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08/05/2010

NOBLESSE TAURINE ?

Dimanche dernier 2 Mai aux Saintes-Maries-de-la-Mer

INSOLITE !

BALTIC le jeune et prometteur cocardier de Anne et Yves Janin, nous a offert dés son entrée sur le sable Saintois de bien belles courbettes... Pendant sa minute  de reconnaissance avant la sonnerie d'attaque, le bioù s'est plusieurs fois agenouillé... Etonnant et surtout insolite !

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Photos Luc PERO

12/04/2010

LANSARGUES *AVENIR*

Dimanche 11 avril 2010 : 20 ans de la manade de l'Aurore

QUE LE ROSE DE LA DEVISE
PRENNE LE PAS SUR LE GRIS

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Sylvain le bayle, Aubin et Folco les enfants, Huguette et Sandrine Salmeron.

« Hier, Alain et Pascal, aujourd’hui Sandrine, Arlette et le bayle Sylvain, demain Aubin et Folco», le président de course Cyril Daniel a cerné en ces quelques mots, l’histoire de la manade de l’Aurore qui fêtait ses 20 ans, ce dimanche. Deux décennies marquées par H et S Salmeron.jpg ooooo.jpgdes drames - les décès d’Alain et Pascal Salmeron - et des satisfactions à mettre au crédit de deux femmes qui n’ont jamais baissé les bras et d’un bayle à l'indéfectible fidélité... pour qu’Aubin et Folco, les enfants, puissent suivre les traces.  Et le rose prendra le pas sur le gris dans la devise de la manade, ce sont nos voeux pour cet anniversaire.
En cette journée de fête, commencée le matin dans les prés de la manade, la première course complète de la manade de l’Aurore a tenu ses promesses bien servie par l’équipe des blancs. A Faru la difficulté, à Chamarel la satisfaction d'une despedida flamboyante, à Colombus le coup de coeur. Et un Carmen général mérité récompense tous les acteurs.

LA COURSE
Paraty.-
Mobile et inexpérimenté au début mais susceptible de sauter après... comme sur Malige. Aux ficelles, il se chauffe dans les séries qu’il ponctue si occasion (Paparone, Estève). 1 ficelle rentre. 5 Carmen.
Marigot.-Ce jeune et beau cocardier de 5ans montre un placement rigoureux, obligeant les blancs à s’engager au plus près. Le dernier tour de la 1re ficelle le sort de sa réserve pour d’ultimes minutes brillante. 3 Carmen. Les ficelles au toril.
Faru.- Toujours aussi mobile et rapide, compliqué, l’œil à tout, il est craint. Arrêté c’est encore plus difficile et il multiplie les enfermées notamment sur Jockin. 1 gland à la maison. 4 Carmen.
A 15 ans pour sa dernière course, Chamarel s’offre un quart d’heure de grand cocardier. Sacré caractère le papé ! Puissant, méchant, il se livre en force dans des séries conclues en fanfare. Des enfermées, des coups aux planches, et la musique en boucle. Ficelles inacessibles.
A Colombus, la palme du moral. Au petit trot, toujours prêt à participer, il est un inlassable partenaire pour des enchaînements sans fin et la corne parfois à la planche. Une dizaine de Carmen en 12 très belles minutes.
Comportement de bestiau pour le tout jeune Madison 5 ans. Du coeur et un apprentissage à poursuivre. 7 minutes. 3 Carmen.
A 4 ans, le tau N.605 (hors points) fait le spectacle en contrepiste. Entrepris, montre de bons principes et de l’énergie à revendre et à canaliser.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

Fiche technique : entrée : 1/2 arène. Org. :CT Frédéric-Durand. Président : Cyril Daniel. Raseteurs droitiers : Jockin, Malige, Noguera, Paparone. Gauchers : Estève, L. Galibert, Guin, Sabde. Tourneurs :Baccou, C. Galibert, Molins.

Les points : Trophée de l’Avenir : Sabde, 9 points ; Guin, 4.
Trophée des Raseteurs : Jockin, 19 points ; Noguera, 8 ; Paparone, 6 ; Malige, 5.

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LA MATINÉE A LA MANADE

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27/03/2010

MARSILLARGUES : LES DIX ANS DE LA MANADE VINUESA

Samedi 27 mars 2010

UNE CURE DE JOUVENCE

MARS1.jpg Entrée : ¾ arène. Organisateur : CT Lou Bajan. Président : Bruno Séguier. Raseteurs droitiers : Garcia, Jourdan, Fougère, G. Cano, Paparone. Gauchers : Poujol, Errik, Alarcon. Tourneurs : C. Galibert, F. Garrido, Beker.

Les jeunes du CT Lou Bajan ont pris un soin particulier à l’organisation de cet anniversaire de l’élevage de l’enfant du pays, Renaud Vinuesa.
Et le manadier n’est pas en reste avec un spectacle d’avant course réglé au millimètre.  Ana conduit son Camargue d'une main sûre et son troupeau de juments suitées collabore au doigt et à l'oeil. Les cocardiers de la course et les simbeu entrent alors en piste pour un ballet mené de main de maître par Renaud et ses gardians suivi du tri .
Une capelado et remise des prix hautes en couleur avec les Cabidoulo du Cailar et les cavaliers de la manade... Joliment fait tout ça ! Et des cadeaux pour tous : Renaud, Jean Mathieu, le bayle Grégoire et le raseteur Errik.

 

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sans oublier Jean Clopes et sa mule pour un ratissage de la piste à l'ancienne


Côté cocardiers (entre 5 et 8 ans) : du sang, de la fougue, et de l’énergie à canaliser pour certains, mais beaucoup de promesses peu exploitées par moment par une équipe de blancs menée par les gauchers Errik (prix du meilleur animateur), Poujol et Alarcon (en 1re partie), les droitiers, excepté Fougère, manquant cruellement de répartie.

Sangar : Un peu brouillon, il met du punch dans ses poursuites (Fougère, Poujol), mais parfois dépassé quand le rythme s’accélère. 4 Carmen.
Pavoun : Chasseur au début, il se livre bien une fois intéressé. Une grosse anticipation sur Alarcon, des séries conclues. Soumis à un régime soutenu sur la 1reficelle, il se bat bien et même s’il tire la langue, il défend la seconde et la rentre. Moult Carmen.

