Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08/10/2010

LES COCARDIERS DE LA FINALE DU TROPHEE DES AS

A NIMES DIMANCHE

LE BIOU D'OR ET SES DAUPHINS

GUEPARD BIOU DOR2.jpgAu Panthéon de la bouvine trônent les Biòu d’Or. Depuis la Royale de Bilhau en 1954, 44 cocardiers ont reçu la distinction. Fleuron de son élevage, le Biòu d’Or fait la fierté de son manadier et enflamme les afeciouna.
Dimanche à Nîmes, l’élu de l’année Guépard étrennera son titre tout neuf. Le vert et blanc de sa devise auréolés d’or. Quel beau taureau ! 9 Ans et tous les atouts dans son jeu. Un cocardier finisseur doté du fort caractère des produits de l’élevage Cuillé. Bon sang ne saurait mentir. La lignée baroncellienne dans toute sa splendeur.
Autre taureau majeur dans l’amphithéâtre nîmois, Pasteur de la manade Fabre-Mailhan. L’élu 2009 ! Un autre registre, plus rigoureux, plus sélectif, un maître du placement et des anticipations dangereuses pour les hommes.
Troisième Biòu d’Or de l’après-midi, Mathis, distingué en 2006. Méchant et pur barricadier à ses débuts, le taureau de la manade Lautier, à 12 ans, a pris de l’expérience mais n’a pas perdu sa rage. Simplement, plus réfléchi, il fait le tri dans ses ripostes.
Avec ces trois royaux personnages, quatre dauphins. Rodin des Baumelles, dans la course au titre suprême depuis deux ans -  c’est dire ses qualités - est un magnifique partenaire pour les raseteurs. Ne refusant jamais le combat et se livrant de tout son cœur.
Yvan du Pantaï mène une carrière au plus haut niveau  depuis 2006, il participe pour la troisième fois à la finale.  Géricault de Chauvet, à la même place que l’an dernier,  valorise ce poste redouté de premier. En 2009, après un combat de grande classe, il remportait le prix du meilleur taureau de la finale. Reste Embrun de Nicollin qui, par la noblesse de ses origines, est toujours à même de donner du fil à retordre.
Sept cocardiers et beaucoup d’espoir.


SEPT COCARDIERS DE VALEUR

GERICAULT manade Chauvet (N.013).- A 10 ans, il est en pleine maturité Avec un tempérament belliqueux doublé d’une gestion stricte de son espace, il agresse les hommes et fait le ménage. En 2009, vainqueur de la Palme d’Or et meilleur taureau de la finale des As, il a cette saison dominé ses sujets.
Sorties : 21/03 Méjanes 1er, 13/06 Le Grau-du-Roi 2e, 4/07 Châteaurenard 2e, 26/07 Beaucaire 3e, 29/08 Fontvieille 4e.
EMBRUN manade Nicollin (N.061, 10 ans).- Un taureau a priori brave et généreux qui, quand il prend la mouche, peut dangereusement enfermer et conclure. Plus enclin à gauche, il tricote souvent des cornes en défense. Brillant, il soutient avec cœur de nombreuses séries.
Sorties : 18/04 Beaucaire Muguet d’Or 4e, 27/05 Marsillargues 4e, 20/06 Sommières 4e, 18/07 Beaucaire 2e journée de la Palme d’Or 4e, 22/08 Vauver
t 3e.
PASTEUR manade Fabre-Mailhan.- N.128, 9 ans). Cocardier dans l’âme, le Biòu d’Or 2009 a conforté cette saison une réputation de sévérité. Sélectionnant rigoureusement ses partenaires blancs, il surveille tout et sanctionne avec autorité ceux qui entrent dans son terrain. Respecté et craint, c’est un dominateur dans l’âme.
Sorties : 5/04 Lunel 4e, 25/04 Châteaurenard 4e, 16/05 Nîmes 4e, 20/06 Lansargues 4e, 22/07 Beaucaire 4e, 14/08 Les Saintes-Maries 4e, 12/09 Châteaurenard, 5e.
GUEPARD manade Cuillé (N.134, 9 ans). – Biòu d’Or en titre. Il aime la castagne et se montre un redoutable adversaire. Rapide, vigilant, il se laisse parfois manœuvrer en tout début de course, mais une fois chaud, c’est lui le patron, dangereux et intraitable !
Ssorties : 28/03 Lunel, 4e, 2/05 Palavas 4e, 6/06 Le Grau-du-Roi, 4e, 15/07 Lunel 4e, 15/08 Le Grau 6e, 5/09 Nîmes 6e.
YVAN manade Lou Pantaï N.020, 10 ans.- Avec lui c’est anticipation, course effrénée, percussion. Combien de pieds, jambes n’a-t-il pas coincés aux planches ? Quand il se cale, il complique le jeu à loisir par sa vitesse d’exécution. Baisse de régime et blessure en fin de saison, mais, dans sa déjà longue carrière, Yvan est une valeur sûre.
Sorties : 28/03 Arles 5e, 16/05 Nîmes 5e, 18/06 Châteaurenard 5e, 18/07 Beaucaire Palme d’Or 6e, 15/08 Le Grau-du-Roi, 4e, 5/09 Nîmes 5e.
RODIN manade Les Baumelles (N.911, 11 ans).- C’est un magnifique cocardier, avec du panache et une folle anticipation. Un taureau noble et généreux qui se livre sur les rasets loyaux et avec qui les raseteurs peuvent totalement exprimer leur art.
Sorties : 25/04 Vauvert 5e, 16/05 Nîmes 6e, 18/06 Châteaurenard 6e, 11/07 Beaucaire Palme d’Or 5e, 15/08 Le Grau-du-Roi 5e, 12/09 Châteaurenard, 6e.
MATHIS manade Lautier (N.812, 12 ans). Certes, le Biòu d’Or 2006 s’est un peu calmé et se jette moins aux planches pour un oui ou un non. Ma
MATHIS.jpgis sa méchanceté est intacte. Quand il prend un blanc en point de mire, sa détermination et sa vitesse sont redoutables, l’arrivée aux planches périlleuse. Davantage maître de son terrain, lever ses ficelles est souvent une opération délicate.
Sorties : 11/04 Le Grau-du-Roi 4e, 13/05 Vauvert 6e, 6/06 Sommières 5e, 11/07 Beaucaire Palme d’Or 6e, 14/08, Les Saintes-Maries 6e, 5/09 Nîmes
7e

Martine ALIAGA

VALLABREGUES : LES LAURENT EN LIGUE

Beaucoup de monde sur les gradins le jeudi 30 septembre pour une course complète de la manade Laurent rasetée par les jeunes stagiaires de la FFCC. Beaucoup d'organisateurs aimeraient pareille affluence à l'Avenir. Il faut dire que la Grasilho comporte de nombreux supporters dans la région. Une ferveur perceptible sur les gradins dans les yeux des afeciouna. On sent sur chaque action une attente trépidante. Sous l’œil attentif d’Henri Laurent les pensionnaires des Marquises ont fait preuve de beaucoup de sang. Le n° 615 a fort bien clôturé la première partie. Le n° 607 a bien démarré la seconde et a fait une grosse frayeur à El Hajjouji déshabillé pour la circonstance. Les n° 618 et 619 ont affiché des principes et des sauts percutants. Le petit dernier le n° 762 est très sérieux pour son âge et présente un gros potentiel. Seuls El Hajjouji et Coulomb s’y frottent vraiment. Le pélot Henri Laurent pouvait arborer une grande satisfaction et au final, les organisateurs étaient heureux de l’engouement suscité.

