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23/04/2015

MANADE JEAN-CLAUDE BLANC

Vendredi 24 avril 2015

Manade Blanc : une famille impliquée

manade jean-claude blanc,courses camarguaisesAu domaine de Paulon au Sambuc, se prépare un week-end d’envergure. « On croise les doigts pour la météo », précise d’entrée, le pelot Jean-Claude Blanc. S’il fait beau, donc, samedi, direction Fourques pour la course complète ; dimanche, trois cocardiers au Trident d’Or à Caissargues et trois autres à Salin-de-Giraud. Des taureaux à trier, à encocarder, à transporter et à suivre pendant leur prestation... De quoi occuper toute la famille. « Mes enfants Olivier, Laurent et Véronique sont très impliqués dans la manade, ils se partagent le terrain, le commercial, le secrétariat... Tout comme mon épouse Brigitte qui gère l’intendance. C’est une grande fierté ».

Trois courses marquées des couleurs de la devise “rose et blanc” pour un élevage qui fête ses 40 ans d’existence comme l’illustrera l’expo photo prévue à Fourques, inaugurée vendredi soir (18 h 30, salle Jean-Jaurès).

Petit flash back aux origines : en 1975 naît la manade Lebret-Thibaud dont Jean Thibaud était le fondateur en 1931. En 1998, Jean-Claude Blanc, amateur à la manade, s’associe avec Alain Lebret pour un duo de quelques années au sein de la manade Lebret-Blanc, récompensé d’une victoire au Trident d’Or avec le trio Listoun, Rascaillon et Fournelet. Fin 2001, Jean-Claude Blanc poursuit l’aventure seul. Fournelet monte en puissance jusqu’à la récompense de Biòu de l’Avenir en 2003 et une superbe carrière au plus haut niveau. Aujourd’hui, la manade Blanc fournit des cocardiers dans toutes les catégories et met son nom à l’affiche des plus grandes courses avec Agassoun, Catouli, Pegoulié, Siffleur et le grand espoir Ulmet malheureusement blessé en ce début de saison : « Il va beaucoup mieux et ne boite plus. Le vétérinaire avait diagnostiqué une tendinite suite à un faux mouvement. Cela n’avait rien à voir avec sa précédente blessure au poitrail dont il avait été opéré avec succès. Mais j’ai préféré lui faire sauter la première course d’Arles (5 avril). Il ira à Châteaurenard, le 10 mai. ».

Des taureaux qui concrétisent, un beau domaine, une famille soudée... à petits pas, discrètement mais sûrement, les “rose et blanc” marquent leur territoire et la course camarguaise. Aux 40 ans ! Tchin Tchin !

MARTINE ALIAGA
Photos à suivre

16/04/2015

MANADE NICOLLIN

Vendredi 17 avril 2015 - Nicollin - Saint-Gabriel

Un seul nom pour deux élevages

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 En juin 2014, lors de l'inauguration de la statue de Virat, au Mas d'Anglas

Les taureaux de Nicollin (canal historique, ex-Lafont) et les Saint-Gabriel ne font désormais plus qu’un. Louis Nicollin, propriétaire des deux manades, a décidé de les réunir sous son seul nom, le sien.

Acquéreur en 1997 de l’élevage “rouge et vert” de Jean Lafont, le patron du football montpelliérain, a laissé du temps au temps. Notamment en conservant in extenso les cadres et les méthodes de sélection issues des Granon et Lafont et en valorisant l’héritage de l’historique manade (bâtiments, musée...). Jusqu’à statufier, en 2014, Virat de son vivant. Virat né Lafont et couronné Nicollin. Le majestueux monument représentant le Biòu d’Or (2002 et 2004) surplombant les terres du Mas d’Anglas tandis que son modèle passe une belle retraite dans les prés alentours.

Une race historique donc - cette branche royale des taureaux camarguais est référencée à partir de 1850 sous le nom de Boissier - mais dont les jeunes éléments ont du mal actuellement à confirmer au plus haut niveau les qualités indéniables. Après avoir donné à la course camarguaise tant de cocardiers remarquables auréolés de 12 titres de Biòu d’Or (8 taureaux), entre 1956 et 2004.

En “rouge et vert” de Cosaque à Virat
12 titres de Biòu d’Or

Du Cailar à Marsillargues, il n’y a pas des centaines de kilomètres. Et c’est là que l’ex-Lyonnais et son épouse marsillarguoise installaient leurs pénates en 1987, en créant la manade Saint-Gabriel. Le nouveau manadier pouvait ainsi afficher sa passion des taureaux et des chevaux camarguais. C’est avec Duché, repéré au mercato (possible à cette époque) et Intrépide, Biòu de l’Avenir 2000, que la devise “noir, blanc rouge”, acquiert ses premières lettres de noblesse, confortées par Palun, Balzac, etc. Problèmes sanitaires obligent, la manade repart à zéro en 2006, mais, aujourd’hui, croque à nouveau les fruits de la réussite.

Ce week-end, un seul nom sera donc à l’affiche. Samedi, à Saint-Laurent-d’Aigouze, pour le Printemps des Royales, et à Pérols, dimanche, pour la première sortie de la Royale des Nicollin réunis. L’occasion, vers 15 h 45, d’un hommage avec les gardians des deux élevages et les Arlésiennes.

Une nouvelle page s’ouvre en 2015 avec des noms à retenir : Sylvérado, Juvénal, Platon, Sugar, Tzigane, Sultan, Ténor et bien sûr... Nicollin.

MARTINE ALIAGA

* Samedi, 16 h, 9 €, Trophée de l’Avenir, Printemps des Royales des Nicollin, à Saint-Laurent-d’Aigouze. Réservations : tél. 04 66 88 12 35.

* Dimanche, 16 h, (15 h 45, hommage), 11 €, Trophée des As, à Pérols, Royale de Nicollin. A partir de 10h, vide grenier dans la salle près des arènes.

08/04/2015

WEEK-END DE PAQUES - 30 ANS DE LA MANADE PLO

Dimanche 5 et lundi 6 avril 2015

Tchin Tchin !

manade plo,courses camarguaises2015, la manade Plo fête ses 30 ans. En ce week-end pascal, l'élevage de Pontevès était sur tous les fronts avec 17 cocardiers qui couraient en Languedoc et en Provence. L'occasion de faire le point avec le pélot Jean-Louis.

Dimanche, vous aviez sept taureaux à Remoulins, lundi sept taureaux à Aramon, plus Ramier à Mouriès, Ulster à Cavaillon (dimanche) et Ucco à Beauvoisin (lundi). Ce fut un week-end particulièrement chargé pour la manade ?

J.-L. PLo : Oui, j'ai fait appel au maximum d'amateurs. Ils étaient tous là, sans eux cela n'aurait pas été possible. Les taureaux sont un peu compliqués à manipuler en pays mais tout c'est bien passé.

Quels sont les cocardiers qui vous ont le plus séduit ?

Sur les deux courses complètes, j’ai sorti trois générations de cocardiers (nés en 2006, 07, 08). Les taureaux dont les noms débutent par “U” sont nés en 2008, ils étaient en Ligue l’an passé. C’était une première pour eux à l’Avenir. A Remoulins, Sérapis a été sérieux, il a donné le ton à la course. Triton confirme son potentiel, bien aussi Targueur et Ursin prometteur. Les jeunes raseteurs ont bien joué le jeu et collaboré.
A Aramon, cela a été un peu plus compliqué avec une grosse équipe d’hommes. Sergent en premier a dominé malgré la pression, Scampi confirme et Tavel fait un très bon 6e. De plus Ramier est bien passé à Mouriès, Ulster aussi à Cavaillon et Ucco à Beauvoisin. Les 17 cocardiers ont entendu Carmen à leur sortie.
 
La manade fête ses 30 ans avec de nombreux taureaux en devenir, où en est-elle pour les plus aguerris ?
Prêts pour le Trophée des As, nous avons Roussillon qui d’ailleurs devrait sortir à Lunel, Quassard prévu à Vendargues et Ramier qui a attaqué à Mouriès, lundi. En cette année anniversaire, nous sommes satisfaits.

 

PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA

 

06/03/2015

ANTICO COUNFRARIE

Jeudi 5 mars 2015 - Rencontre avec Frédéric Lescot

 

UNE ÂME DE CRAU
A LA TÊTE DE L'ANTICO COUNFRARIE

 

frederic lescot,antico confrarié des gardians,courses camarguaisesLa Confrérie des Gardians a tranché en son âme et conscience en propulsant dernièrement à sa tête Frédéric Lescot. Un nom, une référence. Rencontre avec celui que l'on surnomme amicalement ­Fred­, un homme droit dans ses bottes, respectueux de la légalité et qui réplique sans aucune hésitation. Il apporte une note de fraîcheur à la plus vieille institution de Camargue.

