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17/01/2014

AETCC ASSEMBLEE GENERALE

Samedi 11 janvier 2014

Des éleveurs dynamiques et motivés

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Autour de la présidente Françoise Peytavin, les éleveurs

19 h au Mas du Pont de Rousty, l’assemblée générale des éleveurs de taureaux de course camarguaise se termine au terme d’une grosse après-midi de travail. 29 manades présentes sur 31 adhérentes, Françoise Peytavin se félicite de la motivation de ses troupes. Rejointe par un des trois vice-présidents, Francis Caillan, pour le point avec la presse,  la présidente passe en revue les différents sujets abordés en assemblée.

Avoir raison avant les autres c’est une grande satisfaction ! Précurseurs dans l’idée de ne faire courir «  en pointe » que des taureaux nés et élevés à la manade (adopté dans ses statuts dès 2013), les manadiers de l’AETCC ont été rejoins par les manadiers de Raço di biou lors de leur dernière assemblée générale et ont rencontré également l’assentiment de la FFCC pour une application en 2015. « Tous ont jugé intolérable, l’idée de taureaux achetés/vendus comme pour un mercato. Le métier de manadier, dont de naisseur-éleveur, s’en trouve défini et revalorisé, exprime sans détour Françoise Peytavin, on ne peut que s’en réjouir, tout ça va dans le bon sens et dans l’intérêt de la course camarguaise. Il faudra maintenant que les organisateurs favorisent ces taureaux-là… ».

Autre initiative bénéfique, le Trophée des jeunes pousses (courses de taureaux et vaches jeunes et d’écoles de raseteurs) qui permet aux manades d’étalonner leurs bêtes.  La 3e édition est prête à être lancée. Mais la difficulté de faire courir des taureaux jeunes est toujours là. Alors  pour suivre les meilleurs de ces jeunes cocardiers,  l’AETCC va ouvrir la discussion avec le Trident d’Or afin peut-être d’accéder plus facilement à ces courses  formatrices pour les taureaux.

Restent les problèmes sanitaires. La vigilance et la rigueur sont toujours de mise même si seulement une bête par ci ou par là est positive à l’interferon (sans pour cela être porteuse de lésions, donc pas de tuberculose avérée). « Il ne faut pas baisser la garde », avertit tout de même la présidente.

Les trophées et victoires récompensant des membres de l’AETCC n’ont pas manqué en 2013 et globalement, des taureaux et vaches sortent chez chaque manadier de l’Assoc. aux As et à l’Avenir, plus quelques manades qui peuvent maintenant aligner des complètes. « C’est notre but, notre bonheur, se réjouit Francis Caillan, on veut des taureaux pour les faire courir ».

Il n’en faut point oublier un volet important : la commercialisation de la viande de taureau, complément indispensable à l’équilibre financier de l’élevage. Aussi, l’AETCC a installé une commission « Produits dérivés à base de viande de taureau ». Il s’agit, en lien avec l’AOP et d’autres organismes qui aident la filière, de promouvoir ce produit d’excellente qualité car issu d’un élevage extensif et bio. Créer un logo spécifique, être présent sur les marchés ou manifestations (Provence prestige, Camagri…), etc. Les idées ne manquent pas. Et si l’Ecotaxe est en statu quo, les manadiers restent vigilants à leurs comptes. Celui de l’association, tout comme  son moral, sont d’ailleurs au beau fixe, témoins d’une bonne gestion… participative, entreprenante et dynamique. Il y a pire pour démarrer une année !

MARTINE ALIAGA

AETCC,  le bureau : présidente Françoise Peytavin. Vice-présidents : Francis Caillan, Magalie Renaud, Rogé Andréo. Secrétaire : Sandrine Salmeron. Trésorier : Jean-Pierre Chazot.

AETCC 34 : en début d’après-midi, l’AETCC 34 s’est réunie en assemblée générale extraordinaire pour  changer ses statuts et son appellation pour devenir AETCC Languedoc-Roussillon représentant les éleveurs du Gard, Hérault et Aude.

AETCC : 31 manades adhérentes. 2 excusées à l'AG (Layalle, Lopez), 29 présentes. 1 nouvelle adhésion, la manade Orgonens (2 ans probatoires). 1 démission pour raisons familiales, manade La Galante.

19/12/2013

ANNIVERSAIRE

Dimanche 15 janvier 2013 - Saint-Laurent-d'Aigouze

Les 25 ans de la manade Vidourlenque :
une fête bien partagée

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En toute simplicité avec beaucoup de spontanéité et de bonne humeur, les Teyssier ont fêté leurs 25 ans à la tête de la manade Vidourlenque sur leurs installations à Saint-Laurent-d’Aigouze. Thierry, Pascaline et les enfants ont reçu chaleureusement leurs invités et partagé avec eux ce quart de siècle de dur travail récompensé ces dernières années par la carrière de Mithra, l’étoile de l’élevage, désormais accompagné par Camaï, Apollon et leurs congénères. Une complète de qualité qui a fait le bonheur des spectateurs cette saison à Aigues-Vives, Remoulins et Gallargues.
Peu habitué aux discours, Thierry Teyssier s’est tout de même fait violence pour expliquer son parcours, remercier ses amateurs, mettre sa femme à l’honneur... Son émotion à fleur de mots, sa complicité touchante avec Pascaline... ont conquis tous les présents. Et la flopée de fidèles autour comme une vraie famille.

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▲Mithra la vedette de l'élevage trône aux murs de la salle

▼ Famille et amis autour du bouaou

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▼ Un manadier au four, au moulin.... et à la brasucade

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▼ Scotchés devant l'écran pour suivre les exploits des cocardiers
et la vie à la manade

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Texte et photos
MARTINE ALIAGA

13/12/2013

AG DES MANADIERS RACO DI BIOU

Vendredi 6 décembre 2013

Valoriser les manadiers "naisseurs"

Les éleveurs de taureaux de la Raço di biou restent vigilants quant à la déontologie, la responsabilisation et l'éthique de leur profession.

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Ambiance détendue entre les manadiers après une matinée en assemblée générale

Faire courir “cornes nues” uniquement les cocardiers nés et élevés dans sa manade, ce sera bientôt la seule possibilité pour les manadiers de course camarguaise, l’achat et la vente de bêtes restant libre. Porté par Jean-Pierre Clauzel au sein de l’Association des manadiers de la raço di biòu, le projet a mis quelques années à mûrir et à se concrétiser pour aujourd’hui envisager la date d’application en janvier 2015.

