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08/09/2009

ADIEU "OURAL"

Mardi 8 septembre 2009

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OURAL le célèbre cocardiergé de 23 ans) de la manade Anne et Yves Janin est allé rejoindre ses glorieux congénères au paradis des grands Biou de Camargue.

08/08/2009

PYTHAGORE OU LA REVANCHE DU VILAIN

PYTHAGORE3.jpgDans les grands classeurs de Pierre, toutes les sorties des cocardiers de la manade Cuillé sont consignées. Et quand on évoque Pythagore, c’est avec bonheur qu’il feuillette les pages à la recherche des 65 courses de ce taureau pas comme les autres. Pas comme les autres ? C’est rien de le dire… il n’y a qu’à le regarder. Une grosse carcasse un rien déguingandée et cette corne droite cassée déviée vers l’œil, l’autre restant dressée. Pas vraiment un éphèbe le biòu !
« Il a été victime des méthodes modernes… le passage au couloir de contention, c’est là qu’il s’est cassé la corne, lors de sa première vaccination, en 1992 », explique Pierre Cuillé. Pourtant dès ses premiers pas dans une piste, en 1994 – aux arènes d’Aigues-Mortes aujourd’hui disparues – « il a marqué mon esprit, c’était un volcan, un hystérique». Vu son physique disgracieux, « on avait un peu honte de le sortir, avoue son propriétaire, les gens rigolaient quand il entrait en piste, en plus il sautait partout, se montrait brouillon… mais toujours avec plus d’envie de se battre que les autres ».
L’heure de la revanche allait bientôt sonner pour ce biòu si laid et si fantasque. En 1997, à Montfrin, « il exécute une course terrible… après, il n’a plus été irrégulier, cela a été le déclic ». Dès lors, le vilain ne sera plus moqué. A la force de son caractère violent et explosif et de son terrible punch, il va gagner sa place dans les grands rendez-vous où ses terribles coups de barrière et ses poursuites au-delà des planches après les raseteurs ou les spectateurs font vibrer le public.
P & R.jpgMéchant, hargneux, bagarreur, « chaque fois qu’il a blessé quelqu’un, il l’a mordu, botté, boxé, fait voler, pas souvent encorné… mais c’était très violent », se souvient le manadier.
La rouste dont a été victime Jean-Claude Jourdan, codirecteur du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence, le 12 mars 2000, dans la contre-piste de Châteaurenard, est encore dans les mémoires. Pierre Cuillé raconte aussi : « Christian Chomel m’avait fait le plaisir en 1996, avant de quitter les pistes, de venir le raseter à Générac, avec Frédéric Durand. Pythagore était encore très brouillon, et Frédéric s’était fait écraser dans les gradins, la main coincée entre la corne tordue et le frontal ». Pas commode le Quasimodo de la course camarguaise !
Pierre Cuillé pioche au hasard des coupures de presse: « 1999, il s’était "escampé" haut au Grau-du-Roi… Nîmes, une envolée jusqu’au boudin derrière Thierry Félix », le Grau en juin « rentre sa cocarde après douze terribles coups de barrière dont huit avec saut ; une rouste à Christian Garrido en août au Grau et une finale du Pescalune gagnée. Ah ! 2000, la consécration avec le Biòu d’Or et 2001, meilleur taureau de la finale du Trophée des As »; 2002, 2003, 2004 « il rentre ses glands à Mauguio, mais aux Saintes en août, physiquement il marque le pas… Et le 24 octobre 2004, il fait une despedida mémorable avec Tristan à Lunel ».
Ainsi au terme de dix ans de piste, Pythagore acquit le respect dû aux grands cocardiers mais en plus il gagna le cœur des afeciouna. Plus jamais de lui on ne se moqua... témoins les applaudissements qui l’accueillaient dès son entrée en piste. C’est la suprême fierté pour ses propriétaires.
Aujourd’hui, à 19 ans, ce fils de Saintois n’a d’autre souci que de déguster sa luzerne et les granulés de sa "gamate", malgré quelques rhumatismes et surcalcifications vestiges de ses frasques passées.
Ces derniers temps, Renoir s’est refait la santé en sa compagnie et a profité de son régime privilégié. « On ne peut plus le laisser avec les autres taureaux. Ici, il est bien, le pays est sec même l’hiver, l’été il y a de l’ombre. On le respecte et puis ça fait plaisir de l’avoir tout près ».
Dans les grands classeurs de Pierre, Pythagore étale ses victoires et ses trophées mais c’est de l’émotion et même de l’affection qui transparaissent quand le manadier évoque son disgracieux et formidable  barricadier.


Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

24/07/2009

MANADE SAUMADE

A 20 ANS, TRISTAN
REGNE SUR LA GRANDE ABBAYE

TRISTAN3.JPGSon nom d’origine celtique évoque, paraît-il, le tonnerre et les applaudissements, il le caractérise particulièrement. Tristan – le cocardier – a souvent fait tomber la foudre et provoqué les acclamations.
La légende raconte l’épopée d’un chevalier de la table ronde… Tristan – le nôtre – est roi de Camargue. Entre Petit-Rhône, étang et mer, visite au monarque du mas de La Grande-Abbaye.
Au loin, dans le champ, une corne dressée dépasse des hautes herbes, une queue chasse sporadiquement les mouches. Tristan étalé de tout son long profite de la fraîcheur d’un bouquet d’arbre. Nandin – 17 ans – de même… à bonne distance. «C’est pas croyable le monde qui vient le voir, s’étonne toujours Thierry Ferrand, mais quand il n’a pas envie, tu peux même pas le prendre en photo. Il a un caractère de folie, il ne s’entend qu’avec Nandin, avec les autres il se bat».
Visiblement dérangée, sa Majesté nous toise. Tête haute, banes dressées, le tour des yeux à peine blanchi, à 20 ans, Tristan n’a rien perdu de son extraordinaire beauté ni de son altière agressivité. «Il n’a jamais été facile même en pays, c’est un meneur. Très intelligent… Et il fait tout en force…» Effectivement, le superbe cocardier ne quitte pas les intrus de l’œil, agite la tête, gratte le sol et mugit… «Là il nous dit de garder la distance ».
x.jpgUne attitude qui n’est pas sans rappeler les nombreux quarts d’heures de sa longue carrière gérée au mieux par Claude Saumade. 10 ans au sommet, sans jamais rater une sortie. Deux Biòu d’Or (1999 et 2001), six participations consécutives aux finales du Trophée des As avec quatre prix du meilleur taureau à la clé et des trophées à ne plus les compter.
La presse aussi s’est enthousiasmée pour l’immense talent de Tristan. Dans Midi Libre, Jean Oddoz écrivait en 1996 après un 15 août au Grau-du-Roi titré Tout simplement "Hénaurme"!: «Toujours très bien placé, aux aguets de son seul œil gauche valide, développant une force incroyable dans chaque départ, et venant à tout coup raboter la barrière sur plusieurs mètres, le poitrail fortement engagé et la corne baladeuse, Tristan a donné le spectacle impressionnant d’un terrible puncheur cherchant constamment le coup dur. Quelle méchanceté dans ses assauts répétés! Quelle formidable catapulte lancée à toute vitesse…».
Un cocardier exceptionnel, un bonheur pour ses propriétaires. Magali Saumade se souvient et avoue avoir besoin de recul pour goûter à la joie des victoires de ses tauraux, notamment à l’ampleur de la carrière de Tristan: «Pendant le quart d’heure en piste, je ne ressens que du stress, de la souffrance, la peur que le taureau ne se fasse mal… La satisfaction ne vient qu’avec le temps… avec beaucoup de temps. Tristan, tous les jours, on le visite, on ne lui donne que le meilleur. Il passe l’hiver contre le mas où, curieux, il regarde le mouvement, le reste de l’année, il a des hectares rien que pour lui». Et Thierry Ferrand de rajouter: «C’est vrai qu’il entend un peu moins bien, et sa vue baisse déjà qu’il est borgne, mais il tient la forme. Une longévité extraordinaire après tous  les coups aux planches qu’il a donnés».
A la tombée de la nuit, comme tous les soirs, Tristan fera le tour des barrages, ira bramer aux vaches, beugler aux taureaux jeunes, histoire de leur rappeler que le roi c’est lui et qu’il est toujours là!

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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Visiblement, nous avons suffisamment dérangé Sa Majesté.
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TRISTAN le Seigneur de l'Abbaye.

18/07/2009

OURAL DE LA MANADE ANNE ET YVES JANIN

LE DERNIER ÉTÉ D'UN GRAND COMBATTANT

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OURAL  et son dauphin SPARAGUS, la passation de pouvoir
  s'effectue en douceur au Mas du Grand Vallat.


Dans le secret des terres vallonnées du mas du Grand Vallat, un valeureux combattant vit ses derniers jours. Le soleil de juillet plombe les prés jaunis où vivent les cocardiers de la manade d’Anne et Yves Janin. Au sein du groupe qui, au fil des heures, quadrille les hectares selon un parcours immuable, Oural décline doucement. « L’hiver a été rude et Oural en a souffert. La neige, la pluie, le vent… cette année, il en a pris, s’inquiète Yves. Anne complète: «On n’a jamais eu besoin de le mettre à part car même à la retraite, il a toujours affirmé sa suprématie. C’est un dominant. Aujourd’hui, pourtant diminué, il est toujours respecté. Mais là on sent qu’il est au bout». Attristés, Anne et Yves parlent d’une seule voix: «Il nous a tellement apporté de joie…»
Et les souvenirs, pas si lointains, de revenir à la mémoire des deux manadiers. Un an après sa naissance (23 octobre 1987), le jeune taurillon se blesse, après une bagarre. Yves, sans trop y croire, lui laisse le temps de guérir avant de lui donner sa chance à Saint-Geniès-des-Mourgues puis Marsillargues. Nous sommes en 1991. Le N.911, au fier port de tête, retient l’attention. Il s’appellera Oural. L’année d’après, il court à Pérols, remporte le Trophée Cammal à Vendargues. Il a 4 ans.
TETE OURAL.jpg En 1992, son premier fait d’armes est le remplacement au pied levé de Sangar (Biòu d’Or 1991) blessé. Ce jour-là, il tire son épingle du jeu. Sa réputation est faite. Ce coureur qui a besoin d’être raseté pour s’exprimer au mieux, va développer tout au long de sa longue carrière, ses qualités: gestion du terrain, anticipations dangereuses et finitions hors pair.
Alors à lui les grandes pistes qu’il affectionne: Beaucaire, la Palme et le prix du Cocardier d’Or ; Lunel et le Pescalune dont il remporte la finale en 1995 et le prix des saisons 97, 98; Châteaurenard où une veille de Cocarde d’Or, le 2 juillet 1995, il marque les esprits par sept poursuites d’anthologie sur Christian Chomel qui l’invite pleine piste; des finales du Trophée des As…
Et si le Biòu d’Or lui passe au ras des cornes, l’association des raseteurs lui décernera – en 1998, l’année de son triomphe – un coup de cœur, trophée unique jamais réattribué. Il courra ainsi pendant une quinzaine d’années pour accéder doucement à la retraite, ses manadiers lui établissant petit à petit un calendrier allégé. Au terme d’une longévité rare, Oural termine là où il avait débuté, dans les arènes de Saint-Geniès des Mourgues, le 1er mai 2006.
Et si le 14 août 2006, il est présenté en piste à Vauvert, c’est à la demande du raseteur Thierry Félix, pour qui le jubilé ne pouvait se passer d’Oural : «Lui et moi, on se devait de terminer le même jour. C’est un des cinq meilleurs taureaux de ces vingt dernières années. Avec son anticipation énorme et ses gros coups de barrière, la corne à l’affût, il aurait mérité un Biòu d’Or. Malgré sa très belle carrière, je regrette qu’il n’ait pas été reconnu à sa juste valeur…»
Depuis, Oural savoure une retraite dorée. Dans son sillage, un jeune, toujours à ses côtés. Ces jours derniers, fier et cornes hautes, Sparagus veille respectueusement Oural aux forces déclinantes. Comme investi d’une nouvelle autorité, il a acquis un air souverain. Dans l’intimité grégaire du troupeau, se pourrait-il que le grand Oural, avant de s’en aller, lui ait confié ses terres du Grand Vallat.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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OURAL montre le chemin... à SPARAGUS.

