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21/05/2014

HOMMAGE A GUEPARD

Mardi 20 mai 2014

guépard,cuillé,biou d'or 2010,courses camarguaisesLa nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux où les hommages au Biou d'Or 2010 sont émouvants. Le magnifique taureau de la manade Cuillé, Guépard, est mort, à 13 ans. Aussitôt les images des magnifiques combats qu'il réalisa dans les arènes notamment à Lunel, Palavas et au Grau-du-Roi reviennent en mémoire.

Ci-dessous quelques uns des comptes rendus à la gloire du N.134, à sa beauté et à sa hargne.

MIDI BLOGS -  2010

Quel beau Biou d’Or ! A 9 ans, la vedette de Cuillé a un tempérament de feu, le charisme d’un roi, la dangerosité du félin et un sang bouillant qui l’emporte. Craint, son tempérament explosif pousse les blancs à essayer de le berner. Sa générosité parfois est mise à rude épreuve. Les trop grands espaces  lui sont un terrain de chasse qu’il parcourt à grandes foulées et sur lesquels il se disperse. Mais toujours il revient au combat. Avec hargne, méchanceté et ténacité. Oui, le fer de lance de l’élevage vaut bien une couronne. Le sang baroncellien est à nouveau récompensé… Hourra !

MIDI BLOGS LE 7 OCT 2010 - LA SAISON DE GUEPARD

Dans la Royale de la manade Cuillé, je demande le N.134. Auréolé de son titre de Biòu d’Or, le magnifique spécimen possède un caractère emporté, et du félin dont il porte le nom, l’allure de chasseur et la dangerosité. Guépard est un cocardier redoutable, violemment spectaculaire.
Guépard, bien né et à la carrière déjà avantageuse jusque là, a explosé en un bel après-midi de 1er novembre 2009, finale du Trophée Pescalune. Ce quart-d’heure a marqué les esprits. S’appropriant la piste, Guépard soumit, ce jour-là les hommes à sa loi après avoir accroché Sabri Allouani et failli percuter Adil Benafitou. Au maximum de sa domination, il rentra son second gland sous les acclamations et la musique.
Son histoire était en marche. Et bien entouré par ses congénères de la Royale de la manade Cuillé qui enchante les afeciouna depuis trois ans, le beau ténébreux a tracé sa route royale.
A Lunel, (28 mars 2010), s’il laisse cueillir ses glands - péché de générosité -  il se montre intraitable aux ficelles qu’il ramène. A Palavas (2 mai), - l’une des plus belles courses cette saison - le Guépard déchainé, bagarreur jusqu’à basculer en contre-piste marque de sa griffe Nicolas Violet et rentre une ficelle.
Le 6 juin au Grau, il fait trembler les hommes et lever les gradins. Redoutable, la corne dangereuse, il s’approprie la piste et c’est à Moutet qu’il zébre la fesse. Ses ficelles bien en place. Pour le Muscat à Lunel en juillet, c’est un cocardier sans concession que les blancs retrouvent sur leur chemin et qui garde jalousement ses ficelles. Quant au 15 août, au Grau-du-Roi, malgré le travail des hommes, c’est très haut vers les tubes qu’il cherche Gros de la corne et Auzolle qu’il accroche par la chaussure, rentrant encore ses ficelles. Ne parlons pas de Nîmes, où après de grosses actions sur Jourdan et Auzolle, et une fois son terrain délimité, peu ont osé s’aventurer. Ficelles sur les cornes.
Voilà l’itinéraire du Biòu d’Or 2010, le Guépard élégant et chasseur qui a entendu monter les primes de ses ficelles toute la saison et qui, tête haute rentrant au toril, n’a pas vu dans son dos, les arènes debout.

MIDI BLOGS LE 6 JUIN 2010

LE QUART D’HEURE DU GUEPARD AU GRAU AVEC LA ROYALE

Guépard.- Il sort comme un boulet de canon et impose son physique de toute beauté et son caractère de bagarreur. Craint, il chasse, l'oeil à tout ce qui bouge et n'a pas à sortir le grand jeu pour dominer.  Déjà Moutet frôle la correctionnelle en étant magistralement anticipé, et Auzolle entend les planches craquer derrière lui. A. Benafitou lance de longues trajectoires qui parfois n'aboutissent pas, Auzolle dépassé, Guépard zèbre l'espace proche d'Outarka. Moutet encore doublé, récidive et se fait rattraper au saut. La marque du Guépard sur sa fesse. Avec méchanceté, le redoutable lance la corne sur Marquier et se dédouble sur Auzolle qui démarre... Du grand... du beau... Les hommes essaient encore. Bravo. Adil Benafitou allonge la trajectoire, c'est magnifique. Auzolle emporté, Moutet qui revient se fait serrer de près, Marquier tente, Moutet pour l'orgueil sur la sonnerie. Pendant ce temps, la ficelle est montée, montée, 1000, 1200€... Guépard s'en fiche, il les ramène à la maison, il part au toril tête haute, dans son dos les arènes sont debouts.

A LUNEL, l'accrochage de Sabri Allouani

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COMPTE RENDU PAR VIDOURLE
 FINALE DU PESCALUNE 1er NOVEMBRE 2009

Dès les premiers cites, Guépard se lève sur Jourdan, puis le biou promène les hommes. Allouani s'engage et l'action à la planche est phénoménale : pantalon déchiré mais cocarde dans le crochet. Dans la foulée, A. Benafitou à son tour frôle l'accrochage pleine piste. La tension est au maximum, le biou maîtrise tout. La fin de course alors que le 1er gland est à 450€ est haletante et spectaculaire. Guépard rentre son 2e gland sous l'ovation et entend une kyrielle de Carmen.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS VIDOURLE - CHRISTIAN ITIER

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23/04/2014

ELEVAGE *UNE JOURNEE DE COURSES*

A la manade La Galère
on se souviendra du lundi 21 avril

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Rudy à Lunel.

 A la manade La Galère à Mas Thibert, tout le monde était sur le pont en ce lundi pascal. La complète de l’élevage sortait à Aramon, Robinson était prévu à Lunel et Lou Barri à Mouriès...
Tout était pour le mieux pour les manadiers René Lambert, François Chapelle, leur gardian et les amateurs...
Sauf que la vedette de l’élevage, Robinson, recevait un coup de corne à la cuisse droite pendant l’embarquement. Du coup, ce sera Rudy qui le remplacera à Lunel. «C’était un coup de poker, explique Mika Di Lecce, le gardian pro de la manade. Je savais qu’il avait des capacités pour aller aux As. Nous avons saisi l’opportunité et cela a marché. Il m’a épaté, en plus c’était sa première course de la saison... alors à Lunel, aux As, et dans cette compétition du Pescalune....».
Du côté d’Aramon, les péripéties n’ont pas manqué non plus avec la blessure à l’œil de Campbell et l’accident de Vicois, KO après une grosse percussion sur Gaillardet. Evacué directement de la piste dans le char, Vicois partait directement avec ses manadiers chez le vétérinaire de garde à Saint-Gilles. Arrivé là, le cocardier s’était relevé seul dans le camion. Un gros hématome à la colonne vertébrale était décelé par le vétérinaire. Bien soigné, le taureau est désormais sous surveillance, à part avec un simbeù. «Ce matin, il marchait, certes avec un peu de raideur, explique Mika,  surtout il a mangé du foin. Il faut attendre pour voir comment il va évoluer...». Le gardian revient aussi sur la course d’Aramon: «Sortir une complète c’est pas rien... Et les raseteurs ont été... gourmands. On déplore la blessure de Campbell, mais le jeune Capitaine issu du Trident d’Or, en dernier de la course a été extra...».
Avec Lou Barri qui rentre ses ficelles à Mouriès, Rudy est la grande satisfaction de ce lundi. Du coup le calendrier du N.645 de la devise “bordeaux, jaune vert” s’est enrichi de nouvelles sorties.
Au final, une sacrée journée et, heureusement, pas que de galère...