Pour cela il a fallu modifier et dépoussiérer le règlement intérieur. Se mettre en adéquation avec l’autre association de manadiers, l’AETCC (tout aussi convaincue du bien fondé de ce changement et y travaillant également depuis plusieurs années), et avec la Fédération française de la course camarguaise qui établit les licences de manadier et donc de tout nouveau candidat. Cette dernière, par son président Gérard Batifort, se montrant tout à fait favorable à ce nouveau dispositif.

« S’entendre et parler d’une même voix, résumait Jean-Pierre Clauzel, pour valoriser le métier de “naisseurs” et d’éleveurs de taureaux ». La modification de l’article 5 (lire ci-dessous) du règlement des manadiers de Raço di biòu a donc été l’élément majeur du rassemblement des éleveurs vendredi dernier sur les terres de la manade Raynaud au Grand Radeau.

L’autre sujet d’échanges - récurrent celui-là - est la protection des taureaux jeunes « qui ne devraient être rasetés que par de jeunes raseteurs », on parle là des courses à l’Avenir. Sujet qui touche à la quadrature du cercle taurin car amenant maintes questions. Jusqu’à quel âge un cocardier doit-il être protégé ? Tous les taureaux ne sont pas mature à une date donnée... Quel organisateur ne proposerait à l’affiche que de jeunes éléments en blanc et en noir ? Le public suivrait-il ? La discussion reste ouverte et petit à petit fait son chemin dans la tête de tous les observateurs ou parties prenantes de la course camarguaise. « Je ne donne pas de règle, juste le doigt sur le problème mais en général jusqu’à 7 ans un taureau doit être protégé, explique Jacques Mailhan poursuivant, Il manque aussi des courses pour les taureaux jeunes. Comment peuvent-ils apprendre leur “métier”. Pour faire de bons cocardiers, sauf exception pour les surdoués, il faut les faire courir souvent... ».

Reste que l’état sanitaire du bétail, après les efforts d’assainissement de ces dernières années, est satisfaisant, même si la vigilance est toujours de mise ainsi que l’a rapporté le directeur du GDS des Bouches-du-Rhône, Sébastien Attias.

L’aide du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la MSA 13 est bienvenue pour permettre l’acquisition de couloirs de contention facilitant la tâche des manadiers et des vétérinaires lors des manipulations des taureaux.

Au final, une assemblée générale « formelle dans un climat serein » pour des avancées qui ont fait l’unanimité.

 

MARTINE ALIAGA

 

Les anciens mettent l'ambiance

manadiers raço di biou,manade raynaud,grand radeau,course camarguaisePrenez Albert Chapelle, Pierre Aubanel, Jacques Blatière, Henri Laurent et Marcel Raynaud... Et que l’un d’entre eux - Bébert bien sûr le premier - prenne la parole pour un poème et entonne “Le chant des gardians”, tout cela parsemé de bons mots... Alors chacun des anciens de se lever pour raconter la sienne. manadiers raço di biou,manade raynaud,grand radeau,course camarguaiseL’assemblée attablée est “tout ouïe” sur des histoires de vaches qui “portent” 7 ans, de chroniqueur qualifié d’âne par Fernand Granon, de veau perdu/trouvé, de gazes rocambolesques... rapportées avec délectation par ces conteurs-nés. L’auditoire jubile et l’ambiance est au rendez-vous.

Serait-ce la quiétude de ce lieu protégé du Grand Radeau et de ses habitants les Raynaud... une certaine sérénité et beaucoup de bonne humeur ont présidé à cette journée entre éleveurs.

 

En détail

Création : l’association des manadiers éleveurs de la “Raço di Biòu” a été créée en 1954.

Le bureau : président : Jacques Mailhan. Trésorier : Jean-Claude Blanc. Secrétaire : Sophie Chapelle-Brugeas. Ne se représentent pas : Magali Saumade, Eugène Guyot, Pierre Cuillé. Entrants : Olivier Blanc, Guillaume Linsolas, Emmanuel Lescot. En début d’année prochaine, le bureau se réunira pour établir les tâches de chacun.

Article 5 - Achat-Vente : la vente ou l’achat de bêtes est totalement libre, toutefois ne pourront courir en pointe que les animaux bouclés et marqués de l’élevage du propriétaire. L’essai de vaches reproductrices ou autres pourra se faire dans des courses d’emboulés, ainsi que pour les mâles reproducteurs. Toutefois les manadiers ayant acheté des taureaux à des tiers avant le 1er janvier 2014, pourront les faire courir jusqu’à leur retraite.

AU PANTAÏ

Samedi 7 décembre 2013 - A LA MANADE DU PANTAÏ

Au pays d’Yvan et Gavot

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Les deux vedettes posant pour les photographes

Samedi dernier, par une belle journée ensoleillée malgré le vent, Hubert et Françoise Manaud, propriétaires de la manade Lou Pantaï aux Saintes-Maries-de-la-Mer, avaient convié organisateurs, amis et amateurs, à un rassemblement amical et convivial marquant la fin de la saison.

Le maître des lieux et ses hôtes sont partis à la rencontre tout d’abord des vaches et de leur progéniture. Ensuite visite aux cocardiers qui ont fait ou feront demain les heures de gloire de la devise “bleu et blanche”. L’occasion de saisir sur le vif, deux taureaux marquants de la manade, le retraité Yvan et Gavot. L’élevage qui a fêté en 2012 son 20e anniversaire se porte bien avec les Beleu, Boncœur, Felibre, Pernen et Saint-Louis, entre autres.

De retour au Mas de Bardouine, les discussions animées  se sont poursuivies autour d’un excellent apéritif dînatoire jusqu’en milieu d’après-midi.