Magnum : De suite dans les bain, le long des planches, met de la volonté dans les poursuites enchaînées (Fougère, Poujol, Errik). Un classique volontaire. Maints Carmen.

Dilun est un promeneur et, aujourd’hui, il n’a pas la tête au travail. Montre des qualités sur des poursuites serrées (Alarcon), mais il les dilapide par des sauts incessants. Des Carmen en course.

Mesrine, 5 ans, c’est le roi de l’évasion qu’Errik essaie inlassablement de capturer. Et sur la fin, mieux placé, Mesrine canalise son énergie, alors les hommes ont du mal à poser la main. A revoir. Musique.

Orage.- Bien positionné, un peu décalé, il est vite rendu sur l’homme. De puissantes enfermées (Errik, Alarcon, Fougère), de la franchise dans les rasets sur lesquels il s’engage avec cœur. Le plus cocardier de l’après-midi. Des Carmen.

Texte et photos
Martine ALIAGA

24/03/2010

SAMEDI A MARSILLARGUES

LES DIX ANS DE LA MANADE VINUESA

RENAUD.jpgAvant d'être manadier, Renaud Vinuesa a appris le métier. Gardian auprès des manades Aubanel et Laurent, il a eu tout son temps pour pour cerner les qualités qu'il voulait pour ses futurs cocardiers. Et c'est donc le sang baroncellien qu'il choisit.
Samedi 27, l'élevage fêtera ses dix ans et Renaud présentera le fruit de ses premières sélections : sortira en premier Sangar puis Pavoun et Magnum ; à la reprise, Dilun puis Mesrine et Orage devrait terminer sur une note spectaculaire. Une course organisée par le jeune CT Lou Bajan.
Le programme de la journée : vers midi la roussataïo défilera dans les rues puis, en ouverture de la course (14h30, 8€), le CT Lou Bajan propose un spectacle avec juments et taureaux de l’élevage. Les gardians de la manade Vinuesa et Les Cabidoules du Cailar seront présents pour la capelado et la remise des prix en piste après la course. Le verre de l’amitié sera servi au siège du CT Le café du midi. Une journée pleine de spectacle, d’avenir et de promesses à ne pas manquer.mars, dans les arènes Marcel-Guillarmet de Marsillargues

21/01/2010

TOMBE LA NEIGE...

 

... SUR LE GRAND VALAT

De la neige à St Hilaire de Beauvoir, Yves Janin en reste muet en regardant ses terres du Mas du Grand Valat. Pourtant les taureaux et chevaux de la manade eux ne semblent pas trop perturbés !

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Le Pélot au milieu du pays
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SPARAGUS avec un bioulet
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Sparagus prêt à chausser les skis ?
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Les remonte-pentes c'est où ?
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Photos Luc PERO

14/01/2010

MANADE VITOU FRERES

 

FIN 2009 LA TUBERCULOSE A TOUCHÉ LA MANADE DES FRÈRES VITOU QUI ONT DÉCIDÉ D'ABATTRE LEUR CHEPTEL.
RENCONTRE AVEC CES DEUX MANADIERS QUI JOUENT LA TRANSPARENCE ET EXPLIQUENT LEUR CHOIX REFUSANT LE DÉCOURAGEMENT ET MISANT SUR L'AVENIR

DES DÉCISIONS DOULOUREUSES POUR UN NOUVEAU DÉPART
ET BEAUCOUP D'ESPOIR


Vitou2.jpgContraints mais pas forcés, la mort dans l’âme mais l’espoir chevillé au cœur, les manadiers Jean-Pierre et Nicolas Vitou ont pris de radicales décisions pour l’année des 27 ans de leur élevage.
Retour en 2009 : septembre, c’est l’époque des prophylaxies. Et là tout bascule, huit bêtes réagissent positivement dont une qui après analyse se révèle porteuse de lésions dues à la tuberculose. Dans ce cas, deux possibilités, tuer au fur et à mesure les bêtes touchées puis repasser les contrôles jusqu’à assainir, sans pouvoir bien sûr travailler à l’extérieur, ou abattre la totalité du troupeau. En liaison constante avec les Services vétérinaires, après avoir pris conseil auprès des manadiers qui ont pratiqué l’assainissement et devant les contraintes dues à l’abattage partiel, les Vitou sont résolus. Les 130 bêtes partiront à l’abattoir… « La décision n’a pas été facile à prendre, c’est un déchirement, commente Nicolas, voir partir des taureaux de course qu’on a fait naître, les taureaux d’abrivado, les vaches… »

A la manade Vitou sonne l’heure de la réflexion, des remises en cause.  «  On s’est rendu compte qu’entre les courses camarguaises et les spectacles de rue, on devait garder beaucoup de bétail, le travail de sélection des cocardiers en a pâtit, explique Jean-Pierre. On a fait et refait les comptes, repassé le film des saisons, cerné les contraintes et éliminé le travail qui ne nous convient plus ». Et dans la balance, les abrivado pèsent lourds. « Le travail de rue a trop changé. On ne supporte plus ces parcours trop courts et totalement fermés, où les aller-retour se succédent et où finalement, les cavaliers ne prennent plus de plaisir ». Les contraintes financières énormes : entretien des camions, assurances, bétail ; la concurrence de plus en plus grande entre les manades pour une qualité de travail qui se dégrade : « Avant il fallait être bon pour mener les taureaux, maintenant…. » Mais les deux frères ne crachent pas pour autant dans la soupe : « Nous arrêtons les abrivado sans aigreur… C’est personnel, ce travail ne nous convient plus à nous. Même si de temps à autre on participera pour aider d’autres manadiers, tout comme nos amateurs qui resteront avec nous pour la plupart ».

Au Mas Saint-Léonard à Castries, pas question de se décourager. Au contraire. Les projets sont sur les rails. « Nous allons redémarrer. Désormais, nous ne ferons que de la sélection pour la course camarguaise. Et comme on ne veut faire courir que des taureaux nés chez nous, en attendant qu’ils aient l’âge, nous les élèverons. Et ça aussi c’est un plaisir tout comme le travail en pays », affirme Jean-Pierre. « Nous avons  acheté des vaches d’origine Mailhan et d’autres du Joncas avec un étalon. Découvrir les qualités de ces vaches et tester les jeunes taureaux jusqu’à les mener en piste, c’est un travail de patience, de longue haleine, un recentrage des activités pour un bon redémarrage », acquiesce Nicolas.