Etait-­ce dans vos ambitions d'être candidat?

Non car je n'y pensais pas. En fait c'est le regretté Jean Mathieu qui m'a dit "tu devrais le faire". Je ne vous cache pas que cela a été mouvementé, d'autant plus quand on veut me faire prendre des vessies pour des lanternes, ça je ne l'accepte pas.

Expliquez-­vous?

Dans notre règlement l'article 8 de nos statuts c'est on ne peut plus clair. En cas de démission ou de décès d'un membre du bureau, le conseil d'administration votera le remplaçant. Donc nous étions 24­25 et c'était à nous de voter le président, sauf qu'il y en a qui voulait que ce soit uniquement le bureau qui vote. Donc j'ai défendu ce règlement car si nos prédécesseurs l'avaient mis en place ce n'était pas pour rien.

Que représente pour vous ce plébiscite?

Une reconnaissance familiale car ça fait 5 générations que nous sommes dans les taureaux et la manade fêtera ses 140 ans cette année. C'est aussi une fierté de passer après des hommes tels De Montaud Manse, Comte, Pierre Saurel, et bien évidemment Hubert Yonnet.

Une année compliquée que celle 2014 avec la disparition de grands hommes?

Oui et cela m'inspire qu'il faut que je sois digne de Hubert Yonnet, digne de Jean Mathieu, parce qu'ils ont été très important pour nous.

Du boulot en perspective de toute façon?

Cela ne me fait pas peur car je suis quelqu'un qui lorsqu'il s'occupe de quelque chose, le fait à fond. D'abord je n'aime pas les choses à moitié faite et j'aime le faire comme il se doit. Je le prends très à coeur.

Justement quelle est la charge de la Confrérie?

C'est d'apporter de l'aide aux gardians professionnels quand il y a des malades, des accidents, des coups familiaux. La Confrérie verse de l'argent aux gardians professionnels et, pourquoi pas, à titre exceptionnel faire un geste à quelqu'un qui est dans le besoin.

Nouveau président nouvelles impulsion?

La Confrérie est un vieux cheval, alors il faut y aller avec modération, à petite dose, oui j'ai envie d'apporter des idées nouvelles.

Tel le rapprochement avec le Comité des fêtes d'Arles?

Complètement, par mon titre je suis membre au Conseil d'administration du Comité. A partir de là je trouve qu'on a la chance d'avoir Mme Michèle Quaix qui s'en occupe, elle a une bonne vision des choses de la situation. Mais pour 2015 ce sera une année d'observation.

Un mot sur votre équipe?

Elle ne changera pas, sauf que Loulou Tardieu qui était membre me remplace à la vice-­présidence, et nous accueillons René Sol (Bamboche) qui est une figure de Camargue. Sous ses airs bourrus, il est très objectif, rude dans le travail y compris pour lui­-même, et comme moi il prend les choses à coeur.

Votre élection coïncide avec le 22e mandat de la Reine d'Arles?

Elle m'a rendu hommage lors de son discours en disant qu'elle était fière de prendre ce règne avec un nouveau président de la Confrérie.

Est­-ce un privilège de porter la Reine?

Bien sûr c'est une fierté car c'est notre identité, notre culture, notre race.

Et pour les canons de l'élégance des gardians...?

Il faudra les remettre au goût du jour mais il y a déjà un grand pas qui a été fait.

Un manadier d'abrivado président de la Confrérie, outre de faire grincer des dents, cela redore cette frange de la famille bouvine non?

Oui, car du côté branche Abrivado, il y a énormément de travail à effectuer. Il se fait du n'importe quoi au détriment d'une dizaine de manadiers qui sont, eux dans les clous, et qui travaillent correctement.

Comment y remédier?

J'en appelle aux divers responsables, organisateurs et élus, préfets, maires. Ceux qui acceptent des manades qui ne sont "ni tu ni vous", qui ne sont pas fédérées, et qu'ils font travailler dans leur village parce que c'est l'ami, le cousin, et ça il faut l'arrêter.

Vous partez seul au combat?

Non on va essayer de monter au créneau avec ­entre ­autre­ la Nacioun Gardiano car avec mon ami Guy Chaptal nous avons une étroite collaboration. On va essayer de faire de moins en moins du n'importe quoi. Ce sera dur mais on va y arriver.

Lescot est-­il plus Baroncelli que Granon?

Sentimentalement mon grand­-père a acheté la manade d'Arbaud donc ça me tient un peu plus de ce côté Granon. Mais provençal tout de même, j'aime aussi Baroncelli car le fond de race des taureaux c'est du Baroncelli et du Granon.

Fred Lescot s'est-­il assagi?

Oui car j'ai mis le frein aux abus depuis 14 ans et je fais beaucoup moins la fête. La vie m'a fait mûrir et tout ce que j'ai eu c'est grâce aussi à mon frère Sébastien car j'ai pu travailler avec lui.

Justement la famille c'est important pour vous?

C'est une force formidable. Joseph et François créateur de la manade en 1875. Après la mort de mon grand-père Albert ça a été ma grand-­mère Adrienne avec sa belle soeur Adèle qui ont continué la manade. En fait, il n'y a que mon père qui a été seul à partir de l'âge de 18 ans, et depuis 1984 avec mon frère on a pris le relais.

Pourquoi en tant qu'éleveur et une des manades les plus anciennes de Camargue, ce sont les abrivado en priorité?

Je vais dire peut-­être la facilité. On parle de tradition, de maintenance, mais on est deux familles à vivre sur le domaine il faut qu'on mange.

 

Propos recueillis par Patrick PONS
Photos Christian ITIER

 

L'Hommage de la XXIIème Reine d'Arles à son cavalier

frederic lescot,antico confrarié des gardians,courses camarguaisesMandy Graillon est aujourd'hui avec Frédéric l'image de ce Pays d'Arles qui frappe à la porte de la ­ Capitale­. Tous deux pétillants de "fé".
Extrait du discours de Mandy lors des voeux du comité des fêtes en janvier dernier.

"Je ne peux pas vous parler de l'année 2014 sans parler d'un homme qui lorsque j'ai commencé mon aventure n'était, si je puis dire "que" vice­président de la Confrérie des Gardians. Aujourd'hui, dans les tristes circonstances que vous connaissez, il est devenu Président. C'est un homme de conviction, combatif, passionné avec un caractère bien trempé... Un peu comme moi il faut dire. Nous avons commencé l'aventure de notre vie la même année et je suis sûre qu'ensemble nous saurons défendre quand il le faudra et porter haut les couleurs de nos traditions camarguaises. Merci Frédéric.

 

02/03/2015

AIMARGUES *26e Journée FANFONNE GUILLIERME*

Dimanche 1er mars 2015

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PHOTOS CYRIL DANIEL

Bien dans l’esprit

 

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

 

Le ciel chagrin n’a même pas perturbé le programme immuable depuis maintenant 26 ans de la journée hommage à Fanfonne Guillierme mais a peut-être un peu freiné les spectateurs. En revanche d'innombrables chevaux « environ 150 » estimera Guy Chaptal, capitaine de la Nacioun gardiano, qui avec la Confrérie et les gardians professionnels dessinait l’ossature du défilé des cavaliers  complété des manadiers, gardians, amazones et amateurs.  Et en grand nombre, les gardianous et  pitchounettes bien quillés sur leurs Camargue. A pied, les gens en costume accompagnaient jusqu’à la statue de Fanfonne, la Reine et ses demoiselles d’honneur acheminées en calèche.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseL’acampado a livré son lots de discours, parmi lesquels se sont distingués le felibre Gabriel Brun, le manadier Christian Espelly et la Reine Mandy Graillon, toujours aussi vive et motivée. Tandis qu’abrivado et roussataïo menaient taureaux, chevaux, juments et poulains en parcours ouvert. Un plaisir pour les yeux.

LA COURSE

L’après-midi aux arènes, les spectateurs ont petit à petit rejoint les gradins emplissant d’une bonne moitié les arènes. Sous la présidence de Bruno Séguier, se présentaient à la capelado : Auzolle, Guyon, Caizergues, Oudjit, Soler, les droitiers ;  Sanchez, Martin, Gougeon, les gauchers. Tourneurs : Lizon, Joseph, Arnel, C. Garcia.  Place aux premiers cocardiers de l’année, tous bien présentés et en bel état au sortir de l’hiver. Sans temps morts, la course a été agréable à suivre, rasetée dans l’esprit de cette journée de fête et de reprise. 