CYRIL DANIEL

15/11/2013

LE CAILAR

Samedi 9 novembre 2013

RATIS ET LOÏC AUZOLLE FETES PAR LOU SENGLIÉ

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La salle du Peuple a bien failli être trop petite samedi dernier à l’invitation du CT Lou Senglié, pour fêter la victoire de deux familles aux attaches cailarènes dont les trophées étaient exposés en fond de salle. Loïc Auzolle pour sa victoire au Trophée des As, pour la 4e fois. Puis la famille Raynaud pour son Biòu d’Or, Ratis.
Le président du Senglié Frédéric Floutier ne pouvait que se réjouir de recevoir le raseteur et les Raynaud au grand complet. Entouré de sa sœur, ses filles, sa nièce portant le costume, Frédéric Raynaud ne cachait pas sa joie d’évoquer son Biòu d’Or : « Le CT Lou Senglié est le premier à fêter Ratis et nous les en remercions. Pour être manadier, il faut avoir de la patience car nous avons attendu cette consécration 56 ans. Mais ça valait le coup... à la finale, rentrer dans les arènes d’Arles pleines des gens qui sont restés pour la remise des prix, j’en avais les jambes qui tremblaient... ».
Le manadier évoque cette saison de tous les espoirs où la famille a ressenti l’amour du public pour son taureau : « A Châteaurenard, il a été applaudi dès l’annonce de l’ordre de sortie des cocardiers ; au Grau, les gens se sont levés quand il est entré au toril... Nous avons reçu aussi beaucoup de félicitations de l’ensemble de la profession... C’est une satisfaction, car depuis qu’on travaillait et que rien ne venait...».
Depuis quelques temps, tout de même, les Raynaud sentaient le vent tourner : « Avec Marcomau, Escamillo et Ratis qui s’est fait remarquer dès l’âge de 4 ans. Et la suite avec Léo, Criquet... ».
Ratis auréolé de sa couronne profite maintenant d’un repos bien mérité après ses 8 courses. « En pays, il est calme comme tout, raconte le manadier, je le trie au pas, il ne bouge pas à l’encocardement. Il n’y a qu’au retour de course qu’il est énervé. C’est un cocardier intelligent qui se livre bien sur les raseteurs gauchers... Mais, attention, à droite il est très dangereux... ».
Mais pour le moment, il faut savourer et les félicitations à Loïc et aux Raynaud de pleuvoir encore autour du buffet. « D’habitude l’hiver on est au calme, plaisante Frédéric, mais j’ai l’impression que cette année, la fête ne fait que commencer ».


MARTINE ALIAGA

14/08/2013

MAGAZINE

L’utopie réalisée du Marquis

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Photo faisant partie de l'exposition de Serge Migoule

Folco de Baroncelli-Javon a protégé la Camargue, inventé les codes vestimentaires et le protocole des fêtes gardianes. Défendant toujours les peuples opprimés.

La Camargue lui doit tout... ou presque. Son identité, sa notoriété et son périmètre sanctuarisé. Folco a donné sa vie pour dépasser le rêve. Un héritage moral aujourd’hui maintenu et transmis.

Le gentilhomme, Marquis de Baroncelli-Javon, est un érudit tombé en amour pour la Camargue. Un poète à la conscience politique forte, indigné de la suprématie parisienne et du sort des minorités quelles qu’elles soient. Un intellectuel si proche de sa terre qu’il l’a transcendée. Un amoureux de sa langue provençale qu’il parle et défend de toute son âme.

Né à Aix-en-Provence, Folco partage son enfance et son adolescence entre Avignon, Nîmes et Bouillargues. Les vacances se passent aux Saintes-Maries-de-la-Mer près de sa grand-mère, Madame de Chazelle. Là, au contact des chevaux et des taureaux, il va imaginer la Camargue idéale, portée par une chevalerie combattant pour l’honneur et la gloire de sa région. Faite non plus de gardiens de taureaux, de moutons ou d’ouvriers agricoles mais de gardians, fiers de leurs chevaux, de leur travail et de leur costume. De jeunes filles et femmes, belles dans leurs tenues traditionnelles, exaltées par des fêtes colorées. D’une nation identifiée revendiquant ses origines, ses us et sa langue.

À 20 ans, sa rencontre avec Frédéric Mistral est déterminante. Ensemble, ils vont créer le journal L’Aïoli et Folco va s’inspirer de la fête des Vierges d’Arles pour installer dès 1904, le “Coumitat vierginenco” - prémices de la Nacioun Gardiano -, chargé de la festò vierginenco. Dans le même temps, son idée de revenir à la race originelle des taureaux de Camargue devient évidente. À l’époque, les bêtes sont “croisées” avec du bétail espagnol. Lou Marquès n’aura de cesse de retrouver la pureté au sein de sa manade Santenco qu’il installe sur les terres de Cacharel, puis au Mas de l’Amarée, ensuite au Mas du Simbeù.

Sa verve littéraire et ses prises de position en faveur des minorités lui font côtoyer les intellectuels et les felibre. Avec force et conviction, il va se battre pour améliorer le sort des indiens d’Amérique qu’il découvre au Cirque de Buffalo Bill alors en tournée en Europe. Une grande et longue amitié naîtra entre “Jacob white eyes” et “Ziktala Wasté” (oiseau fidèle, nom donné au Marquis par les indiens). Le sort des vignerons en 1907 l’indigne tout autant. Son passage aux armées (1915) sera marqué de tout son antimilitarisme. En 1921, il est de la levée des Tridents pour défendre la corrida et les courses camarguaises. Plus tard, il s’engage avec la Nacioun Gardiano contre le projet d’assèchement de l’étang de Vaccarès. Il se battra avec les Gitans, il s’opposera à la ligne téléphonique aérienne jusqu’au phare de la Gachole et propose rapidement de protéger la Camargue par un statut approprié (amorce du Parc naturel régional actuel). Il prend aussi fait et cause pour les Républicains lors de la guerre d’Espagne...

Mais la gestion n’est pas l’art premier du poète et les misères pleuvent sur la manade. Malade, le Marquis en sera réduit à s’installer aux Saintes-Maries jusqu’à son décès le 15 décembre 1943.

Le chevalier laisse en héritage ses œuvres littéraires, mais aussi son utopie devenue réalité : une nation gardiane qui, 70 ans après sa disparition, perdure et s’accroît.

MARTINE ALIAGA

maliaga@midilibre.com

L’EXPO

Le trésor de Folco

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Serge Migoule n’aurait jamais pensé, en 2008, se retrouver, cinq ans plus tard, à la tête d’un trésor de 3 000 documents déroulant  tesque de recherche notamment au Palais du Roure, à Avignon, où il a scanné, répertorié, classé des archives et de nombreuses photos.  

La première exposition à Langlade (Gard) s’est enrichie, et aujourd’hui ce sont 940 photos qui sont proposées aux visiteurs. Un voyage chronologique et parfaitement légendé qui permet de suivre Folco tout au long de sa vie. En filigrane, se dessine l’époque fin 

XIXe et début XXe siècles, entre bourgeoisie des villes et petites gens des mas camarguais, les fêtes, les rencontres, les grands personnages et les figures du temps passé.

Après Nîmes, Sommières, Le Cailar dernièrement, et d’autres à venir, c’est la mairie d’Avignon qui, 70 ans après la mort du Marquis, proposera du 24 octobre au 3 novembre, de repartir à la découverte de la vie de cet illustre compatriote. 

Pour tous renseignements sur l'expo : Serge Migoule, 06 50 11 31 91.

