Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/01/2013

APCC : JOURNEE A LA MANADE BLATIERE

Les présidents de course au pays de Gandar

BSTELE.jpgIl y a des jours où l'on mesure la chance de notre profession de chroniqueur. Ce dimanche, les portes des Iscles se sont ouvertes en grand pour la journée de l'association des présidents de course camarguaise. Nous y étions. D'abord pour embarquer sur la charrette à la visite des taureaux et saluer à l'entrée des terres, la stèle de Gandar. Au tracteur, Jacques Blatière pour les explications. A cheval, Laurent, Pierre Beyssac, Fabien Blatière et Christophe Merle pour un accampado tranquille tout en douceur et en dextérité de ces gens de métier. Une matinée bénie des dieux au doux soleil hivernal. Entre joncs, tamaris et roubines, les cornes pointées vers le ciel, les fiers cocardiers toisent les visiteurs, les vaches surveillent, l'oeil belliqueux. Silence religieux sur la remorque, pas un bruit... Le temps s'est arrêté. Chacun savoure l'instant privilégié.

 BCOCARDIERS.jpg

Au retour, la cheminée ronfle dans la salle. Les trophées, affiches et photos témoignent de la richesse patrimoniale de l'élevage. Marc Moucadel accueille les participants (excusant Jacques Mailhan et Nicolas Noguera retenus par d'autres impératifs et saluant Dédé Peytavin délégué par Françoise pour l'AETCC), et apprécie de "voir des taureaux en pays, triés au pas et des lieux conservés en l'état". Jacques Blatière ne cache pas son plaisir "heureux de vous accueillir dans le lieu mythique de la manade Blatière". Un mot de félicitation pour la nouvelle présidente de l'Amicale des chroniqueurs et un bouquet pour Françoise Blatière, le président des présidents pouvait alors lancer l'apéritif offert par Pernod 51. Tandis que les "maistres grilladins", Claude Chevalier et Raymond Arnaud, en attendant de former la relève, préparaient avec maestria une grillade de chef.

Rien n'a manqué à cet acte convivial. Le soleil descendant, chacun est reparti la tête pleine d'images... Les Iscles se refermaient et retournaient à leur silence.

MARTINE ALIAGA

* L'assemblée générale de l'Association des présidents de course se déroulera à la manade Paulin le 17 novembre 2013.

 

BCHARRETTE.jpg

présidents de course camarguaise,manade blatière-bessac,courses camarguaises

▲ Fabien à l'ouverture des portes

BNIZAMMETHODE.jpg

▲ Nizam, Méthode  en convalescence et le simbeu

BCHARR2.jpg

BVACHE.jpg

présidents de course camarguaise,manade blatière-bessac,courses camarguaises

BSALLE.jpg

BGRILLADINS.jpg

▲ La grillade c'est du sérieux avec Claude Chevalier et Raymond Arnaud

BTABLEE.jpg

*************************


13/11/2012

SAIN REMY DE PROVENCE *ROYALE MANADE CAILLAN*

Dimanche 11 Novembre 2012

ESTRELOUN ILLUMINE L’ANNIVERSAIRE…

trente ans manade caillan

Estreloun (Manade Caillan) et Benjamin Villard les vainqueurs du jour

Entrée: ¾ Organisateur: Comité des fêtes Présidence: F Fassi Droitiers: Chig, Pradier (sort au 4ème), Sabatier, Sabot, Sanchis, Villard. Gauchers: Clarion, Ouffe, Sanchez. Tourneurs: J Dumas. Kerfouche, Fadli.

La royale de la manade Caillan clôture la saison Saint-rémoise en beauté avec les arènes parées de tissu orange et marron. Trente ans d’existence et un anniversaire clé pour Francis et François Fassi dont la complicité est évidente. La capélado riche en arlésiennes accompagnées des gardians impeccables, des gardians à pied et François à cheval. Francis ému aux larmes reçoit un tableau pour fêter l’évènement. Un lâcher de 30 pigeons aux couleurs de la manade rehausse la capélado. Chez les hommes Villard omniprésent (meilleur animateur) tire la course avec Sabot, Chig et Sabatier. Sanchez s’active sur la fin. Estreloun est désigné meilleur taureau d’un ensemble homogène et combatif.

D’entrée, RAMSES se place, enferme Sabatier qui avec sang-froid évite l’accrochage en se jetant en contre piste tel un sauteur de fosbury. Il récidive une enfermée sur Sabatier et percute après Chig. Il maitrise l’espace et percute encore après Sanchez. Ses enfermées sont dangereuses (Ouffe). Il ne perd son second gland qu’à la dernière minute. 5 Carmen et retour. La difficulté avec TASTAIRE ce sont ses longues cornes qu’il envoie de façon virulente au contact. Placé aux planches, la difficulté s’accentue. Il mène la vie dure aux blancs et le travail est relatif. Au terme de sa domination il rentre sa cocarde intacte (200€) et ne lâche qu’un gland à Villard. Carmen en piste. Décidé et placé, FANFAN la tulipe noire ne part pas la fleur au fusil. Avec Villard il forme de jolis duos (coupe, cocarde et glands). Benji est le seul à vraiment lui proposer des rasets (avec Chig). Dans ce quasi tête à tête, il conserve ses ficelles en musique jouée à deux reprises en piste.