 

Vallabrègues 30 09 006.jpg

 

Le n° 619 à la poursuite d'El Hajjouji Fouad.

 

Vallabrègues 30 09 024.jpg

 

Joli et sérieux le N° 762

 

Vallabrègues 30 09 037.jpg

Anticipation du n° 762 sur Florian Coulomb

 

Vallabrègues 30 09 043.jpg

Finition du n° 762 sur Florian Coulomb sous l'oeil attentif d'Henri Laurent

Texte et photos Eric AUPHAN

 

07/10/2010

GUEPARD BIOU D'OR

Elu Dimanche 3 octobre 2010 au Grau-du-Roi

GUEPARD
UN SUPERBE MONARQUE

GUEPARD B.jpg

Dans la Royale de la manade Cuillé, je demande le N.134. Auréolé de son titre de Biòu d’Or, le magnifique specimen possède un caractère emporté, et du félin dont il porte le nom, l’allure de chasseur et la dangerosité. Guépard est un cocardier redoutable, violemment spectaculaire.
Guépard, bien né et à la carrière déjà avantageuse jusque là, a explosé en un bel après-midi de 1er novembre 2009, finale du Trophée Pescalune. Ce quart-d’heure a marqué les esprits. S’appropriant la piste, Guépard soumit, ce jour-là les hommes à sa loi après avoir accroché Sabri Allouani et failli percuter Adil Benafitou. Au maximum de sa domination, il rentra son second gland sous les acclamations et la musique.
Son histoire était en marche. Et bien entouré par ses congénères de la Royale de la manade Cuillé qui enchante les afeciouna depuis trois ans, le beau ténébreux a tracé sa route royale.
A Lunel, (28 mars 2010), s’il laisse cueillir ses glands - péché de générosité -  il se montre intraitable aux ficelles qu’il ramène. A Palavas (2 mai), - l’une des plus belles courses cette saison - le Guépard déchainé, bagarreur jusqu’à basculer en contre-piste marque de sa griffe Nicolas Violet et rentre une ficelle.
Le 6 juin au Grau, il fait trembler les hommes et lever les gradins. Redoutable, la corne dangereuse, il s’approprie la piste et c’est à Moutet qu’il zébre la fesse. Ses ficelles bien en place. Pour le Muscat à Lunel en juillet, c’est un cocardier sans concession que les blancs retrouvent sur leur chemin et qui garde jalousement ses ficelles. Quant au 15 août, au Grau-du-Roi, malgré le travail des hommes, c’est très haut vers les tubes qu’il cherche Gros de la corne et Auzolle qu’il accroche par la chaussure, rentrant encore ses ficelles. Ne parlons pas de Nîmes, où après de grosses actions sur Jourdan et Auzolle, et une fois son terrain délimité, peu ont osé s’aventurer. Ficelles sur les cornes.
Voilà l’itinéraire du Biòu d’Or 2010, le Guépard élégant et chasseur qui a entendu monter les primes de ses ficelles toute la saison et qui, tête haute rentrant au toril, n’a pas vu dans son dos, les arènes debout.

Martine ALIAGA

10/09/2010

MANADE SAINT-ANTOINE

10 septembre 2010

CAMARKAS.jpgUn petit coup de projecteur sur la Manade Saint-Antoine (Mas Saint-Antoine, Les Saintes-Maries-de-la-Mer) et son taureau Camarkas révélation de la course du 3 Septembre à Beaucaire.
Un taureau plein de fougue qui a réveillé les arènes par certaines actions très engagées. Certaines tellement fort qu'il s'est retrouvé droit comme un "i" à la barrière.
Gageons qu'Alexandre Clauzel a du apprécier ce bel espoir prêt à faire oublier une période difficile.

Texte et photo
Eric AUPHAN
* Courses au Trophée de l'Avenir.
Arènes de Beaucaire
tous les vendredis du mois de septembre.
Entrée gratuite.

25/08/2010

SUR LA ROUTE DES MANADES - 7 -

Août 2010 : manade PLO

LE CHARME SURANNÉ DE PONTEVES

1.jpg

2.jpgDes moutons occupés à tondre le pré. Des juments attentives à leurs poulains. Au bout de l’allée, des poules et des poussins. Le coq qui s’égosille "quillé" sur une pierre. Plus loin, des chevaux sur la relevée. Et des taureaux… cocardiers, étalons, vaches, veaux. Quelques moustiques donnent du piquant à la carte postale. Sous les platanes entourant la maison de maître, le domaine de Pontevès, havre de la famille Plo, déroule son charme suranné et ses 300 hectares. Une ferme, une manade.
Ses parents étaient fermiers de ce domaine depuis 1947, et c’est tout naturellement que Jean-Louis Plo s’est tourné, tout jeune, vers l’élevage et le dressage de chevaux Camargue : « J’avais mes chevaux et je montais en amateur à la Tour du Vallat, j’ai eu envie de mes propres taureaux. Alors, de quelques bêtes pour m’amuser, je me suis tourné vers les manades Raynaud, en 1985, puis Ribaud et Guillierme pour commencer une vraie sélection ».5.jpg Dans les arènes, Manolo, Falerne et surtout Lebrau►, Léandre et Kouffa ont fait remarquer les couleurs "rouge, noir, blanc" en course camarguaise. « Avec le brassage des sangs, on arrive maintenant à sortir quelques taureaux », explique modestement le manadier à la parole réservée mais à l’œil rieur.
Ici le temps a comme ralenti sa fuite en avant. Le quotidien épouse les saisons, les soins aux bêtes. Les rapports humains conjuguent fidèles et famille :
« Les amateurs sont les mêmes depuis longtemps, c’est un petit cercle, bien soudé. »
La plupart ont leurs habitudes dans la grande maison aux longues tablées et multiples chambres. « Ah pour le confort, c’est à l’ancienne » rigolent les gardians. Pourtant, ils ne céderaient leur place pour rien au monde, attachés à ces taureaux
« susceptibles, difficiles à encocarder et destructeurs de torils. Ici, même les vaches défendent leur territoire comme des sorcières ».
Austère mais riche d’émotions, de sens et de liberté, la vie à Pontevès ne s’offre pas facilement. Eux l’ont choisie. Et c’est la plus belle de toutes.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise www.camargue.fr

LE TRI
Les cocardiers ont déboulé dans le clos de tri forts de leur instinct grégaire. Patiemment, les gardians ont attendu le calme pour sortir du troupeau les simbeù ainsi qu’Ocaña et Octanto qui sortent en course l’après-midi. Pas facile à manipuler, ces taureaux fortement armés et charpentés au caractère ombrageux. Jean-Louis Plo sur son Camargue est à la manœuvre.

3.jpg

LES COCARDIERS
Dans le clos des cocardiers, l'aîné et géniteur pendant 5 ans, Falerne est toujours là, tout comme son petit-fils Lebrau (N.934) à la retraite. Egalement,  Leventi, Mendiant, Nomade, Olibrius, Organdi, Oundo, Poker, Porto, etc.