* Lire L'intégralité de l'article dans Camargue 'Une terre er une passion", magazine Midi Libre, 2,90 € chez les diffuseurs de presse *

24/06/2013

LE SAUVETAGE DE PHARAON

le sauvetage de pharaon,manade chaballier,course camarguaiseIl y a presque trois semaines, le manadier Claude Chaballier changeant ses bêtes de pays, remarque l'absence d'un taureau, Pharaon. Tout le monde alors se met à la recherche de l'animal. Rien. Pharaon reste introuvable. Son pelot pense qu'il s'est battu, a pris un coup de corne d'un de ses congénères et qu'il va trouver la dépouille quelque part dans ces garrigues proches des Matelles (Hérault). Et il bat la campagne avec ses amateurs, pendant des jours. 
Jeudi dernier, surprise ! Se penchant dans une cavité rocheuse, il voit le taureau. Vivant ! 20 jours dans son étroite cage de pierre pas plus grande qu'une case de toril, à 3 mètres de profondeur, sans manger sans boire... Pharaon attendait et espérait peut-être que quelqu'un vienne le chercher.
"Efflanqué certes et amaigri mais pas plus que ça, n'en revient pas le manadier. Quel bonheur de le retrouver".
Vite des cordes, un tracto-pelle, Pharaon est attaché, puis sorti de sa prison. On imagine "le sport" pendant le sauvetage...
Depuis Pharaon a retrouvé sa manade. Savoir s'il apprécie plus qu'avant le gîte et les soins qui lui sont prodigués ? 

MARTINE ALIAGA
PHOTOS MANADE CHABALLIER

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18/05/2013

SAINT-MARTIN-DE-CRAU

ALBERT CHAPELLE PASSE LE RELAIS A FLORENT LUPI

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Le grand-père Albert et le petit-fils Florent

saint-martin-de-crau,manade chapelle,albert chapelle,florent lupi,vaches cocardières,gazette,courses camarguaisesLes spectateurs se sont déplacés nombreux sur les gradins, samedi 11 mai, pour témoigner leur sympathie à la manade Chapelle à l’occasion de la Royale de vaches cocardières. Avec, en fil rouge, le passage de témoin du grand-père Albert Chapelle à son petit-fils Florent Lupi, pour les 50 ans de l’élevage du Mas de Pernes.

Pour ce faire, Patrice Blanc, le monsieur capelado de la bouvine, était aux commandes. « C’est le chant d’un gardian de Camargue... », entame Régine Pascal, l’ambassadrice de la Camargue, rejointe par Albert Chapelle, trident en main, du temps que les gardians de la manade entrent en piste, suivis d’une farandole d’Arlésiennes venant déposer chacune une rose au pied d’Albert. A leur tour, les raseteurs défilent avec, accrochée à leur tee-shirt, la devise arc-en-ciel de la manade. Mais Albert ne serait pas Albert si, juste avant la sortie de la première vache, il revenait cette fois à cheval faire dresser tel Zorro son Tarnagas (17 ans) pour saluer et dire merci au public. Ensuite, d’aller se positionner au centre de la piste, où son ami le peintre camarguais Jean Marignan avait dessiné la devise rouge, bleue, jaune, verte. Et une vuelta, une.

Il ne restait plus qu’aux vaches, à leur tour, de participer aux festivités. Les valeureuses Julienne, Moustelle, Salinière, Pépita. Puis celle qui fait de nouveau la une, Gazette, la double Cocardière d’Or 2009 - 2011. Pour son ultime sortie en terre provençale, avant une retraite bien méritée, elle demeure le fleuron de la marque. Avant que la jeune Desira montre la voie à suivre, celle d’envolées spectaculaires, et qui sait, peut-être à son tour, de faire la une.

PATRICK PONS

PHOTOS HERVE BERNON

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 ▲ Gazette toujours aussi combattante

▼Salinière met en danger Jean-Louis Ricci

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17/05/2013

EXPO SERGE MIGOULE

LE MARQUIS FAIT LA FERIA

MARQUISBLOG.jpgSerge Migoule présente son expo (une partie) pendant la Feria de Nîmes aux Jardins de la Fontaine (face l'Impérator), à partir de ce vendredi 17 mai, 14h.

Il ya 12 loupios, donc 4 consacrées à l'hommage au Marquis de Baroncelli avec à peu près 250 photos, vêtements de gardian, selle, tête de Vovo.

Les autres loupios sont consacrées à des artisans, Listel, sculpteurs pierres, produits cosmétiques, arts et traditions, poterie, et une à la ville de Nimes

Ouvert de 10h à 20h.

Samedi 18 mai, la journée est dédiée au Marquis avec abrivado de Pierre Aubanel. Dans les arènes portatives montées dans le jardin, course école taurine et animation. Les autres jours c'est Renaud Vinuésa qui fera des animations dans les arènes.

01/05/2013

JOSEPH BOUDOUX EST DÉCÉDÉ

joseph boudoux décédé,manade blatièreGardian historique de la manade Blatière, Joseph Boudoux est décédé. Avec lui, c'est 40 ans de l'histoire des Iscles, où il était gardian, qui disparaît.

Dernièrement, il avait été mis à l'honneur lors de la présentation de la saison à Vauvert.

Il s'est éteint en famille, choyé par les siens.

Ses obsèques se dérouleront à Vauvert, jeudi 2 mai, à 15h30

Nous présentons nos sincères condoléances à la famille.

29/04/2013

CONVALESCENCE

28 avril 2013 - Aux Cabanes de Romieu

Saint-Rémois sur la bonne voie

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L'intervention terminée, Saint-Rémois retrouve la liberté,
bien encadré par les simbeu Cato et Espigau