09/07/2009

AU REVOIR " CANDELO "

 

UNE BELLE SURPRISE !

Juste avant la capelado, un brin de nostalgie a plané sur l'amphithêatre arlésien, quand Claude Chevalier annonça que CANDELO de la manade Guillierme allait sortir en présentation. Lecture de son palmarés, deux petits tours de piste et le valeureux guerrier qu'il fut, surtout à l'occasion de cette si difficile compétition, a reçu la grande ovation du public, des raseteurs...

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Bonne retraite Taureau !
Photos Luc PERO

20/06/2009

A CODOGNAN LA DER...

Samedi 20 Juin 2009

... DE " KABYLE ".

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Aujourd'hui agè de 14 ans, il avait effectué sa première course en taureau jeune dans ces arènes, il referme donc içi son livre de cocardier. Généreux barricadier, sa brutalité forçait le respect et l'admiration. Désormais dans la quiétude des pâturages des Iscles, il va enfin savourer le repos... du guerrier qu'il était.
Photos Luc PERO
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03/04/2009

DU CÔTÉ DE PIOCH-BADET

LE " MERCATO " DE CAVALLINI

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La retraite de SALINIÉ, une nouvelle sélection,
des nouvelles recrues, une page est tournée à Pioch-Badet.

TAUZIN-SIFFLEUR 3.jpgA l’heure où les Clubs de Football faisaient leur traditionnel marché de la mi-saison, Laurent Cavallini se mettait lui aussi en quête de nouvelles recrues. Le manadier Saintois soucieux de pouvoir honorer sérieusement ses contrats 2009, trouvait l’opportunité de renforcer son éffectif en acquérant des cocardiers de valeur sûre chez un confrère. Une occasion qu’il ne manqua pas et voilà que FUSAIN, BASTIDON, FOSSEEN, ROGNONAIS etc… Veau8x12.jpgdébarquent à Pioch-Badet. Ceci nous incita à faire une visite du côté des Saintes. Au cours de la promenade, le pélot nous expliqua le « Pourquoi » d’une telle démarche : « J’ai avec mon nouveau bayle-gardian, révisé mes choix de sélection et dans l’attente des nouveaux produits, il me fallait bien du matériel pour courir sans léser les organisateurs qui me sont fidèles depuis mes débuts… ». Explications données, nous avons continué notre chemin en admirant les cocardiers nés sur le pays, SIFFLEUR, LEBRAOU, TAUZIN, CHENEBIER et le retraité SALINIE. Un petit tour ensuite par les taureaux jeunes issus de la nouvelle sélection (ils pètent la santé !!!), pour terminer par le clos des vedélières dont quelques unes sont déjà accompagnées de leurs progénitures. Pour les anciens et nouveaux pensionnaires de Pioch, la saison peut commencer, l’équipe est prête à relever tous les défis… !

Texte et Photos Luc PERO

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LES NATIFS DE PIOCH

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SIFFLEUR
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TAUZIN
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CHENEBIER
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DES RENFORTS
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FOSSÉEN
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FUSAIN
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UN PEU DE MUSCU... PENDANT LA TRÊVE !!!

