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10/12/2015

AU DOMAINE DES PAVILLONS

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Samedi 5 décembre 2015

Autour de Mignon,
la passion partagée par tous les Cuillé

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MIGNON2015.jpgLa famille Cuillé reçoit. Parents, enfants, conjoints, petits-enfants, filles et garçons, tout le monde est là, attentif et concerné. Visite des taureaux, fête champêtre au Mas des Pavillons... en toute simplicité mais rien ne manque. Ni personne.
Les fondateurs de la manade en 1970 Jean-Pierre, Philippe, Bertrand et Françoise ont laissé place à Pierre, Vincent, Benjamin, Amélie... Mais l’esprit reste le même de génération en génération: patience et transmission. Jean-Pierre Cuillé évoque le travail accompli et le cocardier Mignon - le centre d’intérêt de la journée: «Aujourd’hui, ce sont mes enfants et leurs conjoints qui sont à la tête de la manade. Ils ont tous des activités professionnelles mais vivent leur passion ensemble. Tous ont participé à la carrière de Mignon... Et c’est un très bon taureau. Il a eu la malchance d’être Biòu de l’Avenir, en 2010, la même année que Guépard était Biòu d’Or. Puis il a été blessé. Mais il a retrouvé toute sa place en piste en 2014, avec de très bonnes courses. Ainsi qu’en 2015. Le titre de Biòu d’Or 2015 couronne donc une belle carrière plus qu’une saison exceptionnelle».
Patience et transmission
pourraient définir l’élevage
Le créateur de l’élevage portait des remerciements particuliers à la Commission du Trophée Taurin: «Les membres de la commission ont la lourde tâche de désigner le Biòu d’Or. Comme pour tous les jurys, prendre une décision est difficile. Ce qui est certain c’est que vous êtes des afeciouna et que vous avez délibéré en toute intégrité».
La co-directrice du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, Domynique Azéma brossait alors le portrait élogieux du beau Mignon, évoquant: «sa domination, sa maestria, ses anticipations, bref son intelligence», ne manquant pas d’énumerer les cinq Biòu d’Or et quatre Biòu de l’Avenir de l’élevage et rappelant que «derrière ces taureaux, il y a des hommes et des femmes, toute une grande famille...»
manade cuillé,mignon,biou d'or,courses camarguaisesPierre Cuillé, porte-parole de la génération actuelle, a remercié ses invités: «Aujourd’hui, tout le monde de la bouvine est là. Pour pouvoir célébrer la carrière d’un taureau comme Mignon, il faut qu’il y ait des petites arènes et des grandes». Le manadier élargissait son propos en pointant les problèmes actuels de la FFCC: «Je ne comprends pas pourquoi les acteurs de la course camarguaise sont divisés. Il faut se recentrer sur la Fédé qui nous permet de vivre. Nous devons faire en sorte de maintenir notre culture».
Et devant l’assemblée réunie, l’éleveur concluait par des remerciements aux partenaires et ce vœu qui est allé droit au cœur de Jean-Pierre Gugliermotte et Joëlle Calvet du Team Promotion Midi Libre: «J’encourage Midi Libre et La Provence à perpétuer l’accompagnement de la course camarguaise dans les quotidiens. Nous avons vraiment besoin de vous».

MARTINE ALIAGA

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Cinq Biòu d’Or : Rousset en 1981 et 82. Pythagore en 2000. Guépard en 2010. Mignon en 2015.
Quatre Biòu de l’Avenir : Paco en 1978. Rousset en 1979. Le Fri en 1983. Mignon en 2010.

04/12/2015

MANADE PAULIN

Dimanche 29 novembre 2015

Les afeciouna ont trinqué à Cupidon

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Le biou de l'Avenir à Châteaurenard

Bien charpentés, cornes majestueuses et caractère bien trempé... les cocardiers de la manade Paulin “portent beau”. Et souvent la devise héraultaise fait les titres de la presse taurine.
DSC_2532.JPGEn cette fin de saison 2015, c’est en l’honneur de Cupidon que les invités de la journée au Mas des Tamaris ont trinqué. Et à sa couronne de Biòu de l’Avenir récoltée à la finale de Châteaurenard après le vote de la commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence. Troisième récompense après Icare en 2012 à Lunel, Ubaye en 2014 à Vauvert. DSC_2615.JPGChez les Paulin, Joël et Bertrand restent modestes: «C’est difficile de sortir des bons taureaux... Après, s’ils sont trop barricadiers, on tremble qu’ils se blessent».
Mais pour l’heure, tous les biòu sont au pré, et c’est un bistournage qui réunit autour des arènes les nombreux afeciouna: «C’est sympathique de réunir les gens, quand il n’y a plus de course, c’est convivial, on discute avec les clubs taurins, les amis...». Discussions pour la plupart taurines bien sûr, et des noms que les amateurs se régalent d’évoquer comme cette nourride de numéros 700 aux noms évocateurs : Colbert, Ubaye (au repos après sa blessure en août à Mauguio et que l’on devrait revoir en piste l’an prochain), Vauban, et bien sûr Cupidon. Sans oublier le jeune Hemingway, 6 ans... Et les valeurs confirmées Queyras, Icare et Camerone.
Nichée entre Mauguio et Candillargues, la manade Paulin trace sa route déjà jalonnée de nombreux trophées.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

13/11/2015

REGION LANGUEDOC ROUSSILLON

Dernièrement à la manade Blatière-Bessac


La Région LR à la rencontre d’éleveurs

REGION1PHMALI.jpg

De g. à d. Jacques Blatière, Magali Saumade, Damien Alary, Dominique Granier 
Henri Laurent, Georges Rouquette, Ferdinan Jaoul.

Une invitation de l'Association des manadiers Languedoc-Roussillon

De l'oignon doux des Cévennes à la viande AOP taureau de Camargue, ce sont les territoires et les identités que Damien Alary a défendus, dernièrement aux Iscles. Répondant à l’invitation de l’Association des manadiers du Languedoc-Roussilon, sur les terres vauverdoises de la manade Blatière, le président de la Région Languedoc-Roussillon a plus précisément rappelé l’implication de la collectivité territoriale : « dans le soutien de la filière élevage dont les manades. Mais aussi les créations et modernisation des bâtiments d’élevage ou d’accueil au public ». Ferdinand Jaoul, conseiller régional délégué aux traditions taurines, recentrait sur « les manadiers qui élèvent des taureaux pour la course camarguaise. J’ai souhaité qu’ils se regroupent au sein de l’Association des manadiers Languedoc-Roussillon, tout cela restant dans les activités rurales et en terres humides. La Région était à vos côtés pour l’assainissement du cheptel (tuberculose), il y a 8 ans, aide aussi à la partie AOP taureau de Camargue. Nous travaillons aussi sur les courses camarguaises (...) et, suite à la crise de la FFCC, nous voyons aussi avec le comité de pilotage si nous pouvons financer des projets ».
Quant à Magali Saumade, manadière, vice-présidente de la Chambre d’Agriculture du Gard, présidente de l’AOP viande taureau de Camargue : « Le soutien de la Région est très important pour les éleveurs. Nous participons à une économie de proximité. En tant que manadiers, la course camarguaise est notre emblème, et nous espérons que la Région soit partenaire, qu’elle nous aide à pérenniser l’élevage et la course camarguaise ». Le mot de la fin revenait à Damien Alary, visiblement séduit par l’environnement typique de la salle des Iscles : « J’ai le respect de la filière agricole. Et je défends ces gens et ces bêtes qui vivent sur ce territoire. La Petite Camargue, ce n’est pas que des paysages... Ce territoire a souffert, il faut faire remonter les problèmes. Le plus important c’est de sauvegarder l’identité, les savoir-faire... Il faut que celles et ceux qui habitent ces territoires puissent y vivre correctement ».
Et dans cette ambiance détendue, Henri Laurent, président de l’Association, pouvait, en remerciement de l’aide perçue suite aux intempéries du début d’année, offrir à Damien Alary et Ferdinand Jaoul, le trident emblématique des manadiers.