Lorsque vous avez la chance d’avoir un taureau spectaculaire, et qui plus est plus frappe et re-frappe de puissance à l’infini, le manadier ne vit pas la course et a toujours peur de la blessure. C’est ce qui est arrivé à Saint-Rémois, de Fabre-Mailhan, le dimanche 9 septembre 2012 à la finale du Trophée des Maraîchers à Châteaurenard. Résultat de ce total impact : un décollement complet de la lèvre inférieure jusqu’à la moitié de la mâchoire, nécessitant la pose de points internes et externes.
Et de penser qu’après un mois de repos cela suffirait et ne remettrait pas en cause sa participation à la finale du Trophée des As à Nîmes le 14 octobre. Ce fut le cas, sauf que dès le premier choc barricadier, Saint-Rémois se re-décollait la lèvre inférieure. Certes beaucoup moins - sur un petit tiers en fait - mais amplement suffisant pour ne plus prendre de risque. Repos complet donc.
Le vétérinaire Jérôme Clavel, qui suit son percutant patient depuis le début, est repassé le voir il y a un mois et demi afin de constater l’évolution : « Il restait encore une petite plaie de 2 cm. Ce n’était pas très grave, juste une fin de cicatrisation normale, et avec Jacques Mailhan on s’était dit que nous attendrions juin-juillet avant de donner le feu vert pour que Saint-Rémois puisse recourir ».
saint-rémois,manade fabre-mailhan,courses camarguaisesMais depuis quelques jours, Jacques Mailhan trouvait que Saint-Rémois salivait anormalement, alors lundi dernier, aux Cabanes de Romieu, tout le monde était à nouveau sur le pont autour de Saint-Rémois, endormi pour l’intervention dans le char. « Il n’y a plus aucun souci avec la plaie qui cicatrise très correctement. Par contre il y avait les trois dents de la partie gauche qui bougeaient beaucoup trop, donc on les a enlevées car je pense que c’est surtout ça qui le dérangeait. En même temps on lui a enlevé aussi les trois autres, histoire de ne plus y revenir », expliquait le vétérinaire.
Comment alors le taureau s’alimentera-t il ? Pour les taureaux c’est plus compliqué avec l’herbe car ils sont obligés de l’arracher. En revanche, aucun problème avec le foin parce qu’en fait, avec leur langue, ils arrivent à faire le tour et le prendre. Ceci dit, vu que la plaie n’est pas complètement cicatrisée, autant laisser le taureau au foin jusqu’à juin afin qu’il ne maigrisse pas. Ensuite, il aura le temps de s’adapter à l’herbe et de pouvoir grignoter normalement.
Est-ce à dire qu’il y a de grandes chances pour qu’il ressorte pendant l’été ? « Sans souci, à 99,9 % on peut l’écrire », n’hésite donc pas à répondre, Jérôme Clavel. Quant à Jacques Mailhan « Je suis confiant et d’accord, mais seulement si Saint-Rémois est dans un très bon état physique. »
Et trois heures après l’intervention, Saint-Rémois, certes groggy comme tout un chacun au réveil d’une anesthésie, en compagnie des deux simbeù Cato et Espigau, histoire d’être en totale confiance, “masteguait” déjà le foin.
Un comportement de bon augure.

Texte et photos
PATRICK PONS

 

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Trois heures après, Saint-Rémois mastegue déjà du foin

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05/03/2013

SAINT-CHRISTOL : VIAVINO

saint-christol,viavino,barraïé,course camarguaiseSamedi 2 mars 2013

Barraïé en place

Plus qu'un taureau, c'est une icône que le sculpteur Ben K a immortalisée. Icône d'une race, d'une passion, d'un peuple. Celui de la bouvine. Barraïé de la manade Jean Lafont tel qu'en piste, superbement engagé dans une anticipation gauchère dont il détenait le secret. Taureau de légende, Barraïé est en bonne place sur la route des cocardiers qui passe maintenant par le pôle Viavino de Saint-Christol.

 

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Volontairement installé au niveau de ses visiteurs, la statue permet de se placer dans la position du raseteur. 

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La cour du pôle Viavino a été investie par les gens de bouvine et les élus ayant participé au financement de l'oeuvre. Les gardians de la manade dont Jean-Pierre Durrieu veillant sur leur biou.

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▲ Julia Berrizzi et Angélique Marignan, demoiselles d'honneur de la Reine d'Arles, ont eu l'honneur de libérer le cocardier de son enveloppe aux couleurs de sa manade. En présence de l'artiste Ben K ▼

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▼ Elus et bienfaiteurs

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 MARTINE ALIAGA
PHOTOS MALI ET CHRISTIAN ITIER

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18/02/2013

GARDIANS DE METIER

Samedi 16 février 2013

René Jalabert l'exemple d'une profession

gardians professionnels,salle rené jalabert,mas de la cure,course camarguaiseLes terres du Château d'Avignon et de Bardouine sont à jamais marquées par un homme. Tout comme la mémoire des gens de métiers. René Jalabert est la référence de la profession. Le Mas de la Cure lui dédie une salle pour une dédicace indélébile.

 

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Samedi, pendant le salon du cheval Camargue -Camagri -, les gardians professionnels se sont réunis pour rappeler et inscrire dans le marbre, tout ce que cet homme de passion a apporté au métier. "Conseiller, guide, sélectionneur, homme de métier, René Jalabert m'a enseigné aussi le respect de l'employeur, dira Jean Mathieu, et citant André Bouix autre mentor des gardians, il pense "aux hommes et aux femmes des mas, ces oubliés de la Camargue". Jean-Pierre Clauzel, président de la Maison du cheval, évoque sa jeunesse "auprès de René Jalabert, c'était un homme d'exception qui m'appris ma passion. Il a passé une grande partie de sa vie sur les terres du Château d'Avignon et de Bardouine...".

Fondateur de l'association des gardians professionnels en 1972, René Jalabert est décédé en 2008, à l'âge de 95 ans, à l'issue d'une vie dédiée aux taureaux et en grande partie au service de la manade du Comte de Pastré. Samedi, en présence de son fils Serge, la salle René-Jalabert, emplie de symboles et de souvenirs, a été inaugurée. L'étoile du gardo-besti brille au-dessus du Mas de la Cure.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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09/02/2013

ASSOCIATION DES ELEVEURS DE TAUREAUX DE COURSE CAMARGUAISE

Lundi 14 janvier 2013

Rencontre avec Françoise Peytavin

 

aetcc,françoise peytavin,course camarguaiseMadame la présidente, quel bilan de la saison 2012 ?

« Globalement, une bonne année avec des résultats intéressants pour les adhérents de l’AETCC : la manade du Brestalou récompensée en finale des Ligues, Pagès aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour les courses d’étalons, la Cocardière d’Or (Valsière) à la manade Chaballier, deux anniversaires des 30 ans (Saliérène et Caillan), et Coyote de Caillan, meilleur taureau de la Cocarde d’Or. Donc du bon matériel au plus haut niveau et ça bouillonne pour ceux qui suivent avec de nombreux taureaux émergeants. »

Au niveau sanitaire ?

« Nette amélioration en ce qui concerne les problèmes sanitaires. On va dans le bon sens avec les campagnes 2012 et 2013 Interferon. Il n’y a plus d’abattage total, c’est un très bon point. Mais il ne faut pas baisser la garde notamment dans les prêts d’étalons ou l’achat/vente de bétail. Avec le GDS 13, le plan Sylvatube est en action, c’est une recherche de lien de transmission de la tuberculose par la faune sauvage (sanglier, blaireau). De plus, il va être créé, une banque génétique de la race camargue à titre conservatoire liée au livre généalogique, afin qu’en cas de coup dur, la race soit préservée. »

Initié en 2012, que devient le Trophée des jeunes pousses ?