Rapide et puissant, l’étoile ESTRELOUN brille particulièrement après Villard et Sabot dans une dizaine d’actions explosives. Très en jambe il fait feu de tout bois et sur Ouffe l’action est hyper violente, Une dernière sur Sanchez et le taureau se blesse à la patte et réintègre le toril sous l’ovation. 11 Carmen dont retour. Vaillant au possible, ALCHIMISTE trouve la bonne formule dans les séries. Concentré et doté de bons principes il se soulève même après Sabot et profile sa corne dangereuse à l’arrivée. Face à tant de bonne volonté, un temps de récupération est nécessaire et il repart au combat de façon très volontaire. Il conserve ses ficelles. 4 Carmen et rentrée. Il faut savoir aborder le borgne ESMERO. Sabot le fait de façon magistrale lui faisant accomplir de somptueuses actions d’envergure aux planches. Il entraine Villard (2) Sanchez et Ouffe pour un final spectaculaire qui clôture l’anniversaire en beauté. 8 Carmen et retour…

La capélado

trente ans manade caillan

trente ans manade caillan

trente ans manade caillan

trente ans manade caillan

***************************************************************

La course

teste et photos Eric AUPHAN

25/09/2012

LES 20 ANS DU PANTAI

 

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaises

Bardouine, une terre propice aux rêves

Samedi 22 septembre 2012

Hubert Manaud :
"Modestement nous tous suivons notre rêve"

 les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaises

La famille Manaud

Les ballons bleus et blancs balisent la piste, à l’entrée un gardianou, petit-fils du manadier, assure l’accueil. Les amis de la manade du Pantaï rejoignent la famille Manaud, tout est fin prêt pour fêter les vingt années de l’élevage. Dans la salle, les trophées et photos retracent l’histoire. Françoise Manaud a brodé son chagrin quand la manade a dû être abattue en 2002. Point par point, les noms des vaches et cocardiers disparus s’affichent sur les murs... pour ne jamais oublier. «Cette année-là nous n’avions plus rien, dira Hubert Manaud, si... des amis». En ce jour anniversaire, un retour en arrière s’impose pour suivre la route d’Hubert Manaud, du gardian au manadier. De la naissance en 1939 saluée par le Marquis de Baroncelli, à l’enfance «avec mon frère de lait Pierrot Aubanel», l’apprentissage auprès du père Fernand Manaud gardian chez Aubanel, et des “figures” comme Féraud, les frères Espelly, René Jalabert... 
«... Jusqu’à cette ferrade à la manade du Comte de Pastré à Bardouine où, conquis, avec mon épouse, nous sommes restés 26 ans. Quand Pierre Pastré a vendu, nous avons acheté en 1992».
Le Pantaï naît mais l’escoussure et la devise restent. Amadeus et Mazar font alors parler d’eux. Coup de tonnerre en 2001 où, pour raisons sanitaires, les bêtes sont abattues: «Nous nous sommes battus pendant un an mais n’avons pu sauver la manade. Dura lex sed lex».

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaisesRedémarrer tout de suite reste le rêve des Manaud. Alors l’amitié avec des confrères a fait le reste. «Les manadiers Bon, Raynaud, Blatière et Janin m’ont vendu des vaches de qualité. Et Yves Janin de me dire “Je ne te laisserai pas sans taureaux”, me vendant alors des anoubles et doublens. Dans le lot, un petit veau reçoit le nom d’Yvan (Yves-Anne) pour que chaque jour on se souvienne du cadeau que m’ont fait Yves et Anne Janin».
La suite on la connaît, la carrière du N.020 Yvan et du N.204 Gavot... Aujourd’hui, les purs produits nés et marqués à Bardouine, dont une complète sortie récemment à Lansargues, font honneur à la devise.

Et si «le fleuve de la manade ne fut pas toujours tranquille, aujourd’hui, modestement nous tous suivons notre rêve.» Entouré des amis, des amateurs de la manade, de manadiers, raseteurs, organisateurs, Hubert et Françoise tout comme Florence et Clotilde, conjoints et enfants ont offert ce rêve en partage. Après la ferrade, où Olivier Pastré (fils de Pierre) s’est illustré en attrapaïre, la loupiot au milieu du pays a permis de débrider les conversations et de refaire encore et toujours l’histoire et les histoires de la Camargue. Tout comme celle, émouvante, de la manade du Pantaï.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

*Lou Pantaï : le rêve en provençal*

 

les 20 ans de la manade du pantaï,famille manaud,courses camarguaises

**********************************


26/07/2012

SAINT-CHRISTOL *AVENIR*

Mercredi 25 juillet 2012

En présence du grand Barraïé

 saint-christol,statue de barraïé,complète de nicollin,courses camarguaises

                       ▲La statue du cocardier a été présentée
                   en prélude à la course complète de Nicollin

Comme au temps de la carrière de Barraïé, Jean-Pierre Durrieu, son bayle, n'a pas quitté des yeux la représentation signée par Ben K. Sûr que sous le chapeau gardian les images du cocardier en piste ont défilé dans la mémoire de celui qui l'a encocardé pour chacune de ses sorties et a toujours suivi ses évolutions de la contre-piste. Moments d'émotion partagée.

LA COURSE

Entrée : plein. Organisateur : CT Lou Ferri. Président : J.-L. Herleman Raseteurs droitiers : Granier, Schuller, Valette. Gauchers : Martin, Sanchez, Servière, Fouad. Tourneurs : Abbal, F. Garrido, Zerti. 

Si Valette remporte le 38e Trophée Louis-Gros, à l’issue de la complète de Nicollin, l’événement est ailleurs. Hier la statue de l’emblématique Barraïé de Lafon a été présentée en piste avant d’être implantée sur le site Viavino de Saint-Christol. Encadré par les gardians de la devise menés par Jean-Pierre Durrieu, Barraïé, aux accents de Carmen joués par Los Caballeros, a reçu l’hommage du public debout. Une étape de plus est ouverte sur la route des cocardiers statufiés. Reste que les pensionnaires de Nicollin ont manqué de sollicitations pour que leur panache s’exprime vraiment. De bons moments tout de même avec les cocardiers expérimentés et de l’intérêt à suivre les plus jeunes Paniou, Fakir ou Platon.

Pedro est coopératif quand on rentre dans son terrain. Pas débordé, il lui en faudrait plus pour qu’il se départît de son calme. Poursuites serrées sur Valette, Granier, Fouad, anticipation sur Granier. Rentre un gland.

Perceval se livre avec vivacité et franchise jusqu’aux planches. Reste en bascule après Schuller. Se soulève sur Valette, Schuller (2), expédie Servière en contre-piste. Une ficelle rentre, 2 Carmen et retour.

Paniou exprime sa vaillance dans de longues séries qu’il enchaîne avec vigueur. Brille dans la bourre sur sa 1re ficelle. Pour 12’30 bien rythmées. 5 Carmen et retour.