6.jpg

LES CHEVAUX
Depuis 1972, Jean-Louis Plo élève des chevaux Camargue reconnus pour leurs qualités de travail en pays. L'étalon Tadorne,  tranquille dans un pré à part,  en est un des emblématiques spécimens. Pour la petit histoire, Ribade, sa mère, vit toujours au mas. La manade compte environ une centaine de têtes dont 20 poulinières qui donnent une quinzaine de poulains, tous descendants de Tadorne.

4.jpg

Devise PLO.jpgIDENTITÉ
Manade Plo, Domaine de Pontevès, Le Sambuc, 13200 Arles. Tél.04 90 97 21 63.
Pâturages : autour du domaine et Marais du Vigueirat (Conservatoire du Littoral).

ACTIVITÉS
Elevage de chevaux Camargue (une centaine) depuis 1972.
Depuis 1985, élevage de taureaux (500) pour la course camarguaise.
2 000 moutons actuellement à l’estive.
Salle pour petits groupes (40 personnes environ).

PARTICULARITÉ
A la manade Plo, les taureaux ont une lettre référence par année. Leurs noms de baptême portent la même initiale. Exemple: nés en 2002, Ocaña, Oundo, Octanto, Olibrius, Organdi, etc.

A.jpg
7.jpg

 

18/08/2010

SUR LA ROUTE DES MANADES - 6 -

Août 2010 : manade CAVALLINI

AU MAS DE PIOCH LA CAMARGUE A COEUR

DSC_9869.JPG

9x12.jpg1984, Laurent Cavallini installe ses premiers taureaux sur les 250 hectares de roselières, vignes, rizières et marais du Mas de Pioch à deux pas des Saintes-Maries de la Mer. Le rêve devient réalité pour le jeune gardian amateur. 25 années plus tard, le manadier tire les leçons: « Avec les taureaux, rien n’est jamais acquis et l’hiver a été difficile, malgré la satisfaction d’avoir mené, les saisons précédentes des cocardiers accomplis jusqu’aux grandes arènes. Mais ça repart bien cette année avec la récompense de jeunes taureaux prometteurs ». Toujours remettre le métier sur l’ouvrage. Laurent ouvre une nouvelle page, sa passion est entière. Il plonge dans le travail et se tourne vers l’avenir: un nom installé dans la course camarguaise, un domaine authentique avec sa grande cave propice aux réceptions, l’environnement privilégié de la Camargue et cette formidable envie d’expliquer et de partager les traditions et le folklore du Delta du Rhône.
FamilleCavallini.jpgL’accueil au Mas de Pioch est typique, sincère, familial. Anne, l’épouse de Laurent, veille. Et Laura, leur fille, s'implique. A 18 ans, la pétillante Provençale vit à fond ses passions, la vie à la manade, les courses camarguaises et le costume d’Arles. «Je monte à cheval, j’aide de mon mieux mon père et les gardians, je donne la main à ma mère, je vais aux arènes et je participe au groupe l’Etoile de l’Avenir d’Arles .Spontanée, vive, la demoiselle s’assagit pour porter la toilette traditionnelle avec respect et élégance. Ambassadrice motivée, fière de "ses" taureaux et du folklore camarguais.
Demain, Laurent et les gardians iront trier les cocardiers qui défendront les couleurs "blanc, rose, bleu" de la devise, Laura coiffera son plus beau ruban pour aller défiler, Anne accueillera aimablement ses hôtes « l’été ce sont souvent des habitués, ils viennent de toute l’Europe...»
C’est la vie de tous les jours à la manade Cavallini… Le travail certes mais toujours le plaisir du partage. Invités ou amis, l’hospitalité est aussi une des forces de la manade saintoise.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise www.camargue.fr

Demoi.jpg

La demoiselle du Mas de Pioch incarne à merveille la nouvelle génération des enfants de Camargue bien dans leur temps et vecteurs enthousiastes des traditions. Avec le groupe folklorique l’Etoile de l’Avenir d’Arles, Laura s’investit pour, aux arènes, en spectacle, ou à la manade, faire connaître le costume d’Arles et tout ce qui s’y rattache. A la voir aussi vive et enjouée, on se dit que l’air de Camargue sied à merveille au caractère et au teint des jouvencelles.


Carte d’identité
pl02.jpgManade Cavallini, route d’Arles, Les Saintes-Maries de-la-Mer.


Tél. 04 90 97 50 06, 06 13 29 12 72 ; fax. 04 90 97 55 51.
Mail.: contact@manadecavallini.com
Voir sur Internet : www.manade-cavallini.com
Activités

courses camarguaises, élevage, ferrades, journées, week-ends, promenade à cheval, réceptions, chambres d’hôtes.
Tous les lundis

Jusqu’à fin août, soirées camarguaises, 18 h-23 h, visite de la manade, dîner de tradition, animation folklorique. Sur réservations

DSC04972.JPG

.

 

12/08/2010

SUR LA ROUTE DES MANADES - 5 -

Août 2010 : manade du TERNEN

AU TERNEN LA NATURE VAUT L'OR

ANDREO 1.jpg

La petite route serpente entre les pommiers jusqu’à l’entrée du Mas des Cabidoules. Après c’est le marais et l’Etang de l’Or.Petite Camargue sauvage où règnent les taureaux et les chevaux de la manade du Ternen. L’installation de l’élevage camarguais à Candillargues a TERNENAFFICHE.jpglaissé le temps au temps. Rogé Andréo se souvient du premier hectare acquis par son grand-père en 1972. Avec quelques amis et son frère Bernard, gardians amateurs, ils y ont d’abord installé leurs chevaux. Un jour, ils ont acheté un veau, une vache… puis deux autres… «Et quand Richard Bascou et Robert Margé se sont lancés dans les taureaux, ça nous a donné des idées. En 1985, "Baillarguoise", une vache cocardière explosive, nous a ouvert les portes des arènes». Petit à petit, le cheptel des bêtes à cornes s’agrandit, «On a commencé à travailler sur des familles, à faire une rude sélection». Le mas s’enrichit d’installations: arènes, salle de la Jasse, écuries. «Pendant cinq ans, avec mon frère, on a travaillé comme des bœufs».
Arrive l’heure de la réflexion, sur ce site en partie protégé par Natura 2000, de nombreux atouts mais des contraintes aussi. «Il a fallu concilier les directives de la DDA, du ministère de l’Ecologie, de l’Europe avec les activités des manades alentours…», explique Rogé qui est monté au créneau en tant que représentant de ses confrères éleveurs.
Aujourd’hui, avec une certification bio et l’AOC, côté élevage; des cultures de luzerne, avoine, sorgho fourrager, côté agricole; un mas coquet totalement intégré dans l’environnement pour les réceptions; et une notoriété grandissante dans la course camarguaise, les frères Andréo mesurent le chemin parcouru.
DEVISE.jpgEt si l’élevage des chevaux Camargue est toujours d’actualité, il côtoie celui de leurs cousins Lusitaniens. Car au bord de l’Etang de l’Or, l’Espagne pousse parfois sa corne, le temps d’un ballet partagé par ces "chevaux des champs" et une danseuse gitane. Quelques mesures de flamenco entre une Coupo Santo et un Carmen.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

ANDREO 2.jpg
VEAUX.jpg

Rogé Andréo présente la nurserie où les vaches bichonnent leur progéniture. Quand elles ne pouponnent pas, ces mamans-là ne sont pas les dernières à faire le coup de barrière aux arènes, telles Jaumetto, l’emblématique cocardière. La sélection rigoureuse effectuée par les frères Andréo porte ses fruits : Figaret a apporté ses lettres de noblesse à la devise "bleu et jaune". Aujourd’hui, Priam enthousiasme les afeciouna au rythme de ses coups aux planches, et Ménélas, Topaze, Orion, Prétorien, Angélus… suivent la voie.

