du patrimoine camarguais, il n’y a pas de raison de le disperser... On ne vendra pas....
manade nicollin,olivier nicollin,course camarguaiseQuelle suite alors pour les deux branches de votre élevage ?
On a la chance d’avoir ces deux familles chez nous, mais il ne faut pas avoir les yeux fermés et essayer des choses. Il y a des gens compétents sur le terrain, comme Guillaume Granchi, sans oublier le travail qu’avait fait Luc Lopez (manade Saint-Gabriel), il y a aussi Christophe Merle qui s’occupe des chevaux. Les mystères de l’élevage, c’est compliqué, il n’y a pas la recette miracle.
Quel est votre lien avec la bouvine ?
Mon père était Lyonnais et il avait eu un coup de cœur en allant aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Les chevaux blancs et les taureaux noirs... Tout le monde connaît l’histoire. Mais mon frère et moi sommes nés à Montpellier, ma mère et ma grand-mère sont de Marsillargues, nous sommes de purs Héraultais. Les chevaux et les taureaux font partie de notre génétique. Mais plus que cela, nous avons un lien avec ce « pays », cette région et ses traditions. Nous avons la chance d’avoir certains moyens pour contribuer à être partie prenante des traditions et de choses qui se font dans le coin. L’idée a toujours été de garder notre patrimoine.
Alors Olivier Nicollin manadier ?
On le fait à notre manière, on n’est pas non plus impliqués quotidiennement mais on tient et on aime énormément nos taureaux. On est un peu en retrait des autres manadiers, des raseteurs mais on a aussi nos avis et tout est dirigé par l’amour pour nos bêtes. Manadier c’est un atout pour notre pays de taureaux. Des gens viennent de l’Europe entière alors il faut essayer de le faire bien, de le faire beau, de le faire propre... Du bétail en état, du travail représentatif...
Votre vision de la course camarguaise ?
Dans la société (SMN) nous avons un cadre important, Pierre Cuillé, j’échange souvent avec lui comme avec Jeoffrey, je lis Midi Libre, et je côtoie des gens qui vont aux courses plus que moi. Depuis plus de vingt ans, j’entends « Il y a moins de monde dans les arènes, il n’y a que des vieux, etc... » Moi, je pense que c’est normal ! Les plus jeunes sont dans l’arène et autour pour faire la fête et les plus âgés sur les gradins, quand les jeunes prennent de l’âge, ils montent dans les étagères, ainsi va la vie ! Les courses c’est quand même un joyeux bazar, non ? Mais peut-être que c’est bien comme ça aussi. Il ne faut pas tout changer. Je pense qu’on peut faire évoluer les traditions sans faire de révolution. Mais le personnage central c’est le taureau, laissons un peu de souffle aux taureaux...
Vous faites partie d’un des groupes qui a répondu à l’appel d’offres de la mairie de Lunel pour l’organisation des courses. Pourquoi ?
C’est pour s’impliquer dans les courses camarguaises. L’idée de se dire qu’on est capable de faire des choses chouettes. Les nouvelles arènes vont être magnifiques, on peut en profiter pour faire de beaux spectacles taurins. C’est un beau challenge... C’est lié au fait que les taureaux ne partiront pas en Chine (rires), autant s’y intéresser de plus près. Mais on est nombreux à concourir, on n’en est pas là encore.
La saison 2017 se termine avec quels résultats pour la manade Nicollin ?
(Avec Jeoffrey) De bons résultats avec les jeunes taureaux, reste à confirmer. Toute la difficulté est là. Cela fait 2, 3 ans que ça va mieux. Nous avons une race de taureaux généreux et volontaires et aujourd’hui ce sont ceux qui pâtissent le plus. Les raseteurs de cette génération sont tous plus forts que n’importe quel taureau. Ce n’est plus à armes égales... La difficulté c’est de garder le moral des taureaux.
Traditionnellement la complète de Nicollin sort à Marsillargues en novembre (ce dimanche 5 novembre). Serez-vous dans les gradins ?
Je vais essayer...Quels taureaux Jeoffrey ? Boumian, Homère, Jourdan, Landié, Mousquioun, Sabran, Boa... Ah ce Landié, je l’ai vu le 15 août au Grau-du-Roi, je lui souhaite une carrière aussi belle que ce qu’il est laid...
Fifty fifty Lafont, Saint-Gabriel pour cette course ?
Ne cherchez pas c’est du 100/100 Nicollin !


PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA


* Louis Nicollin a créé la manade Saint-Gabriel en 1987. En 1997, il acquiert la manade Jean Lafont. En 2012, les deux élevages sont réunis sous un seul nom, manade Nicollin.

Course de ce dimanche 5 novembre 2017, à Marsillargues

14 h 30, 10 €, CT Lou Bajan, dél. Dumas. Chr. JEANNOT. Niveau Avenir HT. Complète de Nicollin : BOUMIAN - SABRAN - BOA - LANDIE - HOMERE - JOURDAN - MOUSQUIOUN. Groupe 3. Raseteurs : Fouque, Vacaresse, Y. Martin, Ameraoui, Méric, J.Martin, Sanchez.