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LA MATERNITÉ
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25/03/2009

VISITE CHEZ " L'ARTISAN MANADIER "

 

POUR LE PLAISIR... ♫ ♫ ♫

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APIS le taù de la manade.
CRESPIN.jpgIl se définit lui même, comme un artisan de la profession. Henri Gibert le pélot de la manade du Brestalou (une S.C.E.A) opère sur un petit domaine, avec un petit effectif en nombre de têtes, pas de structures pour accueillir et commercialiser son élevage, pas d'activités taurines autres que la course camarguaise. Le but de l'entreprise est simple: une sélection rigoureuse, calculée, réfléchie pour obtenir les meilleurs résultats, afin de présenter des cocardiers et des cocardières au meilleur standard possible. "Si rien n'est fait au hasard, il faut être patient, observateur, persérant, et avoir une grande passion..." nous confie-t'il ! Ensuite il est certain que Mère nature est là pour mettre ses barrières et apporter ses lots de surprises. Depuis la création de la manade les satisfactions n'ont pas manqué avec des vaches tout d'abord: FLORETTE (cocardière d'Or 2000), FUGUEUSE, OLYMPE, EMERAUDE pour n'en citer que quelques unes. Mais aussi avec les taureaux: VENEUR, MAZEL et surtout MONTVERT qui a quelque peu bousculé les données pré-établies. Aujourd'hui ce sont trois heureux retraités, par le mauvais sort pour MONTVERT qui a dû hélas abréger sa carrière pour des ennuis osseux. Mais APIS, RABOLIOT, TYPHON sont là pour défendre les couleurs (Noir, blanc, bleu), avec les jeunes pousses CRESPIN (photo çi-dessus), JAFFAR, PHARAON, ZEUS etc.
Henri est confiant pour l'avenir et continue à travailler en chantant  sûrement: "Pour le plaisir ♫ ♫ ♫" car c'est sa motivation principale !
Texte et Photos Luc PERO
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MONTVERT
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PHARAON
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ZEUS
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EMERAUDE et FLORETTE deux retraitées au soleil...
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Première naissance 2009... un mâle !

08/03/2009

LE SEIGNEUR DE PROVENCE...

CAMARINA, UN ALLIAGE DE CUIVRE ET D' ETAIN...

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Statue Camarina 004.jpg a.jpgSamedi 07 Mars 2009 à 11h, le mistral glace les visages, mais la foule se presse autour du rond point de la route de Salon à Sénas où un voile blanc recouvre encore pour quelques instants Camarina le seigneur de Camargue. Une semaine avant ses quinze printemps, Camarina grâce à un quatuor de passionnés (Jean-Claude Gautier, Renaud Maystre, Lionel Pons et Gaston Vilhet), grâce à la municipalité, grâce à Peter Ball (sculpteur) et grâce aux entrepreneurs locaux rentre dans le cercle fermé des biòu statufiés de leur vivant. On compte parmi les présents, des personnalités (Rémy Fabre maire de Sénas, Serge Andréoni député maire de Berre ou M. Bres maire de Mollegès conseiller général du canton, Henri Itier Président de la FFCC), des manadiers (Henri Laurent, Joël Linsolas), des raseteurs (Allouani, Villard, Poujol, Sabatier, Martin Cocher, Estevan) et de nombreux afeciouna. Les objectifs et les flashs se préparent lorsque le maire décroche le linceul qui laisse apparaître le triple Biòu d’Or.
De son piédestal, le taureau se dresse sur une barrière dans une attitude mainte fois répétée en piste au cours de ses 67 sorties officielles. Sur une assise ronde et solide, il trône fièrement le regard vers le soleil. Le maire fervent supporter de la manade est ravi même si un petit changement de destination s’est produit en cours de route : Statue Camarina 021.jpg a.jpg«Camarina devait arriver à Marseille mais s’est retrouvé au port du Havre, il est bien arrivé à Sénas et c’est bien là l’essentiel. Je remercie tous les acteurs ayant participé et notamment mon conseil municipal qui a adhéré au projet. Un grand bravo à Peter qui avait déjà réalisé toutes les sculptures du village».
Peter Ball l’auteur de l’œuvre d’origine australienne est heureux de l’engouement: «La statue en bronze de Camarina de 600 à 700 kg a été coulée dans mon atelier de Bangkok Noï en Thaïlande car malgré le transport le coût était inférieur. Au bout d’une année de sollicitation devant l’attachement et la passion des supporters j’ai accepté le projet et offert mon travail. Je suis parti avec des photos, mes mains et le résultat est là».
René Serme arrive pile poil pour ne pas Statue Camarina 032.jpg a.jpgêtre en retard et doit répondre aux nombreuses sollicitations tandis que Maryse Chauvet fait la ronde des groupes d’amis. Mitraillé de toutes parts, Camarina voit défiler ses supporters qui ne veulent pas quitter le rond point sans un souvenir photo de l’inauguration. Le cortège prend ensuite la direction de la salle de réception où Maryse submergée par l’émotion ne pourra finir son texte. Les supporters acclament chaque intervention orale du maire au président de la FFCC qui salue le courage de l’initiative, des raseteurs à René Serme qui trouve la statue très ressemblante et donne des nouvelles rassurantes du triple Biòu d’or malgré l’hiver rigoureux. Toutefois, une voix fige l’assistance. Cette voix c’est Marie Pichon une amie Nîmoise de Maryse qui offre la lecture d’un poème écrit par la jeune Valène Espigol costumée en arlésienne pour la circonstance puis une chanson personnelle à la gloire du cocardier. Frissons garantis avant de lever le verre de l’amitié et fêter son champion qui fait déjà l’admiration des Sénassais...

Texte et Photos Eric AUPHAN

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Le créateur, l'artiste Peter BALL.
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Marie PICHON.
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Esthétique et attitude parfaites !
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Valène ESPIGOL.


08/01/2009

JOUR DE NEIGE AU MAS DU GRAND VALAT

ANNE, YVES JANIN AUX SPORTS D'HIVER...