MARTINE ALIAGA
PHOTO LAURENT SONZOGNI

06/03/2014

OBSEQUES DU MANADIER BERNARD LAUTIER

Lundi 3 mars 2014

L'hommage des gens de bouvine

OBSEQUESBERNARDLAUTIER.JPG

Il emporte dans sa tombe la photo des jours heureux. Le triomphe que lui avait rendu les afeciouna, lors de son entrée en piste, main dans la main avec son épouse Jeanine, pour aller chercher le Biòu d’Or de Mathis. C’était en 2006 à Nîmes, lors de la finale du Trophée des As. L’heure était à la joie... à la récompense. 44 ans après la création de la manade, Bernard Lautier et sa famille largement associée, trouvait là l’aboutissement d’un dur labeur. Car rien ne lui a jamais été donné à ce travailleur acharné, terrien de caractère et droit comme un “I”. 

Et c’est de respect dont il a été question en ce lundi après-midi où tout le peuple de la bouvine s’est rendu au cimetière de Raphèles-les-Arles pour accompagner le manadier, parti à 83 ans. 

Le cortège ouvert par la Nacioun Gardiano, les gardians professionnels, puis le cheval du disparu à la selle voilée de noir.... Dans le cimetière, une bénédiction sobre selon les voeux du décédé, et la voix de Daniel Richard pour rappeler la vie rude mais aussi le contact «Il savait partager sa passion et on aimait le rencontrer» ; Jean Mathieu pour le témoignage des gens de métier et la Coupo Santo en hommage. Restait aux manadiers, Arlésiennes, gardians, afeciouna présents à témoigner leur affection à Jeanine, à Frédéric et son épouse, à Vivette, à Magali, à tous les petits enfants. Un long cortège mais qui, c’est sûr, a réchauffé le cœur de cette famille dans la peine.

MARTINE ALIAGA

28/02/2014

DECES

décès de bernard lautier,manade lautier,course camarguaiseLe manadier Bernard Lautier a quitté les siens, à 83 ans, ce matin (vendredi 28 février) dans son Mas Reboul, draille de la Marseillaise en Arles, entouré par son épouse  Jeanine et  sa famille.

Ses obsèques auront lieu lundi 3 mars, à 15 h, à Raphèle-les-Arles. Le rendez-vous est donné sur le parking de l'Eglise.

Nos plus sincères condoléances et pensées vont à Jeanine, Frédéric, et tous leurs proches.

Photo : Bernard et Jeanine en 2007, lors de la fête en l'honneur du Biou d'Or de Mathis (2006)

13/02/2014

VISITE EN MANADE

 Février 2014 - Manade Raynaud

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Une journée au Grand Radeau

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Après une petite balade dernièrement en Pays héraultais à la manade Cyr, cette belle matinée printanière m’a mené cette fois-ci dans les Bouches-du- Rhône et plus précisément sur la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, sur les terres du Grand Radeau où a élu domicile,  depuis 1945, la manade Raynaud, suite à l’achat quarante ans plus tôt par Mathieu Raynaud  de la manade Papinaud.
ratis,manade raynaud,courses camarguaises◄ Photo Jean Raynaud - A l’issue d’un long périple sur la grande draille conduisant de la route du Bac du Sauvage au Mas du Grand Radeau, je fus accueilli dès mon arrivée par Maguy et Marcel autour d’un café et des fougasses amenées par un ami fervent de la marque, José Vidal pour ne pas le citer. Les discussions, de biou bien entendu mais aussi de politique (élections communales obligent) vont déjà bon train sans oublier un bref retour en arrière avec de vieilles photos d’Evêque à Lunel, des visages connus en contre-piste et des petites histoires d’antan.
ratis,manade raynaud,courses camarguaises► Photo Marcel Raynaud - Au cours de l’une d’entre elles, Maguy lâche à son mari  « Dis Marcel, celle que tu racontes à plus de 50 ans ! ». Le temps passe vraiment trop vite en présence de ces gens de cœur, débordants de gentillesse et fort accueillants. On resterait des heures à discuter, à papoter tant les discussions sont autant passionnées que passionnantes. 
D’hier, d’avant-hier ou de jadis, les histoires sont vécues au temps présent. Il semble que les scènes se déroulent sous nos yeux tant elles sont précises notamment celle ou ce trois-mats échoué sur la plage un jour de tempête. Il transportait on ne sait quoi ("même s’il y a peu de doute sur sa cargaison", rajouta notre narrateur) et son équipage était évacué par hélicoptère avant l’arrivée des gendarmes. Le tout, sous le regard de Marcel qui faisait le tour du pays à cheval comme il avait l’habitude de le faire tous les matins, été comme hiver pour voir si tout était en ordre.
Impossible d’arrêter le temps, les aiguilles de la montre ne cessent de tourner. Jean arrive pour aller arriber.
ratis,manade raynaud,courses camarguaisesLe foin chargé sur la charrette. Direction la draille jusqu’au poste de garde et nous voilà, parmi les veaux et leurs mères, où l’on peut déjà reconnaître la vedette féminine de l’élevage Carioca  (◄ photo) qui a participé à la Finale du Trophée Philippe-Thiers en 2012 au Grau-du-Roi et en 2013 à Saint-Georges-d’Orques.  A ses côtés, Farandole, Palunière et Comète veillent, elles aussi, sur ce qui va être le relève.
Plus en retrait, sur les  hectares verdoyant de Pin Fourcat, pour un  complément de nourriture aux taureaux jeunes. Une quarantaine en tout, tous plus jolis les uns que les autres, morphologiquement différents et aux embanages diversifiés.

 

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RATIS, Biou d'Or 2013

Mais notre visite de pouvait s’arrêter là. En effet, il y a un pensionnaire parmi les autres aujourd’hui qui s’attire tous les regards et qui ramène la famille Raynaud sur la plus haute marche du podium. Vous l’avez deviné, je veux parler de  Ratis, qui après avoir été proclamé  Biou de l’Avenir 2011, meilleur taureau de la Finale des As en 2012, a été sacré Biou d’Or 2013.

ratis,manade raynaud,courses camarguaisesAprès de petites querelles avec ses benjamins et malgré un léger coup de corne dans l’épaule (déjà réparé),  c’est désormais à proximité du Mas, en compagnie de Marcamau, Rabino, Escamillo (► photo), du tout jeune mais déjà prometteur Léo, sans oublier le vétéran de l’équipe, le simbeu Tranquillou, âgé de 21 ans,  que les « stars » de la devise "rouge et Bleu" sont choyées.