Carte d’identité
Manade du Ternen, Mas des Cabidoules, à Candillargues (Hérault).
Tél./fax.04 67 87 16 23.
Mail: contact@manade-du-ternen.com.
Site Internet: www.manade-du-ternen.com.
Activités: élevage, agriculture, accueil de groupes ferrades, spectacles, courses camarguaises.
Les sorties des la marque pour la fête de Mauguio
Jusqu’au 15 août 2010. Les bêtes du Ternen sont programmées : à 16h30, mercredi, gratuit, Avenir, Angélus; vendredi, 16h30, 8€, la vache Caelina; samedi, 16h30, 8€, Avenir, Ménélas; dimanche, 16h30, 10€, Trophée Verlaguet, As, la dernière course de Figaret.

LA JASSE

JASSE 1.jpg
jasse 2.jpg
LES COCARDIERS PRIAM ET MENELAS
PRIAM ET MENELAS.jpg

07/08/2010

SUR LA ROUTE DES MANADES - 4 -

Août 2010 : manade SAINT-PIERRE

L'ELEVAGE SELON SAINT-PIERRE

St PIERRE 2.jpg

ST P Devise.jpg« Eh Gastounet, viens, viens, Gastounet…». Une belle paire de banes se dresse au milieu du troupeau rassemblé. Gastounet a reconnu la voix de Christian. Tête haute, il quitte ses congénères et se dirige au trot vers le cavalier. De là calmement, son manadier le mène vers les simbèu regroupés un peu plus loin par les gardians amateurs. Gastounet sort en course camarguaise cet après-midi. Il va être encocardé et attendra sagement dans le char avec Roubine et Trimard, les dountaires, son heure de sortie en piste. « Gastounet, c’est lui qui nous a fait connaître. C’est un barricadier hors normes, fantasque, au sang chaud. On lui a refait trois fois la mâchoire tellement il a tapé les planches. Que d’émotions, il a donné en piste ».
De gardian à manadier, Christian Saint-Pierre a franchi le pas en octobre 1995 après avoir longuement appris le métier. Et quand Claude Lagarde veut céder sa manade, c’est en famille que la décision s’est prise. « St PIERRE 8.jpgVincent, mon fils m’a dit, des taureaux à nous, ça m’intéresse », Nadine, fille de bouvine aussi passionnée que Christian son mari, acquiesce. Ainsi le Mas des Aubes entre Aimargues et Saint-Laurent, et le domaine de La Mourade au Cailar ont été dévolus à l’élevage du taureau camarguais. Car c’est bien de faire naître et de sélectionner des taureaux pour les courses dont parle le manadier. Pas autre chose.
« Ce travail-là du matin – le tri – il nous paye de tout, l’après-midi aux arènes, c’est autre chose, roumègue Christian un peu pessimiste. Les raseteurs, ils gâchent souvent les taureaux. Les miens, à 7 ans, ils sont encore "bedigas". Mes bêtes, elles se font tard. Il faut avoir de la patience. Sélectionner des taureaux c’est un travail de longue haleine ». Prendre le temps, c’est le maître mot des Saint-Pierre et comme il aime tous les styles de taureaux, Christian rêve d’une Royale où les différentes qualités de ses cocardiers pourraient s’exprimer. Eleveur dans l’âme, il conclut : « On fait le plus beau métier du monde car la seule star de la course camarguaise c’est le taureau».

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

* De ses années passées chez Lhoustau-Vedel, Rouquette, Aubanel et surtout chez Guillierme, Christian Saint-Pierre a gardé le sens du travail "à l’ancienne". Simplicité, authenticité et un immense respect pour les taureaux. « Il ne faut pas oublier qu’on travaille avec une bête sauvage, tu ne peux pas tout maîtriser », explique le manadier qui note « Il y a des bons taureaux et de jeunes raseteurs qui ont envie...». L’espoir quand même....

La manade : Mas de La Mourade, Le Cailar (Gard), tél. 04 66 35 47 19.
Couleurs : vert, bleu et rouge.
Cocardiers : Gastounet, Canberra, Lou Verri,
Activités : courses camarguaises, accueil au Mas où la bergerie a été transformée en salles de réception.

 

St PIERRE 4.jpg

29/07/2010

SUR LA ROUTE DES MANADES - 3 -

Juillet 2010 : manade MARGÉ

A FLEURY-D'AUDE LA SAGA MARGÉ

BATISSE.jpg
Le Mas de la Batisse

pl07.jpg MA.jpgRobert le créateur et Olivier le fils sont manadiers et ganaderos. Françoise, l’épouse, veille à l’authenticité du domaine, les filles, Estelle et Caroline, développent l’activité équestre ; Frédéric et Vincent, les gendres, s’investissent dans le travail des taureaux. Les petits-enfants, Aubain, Mathis, Emma, Naïs, participent à toutes les activités. "Mais tous sont polyvalents, explique Françoise Margé, pour soigner les bêtes, monter à cheval, défiler ou accueillir nos hôtes".
Au Domaine des Monteilles, en 30 ans, la famille Margé s’est épanouie. L’embouchure de l’Aude, réplique des écosystèmes camarguais, à quelques kilomètres de Béziers, est un écrin exceptionnel pour qui fait vœu d’élever des taureaux. Entre étangs et marais, mer et garrigue, les toros espagnols et les biòu camarguais vivent libres dans ces grands espaces. Et si la ganaderia Margé obtient de sacrés résultats en corrida, la manade à la devise bordeaux et or peut se vanter de deux titres de Biòu de l’Avenir (Galant, 1989; Aramis, 1993) et de distinctions en terre de bouvine (cette année, la Cocarde d’Argent arlésienne a récompensé Gambay.
Le Mas de la Bâtisse complète les installations entourant les arènes. Là, Françoise a conservé «le côté rustique, campagnard. C’est une vraie maison de grand-mère» dont  les chambres d’hôtes et les salles de réception donnent sur le magnifique parc. Dans les écuries, «Camargue ou Andalou, le cheval est roi. Il se prête au cours d’équitation, promenades, travail dans les taureaux, débourrage, roussataïo, etc. On peut tout faire», indique Vincent.
Les Monteilles témoignent de l’art de vivre deux cultures complémentaires, espagnole et camarguaise. «Nous travaillons dans le plaisir, sérieusement, simplement et proprement. Et si mes petites-filles portent le costume traditionnel, poursuit Françoise, ancienne Reine d’Arles, cela n’empêche pas Naïs de monter en doma vaquera (équitation espagnole). Et hier, le petit dernier, 4 ans, a participé à son premier défilé gardian…» La saga des Margé ne fait que commencer.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

BA 1.jpg
Vincent Chaptal nourrit les " Toros Bravos "
BA 2.jpg
Les Cocardiers
BA 3.jpg
Frédéric Fabre, Vincent Chaptal gendres et bayles de la Manade.