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Pas toujours "rose" la vie en manade...
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Il faut soigner encore plus...
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Casser la glace des abreuvoirs...
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Il faut être vigilant et prévenant...
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Même si certains semblent apprécier la situation...
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C'est pas le cas pour tous...
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Les noirs se regroupent...
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SPARAGUS et FALLONE n'en croit pas leurs yeux...
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OURAL (22 ans au printemps) cherche un peu d'abri...
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Mais malgré tout ça, la vie continue au Mas du Grand Valat...
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Bonne Année, vous avez dit Bonne Année...
Photos Luc PERO

 

04/12/2008

FIEVRE CATARRHALE

Bouches-du-Rhône

LA MANADE CAILLAN TOUCHÉE

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Francis et François Fassi sont sereins face à la maladie qui ne les empêchera pas de faire courir leurs taureaux…..

 

Mardi 2 décembre, il est 13 h et la manade Caillan vient de terminer les vaccins sur toutes ses bêtes en compagnie de Mr Goubet vétérinaire à Chateaurenard. Un cas de fièvre catarrhale transmissible par des insectes mais sans danger ni pour l’homme ni pour le consommateur y a été détecté. Appelée aussi langue bleu (dont 24 sérotypes viraux sont répertoriés), Francis Fassi explique. «Suite à la finale de l’avenir, la DSV nous a demandé de faire des prises de sang sur Coyote et le simbeù menés à Palavas plus sur un taureau pris au hasard dans la manade car on est la plus au nord des Bouches du Rhône avec un cas de sérotype 8 déjà connu dans le Vaucluse».COYOTE.jpg
Pour le laboratoire officiel de Maisons Alfort les résultats sont négatifs pour Palavas mais le sérotype 8 est confirmé pour le taureau pris sur la manade. Francis déclare. «C’est un simbeù qui n’était pas sorti depuis 3 à 4 mois suite à un coup de corne mais cela n’empêche pas les autres taureaux de sortir. Par l’intermédiaire des services vétérinaires, un arrêté préfectoral étend la zone de sécurité à Sant Rémy, Arles-Ouest, et Arles-Est avec des règles sanitaires strictes à savoir désinfecter le matériel et le taureau au départ et au retour comme pour l’Hérault».
Pour le sérotype 8 le vaccin est disponible et Francis rajoute. «Il est évident que le plus important est de vacciner les bêtes. On avait déjà prévu de le faire avant la découverte de ce cas et ce matin on a fini les vaches. Il reste le rappel dans 30 jours puis a attendre le délai d’incubation de 30 jours après le rappel et les bêtes seront complètement immunisées».
Tout cela a bien entendu un coût mais pas question d’abattage dans une manade où la cicatrice de 2003 est encore présente. Non chiffrés pour l’instant, 50% des frais devraient être pris en charge par l’état grâce aux dossiers d’aides montés en collaboration avec le Groupement de Défense Sanitaire. Le fils François indique. «C’est un coût mais aussi une charge de travail qui génère un risque supplémentaire d’accidents pour les bêtes dans le couloir. L’an dernier, on a eu des cornes cassées, des coups de cornes et même un œil crevé».
Père et fils restent sereins car la pathologie ne remet pas en cause le calendrier et le début de saison mais ils sont vigilants. «Il est évident qu’il vaut mieux que cela arrive en hiver durant la saison creuse mais quand le vaccin pour le sérotype 1sera disponible dans les Bouches du Rhône on l’appliquera pour pouvoir sortir dans l’Hérault». On le voit, à Maillane la température a baissé de plusieurs crans…..

Texte et photos Eric AUPHAN

29/11/2008

MANADE FELIX

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Dimanche  23 novembre

CLÔTURE DE LA SAISON
EN PAYS AIMARGUOIS

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FELIX2.jpg«Satisfait notamment par le professionnalisme des participants et par l’effort fait sur les tenues», c’est le bilan que tire le manadier Thierry Félix de la journée de clôture de saison, dimanche dernier, sur ses terres d’Aimargues. Une dizaine d’équipe pour le concours de ferrades, le public au rendez-vous et au final une bonne image véhiculée. La présentation, le tri et le coup de fer notés et c’est la manade Boch  qui remporte le premier prix du concours devant Saliérène et Félix.
FELIX3.jpg«L’an prochain, je mettrai en place un temps pour le tri, car les spectateurs ont beaucoup trop attendu...», réfléchit Thierry pour améliorer encore la qualité de cette journée.
Rendez-vous est déjà pris pour 2009!

▼ Reportage photos de Christian ITIER

 
 
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28/10/2008

LE CAILAR

TROIS CLUBS TAURINS
PER LA GLORI DI SENGLIÉ

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75 ans après sa mort (22 octobre 1933), l’emblématique cocardier de Fernand Granon réunit sur sa stèle ses fidèles. Inoubliable taureau dont trois clubs taurins portent le nom : Lou Sanglier du Cailar, Le Sanglier de Baillargues, Lou Senglié de Frontignan.
Lou Senglié3.jpgEt ce n’est pas la vilaine météo qui devait dissuader ces passionnés réunis devant le tombeau, positionné au rond-point d’entrée au Cailar, pour déposer une gerbe, déclamer un poème et se recueillir.
En tête les trois présidents des clubs taurins, Bernard Calatayud de Baillargues, Jean-François André de Frontignan et Frédéric Floutier du Cailar qui ont aussi accueilli sur place le manadier Jean Lafont, représentant la devise rouge et verte.
Trois clubs taurins pour perpétuer la gloire du Sanglier et entretenir le culte d’un taureau qui a marqué à jamais les esprits.
L'occasion d'évoquer l'histoire d'un taureau devenu une icône...