Malgré certains bruits hivernaux totalement faux,  Ratis est bien là, sur la levée et  semble déjà poser pour la photo. On resterait là, des heures, à le contempler tellement il est beau, majestueux et imposant. Du regard, il ne semble perdre aucun de nos mouvements, des oreilles aucune de nos paroles et des anecdotes de Marcel.

En le regardant très vite, des images de Ratis en piste resurgissent dans nos têtes, des images riches en émotion lorsque le matin de l’élection du Biou d’Or, les benjamines de l’élevage, la larme à l’œil savouraient le résultat du vote, ou encore lorsque Marcel, Jean et Frédéric traversaient sous une formidable ovation la piste arlésienne pour y recevoir le Biou d’or. Mais également des images riches en sensation, comme ses enfermées et encore plus ses coups de barrière.
Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens !!!
Il est déjà midi bien passé, c'est l’heure de retourner au Mas tout proche. Frédéric, avec le camion arrive de La Crau avec le plateau chargé d’une dizaine de tonnes de foin, ce qui rappelle, que même si aujourd’hui le temps est printanier, l’hiver et ses tâches quotidiennes est bien là.
Au loin en direction de l’Ouest, sur l’Etang de La Grande Rhée Longue,  les flamants roses chantent la saison des amours. En direction du nord, la neige blanchit les hauts sommets de l’Aigoual et plein Sud, la mer laisse entendre ses vagues s’écraser sur la plage et un léger garbin nous porte le cri des gabians.
Merci à la Famille Raynaud  pour cette petite escapade de rêve en terre sainte, cette terre sainte de Camargue qui durant l’Antiquité n’était qu’une île entre ciel et mer consacrée au Dieu Râ, père du soleil qui donnera comme premier nom au village des Saintes-Maries-de-la-Mer, Notre Dame de Ratis.

 

 
Texte et photos
Cyril DANIEL

11/02/2014

CAMAGRI

14, 15 et 16 février 2014 : au Mas de la Cure

Le Camargue tient salon

camagri,chevaux camargueLes fils du vent et de la mer affichent une remarquable santé. Les descendants de Crin Blanc bénéficient d’une belle réputation dans le très sélectif monde équestre.
La race du cheval Camargue, une des plus anciennes du monde, a conquis petit à petit par ses qualités - rusticité, vivacité, endurance - et sa remarquable facilité d’adaptation. Autrefois méprisé et réduit aux travaux agricoles dans les mas, souvent abandonné aux marais, le Camargue s’est forgé peu à peu une notable réputation. Monture indissociable des gardians, les premiers à utiliser son instinct et son pied sûr pour le travail des taureaux, partenaire parfait des randonneurs de l’équitourisme et des clubs équestres, la palette des activités possibles avec lui est très large. Attelage, dressage, promenade s’ajoutent aux disciplines traditionnelles de l’équitation de travail et des fêtes camarguaises.
camagri,chevaux camargueQuelques dates phares accompagnent cette ascension amorcée au XXe siècle par le Marquis Folco de Baroncelli et la création de la Nacioun gardiano. En 1964 naît l’Association des éleveurs de chevaux de race Camargue qui, en 1967, organisera le recensement des élevages, précisera les critères de cet élevage extensif en liberté. La reconnaissance officielle de la race arrive en 1978 où le travail conjoint de l’AECRC, du Parc naturel régional de Camargue et des Haras nationaux porte ses fruits. Aujourd’hui, l’AECRC intervient dans la sélection et l’amélioration génétique des équidés, siège à la commission du Stud-Book et conduit un programme d’élevage.
Le 50e anniversaire de cette association sera célébré les 14, 15 et 16 février au Mas de la Cure lors du salon Camagri. Un cadre sis dans le berceau originel de la race qui offre un environnement propice à la manifestation. Près de 400 étalons, chevaux et juments sont attendus. Qui pour être présenté à la vente ou “en modèle et allure” ; qui pour concourir avec l’AVEEC, en maniabilité, tri de bétail, dressage, ferrade, parcours en pays... En plus des épreuves habituelles, les Camargue feront démonstration en saut d’obstacles (CSO), se défieront lors d’une course et paraderont en attelage de 4 menés par les Haras d’Uzès.
Un beau week-end donc pour découvrir ou soutenir le petit cheval blanc de Camargue. Petit ? Pas tant que ça puisque la race a gagné au fil du temps quelques centimètres de bon aloi. Et blanc ? Pas vraiment. Les poulains naissent bai, brun ou rouan et s’éclaircissent avec l’âge jusqu’à la robe traditionnelle dite grise, souvent truitée ou mouchetée. Parfois ombrageux et réticent à un dressage en force, le dernier des sauvages, comme il est parfois appelé, n’a pourtant pas son pareil pour faire équipe avec son cavalier. Jamais esclave toujours partenaire, l’emblème de la Camargue n’a pas fini de galoper crinière au vent.


MARTINE ALIAGA


Camagri, Mas de la Cure, face au Château d’Avignon, route d’Arles aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Ouvert les 14, 15, 16 février, de 9 h à 19 h, entrée gratuite.

PROGRAMME

camagri,chevaux camargueVendredi 14 février : 9h, épreuves de qualification Loisirs (modèles et allures). 14h30, qualification loisirs. 14h30, tri de bétail. 15h, présentation chevaux à la vente. 16h, maniabilité.

Samedi 15 : 9h-12h : dressage équitation Camargue. 10h, concours de ferrade (mas du Ménage). 12h : pose d'une plaque commémorant les 50 ans de l'Association des éleveurs de chevaux de race camargue. 14h : course de chevaux (avec et sans selle). 14h30 : concours maniabilité avec l'AVEEC). 15h, tri de bétail. 15h, épreuve montée pour le champion de la race. 16h30 : tri de bétail. 17h30 : remise de sprix.

Dimanche 16 : 9h30 maniabilité (AVEEC). 10h : concours de parcours de pays. 10h : champion de la race (chevaux vu en main). 11h : concours de tri de bétail. 12h : concours de saut d'obstacles. 14h : maniabilité (AVEEC). 14h : parcours de pays. 14h30 : tri de bétail. 17h30 : remise des prix des concours.

Tout le week-end : confrontation d'attelages. Artisans, fabricants de matériel, selliers. Restauration sur place.

Entrée gratuite.

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29/01/2014

VISITE EN MANADE

 UN APRES MIDI A LA MANADE CYR

 

manade cyr,courses camarguaises

Les ternens de la marque.

 

L’hiver est bien là.  Il ne fait pas bien froid encore mais le ciel bas se laisse envahir peu à peu, au fil des heures par les nuages qui, à plus ou moins long terme, apporteront la pluie, une pluie tant redoutée par les éleveurs.