SUR LA ROUTE DES MANADES - 2 -

Juillet 2010 : manade LAFON

LA JOURNÉE ORDINAIRE D'IRIS

DSC_0342 copie.jpg

IRIS.jpgMercredi 14 juillet. 7h30. Saint-Nazaire-de-Pézan en Petite Camargue héraultaise. Iris et Jeannot Lafon ont donné rendez-vous aux gardians amateurs, dans les prés du Portaïé, à un galop de Lunel. En selle ! Père et fille ont des taureaux à trier ! Deux abrivados, des vaches pour le déjeuner au pré, plus un encierro et une course de nuit. La fille et le père se partagent les destinations. Du mas du Grès, les chars partiront à Lunel ou Lansargues. Retour au pré ce soir, pour débarquer les bêtes. Les cavaliers, eux, repartiront à la retraite aux flambeaux de La Pescalune. Extinction des feux, 23h.
«Oh, il y a des journées plus chargées, quand on attaque les fêtes comme Saint-Nazaire-de-Pézan ou Saint-Just, avec des abrivados longues tous les jours, raconte la jeune manadière, c’est plus dur, mais on apprécie davantage car c’est du travail traditionnel, bien que ça soit éprouvant pour les bêtes et aussi pour nous. Elle ajoute en souriant, on trouve quand même du temps pour faire la fête».
Volontiers dans l’ombre du bouillant Jeannot Lafon, la jolie Iris cache une personnalité bien dessinée. «Chacun de nous deux à un caractère bien trempé. A la manade, je m’occupe plutôt des ferrades, mariages, repas; le fourrage c’est surtout pour Jeannot; Tommy, mon compagnon, est bien branché sur les courses camarguaises. Et bien sûr, on est tous à cheval pour assurer le travail.»
LAFON.jpgIris a choisi sa vie. Posément mais sûrement. Les taureaux et les chevaux «pour continuer même si les contraintes sanitaires et les problèmes de sécurité sont de plus en plus lourds». La manade a son âge et de belles réussites en course camarguaise, notamment le cocardier Châtelain. La marque à feu de l’élevage - un iris stylisé dans un ovale - témoigne de l’envie du manadier d’avoir sa fille à ses côtés. A l’école de Jeannot, Iris a tout appris. La belle cavalière vous trie un taureau comme qui rigole et tient sa place en abrivado sans sourciller.
A voir le père et la fille bandir, à tour de rôle, un taureau à Saint-Geniès-des-Mourgues, point besoin d’explications, on comprend tout ce que Jeannot a transmis à Iris.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

* Manade Iris et Jean Lafon, Mas du Grès, à Saint-Nazaire de Pézan, aux portes de Lunel, tél. 04 67 71 31 42.
* Création de l'élevage, 1979. Couleurs : vert, blanc, violet. Cocardiers : 2000-2006, Châtelain, Mitron, Lou Vibre. Actuellement Bolero, Chouan. Activités : courses camarguaises, spectacles de rues, abrivado, bandido, ferrades, jeux gardians.
* Fêtes à suivre : Saint-Nazaire-de-Pézan, du 23 au 28 juillet ; Saint-Just
du 30 juillet au 7 août; Lansargues, du 7 au 16 août.

LAFON.jpg 2.jpg
LAFON.jpg 4.jpg

LAFON.jpg 3.jpg
pl06.jpg LA.jpg

SUR LA ROUTE DES MANADES - 1 -

Juillet 2010 : manade DU JONCAS

LE JONCAS : UNE VALLÉE, UNE RACE

JONCAS.jpg 2.jpg

« J’ai eu le coup de foudre, se souvient Patrice Brouillet, je cherchais des terres pour élever mes taureaux dans le secteur, et j’ai découvert cette petite vallée avec un ruisseau au fond et une vieille ferme. C’est là que je me suis installé ». C’était il y a une trentaine d’années. La manade du Joncas venait de naître. Toute proche du  village de Saint-André-d’Olérargues à 15 km de Bagnols-sur-Cèze.
Brestalou-Joncas.jpgAu fil du temps et des travaux de forçat  menés par le propriétaire, une retenue d’eau a trouvé sa place dans la  combe verdoyante entourée de garrigues touffues ; une arène et une salle de réception ont vu le jour et, petit à petit, les taureaux camarguais se sont appropriés l’espace. Loin des marais et des horizons dégagés de l’embouchure du Rhône, berceau originel, les caractères des bestiaux du Joncas se sont affirmés.  « Le sol fait la race », disait le manadier Marcel Mailhan, ainsi  à l’image de ce pays sauvage et rude, aux patures tout en dénivelé, les petits gabarits noirs des garrigues ont développé des qualités d’endurance, de grand cœur, de sévérité, très prisés pour la course camarguaise. Un Joncas ne lâche jamais rien, dit-on dans le milieu, c’est quand on le pense  fatigué qu’il est le meilleur.
Et du moral, ils en ont ces cocardiers et c’est ce que recherche l’éleveur: «Grâce au "petit travail", notamment les taureaux-piscine dans les campings, très nombreux dans cette région touristique, je teste énormément les vaches, et je garde celles qui donneront le plus l’envie de pl04.jpg JO.jpgse battre à leur progéniture». La récompense suprême de la course camarguaise est tombée en 1996: Dalton est sacré Biou d'Or. Patrice Brouillet aime aussi à évoquer l'emblématique géniteur Aldo, Duché, Magic, les anciens. La dernière génération - Mazarin, Patton, Flamenco - défend ses couleurs "blanc et violet" dans toutes les arènes de Provence et du Languedoc. Des kilomètres passés dans le char pour couvrir la zone, mais le soir, loin de toute agitation, c'est le bonheur du retour à la nature sauvage dans la vallée du Joncas.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Devise : www.camargue.fr

* Manade du Joncas : 15 km de Bagnols-sur-Cèze, à Saint-André d'Olérargues, prendre le premier petit chemin entre les maisons (suivre les panneaux) qui descend au travers de la garrigue.
* Tous les mercredis, en été, c'est fête à la manade : jeux avec les vaches dans l'arène et repas sur place. Il parait que l'ambiance est terrible. Renseignements, tél. 04 66 89 30 42.
* Alentours :  Vallée de la Cèze, villages à visiter Goudargues "La Venise gardoise" ; La Roque-sur-Cèze, village médiéval et les cascades du Sautadet ; Cornillon ancien site fortifié.

JONCAS.jpg 3.jpg
JONCAS.jpg 4.jpg

08/05/2010

NOBLESSE TAURINE ?

Dimanche dernier 2 Mai aux Saintes-Maries-de-la-Mer

INSOLITE !

BALTIC le jeune et prometteur cocardier de Anne et Yves Janin, nous a offert dés son entrée sur le sable Saintois de bien belles courbettes... Pendant sa minute  de reconnaissance avant la sonnerie d'attaque, le bioù s'est plusieurs fois agenouillé... Etonnant et surtout insolite !