 

28/09/2017

DECES

Jeudi 28 septembre 2017

Le manadier Georges Ribaud
nous a quittés

GEORGESRIBAUD1.jpgLe manadier Georges Ribaud est décédé hier à Arles à l’âge de 89 ans. Celui qui créa la manade en 1959 avec son cousin André Deville était bien connu et estimé du monde taurin. Fin connaisseur des biòu et éleveur avisé, il avait pris son « indépendance » en 1964 et mené, à force de travail, de patience et de sélection, la devise verte, noire et rouge à son plus haut niveau.
A partir de 1971 (et jusqu’à récemment), ce seront de nombreuses et régulières victoires au Trident d’Or, de belles et vaillantes Cocardières d’Or qui tinrent le haut du pavé comme Trimarde (1988), La Royale (1991) ou Florella (1994), ainsi que des Biòu de l’Avenir, dont Montfrinois (1972) et Nomade (1988). Mais chez les cocardiers, on se souviendra des mémorables prestations aux Cocarde d’Or, course difficile s’il en est, de Charlot bien sûr, double vainqueur (1982 et 1984), Janot, puis plus tard Pérolen (2000 et 2001), Galoubet (2003) et encore Vincent, Bouquet, Malin et bien d’autres qui suivirent. Georges, au sourire emblématique, partageait sa passion avec ses fidèles gardians mais aussi ses frères, Jeannot, Momon (Edmond) et Jacky (disparu il y a peu).
En 2011, son fils Christian reprend les rênes d’une partie de la manade (la manade Christian Ribaud) tandis que l’autre est acquise par son gendre, Jean-
Pierre Fournier (et fils). A son fils Christian, ses filles Michèle et Brigitte, et à toute leur famille, la rédaction adresse ses plus sincères condoléances.

ANNELYSE CHEVALIER
Photo Archives

Les obsèques auront lieu le jeudi 28 septembre à 14 h 30 à Arles, église de la Major.

28/07/2017

HOMMAGE A JEAN LAFONT

LE CAILAR SAMEDI 5 AOUT 2017

JOURNEE HOMMAGE A JEAN LAFONT

10h30, dépôt de gerbe aux Hourtès en mémoire du manadier Jean Lafont. 11h30, animation avec la fanfare du garage sur le portalet. 12h, abrivado manades Agnel, Aubanel, 7 taureaux. Après l'abrivado, sur le portalet, interprétations lyriques par l'ensemble Archemia. 12h30, apéritif dans les jardins de la maison Vidal, bd Gambetta, animé par l'ensemble Archemia et la Fanfare du garage.

13h30, repas dans la cour de la mairie et sur la place de la République Réservations en mairie au 04 66 88 01 05 et restaurant Le Tamaris, 04 66 88 07 91. 20€.

16h, aux arènes, capelado avec le groupe traditionnel Li Cabidoulo et les gardians des manades Jean Lafont et Nicollin. Interprétations lyriques par l'ensemble Archemia. 16h30, 9 €, course de 4 tau et 3 vaches de la manade Nicollin.

Bandido de 7 taureaux après la course.

03/07/2017

DECES DE LOUIS NICOLLIN

Lundi 3 juillet - Témoignage

"Il m'appelait Rouquette"

NICOLLINROUQUETTEPHMALI.jpg

Le manadier melgorien de la devise "sang et or"
était très proche de Louis.

Alors que les hommages, minutes de silence ou d’applaudissements, se succèdent dans les arènes de la zone taurine, et qu’au Mas Saint Gabriel, Colette et ses enfants reçoivent les condoléances de centaines et centaines d’orphelins de Loulou, les témoignages de gens de bouvine dessinent le portrait de Louis Nicollin, manadier atypique, tombé en amour pour la Camargue.
Parmi les plus proches, le manadier Georges Rouquette est certainement celui qui avait tissé les liens les plus affectifs avec Louis.
Profondément ému par son décès, Georges Rouquette remonte le fil de ses souvenirs. « J’avais 19 ans et lui 20 quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. J’avais des juments à côté de sa décharge à Maurin, et je n’avais plus d’eau. Alors je suis monté au Marché du Haut à Montpellier, où il travaillait. Il était derrière une benne, je lui ai expliqué... Alors, avec son accent lyonnais, il m’a dit « Viens on va boire un coup et je te remplirai les abreuvoirs tous les vendredis ». Notre amitié a démarré là. Il m’appelait Rouquette... Pas Georges... Et moi je lui disais Louis.
Un jour dans son bureau, il me lance « Rouquette, j’aime ces bêtes noires comme les tiennes, j’en veux ». Alors je lui a donné des vaches. Je lui en fait cadeau. Il a aussi pris des Cuillé et des Laurent. Puis il a voulu rentrer à l’association des manadiers. Là c’était plus compliqué. J’ai fait appel à Claude Saumade et à Henri Laurent, et il est devenu manadier. C’était en 1987, il créait Saint-Gabriel. Quand on lui a abattu sa manade (en 2006 lors de la crise de la tuberculose, NDLR), il me disait « Toi aussi tu vas y faire, on a la même race ». C’est ce qui s’est passé. J’ai perdu mes bêtes, alors il m’a poussé « Il faut que tu repartes. Moi je vais t’aider pour le fourrage, les camions... et on va appeler Henri Laurent ». Et j’ai redémarré. Sans Laurent et Nicollin, je n’aurais plus de taureaux.
Louis, il était direct, sans détour et nous avons passé des moments inoubliables, il aimait bien me chambrer. Ça pétait parfois, il avait des colères monstrueuses, mais avec moi, ça durait jamais longtemps. Il était mon frère spirituel, ma famille. C’était un grand bonhomme, on n’en retrouvera pas un comme lui demain. Je crois que la Camargue n’a pas su l’accueillir comme elle aurait dû, certaines personnes ne l’appréciaient pas à sa juste valeur. Il avait un cœur énorme et il aimait ses taureaux. Son Virat (Biòu d’Or 2002 et 2004), c’était une adoration !
Je pense, j’espère que tout ce qu’il a fait va continuer, je fais confiance à Colette, son épouse, et à ses enfants car le bâtisseur est mort mais le temple est bâti».


PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA

Jacques Blatière (manadier) : « On s'appréciait sans trop se le dire, même si on ne se voyait pas tous les jours. Mais il a eu un geste que je n'oublierai jamais, en 2004 lors des inondations, il a décidé sur le champ d'accueillir mes 300 bêtes à la Tour d'Anglas. Si j'ai encore des taureaux c'est grâce à lui. Je ne savais pas trop comment le remercier, il m'a dit ne t'inquiète pas, je sais que tu aurais fait pareil pour moi. Nous nous sommes reçus quelques fois, dans l'intimité, pour des moments de grand plaisir. Il avait la gouaille, son franc-parler mais on l'aimait comme ça. C'était un homme de grande générosité, pas qu'en argent, mais en chaleur humaine, en noblesse de coeur... Son décès m'attriste, il laisse des regrets et des souvenirs, des moments d'estrambord inoubliables...»

Aimé Hugon (Commission du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence) : « ça été chaud avec le Trophée à plusieurs reprises, sous le coup de déceptions, Louis Nicollin pouvait parler fort. Mais le 2e Biou d'Or de Virat lui avait fait tellement plaisir. Même s'il avait eu un peu peur d'être sifflé à Nîmes pour la finale, finalement cela s'était bien passé. Et puis j'ai toujours pensé que Jean Lafont avait bien fait de lui vendre sa manade. Lui seul pouvait conserver le sang historique des « rouge et vert ». Il était impatient d'avoir des résultats, je me souviens au lendemain d'une finale de l'Avenir à Lunel, où il était en colère après la mauvaise prestation de son taureau, je lui avais dit « Les taureaux ils font ce qu'ils veulent, quand ils veulent, c'est pas une science exacte.. ». C'était un personnage immense. J'espère que la famille va continuer... Jeoffrey (Barbeyrac, en charge des cocardiers) va faire le lien».

GOYA1.jpgHenri Laurent (manadier) : «Nous nous téléphonions souvent, encore mercredi dernier, on avait des projets... C'était un type extraordinaire. Mon premier contact avec lui c'était pour lui vendre quelques vaches pour son mas à côté de Lyon, ça date pas d'hier. Puis je lui ai prêté des étalons... Il en a toujours été très reconnaissant. Un jour, en tant que président des manadiers, je voulais rencontrer le ministre de l'Agriculture de l'époque, et on ne savait pas trop comment organiser tout ça. Quand il l'a su, il nous a mis à disposition son avion, Jean-Claude Lemoult qui s'occupait de l'entreprise à Paris nous a complètement pris en charge, déplacements, visite au ministre et restaurant compris.

Son décès c'est une perte pour Montpellier, pour la région, pour tout le monde. C'était un personnage atypique mais connu de tous, capable de venir en aide à de nombreuses personnes. Au début, avec les taureaux, il était impatient, déçu de ne pas avoir de résutats, il a appris la patience... Ses aménagements de Saint-Gabriel et du Mas d'Anglas sont magnifiques et nous espérons que tout ça va se perpétuer. C'était un bon ami, même les géants s'en vont, c'est triste».

2017HADRIENPOUJOLPHOTO MALI.jpgHadrien Poujol : «En tant que président de la Fédération, j'ai une pensée pour sa femme et ses fils qui traversent une terrible épreuve. La course camarguaise perd une figure importante de son milieu. Nous lui devons la continuité de la race Granon, Lafont puis Nicollin, depuis 20 ans. Seul un homme de sa trempe pouvait faire perdurer un tel élevage. Je n'oublie pas non plus la manade Saint-Gabriel qui a brillé dans les années 2000. 

Ce qui était incroyable chez Louis Nicollin, c'est le profond respect qu'il avait pour les raseteurs qu'il a souvent aidés, les relations amicales avec les différents clubs taurins fidèles à la manade, mais aussi une relation très proche avec ses gardians et Jeoffrey (Barbeyrac). Une page se tourne et quelle page ! Adessias Monsieur Nicollin».

**************

 


Les obsèques de Louis Nicollin se dérouleront mardi 4 juillet, à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier. L’inhumation aura lieu à Marsillargues dans l’intimitié familiale.
Lire d’autres témoignages sur Internet, Bouvine en ligue, http://coursecamarguaise.midiblogs.com

01/07/2017

DECES DE LOUIS NICOLLIN

Jeudi 29 juin 2017

Loulou est parti

NICOLLIN2PHMALI.jpgC'était en 2014, leur joie ce jour-là faisait plaisir à voir. Et à leur habitude, ils avaient mis les moyens, la fête fut grandiose. Virat statufié au Mas d'Anglas, Virat en chair et en os dans les arènes, la roussataio, l'abrivado, les gardians, les Arlésiennes, la musique, les invités… Et Louis et Colette Nicollin. Indissociables, inséparables. C'est l'image qui me revient tout de suite, alors que le décès de Louis tombe sur les écrans. Louis, Loulou, le président, Monsieur Nicollin… Le chef d'entreprise, le foot bien sûr, le cyclisme, les sports en général mais aussi les plus traditionnels, les joutes, la course camarguaise… et cet incroyable passion des chevaux et des taureaux camarguais.

A nouveau, la bouvine est en deuil. Après Philippe Cuillé, Jean Lafont, Maryse Chauvet, c'est le pelot de la manade Nicollin qui quitte la piste. Cette année, les « rouge et vert » sont doublement orphelins aux côtés de la devise noir, blanc et rouge.

Manadier atypique certes mais tellement attachant et généreux pour la cause, Louis Nicollin laissera lui aussi, au pays des taureaux, une place difficile à combler.

A sa famille et aux proches, mes bien tristes et sincères condoléances.