Un retour aux sources du travail de manadier, l’amélioration des bâtiments de réception du Mas, plus deux jeux d’arènes portatives, voilà les bases du nouveau départ de la manade Vitou. En février, il y aura à nouveau des biou au Mas Saint-Léonard.

Martine ALIAGA
Photo Luc PERO

02/12/2009

PASTEUR

Samedi 28 novembre

AUTOUR DU BIOU D'OR 2009

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PAS2.jpgSamedi dernier, la manade Fabre-Mailhan fêtait le Biòu d’Or 2009, Pasteur, avec les représentants des journaux Midi Libre et La Provence, la commission du Trophée Taurin, les chroniqueurs, les maires, les manadiers, les amis, etc. Aux Bernacles, l’accueil fut chaleureux et l’ambiance légère et euphorique. Recevoir un Biòu d’Or est toujours la récompense référence pour les éleveurs de taureaux de course camarguaise et au fil des années qui passent (depuis 1954), l’émotion reste intacte.
40 ans après le premier des deux titres de Biòu d’Or (1969 et 1971) attribués à l’exceptionnel Rami, Pasteur accroche l’or aux trois couleurs de la devise vert, blanc, bleu de la manade Fabre-Mailhan et le bonheur dans les yeux de Jacques, Pascal et Hélène, ses premiers supporters. Ça méritait une belle fête et elle le fut.
Mais à l’heure des congratulations, deux interventions pleines de sens, de recul et d’intensité ont capté l’attention.
D’abord Alain Plombat, directeur de la publication à Midi Libre et représentant la direction de La Provence, a passionnément défendu la course camarguaise, le Trophée Taurin et, loin de toute polémique, a émis des vœux de concertation pour la saison prochaine. Sa détermination et son attachement à la promotion de la course camarguaise dans les colonnes de Midi Libre et de La Provence ont revigoré les aficionados présents.
BIOUOR2.jpgQuant à Jacques Mailhan, outre l’immense plaisir bien sûr de compter  Pasteur dans sa manade, c’est sa vision de la pérennité de l’élevage qui a séduit. En substance, le manadier a replacé le taureau au centre de son environnement, la Camargue. Conserver cet animal sauvage  oblige  à préserver les grands espaces naturels. On sait les difficultés qui en découlent. Une façon d’élargir un débat primordial à la garantie de la course camarguaise de demain...
Samedi, aux Bernacles, deux voix se sont élevées, deux "pelots" ont parlé, et de l’assemblée les bravos ont crépités. C’est sûr Pasteur fut dignement fêté.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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13/11/2009

MANADE CAVALLINI

UNE JOURNÉE DANS L’INTIMITÉ DE PIOCH BADET

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DSC_8337.jpgSamedi 7 novembre 2009 à 10h les nombreux véhicules qui convergent vers le mas de Pioch viennent des quatre coins de la Camargue. Tous ont répondu présent à l’annuelle invitation de la famille Cavallini qui chaque année remercie par cette invitation les clubs taurins qui participent activement à la vie de la manade. Anne, Laura, Laurent et tous les bénévoles sont au diapason pour que la journée soit belle. Le matin les multiples charrettes nous emmènent d’abord à la rencontre des vaches.SALINIE.jpg Dociles, elles s’approchent sans appréhension puis direction de l’autre côté de la route où nous attendent les cocardiers. Une autre paire de manches avec les mâles et vedettes qui n’apprécient guère qu’on vienne les déranger et au milieu desquels le tout juste retraité Salinié► a fière allure. Un groupe qui va s’étoffer bientôt de la venue des espoirs et notamment Beauvoisinois Retour au bercail pour l’apéritif extérieur avant de déguster le buffet de circonstance dans la magnifique salle remplie de coupes, trophées et souvenirs.
Avant de donner les premiers coups de fourchette, Laurent remercia les organisateurs maillons importants pour la manade. Le temps de rappeler le 25e anniversaire de son cheptel et les deux évènements majeurs de la temporada avec les deux royales à Vendargues le 18 avril et à Salin de Giraud le 17 octobre. Après la collation Laurent, Anne et Laura se sont vu offrir des souvenirs (affiches immense de Vendargues et cadres photos de Salin). Tard dans l’après midi les petites vaches (anoubles et doublenques) s’invitaient près du mas accompagnées de Cigale la vache apprivoisée faisant le bonheur de l’assistance comme pour saluer notre départ sous un soleil couchant transperçant les nuages. Une journée sympathique placée sous le signe de l’amitié que cultive au quotidien la famille Cavallini dans son intimité de Pioch Badet.

Texte et Photos Eric AUPHAN

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20/10/2009

MANADE CAVALLINI : LES 25 ANS

CAVA2.jpgSamedi 17 octobre 2009

SALIN-DE-GIRAUD


POUR FETER LE QUART DE SIECLE
DE LA MANADE SAINTOISE
ON SE SOUVIENDRA...


... de ces arènes du "bout du monde" balayées par le mistral et de l'implication du club taurin Prouvenço aficion pour une capelado soignée  (avec les groupes folkloriques Camargue Sauvage et l'Estelle de l'Avenir ainsi que deux demoiselles d'honneur de la Reine d'Arles, Elodie Bretagne et Marion Picard) et les gardians de la manade Cavallini, au centre desquels se sont présentés, à cheval,  Laurent et Laura Cavallini ;

CAV ALAUETLAUR.jpg... des larmes d'émotion de la demoiselle du Mas de Pioch, portant si joliment le costume d'Arles ; du sérieux de Laurent certainement touché par les marques d'amitié mais aussi par la mesure de ce quart de siècle passé à poursuivre son rêve qui jour après jour se fait réalité : faire courir des taureaux de valeur ; du plaisir des spectateurs et des proches agitant les couleurs de la manade blanc, rose, bleu ;

CAVASAL.jpg... de la présentation de Salinié, révélé dans ces arènes où il a aussi fait sa despedida ;

... de la course où hormis  l'honneur du manadier à sortir une complète, le comportement des taureaux a donné satisfaction avec des cocardiers qui se livrent et donnent du jeu. Les raseteurs sous la présidence  bienveillante de Jacky Faure (à droite Chig, D. Maurel, D. Martinez ; à gauche Ferriol, M. Sanchez, Aliaga ; tourneurs : Lieballe, Duran, G. Rado et Euzeby) ont fait de leur mieux, Chig recevant le bouquet du meilleur animateur. Carmen a bien sûr salué les performances des cocardiers mais avec mesure ce qui a été appréciable.