1.jpg
2.jpg
3.jpg
4.jpg
5.jpg
6.jpg
Photos Luc PERO

12/04/2010

LANSARGUES *AVENIR*

Dimanche 11 avril 2010 : 20 ans de la manade de l'Aurore

QUE LE ROSE DE LA DEVISE
PRENNE LE PAS SUR LE GRIS

1.jpg
Sylvain le bayle, Aubin et Folco les enfants, Huguette et Sandrine Salmeron.

« Hier, Alain et Pascal, aujourd’hui Sandrine, Arlette et le bayle Sylvain, demain Aubin et Folco», le président de course Cyril Daniel a cerné en ces quelques mots, l’histoire de la manade de l’Aurore qui fêtait ses 20 ans, ce dimanche. Deux décennies marquées par H et S Salmeron.jpg ooooo.jpgdes drames - les décès d’Alain et Pascal Salmeron - et des satisfactions à mettre au crédit de deux femmes qui n’ont jamais baissé les bras et d’un bayle à l'indéfectible fidélité... pour qu’Aubin et Folco, les enfants, puissent suivre les traces.  Et le rose prendra le pas sur le gris dans la devise de la manade, ce sont nos voeux pour cet anniversaire.
En cette journée de fête, commencée le matin dans les prés de la manade, la première course complète de la manade de l’Aurore a tenu ses promesses bien servie par l’équipe des blancs. A Faru la difficulté, à Chamarel la satisfaction d'une despedida flamboyante, à Colombus le coup de coeur. Et un Carmen général mérité récompense tous les acteurs.

LA COURSE
Paraty.-
Mobile et inexpérimenté au début mais susceptible de sauter après... comme sur Malige. Aux ficelles, il se chauffe dans les séries qu’il ponctue si occasion (Paparone, Estève). 1 ficelle rentre. 5 Carmen.
Marigot.-Ce jeune et beau cocardier de 5ans montre un placement rigoureux, obligeant les blancs à s’engager au plus près. Le dernier tour de la 1re ficelle le sort de sa réserve pour d’ultimes minutes brillante. 3 Carmen. Les ficelles au toril.
Faru.- Toujours aussi mobile et rapide, compliqué, l’œil à tout, il est craint. Arrêté c’est encore plus difficile et il multiplie les enfermées notamment sur Jockin. 1 gland à la maison. 4 Carmen.
A 15 ans pour sa dernière course, Chamarel s’offre un quart d’heure de grand cocardier. Sacré caractère le papé ! Puissant, méchant, il se livre en force dans des séries conclues en fanfare. Des enfermées, des coups aux planches, et la musique en boucle. Ficelles inacessibles.
A Colombus, la palme du moral. Au petit trot, toujours prêt à participer, il est un inlassable partenaire pour des enchaînements sans fin et la corne parfois à la planche. Une dizaine de Carmen en 12 très belles minutes.
Comportement de bestiau pour le tout jeune Madison 5 ans. Du coeur et un apprentissage à poursuivre. 7 minutes. 3 Carmen.
A 4 ans, le tau N.605 (hors points) fait le spectacle en contrepiste. Entrepris, montre de bons principes et de l’énergie à revendre et à canaliser.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

Fiche technique : entrée : 1/2 arène. Org. :CT Frédéric-Durand. Président : Cyril Daniel. Raseteurs droitiers : Jockin, Malige, Noguera, Paparone. Gauchers : Estève, L. Galibert, Guin, Sabde. Tourneurs :Baccou, C. Galibert, Molins.

Les points : Trophée de l’Avenir : Sabde, 9 points ; Guin, 4.
Trophée des Raseteurs : Jockin, 19 points ; Noguera, 8 ; Paparone, 6 ; Malige, 5.

****************************

LA MATINÉE A LA MANADE

2.jpg
3.jpg
4.jpg
5.jpg

27/03/2010

MARSILLARGUES : LES DIX ANS DE LA MANADE VINUESA

Samedi 27 mars 2010

UNE CURE DE JOUVENCE

MARS1.jpg Entrée : ¾ arène. Organisateur : CT Lou Bajan. Président : Bruno Séguier. Raseteurs droitiers : Garcia, Jourdan, Fougère, G. Cano, Paparone. Gauchers : Poujol, Errik, Alarcon. Tourneurs : C. Galibert, F. Garrido, Beker.

Les jeunes du CT Lou Bajan ont pris un soin particulier à l’organisation de cet anniversaire de l’élevage de l’enfant du pays, Renaud Vinuesa.
Et le manadier n’est pas en reste avec un spectacle d’avant course réglé au millimètre.  Ana conduit son Camargue d'une main sûre et son troupeau de juments suitées collabore au doigt et à l'oeil. Les cocardiers de la course et les simbeu entrent alors en piste pour un ballet mené de main de maître par Renaud et ses gardians suivi du tri .
Une capelado et remise des prix hautes en couleur avec les Cabidoulo du Cailar et les cavaliers de la manade... Joliment fait tout ça ! Et des cadeaux pour tous : Renaud, Jean Mathieu, le bayle Grégoire et le raseteur Errik.

 

MARS2.jpg
MARS4.jpg
sans oublier Jean Clopes et sa mule pour un ratissage de la piste à l'ancienne


Côté cocardiers (entre 5 et 8 ans) : du sang, de la fougue, et de l’énergie à canaliser pour certains, mais beaucoup de promesses peu exploitées par moment par une équipe de blancs menée par les gauchers Errik (prix du meilleur animateur), Poujol et Alarcon (en 1re partie), les droitiers, excepté Fougère, manquant cruellement de répartie.

Sangar : Un peu brouillon, il met du punch dans ses poursuites (Fougère, Poujol), mais parfois dépassé quand le rythme s’accélère. 4 Carmen.
Pavoun : Chasseur au début, il se livre bien une fois intéressé. Une grosse anticipation sur Alarcon, des séries conclues. Soumis à un régime soutenu sur la 1reficelle, il se bat bien et même s’il tire la langue, il défend la seconde et la rentre. Moult Carmen.

Magnum : De suite dans les bain, le long des planches, met de la volonté dans les poursuites enchaînées (Fougère, Poujol, Errik). Un classique volontaire. Maints Carmen.

Dilun est un promeneur et, aujourd’hui, il n’a pas la tête au travail. Montre des qualités sur des poursuites serrées (Alarcon), mais il les dilapide par des sauts incessants. Des Carmen en course.

Mesrine, 5 ans, c’est le roi de l’évasion qu’Errik essaie inlassablement de capturer. Et sur la fin, mieux placé, Mesrine canalise son énergie, alors les hommes ont du mal à poser la main. A revoir. Musique.

Orage.- Bien positionné, un peu décalé, il est vite rendu sur l’homme. De puissantes enfermées (Errik, Alarcon, Fougère), de la franchise dans les rasets sur lesquels il s’engage avec cœur. Le plus cocardier de l’après-midi. Des Carmen.