POUR LE SANGLIER LE PREMIER CARMEN FUT JOUÉ

Le 22 octobre 1933, la dépouille du Sanglier enveloppée dans une paire de draps neufs, tirée par le cheval Pompon, traversait Le Cailar pour être ensevelie à son entrée. Sur un passage de grande affluence, comme le voulait Fernand Granon, le manadier. Pour que Le Sanglier soit honoré du plus grand nombre. Tant sa carrière et sa vie avaient suscité transports de foule et inspiré les chroniqueurs. Car Le Sanglier n’était pas qu’un taureau… Non ! Il fut – il est encore – LE taureau, le Dieu taureau. Quelle est la part de légende et de réalité? Qu’importe! S’il fut sacré roi en ces années entre deux guerres, c’est qu’il touchait les cœurs, forçait l’admiration et engendrait fierté et joie.
L’histoire ou plutôt les histoires sur Le Sanglier sont multiples, dithyrambiques, romantiques, passionnées.
Sa naissance: trouvé par le gardian Chabalet, le 15 mai 1916, dans le bois des Rièges (en Camargue), près d’une portée de marcassins, d’où son nom. Sa carrière : une soixantaine de courses, des spectateurs exaltés par milliers; un raseteur, Julien Rey, qui trouve la gloire en affrontant ce terrible taureau. Son manadier: Fernand Granon, passionné par son taureau et fervent amateur de bel canto. Un jour particulièrement glorieux pour Le Sanglier, il lui fit jouer en piste un air d’opéra. C’était le fameux Air du toréador de l'opéra Carmen de Bizet qui rythme toujours les courses actuelles. Sa vie au Cailar: blessé en 1921 par un de ses congénères, Le Sanglier fut soigné dans la remise de la maison de Granon, il y restera jouissant d’un traitement de faveur de la part d’Anna, la maman de Fernand.
René Couderc, maréchal-ferrant au Cailar, tout comme son père, raconte: "Je suis un privilégié. J’étais enfant et mon père avait coutume d’aller chercher les chevaux à ferrer chez les propriétaires. Dans la remise des Granon, j’ai donc vu Le Sanglier manger dans le tablier d’Anna". Les jours de course, les cocardiers une fois triés, restaient dans la grange jusqu’à l’embarquement dans le char tiré par les chevaux. "Avec les autres enfants, se souvient René, on venait regarder et se faire peur. C’est que ce n’était pas simple. Et imaginez l’épopée quand ils allaient courir à Beaucaire. A 5 km à l’heure, il fallait la nuit".
La maison de Granon n’a pas beaucoup changé. La fille de Noellie qui a soigné Fernand jusqu’à sa mort, conserve le seden du manadier et les photos trônent en bonne place. Dans la remise de la maison aux volets verts, le tonneau d’avoine du Sanglier est là, les rateliers à fourrage et les auges accrochés aux pierres; la place de Pompon est délimitée. Dans la pénombre, le moindre bruit fait délicieusement tressaillir. L’esprit du Sanglier, sûrement! Tellement présent...

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

22/10/2008

DOULOUREUSE FIN DE SAISON POUR RENOIR

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Dur, dur la vie de barricadier. Paroles (virtuelles) de RENOIR : " En piste, quand la moutarde me monte au nez, rien ne m'arrête. Quoi des planches ? Je fonce ! Quoi un homme en blanc ? Je me balance ! Quoi un poteau ? J'explose ! Rien ne me fait peur, rien ne peut m'empêcher d'exprimer ma rage ! Mais le lendemain... "
Le bombardier de la manade Cuillé a fait cette saison étalage de sa formidable puissance. On se souvient du 14 septembre au Grau-du-Roi, où il avait enchaîné avec une rare méchanceté les engagements violents brisant les planches jusqu'à basculer en contre-piste. Pourtant une telle débauche physique se paye cash. Pour RENOIR les lendemains de course sont faits de douleurs. Le 12 octobre à Nîmes pour la finale du Trophée des As, le barricadier n'a pas dérogé à sa règle : entrer en piste et semer la tempête. Las, à la 9e minute, il devait réintégrer le toril, victime de ses formidables coups aux barrières. Depuis le taureau est l'objet de toute l'attention de ses propriétaires.
Pierre Cuillé explique : " Ça va mieux, des agrafes lui ont été posées car il était ouvert du genou jusqu'au sabot, quelques problèmes articulaires aussi et des agrafes à la paupière, à la tête... il va se reposer tout l'hiver ". Tranquille dans ses pâturages de Générac, RENOIR se refait une santé et attend les premiers beaux jours pour à nouveau pétarader en piste. " Moi RENOIR, même pas mal ! ".

Texte Martine ALIAGA
Photo Luc PERO



 

18/08/2008

RENE JALABERT N'EST PLUS

c335c9081510f85f3bf51b5d1172f73d.jpgA l'heure où, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Jacques Espelly est accompagné à sa dernière demeure, on apprend le décès de René Jalabert, 95 ans. Deux grands personnages de l'histoire des gardians nous quittent presque en même temps. Ces deux témoins des temps anciens, membres fondateurs de l'Amicale des gardians salariés devenue en 2004 Association des gardians professionnels, resteront les figures emblématiques de tous les gardo-bèstio.