Belori engage le poitrail sur les premiers rasets. Le centre l’attire mais il reste disponible pour tous les enchaînements qu’on lui propose. Se chauffe, pour sa 2e ficelle, et sous les sollicitations, fait la barrière signant 7 beaux engagements. Rentre une ficelle. 5 Carmen et retour.

Fakir a du jus et s’évade lestement. Mais mis au travail, il pousse avec énergie. Affiche une belle présence quand le rythme augmente. Tient son placement et reste concentré, maître de sa 2e ficelle. 5 Carmen et retour.

Platon est à l’affût même s’il attend longtemps le premier raset. Servière est vertement raccompagné. Quand les hommes s’y mettent, Platon emboîte le pas et frise la planche jusqu’à taper après Schuller (3), Valette, Granier qui lève le 2e gland sur la sonnerie. 7 Carmen et retour.

Pour le plaisir, un tau neuf est proposé. Tout feu tout flamme, il se jette dès que les propositions sont intéressantes, comme les deux de Martin. Des Carmen.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS MALI

 Trophée de l’Avenir : Martin, 15 points ; Granier, 7 ; Fouad, 3.

10/07/2012

LE CRES - AETCC - TAUREAUX JEUNES

LE TROPHÉE DES JEUNES POUSSES FAIT DES EMULES

CRESPOUSSESBLOG.jpg

De g. à d. : Pierre Bonnal maire du Crès, Maxime Chavance adjoint aux festivités, Gérard Batifort président du CT Joujou, Rogé Andréo, manadier AETCC Hérault

 

« Volontariat, bénévolat, gratuité, jeunesse, éducation... » Les mots de Gérard Batifort, président du CT Joujou du Crès, caractérisent le 1er Trophée des Jeunes Pousses, concours d’élevages initié par l’AETCC Hérault et soutenu par les mairies du Crès, de Baillargues, les écoles de raseteurs de Baillargues et Vendargues.
A l’heure du premier bilan après les 5 courses de qualification, les différents objectifs sont atteints : tester de jeunes taureaux et vaches (3 à 5 ans) avec de jeunes raseteurs (écoles taurines), faire connaître les élevages AETCC (15 ont participé), attirer le public sans concurrencer les autres trophées... (environ 200 spectateurs à chacune des courses).
Satisfaction donc pour Gérard Batifort et l’équipe du CT Joujou responsable de la logistique aux arènes, ainsi que de Rogé Andréo axé, lui, sur le bétail. Ce trophée séduit, il sera reconduit et amplifié par d’autres arènes intéressées. « En 2013, il y aura donc deux courses en Provence, 4 au Crès, 2, à Baillargues, 2 à Mauguio... Après on verra... », s’est félicité Rogé Andréo.
L’occasion aussi de mettre en lumière Le Crès, dont l’adjoint aux festivités Maxime Chavance et le premier magistrat Pierre Bonnal, bouvinaïres convaincus, ont vanté l’ancrage camarguais, en présence du premier président du club taurin, Bernard Quet.
Et comment ne pas adhérer pleinement aux propos pleins de bon sens, d’optimisme et de truculence de l’édile qui a renouvelé son soutien à l’opération : « La bouvine renaît en permanence... Ce trophée en fait partie. La passion vous unit tous. Ce que vous faites maintient une tradition marquante... Et quand je vois des jeunes comme Jérôme Martin, lundi à la Cocarde d’Or... Mais si il y a des taureaux ! C’est comme au foot, il n’y a qu’un Messi par décennie, les taureaux c’est pareil... Ce trophée porte la bonne parole, soyez en les apôtres sans en devenir des martyres... »
Dans la salle, tous d’opiner allègrement du chef !


MARTINE ALIAGA


RÉSULTATS

CRES705CREMIERBLOG3.jpgAprès les cinq courses de qualification (avril, mai aux arènes du Crès), ont été retenus pour l’ouverture de la course du samedi 28 juillet à Baillargues, les taureaux suivants :
N.950 et 726 (vache) de la manade du Ternen. N.812 et 915 du Brestalou. N.7016 et 8006 de Sylvéréal. N.740, Saliérène. N.705 de Crémier (photo L. Sonzogni). N.2174 de Chazot.
Les deux meilleurs éléments de cette course participeront le mardi 21 août à l’ouverture de la course du Trophée des As, 40e Trophée de la Garrigue au Crès.

13/04/2012

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE : PRINTEMPS DES ROYALES

Dimanche 15 avril 2012 : 4e journée

Manade Laurent : le retour tant attendu

saint-laurent-d'aigouze,printemps des royales,manade laurent,course camarguaiseLe 24 avril 2004, Daudet, Trentan, Clanclan, Téflon, Bambou et Castellas représentaient la manade Laurent au Printemps des Royales. L’élevage recevait alors le trophée de la victoire le jour de la finale (12 septembre).
Début 2005, le couperet de l’abattage pour raisons sanitaires tombait. Depuis, les afeciouna étaient orphelins de la race des Marquises. Le temps pour les manadiers de reprendre leur travail de sélection à - presque - zéro.
Mais grâce aux avancées de la génétique et à la persévérance d’Henri et Patrick Laurent, le sang royal baroncellien a été préservé. Ainsi revient, huit ans après le temps du Printemps à Saint-Laurent.
Dimanche, les jeunes héritiers de la “grasilhe” reprendront le flambeau de leurs glorieux aînés pour leur première sortie au Trophée de l’Avenir.
Déjà très suivis en Ligues (notamment la première à Aigues-Vives le 25 avril 2009), les pensionnaires de la devise “blanc, vert, rouge”devraient mobiliser les foules, pour cette 4e journée du Printemps des Royales. Aussi, mieux vaudra se présenter en avance aux arènes saint-laurentaise.

MARTINE ALIAGA


* Renseignements : Le Grand Café, tél. 04 66 88 12 35.

13/03/2012

VAUVERT : LA PHOTO - LA COURSE

Papagai de Lagarde comme un boulet de canon

PAPAGAI DE LAGARDEBLOG.jpg

Dimanche, lors de la course organisée par les clubs taurins de Vauvert, faisant suite au Congrès du matin, le cocardier de Lagarde, Papagaï (en 4e position) a fait une sortie tonitruante du toril. Après un bon quart d'heure il a remporté le prix de la journée.