Texte et photos
MARTINE ALIAGA


45 940 € ont été octroyés par la Région Languedoc-Roussillon aux manadiers de l’association. Une aide après les intempéries pour financer les clôtures, du fourrage, travaux de remise en état des terres, etc.

12/11/2015

LES SAINTES-MARIES-DE-LA-MER *ce samedi*

Garlan for ever !

Samedi 14 novembre, au sein de la Royale de la manade des Baumelles, le Biou d'Or aux 3 étoiles fera ses adieux à la piste


les saintes-maries,garlan,course camarguaiseGarlan ! Ce nom a été synonyme de qualité pour les spectateurs, de crainte pour les raseteurs pendant six années au plus haut niveau. Le N.055 de la manade des Baumelles, étoilé de trois Biòu d’Or (2014, 12, 11), du titre de Biòu de l’Avenir en 2009 et d’un nombre impressionnant de trophées, sortira pour la dernière fois, samedi, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, au sein de la Royale de son élevage. A n’en pas douter, le stratège saintois à qui le poids des ans n’a en rien émoussé la maîtrise du combat, y délivrera une dernière leçon de rigueur à ses blancs adversaires. Un cocardier qui a forcé le respect tout au long de sa carrière par sa gestion de la piste, ses anticipations dangereuses et sa longévité.

A 15 ans, et après une saison où ses sorties ont été saluées par un nombreux public, Garlan a bien mérité le repos et le calme dû aux héros qui ont enthousiasmé le peuple de bouvine. Un Seigneur de Camargue dont s’empare déjà l’histoire comme le retrace si bien le film de François de Luca (diffusé samedi au relais culturel). Garlan le maître, Garlan le mythe... Garlan for ever !


MARTINE ALIAGA


PROGRAMME DU SAMEDI 14 NOVEMBRE

8 h 30, tri des cocardiers à la manade des Baumelles.
10 h, déjeuner offert par le CTPR Etienne-Boisset animé par la peña La Gardounenque.
11 h 30, trois abrivado dans les Saintes.
14 h, 11 €, Royale de la manade des Baumelles et les adieux de Garlan.
17 h, diffusion du film de François de Luca, “De l’histoire au mythe”, au Relais culturel suivi de l’apéritif. 20 h, soirée du CT au bar chez Boisset.

02/11/2015

REDESSAN * 30 ANS DE LA MANADE PLO *

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Samedi 31  octobre 2015

Une affiche à encadrer
pour les 30 ans de la manade Plo

Redessan,manade Plo,courses camarguaisesKatif (vainqueur des As 2015), Zekraoui (vainqueur de la Cocarde d’Or 2015),  les As Aliaga,  Bruschet, le prometteur F. Martin, et  Errik, Miralles, Vic pour raseter 7 biòu de l’élevage... Avec Oundo, bouillant barricadier qui a ouvert de nombreuses portes aux “rouge, noir, blanc”, l’espoir Ursin vainqueur des Ligues PACA 2014, le prometteur Umeau, les cocardiers reconnus que sont Serapis, Triton et Teissoun, et le jeune Vetilleur... L’affiche de l’anniversaire des 30 ans à Redessan restera gravée dans le marbre de l’histoire de l’élevage de Pontevès. 

Avec une mise en scène sortie droit du cœur des membres du CT Le Toril et la complicité des amis de la manade, des arènes bien remplies, et des mots lancés, à la capelado, à Jean-Louis et son épouse Véronique, doux comme le soleil d’automne au-dessus des arènes. Sans oublier les gardians salariés ou amateurs, présents bien sûr et les Arlésiennes. 

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L’équipe de luxe en  blanc a régalé par son investissement et les bonnes notes noires  sont venues  rapidement avec Serapis qui essuie les plâtres avec courage face à l'enthousiasme des rasibles,  le sérieux de Teissoun, la fraîcheur d’Umeau (7 ans), l’emprise de Triton, la verdeur de Vétilleur (6 ans), les larges promesses d’un Ursin explosif et Oundo, l’emblèmatique, qui a bouclé sa carrière et l’anniversaire.

redessan,manade plo,courses camarguaisesSerapis (N.646) honore les nombreuses invites et les hommes régalent déjà en allongeant les trajectoires. Assure pour cette première place face à des raseteurs frais et enthousiastes. Bien en place, il pousse ce qu’il faut avec franchise jusqu’au ras des planches.
8 minutes de bonne facture.

redessan,manade plo,courses camarguaisesPhoto:
Teissoun - Aliaga

Teissoun (N.705).- Comportement très cocardier et des accélérations jusqu’aux bois. Riposte avec force et autorité. Attentif, ne lâche jamais la poursuite et se fait menaçant après F. Martin, derrière qui, il bascule, puis se cabre après Katif. Très bon quart d’heure sérieux, retour avec une ficelle.

Umeau (N.895).- Autre style, plus léger, plus remuant jusqu’à s’évader. Un peu dissipé, le jeune, mais même s’il se montre brouillon, il a de la ressource. Il le prouve quelques minutes plus tard vu cet accompagnement de Bruschet en fanfare, pleine piste, et plusieurs arrivées intempestives aux planches, action sur Zekraoui et longueur avec Ziko. Puis reprend ses sauts. En pleine maturation, donc !

redessan,manade plo,courses camarguaisesPhoto:
Triton - Katif

Triton (N.7118), lui, trouve très vite les bons positionnements et de là envoie des offensives musclées. Rasète les hommes et les renvoie sur les étagères. Poursuites en puissances et ordre imposé en piste, surtout après les gauchers. Magistral dans les enchaînements... Rasets courts de F. Martin, longueurs d’Aliaga, Katif dans le berceau des cornes, Zekraoui serré de près. Droite-gauche, pas un refus, pour un régal de beaux rasets. Excellent ! Le public apprécie ! Rentre ses ficelles. 

Vétilleur, le benjamin de la course (N.935) se livre de bon cœur et tout en mouvement. Rapide, il appuie sur les rasets engagés (Martin, Zekraoui). Un peu tendre encore pour ces sacrés crochetteurs, il peine sur la fin de ses 13 minutes où Zekraoui l’allonge pour une chaude arrivée. 

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▲Une belle accélération d'Ursin après Ziko Katif

Leste, Ursin trépigne et cherche la bagarre. Se jette au départ de l’action (Martin) et bascule après Katif dans une série de feu où il tient pied, plein pot. Attentif à tout, sort comme un bolide et peut s’envoyer après (Aliaga). Se disperse par moments mais ne rate pas le départ d’Aliaga qu’il oblige à lâcher. Affiche volontiers son explosivité après Martin et passe les barrières. Malheureusement, il se fait mal en réintégrant la piste et réintègre le toril. 12 minutes qui donnent hâte de le revoir.

redessan,manade plo,courses camarguaisesPhoto:
Oundo - Aliaga
Il court les pistes depuis 2005, Oundo (N.274)  et a démontré à chaque fois sa générosité, sa bravoure et son caractère bien trempé. Après 10 ans de piste, son pelot lui offre une belle retraite, c’est mérité !