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseCoute Negre, fait preuve d’une belle agressivité et de poursuites sérieuses lorsqu’il démarre des  planches. Il termine d’ailleurs corne menaçante autant à droite qu’à gauche (3 Carmen) et ne laisse sa cocarde qu’à la 8e. Face à des hommes entreprenants, il garde un gland et ses ficelles.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaisePensatié est beaucoup moins expérimenté, et il court, il court à perdre haleine. Pourtant bien emmené (Gougeon, Soler, Sanchez, Auzolle), il conclut en se dressant. Il garde assez d’énergie et de moral pour appuyer encore lors des trois dernières minutes dont un gros sursaut après Soler et conserver ainsi une ficelle. 3 Carmen et retour. ▲ Photo : Pensatié - Soler

Beu Caire, lui, se disperse, lâche en cours de route mais accélère après qui l’intéresse même s’il reste brouillon en 11 minutes. 

Ventaureu est solide et les blancs s’en méfient. Un peu décollé des planches, sélectif et autoritaire, il trouve un bon partenaire en Loïc Auzolle. Pas assez entrepris, rentre ses ficelles. Carmen au retour.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseLa franchise de Miasset lui coûte ses premiers attributs en deux temps trois mouvements. Mais il se plaît dans les échanges, se chauffe et bien titillé, s’emporte après l’homme. Un cocardier pétillant qui termine son presque quart d’heure en tamponnant après Gougeon. 5 Carmen et retour.

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaiseTout feu tout flamme, Nego Chin étale beaucoup de volonté et de générosité et y laisse beaucoup d’énergie. Mais en a assez sous le sabot pour enchaîner et produire plusieurs jolies conclusions. 3 Carmen et au retour, pour  12 minutes de bonne facture suffisantes pour sa première course.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS C. ITIER

La jeunesse défile

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

 

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▼ En piste aussi

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

 

26/02/2015

AIMARGUES *CE DIMANCHE*

Dimanche 1er mars 2015

Les premiers cocardiers pour la journée Guillierme

 aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

Ce dimanche, si la matinée de la 26e journée-hommage à Fanfonne-Guillierme laisse toute sa place à l’expression des traditions et du folklore, l’après-midi, c’est pour les premiers cocardiers “en pointe” que les afeciouna se presseront aux arènes. En effet, c’est la seule course “cornes nues” acceptée par la FFCC avant le Congrès. Un avantage dû à la date immuable de la manifestation, au nom de Guillierme et à la place privilégiée qu’occupe dans le coeur des gens de bouvine, l’élevage azur et or de Fanfonne.

Dès le matin donc, le peuple gardian et les nombreux amateurs prendront la direction d’Aimargues avec la Nacioun gardiano, la Confrérie des gardians, l’Association des gardians professionnels, les manadiers, Mandy Graillon Reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur, les groupes folkloriques. Le char de la manade rejoindra plus tard la commune avec à son bord, prêts pour l’après-midi, les cocardiers de la course : Coute Negre, Pense-te, Beu Caire, Ventareu, Miasset et Nego Chin, prêts à défendre leurs couleurs et à rendre eux-aussi hommage à leur historique manadière. 

MARTINE ALIAGA

PROGRAMME

aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise8 h 45, défilé dans les rues des groupes folkloriques provençaux, des manadiers et gardians, calèches et musiciens.
9 h 30, messe en provençal, Église Saint Saturnin. 
10 h 45, bénédiction des chevaux, place de l’Hôtel de Ville.
11 h, acampado sur le maintien des traditions, place du Château. 
11 h 30, abrivado (manade Aubanel) et Roussataïo aller/retour (manade Fourmaud) de l’avenue des anciens combattants aux arènes.
12 h, apéritif offert par le comité des fêtes et la municipalité dans la cour de l’école Fanfonne-Guillierme (à côté des 
arènes).
13 h, repas traditionnel, salle Lucien Dumas, sur réservation.  
15 h, aux arènes, course des cocardiers de la manade Fanfonne-Guillierme, organisée par le comité des fêtes, entrée 9 € ; délégué : Eymonet. Niveau Avenir. Taureaux : Coute-Nègre, Pense-te, Beu-Caire, Vantareu, Miasset et Nego-Chin. Groupe 3. Raseteurs invités : Auzolle, Caizergues, Gougeon, Guyon, Martin, Sanchez, Soler. Tourneurs : Arnel, Fargier, Joseph, Lizon.

INSOLITE

L'an dernier, premier de la course, Coute Negre a réintégré le toril avec trois simbeu, pour une sortie chorégraphiée et rehaussée par l'ombre portée. Photo Christian ITIER

 aimargues,26e journée fanfonne-guillierme,course camarguaise

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13/02/2015

TRAVAIL D'HIVER

Jeudi 12 février 2015

L'arribage des taureaux
rythme la vie des manades

 ARRIBAGE2.jpg

 ▲ A la manade Vitou, c'est en charrette attelée
que les bêtes reçoivent le fourrage

"Apporter le fourrage aux taureaux en charrette, cela me prend un quart d’heure de plus qu’en tracteur, mais c’est un vrai plaisir. J’en profite pour faire travailler mes chevaux de trait. Attelés tous les jours, ils sont rompus à toutes les pratiques", explique Nicolas Vitou, menant tranquillement sa jeune jument, tout en distribuant avec son gardian la nourriture aux bêtes. Un vrai moment de “zenitude” ce jour-là baigné d’un doux soleil.

janvier arribage à la manade Vitou (31).JPGL’“arribage” à l’ancienne est plutôt rare dans les manades aujourd’hui plus enclines à utiliser tracteurs, 4x4 et remorques. Mais peu importe le moyen, ce moment d’intimité partagé avec les bêtes reste un temps fort de l’activité hivernale. Cela permet au manadier d’avoir un contact journalier avec son cheptel, de repérer faiblesses et blessures, et, au sein du troupeau des vaches, de compter les naissances au jour le jour. 

janvier arribage à la manade Vitou (28).JPGC’est aussi un bonheur pour les amateurs, volontiers embarqués par les éleveurs, que de cotôyer les taureaux d’aussi près dans le calme des pâturages.

Mais c’est également  quand le mauvais temps s’y met, un vrai morceau de bravoure. Dernièrement la neige a frappé en certains endroits du Gard et en Provence, le week-end passé c’était un Mistral violent qui soufflait, et en décembre dernier, la pluie incessante inondait nombre de manades. Dans ces moments-là, la vigilance des hommes est primordiale, car si impressionnants de force et d’instinct sauvage soient-ils, les taureaux restent fragiles quand les éléments se déchaînent.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA 

janvier arribage à la manade Vitou (22).JPG

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04/02/2015

ALESIEN DE BRIAUX

alesien,manade briaux,courses camarguaisesClaude et Lucien Briaux porteront toujours dans leur coeur le N.803 de leur manade. Leur cocardier vedette, celui qui a mis le nom de son élevage sur les plus grandes affiches. Alésien est parti au paradis des grands cocardiers le 15 décembre 2014. 

Le grand public avait découvert son potentiel  à Nîmes, lors du téléthon organisé par la FFCC le 10 décembre 2008, même si déjà Alésien s'était fait remarquer dans des pistes plus petites. De là sa carrière prend un tour d'envergure, la manade  Briaux avec. 2009 est pour lui une saison exemplaire couronnée à Barbentane du prix du meilleur taureau de la finale des Raseteurs. alesien,manade briaux,courses camarguaisesCoçardier sérieux et redoutable finisseur, les exploits d'Alésien sont largement repris par la presse taurine, entre autres au Grau-du-Roi, Palavas, Beaucaire, Vauvert, Châteaurenard, Mouriès, Arles, etc. tout au long des années suivantes.

Si Galliciannais a lui aussi fait parler de lui, aujourd'hui Nîmois, Perdigau ou Languedocien, et les jeunes qui montent plus les vaches, poursuivent la voie qu'Alésien a ouverte de belle manière pour ses couleurs "blanc, bleu, marron et jaune".

Repose en paix Alésien, toi qui nous a donné tant d'émotion.  Au paradis des cocardiers, les plus grands ont dû te faire une jolie place.

