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11/04/2007

APIS

RIEN QUE POUR VOS YEUX

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Dire qu'il est beau est un euphémisme. Puissant, musclé, superbe, magnifique... les adjectifs manquent. Apis dans toute sa splendeur, dans toute sa force d'étalon, incarnation du taureau Camargue dans sa magique et authentique bestialité. Apis du Brestalou, l'aurochs du XXIe siècle.

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Photos Christian ITIER

10/03/2007

BALADES HIVERNALES

Chez Patrice Brouillet, manade Le Joncas

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                                                         Photos L.Pero
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Aux Cabanes de Romieu, manade Fabre-Mailhan 
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Photos L.Pero
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Pâtures d'hiver des Guillierme
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Photos L.Pero
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02/03/2007

Hubert et Christian Espelly, Guillierme de coeur

Dimanche 4 mars, Aimargues rend hommage à la célèbre manadière Fanfonne Guillierme. Après Jacques et Armand Espelly, l’élevage Guillierme est mené par Christian en attendant peut-être Hubert.
 
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«Je ne me serai peut-être pas autant impliqué dans la manade Guillierme si Hubert, mon fils, n’avait pas, dès son plus jeune âge, été intéressé par les taureaux», constate Christian Espelly, actuel propriétaire de la manade "Azur et or" après son père Jacques et son oncle Armand. De gardians à manadiers, le nom des Espelly est toujours le garant du fer Guillierme, conservant les qualités propres à la race. Flash back.
 
En 1938, Jacques intègre l’élevage, rejoint dès 1944 par son frère Armand et succède en 1949 au gardian René Chabaud. Les deux frères n’ont pas été "que" des gardians. Christian s’en souvient: «Fanfonne était plus que la patronne, elle nous considérait comme sa famille, nous avions avec elle des relations privilégiées». Très vite, Jacques prend sa part de responsabilité dans l’élevage surtout après 1956 où Guillierme se sépare de Grand. Alors la manade s’installe seule sur les terres des grandes cabanes du Vaccarès, de Signoret et du Cailar.

Les cocardiers les plus connus de l’époque ont pour nom Pimpan puis Galapian, qui conquiert le Bioù d’Or en 1968. Les années 70-80 vont être prolifiques avec Fangous, Tegel, Estepous, Desgressaïre, Vidourle, Lou Maï, etc. et déboucher sur l’apothéose de l’année 1983 où Segren, au palmarès déjà prodigieux, offre, à 12ans, son 2e Bioù d’Or à la manadière Fanfonne Guillierme. Après Segren, tué en 1984 par un de ses congénères, la notoriété de l’élevage est installée et de nombreux jeunes cocardiers perpétuent la marque: notamment Bezoucier (1987), Camisard, Lou Goï, Espigau… Plus près de nous L’Enclume, Candelo, Raouba Vesse, L’Oulivastre entretiennent la flamme.
 
medium_GUILLIERME_A_003.2.JPGChristian valorise par la sélection le côté «spectaculaire, un peu fou fou de la marque» et se base toujours sur les qualités des mères: «Je garde les plus exubérantes, les plus folles, celles qui ont le plus de sang… une branche Granon, une branche Baroncelli». Les Guillierme montrent de la vaillance mais parfois trop de facilité. "Petit à petit, ils apprennent à se battre. Mais c’est plus difficile au niveau des As, on peut dire que le dernier "gros client" a été Claudius (1990-95)" . Aujourd’hui, les fleurons de l’élevage portent toujours des noms aussi évocateurs, poétiques et certains affichent en plus la difficulté qui en font des combattants craints. Si Oufanous, par exemple, garde l’impétuosité emblématique des Guillierme, d’autres comme Lou Pounchu, MariPeù, Donovan, Aurochs… font planer le danger et réfléchir les hommes. Bons petits soldats pour la campagne 2007.
 