Pour son dernier combat, il démarre tranquillou avec quelques petits éclats. Les hommes l’aident un peu pour faire ressortir sa brillance. Toujours alerte dans les poursuites, on sent bien quand même que c’est plus dur pour les finitions. Qu’importe, c’est avec un public en parfaite empathie qu’il quitte la piste, sous un tonnerre d’applaudissements. 

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

Jean-Louis et Véronique PLO

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LES GARDIANS

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Histoire de transmission et d'amitié

Ils ont bien grandi les ados lancés dans le bain de l’organisation par Alain Altérac, alors en charge des courses du CT Le Toril. Samedi dernier, Aurélien Laget et Romain Bruschet, entre autres, ont prouvé que la jeunesse est porteuse d’espoir pour peu qu’on lui mette le pied à l’étrier. L’anniversaire des 30 ans de la manade Plo dans leurs arènes, ils l’ont fait venir de loin, presque en secret avec Jean-Louis Plo et les amis de la manade, révélant, au dernier moment, l’affiche, à leur président Henri Alexis, un peu déconcerté par l’ampleur du casting. Mais totalement conquis car amateur de la devise “rouge, noir et blanc”. Et de fait, l’après-midi fut une réussite. Ambiance en piste avec l’équipe de raseteurs motivés, qualité des cocardiers et plein de petites attentions, cadeaux et jolis gestes.

▼ TEISSOUN (sorti en 2e position) et ALIAGA

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▼ UMEAU (3e) ET FRANCOIS MARTIN

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▲ TRITON (4e) ET ALIAGA

▼ VETILLEUR (5e) et BRUSCHET

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▼  VETILLEUR ET ZEKRAOUI

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▼ URSIN et FRANCOIS MARTIN

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▼ URSIN ET ALIAGA

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▼ OUDO ET ZIKO KATIF

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▼ Le public s'est régalé

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30/10/2015

REDESSAN

Samedi 31 octobre 2015


7 Plo pour les 30 ans

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Ursin a confirmé ses qualités en 2015 au Trophée de l'Avenir

Manolo, Falerme, Lebrau, Leventi, Organdi... c’est certainement à tous ces cocardiers que Jean-Louis Plo va penser, ce samedi, à Redessan, au moment de fêter les 30 ans de son élevage. Et de mesurer le chemin parcouru jusqu’aux plus jeunes générations dont Ursin est peut-être un des éléments les plus prometteurs, auréolé de son prix de meilleur taureau des Ligues PACA 2014. Trois décennies, donc, pour se rapprocher d’un idéal tauromachique, des cocardiers bien armés au caractère ombrageux et guerrier.

Et la course montée avec le CT Le Toril du président Alexis fera étalage des qualités de chacun - Serapis, Teissoun, Umeau, Triton, Vétilleur, Ursin - pour les six premiers, et rendra hommage au vétéran Oundo (13 ans) pour sa dernière sortie. Oundo véritable étendard pour la devise blanc, noir, rouge. Brillant barricadier qui a emballé tant de courses.

Pour que la fête soit la plus belle possible, l’équipe blanche est de premier plan : Katif, Zekraoui, Aliaga, Bruschet, F. Martin, Errik.

Nul doute que les gradins vont vibrer avec les supporters et amis de cette manade qui tranquillement dans la quiétude du havre de Pontevès, peaufine sa sélection pour en faire courir les meilleurs fruits.

Texte et photo
M. A.

* Samedi 31 octobre, complète de Plo, 15 h, 9 €.

 

23/10/2015

REMOULINS *JUBILE*

Samedi 24 octobre 2015

Fabien : jamais sans les taureaux

Ce samedi, le raseteur Grammatico rangera sa tenue blanche et endossera celle de manadier au Joncas à Saint-André-d’Olérargues

fabien grammatico,raseteur,manade du joncas,course camarguaise« Ma tête voulait encore mais mes jambes ne suivaient plus, je ne peux plus faire les rasets que j’aime, alors j’arrête la piste », explique Fabien Grammatico. A 36 ans, le raseteur analyse brièvement sa carrière : « J’ai raseté pour me faire plaisir, je me suis adapté à tous les taureaux, j’ai eu la chance de me mesurer à Tristan, Virat, Camarica... J’ai levé des attributs sur chacun ». Pas de regret, au terme de 20 ans de carrière, juste le constat, « Je suis fier de mon parcours mais à partir de 2002, j’ai enchaîné les blessures (cheville, genou, poumon, hématome au crâne NDLR), je n’ai plus fait de saison complète ». Dommage, car le droitier est doué, en témoigne son itinéraire : 1995, débuts à l’école de raseteurs de Saint-Rémy puis de Saint-Gilles. En 1997, courses de protection (Ligue). 1999, Fabien se classe 5e au Trophée de l’Avenir, 2e en 2000. A son actif, entre autres, Palme d’Argent, Trophée des Charretiers, Gland d’Or, Margueritte d’Or... 2001 est certainement son année majeure, pour preuve sa victoire à la Cocarde d’Or encore dans tous les esprits avec Sabri Allouani pour concurrent et Perolen de Ribaud en arbitre. Sa présence aux As fait le bonheur des organisateurs et du public qui apprécie son style sobre, courageux et efficace. A partir de 2008, c’est le Trophée des Raseteurs qui va profiter de ses qualités de crochetteur et d’homme droit dans ses bottes, respectueux de ses engagements.

Parallèlement, Fabien voue une passion à l’élevage. En pleine ascension crochet en main, le rasible devient aussi gardian à la manade du Joncas (2000-2006) et noue avec le manadier Patrice Brouillet, une relation toujours pérenne. 

Ex-raseteur, néo-manadier

En 2014, les affaires se concrétisent avec des projets d’installation à Saint-André-d’Olérargues. « Patrice souhaitant prendre du recul, alors je me suis investi, je me charge désormais des taureaux. Il a créé une race, nous avons la même vision de la sélection. Et comme je connais les familles, je vais, autant que possible, essayer d’améliorer les qualités des cocardiers ».

Le néo-manadier sait qu’il peut compter sur les taureaux déjà prêts : « les 800 et 900 fonctionnent et il y a du matériel derrière ». Reste à trouver la confiance des organisateurs. Rien d’insurmontable pour les nouveaux Joncas qui vont certainement profiter des liens tissés par le raseteur. Du travail en perspective, une aubaine pour Fabien : « Avoir ces projets-là, ça va m’aider à quitter ma tenue blanche, la manade m’occupe et me fait passer à autre chose. Heureusement, car je pense que ça va être dur de ne plus préparer mon sac le dimanche... ». 

Samedi, à Remoulins où là aussi les liens sont forts avec l’Union taurine, Fabien Grammatico a donné rendez-vous à tous ses amis raseteurs, «ceux avec qui j’ai partagé des choses en piste ». 