Baigneur : des poussées puissantes à la planche mais aussi quelques "lâcher-prise", il se blesse après 6 minutes et rentre. Goëland utilise au mieux le terrain et donne des ripostes cocardièrement satisfaisantes pas toujours conclues. Petit à petit prend l'ascendant et riposte par quelques belles enfermées (Ferriol, Sanchez). Rentre son 2nd gland.
Premiers échanges plein pot et un peu brouillon avec Chenebier qui montre un coeur énorme dans les enchaînements. De bonnes actions avec Chig qui le défie pour un corps à corps et Maurel.

CAVAB.jpgTauzin (◄ photo avec Chig) a bien défendu son statut de "vedette" de l'élevage. Rigoureux par son placement, attentif et puissant, il pousse avec franchise et brille par ses conclusions. Se ménage un peu répit, puis termine sur un bon passage avec Sanchez sur la longueur et Aliaga dans les cornes. Une ficelle à la maison.
Bellas s'engage jusqu''aux planches avec envie. Il appuie sur la finition notamment sur Ferriol, Sanchez, Chig.
Reste l'espoir Beauvoisinois pour sa première course sous son nom. 5 ans et des qualités qui ne demandent qu'à s'exprimer. Des engagements appuyés après Maurel (3), Chig, Sanchez. Et même s'il tire un peu la langue en fin de temps, son envie d'en découdre augure d'une belle carrière.

CAVATRIO.jpgCAVATROPHEE.jpg... une sympathique réception d'après course où tous les - nombreux eh oui ! - trophées de la manade Cavallini sont exposés et la famille réunie pour recevoir les manifestations de sympathie et d'encouragement à poursuivre. 25 ans c'est beaucoup (de temps, de travail, de déceptions, d'espoirs, de remises en cause) mais en course camarguaise cela  marque un premier cap et ouvre les promesses d'un bel avenir.

Martine ALIAGA
Photos Eric AUPHAN

 

Beauvoisinois, N.412, avec sa corne gauche épointée.
De la vigueur dans les coups de barrière
(ici sur Maurel, plus bas sur Sanchez)
et une belle volonté dans les poursuites. Taureau à suivre

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10/10/2009

RENCONTRE AVEC JACQUES MAILHAN

PASTEUR BIOU D’OR EN TOUTE BONNE FOI

 
 
PASTEUR.jpgDimanche dernier aux Bernacles, la stèle de Rami s’est mise à frissonner. La nouvelle vient de se répandre pendant que Jacques et Pascal trient Saint-Rémois pour la finale de l’Avenir. Leur taureau Pasteur vient de conquérir le titre suprême de Bioù d’Or 2009 avec 14 voix contre 11 à Rodin. Quarante longues années après le premier titre de Rami (69 et 71) le bonheur revient bercer la devise vert, blanc et bleu.
Pascal est aux anges. «C’est un grand bonheur et j’ai une pensée pour mon père et pour Rami qui s’ils nous voient de la haut doivent être contents». Pasteur a rapidement fait l’unanimité. «On l’a attendu longtemps mais on a toujours eu de bons taureaux qui ont eu des voix comme Braconnier qui a manqué le Bioù d’Or d’un petit bulletin face à Président de Saumade». Malgré ce, Barjolais (1977), Papayou (1986), Arlaten (1987) et Jupiter (2004) apportent quatre bioù de l’Avenir au Mas du Grand Gageron.
Jacques explique. «Palunier, Bagna, Poker, Dovi, Gazian, Germinal, Braconnier n’ont pas eu le bioù d’or mais ils ont fait la renommée de la manade. Pasteur c’est le taureau que l’on attendait, la locomotive». Agé de huit ans, Pasteur est un surdoué. En 2006, à cinq ans, il prête serment lors de la finale des protections à Marguerittes qu’il remporte. Sa carrière est prometteuse et si les afeciouna s’inquiétent de sa maturité précoce, il confirme de course en course où son sermon devient de plus en plus sévère. Vif comme l’éclair, il maîtrise l’anticipation des Mailhan à merveille. Admiratif Jacques assure. «Il a beaucoup de personnalité. En pays, quand il te regarde on dirait qu’il te parle tellement ses yeux sont expressifs. Pasteur a un comportement cocardier et barricadier comme on les aime. Espérons que cela dure». Régulier, il débute sa saison à Mauguio le 29 mars puis au Grau-du-Roi le 17 mai. Le 14 juin il est à Lansargues et le 18 juillet il s’impose dans la difficile piste de Lunel. Le 14 août il remporte les Impériaux aux Saintes et le 20 Septembre il retourne au Grau du Roi.
Enthousiaste Jacques déclare. «Je pense que sa meilleure course il l’a faite à Lunel en Juillet avec une prestation complète. C’est peut être cette course qui a fait la différence».
Pasteur foulera dimanche le sable Arlésien puis terminera la saison le 1er novembre à Lunel au pays des pêcheurs de lune. Jacques fonde beaucoup d’espoir mais reste lucide. «Ce titre ne modifiera pas son calendrier. Il participera aux royales de début de saison. On continuera avec les organisateurs qui nous font confiance depuis cinquante ans. L’amitié des clubs taurins et des grandes arènes est très importante». Pasteur c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui conforte le manadier dans son choix. «Élever des taureaux dans les grands espaces sauvages, en préservant la nature, c’est plus difficile que devant la maison mais permet de garder la noblesse de la race Fabre-Mailhan. Je pense que nos taureaux ont l’intelligence qui permet de faire peur aux hommes et de donner le frisson aux spectateurs». Histoire d’inoculer le virus de la Fé di bioù aux aféciouna dès demain.

