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10/11/2011

REMI GUYON : LE RETOUR

Jeudi 10 novembre 2010

rémi guyon,raseteur,course camarguaiseDepuis le 10 avril, on ne l’a plus revu sur le sable, sérieusement blessé par Angelo de Raynaud aux Saintes-Maries-de-la Mer. Mais, une fois rétabli, il ne pouvait laisser clôturer la saison 2011 sans se mesurer aux taureaux. Rémi Guyon rasètera donc (si le temps le permet), cet après-midi à Gallargues.
« J’ai recommencé à toucher des emboulés, depuis octobre. Ça s’est bien passé. J’ai l’envie. Alors Gallargues c’est bien, la piste est petite, et les jeunes cocardiers de Guillierme c'est parfait pour reprendre... ».

La confiance revient pour ce raseteur omniprésent en piste mais il ne cache pas que cela n’a pas été facile : « Le plus dur c’est de retrouver le moral. Moins tu rasètes, moins c’est facile. Il faut passer l’appréhension et se réadapter petit à petit... ». S’il ne veut pas brûler les étapes pour sa reprise - Gallargues sera la seule course qu’il fera - Rémi a déjà son planning bien en tête pour 2012 : « Si je reviens, c’est pour être dans le coup. Mon calendrier est déjà pratiquement bouclé et je prends un préparateur physique pour attaquer sérieusement la saison ». Très attaché à son entourage familial et amical, c’est bien sûr avec Michel Lizon son tourneur qu’il reforme équipe.
Cet après-midi à Gallargues, dans l’ambiance bon enfant de la Saint-Martin, ils seront nombreux dans les gradins à soutenir ce raseteur agréable et dynamique.


MARTINE ALIAGA
Photo CHRISITIAN ITIER

23/10/2011

BEAUCAIRE

 Samedi 22 octobre 2011

 JUBILE DE KHALED :
LE PLEIN DE SOUVENIRS POUR INES ET SAMY

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Présents de la capelado à la remise des cadeaux, ils ont tout juste lâché leur père le temps de la course. Inès et Samy gareront au cœur le bel élan fédérateur qu’à suscité Khaled, très entouré, pour marquer la fin de sa carrière de raseteur. Il y a des souvenirs qui construisent des vies, ceux de ce samedi 22 octobre, en feront partie. Car toute la famille – les familles – de la course camarguaise s’est déplacée aux arènes pour fêter Khaled Bari, ce raseteur à part, unanimement apprécié, homme réservé et attachant, respectueux de tous et de ce fait respecté.

Et pour participer à cette fête, orchestrée par le Services des affaires taurines beaucairois, une cinquantaine de raseteurs, des anciens aux tout jeunes, la capelado a déroulé toutes les générations, les gardians de Vinuesa, Blanc, Fabre-Mailhan, l’Amicale équestre de la Montagnette, les Arlésiennes, cinq présidents de course, le fan club de Saliers, les amis de Saint-Gilles, de Beaucaire, nombre d’afeciouna, de représentants de clubs taurins qui ont tous un jour ou l’autre apprécié le raset de Khaled, son respect des taureaux et des autres acteurs de la piste.

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 ▲ Une belle brochette de présidents de course.

beaucaire,jubilé de khaled,courses camarguaisesbeaucaire,jubilé de khaled,courses camarguaises◄► Stéphane Marignan (à gauche) et Obi Ménargues (à droite)

Pour ouvrir les festivités, les deux cocardiers emboulés de la manade Vinuesa – Sangar et Chamaco – ont pu apprécier la passion intacte des Boulaire, Triol, Guillaumenq, Marignan, Ménargues et autres G. Rado, Curtil, les plus présents.

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▲ Gérald Rado dans ses oeuvres à la barrière.

 En cornes nues, les As et Avenir se sont divisés en équipes et les taureaux n’ont pas manqué de sollicitations pour des prestations toutes émaillées de Carmen.

Saint-Gillois des Baumelles, cocardièrement au point, a pu dérouler nombre de séries. Aladin de Nicollin n’a pas chipoté et accepté tous les cites. Vulnérable loin des planches, plus autoritaire une fois placé dont une belle finition sur Chekade. Le jeune Bartaveu de Blanc a mis du cœur dans les poursuites avec de grosses poussées sur Moutet, Martin-Cocher, Grammatico. Toujours prêt, Banaru de Fabre-Mailhan s’est prêté vaillamment au jeu avec Chekade notamment. Quant à Honoré de Cuillé, avec ses cornes biscornues, un peu brouillon mais rapide dans ses interventions, il a offert de belles actions avec Chekade, Rey, Allam, main au frontal.

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 ▲ Bartaveu (Blanc) chaud devant avec Moutet.

Cocardier classique, Ibis de Félix a opposé une grande vaillance à un nombre incalculable de rasets auxquels il a répliqué sans faillir. A grande foulées, Astérix de Bon est resté disponible pour les enchaînements et les rasets engagés pour des conclusions aux planches (Outarka, Martin-Cocher, Auzolle, Allam). Quand le Muscat est tiré, il faut le boire… Pour Khaled ce sont les derniers rasets et le cocardier de Vinuesa met toute sa bonne volonté à collaborer tout comme les blancs. Voilà la dernière cocarde dans le crochet du gaucher sous l’ovation. Carmen

 

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 ▲ Le raset de Khaled avec Muscat la cocarde dans le crochet.