Photo CHRISTIAN ITIER

LA COURSE

A Papagaï et Poujol le Trophée Lacroix

Les clubs taurins réunis de Vauvert organisateurs de la course peuvent être satisfaits : le public a répondu présent et les débats en piste furent plutôt agréables à suivre avec Papagai qui ressort avec le registre le plus complet.
Saphir de Saumade ne se laisse pas manœuvrer en 12 minutes où belles accélérations et grosses enfermées (Chekade, Favier) lui valent 4 Carmen et retour.
Panturle (Blatière-Bessac) promène son gros gabarit et rentre une ficelle après s’être emporté sur Poujol (Carmen) et avoir conclu sur Oudjit.
Baryton (Lautier) enchaîne à grande vitesse et sans refus. De vives poursuites, des séries enflammées et parfois la corne en finition (Chekade, Favier). Une grosse volonté récompensée de 8 Carmen et retour, avec une ficelle.
Papagaï de Lagarde joue tout le registre du cocardier. Rapide dans des interventions conclues au ras des planches, poussant fort dans les séries et s’emportant en beaux coups de barrière. Une combativité qui lui vaut 7 Carmen et retour, une ficelle au toril.
Vison de Cuillé arpente la piste à grandes foulées. Trop remuant, il est raseté sur ses déplacements. A la 14e Favier lève la cocarde au terme d’une belle série suivie d’une enfermée sur Chekade. 2 Carmen et retour avec ses ficelles.
Canberra de Saint-Pierre s’envoie aux planches avec envie, fougue et franchise et collabore aux enchaînements. 13 minutes, 8 Carmen et retour.
Mimosa (Layalle) met beaucoup de jus dans ses actions et du punch aux planches. Les blancs temporisent. Mimosa signe de gros engagements sur Poujol, Sanchez, Chekade pour un bon final en fanfare (6 Carmen et retour).


MARTINE ALIAGA

06/03/2012

AIMARGUES : JOURNEE FANFONNE GUILLIERME

Dimanche 4 mars 2012

Ferveur autour de Fanfonne

benedictionBLOG.jpg

▲ ▼ La bénédiction des chevaux par le père Benjamin

BENEBLOG.jpg

▼ Inauguration de la statue de Fanfonne Guillierme

STATUEBLOG.jpg

STATUEBLOG2.jpg

aimargues,fanfonne guilllierme,inauguration de la statue de ben k,courses camarguaises

Trois mille pour la bénédiction des chevaux et autour de la statue de la manadière ? Difficile de compter mais ce qui est sûr c’est qu’à la sortie de la messe en lengo nostro, il fallait jouer des coudes pour voir le père Benjamin bénir les chevaux. Et monter sur la pointe des pieds pour avoir un aperçu de la tribune où se tenaient les autorités. En grande tenue, les gens de bouvine, gardians et Arlésiennes ont fait honneur à la mémoire de Fanfonne Guillierme tout comme le public respectueux.

 

aimargues,fanfonne guilllierme,inauguration de la statue de ben k,courses camarguaises

Hadrien Poujol et Ventareu

Aux arènes l’après-midi, les cocardiers de Guillierme aussi ont participé à la bonne tenue de cette journée devant des gradins pratiquement pleins. Le président de course Aurélien Laget a ainsi pu tranquillement se remettre dans le bain d’autant que les raseteurs ont travaillé dans l’esprit. Hadrien Poujol en chef de file d’une équipe composée de Garcia, Servière, N. Benafitou, Alarcon, Guyon, Sabot et Sanchez. Tourneurs : Curtil, Lizon et G. Rado.
aimargues,fanfonne guilllierme,inauguration de la statue de ben k,courses camarguaisesChez les jeunes cocardiers de Guillierme, Ventareau fait un bon premier, port altier et caractère affirmé pour une ficelle gardée. Mobile, Viroulet sort parfois de la fin du raset mais déclenche le disque pour deux grosses enfermées sur Poujol. Ibère, lui, occupe toute la piste et se donne bien dans les enchaînements plus quelques belles accélérations. Poujol régale, N. Benafitou allonge... Ibère ne refuse rien.
Le gros morceau c’est Estepous (photo avec Benjamin Sabot). Les blancs ne lui sautent pas dessus. Attentif, un peu décalé des planches, le cocardier ne dédaigne pas les séries, pousse fort dans le raset et peut méchamment finir. Sabot (2), Poujol sentent le souffle de l’animal aux planches avant qu’il ne rentre fièrement ses ficelles. Franc, Lou Fraï se livre et se soulève volontiers. Sur la fin, perd un peu en placement et en intensité sauf sur Hadrien qui l’embarque jusqu’aux planches. Les ficelles rentrent. Reste le jeune Miasset (N.602), partenaire avec de l’envie mais encore inexpérimenté. Pourtant quand Nabil Benafitou temporise, il conclut méchamment (2) et peut enchaîner jusqu’à 7 ou 8 rasets. Vaillant, c’est certain ! Et bien sûr le disque en récompense à chaque taureau.


MARTINE ALIAGA
Photos Christian ITIER et MALI

02/03/2012

AU MAS DE PERNES

Samedi 25 février 2012, manade Chapelle

 Prince en son royaume

chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaises

Les beaux jours arrivent au Mas de Pernes. Après les inondations, le terrible froid du début février… L’heure est aux sourires, aux espoirs, à la fête.

chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaisesSamedi dernier,  la famille Chapelle recevait les directrices, les membres du Trophée Taurin et les clubs taurins amis. Au centre des réjouissances, le cocardier Prince, le taureau du renouveau de la manade. Et la belle consécration de sa saison 2011 à la finale du Trophée des Raseteurs à Saint-Martin-de-Crau. « Un Prince à qui nous souhaitons de devenir roi », a souligné Domynique Azéma, présidente du Trophée Taurin.
chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaisesUn Prince aussi souverain en pays qu’en piste. Lui qui règne sur le harem des vaches cocardières de la manade : Gazette double Cocardière d’Or, Julienne, Salinière, Moustelle et Nathy. « Agressif avec ses congénères, on préfère le laisser avec les vaches », explique Florent Lupi, petit-fils d’Albert. Et de fait, visité dans son pré, le cocardier reste hautain et vigilant face à la charrette des invités.