 

Eric AUPHAN

Photo L. PERO

05/10/2009

PASTEUR DE FABRE-MAILHAN : BIOU D'OR 2009

UNE ELECTION PASSIONNÉMENT SUIVIE

 

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Photo Luc PERO

Quarante ans après le premier Biou d'Or de Rami (1969 et 1971) la manade Fabre-Mailhan s'octroie la récompense la plus convoitée de la course camarguaise. Le dépouillement des votes de la commission du Trophée Taurin, plus le bulletin du vainqueur du Trophée des As Sabri Allouani et du  président de l'Association des raseteurs Nicolas Noguera, (soit 27 bulletins) a été passionnément suivi par les supporters des Bernacles et des Baumelles, tant les deux prétendants principaux (Pasteur et Rodin) ont été au coude à coude toute la saison. Le nombre de voix en est l'illustration. Le choix n'a pas été facile. Et dans un relais culturel archicomble, au final, Pasteur avec 14 voix l'emporte face à Rodin (11), 1 suffrage pour Mathis, 1 pour Yvan.

Martine ALIAGA

LES REACTIONS APRES LE VOTE

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Jacques Mailhan (Manade Fabre-Mailhan, propriétaire de Pasteur) : « Ce titre suprême est un grand bonheur et revêt une grande importance. J’ai une pensée pour Rami et pour mon père qui de la haut doivent être contents. Pasteur c’est la nouvelle génération après Rami en 1969 et 1971 qu’on attendait depuis longtemps. On a toujours eu de très bons taureaux comme Braconnier qui avait manqué le titre d’une voix mais Pasteur c’est un peu un surdoué qui depuis qu’il est très jeune sait tout faire».
Joël Linsolas (Manade des Baumelles, éleveur de Rodin): « Honnêtement je suis déçu mais je sais très bien qu’il faut un gagnant et un perdant. Je pensais quand même que Rodin était dans le prix avec la saison qu’il a faite. J’aimerais que les gens qui n’ont pas voté pour Rodin me disent ce qu’ils reprochent au taureau. Il y a peu être quelque chose que je n’ai pas vu en Rodin mais il est en haut de l’affiche depuis trois ans. Pasteur est un très bon taureau mais pour moi il y a seulement trois courses qu’on vient de le découvrir. Je remercie sincèrement les onze personnes qui ont voté pour Rodin ».
Aimé Hugon  (membre de la Commission du Trophée Taurin et président du club taurin Lou Bandot) : « Pasteur et Rodin ont fait une saison complète tous les deux. On trouvera toujours à redire mais c’est un choix que tous les membres de la commission ont fait seul chez eux sans influence ».
Nicolas Noguera (président de l’Association des Raseteurs) : « Le vote reflète la saison des taureaux Pasteur et Rodin. Deux bons taureaux avec des qualités différentes. Ils n’ont pas fait les mêmes pistes C’est mérité même si Pasteur a fait toutes les grandes pistes sauf Lansargues et Mauguio ce qui n’est pas un critère de non choix. C’est dommage pour Rodin qui est un excellent taureau mais il l’aura peut-être l’année prochaine ».

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Propos recueillis par Eric AUPHAN
Photos Luc PERO

08/09/2009

ADIEU "OURAL"

Mardi 8 septembre 2009

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OURAL le célèbre cocardiergé de 23 ans) de la manade Anne et Yves Janin est allé rejoindre ses glorieux congénères au paradis des grands Biou de Camargue.

08/08/2009

PYTHAGORE OU LA REVANCHE DU VILAIN

PYTHAGORE3.jpgDans les grands classeurs de Pierre, toutes les sorties des cocardiers de la manade Cuillé sont consignées. Et quand on évoque Pythagore, c’est avec bonheur qu’il feuillette les pages à la recherche des 65 courses de ce taureau pas comme les autres. Pas comme les autres ? C’est rien de le dire… il n’y a qu’à le regarder. Une grosse carcasse un rien déguingandée et cette corne droite cassée déviée vers l’œil, l’autre restant dressée. Pas vraiment un éphèbe le biòu !
« Il a été victime des méthodes modernes… le passage au couloir de contention, c’est là qu’il s’est cassé la corne, lors de sa première vaccination, en 1992 », explique Pierre Cuillé. Pourtant dès ses premiers pas dans une piste, en 1994 – aux arènes d’Aigues-Mortes aujourd’hui disparues – « il a marqué mon esprit, c’était un volcan, un hystérique». Vu son physique disgracieux, « on avait un peu honte de le sortir, avoue son propriétaire, les gens rigolaient quand il entrait en piste, en plus il sautait partout, se montrait brouillon… mais toujours avec plus d’envie de se battre que les autres ».
L’heure de la revanche allait bientôt sonner pour ce biòu si laid et si fantasque. En 1997, à Montfrin, « il exécute une course terrible… après, il n’a plus été irrégulier, cela a été le déclic ». Dès lors, le vilain ne sera plus moqué. A la force de son caractère violent et explosif et de son terrible punch, il va gagner sa place dans les grands rendez-vous où ses terribles coups de barrière et ses poursuites au-delà des planches après les raseteurs ou les spectateurs font vibrer le public.
P & R.jpgMéchant, hargneux, bagarreur, « chaque fois qu’il a blessé quelqu’un, il l’a mordu, botté, boxé, fait voler, pas souvent encorné… mais c’était très violent », se souvient le manadier.
La rouste dont a été victime Jean-Claude Jourdan, codirecteur du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence, le 12 mars 2000, dans la contre-piste de Châteaurenard, est encore dans les mémoires. Pierre Cuillé raconte aussi : « Christian Chomel m’avait fait le plaisir en 1996, avant de quitter les pistes, de venir le raseter à Générac, avec Frédéric Durand. Pythagore était encore très brouillon, et Frédéric s’était fait écraser dans les gradins, la main coincée entre la corne tordue et le frontal ». Pas commode le Quasimodo de la course camarguaise !
Pierre Cuillé pioche au hasard des coupures de presse: « 1999, il s’était "escampé" haut au Grau-du-Roi… Nîmes, une envolée jusqu’au boudin derrière Thierry Félix », le Grau en juin « rentre sa cocarde après douze terribles coups de barrière dont huit avec saut ; une rouste à Christian Garrido en août au Grau et une finale du Pescalune gagnée. Ah ! 2000, la consécration avec le Biòu d’Or et 2001, meilleur taureau de la finale du Trophée des As »; 2002, 2003, 2004 « il rentre ses glands à Mauguio, mais aux Saintes en août, physiquement il marque le pas… Et le 24 octobre 2004, il fait une despedida mémorable avec Tristan à Lunel ».
Ainsi au terme de dix ans de piste, Pythagore acquit le respect dû aux grands cocardiers mais en plus il gagna le cœur des afeciouna. Plus jamais de lui on ne se moqua... témoins les applaudissements qui l’accueillaient dès son entrée en piste. C’est la suprême fierté pour ses propriétaires.
Aujourd’hui, à 19 ans, ce fils de Saintois n’a d’autre souci que de déguster sa luzerne et les granulés de sa "gamate", malgré quelques rhumatismes et surcalcifications vestiges de ses frasques passées.
Ces derniers temps, Renoir s’est refait la santé en sa compagnie et a profité de son régime privilégié. « On ne peut plus le laisser avec les autres taureaux. Ici, il est bien, le pays est sec même l’hiver, l’été il y a de l’ombre. On le respecte et puis ça fait plaisir de l’avoir tout près ».
Dans les grands classeurs de Pierre, Pythagore étale ses victoires et ses trophées mais c’est de l’émotion et même de l’affection qui transparaissent quand le manadier évoque son disgracieux et formidable  barricadier.


Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

24/07/2009

MANADE SAUMADE

A 20 ANS, TRISTAN
REGNE SUR LA GRANDE ABBAYE

TRISTAN3.JPGSon nom d’origine celtique évoque, paraît-il, le tonnerre et les applaudissements, il le caractérise particulièrement. Tristan – le cocardier – a souvent fait tomber la foudre et provoqué les acclamations.
La légende raconte l’épopée d’un chevalier de la table ronde… Tristan – le nôtre – est roi de Camargue. Entre Petit-Rhône, étang et mer, visite au monarque du mas de La Grande-Abbaye.
Au loin, dans le champ, une corne dressée dépasse des hautes herbes, une queue chasse sporadiquement les mouches. Tristan étalé de tout son long profite de la fraîcheur d’un bouquet d’arbre. Nandin – 17 ans – de même… à bonne distance. «C’est pas croyable le monde qui vient le voir, s’étonne toujours Thierry Ferrand, mais quand il n’a pas envie, tu peux même pas le prendre en photo. Il a un caractère de folie, il ne s’entend qu’avec Nandin, avec les autres il se bat».
Visiblement dérangée, sa Majesté nous toise. Tête haute, banes dressées, le tour des yeux à peine blanchi, à 20 ans, Tristan n’a rien perdu de son extraordinaire beauté ni de son altière agressivité. «Il n’a jamais été facile même en pays, c’est un meneur. Très intelligent… Et il fait tout en force…» Effectivement, le superbe cocardier ne quitte pas les intrus de l’œil, agite la tête, gratte le sol et mugit… «Là il nous dit de garder la distance ».
x.jpgUne attitude qui n’est pas sans rappeler les nombreux quarts d’heures de sa longue carrière gérée au mieux par Claude Saumade. 10 ans au sommet, sans jamais rater une sortie. Deux Biòu d’Or (1999 et 2001), six participations consécutives aux finales du Trophée des As avec quatre prix du meilleur taureau à la clé et des trophées à ne plus les compter.
La presse aussi s’est enthousiasmée pour l’immense talent de Tristan. Dans Midi Libre, Jean Oddoz écrivait en 1996 après un 15 août au Grau-du-Roi titré Tout simplement "Hénaurme"!: «Toujours très bien placé, aux aguets de son seul œil gauche valide, développant une force incroyable dans chaque départ, et venant à tout coup raboter la barrière sur plusieurs mètres, le poitrail fortement engagé et la corne baladeuse, Tristan a donné le spectacle impressionnant d’un terrible puncheur cherchant constamment le coup dur. Quelle méchanceté dans ses assauts répétés! Quelle formidable catapulte lancée à toute vitesse…».
Un cocardier exceptionnel, un bonheur pour ses propriétaires. Magali Saumade se souvient et avoue avoir besoin de recul pour goûter à la joie des victoires de ses tauraux, notamment à l’ampleur de la carrière de Tristan: «Pendant le quart d’heure en piste, je ne ressens que du stress, de la souffrance, la peur que le taureau ne se fasse mal… La satisfaction ne vient qu’avec le temps… avec beaucoup de temps. Tristan, tous les jours, on le visite, on ne lui donne que le meilleur. Il passe l’hiver contre le mas où, curieux, il regarde le mouvement, le reste de l’année, il a des hectares rien que pour lui». Et Thierry Ferrand de rajouter: «C’est vrai qu’il entend un peu moins bien, et sa vue baisse déjà qu’il est borgne, mais il tient la forme. Une longévité extraordinaire après tous  les coups aux planches qu’il a donnés».
A la tombée de la nuit, comme tous les soirs, Tristan fera le tour des barrages, ira bramer aux vaches, beugler aux taureaux jeunes, histoire de leur rappeler que le roi c’est lui et qu’il est toujours là!

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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Visiblement, nous avons suffisamment dérangé Sa Majesté.
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TRISTAN le Seigneur de l'Abbaye.

18/07/2009

OURAL DE LA MANADE ANNE ET YVES JANIN

LE DERNIER ÉTÉ D'UN GRAND COMBATTANT

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OURAL  et son dauphin SPARAGUS, la passation de pouvoir
  s'effectue en douceur au Mas du Grand Vallat.