MARTINE ALIAGA

* Les obsèques de Louis Nicollin  se dérouleront mardi 4 juillet, à 10h à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier. L'inhumation aura lieu à Marsillargues dans l'intimité familiale *

 

09/06/2017

DECES DE MARYSE CHAUVET

9 juin 2017 - Les remerciements de la famille.

 

REMERCIEMENTS

La famille de Maryse Chauvet tient à remercier toutes les personnes présentes à ses obsèques qui ont eu lieu le samedi 27 mai 2017 dans son village de Noves.

Très touchée par la présence des clubs taurins, nos premiers remerciements vont en particulier au club taurin l’Encierro de Noves pour sa participation et son hommage lors de la course du dimanche 28.

Nous remercions également la Fédération Française de la Course Camarguaise, l’Association des Manadiers, la Nation Gardiane, la Confrérie des Gardians, le Comite du Trident d’Or, l’Association des Raseteurs, la future Reine d’Arles, Monsieur Henri Laurent, tous les élus présents ainsi que tous les anonymes.

C’est une grande tristesse pour nous et pour la bouvine car avec la disparition de Maryse c’est le nom des Chauvet et celui de Camarina , « Seigneur de Camargue » qui disparaissent.

Au-delà de ces personnalités, nous tenons à remercier particulièrement tous les employés et les bénévoles qui ont été aux côtés de la Manade Chauvet et ont apporté leur soutien sincère durant toutes ces années.

Nous pleurons Maryse tout en étant très fier de l’avoir connue.

Déjà inscrite dans l’histoire de la course camarguaise, le Manade Chauvet vous donne rendez vous pour 2017.

 

25/05/2017

DECES

Jeudi 25 mai 2017

Maryse Chauvet est décédée

La bouvine est en deuil, Maryse Chauvet est décédée. Elle était l’héritière de la manade créée par son père Régis et à la mort de celui-ci (1994) dirigée par sa sœur Régine (disparue en 2004) et son frère René (disparu en 2007). Cet élevage parmi les plus beaux fleurons camarguais a connu de grands taureaux. Les premiers dans les années 60-70 Aiguilleur et Aureillois. Puis Saint-Rémois, Mistral, Raphélois ou Maffre... Plus récemment c’est Camarina, l’enfant chéri de Maryse, qui a enthousiasmé toute l’aficion. Biòu de l’Avenir 2001, Biòu d’Or 2005, 2007, 2008. Avec lui, Aimarguois, Mouriésen ont passé le cap de la première décennie du XXIe siècle. Aujourd’hui ce sont Arlésien, Colvert, Muscadet et toute une jeune génération prometteuse qui font briller la devise vert, jaune, bleu.
Dernièrement, la manade s’était restructurée, souhaitons-lui d’honorer longtemps la mémoire de Régis, Régine, René et Maryse en perpétuant cette lignée de cocardiers chère à la course camarguaise.
La commission et la direction du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, chroniqueurs et photographes présentent à la famille et aux proches leurs plus sincères condoléances.


M. A.


Les obsèques de Maryse Chauvet se dérouleront le samedi 27 mai, à 9 h 30, à Noves.

La famille reçoit ce jeudi et vendredi de 14 h à 19 h, 14, route de Mollégès à Noves.

06/05/2017

COCARDIER

Samedi 6 mai 2017

La belle histoire de Greco
taureau de Camargue

GRECOPHCDANIEL.jpg

Double fracture au boulet (face et externe) droit. Diagnostic posé sur la blessure du taureau Greco en avril 2016. Presque un arrêt de mort. Mais à la manade Saint-Antoine, la famille Clauzel sait ce qu’abnégation et espoir veulent dire. Eux qui, ont accepté de subir un assainissement de deux ans (2005-2007) pour sauver leur race de cocardiers. Alors la blessure de leur taureau vedette, ils l’ont gérée au mieux jusqu’à la guérison presque miraculeuse. Lundi, Greco retournera en piste après plus d’un an d’absence. Alexandre Clauzel balance entre stress et bonheur : « La belle histoire c’est que Greco puisse ressortir et qu’il fasse une saison normale. Le traitement de sa blessure est une avancée pour lui et les taureaux en général. Après, Greco est un taureau de race, j’ai peur que lundi à Palavas, il ne se mettre trop vite dans le bain. C’est un guerrier ! S’il a gagné deux fois le prix du meilleur taureau de la finale des As, ce n’est pas pour rien ! Mais honnêtement, pour nous, ce qu’il va faire en piste, c’est l’inconnue totale. Et nous appréhendons... Bien sûr ! Mais le moment est fabuleux pour toute la famille ».
L’émotion sera également très forte dans les gradins alors "Suerte Greco"...

MARTINE ALIAGA
PHOTO CYRIL DANIEL

13/04/2017

HOMMAGE A RATIS

A RATIS

Ratis mon beau, te voilà à la retraite...

manade raynaud,ratis,course camarguaiseTes pelots s'étaient jurés que si tu commençais à fléchir, alors tu resterais au pré. Ce jour-là est arrivé. Dans leur grande sagesse, Marcel, Jean, Frédéric, Aurélie et Aude ont voulu t'éviter le déshonneur de la défaite alors que tu leur montrais tes limites.

Ratis, les dieux de la Camargue t'ont offert un physique hors du commun, une armure parfaite dressée vers le ciel et ce caractère unique transmis du fond des âges par tes ancêtres : la brutalité, la sauvagerie, le sens du combat, la stratégie de la piste…

Ratis, le magnifique, tu as accompli une grande carrière, tu as rendu à ta famille nourricière l'amour qu'elle voue à tous ses taureaux et à toi en particulier, tu les as rendus fiers, heureux… Tu as aussi donné à l'aficion de bien magiques moments…

Ratis, symbole d'un terroir, d'une race, d'une manade…

Ratis, les combats ont meurtri ta chair mais l'émotion ressentie restera.