Quant à Hubert, à 18 ans cette année, il poursuit ses études avec, depuis longtemps, l’envie de devenir vétérinaire et, parallèlement, poursuivre à la manade le travail de ses... grand-père, grand-oncle, père. Hubert, bientôt le quatrième Espelly au cœur de l’élevage Guillierme?
 
Photos: Luc PERO

10/02/2006

MANADE LAURENT : HOMMAGE A TIGRE

TIGRE, RESTAURE, TRONE
A NOUVEAU AU MUSEE DE MARSILLARGUES

 

f7d1ffe0f20601adde368346c51ff18e.jpgUne des qualités des gens de bouvine est leur extraordinaire attachement  au passé. Ils ont aimé des taureaux, des raseteurs, des manadiers… et leur fidélité à leur égard ne se dément pas avec les années. Au contraire, les souvenirs patinés par les ans, enjolivés par les légendes qui se créent, nimbés du halo de la mémoire sélective, s'entretiennent, se cultivent et se transmettent.

A Marsillargues, les Amis du Musée, depuis 1949, recueillent patiemment les témoignages de la vie et de l'art populaires, petits et grands. Une salle y est dédiée à  la  culture du taureau. Costumes, tableaux, affiches, outils, etc. Et dans ce cocon, végétait le grand cocardier Tigre de la manade Laurent, empaillé, après sa mort en 1974, par Marcel Guillermet et Maurice Brioude.

Une des chevilles ouvrières des Amis du Musée, Noël Daniele (ancien raseteur, tourneur, ex-président des Amis du Musée), préoccupé du vieillissement de l'animal a remué ciel et terre pour le sauver.

7e34dadb30c752b24c2d07198f13a225.jpgEt ces jours-ci, Tigre a été pris en main, notamment par Luc Mézy, ancien raseteur, taxidermiste. Le spécialiste a nettoyé, rapetassé, remis des poils, de la couleur, rajeunit le regard, les naseaux, raffermi le socle, consolidé les sabots. Le fier cocardier, Bioù d'Or en 1959 et 1960, encocardé et porteur de sa devise - blanc, rouge et vert – avec ses bannes impressionnantes, est prêt, à nouveau, à défier le temps.

Noël Daniele caresse avec émotion le robe grise de Tigre : "C'était un grand cocardier, on ne pouvait le laisser mourir à nouveau sans rien faire".

Les grands cocardiers ne meurent jamais – dit-on – et ce sera vrai tant qu'il y aura des hommes pour conserver leur mémoire et transmettre leur fe.


*Le Musée est ouvert le mercredi de 15 h à 18 h, 2 euros gratuit pour les enfants.

  

TIGRE : SA VIE, SA CARRIERE

Il naît en avril 1952 aux Marquises, d'une vache d'origine Baroncellienne Joliette. C'est un des grands descendants de Vovo. Il débute en piste au Cailar en juillet 1955. En 1956, 1957 et surtout 1958, ses prestations à Remoulins, au Cailar, Orange, Bellegarde le font remarquer. Ses enfermées puissantes et ses grandes envolées au-dessus des barrières en font un fer de lance de la manale Laurent.

Les raseteurs associés à son nom sont des figures : Falomir, Soler, Pascal, Canto, San Juan.

1959 est l'année de sa consécration. Il court à Lunel, Châteaurenard, Arles, Beaucaire. Il est élu Bioù d'Or à Arles. 1960 sera aussi triomphale : Arles, Nîmes, Mouriès et le titre à Nîmes. Il court avec la Royale composée de Trompeur, Rascaillon, Bechet, Caraque, Teflon. En 62 et 63, il fait encore partie de la grande Royale avec Pascalon, Ramoneur, Bechet, Pirate, Caraque. Il terminera sa carrière en 1964 à Nïmes.

Tigre vivra tranquille dans les prés des Marquises jusqu'en 1974, sa robe devenant gris-blanc au fil des années.

 

 Martine ALIAGA

Photos Luc PERO 

*Sources :" Le Taureau de Camargue" de René Baranger.