« Ce concours d’élevage a très bien fonctionné en 2012, il sera reconduit cette année, pour l’instant uniquement dans l’Hérault malgré les demandes des autres départements. Le Trophée des jeunes pousses 2013 concernera les pistes de Vendargues, Mauguio, Le Crès, Baillargues et les écoles taurines de Lunel, Baillargues, Vendargues, Sommières. Ces courses d’emboulés concerneront deux manades par courses (20 au total) de 6 éléments dont obligatoirement 2 taureaux et 1 vache. A ce propos, j’annonce un changement du règlement intérieur voté à l’unanimité, à savoir que les membres de l’AETCC s’engagent sauf en cas de problème sanitaire majeur, à ne faire courir en pointe que des taureaux nés et marqués de la manade. Pour les récalcitrants, il faudra se soumettre ou se démettre, à partir de 2014, il n’y aura plus de tolérance. »  

Les manadiers s’inquiètent d’une nouvelle taxe sur les camions. Qu’en est-il ?

« Une nouvelle législation entre en vigueur à partir du mois de juillet, il s’agit d’une écotaxe sur les camions de plus de 3,5 tonnes qui transportent des marchandises. 12 centimes par kilomètre sur toutes les routes empruntées sans compter l’équipement de boîtier qui va avec, soit environ 1 500€. Voilà qui va énormément impacter les finances des manadiers. Il faudra peut-être s’équiper en char plus petit… »

Que souhaiter à l'AETCC pour la saison 2013 ?

« Que l’association continue son travail sérieusement et dans une bonne ambiance avec ses 32 adhérents dont 23 étaient présents lors de l’assemblée générale le 12 janvier à Rousty. »

Propos recueillis
par MARTINE ALIAGA

En bref : L’AETCC compte 32 adhérents, perd la manade L’Argentière qui a arrêté son activité et intègre la manade des Montilles de Bruno Quet admise définitivement après 2 ans de probation.

Relations avec la FFCC : désignation de trois personnes pour voter aux élections, Thierry Teissier (La Vidourlenque), Henri Gibert (Le Brestalou), Françoise Peytavin (Salièrene). « On verra en fonction des propositions pour participer à la liste en vue des élections fédérales, mais nous sommes déjà intéressés par des commissions ».

Concours de ferrade : Le Trophée Pascal-Salmeron se déroulera le 19 octobre à la manade Pagès.

Bureau : lors de l’AG, un tiers du bureau était sortant (Jean-Marie Mermoux, Henri Gibert, Robert Ruiz), ils ont été remplacés ou réélus (Bruno Quet, Magali Renaud, Henri Gibert).

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28/01/2013

APCC : JOURNEE A LA MANADE BLATIERE

Les présidents de course au pays de Gandar

BSTELE.jpgIl y a des jours où l'on mesure la chance de notre profession de chroniqueur. Ce dimanche, les portes des Iscles se sont ouvertes en grand pour la journée de l'association des présidents de course camarguaise. Nous y étions. D'abord pour embarquer sur la charrette à la visite des taureaux et saluer à l'entrée des terres, la stèle de Gandar. Au tracteur, Jacques Blatière pour les explications. A cheval, Laurent, Pierre Beyssac, Fabien Blatière et Christophe Merle pour un accampado tranquille tout en douceur et en dextérité de ces gens de métier. Une matinée bénie des dieux au doux soleil hivernal. Entre joncs, tamaris et roubines, les cornes pointées vers le ciel, les fiers cocardiers toisent les visiteurs, les vaches surveillent, l'oeil belliqueux. Silence religieux sur la remorque, pas un bruit... Le temps s'est arrêté. Chacun savoure l'instant privilégié.

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Au retour, la cheminée ronfle dans la salle. Les trophées, affiches et photos témoignent de la richesse patrimoniale de l'élevage. Marc Moucadel accueille les participants (excusant Jacques Mailhan et Nicolas Noguera retenus par d'autres impératifs et saluant Dédé Peytavin délégué par Françoise pour l'AETCC), et apprécie de "voir des taureaux en pays, triés au pas et des lieux conservés en l'état". Jacques Blatière ne cache pas son plaisir "heureux de vous accueillir dans le lieu mythique de la manade Blatière". Un mot de félicitation pour la nouvelle présidente de l'Amicale des chroniqueurs et un bouquet pour Françoise Blatière, le président des présidents pouvait alors lancer l'apéritif offert par Pernod 51. Tandis que les "maistres grilladins", Claude Chevalier et Raymond Arnaud, en attendant de former la relève, préparaient avec maestria une grillade de chef.

Rien n'a manqué à cet acte convivial. Le soleil descendant, chacun est reparti la tête pleine d'images... Les Iscles se refermaient et retournaient à leur silence.

MARTINE ALIAGA

* L'assemblée générale de l'Association des présidents de course se déroulera à la manade Paulin le 17 novembre 2013.

 

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▲ Fabien à l'ouverture des portes

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▲ Nizam, Méthode  en convalescence et le simbeu

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▲ La grillade c'est du sérieux avec Claude Chevalier et Raymond Arnaud

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13/11/2012

SAIN REMY DE PROVENCE *ROYALE MANADE CAILLAN*

Dimanche 11 Novembre 2012

ESTRELOUN ILLUMINE L’ANNIVERSAIRE…

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Estreloun (Manade Caillan) et Benjamin Villard les vainqueurs du jour

Entrée: ¾ Organisateur: Comité des fêtes Présidence: F Fassi Droitiers: Chig, Pradier (sort au 4ème), Sabatier, Sabot, Sanchis, Villard. Gauchers: Clarion, Ouffe, Sanchez. Tourneurs: J Dumas. Kerfouche, Fadli.

La royale de la manade Caillan clôture la saison Saint-rémoise en beauté avec les arènes parées de tissu orange et marron. Trente ans d’existence et un anniversaire clé pour Francis et François Fassi dont la complicité est évidente. La capélado riche en arlésiennes accompagnées des gardians impeccables, des gardians à pied et François à cheval. Francis ému aux larmes reçoit un tableau pour fêter l’évènement. Un lâcher de 30 pigeons aux couleurs de la manade rehausse la capélado. Chez les hommes Villard omniprésent (meilleur animateur) tire la course avec Sabot, Chig et Sabatier. Sanchez s’active sur la fin. Estreloun est désigné meilleur taureau d’un ensemble homogène et combatif.