Des enclos bien délimités, clôtures au cordeau, ici Princesse, 17 ans, mère de Prince, là ses fils prêts à courir, plus loin les filles, cousins, cousines…
Florent s’attache à une sélection rigoureuse : « C’est vrai la manade Chapelle est aussi réputée pour les abrivado et nous les continuons, mais ce qui m’intéresse c’est la course camarguaise… ». Le jeune manadier bien entouré par Nadine sa maman, Albert son grand-père et sa grand-mère, s’implique à fond dans son élevage et l’association des manadiers. Souhaitons lui tout comme à Prince, un avenir doré.

 

Texte et photos
Martine ALIAGA

chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaises

▲ Une partie des membres de la Commission du Trophée Taurin
▼ Prince et son harem

 chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaises

  chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaises

▲ La dernière génération

 chapelle,prince,mas de pernes,saint-martin-de-crau,courses camarguaises

***********************************

15/02/2012

COCARDIERE D'OR

Dimanche 12 février 2012 au Mas de Pernes

A la santé de Gazette

gazette cocardière d'or,manade chapelle,course camarguaise

L'accueil chaleureux de la famille Chapelle

Malgré les assauts du vent et du froid, la chaleur de l’accueil bienveillant de la famille Chapelle a vite décongelé les invités appelés à fêter Gazette, pour son 2e titre de Cocardière d’Or.
gazette cocardière d'or,manade chapelle,course camarguaiseLes adhérents du Trophée des Vaches cocardières en nombre, des membres des clubs taurins fidèles à la marque, la presse taurine ont écouté avec intérêt les discours officiels ouverts par Florent Lupi. Le petit fils d’Albert a, une nouvelle fois, régalé de son élocution riche et de son talent oratoire pimenté d’humour. Toujours respectueux mais réaliste, le jeune manadier a largement remercié ses invités et développé son idée que toutes les forces vives de la bouvine doivent se réunir pour soutenir la course camarguaise. Patrick Garcia, Jacques Roumajon n’ont pas caché leur plaisir de visiter le Mas de Pernes et de trinquer à la santé de Gazette, double Cocardière d’Or. “Et pourquoi pas une troisième couronne en 2012 ?” a lancé l’ancien raseteur. “C’est elle qui décidera", répondit Albert avec sagesse, avant de régaler l’assistance d’un petit poème.

Texte et photos
Martine ALIAGA

 

gazette cocardière d'or,manade chapelle,course camarguaise


09/11/2011

QUE D'EAU AU TERNEN !

Mercredi 8 novembre 2011 - Manade du Ternen

LE MAS AMPHIBIE DES CABIDOULES

Jouxtant l'Etang de l'Or, à Candillargues, le mas des Cabidoules a reçu beaucoup d'eau. Après l'épisode cévenol qui a noyé l'Hérault ces derniers jours, les terres de la manade du Ternen ont été bien arrosées. Mais les frères Andréo sont habitués à ce phénomène et comme le dit Rogé "les taureaux sont aux "sports d'hiver" à l'abri sur nos terres de Guzargues".  Restent les terres et les installations où, en cette saison règnent les canards. 

 

TERNEN7A.jpg

TERNEN1A.jpg

TERNEN2A.jpg

TERNEN3B.jpg

TERNEN4A.jpg

TERNEN5A.jpg

TERNEN8.JPG

TERNEN9A.jpg

Photos Rogé ANDREO

************************


07/11/2011

EN PETITE CAMARGUE APRES UNE SEMAINE DE PLUIE

Dimanche 6 novembre 2011

LES PRES DU CAILAR

LE VISTRE

1CAILAR.jpg

1LE VISTRE.jpg

1PRE DU CAILAR.jpg

▼ AUTOUR DU PONT DES TOURRADONS

1LES TOURRADONS.jpg

1PONT DES T0URRAD0JS.jpg

▼AUTOUR DE LA TOUR CARBONNIERE

1LA CARBONNIERE.jpg

1LA TOUR CARBONNIERE.jpg

Photos Martine ALIAGA

*************************

20/10/2011

SAINT MARTIN DE CRAU *PORTRAIT*

Jeudi 20 Octobre 2011

PRINCE L’HÉRITIER DU MAS DE PERNES

 Saint Martin de Crau 01 10 218.jpg

Prince explosif après Moine lors de la finale des Raseteurs à St Martin

La manade d’Albert Chapelle revient sur le devant de la scène. Rencontre avec Florent Lupi son clairvoyant petit fils.