MARTINE ALIAGA
Photos archives LUC PERO

 

11/12/2014

ASSOCIATION MANADIERS DE LA RACO DI BIOU

Jeudi 11 décembre 2014

Les manadiers au pays de Virat

MANADIERS2.jpg

 La parole a été libre, lors de cette assemblée des manadiers de la Raço di biòu, hier, à la manade Nicollin. Et le président Jacques Mailhan, s’en est réjoui : « Il y a eu une bonne ambiance de travail, et toutes les composantes de la course camarguaise nous ont rejoint en fin de matinée, que ce soit la FFCC, le Trophée Taurin, les raseteurs... ». Propos repris par Gérard Batifort, président de la FFCC et Lucien Palix, secrétaire : « Il y a des bonnes volontés partout, on peut discuter. Depuis un an et demi, on arrive à tous se réunir et ça c’est déjà important » ainsi que par les directrices du Trophée Taurin Julie Zaoui et Domynique Azema: « Il faut travailler tous ensemble »...

Mais avant ces conclusions, Sébastien Attias, directeur du GDS (Groupement de défense sanitaire) et intervenant pour la Chambre d’Agriculture, avait largement expliqué la future PAC qui, par les subventions allouées, aide les agriculteurs et les éleveurs. « Les dossiers à établir sont tellement compliqués qu’il nous faut l’aide de techniciens. S’il y a des erreurs, les primes peuvent être supprimées mettant en danger l’élevage », explique Jean-Pierre Clauzel.

La crise économique frappe aussi les éleveurs

« La crise actuelle est ressentie par toute la profession qui vit une période difficile, complète Jacques Mailhan, et les primes nous sont indispensables même si cela ne valorise pas notre travail. Nous préférerions que nos locations de taureaux soient suffisantes, mais même si certains organisateurs font des efforts, les prix n’ont, dans l’ensemble, pas augmenté depuis des années ».

Autre sujet d’importance de cette matinée de travail, la protection des jeunes cocardiers. « Les taureaux de 7-8ans sont très souvent rasetés au Trophée de l’Avenir par des raseteurs confirmés. Nous aimerions que les points ne soient comptés que pour les jeunes raseteurs que ce soit au Trophée Taurin ou pour les trophées locaux. Cela enlèverait la pression sur nos taureaux ».

Bien sûr le problème récurrent des tourneurs a été évoqué : trop nombreux, mauvais comportement... Tout comme les blessures des cocardiers, « très nombreuses cette année », selon le comptage de la FFCC. Jacques Mailhan : « Il est inadmissible qu’on blesse les taureaux, mais en contrepartie, il ne faut pas encocarder de trop, ça ne sert à rien ». Les raseteurs présents (Loïc Auzolle et Icham Fadli) promettent que samedi, lors de leur assemblée générale, ils sensibiliseront les raseteurs sur ce problème.

Des courses de promotion pour tester de jeunes taureaux

Quant aux présidents de course, il leur est instamment demandé d’appliquer le règlement fédéral notamment dans les grandes courses où, souvent, les manadiers notent que les mauvais comportements ne sont pas dénoncés. La Fédération organisera d’ailleurs une réunion avec les speakers des arènes.

Une nouveauté : la création avec la FFCC de courses de promotion pour permettre aux éleveurs de tester les taureaux de plus de 6 ans, trop vieux pour les Ligues et pas assez aguerris pour les autres courses. 20 sont d’ores et déjà programmées en 2015, hors week-end, fériés, ni juillet-août, ce qui permettra de passer en revue 160 taureaux. Des courses spécifiques dont le déroulement sera prochainement affiné (raseteurs, tourneurs, etc.)

Il ne restait plus qu’à poser devant la statue de Virat qui trône à l’entrée du Mas d’Anglas avec une superbe vue sur le Vistre et les marais alentours.

 

MARTINE ALIAGA

 

manadiers raço di biou,courses camarguaises

 

De droite à gauche : Sébastien Attias du GDS, Olivier Blanc (manade Blanc), les manadiers Robert Michel, J.-C. Blanc, Sophie Chapelle-Brugeas, Jacques Mailhan, le président FFCC Gérard Batifort, les manadiers Frédéric Bon, Guillaume Linsolas, Patrick Laurent, Frédéric Raynaud, Emmanuel Lescot, le secrétaire fédéral Lucien Pallix.

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05/12/2014

INONDATIONS A REPETITION

 intempéries dans les manades,courses camarguaises

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer quand se conjuguent la pluie, la crue du Rhône et le vent du Sud, la mer monte sur les terres du Grand Radeau, l'eau salée envahit tout, menaçant le mas d'habitation. Les taureaux de la manade Raynaud trouvent alors refuge sur les relevées et les dunes plus hautes. PHOTO MANADE RAYNAUD

Vendredi 5 décembre 2014

Les taureaux sont en sécurité

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Dans les près du Cailar, le Vistre a tout envahi. Cela ne semble pas perturber les tauraux de Guillierme. PHOTO MALI

Des trombes d'eau se sont déversées à répétition sur le pays des taureaux camarguais noyant les terres. Vendredi et samedi dernier, s’est ajouté un coup de mer empêchant les fleuves de s’écouler et amenant l’eau salée jusque dans les roubines proches des rivages. Les étangs et marais ont bien joué leur rôle d’écrêteurs de crues mais sur les terres déjà bien imbibées, l’eau a atteint, partout, des niveaux records. Comment les manadiers ont géré les différents épisodes pluvieux et les inondations, c’est la question que nous leur avons posée.

Le président de l’association des manadiers Raço di biòu, Jacques Mailhan, n’a pas relevé de grosse catastrophe chez ses adhérents : « Les éleveurs ont bien anticipé. Les bêtes pour la plupart étant déjà sur les pâturages d’hiver ou sur des terres moins exposées. C’est dommage car il y avait encore de l’herbe avec cet automne très doux. Pour la manade Fabre-Mailhan, les Bernacles sont bien sûr sous l’eau mais les taureaux sont aux Cabanes de Romieu où il y a des abris et où nous les “arribons” tous les jours ».

Pour Françoise Peytavin, présidente de l’AETCC, manade Saliérène (à la limite du Gard et des Bouches-du-Rhône) : « Nous sommes dans la gadoue toute la journée, il y a de l’eau partout, mais on n’ose pas se plaindre quand on voit tous ces gens victimes des inondations. Certes on craint pour les bêtes avec la pluie sur le dos sans arrêt depuis des semaines. Des manadiers de l’association ont eu des clôtures arrachées par l’eau, certains ont dû trier en catastrophe pour changer les taureaux de lieu, d’autres ont perdu des pâturages, mais dans l’ensemble, une fois les courses terminées, ils mettent les bêtes à l’abri, sachant qu’à l’automne, il y a toujours des risques ».

Prévoyants et expérimentés, les éleveurs ne se sont pas laissés dépasser par les intempéries même si en quelques endroits, l’inquiétude a été grande et il a fallu évacuer dare dare.

Face à la répétition et l’intensité des épisodes pluvieux, même si les terres souffrent encore du trop-plein d’eau et si bien des clôtures sont à refaire, la mobilisation de tous, manadiers, gardians et amateurs, a évité les drames. Sur le pays des taureaux, les hommes veillent.

MARTINE ALIAGA

Claude Chaballier, manade Chaballier, Lunel-Viel : « Après les pluies de septembre, l’eau s’est vite retirée, ce qui était positif et avec les températures douces, on a eu un regain d’herbe. Les bêtes ont profité. Par contre, après les fortes précipitations de ces derniers temps, on a été obligé de restreindre les lieux d’arribage pour ne pas abîmer les terres cultivées. Paradoxalement, il y a plus d’herbe maintenant qu’au mois de mai. C’est dommage, on aurait pu profiter encore 15 jours. Après la sécheresse dans mon secteur (La Palus Nord de Marsillargues, Lunel-Viel) de juin 2013 à septembre 2014, la production de foin a été réduite, je vais acheter du fourrage pour la première fois. Mais le temps est en train de changer, il fait plus froid, et dès ce week-end je vais “monter” les bêtes aux pâturages d’hiver au pied du Pic Saint-Loup aux Matelles ».

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▲ A la manade du Grand Salan, à Portiragnes dans le Biterrois, l'eau est monté jusqu'à 1,50 m. Mais les taureaux étaient déjà en sécurité sur les hauteurs. PHOTOS BEN
intempéries dans les manades,courses camarguaisesPatrick Benabent
(manade du Grand Salan, Portiragnes, région de Béziers):

«On était passé à travers jusque-là mais samedi dernier le canal du Midi et l’Orb ont débordé, alors on a eu jusqu’à 1,50 m tout autour du mas.

Pour les bêtes, j’étais tranquille puisque depuis mi-octobre, elles sont sur les hauteurs du Biterrois. Le seul souci c’est l’électricité coupée pendant trois jours...