A partir de 14 h, il y aura des emboulés puis la course en pointe. « J’ai pris des taureaux agréables pour que tout le monde se régale et que ce soit la fête ». Et au final, Fabien invite à trinquer lors d’un vin d’honneur.

MARTINE ALIAGA

Samedi 24 octobre, à partir de 14 h, 8 €, 2 taureaux emboulés et la course avec : Le Joncas : CHAUBET - FORAIN - Guillierme : AUZIAS - La Galère : NUMA - Blatière-Bessac : DINGO - Plo : TARPON - Fournier : LANSAC - Pla : BATISTOU. Raseteurs : assurés.

 

06/10/2015

MIGNON BIOU D'OR

Mardi 6 octobre 2015

Pierre Cuillé évoque Mignon

"Un parcours à l'image de sa vie"

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Portrait d'un cocardier "régulier, appliqué, sobre..."

mignon biou d'or,manade cuillé,course camarguaiseBelle gueule et physique avantageux, à 12 ans, Mignon amène son 5e Biòu d’Or à la manade Cuillé, après son titre de Biòu de l’Avenir en 2010. « C’est sa neuvième année de piste, et cette récompense que nous avons tous accueillie avec beaucoup de satisfaction, témoigne d’une saison 2015 à l’image de sa vie. C’est un cocardier régulier, appliqué, sobre. Comme il l’a démontré lors de ses six sorties. Des courses pas des plus faciles majoritairement dans de grandes arènes face à une grosse opposition (Mauguio, Le Grau deux fois, Nîmes, Beaucaire, Vauvert où il a chaque fois rentré ses ficelles, NDLR) ». Une valeur sûre donc et ce malgré en 2013, un arrachement des ligaments à la patte : « Ce sont les aléas d’une carrière à rectifier avec du temps et de la patience. Nous l’avons soigné, c’est pas un exploit ! Quand tu es éleveur, il faut se donner les moyens de prendre le temps ». Et la patience a été récompensée remettant en piste un Mignon qui se fait respecter par sa gestion de la piste, ses anticipations.... et son moral de combattant à toute épreuve. C’est bien ce qu’avait décelé son manadier, puisque « Mignon a été étalon et ses fils sortiront l’an prochain ». Quelle meilleure carte de visite qu’un papa Biòu d’Or.

MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER

14/08/2015

MANADE ANNE ET YVES JANIN

Vendredi 14 août 2015

JANIN YVES.jpgLes appels et messages téléphoniques ont afflué  à Saint-Geniès-des-Mourgues à l’annonce du décès d’ Yves Janin. Tout autant que les témoignages d’affection et les fleurs lors des obsèques du manadier qui ont réuni famille, amis, manadiers, gardians, raseteurs, associations de maintenance, organisateurs…  gens de bouvine. Tout autant que d’innombrables courriers qui depuis parviennent à la demeure du disparu.

Josy, l’épouse d’Yves, et sa fille Anne très touchées et émues par ce soutien venu de toute la Provence et du Languedoc, ne peuvent répondre individuellement à chaque personne mais tiennent à préciser : « Chacune de ces marques d’affection a été lue ou écoutée. Cela nous a fait chaud au cœur et nous vous en remercions tous vivement. Yves est toujours avec nous, il veille sur le Grand Vallat et ses chers cocardiers et chevaux. Rien ne changera, la manade Anne et Yves Janin continue comme par le passé »

10/08/2015

OBSEQUES

Lundi 10 août 2015

L'hommage à Yves Janin

 BLOGJANIN.jpg

L’abbatiale Saint-Geniès n’a pu contenir tous ceux que le décès du manadier Yves Janin a ému. Et le parvis a accueilli une partie des amis, des Saint-Geniérois, des gens de bouvine qui tenaient à marquer leur attachement et leur respect et à soutenir Josy son épouse et Anne sa fille.  Précédé des  deux chevaux de ce grand cavalier  et porté par les manadiers, le cercueil s’est avancé parmi les Arlésiennes en costume de deuil, les gardians en tenue, accueilli par la chorale accompagnant la messe. Les éloges d’Henri Laurent, Pierre Aubanel, Guy Chaptal ont souligné le rôle  du défunt au sein des associations de manadiers et de la Nacioun Gardiano, notamment dans la création du Pèlerinage des gardians à Lourdes (en 1985) et dans la maintenance des traditions. Jeannot Lafon, très ému, a rappelé les 50 ans d’amitié, chez Lhoustou-Vedel et Zuccarelli, nommant les cocardiers prestigieux Saint-Geniès, Saint-Hilaire, Oural, Sangar Biòu d’Or 1991 ou la vache Pénélope... et soulignant les qualités de cet éleveur de métier, ses actions auprès des Services vétérinaires, défendant la race des taureaux de Camargue tout autant que les abrivado, bandido et course camarguaise.

Le pélot du Mas du Grand  Vallat est parti discrètement... à son image. Son esprit fédérateur, pondéré et plein de sagesse restera un exemple à suivre,  sa distinction naturelle et sa bonhomie teintée d’humour, un souvenir indélébile. Adessias  Monsieur Janin.

PHOTO C. ITIER

MARTINE ALIAGA

07/08/2015

DECES

Vendredi 7 août 2015

Le manadier Yves Janin nous a quittés

C’est avec beaucoup de chagrin que nous avons appris le décès du manadier Yves Janin. Ardent défenseur des traditions, l’Espagne et la Camargue réunissaient dans son cœur sa passion de l’équitation. Dans son havre de paix du Grand Vallat sur les terres de Saint-Hilaire-de-Beauvoir, il bichonnait ses taureaux avec toute sa connaissance du métier d’éleveur. Affable et courtois, il n’avait pas son pareil pour conter avec sagesse, souvent avec humour et beaucoup de recul, les histoires des taureaux, des manades et des gens de bouvine.

La devise argent, bleu et blanc est en deuil et avec elle, toute la Camargue.

Les obsèques du manadier se dérouleront à Saint-Geniès-des-Mourgues, lundi, à 10 h.

A Josy son épouse, et Anne sa fille, nos condoléances attristées.

M. A.

 

07/05/2015

FIEVRE CATARRHALE (2)

Jeudi 7 mai 2015
Un week-end chamboulé
 
Fièvre catarrhale,courses camarguaisesLa réunion proposée par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) et le GDS (Groupement de défense sanitaire) des Bouches-du-Rhône, à Saint-Martin-de-Crau hier, a détaillé l’arrêté préfectoral du 4 mai et confirmé les mesures prises après la découverte de fièvre catarrhale ovine (FCO) sur des prélèvements provenant de toros arrivés d’Espagne. A savoir la délimitation d’une zone sur un rayon de 20 km autour de Saint-Martin-de-Crau où des mesures de précaution ont été prises en ce qui concerne les bovins, ovins et caprins.