A jamais, les images et les chroniques raconteront ton histoire et celle de la manade Raynaud. Au gré de tes emportements aux planches, impacts d'envergure, le grand frisson touche le spectateur à la vue du sable qui vole, de l'homme qui t'embarque, force et se détend pour échapper à ta puissance. Au-dessus, sur fond de ciel bleu, le public vibre et se lève. Toi, écumant de rage, poils collés, rien ne t'arrête, rien ne te fait peur. Ni les planches ni les poteaux. Seule t'importe cette silhouette blanche et mouvante après qui tu te déchaînes.

Ratis la paix du Grand Radeau est toute à toi désormais. Ratis, libre de naissance, libre jusqu'à ta belle mort.

MARTINE ALIAGA

 

 

07/04/2017

COCARDIER

Vendredi 7 avril 2017 -Dimanche 9 avril à Mauguio

Icare le taureau qui voulait voler

Les années comptent double pour les barricadiers de cette trempe. Et Icare, spectaculaire combattant de la manade Paulin, prend une retraite méritée à 13 ans. 
Dimanche, à Mauguio, le N.418 entrera en piste une dernière fois histoire de se rappeler aux bons souvenirs des afeciouna. Et des souvenirs d’Icare ce n’est pas ce qui manque. Images fracassantes et violentes (finale des As 2013, Arles, meilleur taureau) ; images inoubliables d’une finale de l’Avenir à Lunel (2012) où Icare offre son premier Biou de l’Avenir à la manade Paulin ; images d’un combattant rapide et explosif, ignorant les obstacles des barrières pour littéralement s’envoler au cul de ces tenues blanches qu’il aurait bien voulu bouffer. Puissant, bagarreur, violent, certes, mais aussi franc, généreux, terriblement séduisant avec son mourre de boxeur et ses cornes en avant. Icare, un taureau référence pour sa manade qui a ouvert la voie à Ubaye (Biou de l’Avenir 2014 à Vauvert) et Cupidon (Biou de l’Avenir 2015 à Châteaurenard). Les trois seront réunis ce dimanche à Mauguio.
Le 20 mars 2011, à Mauguio, Icare faisait déjà le titre de la presse taurine, ce 9 avril, les spectateurs lui offriront l’ovation due à sa carrière flamboyante.
                                  
MARTINE ALIAGA
 
* Ce dimanche 9 avril, à Mauguio, course Trophée des As, organisée par le CT Le Melgueil, 16h, 11€
Les adieux d'ICARE de Paulin
Paulin : CUPIDON - MAQUISARD - UBAYE
Cuillé : COQUET - DALLOZ - LOUBARD - CICERON (hp)
Coef 1 - Groupe 1 - Raseteurs : Aliaga, Ayme, I. Benafitou, Katif, Marquis, J. Martin, Ouffe, Soler. Tourneurs : Elberack, P. Rado, Estève, C. Garcia

25/03/2017

MATINEE HIVERNALE AU PRINTEMPS A BARDOUINE

Samedi 25 mai 2017

UN PANTAI D’UN QUART DE SIECLE

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Malgré les efforts de la jeune et dynamique équipe du Club Taurin La Jeunesse Bellegardaise, qui est même allée jusqu’à bâcher les piste, les pensionnaires de la manade Lou Pantaï, qui avaient la lourde charge de célébrer le 25ème anniversaire de la manade à la devise Bleu et Blanc, fleuron de la famille Manaud, ont dû rester dans les près de Bardouine.

IMG_8419.JPGPourtant dès 7h30, attachés sous l’abri, les chevaux prêts, les cocardiers rassemblés près du mas, Hubert Manaud se montrait soucieux du ciel devenant de plus en plus obscur, alors que le gardian, Julien Malige se la jouait optimiste…20170325_081937.jpg

Mais hélas, deux heures plus tard, les fortes pluies et bourrasques sévissant sur nos têtes ont forcé, à contre cœur, les organisateurs gardois d’annuler (du moins pour aujourd’hui) cette journée de fête...

IMG_8439.JPGPirate, Santen, Félibre, Beleu, Teston, Pernen et IMG_8496 - TESTON.JPGun espoir porteur du n°222 allaient donc pouvoir regagner  le plein pays très glissant (n’est-ce pas Nicolas N ?)  et retrouver leur donneur de savoirs, Yvan,  afin d’y recevoir, à défaut de l’Air de Bizet saluant leurs exploits, une ration de foin en attendant de jours meilleurs.

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Texte et photos
CYRIL DANIEL

20/02/2017

COURSES AU PLAN

A Bellegarde, dimanche 19 février 2017

Des jeunes et des taureaux... 

Reportage photos de Georges Martin

Chaud... Chaud !

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Manades Les Baumelles, Tommy, La Galère

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17/02/2017

DECES

Vendredi 17 février 2017

Philippe Cuillé n'est plus

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Photo Christian Itier

Le 28 janvier dernier à Méjanes, Philippe Cuillé recevait des mains du président Dominique Perron, le prix Corrida Sud-Est de l’UCTPR qui récompensait le bétail de sa ganaderia. Hier matin, c’est avec stupeur que l’on apprenait son décès au terme d’une maladie fulgurante. L’aficion porte le deuil de cet homme de passion. Cocardiers camarguais ou toros de corrida, Philippe en avait fait le socle de sa vie. D’abord manadier en créant avec ses frères et sœur la manade Cuillé en 1970, puis ganadero et, dans le même temps, dirigeant les arènes du Grau-du-Roi, Les Saintes-Maries, Alès, Lunel...
Les obsèques se dérouleront à l’église de Générac, samedi 18 février, à 10 h 30. Selon sa volonté, il n’y aura ni fleur ni couronne mais la possibilité de faire un don à l’association Imagine for Margo qui aide les enfants atteints de leucémie.
Midi Libre et le Trophée Taurin présentent à la famille Cuillé leurs plus sincères condoléances.