Il a fallu gérer, je me suis dépanné avec des groupes électrogènes. L’avantage de toutes ces terres, c’est qu’elles se vident aussi très vite ».

intempéries dans les manades,courses camarguaises◄ Au Grand Radeau, la mer est montée jusqu'au mas. PHOTO MANADE RAYNAUD.
Frédéric Raynaud,
manade Raynaud, le Grand Radeau, Les Saintes-Maries-de-la Mer : « Jusqu’au week-end dernier ça allait, même s’il avait plu beaucoup, le sable boit l’eau. Mais samedi, la mer ne prenait plus alors avec la crue du Rhône, et les pluies fortes et incessantes, l’eau est passé par-dessus les digues montant jusqu’à la maison. Heureusement, le soir, la mer a lâché et s’est retirée. Les bêtes ont des dunes plus hautes où elles peuvent se mettre à l’abri. Mais maintenant les roubines sont remplies d’eau salée et elles boivent l’eau saumâtre. Heureusement que ce sont des Camargue, aucune autre race ne tiendrait. Maintenant, avec le tracto, je fais des drains, pour qu’une fois l’eau salée écoulée, je puisse pomper de l’eau douce au Rhône ».

▼ A perte de vue, l'eau a tout envahi. PHOTO MANADE RAYNAUD

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 Patrice Brouillet, manade du Joncas, Saint-André d’Olérargues et Issirac (limite nord du Gard) : « Beaucoup d’eau bien sûr comme partout, sur Saint-André d’Olérargues et Issirac, mais ce sont des terres hautes et les taureaux ne risquent rien. Mais j’ai des terres au Marais de la Capelle (vers Remoulins) où, là, il y a un mètre d’eau. Comme c’est une cuvette, ça ne se vidange pas, mais les bêtes trouvent d’elles-mêmes les parties surélevées, donc pas de soucis ».

intempéries dans les manades,courses camarguaisesHubert Espelly, manade Guillierme, Le Cailar : « Sur la première grosse inondation en octobre, j’ai dû faire en vitesse quelques clôtures électriques. Sur la deuxième, j’avais rapatrié une partie des bêtes sur nos terres de Saint-Gilles. Les vaches et les veaux restent au Cailar près de mon mazet et, plus loin, les cocardiers. Avec l’eau, ils ont investi les relevées et donc pas de gros souci pour la manade ».

Et l'immuable tour Carbonnière, telle un phare sur une île,

émerge entre Saint-Laurent-d'Aigouze et Aigues-Mortes

▼PHOTOS MALI

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En haut de la tour à 360° de l'eau partout...

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 ▼ AU CAILAR

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CLIN D'OEIL A CANDELO DE GUILLIERME
PHOTO CYRIL DANIEL

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▼ LE PONT DE LAUTE N'A PAS RESISTE
AUX PREMIERES INTEMPERIES

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AUX TOURADONS
LA NATURE OFFRE LE SPECTACLE

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22/11/2014

MANADE ALBERT CHAPELLE

Samedi 8 novembre 2014



LES 80 PRINTEMPS DE BEBERT


manade chapelle,albert chapelle,courses camarguaisesSi on n'a pas tous les jours 20 ans que dire alors des 80. C'est le cas pour le populaire manadier provençal Albert Chapelle dont samedi dernier le tout Mouriès et autres a tenu à fêter et manifester toute sa sympathie. "Je suis venu ici en tant que raseteur, ensuite en cabalero puis en tant que manadier en menant mes taureaux" dit le principal intéressé, samedi en fin d'après­-midi, quelque peu fatigué d'une journée des plus animées.
Et si une vertèbre
fissurée l'a empêché de monter à cheval, Bébert n'en a pas moins été actif et à cheval sur les principes, fidèle à sa belle légende. Celle d'un homme à qui on ne connait aucun ennemi et dont la défense de la tradition et culture taurine camarguaise, coule dans les veines comme dans celles de ses taureaux et chevaux. Pour exemple, "Le chant du gardian de Camargue" entonné à une, deux et trois reprises devant l'insistance de ses supporters pour, à chaque fois, une standing ovation. Ou encore quand, à l'issue du film retraçant sa carrière et sa vie projetées sur grand écran au Centre sociaux-culturel, le manadier devise en main expliquait la signification de ses couleurs : "Le Vert celle des pâturages, des arbres centenaires du Mas et de l'espérance. Le Jaune celle du Soleil et du Pastagas, la boisson locale. Le Bleu pour l'azur du ciel et de la Méditerranée. Enfin le Rouge comme le sang de nos taureaux et chevaux camarguais et de nous tous". Entouré de son épouse Jacqueline, ses enfants Nadine et Jean-­François, et de son petit-fils Florent, Albert a su une nouvelle fois fédérer, captiver autour de sa célèbre devise qu'il ne cesse de répéter: "La Provence a besoin du Languedoc et le Languedoc de la Provence". 

Que dieu prête encore longue vie à Bébert, un des derniers sages parmi les sages, afin qu'il puisse continuer à répandre la bonne parole. Si la bouvino a besoin de taureaux et de raseteurs, elle a aussi besoin d'hommes de valeur.

A leur tour, les collaborateurs de la chronique taurine des quotidiens La Provence et Midi Libre et l'Amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise de souhaiter à Albert Chapelle un bel anniversaire.

PATRICK PONS
PHOTO MALI




14/11/2014

COCARDIER *ULMET MANADE BLANC*

Vendredi 14 novembre 2014

Ulmet opéré : la convalescence d'un guerrier

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L'idéal pour tout manadier c'est d'avoir un taureau à la fois cocardier tenant à distance les raseteurs, sachant ainsi se faire respecter, puis cerise sur le gâteau qu'il soit barricadier. C'est à dire réaliser des coups de barrières spectaculaires dont les amateurs et autres afeciouna sont friands. Sauf que dans ce cas de figure, il s'expose aux blessures. Comme pour Ulmet de Jean-­Claude Blanc. "C'est après la course du 22 juin au Grau-du-Roi que la grosseur est apparue", commente le manadier. En effet ce jour ­là, Ulmet au demeurant excellent à tous points de vue, fait étalage de ses brillantes qualités, et tape violemment contre le piller de l'une des barrières. Cela ne s’est pas vu sur le moment, mais les jours suivants en pays une boule se forma au niveau du poitrail entre les deux pattes : "Une fracture aux basses côtes avec un morceau de cartilage qui se balade lui procure une grosse inflammation", explique Jean­-Claude. Et si pour sa sortie suivante à Sommières le 3 août, Ulmet marque le pas, difficile de l'arrêter immédiatement car sa saison serait terminée. Alors le manadier, avec l'aval du vétérinaire, opte dans un premier temps pour les ponctions et les antibiotiques, qui permettent de résorber (en partie) la boule et lui font assurer les 2 dernières prestations prévues : Fontvieille fin août et le Crochet d'Argent au passage, et bien sûr la finale des As à Nîmes le 19 octobre dernier.
ulmet,manade jean-claude blanc,opération,course camarguaiseEt sitôt celle-­ci passée, l'opération. Programmée de longue date, elle s'est déroulée le mercredi 29 octobre dernier au Domaine du Paulon avec le vétérinaire Jérôme Clavel officiant aux bistouris. Une intervention, nécessitant une ouverture de 25 cm pour pouvoir nettoyer, une autre d'une dizaine pour évacuer le sang et les impuretés. Le tout durant pratiquement 1h 30. Impressionnant ! Et devant tant de chair meurtrie de compatir à l'anxiété de tous manadiers propriétaire d’un taureau qui frappe ainsi.
"Je craignais une fracture au regard de la grosseur et la deuxième boule formée. Mais en fait je lui ai enlevé énormément de bouts de cartilage et de morceaux d'os qui procuraient cette inflammation" explique le vétérinaire. Quant à savoir quelle incidence peut avoir l'intervention sur le moral du taureau? Le mystère reste entier.  "Nous allons le suivre régulièrement pendant deux mois puis un point sera fait au mois de février avant le début de la saison 2015. Son congénère Catouli a subi la même intervention tout comme quatre autres cocardiers dans le delta du Rhône, et comme eux cela ne doit pas remettre en cause la suite de la carrière d'Ulmet hormis le risque qu’il se blesse à nouveau", répond le doc.
Voilà donc une bonne chose faite, et après un repos bien mérité, on ne peut que souhaiter à Ulmet d'être parfaitement rétabli, pour attaquer la temporada 2015 sur le même registre que celle­-ci qui en a fait l'un des meilleurs taureaux actuels.