Texte et photos
Martine ALIAGA

24/03/2010

SAMEDI A MARSILLARGUES

LES DIX ANS DE LA MANADE VINUESA

RENAUD.jpgAvant d'être manadier, Renaud Vinuesa a appris le métier. Gardian auprès des manades Aubanel et Laurent, il a eu tout son temps pour pour cerner les qualités qu'il voulait pour ses futurs cocardiers. Et c'est donc le sang baroncellien qu'il choisit.
Samedi 27, l'élevage fêtera ses dix ans et Renaud présentera le fruit de ses premières sélections : sortira en premier Sangar puis Pavoun et Magnum ; à la reprise, Dilun puis Mesrine et Orage devrait terminer sur une note spectaculaire. Une course organisée par le jeune CT Lou Bajan.
Le programme de la journée : vers midi la roussataïo défilera dans les rues puis, en ouverture de la course (14h30, 8€), le CT Lou Bajan propose un spectacle avec juments et taureaux de l’élevage. Les gardians de la manade Vinuesa et Les Cabidoules du Cailar seront présents pour la capelado et la remise des prix en piste après la course. Le verre de l’amitié sera servi au siège du CT Le café du midi. Une journée pleine de spectacle, d’avenir et de promesses à ne pas manquer.mars, dans les arènes Marcel-Guillarmet de Marsillargues

21/01/2010

TOMBE LA NEIGE...

 

... SUR LE GRAND VALAT

De la neige à St Hilaire de Beauvoir, Yves Janin en reste muet en regardant ses terres du Mas du Grand Valat. Pourtant les taureaux et chevaux de la manade eux ne semblent pas trop perturbés !

DSC_8444.jpg 4.jpg
Yvesneige.jpg
Le Pélot au milieu du pays
Sparagus 2.jpg
SPARAGUS avec un bioulet
Sparagus 1.jpg
Sparagus prêt à chausser les skis ?
DSC_8413.jpg A.jpg
Les remonte-pentes c'est où ?
DSC_8428.jpg A.jpg
Photos Luc PERO

14/01/2010

MANADE VITOU FRERES

 

FIN 2009 LA TUBERCULOSE A TOUCHÉ LA MANADE DES FRÈRES VITOU QUI ONT DÉCIDÉ D'ABATTRE LEUR CHEPTEL.
RENCONTRE AVEC CES DEUX MANADIERS QUI JOUENT LA TRANSPARENCE ET EXPLIQUENT LEUR CHOIX REFUSANT LE DÉCOURAGEMENT ET MISANT SUR L'AVENIR

DES DÉCISIONS DOULOUREUSES POUR UN NOUVEAU DÉPART
ET BEAUCOUP D'ESPOIR


Vitou2.jpgContraints mais pas forcés, la mort dans l’âme mais l’espoir chevillé au cœur, les manadiers Jean-Pierre et Nicolas Vitou ont pris de radicales décisions pour l’année des 27 ans de leur élevage.
Retour en 2009 : septembre, c’est l’époque des prophylaxies. Et là tout bascule, huit bêtes réagissent positivement dont une qui après analyse se révèle porteuse de lésions dues à la tuberculose. Dans ce cas, deux possibilités, tuer au fur et à mesure les bêtes touchées puis repasser les contrôles jusqu’à assainir, sans pouvoir bien sûr travailler à l’extérieur, ou abattre la totalité du troupeau. En liaison constante avec les Services vétérinaires, après avoir pris conseil auprès des manadiers qui ont pratiqué l’assainissement et devant les contraintes dues à l’abattage partiel, les Vitou sont résolus. Les 130 bêtes partiront à l’abattoir… « La décision n’a pas été facile à prendre, c’est un déchirement, commente Nicolas, voir partir des taureaux de course qu’on a fait naître, les taureaux d’abrivado, les vaches… »

A la manade Vitou sonne l’heure de la réflexion, des remises en cause.  «  On s’est rendu compte qu’entre les courses camarguaises et les spectacles de rue, on devait garder beaucoup de bétail, le travail de sélection des cocardiers en a pâtit, explique Jean-Pierre. On a fait et refait les comptes, repassé le film des saisons, cerné les contraintes et éliminé le travail qui ne nous convient plus ». Et dans la balance, les abrivado pèsent lourds. « Le travail de rue a trop changé. On ne supporte plus ces parcours trop courts et totalement fermés, où les aller-retour se succédent et où finalement, les cavaliers ne prennent plus de plaisir ». Les contraintes financières énormes : entretien des camions, assurances, bétail ; la concurrence de plus en plus grande entre les manades pour une qualité de travail qui se dégrade : « Avant il fallait être bon pour mener les taureaux, maintenant…. » Mais les deux frères ne crachent pas pour autant dans la soupe : « Nous arrêtons les abrivado sans aigreur… C’est personnel, ce travail ne nous convient plus à nous. Même si de temps à autre on participera pour aider d’autres manadiers, tout comme nos amateurs qui resteront avec nous pour la plupart ».

Au Mas Saint-Léonard à Castries, pas question de se décourager. Au contraire. Les projets sont sur les rails. « Nous allons redémarrer. Désormais, nous ne ferons que de la sélection pour la course camarguaise. Et comme on ne veut faire courir que des taureaux nés chez nous, en attendant qu’ils aient l’âge, nous les élèverons. Et ça aussi c’est un plaisir tout comme le travail en pays », affirme Jean-Pierre. « Nous avons  acheté des vaches d’origine Mailhan et d’autres du Joncas avec un étalon. Découvrir les qualités de ces vaches et tester les jeunes taureaux jusqu’à les mener en piste, c’est un travail de patience, de longue haleine, un recentrage des activités pour un bon redémarrage », acquiesce Nicolas.

Un retour aux sources du travail de manadier, l’amélioration des bâtiments de réception du Mas, plus deux jeux d’arènes portatives, voilà les bases du nouveau départ de la manade Vitou. En février, il y aura à nouveau des biou au Mas Saint-Léonard.

Martine ALIAGA
Photo Luc PERO

02/12/2009

PASTEUR

Samedi 28 novembre

AUTOUR DU BIOU D'OR 2009

PAS3.jpg

PAS2.jpgSamedi dernier, la manade Fabre-Mailhan fêtait le Biòu d’Or 2009, Pasteur, avec les représentants des journaux Midi Libre et La Provence, la commission du Trophée Taurin, les chroniqueurs, les maires, les manadiers, les amis, etc. Aux Bernacles, l’accueil fut chaleureux et l’ambiance légère et euphorique. Recevoir un Biòu d’Or est toujours la récompense référence pour les éleveurs de taureaux de course camarguaise et au fil des années qui passent (depuis 1954), l’émotion reste intacte.
40 ans après le premier des deux titres de Biòu d’Or (1969 et 1971) attribués à l’exceptionnel Rami, Pasteur accroche l’or aux trois couleurs de la devise vert, blanc, bleu de la manade Fabre-Mailhan et le bonheur dans les yeux de Jacques, Pascal et Hélène, ses premiers supporters. Ça méritait une belle fête et elle le fut.
Mais à l’heure des congratulations, deux interventions pleines de sens, de recul et d’intensité ont capté l’attention.
D’abord Alain Plombat, directeur de la publication à Midi Libre et représentant la direction de La Provence, a passionnément défendu la course camarguaise, le Trophée Taurin et, loin de toute polémique, a émis des vœux de concertation pour la saison prochaine. Sa détermination et son attachement à la promotion de la course camarguaise dans les colonnes de Midi Libre et de La Provence ont revigoré les aficionados présents.
BIOUOR2.jpgQuant à Jacques Mailhan, outre l’immense plaisir bien sûr de compter  Pasteur dans sa manade, c’est sa vision de la pérennité de l’élevage qui a séduit. En substance, le manadier a replacé le taureau au centre de son environnement, la Camargue. Conserver cet animal sauvage  oblige  à préserver les grands espaces naturels. On sait les difficultés qui en découlent. Une façon d’élargir un débat primordial à la garantie de la course camarguaise de demain...
Samedi, aux Bernacles, deux voix se sont élevées, deux "pelots" ont parlé, et de l’assemblée les bravos ont crépités. C’est sûr Pasteur fut dignement fêté.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