Obsèques, mercredi 20 août, à 10 h, à l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer

03/07/2008

MONTFRIN 1-07 * Course de soutien à la Manade de La Galère *

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René LAMBERT trés ému et Yvan VILLARD l'organisateur
535a847e50cebb817a89a7b324a3b661.jpgBeaucoup d'afeciona avaient répondu présents pour cette course de solidarité en faveur de la Manade de La Galère qui traverse une mauvaise période ( le bout du tunnel semblerait pointer à l'horizon, heureusement...). Pour l'occasion sept manadiers ( Gillet, Guillerme, Jc Blanc, Les Baumelles, Chauvet, Lautier, Ricard ) avaient gracieusement mis à disposition des cocardiers qui se sont tous avérés intéressants. 7b7e18eeff4b8953c33e9a854f905443.jpgLes raseteurs n'ont pas été en reste pour se mobiliser, et ont rasetés en alternance: Four, Rey, Gros, Ayme, Thierry, Villard, Ibanez, Dumont, Auzolle, Martin-Cocher bien aidés par l'unique tourneur Didier Dunan. De l'émotion, du spectacle, des beaux gestes il y en a eu tout au long de ce sympathique rendez-vous.
Texte et Photos Luc PERO
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26/04/2008

ANNIVERSAIRE DE LA MANADE JANIN

Samedi 26 avril : à Saint-Geniès-des-Mourgues

CARMEN GENERAL A LA FIESTA DES 40 ANS 

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cf3e4494a8972290ad53f46d9f653d7b.jpgLanguedoc, Provence et Andalousie mêlés pour une journée de fiesta comme on l’aime chez les Janin Anne, Josy, Yves et comme on la fait à Saint-Geniès des-et Yves a rassemblé, hier dans le village vigneron, les proches, sous le signe de la fidélité, de la simplicité, de la jeunesse: les maires de Saint-Geniès, Yvon Pellet, et de Saint-Hilaire, Marie-Claude Caizergues; Henri Itier, président de la FFCC; Guy Chaptal, capitaine de la Nacioun Gardiano et bien sûr les manadiers (Lafon, Vitou, Rouquette, Blatière et...) les gardians, les amis.
e755a3aef2f7aebeb514cc68f0374bb4.jpgYves Janin a insisté «sur l’authenticité, la simplicité de la vie d’éleveur, sur son image de paysan qui n’abandonne jamais en faisant son métier le mieux possible. Bien sûr, ses pensées émues sont allées – en voyant Magali (Saumade) et sa fille Anne côte à côte – à son ami d’enfance Claude Saumade ainsi qu’à Gérard Rouquairol, tous deux disparus». Mais c’est surtout l’avenir qui intéresse Yves Janin: «Il faut être optimiste, la bouvine s’en sortira, la jeunesse prendra le flambeau». Les photos, trophées, affiches et têtes naturalisées des cocardiers Saint-Geniès, Saint-Hilaire, Sangar ont rappelé les exploits de la devise argent, bleu, blanc, tandis que l’après-midi, la bonne tenue de la course augurait d’un avenir prometteur. Cela valait bien un Carmen général!

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO

Chevilles ouvrières 

LE CHEF D'ORCHESTRE : GERARD GEHIN 

a932cc2d5bb24cd9406d91c666e43b6a.jpgUne fête réussie, c'est du travail. Ce sont souvent les bénévoles qui s'y collent. A Saint-Geniès-des-Mourgues, outre le soutien inconditionnel de son maire Yvon Pellet, le club taurin Le Trident peut compter sur l'omniprésence de Gérard Gehin. Affable, attentif, prévenant, discret, Gérard est sur tout les fronts. Il manque des places à table, Gérard replace intelligemment les convives; l'ambulance est en retard, Gérard téléphone; la capelado est en place, Gérard distribue les rôles, les bouquets, les trophées; gentiment il a un mot pour chacun et pense à tout, c'est l'homme de toutes les situations. Son amour pour son village, pour les traditions, pour la fête et son total dévouement méritait bien un coup de chapeau.

MAISTRE ES ABRIVADO : JEANNOT LAFON 

d8778c2dd9b9ead026ca0ca9bda3be7b.jpgFête à Saint-Geniès égale abrivado égale Jeannot Lafon. Son nom est imprimé dans le goudron des rues du village. Et, samedi, il ne pouvait être absent de l'anniversaire de la manade Janin.  Avec maîtrise et toujours un peu d'estrambord, le manadier saint-justois a mené l'abrivado à l'ancienne du matin ainsi que la bandido après la course. Dans son sillage, Iris sa fille s'impose tranquillement par son charme et la qualité de son travail.

 

 

20/04/2008

SAINT-GENIÈS-DES-MOURGUES 26 AVRIL

CET APRÉS-MIDI A 16h30

ANNE ET YVES JANIN PRÉSENTENT LEUR ROYALE
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83089c7845ceaa15a60351994474c79a.jpgdc02eaaf999923a7f9e76ebd0c1fdc27.jpg A l'occasion du 40ème anniversaire de la manade, les cocardiers du Mas du Grand Vallat défendront leur devise face aux raseteurs: N. Benafitou, Castel, C. Garrido, Jourdan, Oleskecich, Schuller.
La composition de la course alliant cocardiers confirmés et taureaux d'avenir a fière allure.
GUADALIX, ouvrira les débats il est déjà bien aguerri aux joutes de haut niveau et avec son rude placement il devrait donner le ton.
RESCATOR, un jeunot à l'armure dissuasive, tout comme ses anticipations et ses finitions.
CARDINAL, le Taù n'est pas un tendron ! il dispose de bons atouts à faire valoir, la condition est qu'on lui en donne les moyens.
SOLEDAD, le doyen du lot, a toujours des dispositions pour assurer le spectacle. Cocardier intelligent, il peut anticiper et terminer en se soulevant spectaculairement aux barrières.
FALLONE, un grand espoir pour ses propriétaires. Il sait tout faire et s'il débute timidement ses prestations, les fins sont tonitruantes. A suivre...
VAUBAN, encore un jeune élément, qui se bat avec vaillance en concluant cornes pointées dans les planches.
SPARAGUS, révélation aux courses de protections en 2007, rapide comme l'éclair, finisseur hors pair, il doit conclure avec le brio attendu cette course.