Texte et photos
PATRICK PONS

30/07/2014

HUBERT YONNET *DECES*

hubert yonnet,décès,courses camarguaisesHier (lundi 28 juillet), la nouvelle a vite fait le tour des afeciouna, Hubert Yonnet est décédé. A 87 ans, l'éleveur a tiré sa révérence attristant autant les cercles taurins français qu'espagnols, autant le mundillo que la bouvine. A la tête de la plus ancienne et prestigieuse ganaderia de "toros braves" français, président de la Confrérie des gardians, éleveur de chevaux, ancien empresa des arènes d'Arles... Hubert Yonnet était l'ambassadeur de la culture taurine porté par la passion de sa terre, des traditions et de l'élevage. C'est un grand homme qui est parti. Personnage discret et humble mais ardemment actif, il est l'un de ces bâtisseurs, visionnaire et passionné, que la Camargue a la chance de compter parmi ses plus ardents défenseurs.

MARTINE ALIAGA

A la tête de la ganaderia Yonnet, (créée par Joseph Yonnet en 1859) depuis 1956. Premier éleveur de toros braves à être présent aux arènes de Madrid (1991).

Président de la Confrérie des gardians depuis 1972 (Prieur de 1945 à 1946, capitaine de 1955 à 1956).

Empresa des arènes d'Arles jusqu'en 1999.

Manadier de chevaux.

Membre fondateur du Parc Naturel Régional de Camargue.

Ancien président de l'Association des éleveurs français de taureaux de combat.

* Les obsèques se dérouleront jeudi 31 juillet à Notre-Dame La Major à Arles. A partir de 14 h 30.*

 

21/07/2014

LUNEL *AS*

Samedi 19 juillet 2014 - 4e Grand Rendez-Vous du Trophée Taurin

Ratis le bien aimé

Dès que le Biòu d’Or entre en piste, le public soupire d’aise. A la lecture de son palmarès, il applaudit. Aux premiers rasets, «ah il est en forme!.  Chaque coup aux planches est salué comme il se doit. Hier à Lunel, Ratis a multiplié les engagements d’envergure, brillant avec les gauchers Aliaga, Martin, Four mais aussi sur les droitiers Chekade, Katif, Ayme... Et affichant tout son caractère dans les échanges. Làs! Sur un énorme emportement après Martin, Ratis bute sur un pilier et se blesse. A 10 minutes 40 secondes de son temps, précise le président Jacques Valentin. Le public est désolé mais offre à son bien aimé une formidable ovation. "J’espère qu’il y a des ambulances de taureaux pour le soigner», s’écrie une gaminette.
Reste que ces presque 11 minutes ont enflammé une course un peu pâlichonne jusque-là. Germinal, léger pour ce niveau; Jupiter, vaillant et un peu monotone; la rage d’Escamillo mais 8 petites minutes seulement. Par bonheur, Horacio lance cocardièrement la seconde partie avec un terrain jalousement défendu et des émotions aux trousses des blancs. Mesrine lui est dans un jour sans. Sans envie, sans ressort. Après Ratis, Clodomir, lui, sans se départir de son calme, lance quelques bombardes. Mais 9 minutes c’est un peu court pour s’enflammer.
Côté blancs, chacun s’investit pour de bons passages. Sabri Allouani d’entrée affiche son envie de Muscat, Chekade ne pourra pas lutter. Un Grand Rendez-Vous donc en demi-teinte, malgré le beau plateau proposé par les organisateurs, catalysé par le Trophée Taurin.
Heureusement Horacio et Ratis!
 
MARTINE ALIAGA
*Les vainqueurs du Trophée du Muscat : Sabri Allouani et Ratis de Raynaud.
 
Des nouvelles de Ratis
 
Ce matin (lundi), revenant de soigner son cocardier, Frédéric Raynaud a donné de ses nouvelles : "Le vétérinaire est venu hier (dimanche). Ratis a la lèvre inférieure éclatée. Cela n'a pas nécessité des points de suture qui l'auraient gêné. Il faut que ça cicatrice seul. On le surveille de près pour qu'il n'y ait pas d'infection. Mais il va bien !"

16/07/2014

RENCONTRE AVEC FLORENCE CLAUZEL

Mercredi 16 juilet 2014


Dans le respect de l'histoire et de la tradition familiale

manade saint-antoine,florence clauzel,course camarguaisePeut-­on être une femme à la tête bien pleine, solidement vissée sur les épaules, droite dans ses bottes, sympa et, de surcroît charmante, pour devenir manadière, au point de lâcher une situation professionnelle  confortable pour l'amour des taureaux ? Un prénom Florence, un nom Clauzel, fille de Jean­-Pierre et soeur d'Alexandre de la manade Saint-Antoine. Florence qui après avoir étudié et passer une licence économique dans une école supérieure intègre le groupe BNP Paribas et reste 19 ans dans la capitale. "ça a vraiment été dur moralement, mais ce qui m'a permis de tenir le coup c'est le mas, la Camargue, les taureaux et les chevaux."

En effet entre un week-­end sur deux puis pendant les grandes vacances, Florence retrouvait les terres de sa naissance. "Et chaque fois que je repartais je pleurais.

Alors quel a été le déclic pour sauter la barrière et revenir définitivement au pays?

"Quand l'élevage a été atteint par la tuberculose en 2005­-2006. On avait des primes conséquentes pour faire abattre et pour papa c'était une situation très difficile à vivre, d'autant qu'il était en position de faire valoir ses droits à la retraite." Toutefois pour la famille Clauzel, la manade est une histoire forte et non une question d'argent malgré les primes alléchantes. "J'ai dit il faut assainir, quitte à ce que l'on n'y arrive pas mais au moins, on aura essayé."

Donc Florence, avec tout de même l'accord et le soutien de son mari Hervé, démissionne de la banque, rachète les parts de son père, sans oublier tout de même l'aval et le soutien dans sa démarche de l'associé
de son père et ami de très très longue date Alain Albaric.  "Une situation lourde de conséquence à tous les niveaux, des changements de vie pour tout le monde et j'en serais toujours reconnaissante à Alain"

Et voilà comment du tailleur en talons aiguille, Florence passe sans fioriture du jean et boots pour fouler les terres du delta du Rhône en 4x4 rustique ou à cheval, mais heureuse de ce retour aux sources camarguaises. Pour autant dans ce changement radical, et mûrement réfléchi, ne lui parlez pas d'amazone: "Il ne faut pas rêver, le travail à pied est beaucoup plus dur physiquement que celui à cheval, et il faut se
rendre à l'évidence: Une femme doit obligatoirement travailler avec des hommes sinon elle ne peut pas s'en sortir." Au moins cela a le mérite d'être dit clairement et assumé. Des paroles aux actes.  Florence passe à
l'action, tout en poursuivant la politique de son père. C'est­ à ­dire associer les compétences, s'entourer de personnes de confiance, reconnaître les mérites et le dévouement d'une super équipe d'amateurs. Du coup la manade a, dans un premier temps était assainie, puis dans un deuxième le renouveau est arrivé, des cocardiers commencent à faire parler d'eux. Et là aussi côté sélection, elle ne roule pas seule et parle d'une même voix, celle de la famille: "Je travaille en collaboration avec papa, on a des idées, ensuite on se concerte avec mon frère Alex, qui nous dit oui ou non, au final c'est une décision à trois".

Alors dans cette trilogie reconstituée, où Florence a su indéniablement apporter une touche féminine, mais avec des idées bien arrêtées, soutenue par le paternel, le frangin, et les amateurs, "L'objectif c'est de pouvoir garder le mas et l'élevage. C'est continuer dans l'optique où on travaille dans le respect du taureau et du cheval."

Seul l'avenir le dira mais déjà les signes sont encourageants, même si financièrement c'est sans commune mesure avec la vie parisienne: "Aucun regret parce qu' on a quand même sauvé une race."

Ne serait-­ce que pour ses deux fils Maxime 19ans et Pierre 17ans et le soutien de son mari Hervé, cette femme, qui était partie à contrecoeur en laissant sa place pour la retrouver aujourd'hui après un exil loin des siens,  force le respect non?

PATRICK PONS

03/07/2014

AUX ISCLES

Mercredi 25 juin 2014

Au nom de l'amitié et de l'entraide

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L’un est manadier, Jacques, maillon de la lignée des Blatière. L’autre est gardian, Thierry, descendant d’un gardo besti de métier qui a servi ses pelots des Iscles tout au long de sa vie, Joseph Boudoux. Gens de taureaux, hommes de passion.