 L’idée me vint alors d’en profiter pour rendre visite à un manadier situé entre Lunel et Marsillargues, plus précisément au Mas Saint-Jean, en terre pescalune, Alain Cyr. Manadier à part entière, malgré son activité professionnelle de médecin. C’est par passion qu’Alain et son épouse Catherine se lancent dans la création de leur élevage, aux couleurs "fuschia, jaune et orange" en 2000. Après un calme départ et suite à des problèmes sanitaires, le manadier est contraint à un abattage de son cheptel, basé certes sur de bonnes origines mais jusqu'alors sans grands résultats hormis en vaches cocardières avec Noha et Nancy. Nous sommes en 2007.

manade cyr,courses camarguaisesAprès une longue hésitation mais toujours avec autant d’envie, de passion, tout en restant lucides et réalistes, Alain et Catherine ne baissent pas les bras et décident de remettre la machine en route pour repartir de plus belle à la recherche de leur bonheur et pourquoi pas de la vache ou du taureau qui les fera éclore et retourner en piste en s’octroyant des bêtes de diverses origines.  Et rapidement, 5 ans à peine après le deuxième départ, voilà que la manade Cyr fait son retour avec un cocardier répondant  au nom de Wagram (photo ci-dessus avec Katif à Villeneuve-lès-Maguelone).
manade cyr,courses camarguaisesMais aujourd’hui, celui qui retient l’attention se nomme Lebrau (photo anticipation sur Cartalade au Grau-du-Roi). Agé de huit ans, chacune de ses prestations est suivie avec intérêt par son pélot qui regrette cependant « son manque de sortie jusqu’à ce jour ».  D’un premier abord classique, Lebrau est à la fois brillant et sérieux de par son placement et son anticipation et ses enfermées peuvent conclure au dessus des planches. Découvert dans les arènes du Grau du Roi en 2012 , il ne fera que confirmer la saison passée dans cette même piste lors de la nuit consacrée au taureau courant juillet et lors de la première journée du Trophée de la Mer dans le cadre de la fête où, sorti en 3ème position, il rentrera sans forcer sa première ficelle à 700 € face à Sabri Allouani, Mehdi Belgourari, Ilias,Nabil et Adil Bénafitou, Romain Bruschet, Anthony Ayme, Kevin Cartalade, Romain Gros et Jérémy Lafare. A noter qu’auparavant il s’était octroyé le prix de meilleur taureau de la fête de Marsillargues. Son calendrier 2014 met l’eau à la bouche avec  4 sorties dont Le Grau-du-Roi (2 fois), Lunel (fête votive) et Mauguio. Un calendrier « rempli correctement » soulignera le manadier « même si j’aurais aimé qu’il en fasse une de plus au mois de juin ».

 Quant à Wagram, 5 sorties pour lui aussi de programmées à Marsillargues, Codognan où il remettra son prix en jeu, Villeneuve-lès-Maguelone, Portiragnes et Clarensac.

manade cyr,courses camarguaisesLa gente féminine ne sera pas en reste non plus avec Hacienda (photo à Codognan coup de barrière sur Stéphan Fargier) et ses 4 sorties (Milhaud – Codognan – Marsillargues et Le Grau-du-Roi) et la toute nouvelle Noria, vaillante et spectaculaire à souhait découverte le 30 novembre dans les arènes de Codognan lors des adieux de Stéphan Fargier. Elle devrait défendre sa marque lors des courses de sélections du Trophée Philippe-Thiers (Trophée des vaches cocardières) dans les arènes de Vestric le 14 mai.

Mais à leur coté Laos, un taureau jeune découvert en 2012 dans la cadre du Trophée des Jeunes Pousses dans les arènes du Crés et qui a confirmé en 2013 à Portiragnes et Saint Laurent d’Aigouze. Sans en oublier un autre, lui aussi aux origines certaines, répondant au nom de Lazare, qui a laissé entrevoir durant la saison 2013 d’excellentes dispositions lors de courses d’écoles de raseteurs notamment à Saint-Génies-des-Mourgues où, après être sorti en première position et sauté 15 fois, est ressorti en sixième et a affiché d’excellents principes (anticipation et finitions) ne demandant qu’à s’affirmer.

Pour finir notre revue de cheptel, c’est aux ternens, dans les marais de Marsillargues que nous avons rendu visite pour y découvrir là encore de beaux spécimens au pédigree envieux (Ricard et autres réputées) laissant présager une suite de bonne augure. Mais comme le précise Alain, « ce n’est pas toujours ceux qui ont les meilleurs papiers qui  sont les meilleurs en piste, l’avenir nous le dira ».

Aujourd’hui Alain, bien secondé par sa fille Ines et ses deux fils, Bastien et Etienne voit l’avenir sous un bon œil tout en restant cependant réaliste et les pieds sur terre. Quant à Catherine, outre la partie administrative générée par l’élevage, elle assure la gestion des gîtes tout récemment construit dans le cadre du Mas Saint Jean.

La nuit commençant à tomber au loin sur La Palus de Marsillargues, ainsi s’achève notre visite en pays héraultais. Nous souhaitons à la manade Cyr une bonne tempourada 2014 et remercions Alain pour sa disponibilité.

 

Texte et photos
CYRIL DANIEL

 

manade cyr,courses camarguaises

▲ Wagram et Lebrau

 

17/01/2014

AETCC ASSEMBLEE GENERALE

Samedi 11 janvier 2014

Des éleveurs dynamiques et motivés

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Autour de la présidente Françoise Peytavin, les éleveurs

19 h au Mas du Pont de Rousty, l’assemblée générale des éleveurs de taureaux de course camarguaise se termine au terme d’une grosse après-midi de travail. 29 manades présentes sur 31 adhérentes, Françoise Peytavin se félicite de la motivation de ses troupes. Rejointe par un des trois vice-présidents, Francis Caillan, pour le point avec la presse,  la présidente passe en revue les différents sujets abordés en assemblée.

Avoir raison avant les autres c’est une grande satisfaction ! Précurseurs dans l’idée de ne faire courir «  en pointe » que des taureaux nés et élevés à la manade (adopté dans ses statuts dès 2013), les manadiers de l’AETCC ont été rejoins par les manadiers de Raço di biou lors de leur dernière assemblée générale et ont rencontré également l’assentiment de la FFCC pour une application en 2015. « Tous ont jugé intolérable, l’idée de taureaux achetés/vendus comme pour un mercato. Le métier de manadier, dont de naisseur-éleveur, s’en trouve défini et revalorisé, exprime sans détour Françoise Peytavin, on ne peut que s’en réjouir, tout ça va dans le bon sens et dans l’intérêt de la course camarguaise. Il faudra maintenant que les organisateurs favorisent ces taureaux-là… ».

Autre initiative bénéfique, le Trophée des jeunes pousses (courses de taureaux et vaches jeunes et d’écoles de raseteurs) qui permet aux manades d’étalonner leurs bêtes.  La 3e édition est prête à être lancée. Mais la difficulté de faire courir des taureaux jeunes est toujours là. Alors  pour suivre les meilleurs de ces jeunes cocardiers,  l’AETCC va ouvrir la discussion avec le Trident d’Or afin peut-être d’accéder plus facilement à ces courses  formatrices pour les taureaux.

Restent les problèmes sanitaires. La vigilance et la rigueur sont toujours de mise même si seulement une bête par ci ou par là est positive à l’interferon (sans pour cela être porteuse de lésions, donc pas de tuberculose avérée). « Il ne faut pas baisser la garde », avertit tout de même la présidente.

Les trophées et victoires récompensant des membres de l’AETCC n’ont pas manqué en 2013 et globalement, des taureaux et vaches sortent chez chaque manadier de l’Assoc. aux As et à l’Avenir, plus quelques manades qui peuvent maintenant aligner des complètes. « C’est notre but, notre bonheur, se réjouit Francis Caillan, on veut des taureaux pour les faire courir ».