Dans le secret des terres vallonnées du mas du Grand Vallat, un valeureux combattant vit ses derniers jours. Le soleil de juillet plombe les prés jaunis où vivent les cocardiers de la manade d’Anne et Yves Janin. Au sein du groupe qui, au fil des heures, quadrille les hectares selon un parcours immuable, Oural décline doucement. « L’hiver a été rude et Oural en a souffert. La neige, la pluie, le vent… cette année, il en a pris, s’inquiète Yves. Anne complète: «On n’a jamais eu besoin de le mettre à part car même à la retraite, il a toujours affirmé sa suprématie. C’est un dominant. Aujourd’hui, pourtant diminué, il est toujours respecté. Mais là on sent qu’il est au bout». Attristés, Anne et Yves parlent d’une seule voix: «Il nous a tellement apporté de joie…»
Et les souvenirs, pas si lointains, de revenir à la mémoire des deux manadiers. Un an après sa naissance (23 octobre 1987), le jeune taurillon se blesse, après une bagarre. Yves, sans trop y croire, lui laisse le temps de guérir avant de lui donner sa chance à Saint-Geniès-des-Mourgues puis Marsillargues. Nous sommes en 1991. Le N.911, au fier port de tête, retient l’attention. Il s’appellera Oural. L’année d’après, il court à Pérols, remporte le Trophée Cammal à Vendargues. Il a 4 ans.
TETE OURAL.jpg En 1992, son premier fait d’armes est le remplacement au pied levé de Sangar (Biòu d’Or 1991) blessé. Ce jour-là, il tire son épingle du jeu. Sa réputation est faite. Ce coureur qui a besoin d’être raseté pour s’exprimer au mieux, va développer tout au long de sa longue carrière, ses qualités: gestion du terrain, anticipations dangereuses et finitions hors pair.
Alors à lui les grandes pistes qu’il affectionne: Beaucaire, la Palme et le prix du Cocardier d’Or ; Lunel et le Pescalune dont il remporte la finale en 1995 et le prix des saisons 97, 98; Châteaurenard où une veille de Cocarde d’Or, le 2 juillet 1995, il marque les esprits par sept poursuites d’anthologie sur Christian Chomel qui l’invite pleine piste; des finales du Trophée des As…
Et si le Biòu d’Or lui passe au ras des cornes, l’association des raseteurs lui décernera – en 1998, l’année de son triomphe – un coup de cœur, trophée unique jamais réattribué. Il courra ainsi pendant une quinzaine d’années pour accéder doucement à la retraite, ses manadiers lui établissant petit à petit un calendrier allégé. Au terme d’une longévité rare, Oural termine là où il avait débuté, dans les arènes de Saint-Geniès des Mourgues, le 1er mai 2006.
Et si le 14 août 2006, il est présenté en piste à Vauvert, c’est à la demande du raseteur Thierry Félix, pour qui le jubilé ne pouvait se passer d’Oural : «Lui et moi, on se devait de terminer le même jour. C’est un des cinq meilleurs taureaux de ces vingt dernières années. Avec son anticipation énorme et ses gros coups de barrière, la corne à l’affût, il aurait mérité un Biòu d’Or. Malgré sa très belle carrière, je regrette qu’il n’ait pas été reconnu à sa juste valeur…»
Depuis, Oural savoure une retraite dorée. Dans son sillage, un jeune, toujours à ses côtés. Ces jours derniers, fier et cornes hautes, Sparagus veille respectueusement Oural aux forces déclinantes. Comme investi d’une nouvelle autorité, il a acquis un air souverain. Dans l’intimité grégaire du troupeau, se pourrait-il que le grand Oural, avant de s’en aller, lui ait confié ses terres du Grand Vallat.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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OURAL montre le chemin... à SPARAGUS.

09/07/2009

AU REVOIR " CANDELO "

 

UNE BELLE SURPRISE !

Juste avant la capelado, un brin de nostalgie a plané sur l'amphithêatre arlésien, quand Claude Chevalier annonça que CANDELO de la manade Guillierme allait sortir en présentation. Lecture de son palmarés, deux petits tours de piste et le valeureux guerrier qu'il fut, surtout à l'occasion de cette si difficile compétition, a reçu la grande ovation du public, des raseteurs...

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Bonne retraite Taureau !
Photos Luc PERO

20/06/2009

A CODOGNAN LA DER...

Samedi 20 Juin 2009

... DE " KABYLE ".

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Aujourd'hui agè de 14 ans, il avait effectué sa première course en taureau jeune dans ces arènes, il referme donc içi son livre de cocardier. Généreux barricadier, sa brutalité forçait le respect et l'admiration. Désormais dans la quiétude des pâturages des Iscles, il va enfin savourer le repos... du guerrier qu'il était.
Photos Luc PERO
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03/04/2009

DU CÔTÉ DE PIOCH-BADET

LE " MERCATO " DE CAVALLINI

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La retraite de SALINIÉ, une nouvelle sélection,
des nouvelles recrues, une page est tournée à Pioch-Badet.

TAUZIN-SIFFLEUR 3.jpgA l’heure où les Clubs de Football faisaient leur traditionnel marché de la mi-saison, Laurent Cavallini se mettait lui aussi en quête de nouvelles recrues. Le manadier Saintois soucieux de pouvoir honorer sérieusement ses contrats 2009, trouvait l’opportunité de renforcer son éffectif en acquérant des cocardiers de valeur sûre chez un confrère. Une occasion qu’il ne manqua pas et voilà que FUSAIN, BASTIDON, FOSSEEN, ROGNONAIS etc… Veau8x12.jpgdébarquent à Pioch-Badet. Ceci nous incita à faire une visite du côté des Saintes. Au cours de la promenade, le pélot nous expliqua le « Pourquoi » d’une telle démarche : « J’ai avec mon nouveau bayle-gardian, révisé mes choix de sélection et dans l’attente des nouveaux produits, il me fallait bien du matériel pour courir sans léser les organisateurs qui me sont fidèles depuis mes débuts… ». Explications données, nous avons continué notre chemin en admirant les cocardiers nés sur le pays, SIFFLEUR, LEBRAOU, TAUZIN, CHENEBIER et le retraité SALINIE. Un petit tour ensuite par les taureaux jeunes issus de la nouvelle sélection (ils pètent la santé !!!), pour terminer par le clos des vedélières dont quelques unes sont déjà accompagnées de leurs progénitures. Pour les anciens et nouveaux pensionnaires de Pioch, la saison peut commencer, l’équipe est prête à relever tous les défis… !