Tous deux ont été dernièrement mis à l’honneur par leurs pairs, et Jacques Blatière avait tenu à “marquer le coup” en rassemblant manadiers, gardians et proches sur les terres de la manade.

aux iscles,manade blatière,thierry boudoux,jacques blatière,courses camarguaisesL’éleveur souhaitait partager l’honneur ressenti d’être désigné lors de la journée de la Maintenance aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à l’initiative des gardians de métiers : « Les gardians ont souhaité me nommer, c’est un témoignage d’amitié, de sympathie et de reconnaissance. On est content de vous avoir tous autour de nous ce soir pour parler de bouvine, de traditions, de maintenance, en cette année anniversaire de la mort de Frédéric Mistral ».

Thierry Boudoux, lui, a connu un grand moment lors du 1er mai, en Arles, lorsque l’Antique Confrérie des gardians l’a fait capitaine, succédant ainsi à Marcel Raynaud. Une distinction en signe de renaissance pour le gardian blessé (il y aura 3 ans au mois d’août) et aujourd’hui sur le chemin de la guérison.

Claude Constant, gestionnaire des fonds récoltés par l’association “Ensemble pour Thierry” créée au lendemain de l’accident, rappela l’extraordinaire mouvement de solidarité (dont la course à Saint-Laurent-d’Aigouze) qui a permis d’aider Thierry dans son long et douloureux parcours : « Les gardians de métier et la Confrérie, les manadiers, les afeciouna, les médias, tout le monde a participé. Aujourd’hui, Thierry a fait d’énormes progrès et se trouve sur le chemin de la guérison. L’association est toujours présente à ses côtés, bien qu’elle ne collecte plus de dons. Elle gère les fonds qui permettent de le soutenir, lui et sa famille, car il lui faut encore du temps pour récupérer. Nous espérons qu’il trouve bientôt un travail adapté à sa santé ».

Jean Mathieu, porte-parole des gardians, saluait Jacques Blatière et son action en son temps comme président des manadiers : « La Raço di biou a été reconnue, tu es l’élément majeur de cette reconnaissance... ». Il rappelait : « La solidarité entre les gardians de métier est toujours à l’ordre du jour, envers leurs collègues blessés... » et souhaitait « longo maï à la manade ».

Chacun prenait la pose devant l’objectif de Fabien Blatière qui mitraillait les invités : Thierry Boudoux, entouré de Joëlle son épouse, d’Aurore et Arnaud, ses enfants ; Jacques Blatière et son épouse, ses neveux Laurent et Pierre Bessac ; parmi les manadiers, Raynaud, Blanc, Vinuesa, Pagès, Villiet... ; les gardians professionnels Malige, Di Lecce, Mestre, entre autres, les amateurs de la manade, les proches, etc. L’album photo témoignera de ce beau moment.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

27/06/2014

LA STATUE DE VIRAT

Mas d’Anglas, samedi 21 juin 2014


Loulou offre l’éternité à Virat

BLOGGROUPE2.jpg

 Colette et Louis Nicollin, le sculpteur Ben K, 
Gérard Batifort président FFCC et 
Fernand Toulouse, président des "Amis de la devise rouge et vert"

BLOGCOLETTELOULOU.jpgTraverser les arènes de Nîmes pour aller chercher le Biòu d’Or de Virat, c’est un souvenir que Louis Nicollin n’oubliera jamais : « Rendez-vous compte pour un Héraultais... » Le premier sacre de son cocardier-vedette, en 2002, a ému et marqué le chef d’entreprise - manadier. C’était aussi l’année où la manade Nicollin affichait son nom après le rachat en 1997 de l’élevage à Jean Lafont. Une année marquante donc pour la devise “rouge et vert” où un taureau fait le lien entre les deux époques...

Et quel taureau ! Né sous l’ère Lafont, c’est sous Nicollin qu’il sera élevé. Ce magnifique N. 507 impressionnera toujours par sa noblesse, sa générosité et son panache aux planches. Qualités qui le porteront jusqu’au titre suprême en 2002 donc. Mais aussi en 2004, certainement la meilleure saison de sa carrière. Car la vie de cet extraordinaire combattant n’a pas été un long fleuve tranquille. En 2003, tous les afeciouna se souviennent lors de la finale du Trophée des As du coup de crochet fatal à son œil, puis en 2004, encore à la finale, de son violent choc aux planches qui lui valut des traumatismes cervicaux et vertébraux. Ainsi à la longue liste des trophées gagnés pourrait s’ajouter un prix de la malchance qui rajoute à l’empathie que ses propriétaires et gardians lui vouent.

Louis Nicollin avait cette idée en tête depuis longtemps... donner à son taureau Virat l’éternité. Lui offrir une statue. Pour cela, l’artiste sculpteur Ben K fut requis et a pu travailler sur l’original. Car Virat, choyé, vit tranquille dans les prés du Mas d’Anglas.

BLOGVIRAT.jpgEt en ce jour de fête où Louis et Colette Nicollin avaient choisi de mettre leur taureau à l’honneur, après l’abrivado et la roussataïo joliment menées en pays, une surprise attendait les invités aux arènes du domaine. Virat “himself”, devise fièrement arborée, recevait, à 19 ans, l’hommage de ses supporters à la lecture par Jacques Valentin de son impressionnant palmarès.
Accompagné de la peña et des gardians, le cortège se dirigeait ensuite vers la statue encore voilée. Touchant avec son discours « écrit par mon épouse Colette » en main, Louis Nicollin évoquait ses bonheurs avec Virat, rajoutant quand même quelques touches personnelles « On est pas trop bons en ce moment mais ça va revenir. On m’a dit qu’on avait une vache qui avait gagné quelque chose.... On a été éliminés de la Gambardella... (Trident d’Or NDLR) ».... BLOGDURRIEU.jpgN’oubliant pas le gardian Jean-Pierre Durrieu, l'indispensable Jeoffrey Barbeyrac, et Fernand Toulouse, président des “Amis de la devise rouge et vert” - « Vous avez remarqué que je n’ai pas dit “la Secte” » - qu’il invitait à couper le ruban et dévoiler la statue.
Le président de la FFCC Gérard Batifort et adhérent des Amis de la devise rouge et verte, soulignait son plaisir d’être là « avec ses deux casquettes » et de fêter Virat en rappelant quelques-uns des moments forts vécus.
Tandis que les flonflons de la fête se déplaçaient vers la cour du Mas d’Anglas, Virat - le cocardier - poursuivait sa retraite tranquille dans les prés et Virat - la statue - commençait son règne d’éternité les yeux rivés sur la plaine du Vistre.


Texte et photos
MARTINE ALIAGA

▼ AVEC LE SCULPTEUR BEN K

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▼ AVEC GERARD BATIFORT PRESIDENT DE LA FFCC

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▼ AVEC FERNAND TOULOUSE
PRESIDENT DES AMIS DE LA DEVISE ROUGE ET VERT 

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▼ JUMENTS ET BIOU AUX ARENES 

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 ▼ AVEC LES GROUPES FOLKLORIQUES

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▼ LA COUPE DU RUBAN

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▼ LA RECEPTION

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▼ LOIN DE L'AGITATION, DOMINANT LA PLAINE DU VISTRE
VIRAT ACCUEILLE LES VISITEURS DU MAS D'ANGLAS

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LES AMIS DE LA DEVISE "ROUGE ET VERT"

ONT APPRECIE ET COMMUNIQUENT

"Le samedi 21 juin 2014, en prélude à l’inauguration de la statue de Virat, s’est tenue au Mas d’Anglas, l’assemblée générale  ordinaire de l’association des Amis de la devise "rouge et vert".

Après quelques mots de bienvenue, le président Fernand Toulouse rappela avec émotion la disparition d’amis depuis la précédente assemblée générale et demanda à l’assistance une forte pensée pour eux.

Vinrent ensuite les rapports moral et financier dont Marlène et Rémy s’acquittèrent  avec tout le brio qu’on leur connaît et qui furent adoptés unanimement.

Reprenant la parole, le président ébaucha certains projets en cours et répondit  à quelques questions d’usage avant de déclarer close cette assemblée 2014.

Il ne restait plus aux participants qu’à rejoindre tous les autres invités à cette journée en l’honneur de Virat qui, fait unique, se voyait statufié de son vivant sur ses terres.

Un grand merci à Madame et Monsieur Nicollin pour l’attention toute particulière portée en permanence à notre association".