 

Les directives principales concernant les taureaux camarguais sont les suivantes : interdiction de sortir de la zone pour les élevages qui y sont localisés ; interdiction d’y entrer pour les autres.
Conséquence directe sur les programmes des courses camarguaises de ce week-end : les cocardiers prévus dans certaines arènes ne pouvaient plus s’y rendre. En revanche, à l’intérieur du périmètre, les concours peuvent se dérouler entre manades locales. Aussitôt, les organisateurs en lien avec les manadiers ont remanié leurs affiches. Finalement, tout le monde a bouclé son casting.
Mais les déplacements des taureaux à l’intérieur des 20 km doivent faire l’objet d’une demande à la DDPP 13. Aussi, Gérard Batifort, président de la FFCC, présent hier à la réunion, s’est engagé « Dès la première heure demain (ce matin), je fournirai à la DDPP, la liste des courses des taureaux et vaches pour la semaine. Ceci pour éviter les démarches individuelles. Reste à la charge du manadier, d’exécuter une désinsectisation des taureaux au départ et au retour de la course, ainsi qu’une désinfection du char avec du Butox. Ces deux opérations déclarées par écrit sur l’honneur devant être consignées dans le registre de mouvement des bovins de l’organisateur ». La DDPP pouvant à tous moments vérifier.
Et la situation risque de durer - au moins jusqu’au 25 mai ou plus - d’après les intervenants de la réunion de Saint-Martin de Crau. Les conséquences économiques risquent d’être importantes pour les élevages. Et croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas de cas avéré dans le cheptel...
 
MARTINE ALIAGA
 
* Les organisateurs ont dû sérieusement remanier leurs affiches. Aussi la grille et les programmes sont donnés sous réserve de modifications. S’il devait y avoir d’autres changements d’ici vendredi, vous pourrez les trouver sur lnternet.
Site fédéral : www.ffcc.info
* Des compléments d'information pour les éleveurs ont été ajoutés aujourd'hui (jeudi) sur le site ffcc.info. Des précisions importante pour les éleveurs dont les bêtes pâturent dans la zone déterminée (20 km autour de Saint-Martin-de-Crau) et les éleveurs non concernés par les betes en pâture dans le périmètre de sécurité. Ainsi qu'une carte détaillée de la zone des 20 km.

fièvre catarrhale,courses camarguaises

Source : ffcc.info

 

 

06/05/2015

FIEVRE CATARRHALE

Mercredi 6 mai 2015

Une zone de précaution
délimitée autour de Saint-Martin-de-Crau

L’arrêté préfectoral confine les élèvages du périmètre et empêche ceux extérieurs d’y entrer. Cela impactera les prochaines courses.

Fièvre catarrhale,courses camarguaisesTrois toros de combat en provenance d’Espagne décelés positifs à la fièvre catarrhale ovine (FCO) à l’issue des analyses faites sur des prélèvements de leurs organes et c’est un arrêté préfectoral qui tombe le 4 mai : un périmètre de 20 km autour de Saint-Martin-de-Crau, centre du foyer, est délimité ; interdiction de tous les mouvements de ruminants à destination et en provenance des exploitations de la zone jusqu’à démonstration de l’absence de virus.

La mesure vise à s’assurer que le virus ne se propage pas sur le territoire et implique le Ministère de l’Agriculture, Préfecture, Direction départementale de la protection des populations des Bouches-du-Rhône (DDPP), Chambre d’Agriculture, groupement de défense sanitaire...

Des séries de tests sont déjà en cours sur les animaux de l’exploitation concernée à proximité du foyer et d’autres suivront. En attendant les résultats et vu que la période d’incubation de la maladie est d’un mois sur les bovins, les troupeaux de la zone de précaution sont sous haute surveillance.

Les premières mesures mises en place sont les suivantes : les animaux ne peuvent ni entrer si sortir dans la zone des 20 km ; les mouvements d’animaux à l’intérieur de la zone de surveillance sont tolérés au cas par cas ; les mouvements d’animaux depuis la zone de surveillance vers l’abattoir sont autorisés sous laissez-passer sanitaire délivré par la DDPP ; les véhicules qui transportent bovins, ovins, caprins, à destination et/ou au départ de la zone interdite doivent être désinsectisés.

Ces mesures vont bien sûr impacter, dès ce week-end, les courses camarguaises. En effet, les cocardiers venant de la zone surveillée ne pourront assurer leur place en piste en dehors du cercle. Et les manadiers de l’extérieur ne pourront y amener leurs taureaux. Reste que dans l’espace délimité, les concours entre manades de la zone restent possibles, sous réserve de confirmation.

Autant dire que les villes et clubs taurins de Mouriès, Istres, Saint-Martin de Crau, etc. se trouvent directement concernés puisqu’à l’intérieur de la zone. Tout autant que les manades Agu, Allard, Chapelle, Chapelle-Brugeas, Gillet, La Galère, Le Galoubet, Lautier, Le Juge, Lescot, Ribaud, Richebois qui, elles, ne peuvent en sortir.

Pour combien de temps ? Comment va s’organiser la campagne de dépistage et quelles conséquences économiques ces mesures vont-elles avoir sur les éleveurs ?

Ces questions et bien d’autres seront évoquées demain, à Saint-Martin de Crau, à l’invitation de la DDPP et du GDS des Bouches-du-Rhône.

MARTINE ALIAGA

* Réunion ce mercredi 6 mai, à 17 h, salle Aqui sian ben à Saint-Martin-de-Crau.

* CONSEQUENCES : la composition des grilles des courses camarguaises prévues ce week-end  sera certainement perturbée par le confinement imposé aux élevages de la zone surveillée et l'interdiction pour les autres d'y entrer. Les organisateurs, la FFCC et le Trophée Taurin restent attentifs et réactifs face aux dispositions qui seront prises afin que le grand week-end à venir puisse quand même se dérouler dans de bonnes conditions et au mieux pour les intérêts de chacun.

* Les grilles paraissent demain jeudi mais d'autres modifications sur des changements de taureaux seront certainement encore apportées. A suivre sur ffcc.info et ce blog.

23/04/2015

MANADE JEAN-CLAUDE BLANC

Vendredi 24 avril 2015

Manade Blanc : une famille impliquée

manade jean-claude blanc,courses camarguaisesAu domaine de Paulon au Sambuc, se prépare un week-end d’envergure. « On croise les doigts pour la météo », précise d’entrée, le pelot Jean-Claude Blanc. S’il fait beau, donc, samedi, direction Fourques pour la course complète ; dimanche, trois cocardiers au Trident d’Or à Caissargues et trois autres à Salin-de-Giraud. Des taureaux à trier, à encocarder, à transporter et à suivre pendant leur prestation... De quoi occuper toute la famille. « Mes enfants Olivier, Laurent et Véronique sont très impliqués dans la manade, ils se partagent le terrain, le commercial, le secrétariat... Tout comme mon épouse Brigitte qui gère l’intendance. C’est une grande fierté ».

Trois courses marquées des couleurs de la devise “rose et blanc” pour un élevage qui fête ses 40 ans d’existence comme l’illustrera l’expo photo prévue à Fourques, inaugurée vendredi soir (18 h 30, salle Jean-Jaurès).

Petit flash back aux origines : en 1975 naît la manade Lebret-Thibaud dont Jean Thibaud était le fondateur en 1931. En 1998, Jean-Claude Blanc, amateur à la manade, s’associe avec Alain Lebret pour un duo de quelques années au sein de la manade Lebret-Blanc, récompensé d’une victoire au Trident d’Or avec le trio Listoun, Rascaillon et Fournelet. Fin 2001, Jean-Claude Blanc poursuit l’aventure seul. Fournelet monte en puissance jusqu’à la récompense de Biòu de l’Avenir en 2003 et une superbe carrière au plus haut niveau. Aujourd’hui, la manade Blanc fournit des cocardiers dans toutes les catégories et met son nom à l’affiche des plus grandes courses avec Agassoun, Catouli, Pegoulié, Siffleur et le grand espoir Ulmet malheureusement blessé en ce début de saison : « Il va beaucoup mieux et ne boite plus. Le vétérinaire avait diagnostiqué une tendinite suite à un faux mouvement. Cela n’avait rien à voir avec sa précédente blessure au poitrail dont il avait été opéré avec succès. Mais j’ai préféré lui faire sauter la première course d’Arles (5 avril). Il ira à Châteaurenard, le 10 mai. ».