12/02/2017

MANADES LAURENT ET LAURA CAVALLINI

10 février 2017

Le bonheur en pays

VEAUXPH MALI.jpg

Janvier-février, c’est le temps des assemblées générales. La plupart se déroulent dans des manades, toutes avec le même scénario. Accueil, débats, apéritif, repas et... visite des taureaux en charrette. Là le manadier mène toute la troupe auprès des bêtes. Bien sûr les cocardiers ont droit à toutes les attentions des visiteurs mais le clos des vaches avec leurs veaux remporte tous les suffrages. Chez Laura et Laurent Cavallini, nombreuses déjà sont les naissances comme ces deux adorables peluches qui ont posé pour la photo.

M. A.

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16/12/2016

BIOU D'OR

Vendredi 16 décembre 2016 - Au Domaine des Pavillons à Générac

Il était une fois Mignon

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Garden party à la gloire d'un magnifique cocardier
fruit d'un élevage bien mené

Il était une fois Mignon, prince du domaine des Pavillons. En ce temps-là, la gente famille Cuillé menait élevage de nobles taureaux sur ses terres de Générac. Et, en ce début décembre, recevait les admirateurs de Mignon, tous réjouis de l’attribution du titre suprême - le Biou d’Or 2016 - à leur favori.

Une assemblée qui, après avoir visité le célèbre cocardier sur ses terres, se rassemblait autour de la famille pour écouter retracer la vie de leur héros d’abord par Jean-Pierre Cuillé : « L’an dernier on fêtait le 1er Biou d’Or de Mignon et j’insistais sur l’importance du clan familial. Cette année je voudrais parler de Mignon. J’ai conservé tous les articles de presse qui lui ont été dédiés depuis ses débuts. Et de sa première course, sous son nom, à Pélissanne en mars 2009 jusqu’à Vauvert le 20 octobre 2016, il n’a jamais été mauvais, plus ou moins brillant mais le plus souvent triomphant. Preuve de ses qualités et de sa longévité... ».
Une carrière soulignée par Julie Zaoui, directrice du Trophée Midi Libre- La Provence : « La commission du Trophée ne s’est pas trompée. Un Biou de l’Avenir et deux Biou d’Or à Mignon, ce n’est pas un hasard... »

Propos corroborés par Jean-Pierre Gugliermotte, directeur commercial et événementiel de Midi Libre, qui rajoutait : « La victoire de ce cocardier à un goût particulier cette année. Après un début de saison difficile, la fête a été belle à Nîmes pour la finale et Mignon est un beau vainqueur. Les traditions rassemblent et les journaux accompagnent tout cela. Nous sommes heureux d’être là ». Frédéric Touzellier, maire de Générac, soulignant, quant à lui, « l’ancrage de la famille Cuillé et de cet élévage que nous aimons dont Mignon porte actuellement la dynamique ».
Restait à Pierre Cuillé à remercier « tous ceux qui nous aident à maintenir notre élevage, les gardians et les partenaires. Mignon sortira 7 fois - peut-être 8 - en 2017. Je souhaite lui offrir une fin de carrière en pleine possession de ses moyens. S’il donne des signes de faiblesse nous l’arrêterons. Et nous voulons, si possible, des adieux à la hauteur de sa carrière. A savoir, en 2018, une course à Générac où il n’a jamais couru et surtout la dernière à Lunel où il a toujours triomphé... »
Et pour compléter l’histoire en forme de conte, il faut savoir qu’au temps de sa jeunesse, Mignon fut de nombreuses fois marié et qu’il eut beaucoup d’enfants...


MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

Mignon prince des Pavillons

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08/12/2016

MANADE ALBERT CHAPELLE *Cocardière d'Or*

Jeudi 8 décembre 2016

Les invités ont trinqué
à la santé d'Octopussy

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chapelle albert,octopussy,course camarguaiseEt de trois titres de Cocardière d’Or pour la manade Albert Chapelle. Après Gazette (2 fois), la terrible Octopussy coiffe la couronne, menant sur ses terres le staff du Trophée des Vaches cocardières et les amis de la manade. Florent Lupi, le petit-fils d’Albert, embarquait tous les convives pour une visite en charrette bonifiée par ses explications et ses anecdotes: «190 bêtes en tout sur 180 hectares avec le marais, dont, sur le domaine, 54 hectares»... Entre taureaux en devenir et cocardiers de course: «Ici, Primadié, Amphytrion, Mystère, prometteur à 5 ans... Là, les retraités Cérès, 18 ans, et Prince, 14 ans, avec le simbeù Gaspard... Dans ce clos, l’armée de réserve puis les taureaux d’abrivado ». Tous bien soignés « parce que nous nous occupons dignement de toutes les bêtes, nous sommes des éleveurs...».

chapelle albert,octopussy,course camarguaiseDans son pré, la vedette du jour - Octopussy - surveille jalousement son tas de foin, tandis que Damiselo et Desira paissent tranquillement et que Gazette gratte furieusement du sabot défiant des cornes les intrus sur la charrette. Quelques veaux batifolent et se cachent derrière les mères... images bucoliques de la vie de la manade.