PAS1.jpg
PAS4.jpg
PAS5.jpg

13/11/2009

MANADE CAVALLINI

UNE JOURNÉE DANS L’INTIMITÉ DE PIOCH BADET

DSC_8195.jpg

DSC_8337.jpgSamedi 7 novembre 2009 à 10h les nombreux véhicules qui convergent vers le mas de Pioch viennent des quatre coins de la Camargue. Tous ont répondu présent à l’annuelle invitation de la famille Cavallini qui chaque année remercie par cette invitation les clubs taurins qui participent activement à la vie de la manade. Anne, Laura, Laurent et tous les bénévoles sont au diapason pour que la journée soit belle. Le matin les multiples charrettes nous emmènent d’abord à la rencontre des vaches.SALINIE.jpg Dociles, elles s’approchent sans appréhension puis direction de l’autre côté de la route où nous attendent les cocardiers. Une autre paire de manches avec les mâles et vedettes qui n’apprécient guère qu’on vienne les déranger et au milieu desquels le tout juste retraité Salinié► a fière allure. Un groupe qui va s’étoffer bientôt de la venue des espoirs et notamment Beauvoisinois Retour au bercail pour l’apéritif extérieur avant de déguster le buffet de circonstance dans la magnifique salle remplie de coupes, trophées et souvenirs.
Avant de donner les premiers coups de fourchette, Laurent remercia les organisateurs maillons importants pour la manade. Le temps de rappeler le 25e anniversaire de son cheptel et les deux évènements majeurs de la temporada avec les deux royales à Vendargues le 18 avril et à Salin de Giraud le 17 octobre. Après la collation Laurent, Anne et Laura se sont vu offrir des souvenirs (affiches immense de Vendargues et cadres photos de Salin). Tard dans l’après midi les petites vaches (anoubles et doublenques) s’invitaient près du mas accompagnées de Cigale la vache apprivoisée faisant le bonheur de l’assistance comme pour saluer notre départ sous un soleil couchant transperçant les nuages. Une journée sympathique placée sous le signe de l’amitié que cultive au quotidien la famille Cavallini dans son intimité de Pioch Badet.

Texte et Photos Eric AUPHAN

DSC_8346.jpg 2.jpg
DSC_8246.jpg
DSC_8283.jpg

20/10/2009

MANADE CAVALLINI : LES 25 ANS

CAVA2.jpgSamedi 17 octobre 2009

SALIN-DE-GIRAUD


POUR FETER LE QUART DE SIECLE
DE LA MANADE SAINTOISE
ON SE SOUVIENDRA...


... de ces arènes du "bout du monde" balayées par le mistral et de l'implication du club taurin Prouvenço aficion pour une capelado soignée  (avec les groupes folkloriques Camargue Sauvage et l'Estelle de l'Avenir ainsi que deux demoiselles d'honneur de la Reine d'Arles, Elodie Bretagne et Marion Picard) et les gardians de la manade Cavallini, au centre desquels se sont présentés, à cheval,  Laurent et Laura Cavallini ;

CAV ALAUETLAUR.jpg... des larmes d'émotion de la demoiselle du Mas de Pioch, portant si joliment le costume d'Arles ; du sérieux de Laurent certainement touché par les marques d'amitié mais aussi par la mesure de ce quart de siècle passé à poursuivre son rêve qui jour après jour se fait réalité : faire courir des taureaux de valeur ; du plaisir des spectateurs et des proches agitant les couleurs de la manade blanc, rose, bleu ;

CAVASAL.jpg... de la présentation de Salinié, révélé dans ces arènes où il a aussi fait sa despedida ;

... de la course où hormis  l'honneur du manadier à sortir une complète, le comportement des taureaux a donné satisfaction avec des cocardiers qui se livrent et donnent du jeu. Les raseteurs sous la présidence  bienveillante de Jacky Faure (à droite Chig, D. Maurel, D. Martinez ; à gauche Ferriol, M. Sanchez, Aliaga ; tourneurs : Lieballe, Duran, G. Rado et Euzeby) ont fait de leur mieux, Chig recevant le bouquet du meilleur animateur. Carmen a bien sûr salué les performances des cocardiers mais avec mesure ce qui a été appréciable.

Baigneur : des poussées puissantes à la planche mais aussi quelques "lâcher-prise", il se blesse après 6 minutes et rentre. Goëland utilise au mieux le terrain et donne des ripostes cocardièrement satisfaisantes pas toujours conclues. Petit à petit prend l'ascendant et riposte par quelques belles enfermées (Ferriol, Sanchez). Rentre son 2nd gland.
Premiers échanges plein pot et un peu brouillon avec Chenebier qui montre un coeur énorme dans les enchaînements. De bonnes actions avec Chig qui le défie pour un corps à corps et Maurel.

CAVAB.jpgTauzin (◄ photo avec Chig) a bien défendu son statut de "vedette" de l'élevage. Rigoureux par son placement, attentif et puissant, il pousse avec franchise et brille par ses conclusions. Se ménage un peu répit, puis termine sur un bon passage avec Sanchez sur la longueur et Aliaga dans les cornes. Une ficelle à la maison.
Bellas s'engage jusqu''aux planches avec envie. Il appuie sur la finition notamment sur Ferriol, Sanchez, Chig.
Reste l'espoir Beauvoisinois pour sa première course sous son nom. 5 ans et des qualités qui ne demandent qu'à s'exprimer. Des engagements appuyés après Maurel (3), Chig, Sanchez. Et même s'il tire un peu la langue en fin de temps, son envie d'en découdre augure d'une belle carrière.

CAVATRIO.jpgCAVATROPHEE.jpg... une sympathique réception d'après course où tous les - nombreux eh oui ! - trophées de la manade Cavallini sont exposés et la famille réunie pour recevoir les manifestations de sympathie et d'encouragement à poursuivre. 25 ans c'est beaucoup (de temps, de travail, de déceptions, d'espoirs, de remises en cause) mais en course camarguaise cela  marque un premier cap et ouvre les promesses d'un bel avenir.

Martine ALIAGA
Photos Eric AUPHAN

 

Beauvoisinois, N.412, avec sa corne gauche épointée.
De la vigueur dans les coups de barrière
(ici sur Maurel, plus bas sur Sanchez)
et une belle volonté dans les poursuites. Taureau à suivre

CAVAA.jpg

 

CAVAC.jpg

**********************************