Il n’en faut point oublier un volet important : la commercialisation de la viande de taureau, complément indispensable à l’équilibre financier de l’élevage. Aussi, l’AETCC a installé une commission « Produits dérivés à base de viande de taureau ». Il s’agit, en lien avec l’AOP et d’autres organismes qui aident la filière, de promouvoir ce produit d’excellente qualité car issu d’un élevage extensif et bio. Créer un logo spécifique, être présent sur les marchés ou manifestations (Provence prestige, Camagri…), etc. Les idées ne manquent pas. Et si l’Ecotaxe est en statu quo, les manadiers restent vigilants à leurs comptes. Celui de l’association, tout comme  son moral, sont d’ailleurs au beau fixe, témoins d’une bonne gestion… participative, entreprenante et dynamique. Il y a pire pour démarrer une année !

MARTINE ALIAGA

AETCC,  le bureau : présidente Françoise Peytavin. Vice-présidents : Francis Caillan, Magalie Renaud, Rogé Andréo. Secrétaire : Sandrine Salmeron. Trésorier : Jean-Pierre Chazot.

AETCC 34 : en début d’après-midi, l’AETCC 34 s’est réunie en assemblée générale extraordinaire pour  changer ses statuts et son appellation pour devenir AETCC Languedoc-Roussillon représentant les éleveurs du Gard, Hérault et Aude.

AETCC : 31 manades adhérentes. 2 excusées à l'AG (Layalle, Lopez), 29 présentes. 1 nouvelle adhésion, la manade Orgonens (2 ans probatoires). 1 démission pour raisons familiales, manade La Galante.

19/12/2013

ANNIVERSAIRE

Dimanche 15 janvier 2013 - Saint-Laurent-d'Aigouze

Les 25 ans de la manade Vidourlenque :
une fête bien partagée

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En toute simplicité avec beaucoup de spontanéité et de bonne humeur, les Teyssier ont fêté leurs 25 ans à la tête de la manade Vidourlenque sur leurs installations à Saint-Laurent-d’Aigouze. Thierry, Pascaline et les enfants ont reçu chaleureusement leurs invités et partagé avec eux ce quart de siècle de dur travail récompensé ces dernières années par la carrière de Mithra, l’étoile de l’élevage, désormais accompagné par Camaï, Apollon et leurs congénères. Une complète de qualité qui a fait le bonheur des spectateurs cette saison à Aigues-Vives, Remoulins et Gallargues.
Peu habitué aux discours, Thierry Teyssier s’est tout de même fait violence pour expliquer son parcours, remercier ses amateurs, mettre sa femme à l’honneur... Son émotion à fleur de mots, sa complicité touchante avec Pascaline... ont conquis tous les présents. Et la flopée de fidèles autour comme une vraie famille.

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▲Mithra la vedette de l'élevage trône aux murs de la salle

▼ Famille et amis autour du bouaou

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▼ Un manadier au four, au moulin.... et à la brasucade

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▼ Scotchés devant l'écran pour suivre les exploits des cocardiers
et la vie à la manade

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Texte et photos
MARTINE ALIAGA

13/12/2013

AG DES MANADIERS RACO DI BIOU

Vendredi 6 décembre 2013

Valoriser les manadiers "naisseurs"

Les éleveurs de taureaux de la Raço di biou restent vigilants quant à la déontologie, la responsabilisation et l'éthique de leur profession.

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Ambiance détendue entre les manadiers après une matinée en assemblée générale

Faire courir “cornes nues” uniquement les cocardiers nés et élevés dans sa manade, ce sera bientôt la seule possibilité pour les manadiers de course camarguaise, l’achat et la vente de bêtes restant libre. Porté par Jean-Pierre Clauzel au sein de l’Association des manadiers de la raço di biòu, le projet a mis quelques années à mûrir et à se concrétiser pour aujourd’hui envisager la date d’application en janvier 2015.

Pour cela il a fallu modifier et dépoussiérer le règlement intérieur. Se mettre en adéquation avec l’autre association de manadiers, l’AETCC (tout aussi convaincue du bien fondé de ce changement et y travaillant également depuis plusieurs années), et avec la Fédération française de la course camarguaise qui établit les licences de manadier et donc de tout nouveau candidat. Cette dernière, par son président Gérard Batifort, se montrant tout à fait favorable à ce nouveau dispositif.

« S’entendre et parler d’une même voix, résumait Jean-Pierre Clauzel, pour valoriser le métier de “naisseurs” et d’éleveurs de taureaux ». La modification de l’article 5 (lire ci-dessous) du règlement des manadiers de Raço di biòu a donc été l’élément majeur du rassemblement des éleveurs vendredi dernier sur les terres de la manade Raynaud au Grand Radeau.

L’autre sujet d’échanges - récurrent celui-là - est la protection des taureaux jeunes « qui ne devraient être rasetés que par de jeunes raseteurs », on parle là des courses à l’Avenir. Sujet qui touche à la quadrature du cercle taurin car amenant maintes questions. Jusqu’à quel âge un cocardier doit-il être protégé ? Tous les taureaux ne sont pas mature à une date donnée... Quel organisateur ne proposerait à l’affiche que de jeunes éléments en blanc et en noir ? Le public suivrait-il ? La discussion reste ouverte et petit à petit fait son chemin dans la tête de tous les observateurs ou parties prenantes de la course camarguaise. « Je ne donne pas de règle, juste le doigt sur le problème mais en général jusqu’à 7 ans un taureau doit être protégé, explique Jacques Mailhan poursuivant, Il manque aussi des courses pour les taureaux jeunes. Comment peuvent-ils apprendre leur “métier”. Pour faire de bons cocardiers, sauf exception pour les surdoués, il faut les faire courir souvent... ».

Reste que l’état sanitaire du bétail, après les efforts d’assainissement de ces dernières années, est satisfaisant, même si la vigilance est toujours de mise ainsi que l’a rapporté le directeur du GDS des Bouches-du-Rhône, Sébastien Attias.

L’aide du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la MSA 13 est bienvenue pour permettre l’acquisition de couloirs de contention facilitant la tâche des manadiers et des vétérinaires lors des manipulations des taureaux.

Au final, une assemblée générale « formelle dans un climat serein » pour des avancées qui ont fait l’unanimité.

 

MARTINE ALIAGA

 

Les anciens mettent l'ambiance

manadiers raço di biou,manade raynaud,grand radeau,course camarguaisePrenez Albert Chapelle, Pierre Aubanel, Jacques Blatière, Henri Laurent et Marcel Raynaud... Et que l’un d’entre eux - Bébert bien sûr le premier - prenne la parole pour un poème et entonne “Le chant des gardians”, tout cela parsemé de bons mots... Alors chacun des anciens de se lever pour raconter la sienne. manadiers raço di biou,manade raynaud,grand radeau,course camarguaiseL’assemblée attablée est “tout ouïe” sur des histoires de vaches qui “portent” 7 ans, de chroniqueur qualifié d’âne par Fernand Granon, de veau perdu/trouvé, de gazes rocambolesques... rapportées avec délectation par ces conteurs-nés. L’auditoire jubile et l’ambiance est au rendez-vous.