Texte et Photos Luc PERO

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LES NATIFS DE PIOCH

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SIFFLEUR
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TAUZIN
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CHENEBIER
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DES RENFORTS
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FOSSÉEN
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FUSAIN
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UN PEU DE MUSCU... PENDANT LA TRÊVE !!!

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DISPUTE 2.jpg
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LA MATERNITÉ
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25/03/2009

VISITE CHEZ " L'ARTISAN MANADIER "

 

POUR LE PLAISIR... ♫ ♫ ♫

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APIS le taù de la manade.
CRESPIN.jpgIl se définit lui même, comme un artisan de la profession. Henri Gibert le pélot de la manade du Brestalou (une S.C.E.A) opère sur un petit domaine, avec un petit effectif en nombre de têtes, pas de structures pour accueillir et commercialiser son élevage, pas d'activités taurines autres que la course camarguaise. Le but de l'entreprise est simple: une sélection rigoureuse, calculée, réfléchie pour obtenir les meilleurs résultats, afin de présenter des cocardiers et des cocardières au meilleur standard possible. "Si rien n'est fait au hasard, il faut être patient, observateur, persérant, et avoir une grande passion..." nous confie-t'il ! Ensuite il est certain que Mère nature est là pour mettre ses barrières et apporter ses lots de surprises. Depuis la création de la manade les satisfactions n'ont pas manqué avec des vaches tout d'abord: FLORETTE (cocardière d'Or 2000), FUGUEUSE, OLYMPE, EMERAUDE pour n'en citer que quelques unes. Mais aussi avec les taureaux: VENEUR, MAZEL et surtout MONTVERT qui a quelque peu bousculé les données pré-établies. Aujourd'hui ce sont trois heureux retraités, par le mauvais sort pour MONTVERT qui a dû hélas abréger sa carrière pour des ennuis osseux. Mais APIS, RABOLIOT, TYPHON sont là pour défendre les couleurs (Noir, blanc, bleu), avec les jeunes pousses CRESPIN (photo çi-dessus), JAFFAR, PHARAON, ZEUS etc.
Henri est confiant pour l'avenir et continue à travailler en chantant  sûrement: "Pour le plaisir ♫ ♫ ♫" car c'est sa motivation principale !
Texte et Photos Luc PERO
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MONTVERT
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PHARAON
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ZEUS
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EMERAUDE et FLORETTE deux retraitées au soleil...
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Première naissance 2009... un mâle !

08/03/2009

LE SEIGNEUR DE PROVENCE...

CAMARINA, UN ALLIAGE DE CUIVRE ET D' ETAIN...

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Statue Camarina 004.jpg a.jpgSamedi 07 Mars 2009 à 11h, le mistral glace les visages, mais la foule se presse autour du rond point de la route de Salon à Sénas où un voile blanc recouvre encore pour quelques instants Camarina le seigneur de Camargue. Une semaine avant ses quinze printemps, Camarina grâce à un quatuor de passionnés (Jean-Claude Gautier, Renaud Maystre, Lionel Pons et Gaston Vilhet), grâce à la municipalité, grâce à Peter Ball (sculpteur) et grâce aux entrepreneurs locaux rentre dans le cercle fermé des biòu statufiés de leur vivant. On compte parmi les présents, des personnalités (Rémy Fabre maire de Sénas, Serge Andréoni député maire de Berre ou M. Bres maire de Mollegès conseiller général du canton, Henri Itier Président de la FFCC), des manadiers (Henri Laurent, Joël Linsolas), des raseteurs (Allouani, Villard, Poujol, Sabatier, Martin Cocher, Estevan) et de nombreux afeciouna. Les objectifs et les flashs se préparent lorsque le maire décroche le linceul qui laisse apparaître le triple Biòu d’Or.
De son piédestal, le taureau se dresse sur une barrière dans une attitude mainte fois répétée en piste au cours de ses 67 sorties officielles. Sur une assise ronde et solide, il trône fièrement le regard vers le soleil. Le maire fervent supporter de la manade est ravi même si un petit changement de destination s’est produit en cours de route : Statue Camarina 021.jpg a.jpg«Camarina devait arriver à Marseille mais s’est retrouvé au port du Havre, il est bien arrivé à Sénas et c’est bien là l’essentiel. Je remercie tous les acteurs ayant participé et notamment mon conseil municipal qui a adhéré au projet. Un grand bravo à Peter qui avait déjà réalisé toutes les sculptures du village».
Peter Ball l’auteur de l’œuvre d’origine australienne est heureux de l’engouement: «La statue en bronze de Camarina de 600 à 700 kg a été coulée dans mon atelier de Bangkok Noï en Thaïlande car malgré le transport le coût était inférieur. Au bout d’une année de sollicitation devant l’attachement et la passion des supporters j’ai accepté le projet et offert mon travail. Je suis parti avec des photos, mes mains et le résultat est là».
René Serme arrive pile poil pour ne pas Statue Camarina 032.jpg a.jpgêtre en retard et doit répondre aux nombreuses sollicitations tandis que Maryse Chauvet fait la ronde des groupes d’amis. Mitraillé de toutes parts, Camarina voit défiler ses supporters qui ne veulent pas quitter le rond point sans un souvenir photo de l’inauguration. Le cortège prend ensuite la direction de la salle de réception où Maryse submergée par l’émotion ne pourra finir son texte. Les supporters acclament chaque intervention orale du maire au président de la FFCC qui salue le courage de l’initiative, des raseteurs à René Serme qui trouve la statue très ressemblante et donne des nouvelles rassurantes du triple Biòu d’or malgré l’hiver rigoureux. Toutefois, une voix fige l’assistance. Cette voix c’est Marie Pichon une amie Nîmoise de Maryse qui offre la lecture d’un poème écrit par la jeune Valène Espigol costumée en arlésienne pour la circonstance puis une chanson personnelle à la gloire du cocardier. Frissons garantis avant de lever le verre de l’amitié et fêter son champion qui fait déjà l’admiration des Sénassais...

Texte et Photos Eric AUPHAN

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Le créateur, l'artiste Peter BALL.
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Marie PICHON.
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Esthétique et attitude parfaites !
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Valène ESPIGOL.