Dans la plaine caillouteuse de la Crau, la bouvine est en émoi. Voilà que les taureaux et vaches du charismatique Albert Chapelle retrouvent le lustre d’antan. Gazette cocardière d’or (2009-2011) et Prince meilleur taureau de la finale des Raseteurs réveillent les sens des supporters de la devise et des aféciounas.
Florent atteste. «Avec le bayle Bernard Gros, mon grand-père, moi-même et les gardians dont André Clavel, on fait front uni pour réussir notre retour en course camarguaise. En 2009 j’avais parlé de réminiscence. Là cette réminiscence s’affirme». Cerès avait déjà apporté l’embellie mais Florent tempère. «Cerès nous avait mis le pied à l’étrier mais on sait très bien que l’avenir des taureaux qui frappent est aléatoire. Souhaitons que le destin de Prince soit un peu plus long et stable». Lucide, il explique. «Prince a la faculté de ne pas se laisser submerger. Au Grau du Roi dernièrement il a su trouver un bon placement, changer de terrain au bout de 4, 5 rasets tout en conservant son côté spectaculaire et obliger les hommes à venir dans son périmètre. C’est la faculté première d’un cocardier».
Interrogé sur la présence de Prince à la finale des Raseteurs, il déclare: «Beaucoup m’ont demandé pourquoi il n’était pas à l’Avenir. Etre sélectionné à l’une des trois finales est un honneur et j’ai rajouté que c’était tout à l’honneur du Trophée Taurin d’avoir étalé les talents 2011 spectaculairement parlant sur les trois courses. Il y a eu Ratis à Chateaurenard, St Rémois à Arles et sur la première finale à St Martin, Prince qui à joué magnifiquement son rôle».
De plus Albert est venu chercher le prix sous les bravos d’une foule conquise. «C’est pour lui la reconnaissance d’un long travail de sélection pas toujours récompensé concrètement. La sélection paye parfois sur le moyen ou long terme. En allant chercher ce prix, c’était tout le mérite qui lui incombait. Bien sur j’y ai participé mais ça a été pour moi une idée imminente que de lui dire d’aller chercher ce trophée lui qui a créé l’élevage. Il y est allé de façon chevaleresque avec son talent sachant communier sa joie avec le public».
Fier de son grand-père, Florent témoigne. «Sa popularité est extraordinaire. Je ne connais pas un endroit où il n’est pas interpellé, congratulé ou salué. Personne ne le connaît pas sur nos trois départements et même plus loin. Il a la maestria, la vision du taureau et sait en un seul coup d’œil ce que va faire un taureau. Peu de gens à ma connaissance l’ont. Lui, il essaye de me le transmettre. J’espère le suivre sur ce chemin».
Prince sera classé aux As, il sortira six fois en 2012. «Il ira au Grau du Roi en avril le dimanche de Pâques, à  Chateaurenard le 13 mai, à Mouriès en juin pour les 100 ans du club, à St Martin de Crau en juillet pour les melonniers, à Eyragues au mois d’août pour la finale de la corne d’or et enfin à St Rémy en septembre pour le souvenir Pierre Gon. Le mois d’octobre est libre peut-être pour une finale du style du trophée San juan. Cette année on n’a pas pu la satisfaire car nous avons donné la primeur au Trophée Taurin donc en 2012 nous essaierons de satisfaire les clubs taurins».
Un chemin qu’on espère plein de joies et de rêves avec Prince. «S’il continue et reste à son meilleur niveau tout est permis et on peut rêver. Mon grand-père a effleuré le bioù d’or en 1968 avec Aiguilleur que j’aurai bien aimé connaître mais pourquoi ne pas rêver dans les prochaines années de s’approcher de ce Graal».
Au fait l’année prochaine on va découvrir les fils de Prince qui auront trois ans. On espère que le souverain du royaume aura une filiation digne, pourquoi pas de futurs rois….

St Rémy Vaches 15 10 145.jpg

▲ Albert Chapelle accompagné de son petit-fils revient sur le devant de la scène

Texte et photos Eric AUPHAN

03/10/2011

VALLABREGUES *LIGUE MANADE LAURENT*

Jeudi 29 Septembre 2011

SABOT EN AVAIT SOUS LES BASKETS

Les pensionnaires des Marquises plein de méchanceté....

Vallabrègues 29 09 031.jpg

▲ N° 616 des Marquises après le courageux Benjamin Sabot.

Excellente entrée avec plus de cinq cent personnes sur les gradins des arènes de Vallabrègues pour suivre la progression de pensionnaires de la Grasilho. Robert Lacroix a le sourire lorsque Daniel Eymonet accueille à la capélado les droitiers Carcanague, Grongnet Sabot et les gauchers Pinter, Ruiz et Zéroual accompagnés des tourneurs Dunan et Martinez. Autant écrire qu’il est difficile de porter un jugement définitif sur l’avenir des jeunes cocardiers qui n’ont eu qu’un travail relatif. Quant à l’avenir des tenues blanches (sur cette course) seul Benjamin Sabot honnête travailleur se dépense sans compter et reçoit l’ovation du public. Sorti à l’entracte (c’était prévu) et remplacé par Julien Garcia la bronca accueille sa sortie soulignant l’immense désapprobation du public. Cela n’enlève rien à la prestation de Julien qui fut le seul à tenter pendant l’absence de Sabot qui réintègre la piste au 6ème avec la sortie de Rémi Grongnet discret jusque là (mais c’est tout à son honneur).

Des huit taureaux seul le premier n° 602 est léger avec une course monotone mais sans pression aussi. Il rentre en silence. Second le n° 617 est craint, il saute, tape, revient seul, se cabre au mur et met de l’animation. Il se soulève plusieurs fois après Sabot. Troisième le n° 822 est un petit taù qui se gaspille à cause de sa méchanceté. Raseté à mi-course il est à revoir assagi. Le n° 616 quatrième estVallabrègues 29 09 051.jpg rapide, se place et tape comme une brute. Il saute sur les rasets à blanc, frappe sur Sabot et Carcanague puis s’éternise en contre piste. Heureusement Sabot nous sort de l’ennui avec trois grosses finitions en contre piste avec en récompense la coupe de la cocarde. Après la pause, sort le n° 604. Un imposant client qui saute après Ruiz et Garcia mais en impose trop pour une vraie promenade de santé. Sixième le n° 619 ► saute sur tout ce qui bouge notamment Garcia qui s’accroche à trois reprises dont une in extrémis, Ruiz (2) et Zéroual. Sabot revient sous les acclamations et lui fait accomplir une dernière action pleine de fougue. Largué, le septième n° 755 à un bon potentiel et profite des beaux rasets de Sabot pour briller aux planches. 4 ans et plein de promesses. Pour terminer le n° 761 est méchant comme la galle. Il beugle et pétrifie les blancs mais Carcanague subit une agression aux planches et Ruiz un saut en contre piste. Sabot lui met un point d’honneur à bien terminer la course avec le même engagement. Les autres ont déjà l’esprit dans les vestiaires…………………

Vallabrègues 29 09 042.jpg

▲ N° 616 (Laurent) dans une grande action après Sabot.

▼ N° 755 (Laurent) puissant toujours avec Sabot.

Vallabrègues 29 09 096.jpg

▼ N° 761 (Laurent) avec encore le téméraire Benjamin Sabot.