Retour au domaine où Patrick Garcia, président du Trophée des Vaches cocardières, et Jacques Roumajon fleurissent les dames Chapelle avant de féliciter : «Florent et toute la famille, vous êtes une manade respectée et respectable...» et de rappeler « Octopussy, s’est révélée lors des courses de “présélections des vaches” résultat du travail des membres du bureau, des manadiers et des stagiaires raseteurs... ». Florent Lupi remerciait les membres des Vaches cocardières qui: «ont su reconnaître le talent cocardier d’Octopussy et engageait  l’association à poursuivre son travail avec tous. La mise en lumière des vaches est fondamentale...»
Après quelques mots chaleureux d’Albert Chapelle, venait le temps de trinquer à la santé d’Octopussy.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

02/12/2016

AMERBCC *AG DES MANADIERS*

Mercredi 30 novembre 2016


La Raço di biòu aux Marquises

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Jacques Mailhan, président, Marie-Pierre Callet
élue des Bouches-du-Rhône

Patrick Laurent


Entre protection des taureaux et nouvelles réglementations sanitaires, une matinée de travail studieuse pour les éleveurs.
La salle des Biòu d’Or de la manade Laurent, si chargée d’histoire, accueillait, mercredi passé, l’assemblée générale de l’Association des manadiers éleveurs de la Raço di Biòu pour courses camarguaises sous la présidence de Jacques Mailhan. Grand nombre de ces professionnels avaient fait le déplacement pour suivre les différentes interventions et faire part de leurs problèmes au quotidien. Jacques Mailhan ouvrait la matinée en saluant « d’une manière générale la bonne tenue des courses en 2016 et félicitant les heureux propriétaires de Mignon Biòu d’Or (manade Cuillé) ; Marengo Biòu de l’Avenir (Vellas), du trio de taureaux vainqueurs du Trident d’Or (Gillet) et Octopussy Cocardière d’Or (Chapelle) ».
Le président listait ensuite les sujets problématiques de la profession : les aléas financiers de la FFCC, la parution de l’arrêté ministériel IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), l’instruction complexe des dossiers PAC, des trésoreries difficiles à maintenir à l’équilibre, la crise de la viande... Florence Clauzel, en charge de la commission finance fédérale, rendait compte du travail de l’équipe en place depuis février, qui a épongé la dette, remis les comptes de fonctionnement à l’équilibre et travaille sur la pérennisation de l’institution.
Le temps ensuite d’enregistrer les demandes des manadiers pour la prochaine saison des courses dans l’optique - voire l’urgence - de protéger les cocardiers qui doivent défendre leurs attributs en piste face à des raseteurs doués et toujours plus sportifs (lire ci-dessous).

manadiers raço di biou,course camarguaiseLes dossiers PAC et IBR ont tenu une large place dans les débats. Sébastien Attias, directeur du GDS des Bouches-du-Rhône, a éclairé, de toute sa connaissance et avec la passion qu’on lui connaît, ces dossiers difficiles. Notamment la demande par le GDS d’aménager l’arrêté IBR, pour les manades et ganaderias, par un protocole vaccinal alternatif (le vaccin IBR délété). Possible mais contraignant et coûteux. « Pour le 13, représenté ici par l’élue du département Marie-Pierre Callet, les éleveurs vont être aidés, a expliqué Sébastien. Aux manadiers du Gard et de l’Hérault de faire le point et solliciter leurs élus aux Départements ou à la Région, les chambres d’Agriculture, le préfet, les syndicats... » Une intervention applaudie par les manadiers.

Le volet viande AOP taureau de Camargue a permis à Olivier Roux (abattoirs Alazard et Roux) de vanter la bonne tenue de l’AOP face à la viande classique malgré les difficultés des abattoirs en règle générale : «la vente directe se porte bien et le taureau Camargue bénéficie d’une bonne image». D’où des discussions sur l’extension du périmètre de l’AOP.
Agriculture, élevage, finances, viande... les manadiers ont passé en revue toutes les facettes de leur métier. Et leur président de conclure : « Je formule le vœu que nous arriverons encore une fois à surmonter les différentes crises qui peuvent fragiliser temporairement notre métier mais qui n’arriveront pas à ébranler notre passion commune ».


Texte et photos
MARTINE ALIAGA


Parmi les demandes des manadiers à la FFCC :
Catégories Ligue, Avenir, As, primer un attribut après l’autre.
Ligue : toutes les pistes, 6 stagiaires et 2 tourneurs.
Avenir : toutes les pistes, 7 raseteurs, 2 tourneurs. 12 minutes de courses pour les taureaux de moins de 7 ans.
As : toutes les pistes, 8 raseteurs, 3 tourneurs.
Trophée Taurin : les points comptés aux raseteurs du groupe 2, uniquement aux courses aux As.

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29/11/2016

MANADE RAYNAUD * Bistournage *

IMG_6018.JPG Dimanche 27 novembre 2016


LES RENCONTRES
DE L'INTER-SAISON

La saison des courses terminée, c’est désormais au pays que se passent les principales activités des manades… Pendant que certains éleveurs font du « phoning » à la recherche de nouveaux contrats pour la saison à venir,  que certains fêtent les trophées remportés, que certains remettent en état les barrages endommagés par des bêtes capricieuses ou mis à mal par les chaleurs de l’été, d’autres commencent  par les « traditionnelles » séances de prophylaxie rendues obligatoires par nos institutionnels, et par les journées bistournages qui sont l’occasion, pour les éleveurs de recevoir sur leurs terres les organisateurs qui les font travailler, les amis et fidèles de marque.