D’entrée, RAMSES se place, enferme Sabatier qui avec sang-froid évite l’accrochage en se jetant en contre piste tel un sauteur de fosbury. Il récidive une enfermée sur Sabatier et percute après Chig. Il maitrise l’espace et percute encore après Sanchez. Ses enfermées sont dangereuses (Ouffe). Il ne perd son second gland qu’à la dernière minute. 5 Carmen et retour. La difficulté avec TASTAIRE ce sont ses longues cornes qu’il envoie de façon virulente au contact. Placé aux planches, la difficulté s’accentue. Il mène la vie dure aux blancs et le travail est relatif. Au terme de sa domination il rentre sa cocarde intacte (200€) et ne lâche qu’un gland à Villard. Carmen en piste. Décidé et placé, FANFAN la tulipe noire ne part pas la fleur au fusil. Avec Villard il forme de jolis duos (coupe, cocarde et glands). Benji est le seul à vraiment lui proposer des rasets (avec Chig). Dans ce quasi tête à tête, il conserve ses ficelles en musique jouée à deux reprises en piste.

Rapide et puissant, l’étoile ESTRELOUN brille particulièrement après Villard et Sabot dans une dizaine d’actions explosives. Très en jambe il fait feu de tout bois et sur Ouffe l’action est hyper violente, Une dernière sur Sanchez et le taureau se blesse à la patte et réintègre le toril sous l’ovation. 11 Carmen dont retour. Vaillant au possible, ALCHIMISTE trouve la bonne formule dans les séries. Concentré et doté de bons principes il se soulève même après Sabot et profile sa corne dangereuse à l’arrivée. Face à tant de bonne volonté, un temps de récupération est nécessaire et il repart au combat de façon très volontaire. Il conserve ses ficelles. 4 Carmen et rentrée. Il faut savoir aborder le borgne ESMERO. Sabot le fait de façon magistrale lui faisant accomplir de somptueuses actions d’envergure aux planches. Il entraine Villard (2) Sanchez et Ouffe pour un final spectaculaire qui clôture l’anniversaire en beauté. 8 Carmen et retour…

La capélado

trente ans manade caillan

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La course

teste et photos Eric AUPHAN

25/09/2012

LES 20 ANS DU PANTAI

 

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Bardouine, une terre propice aux rêves

Samedi 22 septembre 2012

Hubert Manaud :
"Modestement nous tous suivons notre rêve"

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La famille Manaud

Les ballons bleus et blancs balisent la piste, à l’entrée un gardianou, petit-fils du manadier, assure l’accueil. Les amis de la manade du Pantaï rejoignent la famille Manaud, tout est fin prêt pour fêter les vingt années de l’élevage. Dans la salle, les trophées et photos retracent l’histoire. Françoise Manaud a brodé son chagrin quand la manade a dû être abattue en 2002. Point par point, les noms des vaches et cocardiers disparus s’affichent sur les murs... pour ne jamais oublier. «Cette année-là nous n’avions plus rien, dira Hubert Manaud, si... des amis». En ce jour anniversaire, un retour en arrière s’impose pour suivre la route d’Hubert Manaud, du gardian au manadier. De la naissance en 1939 saluée par le Marquis de Baroncelli, à l’enfance «avec mon frère de lait Pierrot Aubanel», l’apprentissage auprès du père Fernand Manaud gardian chez Aubanel, et des “figures” comme Féraud, les frères Espelly, René Jalabert... 
«... Jusqu’à cette ferrade à la manade du Comte de Pastré à Bardouine où, conquis, avec mon épouse, nous sommes restés 26 ans. Quand Pierre Pastré a vendu, nous avons acheté en 1992».
Le Pantaï naît mais l’escoussure et la devise restent. Amadeus et Mazar font alors parler d’eux. Coup de tonnerre en 2001 où, pour raisons sanitaires, les bêtes sont abattues: «Nous nous sommes battus pendant un an mais n’avons pu sauver la manade. Dura lex sed lex».

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaisesRedémarrer tout de suite reste le rêve des Manaud. Alors l’amitié avec des confrères a fait le reste. «Les manadiers Bon, Raynaud, Blatière et Janin m’ont vendu des vaches de qualité. Et Yves Janin de me dire “Je ne te laisserai pas sans taureaux”, me vendant alors des anoubles et doublens. Dans le lot, un petit veau reçoit le nom d’Yvan (Yves-Anne) pour que chaque jour on se souvienne du cadeau que m’ont fait Yves et Anne Janin».
La suite on la connaît, la carrière du N.020 Yvan et du N.204 Gavot... Aujourd’hui, les purs produits nés et marqués à Bardouine, dont une complète sortie récemment à Lansargues, font honneur à la devise.

Et si «le fleuve de la manade ne fut pas toujours tranquille, aujourd’hui, modestement nous tous suivons notre rêve.» Entouré des amis, des amateurs de la manade, de manadiers, raseteurs, organisateurs, Hubert et Françoise tout comme Florence et Clotilde, conjoints et enfants ont offert ce rêve en partage. Après la ferrade, où Olivier Pastré (fils de Pierre) s’est illustré en attrapaïre, la loupiot au milieu du pays a permis de débrider les conversations et de refaire encore et toujours l’histoire et les histoires de la Camargue. Tout comme celle, émouvante, de la manade du Pantaï.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

*Lou Pantaï : le rêve en provençal*

 

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26/07/2012

SAINT-CHRISTOL *AVENIR*

Mercredi 25 juillet 2012

En présence du grand Barraïé

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                       ▲La statue du cocardier a été présentée
                   en prélude à la course complète de Nicollin

Comme au temps de la carrière de Barraïé, Jean-Pierre Durrieu, son bayle, n'a pas quitté des yeux la représentation signée par Ben K. Sûr que sous le chapeau gardian les images du cocardier en piste ont défilé dans la mémoire de celui qui l'a encocardé pour chacune de ses sorties et a toujours suivi ses évolutions de la contre-piste. Moments d'émotion partagée.

LA COURSE

Entrée : plein. Organisateur : CT Lou Ferri. Président : J.-L. Herleman Raseteurs droitiers : Granier, Schuller, Valette. Gauchers : Martin, Sanchez, Servière, Fouad. Tourneurs : Abbal, F. Garrido, Zerti. 

Si Valette remporte le 38e Trophée Louis-Gros, à l’issue de la complète de Nicollin, l’événement est ailleurs. Hier la statue de l’emblématique Barraïé de Lafon a été présentée en piste avant d’être implantée sur le site Viavino de Saint-Christol. Encadré par les gardians de la devise menés par Jean-Pierre Durrieu, Barraïé, aux accents de Carmen joués par Los Caballeros, a reçu l’hommage du public debout. Une étape de plus est ouverte sur la route des cocardiers statufiés. Reste que les pensionnaires de Nicollin ont manqué de sollicitations pour que leur panache s’exprime vraiment. De bons moments tout de même avec les cocardiers expérimentés et de l’intérêt à suivre les plus jeunes Paniou, Fakir ou Platon.