Vallabrègues 29 09 111.jpg

 Texte et photos Eric AUPHAN

21/09/2011

UNE STATUE POUR BARRAIE

 

le crès,école taurine,course camarguaiseLa souscription pour ériger une statue au cocardier Barraïe à Saint-Christol suit son bonhomme de chemin. Au lundi 19 septembre 2011, 6350 € ont été transmis à la Fondation du Patrimoine ou au Club Taurin Lou Ferri, soit un peu plus de 42 % de la somme necessaire.
Le club taurin Lou Ferri remercie les donateurs et invitent les personnes qui souhaitent participer à prendre contact les organisateurs de la soucription.
Un blog dédié à la souscription est disponible à l'adresse suivante : http://unestatuepourbarraie.blogs.midilibre.com/

08/07/2011

ESMERO OPÉRÉ

CAILLAN1BLOG1.jpgLe manadier François Fassi, manade Caillan, raconte : "Lors de la course du mardi 5 juillet à Châteaurenard le taureau Esmero  a été  malheureusement victime d'un coup de crochet involontaire à son oeil droit. La course finissant tard, le vétérinaire est venu de bonne heure le lendemain pour ausculter le taureau. A première vue, une blessure plutôt légère avec comme solution l'opération. Bien sûr l'opération est acceptée par la manade mais une fois endormi, il s'est avéré que le coup est plus grave car il s'agit d'un coup de crochet en forme de "V" qui a coupé la cornée mais aussi, sur le bas, l'Iris voire le cristal qui seraient touchés.
"Après une anesthésie générale et une grosse heure d'opération, le taureau c'est réveillé sans trop de mal. Maintenant il lui faut rester enfermé durant 15 jour dans le noir en espérant que le cicatrisation se fasse bien avec un traitement 3 fois par jour lors des 3 premiers jours.
"Le plus gros risque est que le liquide se trouvant entre la cornée et l’Iris ait disparu totalement . Dans ce cas si la cornée et l’Iris se collent, l’œil « meurt ». Si l’Iris est touché mais que le liquide le protège, l’Iris se reforme. Pour le résultat plusieurs possibilités: Esmero retrouve une vision totale ; il retrouve une vision diminuée ; il ne retrouve pas la vision".

CAILLAN2BLOG1.jpg

CAILLAN3blog.jpg

*******************************

 

24/06/2011

UNE STATUE POUR BARRAIE

BARRAIE3.jpgLa "Route des cocardiers" s’étoffe d’une nouvelle halte. Après Muscadet de Rouquette à Mauguio, Pascalet de Rébuffat à Lunel, Le Sanglier de Granon au Cailar, Gandar de Blatière à Vauvert, Goya de Laurent et Le Clairon de Granon  à Beaucaire, Camarina de Chauvet à Sénas, Vovo d’Aubanel aux Saintes-Maries, voilà que le Biou d’Or des Biou d’Or aura sa statue à Saint-Christol (Hérault). Barraïe, emblématique cocardier de la manade Jean Lafont, posera pour l’éternité dans l’enceinte du pole oenotouristique que la communauté des communes du Pays de Lunel élabore à Saint-Christol.

A l’origine de l’idée, le club taurin Lou Ferri qui, depuis 1921, voue un culte à la devise rouge et verte. Une fidélité qui a perduré au-delà des propriétaires successifs de l’élevage : Combet, Granon, Delbosc, Lafont et Nicollin. Alors même si le grand Barraïé n’a jamais connu les arènes saint-christolaises, les vedettes de la marque ont couru là : Ourrias, Ventadour, Joinville, Cailaren, Montago et Virat…

Barraïé - 3 fois Biou d’Or (1988, 1989, 1992), sacré Biou d’Or des Biou d’Or du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence – est une légende. A travers la statue le représentant, c’est le symbole de l’amour que les gens de bouvine portent aux taureaux et la transmission d’une culture qui sont recherchés. L’artiste Ben K requis pour créer l’œuvre, représentera Barraïé en mouvement. Posé à même le sol, la sculpture permettra aux visiteurs de se mesurer à l’animal, tel le raseteur en piste.

barraie.jpgLes afeciouna sont appelés à participer pour réunir les 15 000€ nécessaires. Pour cela le CT Lou Ferri soutenue par la Fondation du patrimoine a ouvert une souscription publique pour recueillir les dons (tous les détails pratiques ci-dessous).

Alors pour que les grands taureaux ne disparaissent jamais et que la route des cocardiers s’enrichisse de nouvelles étapes à la gloire de la fe di biou, participez !


MARTINE ALIAGA
(photo Eds Arnaud
"La légende des Biou d'Or")


Tous les renseignements sur la souscription
Liens :
http://unestatuepourbarraie.blogs.midilibre.com/

BARRAIE VERSION COULEUR dif.pdf

14/06/2011

AETCC *25e ANNIVERSAIRE*

Pentecôte au Grau-du-Roi

BLOG.jpg

 

FOLCO.jpgL'Association des éleveurs de taureaux de course camarguaise a fêté son quart de siècle, tout le week-end dans et autour des arènes graulènes. Un des moments forts, le lundi, quand, autour de leur présidente Françoise Peytavin, les filles et petites-filles des manadiers ont ouvert la capelado, après l'entrée en piste de Folco Salmeron (manade de l'Aurore) porteur du nouvel emblème de l'AETCC entouré des amazones camarguaises dont la Reine d'Arles Astrid Giraud.
Au centre Faustine entourée de ses grands-mères Françoise Peytavin et Nicole Lafisca, Manon Benabent (Le Grand Salan), Audrey Ruas (Le Brestalou), Manon Chaballier, Sandrine (l'Argentière), Carole (Chazot), Ludivine (Mogador).
Et si la fête a été écourtée par un orage violent au 4e taureau, l'AETCC et les organisateurs du Grau peuvent se féliciter de la qualité des spectacles présentés.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA
Tous les articles sur l'anniversaire
sont regroupés dans la catégorie
AETCC manadiers
sur la gauche de l'écran

 

L'AETCC LANCE SA JEUNE GENERATION

aetcc,grau-du-roi,courses camarguaisesLundi, Faustine, petit bout de chou bien en selle sur son Camargue, est entrée en piste aux côtés de ses grands-mères Françoise Peytavin et Nicole Lafisca. Porteur du nouvel étendard de l'Association des éleveurs de taureaux de course camarguaise, le jeune Folco Salmeron (manade de l'Aurore) a ouvert la capelado. Bientôt rejoints par les filles de la nouvelle génération des manadiers de l'Association. Un beau clin d'oeil plein de promesses d'avenir.