Malgré la météo capricieuse de cette semaine, contre vents et marais, entre Rhône et mer menaçante, et sous un ciel laissant échapper quelques petites gouttes, la Manade Raynaud, enfin la Famille Raynaud avait ouvert en ce samedi la longue draille à leurs hôtes pour le bistournage annuel d’une demi-douzaine de ternens …

Qui prépare le bétail dans le camion (c’est le rôle de la relève qui passe sans hésitation du costume d’arlésienne à la tenue de travail), qui ouvre les portes du camion (c’est le rôle de Frédéric), qui tire sur les cordes (c’est le rôle des amateurs), qui pince, ouvre le portail du bouvaou (c’est le rôle des amis et des clubs), chacun a ses occupations, pendant que les vétérans, Jean et Marcel, font du «public relation».

 

IMG_5944.JPGLe terrain est détrempé et boueux, les anoubles et leurs mères, entre deux flasques de foin, regardent le remue-ménage dans le bouvaou. Au loin, les cocardiers au repos après une saison bien remplie ou à la retraite, font semblant de ne pas s’intéresser à ce qui se passe non loin, sûrement dans la peur se de remémorer de douloureux souvenirs.  

IMG_5923.JPG

 

Le vent ballait de gros nuages gris, laissant passer IMG_5976.JPGpar moment entre eux les rayons du soleil venant enflammer la mer, cette mer qui lorsqu’elle se déchaîne n’épargne pas les terres du Grand Radeau, premières proies de sa colère.

Mais chez les Rouge/Bleu, quels que soient les caprices du temps,  les résultats de la saison, l’humeur du jour, on y toujours bien reçu et la chaleur accueillante des maîtres et maîtresses des lieux vous emparent vite au point de ne pas voir le temps passer.

IMG_6022.JPGMais, très vite, la nuit tombant, les roulements des clapotis du Rhône en crue charriant branchages et saletés récupérées sur son passage, nous ramènent à la réalité que l’hiver, est bientôt là et que les journées en manades, les jours de courses, les bons comme les mauvais souvenirs ne seront plus là que pour animer les discussions aux coins des cheminées.

Encore merci Marcel, Jean, Maguy, Frédéric, Aude et Aurélie, sans oublier Chantal, Lydie, Rachel et Manu pour cet après-midi en terres saintes.

                                                        Texte et Photos

Cyril Daniel

IMG_5895.JPG

 

24/11/2016

EDITION *A PARAÎTRE*

Vendredi 25 novembre 2016

La saga des Guillierme

Après la biographie de Fanfonne, Robert Faure, dépositaire du fonds photographique de Pravaile, propose une découverte de ses proches.

SAGA.jpgPeintre, photographe, écrivain, passionné de bouvine et du patrimoine régional, Robert Faure poursuit son œuvre en livrant, prochainement, son travail sur la famille Guillierme. Déjà auteur de “En Camargue avec Fanfonne Guillierme” et profondément attaché à la grande dame de Camargue qu’il a connue, le Pescalune de naissance, a hérité de tout le fonds photographique de Praviel, le mas emblématique de la famille, à Aimargues. « Mireille Seignobosc m’a transmis plus de 800 plaques de verre qui remontent jusqu’aux années 1880, j’y ai découvert la vie des Larnac, des Guillierme, leur parentèle, leurs amis... ».
Des documents inédits, un trésor qu’il a patiemment listé, ordonné en remontant les générations, et défini par thèmes. « J’y ai travaillé pendant environ 4 ans, pour un résultat très informatif, documentaire, balayant l’histoire de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Au début du livre, ce sont des portraits, entre autres ceux des aînés Larnac (côté Alice, mère de Fanfonne) et Guillierme (côté Frédéric, le père), puis j’ai choisi des thèmes : la famille à Praviel, à Paris, les amis reçus, les vendanges... ».

Fanfonne sur Prince, Jeanne de Flandrézy sur Lapin--1910-(col. Palais du Roure).jpgLe foisonnement des liens et amitiés familiales avec des photographes, des écrivains, des poètes, des industriels, artistes et gens de grandes et diverses cultures, font se côtoyer sur les clichés Jeanne de Flandrézy, Bernard de Montaut Manse, Joseph d’Arbaud, Marguerite, Jean Hugo ou la famille Baroncelli dont la grande amie de Fanfonne, Nerte... ou encore le fiancé André Hecht et tant d’autres.

▲ Photo : Fanfonne et Jeanne de Flandrezy.

Bien sûr, des images de Camargue, de chevaux et taureaux mais pas que... « Il y a aussi des clichés sur la vie courante, les baptêmes, mariages, fêtes, dans le Midi, à Paris et ailleurs. J’ai également découvert une famille de photographes, dessinateurs, intellectuels... que j’ai réunis dans une postface ».
Au long des 272 pages, Robert Faure invite à un voyage à remonter le temps aux côtés de sa chère Fanfonne. Quelques mois à attendre et les lecteurs pourront eux aussi en suivre l’itinéraire.


MARTINE ALIAGA


Gallargues-le-Montueux (28, Grand-Rue) : le 10 décembre, 15 h-19 h, Salon du livre avec les auteurs Nathalie Dimeglio, Michel Falguières, Robert Faure, Alain Laborieux, Olivier Prince.

SOUSCRIPTION

L’éditeur Papillon Rouge propose une souscription avant publication de l’ouvrage de Robert Faure, à un prix préférentiel. 

Les personnes intéressées peuvent imprimer le bulletin (page facebook de Robert Faure) et l’envoyer à l’éditeur Papillon Rouge, 27 rue du Général-de-Gaulle, 34560 Villeveyrac ou se renseigner au tél. 04 67 78 81 68.
La saga des Guillierme, une famille célèbre en Camargue, format 21 x 30 CM, 400 photos, 272 pages, 25 €.

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