Des taureaux qui concrétisent, un beau domaine, une famille soudée... à petits pas, discrètement mais sûrement, les “rose et blanc” marquent leur territoire et la course camarguaise. Aux 40 ans ! Tchin Tchin !

MARTINE ALIAGA
Photos à suivre

16/04/2015

MANADE NICOLLIN

Vendredi 17 avril 2015 - Nicollin - Saint-Gabriel

Un seul nom pour deux élevages

 IMG_4460.JPG

 En juin 2014, lors de l'inauguration de la statue de Virat, au Mas d'Anglas

Les taureaux de Nicollin (canal historique, ex-Lafont) et les Saint-Gabriel ne font désormais plus qu’un. Louis Nicollin, propriétaire des deux manades, a décidé de les réunir sous son seul nom, le sien.

Acquéreur en 1997 de l’élevage “rouge et vert” de Jean Lafont, le patron du football montpelliérain, a laissé du temps au temps. Notamment en conservant in extenso les cadres et les méthodes de sélection issues des Granon et Lafont et en valorisant l’héritage de l’historique manade (bâtiments, musée...). Jusqu’à statufier, en 2014, Virat de son vivant. Virat né Lafont et couronné Nicollin. Le majestueux monument représentant le Biòu d’Or (2002 et 2004) surplombant les terres du Mas d’Anglas tandis que son modèle passe une belle retraite dans les prés alentours.

Une race historique donc - cette branche royale des taureaux camarguais est référencée à partir de 1850 sous le nom de Boissier - mais dont les jeunes éléments ont du mal actuellement à confirmer au plus haut niveau les qualités indéniables. Après avoir donné à la course camarguaise tant de cocardiers remarquables auréolés de 12 titres de Biòu d’Or (8 taureaux), entre 1956 et 2004.

En “rouge et vert” de Cosaque à Virat
12 titres de Biòu d’Or

Du Cailar à Marsillargues, il n’y a pas des centaines de kilomètres. Et c’est là que l’ex-Lyonnais et son épouse marsillarguoise installaient leurs pénates en 1987, en créant la manade Saint-Gabriel. Le nouveau manadier pouvait ainsi afficher sa passion des taureaux et des chevaux camarguais. C’est avec Duché, repéré au mercato (possible à cette époque) et Intrépide, Biòu de l’Avenir 2000, que la devise “noir, blanc rouge”, acquiert ses premières lettres de noblesse, confortées par Palun, Balzac, etc. Problèmes sanitaires obligent, la manade repart à zéro en 2006, mais, aujourd’hui, croque à nouveau les fruits de la réussite.

Ce week-end, un seul nom sera donc à l’affiche. Samedi, à Saint-Laurent-d’Aigouze, pour le Printemps des Royales, et à Pérols, dimanche, pour la première sortie de la Royale des Nicollin réunis. L’occasion, vers 15 h 45, d’un hommage avec les gardians des deux élevages et les Arlésiennes.

Une nouvelle page s’ouvre en 2015 avec des noms à retenir : Sylvérado, Juvénal, Platon, Sugar, Tzigane, Sultan, Ténor et bien sûr... Nicollin.

MARTINE ALIAGA

* Samedi, 16 h, 9 €, Trophée de l’Avenir, Printemps des Royales des Nicollin, à Saint-Laurent-d’Aigouze. Réservations : tél. 04 66 88 12 35.

* Dimanche, 16 h, (15 h 45, hommage), 11 €, Trophée des As, à Pérols, Royale de Nicollin. A partir de 10h, vide grenier dans la salle près des arènes.

08/04/2015

WEEK-END DE PAQUES - 30 ANS DE LA MANADE PLO

Dimanche 5 et lundi 6 avril 2015

Tchin Tchin !

manade plo,courses camarguaises2015, la manade Plo fête ses 30 ans. En ce week-end pascal, l'élevage de Pontevès était sur tous les fronts avec 17 cocardiers qui couraient en Languedoc et en Provence. L'occasion de faire le point avec le pélot Jean-Louis.

Dimanche, vous aviez sept taureaux à Remoulins, lundi sept taureaux à Aramon, plus Ramier à Mouriès, Ulster à Cavaillon (dimanche) et Ucco à Beauvoisin (lundi). Ce fut un week-end particulièrement chargé pour la manade ?

J.-L. PLo : Oui, j'ai fait appel au maximum d'amateurs. Ils étaient tous là, sans eux cela n'aurait pas été possible. Les taureaux sont un peu compliqués à manipuler en pays mais tout c'est bien passé.

Quels sont les cocardiers qui vous ont le plus séduit ?

Sur les deux courses complètes, j’ai sorti trois générations de cocardiers (nés en 2006, 07, 08). Les taureaux dont les noms débutent par “U” sont nés en 2008, ils étaient en Ligue l’an passé. C’était une première pour eux à l’Avenir. A Remoulins, Sérapis a été sérieux, il a donné le ton à la course. Triton confirme son potentiel, bien aussi Targueur et Ursin prometteur. Les jeunes raseteurs ont bien joué le jeu et collaboré.
A Aramon, cela a été un peu plus compliqué avec une grosse équipe d’hommes. Sergent en premier a dominé malgré la pression, Scampi confirme et Tavel fait un très bon 6e. De plus Ramier est bien passé à Mouriès, Ulster aussi à Cavaillon et Ucco à Beauvoisin. Les 17 cocardiers ont entendu Carmen à leur sortie.
 
La manade fête ses 30 ans avec de nombreux taureaux en devenir, où en est-elle pour les plus aguerris ?
Prêts pour le Trophée des As, nous avons Roussillon qui d’ailleurs devrait sortir à Lunel, Quassard prévu à Vendargues et Ramier qui a attaqué à Mouriès, lundi. En cette année anniversaire, nous sommes satisfaits.

 

PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA

 

06/03/2015

ANTICO COUNFRARIE

Jeudi 5 mars 2015 - Rencontre avec Frédéric Lescot

 

UNE ÂME DE CRAU
A LA TÊTE DE L'ANTICO COUNFRARIE

 

frederic lescot,antico confrarié des gardians,courses camarguaisesLa Confrérie des Gardians a tranché en son âme et conscience en propulsant dernièrement à sa tête Frédéric Lescot. Un nom, une référence. Rencontre avec celui que l'on surnomme amicalement ­Fred­, un homme droit dans ses bottes, respectueux de la légalité et qui réplique sans aucune hésitation. Il apporte une note de fraîcheur à la plus vieille institution de Camargue.

Etait-­ce dans vos ambitions d'être candidat?

Non car je n'y pensais pas. En fait c'est le regretté Jean Mathieu qui m'a dit "tu devrais le faire". Je ne vous cache pas que cela a été mouvementé, d'autant plus quand on veut me faire prendre des vessies pour des lanternes, ça je ne l'accepte pas.

Expliquez-­vous?