Serait-ce la quiétude de ce lieu protégé du Grand Radeau et de ses habitants les Raynaud... une certaine sérénité et beaucoup de bonne humeur ont présidé à cette journée entre éleveurs.

 

En détail

Création : l’association des manadiers éleveurs de la “Raço di Biòu” a été créée en 1954.

Le bureau : président : Jacques Mailhan. Trésorier : Jean-Claude Blanc. Secrétaire : Sophie Chapelle-Brugeas. Ne se représentent pas : Magali Saumade, Eugène Guyot, Pierre Cuillé. Entrants : Olivier Blanc, Guillaume Linsolas, Emmanuel Lescot. En début d’année prochaine, le bureau se réunira pour établir les tâches de chacun.

Article 5 - Achat-Vente : la vente ou l’achat de bêtes est totalement libre, toutefois ne pourront courir en pointe que les animaux bouclés et marqués de l’élevage du propriétaire. L’essai de vaches reproductrices ou autres pourra se faire dans des courses d’emboulés, ainsi que pour les mâles reproducteurs. Toutefois les manadiers ayant acheté des taureaux à des tiers avant le 1er janvier 2014, pourront les faire courir jusqu’à leur retraite.

AU PANTAÏ

Samedi 7 décembre 2013 - A LA MANADE DU PANTAÏ

Au pays d’Yvan et Gavot

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Les deux vedettes posant pour les photographes

Samedi dernier, par une belle journée ensoleillée malgré le vent, Hubert et Françoise Manaud, propriétaires de la manade Lou Pantaï aux Saintes-Maries-de-la-Mer, avaient convié organisateurs, amis et amateurs, à un rassemblement amical et convivial marquant la fin de la saison.

Le maître des lieux et ses hôtes sont partis à la rencontre tout d’abord des vaches et de leur progéniture. Ensuite visite aux cocardiers qui ont fait ou feront demain les heures de gloire de la devise “bleu et blanche”. L’occasion de saisir sur le vif, deux taureaux marquants de la manade, le retraité Yvan et Gavot. L’élevage qui a fêté en 2012 son 20e anniversaire se porte bien avec les Beleu, Boncœur, Felibre, Pernen et Saint-Louis, entre autres.

De retour au Mas de Bardouine, les discussions animées  se sont poursuivies autour d’un excellent apéritif dînatoire jusqu’en milieu d’après-midi.

CYRIL DANIEL

15/11/2013

LE CAILAR

Samedi 9 novembre 2013

RATIS ET LOÏC AUZOLLE FETES PAR LOU SENGLIÉ

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La salle du Peuple a bien failli être trop petite samedi dernier à l’invitation du CT Lou Senglié, pour fêter la victoire de deux familles aux attaches cailarènes dont les trophées étaient exposés en fond de salle. Loïc Auzolle pour sa victoire au Trophée des As, pour la 4e fois. Puis la famille Raynaud pour son Biòu d’Or, Ratis.
Le président du Senglié Frédéric Floutier ne pouvait que se réjouir de recevoir le raseteur et les Raynaud au grand complet. Entouré de sa sœur, ses filles, sa nièce portant le costume, Frédéric Raynaud ne cachait pas sa joie d’évoquer son Biòu d’Or : « Le CT Lou Senglié est le premier à fêter Ratis et nous les en remercions. Pour être manadier, il faut avoir de la patience car nous avons attendu cette consécration 56 ans. Mais ça valait le coup... à la finale, rentrer dans les arènes d’Arles pleines des gens qui sont restés pour la remise des prix, j’en avais les jambes qui tremblaient... ».
Le manadier évoque cette saison de tous les espoirs où la famille a ressenti l’amour du public pour son taureau : « A Châteaurenard, il a été applaudi dès l’annonce de l’ordre de sortie des cocardiers ; au Grau, les gens se sont levés quand il est entré au toril... Nous avons reçu aussi beaucoup de félicitations de l’ensemble de la profession... C’est une satisfaction, car depuis qu’on travaillait et que rien ne venait...».
Depuis quelques temps, tout de même, les Raynaud sentaient le vent tourner : « Avec Marcomau, Escamillo et Ratis qui s’est fait remarquer dès l’âge de 4 ans. Et la suite avec Léo, Criquet... ».
Ratis auréolé de sa couronne profite maintenant d’un repos bien mérité après ses 8 courses. « En pays, il est calme comme tout, raconte le manadier, je le trie au pas, il ne bouge pas à l’encocardement. Il n’y a qu’au retour de course qu’il est énervé. C’est un cocardier intelligent qui se livre bien sur les raseteurs gauchers... Mais, attention, à droite il est très dangereux... ».
Mais pour le moment, il faut savourer et les félicitations à Loïc et aux Raynaud de pleuvoir encore autour du buffet. « D’habitude l’hiver on est au calme, plaisante Frédéric, mais j’ai l’impression que cette année, la fête ne fait que commencer ».


MARTINE ALIAGA

14/08/2013

MAGAZINE

L’utopie réalisée du Marquis

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Photo faisant partie de l'exposition de Serge Migoule

Folco de Baroncelli-Javon a protégé la Camargue, inventé les codes vestimentaires et le protocole des fêtes gardianes. Défendant toujours les peuples opprimés.

La Camargue lui doit tout... ou presque. Son identité, sa notoriété et son périmètre sanctuarisé. Folco a donné sa vie pour dépasser le rêve. Un héritage moral aujourd’hui maintenu et transmis.

Le gentilhomme, Marquis de Baroncelli-Javon, est un érudit tombé en amour pour la Camargue. Un poète à la conscience politique forte, indigné de la suprématie parisienne et du sort des minorités quelles qu’elles soient. Un intellectuel si proche de sa terre qu’il l’a transcendée. Un amoureux de sa langue provençale qu’il parle et défend de toute son âme.

Né à Aix-en-Provence, Folco partage son enfance et son adolescence entre Avignon, Nîmes et Bouillargues. Les vacances se passent aux Saintes-Maries-de-la-Mer près de sa grand-mère, Madame de Chazelle. Là, au contact des chevaux et des taureaux, il va imaginer la Camargue idéale, portée par une chevalerie combattant pour l’honneur et la gloire de sa région. Faite non plus de gardiens de taureaux, de moutons ou d’ouvriers agricoles mais de gardians, fiers de leurs chevaux, de leur travail et de leur costume. De jeunes filles et femmes, belles dans leurs tenues traditionnelles, exaltées par des fêtes colorées. D’une nation identifiée revendiquant ses origines, ses us et sa langue.

À 20 ans, sa rencontre avec Frédéric Mistral est déterminante. Ensemble, ils vont créer le journal L’Aïoli et Folco va s’inspirer de la fête des Vierges d’Arles pour installer dès 1904, le “Coumitat vierginenco” - prémices de la Nacioun Gardiano -, chargé de la festò vierginenco. Dans le même temps, son idée de revenir à la race originelle des taureaux de Camargue devient évidente. À l’époque, les bêtes sont “croisées” avec du bétail espagnol. Lou Marquès n’aura de cesse de retrouver la pureté au sein de sa manade Santenco qu’il installe sur les terres de Cacharel, puis au Mas de l’Amarée, ensuite au Mas du Simbeù.