Pedro est coopératif quand on rentre dans son terrain. Pas débordé, il lui en faudrait plus pour qu’il se départît de son calme. Poursuites serrées sur Valette, Granier, Fouad, anticipation sur Granier. Rentre un gland.

Perceval se livre avec vivacité et franchise jusqu’aux planches. Reste en bascule après Schuller. Se soulève sur Valette, Schuller (2), expédie Servière en contre-piste. Une ficelle rentre, 2 Carmen et retour.

Paniou exprime sa vaillance dans de longues séries qu’il enchaîne avec vigueur. Brille dans la bourre sur sa 1re ficelle. Pour 12’30 bien rythmées. 5 Carmen et retour.

Belori engage le poitrail sur les premiers rasets. Le centre l’attire mais il reste disponible pour tous les enchaînements qu’on lui propose. Se chauffe, pour sa 2e ficelle, et sous les sollicitations, fait la barrière signant 7 beaux engagements. Rentre une ficelle. 5 Carmen et retour.

Fakir a du jus et s’évade lestement. Mais mis au travail, il pousse avec énergie. Affiche une belle présence quand le rythme augmente. Tient son placement et reste concentré, maître de sa 2e ficelle. 5 Carmen et retour.

Platon est à l’affût même s’il attend longtemps le premier raset. Servière est vertement raccompagné. Quand les hommes s’y mettent, Platon emboîte le pas et frise la planche jusqu’à taper après Schuller (3), Valette, Granier qui lève le 2e gland sur la sonnerie. 7 Carmen et retour.

Pour le plaisir, un tau neuf est proposé. Tout feu tout flamme, il se jette dès que les propositions sont intéressantes, comme les deux de Martin. Des Carmen.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS MALI

 Trophée de l’Avenir : Martin, 15 points ; Granier, 7 ; Fouad, 3.

10/07/2012

LE CRES - AETCC - TAUREAUX JEUNES

LE TROPHÉE DES JEUNES POUSSES FAIT DES EMULES

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De g. à d. : Pierre Bonnal maire du Crès, Maxime Chavance adjoint aux festivités, Gérard Batifort président du CT Joujou, Rogé Andréo, manadier AETCC Hérault

 

« Volontariat, bénévolat, gratuité, jeunesse, éducation... » Les mots de Gérard Batifort, président du CT Joujou du Crès, caractérisent le 1er Trophée des Jeunes Pousses, concours d’élevages initié par l’AETCC Hérault et soutenu par les mairies du Crès, de Baillargues, les écoles de raseteurs de Baillargues et Vendargues.
A l’heure du premier bilan après les 5 courses de qualification, les différents objectifs sont atteints : tester de jeunes taureaux et vaches (3 à 5 ans) avec de jeunes raseteurs (écoles taurines), faire connaître les élevages AETCC (15 ont participé), attirer le public sans concurrencer les autres trophées... (environ 200 spectateurs à chacune des courses).
Satisfaction donc pour Gérard Batifort et l’équipe du CT Joujou responsable de la logistique aux arènes, ainsi que de Rogé Andréo axé, lui, sur le bétail. Ce trophée séduit, il sera reconduit et amplifié par d’autres arènes intéressées. « En 2013, il y aura donc deux courses en Provence, 4 au Crès, 2, à Baillargues, 2 à Mauguio... Après on verra... », s’est félicité Rogé Andréo.
L’occasion aussi de mettre en lumière Le Crès, dont l’adjoint aux festivités Maxime Chavance et le premier magistrat Pierre Bonnal, bouvinaïres convaincus, ont vanté l’ancrage camarguais, en présence du premier président du club taurin, Bernard Quet.
Et comment ne pas adhérer pleinement aux propos pleins de bon sens, d’optimisme et de truculence de l’édile qui a renouvelé son soutien à l’opération : « La bouvine renaît en permanence... Ce trophée en fait partie. La passion vous unit tous. Ce que vous faites maintient une tradition marquante... Et quand je vois des jeunes comme Jérôme Martin, lundi à la Cocarde d’Or... Mais si il y a des taureaux ! C’est comme au foot, il n’y a qu’un Messi par décennie, les taureaux c’est pareil... Ce trophée porte la bonne parole, soyez en les apôtres sans en devenir des martyres... »
Dans la salle, tous d’opiner allègrement du chef !


MARTINE ALIAGA


RÉSULTATS

CRES705CREMIERBLOG3.jpgAprès les cinq courses de qualification (avril, mai aux arènes du Crès), ont été retenus pour l’ouverture de la course du samedi 28 juillet à Baillargues, les taureaux suivants :
N.950 et 726 (vache) de la manade du Ternen. N.812 et 915 du Brestalou. N.7016 et 8006 de Sylvéréal. N.740, Saliérène. N.705 de Crémier (photo L. Sonzogni). N.2174 de Chazot.
Les deux meilleurs éléments de cette course participeront le mardi 21 août à l’ouverture de la course du Trophée des As, 40e Trophée de la Garrigue au Crès.

13/04/2012

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE : PRINTEMPS DES ROYALES

Dimanche 15 avril 2012 : 4e journée

Manade Laurent : le retour tant attendu

saint-laurent-d'aigouze,printemps des royales,manade laurent,course camarguaiseLe 24 avril 2004, Daudet, Trentan, Clanclan, Téflon, Bambou et Castellas représentaient la manade Laurent au Printemps des Royales. L’élevage recevait alors le trophée de la victoire le jour de la finale (12 septembre).
Début 2005, le couperet de l’abattage pour raisons sanitaires tombait. Depuis, les afeciouna étaient orphelins de la race des Marquises. Le temps pour les manadiers de reprendre leur travail de sélection à - presque - zéro.
Mais grâce aux avancées de la génétique et à la persévérance d’Henri et Patrick Laurent, le sang royal baroncellien a été préservé. Ainsi revient, huit ans après le temps du Printemps à Saint-Laurent.
Dimanche, les jeunes héritiers de la “grasilhe” reprendront le flambeau de leurs glorieux aînés pour leur première sortie au Trophée de l’Avenir.
Déjà très suivis en Ligues (notamment la première à Aigues-Vives le 25 avril 2009), les pensionnaires de la devise “blanc, vert, rouge”devraient mobiliser les foules, pour cette 4e journée du Printemps des Royales. Aussi, mieux vaudra se présenter en avance aux arènes saint-laurentaise.

MARTINE ALIAGA


* Renseignements : Le Grand Café, tél. 04 66 88 12 35.