Texte et Photos Luc PERO

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19/04/2008

SAINT-GENIES-DES-MOURGUES - 26 AVRIL

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40 BOUGIES POUR LA MANADE DU " GRAND VALLAT "

8a8c0ce4d6bf4b57f5edaf34fc7f9dc9.jpgTout débute pour Yves JANIN en 1967,jusqu'alors gardian amateur chez Lhousteau-Vedel il s'associe avec Claude Saumade et font l'acquisition de plusieurs bêtes dans différents élevages. Des Laurent, des Barin comme fond avec  des Guillerme. des Aubanel-Baroncelli et même des Ricard issus de chez Baroncelli. Cette association dure jusqu'en 1972, Y.Janin ayant acheté des pâtures à St Hlaire de Beauvoir il s'installe seul.
Les premières satisfactions ne tardent pas à venir avec SAINT-GENIES (1er du nom) un spectaculaire qui fait parler de lui dans les grandes compétitions. Mais c'est une vache, PENELOPE, qui va apporté la première grande récompense en étant sacrée Cocardière d'Or en 1982. Et puis vint le redouté SAINT-HILAIRE, craint pour ses anticipations et son coup de revers meurtrier. Un cocardier pur, dur mais trés apprécié du public à cette époque là ! Le Bioù d'Or lui échappe de peu, dommage. Heureusement SANGAR arrive, cocardier, barricadier, il inscrit son nom dans le grand livre de la bouvine en étant couronné Bioù d'Or en 1991. C'est la consécration pour l'élevage. Puis OURAL40aca79d45831add320236fca869ff92.jpg ▼ reprend le flambeau et porte trés haut les couleurs de la manade, et d'ailleurs il est désigné par l'association des raseteurs comme le meilleur cocardier du moment, pour plusieurs saisons de domination. Titre certes honorifique mais qu'il est le seul à avoir reçu. Titre ô combien révélateur de la qualité de combattant de ce taureau.
En 2002 la moisson pour les pensionnaires du Mas du Grand Vallat continue avec LOUXOR qui, à Lunel, accroche le titre de Bioù de l'Avenir et SOLEDAD est proclamé Champion de France.
Samedi à 16h30, dans les arènes de Saint Geniés des Mourgues, SOLEDAD, GUADALIX, RESCATOR, VAUBAN, CARDINAL, SPARAGUS et FALONE fouleront le sable des arènes et voudront être dignes de leurs glorieux aînés pour souhaiter à Yves et Anne JANIN un bon anniversaire.

 Texte et Photos Luc PERO

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10/04/2008

MANADE NICOLLIN

Samedi dernier à la Tour d'Anglas

 

LE BAN ET L'ARRIERE BAN
POUR INAUGURER LES ARENES


820aec57098fd5b38c3ffa0495c54721.jpgUne invitation de Louis Nicollin ne se refuse pas. Que l'on soit bouvinaire, footeux, élu, décideur... Que l'on ait le coeur à droite, à gauche, en bandoulière, en rouge et vert... Loulou et Colette ont le don de recevoir et par amitié ou par curiosité, environ huit cents personnes se pressaient autour des nouvelles arènes avec vue sur la Tour d'Anglas. Rien n'a manqué à la fête : l'abrivado sur fond de prés du Cailar ; défilé des gardians et Arlésiennes ; pena de Saint-Etienne-du-Grès,  course de trois des Espoirs de la devise ; le Fri au micro ; apéritif dans la cour et repas à l'intérieur du mas complètement restauré. Bref de la belle ouvrage. A l'heure de l'apéro, Loulou  - qui sait très bien ce qu'il est et ce qu'il représente mais ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas - en quelques mots bien sentis,  a fait un rapide tour d'horizon. Remerciements aux différents maires ; quelques vannes à ses gardians et aux irréductibles rouge et vert ; une attention particulière à Colette, son épouse et à ses enfants ; une marque d'estime à Joffrey Barbeyrac et Jean-Pierre Durrieu ; un clin d'oeil à Jean Lafont, présent ; une mention spéciale à Virat "On est en tête pour le nombre de Bioù d'Or" et une pique à ceux qui le soupçonne de ne pas aimer ses taureaux "Quand j'ai été obligé d'abattre mes cocardiers à Saint-Gabriel, ça m'a fait de la peine même si certains pensent que je suis un manadier d'opérette..." En quelques minutes, Louis Nicollin tel qu'en lui-même, entre ironie et émotion ; entre réalisme et facétie. Reste que de Saint-Gabriel au Mas d'Anglas, Loulou achète, construit, agrandit, mais  aussi met en valeur, conserve dans le respect des lieux et des gens qui sont passés avant. Cela vaut bien le respect et un peu d'affection !

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
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