Sa verve littéraire et ses prises de position en faveur des minorités lui font côtoyer les intellectuels et les felibre. Avec force et conviction, il va se battre pour améliorer le sort des indiens d’Amérique qu’il découvre au Cirque de Buffalo Bill alors en tournée en Europe. Une grande et longue amitié naîtra entre “Jacob white eyes” et “Ziktala Wasté” (oiseau fidèle, nom donné au Marquis par les indiens). Le sort des vignerons en 1907 l’indigne tout autant. Son passage aux armées (1915) sera marqué de tout son antimilitarisme. En 1921, il est de la levée des Tridents pour défendre la corrida et les courses camarguaises. Plus tard, il s’engage avec la Nacioun Gardiano contre le projet d’assèchement de l’étang de Vaccarès. Il se battra avec les Gitans, il s’opposera à la ligne téléphonique aérienne jusqu’au phare de la Gachole et propose rapidement de protéger la Camargue par un statut approprié (amorce du Parc naturel régional actuel). Il prend aussi fait et cause pour les Républicains lors de la guerre d’Espagne...

Mais la gestion n’est pas l’art premier du poète et les misères pleuvent sur la manade. Malade, le Marquis en sera réduit à s’installer aux Saintes-Maries jusqu’à son décès le 15 décembre 1943.

Le chevalier laisse en héritage ses œuvres littéraires, mais aussi son utopie devenue réalité : une nation gardiane qui, 70 ans après sa disparition, perdure et s’accroît.

MARTINE ALIAGA

maliaga@midilibre.com

L’EXPO

Le trésor de Folco

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Serge Migoule n’aurait jamais pensé, en 2008, se retrouver, cinq ans plus tard, à la tête d’un trésor de 3 000 documents déroulant  tesque de recherche notamment au Palais du Roure, à Avignon, où il a scanné, répertorié, classé des archives et de nombreuses photos.  

La première exposition à Langlade (Gard) s’est enrichie, et aujourd’hui ce sont 940 photos qui sont proposées aux visiteurs. Un voyage chronologique et parfaitement légendé qui permet de suivre Folco tout au long de sa vie. En filigrane, se dessine l’époque fin 

XIXe et début XXe siècles, entre bourgeoisie des villes et petites gens des mas camarguais, les fêtes, les rencontres, les grands personnages et les figures du temps passé.

Après Nîmes, Sommières, Le Cailar dernièrement, et d’autres à venir, c’est la mairie d’Avignon qui, 70 ans après la mort du Marquis, proposera du 24 octobre au 3 novembre, de repartir à la découverte de la vie de cet illustre compatriote. 

Pour tous renseignements sur l'expo : Serge Migoule, 06 50 11 31 91.

* Lire L'intégralité de l'article dans Camargue 'Une terre er une passion", magazine Midi Libre, 2,90 € chez les diffuseurs de presse *

24/06/2013

LE SAUVETAGE DE PHARAON

le sauvetage de pharaon,manade chaballier,course camarguaiseIl y a presque trois semaines, le manadier Claude Chaballier changeant ses bêtes de pays, remarque l'absence d'un taureau, Pharaon. Tout le monde alors se met à la recherche de l'animal. Rien. Pharaon reste introuvable. Son pelot pense qu'il s'est battu, a pris un coup de corne d'un de ses congénères et qu'il va trouver la dépouille quelque part dans ces garrigues proches des Matelles (Hérault). Et il bat la campagne avec ses amateurs, pendant des jours. 
Jeudi dernier, surprise ! Se penchant dans une cavité rocheuse, il voit le taureau. Vivant ! 20 jours dans son étroite cage de pierre pas plus grande qu'une case de toril, à 3 mètres de profondeur, sans manger sans boire... Pharaon attendait et espérait peut-être que quelqu'un vienne le chercher.
"Efflanqué certes et amaigri mais pas plus que ça, n'en revient pas le manadier. Quel bonheur de le retrouver".
Vite des cordes, un tracto-pelle, Pharaon est attaché, puis sorti de sa prison. On imagine "le sport" pendant le sauvetage...
Depuis Pharaon a retrouvé sa manade. Savoir s'il apprécie plus qu'avant le gîte et les soins qui lui sont prodigués ? 

MARTINE ALIAGA
PHOTOS MANADE CHABALLIER

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18/05/2013

SAINT-MARTIN-DE-CRAU

ALBERT CHAPELLE PASSE LE RELAIS A FLORENT LUPI

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Le grand-père Albert et le petit-fils Florent

saint-martin-de-crau,manade chapelle,albert chapelle,florent lupi,vaches cocardières,gazette,courses camarguaisesLes spectateurs se sont déplacés nombreux sur les gradins, samedi 11 mai, pour témoigner leur sympathie à la manade Chapelle à l’occasion de la Royale de vaches cocardières. Avec, en fil rouge, le passage de témoin du grand-père Albert Chapelle à son petit-fils Florent Lupi, pour les 50 ans de l’élevage du Mas de Pernes.

Pour ce faire, Patrice Blanc, le monsieur capelado de la bouvine, était aux commandes. « C’est le chant d’un gardian de Camargue... », entame Régine Pascal, l’ambassadrice de la Camargue, rejointe par Albert Chapelle, trident en main, du temps que les gardians de la manade entrent en piste, suivis d’une farandole d’Arlésiennes venant déposer chacune une rose au pied d’Albert. A leur tour, les raseteurs défilent avec, accrochée à leur tee-shirt, la devise arc-en-ciel de la manade. Mais Albert ne serait pas Albert si, juste avant la sortie de la première vache, il revenait cette fois à cheval faire dresser tel Zorro son Tarnagas (17 ans) pour saluer et dire merci au public. Ensuite, d’aller se positionner au centre de la piste, où son ami le peintre camarguais Jean Marignan avait dessiné la devise rouge, bleue, jaune, verte. Et une vuelta, une.

Il ne restait plus qu’aux vaches, à leur tour, de participer aux festivités. Les valeureuses Julienne, Moustelle, Salinière, Pépita. Puis celle qui fait de nouveau la une, Gazette, la double Cocardière d’Or 2009 - 2011. Pour son ultime sortie en terre provençale, avant une retraite bien méritée, elle demeure le fleuron de la marque. Avant que la jeune Desira montre la voie à suivre, celle d’envolées spectaculaires, et qui sait, peut-être à son tour, de faire la une.

PATRICK PONS

PHOTOS HERVE BERNON

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 ▲ Gazette toujours aussi combattante

▼Salinière met en danger Jean-Louis Ricci

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17/05/2013

EXPO SERGE MIGOULE

LE MARQUIS FAIT LA FERIA

MARQUISBLOG.jpgSerge Migoule présente son expo (une partie) pendant la Feria de Nîmes aux Jardins de la Fontaine (face l'Impérator), à partir de ce vendredi 17 mai, 14h.

Il ya 12 loupios, donc 4 consacrées à l'hommage au Marquis de Baroncelli avec à peu près 250 photos, vêtements de gardian, selle, tête de Vovo.

Les autres loupios sont consacrées à des artisans, Listel, sculpteurs pierres, produits cosmétiques, arts et traditions, poterie, et une à la ville de Nimes

Ouvert de 10h à 20h.