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02/06/2014

DROME : Une journée camarguaise

Dimanche 1er juin 2014
 
LA CAMARGUE INVITEE A ETOILE-SUR-RHONE

manade vidal,spectacle camargue,courses camarguaises

Etoile-sur-Rhône, ville de la Drôme de 5000 habitants à 10 kilomètres au sud de Valence accueillait en ce dimanche 1er juin dans le cadre de son week-end carnaval et festival de penas, les gardians et Mireille de la manade Vidal pour une matinée consacrée aux jeux de gardians traditionnels.
manade vidal,spectacle camargue,courses camarguaisesEt quelle n’a pas été la surprise d’y rencontrer parmi la quinzaine de pena invitées celles de Los Sombreros et de St Etienne-du-Grès. Certes dans une tenue rocambolesque bien dans le thème de la journée carnaval mais reconnaissables tour de même.
Très tôt, le monde allait se regrouper autour des arènes montées pour l’occasion pour se retrouver plus de 1000 à l’heure du coup d’envoi précédé par des explications, d’une part sur le déroulement, et surtout sur l’origine de ce qu’ils allaient voir.
manade vidal,spectacle camargue,courses camarguaisesAlors que Jérôme et Florence Vidal entraient en piste, accompagnés de 5 de leurs fidèles amateurs (Guillaume, Ludo, Morgan, Serge et Sébastien) et de 6 charmantes, Mireille (Pauline, Betty, Naïs, Fanny, Vanessa et Stéphanie )chez qui on ne soupçonnait pas qu’elle étaient levées depuis 3 heures du matin pour se préparer, tant elles étaient gracieuses et lumineuses, explications et notions de nos traditions étaient données aux gens... En effet c’est bien beau de faire découvrir, d’exporter nos us et coutumes, encore faut-il prendre le temps de les expliquer à ce public, néophyte et avide de sensations, de questions. 
Quelques mots sur le cheval camargue, quelques mots sur le taureau camargue, le pourquoi, le comment sur leur élevage, quelques mots sur le métier de manadier, sur la passion du gardian amateur, an passant par la tenue des cavaliers et des dames du Pays d’Arles, et voilà le décor planté pour une heure de spectacle...
Successivement, le jeu de l’orange, le jeu du bouquet, le jeu de la chaise, le saut de cheval à cheval, le saut de cheval à taureau furent exécutés avec ferveur et sans se faire de cadeaux  par les cavaliers de la devise gardoise "jaune, vert, violet" sous un tonnerre d’encouragements...
L’abrivado de l’amitié a clôturé les hostilités camarguaises. Organisée cette année dans les arènes contrairement à l’an dernier où elle avait eut lieu en ville (avec les barrières de la ville de Nîmes - Comme quoi quand on veut s’en donner les moyens-), elle a permis, outre de donner des explications sur son origine de montrer aux spectateurs la complicité entre l’homme et son cheval et des gardians entre eux.
Pour conclure, et quand je vous dis une trentaine, je n’exagère pas, sont venus en piste pour se confronter dans un taureau-ball, un jeu des arches, et l’homme statue, des jeunes et des moins jeunes pour le plus grand plaisir de tous...

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Les discussions, un lâcher de ballons, un «paquito géant » regroupant plus de 200 personnes, et un repas, ont conduit jusqu’à 15h, l’heure du Grand Défilé Carnavalesque ayant pour thème « Les Pays Du Monde » avec plus de 16 chars entrecoupés des 15 penas, bandas venant du Gard, de Saône et Loire, de l’Hérault, de Savoie, des Bouches Du Rhône, du Puy de Dôme, de l’Aveyron et bien sur de la Drôme.
Mais très vite, trop tôt, vu l’excellent accueil qui a été fait à notre peuple camarguais par tous les Etoiliens, et notamment le dynamique Comité des Fêtes dirigée par Christine Datin, chevaux, taureaux, gardians et Mireille ont pris le chemin du retour.
Vraiment, une très belle journée !
 
Texte et photos
CYRIL DANIEL

 

Manade Vidal : spectacles traditionnels, locations de salle, location d'arènes, tél. 06 81 43 74 59

30/05/2014

MAGAZINE "VIVRE EN CAMARGUE"

MAGBLOG.jpgCamargue entre les bras du Rhône, Petite Camargue, Provence, Languedoc... Ici la culture est riche, colorée, bien vivante. "Vivre en Camargue" propose une ballade non exhaustive à la rencontre de l'histoire, des hommes et des bêtes, des manifestations qui illustrent ce patrimoine à nul autre pareil. Portraits de gens de talent, défenseurs de la fe, cette foi dans les traditions qui rassemble dans les rues Arlésiennes et gardians, qui porte les afeciouna vers les arènes, foi qui se propage pour rassembler les générations.

52 pages pour vivre l'amour des taureaux au coeur des manades, la passion du costume et des associations de tradition, le dévouement des bénévoles, l'intensité des duels dans les arènes, le talent des artistes qui transcendent le passé et illustrent le présent... Et tous ceux qui passent le relais aux plus jeunes. En couverture du magazine, Antonin, 7e génération de la manade Raynaud, en symbole de la transmission.

* 2,90€, demandez-le dans tous les magasins presse de la région Languedoc.

24/05/2014

La manade Raynaud a fêté Ratis, son Biou d'Or

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Vendredi 23 mai 2014 - Au Grand Radeau

Contre vents et marée

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La magie du Grand Radeau dans toute sa splendeur ! Un lieu sauvage de bout du monde où la nature fait valoir pleinement ses droits... Amarrée à son bout de terre, la famille Raynaud s'inquiète que la météo perturbe cette soirée de fête préparée avec tant de soins par toute la famille, s'adapte car "C'est comme ça on n'y peut rien" dit calmement Marcel, et finalement ne perd rien de son bon sens terrien et de sa simplicité. L'accueil chaleureux a conquis tous les présents. Pas un n'a quitté le bateau sous le déchaînement des éléments, rafales de vent, pluie, froid. La fête pour le Biou d'Or a bien eu lieu... contre vents et marée. Ratis au centre de l'attention de tous et le bonheur de partager un moment la vie d'une manade et d'une famillle si attachantes.

manade raynaud,ratis,le grand radeau,courses camarguaisesLe seul regret est pour l'équipe de François de Luca et le CT de Saint-Geniès-de-Malgoirès pour qui le vent violent a été fatal. Prévu en extérieur, la projection du film sur la manade Raynaud n'a pu avoir lieu.

Alors que le buffet si joliment disposé sur des ballots autour des récompenses gagnées par Ratis a dû être rapatrié à l'abri au grand galop quand l'orage a éclaté. 

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manade raynaud,ratis,le grand radeau,courses camarguaisesLes discours ont heureusement échappé au déferlement des éléments. Sur un fond oscillant entre "Le jour d'après" et "Autant en emporte le vent" (quand le ciel s'embrase lors de la fuite d'Atlanta incendiée... Si, si revoyez le film), juchés sur une charrette, le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer a ouvert le bal puis Frédéric est revenu sur l'histoire du taureau jusqu'au sacre d'Arles. Il a aussi donné des nouvelles de Ratis suite à sa blessure à Palavas. Marcel, en appelant à sa mémoire, a évoqué les grands taureaux saintois (lire ci-dessous) d'avant 1954. Domynique Azema pour le Trophée Taurin exprimant ses félicitations. Frédéric clôturait en espérant ne pas avoir à attendre 57 ans de plus pour une autre récompense (Le Biou d'Or de Régisseur datant de 1957)...

manade raynaud,ratis,le grand radeau,courses camarguaisesLa soirée s'est prolongée tard entre la loupio et la salle où les tables bien garnies ont étanché la soif et la faim de tous les invités, maires, clubs taurins, presse, amis, manadiers, raseteurs...

Et quand on pris le chemin du retour, devinez quoi... les étoiles brillaient dans le ciel au-dessus de Grand Radeau.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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Les prix gagnés par Ratis étaient exposés
au centre de l'espace-buffet - avant l'orage -
le Biou d'Or  trônant en haut

et sur le côté, le diplôme offert en 2011
par l'Amicale des chroniqueurs

au tout jeune cocardier de 6 ans.

Les taureaux évoqués par Marcel Raynaud

Partant du fait qu'avant la création du Biou d'Or par le Trophée Taurin, il y eut en Camargue, notamment aux Saintes-Maries, maints taureaux de qualité supérieure, Marcel a évoqué certains de ces grands cocardiers. Un petit duel fraternel se livrait alors entre les manades saintoises Baroncelli et Raynaud.

Pour Baroncelli : Provencau, Setori, Cemoureu, Lou Bandot. Pour Raynaud : Catalan, Vallabreguant, Jeannot, Lou Greffa (cinq Cocarde d'Or et 2 fois vainqueur). Puis Clan clan du Marquis, Contrepas et Marinero de Raynaud.
Puis Cinq-Francs, Lebrau, Felibre d'Aubanel. Maquisard (vainqueur de 2 Cocarde d'Or) chez Raynaud...

Et Marcel de terminer : "Il y a longtemps les Grecs eurent Apis, sur les terres santenques, on parle de Ratis...".

LES INVITES

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