Dans notre règlement l'article 8 de nos statuts c'est on ne peut plus clair. En cas de démission ou de décès d'un membre du bureau, le conseil d'administration votera le remplaçant. Donc nous étions 24­25 et c'était à nous de voter le président, sauf qu'il y en a qui voulait que ce soit uniquement le bureau qui vote. Donc j'ai défendu ce règlement car si nos prédécesseurs l'avaient mis en place ce n'était pas pour rien.

Que représente pour vous ce plébiscite?

Une reconnaissance familiale car ça fait 5 générations que nous sommes dans les taureaux et la manade fêtera ses 140 ans cette année. C'est aussi une fierté de passer après des hommes tels De Montaud Manse, Comte, Pierre Saurel, et bien évidemment Hubert Yonnet.

Une année compliquée que celle 2014 avec la disparition de grands hommes?

Oui et cela m'inspire qu'il faut que je sois digne de Hubert Yonnet, digne de Jean Mathieu, parce qu'ils ont été très important pour nous.

Du boulot en perspective de toute façon?

Cela ne me fait pas peur car je suis quelqu'un qui lorsqu'il s'occupe de quelque chose, le fait à fond. D'abord je n'aime pas les choses à moitié faite et j'aime le faire comme il se doit. Je le prends très à coeur.

Justement quelle est la charge de la Confrérie?

C'est d'apporter de l'aide aux gardians professionnels quand il y a des malades, des accidents, des coups familiaux. La Confrérie verse de l'argent aux gardians professionnels et, pourquoi pas, à titre exceptionnel faire un geste à quelqu'un qui est dans le besoin.

Nouveau président nouvelles impulsion?

La Confrérie est un vieux cheval, alors il faut y aller avec modération, à petite dose, oui j'ai envie d'apporter des idées nouvelles.

Tel le rapprochement avec le Comité des fêtes d'Arles?

Complètement, par mon titre je suis membre au Conseil d'administration du Comité. A partir de là je trouve qu'on a la chance d'avoir Mme Michèle Quaix qui s'en occupe, elle a une bonne vision des choses de la situation. Mais pour 2015 ce sera une année d'observation.

Un mot sur votre équipe?

Elle ne changera pas, sauf que Loulou Tardieu qui était membre me remplace à la vice-­présidence, et nous accueillons René Sol (Bamboche) qui est une figure de Camargue. Sous ses airs bourrus, il est très objectif, rude dans le travail y compris pour lui­-même, et comme moi il prend les choses à coeur.

Votre élection coïncide avec le 22e mandat de la Reine d'Arles?

Elle m'a rendu hommage lors de son discours en disant qu'elle était fière de prendre ce règne avec un nouveau président de la Confrérie.

Est­-ce un privilège de porter la Reine?

Bien sûr c'est une fierté car c'est notre identité, notre culture, notre race.

Et pour les canons de l'élégance des gardians...?

Il faudra les remettre au goût du jour mais il y a déjà un grand pas qui a été fait.

Un manadier d'abrivado président de la Confrérie, outre de faire grincer des dents, cela redore cette frange de la famille bouvine non?

Oui, car du côté branche Abrivado, il y a énormément de travail à effectuer. Il se fait du n'importe quoi au détriment d'une dizaine de manadiers qui sont, eux dans les clous, et qui travaillent correctement.

Comment y remédier?

J'en appelle aux divers responsables, organisateurs et élus, préfets, maires. Ceux qui acceptent des manades qui ne sont "ni tu ni vous", qui ne sont pas fédérées, et qu'ils font travailler dans leur village parce que c'est l'ami, le cousin, et ça il faut l'arrêter.

Vous partez seul au combat?

Non on va essayer de monter au créneau avec ­entre ­autre­ la Nacioun Gardiano car avec mon ami Guy Chaptal nous avons une étroite collaboration. On va essayer de faire de moins en moins du n'importe quoi. Ce sera dur mais on va y arriver.

Lescot est-­il plus Baroncelli que Granon?

Sentimentalement mon grand­-père a acheté la manade d'Arbaud donc ça me tient un peu plus de ce côté Granon. Mais provençal tout de même, j'aime aussi Baroncelli car le fond de race des taureaux c'est du Baroncelli et du Granon.

Fred Lescot s'est-­il assagi?

Oui car j'ai mis le frein aux abus depuis 14 ans et je fais beaucoup moins la fête. La vie m'a fait mûrir et tout ce que j'ai eu c'est grâce aussi à mon frère Sébastien car j'ai pu travailler avec lui.

Justement la famille c'est important pour vous?

C'est une force formidable. Joseph et François créateur de la manade en 1875. Après la mort de mon grand-père Albert ça a été ma grand-­mère Adrienne avec sa belle soeur Adèle qui ont continué la manade. En fait, il n'y a que mon père qui a été seul à partir de l'âge de 18 ans, et depuis 1984 avec mon frère on a pris le relais.

Pourquoi en tant qu'éleveur et une des manades les plus anciennes de Camargue, ce sont les abrivado en priorité?

Je vais dire peut-­être la facilité. On parle de tradition, de maintenance, mais on est deux familles à vivre sur le domaine il faut qu'on mange.

 

Propos recueillis par Patrick PONS
Photos Christian ITIER

 

L'Hommage de la XXIIème Reine d'Arles à son cavalier

frederic lescot,antico confrarié des gardians,courses camarguaisesMandy Graillon est aujourd'hui avec Frédéric l'image de ce Pays d'Arles qui frappe à la porte de la ­ Capitale­. Tous deux pétillants de "fé".
Extrait du discours de Mandy lors des voeux du comité des fêtes en janvier dernier.

"Je ne peux pas vous parler de l'année 2014 sans parler d'un homme qui lorsque j'ai commencé mon aventure n'était, si je puis dire "que" vice­président de la Confrérie des Gardians. Aujourd'hui, dans les tristes circonstances que vous connaissez, il est devenu Président. C'est un homme de conviction, combatif, passionné avec un caractère bien trempé... Un peu comme moi il faut dire. Nous avons commencé l'aventure de notre vie la même année et je suis sûre qu'ensemble nous saurons défendre quand il le faudra et porter haut les couleurs de nos traditions camarguaises. Merci Frédéric.

 

02/03/2015

AIMARGUES *26e Journée FANFONNE GUILLIERME*

Dimanche 1er mars 2015

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PHOTOS CYRIL DANIEL

Bien dans l’esprit

 

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

 

Le ciel chagrin n’a même pas perturbé le programme immuable depuis maintenant 26 ans de la journée hommage à Fanfonne Guillierme mais a peut-être un peu freiné les spectateurs. En revanche d'innombrables chevaux « environ 150 » estimera Guy Chaptal, capitaine de la Nacioun gardiano, qui avec la Confrérie et les gardians professionnels dessinait l’ossature du défilé des cavaliers  complété des manadiers, gardians, amazones et amateurs.  Et en grand nombre, les gardianous et  pitchounettes bien quillés sur leurs Camargue. A pied, les gens en costume accompagnaient jusqu’à la statue de Fanfonne, la Reine et ses demoiselles d’honneur acheminées en calèche.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseL’acampado a livré son lots de discours, parmi lesquels se sont distingués le felibre Gabriel Brun, le manadier Christian Espelly et la Reine Mandy Graillon, toujours aussi vive et motivée. Tandis qu’abrivado et roussataïo menaient taureaux, chevaux, juments et poulains en parcours ouvert. Un plaisir pour les yeux.