Samedi 18 mai, la journée est dédiée au Marquis avec abrivado de Pierre Aubanel. Dans les arènes portatives montées dans le jardin, course école taurine et animation. Les autres jours c'est Renaud Vinuésa qui fera des animations dans les arènes.

01/05/2013

JOSEPH BOUDOUX EST DÉCÉDÉ

joseph boudoux décédé,manade blatièreGardian historique de la manade Blatière, Joseph Boudoux est décédé. Avec lui, c'est 40 ans de l'histoire des Iscles, où il était gardian, qui disparaît.

Dernièrement, il avait été mis à l'honneur lors de la présentation de la saison à Vauvert.

Il s'est éteint en famille, choyé par les siens.

Ses obsèques se dérouleront à Vauvert, jeudi 2 mai, à 15h30

Nous présentons nos sincères condoléances à la famille.

29/04/2013

CONVALESCENCE

28 avril 2013 - Aux Cabanes de Romieu

Saint-Rémois sur la bonne voie

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L'intervention terminée, Saint-Rémois retrouve la liberté,
bien encadré par les simbeu Cato et Espigau

Lorsque vous avez la chance d’avoir un taureau spectaculaire, et qui plus est plus frappe et re-frappe de puissance à l’infini, le manadier ne vit pas la course et a toujours peur de la blessure. C’est ce qui est arrivé à Saint-Rémois, de Fabre-Mailhan, le dimanche 9 septembre 2012 à la finale du Trophée des Maraîchers à Châteaurenard. Résultat de ce total impact : un décollement complet de la lèvre inférieure jusqu’à la moitié de la mâchoire, nécessitant la pose de points internes et externes.
Et de penser qu’après un mois de repos cela suffirait et ne remettrait pas en cause sa participation à la finale du Trophée des As à Nîmes le 14 octobre. Ce fut le cas, sauf que dès le premier choc barricadier, Saint-Rémois se re-décollait la lèvre inférieure. Certes beaucoup moins - sur un petit tiers en fait - mais amplement suffisant pour ne plus prendre de risque. Repos complet donc.
Le vétérinaire Jérôme Clavel, qui suit son percutant patient depuis le début, est repassé le voir il y a un mois et demi afin de constater l’évolution : « Il restait encore une petite plaie de 2 cm. Ce n’était pas très grave, juste une fin de cicatrisation normale, et avec Jacques Mailhan on s’était dit que nous attendrions juin-juillet avant de donner le feu vert pour que Saint-Rémois puisse recourir ».
saint-rémois,manade fabre-mailhan,courses camarguaisesMais depuis quelques jours, Jacques Mailhan trouvait que Saint-Rémois salivait anormalement, alors lundi dernier, aux Cabanes de Romieu, tout le monde était à nouveau sur le pont autour de Saint-Rémois, endormi pour l’intervention dans le char. « Il n’y a plus aucun souci avec la plaie qui cicatrise très correctement. Par contre il y avait les trois dents de la partie gauche qui bougeaient beaucoup trop, donc on les a enlevées car je pense que c’est surtout ça qui le dérangeait. En même temps on lui a enlevé aussi les trois autres, histoire de ne plus y revenir », expliquait le vétérinaire.
Comment alors le taureau s’alimentera-t il ? Pour les taureaux c’est plus compliqué avec l’herbe car ils sont obligés de l’arracher. En revanche, aucun problème avec le foin parce qu’en fait, avec leur langue, ils arrivent à faire le tour et le prendre. Ceci dit, vu que la plaie n’est pas complètement cicatrisée, autant laisser le taureau au foin jusqu’à juin afin qu’il ne maigrisse pas. Ensuite, il aura le temps de s’adapter à l’herbe et de pouvoir grignoter normalement.
Est-ce à dire qu’il y a de grandes chances pour qu’il ressorte pendant l’été ? « Sans souci, à 99,9 % on peut l’écrire », n’hésite donc pas à répondre, Jérôme Clavel. Quant à Jacques Mailhan « Je suis confiant et d’accord, mais seulement si Saint-Rémois est dans un très bon état physique. »
Et trois heures après l’intervention, Saint-Rémois, certes groggy comme tout un chacun au réveil d’une anesthésie, en compagnie des deux simbeù Cato et Espigau, histoire d’être en totale confiance, “masteguait” déjà le foin.
Un comportement de bon augure.

Texte et photos
PATRICK PONS

 

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Trois heures après, Saint-Rémois mastegue déjà du foin

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05/03/2013

SAINT-CHRISTOL : VIAVINO

saint-christol,viavino,barraïé,course camarguaiseSamedi 2 mars 2013

Barraïé en place

Plus qu'un taureau, c'est une icône que le sculpteur Ben K a immortalisée. Icône d'une race, d'une passion, d'un peuple. Celui de la bouvine. Barraïé de la manade Jean Lafont tel qu'en piste, superbement engagé dans une anticipation gauchère dont il détenait le secret. Taureau de légende, Barraïé est en bonne place sur la route des cocardiers qui passe maintenant par le pôle Viavino de Saint-Christol.

 

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Volontairement installé au niveau de ses visiteurs, la statue permet de se placer dans la position du raseteur. 

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La cour du pôle Viavino a été investie par les gens de bouvine et les élus ayant participé au financement de l'oeuvre. Les gardians de la manade dont Jean-Pierre Durrieu veillant sur leur biou.

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▲ Julia Berrizzi et Angélique Marignan, demoiselles d'honneur de la Reine d'Arles, ont eu l'honneur de libérer le cocardier de son enveloppe aux couleurs de sa manade. En présence de l'artiste Ben K ▼

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▼ Elus et bienfaiteurs

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 MARTINE ALIAGA
PHOTOS MALI ET CHRISTIAN ITIER

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18/02/2013

GARDIANS DE METIER

Samedi 16 février 2013

René Jalabert l'exemple d'une profession

gardians professionnels,salle rené jalabert,mas de la cure,course camarguaiseLes terres du Château d'Avignon et de Bardouine sont à jamais marquées par un homme. Tout comme la mémoire des gens de métiers. René Jalabert est la référence de la profession. Le Mas de la Cure lui dédie une salle pour une dédicace indélébile.

 

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Samedi, pendant le salon du cheval Camargue -Camagri -, les gardians professionnels se sont réunis pour rappeler et inscrire dans le marbre, tout ce que cet homme de passion a apporté au métier. "Conseiller, guide, sélectionneur, homme de métier, René Jalabert m'a enseigné aussi le respect de l'employeur, dira Jean Mathieu, et citant André Bouix autre mentor des gardians, il pense "aux hommes et aux femmes des mas, ces oubliés de la Camargue". Jean-Pierre Clauzel, président de la Maison du cheval, évoque sa jeunesse "auprès de René Jalabert, c'était un homme d'exception qui m'appris ma passion. Il a passé une grande partie de sa vie sur les terres du Château d'Avignon et de Bardouine...".

Fondateur de l'association des gardians professionnels en 1972, René Jalabert est décédé en 2008, à l'âge de 95 ans, à l'issue d'une vie dédiée aux taureaux et en grande partie au service de la manade du Comte de Pastré. Samedi, en présence de son fils Serge, la salle René-Jalabert, emplie de symboles et de souvenirs, a été inaugurée. L'étoile du gardo-besti brille au-dessus du Mas de la Cure.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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