Ce week-end anniversaire des 25 ans, festif autour de l'arène et sérieux en piste, avec un décorum folklorique de qualité, a offert une belle vitrine aux manades de l'AETCC.

aetcc,grau-du-roi,courses camarguaisesMême si la course du lundi a été écourtée par un violent orage. Le déluge après la prestation cocardièrement convaincante du 4e taureau Colombus de l'Aurore. Avant lui, Opale du Brestalou avait fait la loi par une course intelligente et autoritaire. Ah la vache ! Igor de l'Argentière (2e) armé d'une vaillance à toute épreuve, et Tamaris de Chazot (photo à gauche avec Oudjit), un premier un peu trop intermittent, avaient eu les honneurs de la grande piste graulène.

aetcc,grau-du-roi,courses camarguaises

Opale a fait une démonstration de caractère.
Placement, anticipations, enfermées...
un régal..

 Le concours du samedi a tenu la route aux As (lire compte rendu du Luc Pero dans la catégorie Trophée des As à gauche de l'écran) prouvant malgré le manque d'expérience de certains à ce niveau, que leur place n'était pas usurpée. Face aux raseteurs travailleurs et opiniâtres mais toujours dans le bon esprit Petit Lou a fait parler l'expérience, Satin un peu vert, Crespin au niveau mais peu encocardé. Idem pour Hébus qui aurait pu, avec quelques tours de ficelle en plus, sortir un quart d'heure plus dense. Casanova a été l'heureuse surprise à ce niveau, à revoir. Quant à Estreloun et Ménélas ils ont barricadièrement et avec panache conclu l'après-midi.

La course du dimanche - dévolue aux autres manadiers mais avec un Caillan et pas n'importe lequel, Coyote auteur d'un grand quart d'heure - a permis en ouverture de passer un joyeux moment avec deux emboulés de Quet et Cyr rasetés avec envie et bravoure par des élèves des écoles taurines.

Au soir de cette Pentecôte réussie, ils peuvent être fiers de leur boulot, tous ces manadiers que - sérieusement - on ne peut plus qualifier de "petits".

M. A.
Photos Monique ROGGI

23/05/2011

PRIAM C'EST FINI

Lundi 23 mai 2011

priam du ternen,montfrin,course camarguaiseCe cocardier à la brutalité extrême avait contribué à la renommée de sa manade du Ternen à Candillargues par - entre autres - ses féroces engagements aux planches. Mais son goût de la bagarre lui a coûté la vie. Victime d'un traumatisme cervical, dimanche aux arènes de Montfrin.
A 9 ans, il avait déjà écrit quelques belles pages de la course camarguaise et les chroniqueurs de ce blog le suivaient de près, rappelons nous de La Grande-Motte, Baillargues, Sommières, Lansargues, Saint-Georges-d'Orques... 
Les frères Andréo qui l’ont fait naître et l’ont élevé sont tristes, jamais ils n’oublieront Priam.

M. A.

Photo Luc PERO à Baillargues:
Priam sur Jérémy Aliaga

18/04/2011

PRELUDE DE LA COURSE *DES RAMEAUX* A ARLES

Dimanche 17 Avril 2011


TRI A LA MANADE ST GERMAIN DIMANCHE DES RAMEAUX…

Tri St Germain 17 04 008.jpg

C’est au mas St Germain non loin du Vaccarès que nous nous sommes retrouvés dimanche matin en prélude à la grande course d’ouverture de la saison taurine Arlésienne pour le tri du bétail prévu Tri St Germain 17 04 087.jpgpour la course de l’après-midi. Badaïre cocardier vedette de la manade St Germain affronte les As du crochet accompagné de deux congénères (Ignace n° 444 et Sonnailler n° 429) prévus pour donner le change à l’école taurine locale en ouverture. A cheval, Germain Vadon et les amateurs font preuve de dextérité pendant le tri et les simbeùs ouvrent la voie dans le couloir. Après cette manœuvre parfaite direction les prés sur les ballots de paille de la charrette pour raccompagner le troupeau qui change de pâturage puis visite des vaches aTri St Germain 17 04 119.jpgccompagnées de veaux pour certains âgés de quelques jours voire quelques heures. Retour au point de départ où sur le char les gardians procèdent à l’encocardement des bioùs. Calme et impassible Badaïre se laisse faire. Christian Culetto ancien raseteur n’est pas étonné : «Dans le char on dirait qu’il bade tellement il est calme. D’ailleurs c’est pour cette raison qu’on l’a appelé Badaïre mais attention en piste il n’est pas le même». Sonnailler plus récalcitrant oblige à plus de vigilance et à plusieurs essais. Alors qu’un mouvement naturel s’opère vers la table du succulent déjeuner où les discussions vont bon train au sein de la famille, des aféciounas, des raseteurs (Mascarin, Moulin), des tourneurs (Gérald Rado) et clubs taurins organisateurs ainsi que Marine Rosière ambassadrice du riz. Dans le bouvaù, les enfants ouvrent les cases du toril et jouent aux apprentis taureaux-raseteurs. Le pétillant Antonin, fils du manadier du haut de ses 5 ans ½ joue des cornes avec un bout de bois et entraîne les autres dans son sillon. Tout un symbole. A l’ombre des grands arbres proches du bouvaù, les cocardiers attendent le départ vers les arènes……

Tri St Germain 17 04 010.jpg

▲ Arrivée dans le clos de tri.

 Tri St Germain 17 04 039.jpg

▲ Germain Vadon trie Sonnailler.

Tri St Germain 17 04 153.jpg

▲ Un veau de quelques heures environ avec encore le cordon.

▼ Le Char est fin prêt pour rallier l'amphithéatre Arlésien.

 Tri St Germain 17 04 174.jpg

 

Tri St Germain 17 04 181.jpg

 ▲ Badaïre calme se laisse encocarder.

▼ Antonin Vadon 5 ans 1/2 joue au cocardier.

Tri St Germain 17 04 207.jpg

 Texte et photos Eric AUPHAN