LA COURSE

L’après-midi aux arènes, les spectateurs ont petit à petit rejoint les gradins emplissant d’une bonne moitié les arènes. Sous la présidence de Bruno Séguier, se présentaient à la capelado : Auzolle, Guyon, Caizergues, Oudjit, Soler, les droitiers ;  Sanchez, Martin, Gougeon, les gauchers. Tourneurs : Lizon, Joseph, Arnel, C. Garcia.  Place aux premiers cocardiers de l’année, tous bien présentés et en bel état au sortir de l’hiver. Sans temps morts, la course a été agréable à suivre, rasetée dans l’esprit de cette journée de fête et de reprise. 

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseCoute Negre, fait preuve d’une belle agressivité et de poursuites sérieuses lorsqu’il démarre des  planches. Il termine d’ailleurs corne menaçante autant à droite qu’à gauche (3 Carmen) et ne laisse sa cocarde qu’à la 8e. Face à des hommes entreprenants, il garde un gland et ses ficelles.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaisePensatié est beaucoup moins expérimenté, et il court, il court à perdre haleine. Pourtant bien emmené (Gougeon, Soler, Sanchez, Auzolle), il conclut en se dressant. Il garde assez d’énergie et de moral pour appuyer encore lors des trois dernières minutes dont un gros sursaut après Soler et conserver ainsi une ficelle. 3 Carmen et retour. ▲ Photo : Pensatié - Soler

Beu Caire, lui, se disperse, lâche en cours de route mais accélère après qui l’intéresse même s’il reste brouillon en 11 minutes. 

Ventaureu est solide et les blancs s’en méfient. Un peu décollé des planches, sélectif et autoritaire, il trouve un bon partenaire en Loïc Auzolle. Pas assez entrepris, rentre ses ficelles. Carmen au retour.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseLa franchise de Miasset lui coûte ses premiers attributs en deux temps trois mouvements. Mais il se plaît dans les échanges, se chauffe et bien titillé, s’emporte après l’homme. Un cocardier pétillant qui termine son presque quart d’heure en tamponnant après Gougeon. 5 Carmen et retour.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseTout feu tout flamme, Nego Chin étale beaucoup de volonté et de générosité et y laisse beaucoup d’énergie. Mais en a assez sous le sabot pour enchaîner et produire plusieurs jolies conclusions. 3 Carmen et au retour, pour  12 minutes de bonne facture suffisantes pour sa première course.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS C. ITIER

La jeunesse défile

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▼ En piste aussi

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

 

26/02/2015

AIMARGUES *CE DIMANCHE*

Dimanche 1er mars 2015

Les premiers cocardiers pour la journée Guillierme

 aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

Ce dimanche, si la matinée de la 26e journée-hommage à Fanfonne-Guillierme laisse toute sa place à l’expression des traditions et du folklore, l’après-midi, c’est pour les premiers cocardiers “en pointe” que les afeciouna se presseront aux arènes. En effet, c’est la seule course “cornes nues” acceptée par la FFCC avant le Congrès. Un avantage dû à la date immuable de la manifestation, au nom de Guillierme et à la place privilégiée qu’occupe dans le coeur des gens de bouvine, l’élevage azur et or de Fanfonne.

Dès le matin donc, le peuple gardian et les nombreux amateurs prendront la direction d’Aimargues avec la Nacioun gardiano, la Confrérie des gardians, l’Association des gardians professionnels, les manadiers, Mandy Graillon Reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur, les groupes folkloriques. Le char de la manade rejoindra plus tard la commune avec à son bord, prêts pour l’après-midi, les cocardiers de la course : Coute Negre, Pense-te, Beu Caire, Ventareu, Miasset et Nego Chin, prêts à défendre leurs couleurs et à rendre eux-aussi hommage à leur historique manadière. 

MARTINE ALIAGA

PROGRAMME

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise8 h 45, défilé dans les rues des groupes folkloriques provençaux, des manadiers et gardians, calèches et musiciens.
9 h 30, messe en provençal, Église Saint Saturnin. 
10 h 45, bénédiction des chevaux, place de l’Hôtel de Ville.
11 h, acampado sur le maintien des traditions, place du Château. 
11 h 30, abrivado (manade Aubanel) et Roussataïo aller/retour (manade Fourmaud) de l’avenue des anciens combattants aux arènes.
12 h, apéritif offert par le comité des fêtes et la municipalité dans la cour de l’école Fanfonne-Guillierme (à côté des 
arènes).
13 h, repas traditionnel, salle Lucien Dumas, sur réservation.  
15 h, aux arènes, course des cocardiers de la manade Fanfonne-Guillierme, organisée par le comité des fêtes, entrée 9 € ; délégué : Eymonet. Niveau Avenir. Taureaux : Coute-Nègre, Pense-te, Beu-Caire, Vantareu, Miasset et Nego-Chin. Groupe 3. Raseteurs invités : Auzolle, Caizergues, Gougeon, Guyon, Martin, Sanchez, Soler. Tourneurs : Arnel, Fargier, Joseph, Lizon.

INSOLITE

L'an dernier, premier de la course, Coute Negre a réintégré le toril avec trois simbeu, pour une sortie chorégraphiée et rehaussée par l'ombre portée. Photo Christian ITIER

 aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

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13/02/2015

TRAVAIL D'HIVER

Jeudi 12 février 2015

L'arribage des taureaux
rythme la vie des manades

 ARRIBAGE2.jpg

 ▲ A la manade Vitou, c'est en charrette attelée
que les bêtes reçoivent le fourrage

"Apporter le fourrage aux taureaux en charrette, cela me prend un quart d’heure de plus qu’en tracteur, mais c’est un vrai plaisir. J’en profite pour faire travailler mes chevaux de trait. Attelés tous les jours, ils sont rompus à toutes les pratiques", explique Nicolas Vitou, menant tranquillement sa jeune jument, tout en distribuant avec son gardian la nourriture aux bêtes. Un vrai moment de “zenitude” ce jour-là baigné d’un doux soleil.

janvier arribage à la manade Vitou (31).JPGL’“arribage” à l’ancienne est plutôt rare dans les manades aujourd’hui plus enclines à utiliser tracteurs, 4x4 et remorques. Mais peu importe le moyen, ce moment d’intimité partagé avec les bêtes reste un temps fort de l’activité hivernale. Cela permet au manadier d’avoir un contact journalier avec son cheptel, de repérer faiblesses et blessures, et, au sein du troupeau des vaches, de compter les naissances au jour le jour. 

janvier arribage à la manade Vitou (28).JPGC’est aussi un bonheur pour les amateurs, volontiers embarqués par les éleveurs, que de cotôyer les taureaux d’aussi près dans le calme des pâturages.

Mais c’est également  quand le mauvais temps s’y met, un vrai morceau de bravoure. Dernièrement la neige a frappé en certains endroits du Gard et en Provence, le week-end passé c’était un Mistral violent qui soufflait, et en décembre dernier, la pluie incessante inondait nombre de manades. Dans ces moments-là, la vigilance des hommes est primordiale, car si impressionnants de force et d’instinct sauvage soient-ils, les taureaux restent fragiles quand les éléments se déchaînent.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA 

janvier arribage à la manade Vitou (22).JPG

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