Les cadeaux et les témoignages d’amitié pleuvent, Khaled essaie d’exprimer toute son émotion : « Je suis tellement ému que je ne sais pas quoi dire… Il y a dix-huit ans quand j’ai commencé je ne connaissais personne, aujourd’hui j’ai plein d’amis … » Des remerciements, quelques larmes, des embrassades et puis le grand sourire… Khaled est heureux. Samy et Inès, à ses côtés, font le plein de souvenirs.

 

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▲ Pour l'album souvenir, la photo de famille

  MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER - ERIC AUPHAN

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Rencontre avec Bari Khaled à l'issue du jubilé

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▲ Bari Khaled entouré de ses enfants à la capélado.

beaucaire,jubilé de khaled,courses camarguaisesAprès dix huit années de piste, Bari Khaled 38 ans a tiré sa révérence dans les arènes de Beaucaire grâce à son ami Morade. Sympathique, le gaucher en piste, droitier dans la vie a toujours été respectueux de la tenue blanche. Rencontre avec un raseteur aussi talentueux que discret et respecté de tous

Bari quel est le secret de ta longévité ? «C’est l’amour des taureaux et aussi le fait que je suis resté vert toute ma carrière. Mon hygiène de vie a aussi été très importante même si depuis deux ans je commence à prendre un peu plus de plaisir en dehors des taureaux».

Quelles sont les raisons de ton arrêt ? «Quand tu es raseteur tu dois être capable de raseter arrêté et physiquement je n’en suis plus capable. Sans ces rasets arrêtés je ne prends plus de plaisir, donc je préfère arrêter».

Au départ rien n’était prévu ? «C’est vraiment un accident car au départ je ne comptais absolument rien faire. Je pensais faire une journée chez Robert Ruiz de St Gilles à la manade l’Argentière puis finalement Morade m’a contacté au mois de mars et c’est parti de là».

Quels sont tes meilleurs Souvenirs ? «Il y en a beaucoup trop pour les énumérer. Je garde en mémoire le raset avec Rodin à Chateaurenard. C’est la première fois ou je suis parti à l’aventure mais je suis content de l’avoir fait. Ce raset restera gravé, je partirai avec».

Et les taureaux qui t’on marqué ? «Les gros taureaux tels Romain de Saumade, Auroch de Guillerme mais aussi Tristan de Saumade que j’ai connu des emboulés jusqu’à la fin de sa carrière. J’ai bien aimé Fournelet et Rascaillon de Blanc, Danton et Muscadet de Rouquette et surtout Michou des Baumelles qui me convenait très bien. Je ne peux en faire ressortir aucun car tous sont différents et j’ai pris du plaisir avec chacun. C’est l’essentiel».

Quel fut ton sentiment au moment de la capélado ? «Je me prépare depuis le mois de mars à ce moment. Tout s’est très bien passé mais je n’ai pu m’empêcher de pleurer à la fin. Ce sont sept mois de préparation pleins d’émotions. Je pense que je réaliserai vraiment l’an prochain quand je tournerai et que je verrai mes collègues raseter. Sortir mon crochet de mon sac la dernière fois c’était touchant».

Que vas-tu faire après la piste ? «Je vais beaucoup plus me consacrer à mes enfants. J’ai aussi mon élevage de chevaux camargue d’origine Jalabert créé depuis 2005. Je vais essayer de l’agrandir et de le pérenniser».

Propos recueillis par Eric AUPHAN

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20/10/2011

SAINT MARTIN DE CRAU *PORTRAIT*

Jeudi 20 Octobre 2011

PRINCE L’HÉRITIER DU MAS DE PERNES

 Saint Martin de Crau 01 10 218.jpg

Prince explosif après Moine lors de la finale des Raseteurs à St Martin

La manade d’Albert Chapelle revient sur le devant de la scène. Rencontre avec Florent Lupi son clairvoyant petit fils.

Dans la plaine caillouteuse de la Crau, la bouvine est en émoi. Voilà que les taureaux et vaches du charismatique Albert Chapelle retrouvent le lustre d’antan. Gazette cocardière d’or (2009-2011) et Prince meilleur taureau de la finale des Raseteurs réveillent les sens des supporters de la devise et des aféciounas.
Florent atteste. «Avec le bayle Bernard Gros, mon grand-père, moi-même et les gardians dont André Clavel, on fait front uni pour réussir notre retour en course camarguaise. En 2009 j’avais parlé de réminiscence. Là cette réminiscence s’affirme». Cerès avait déjà apporté l’embellie mais Florent tempère. «Cerès nous avait mis le pied à l’étrier mais on sait très bien que l’avenir des taureaux qui frappent est aléatoire. Souhaitons que le destin de Prince soit un peu plus long et stable». Lucide, il explique. «Prince a la faculté de ne pas se laisser submerger. Au Grau du Roi dernièrement il a su trouver un bon placement, changer de terrain au bout de 4, 5 rasets tout en conservant son côté spectaculaire et obliger les hommes à venir dans son périmètre. C’est la faculté première d’un cocardier».
Interrogé sur la présence de Prince à la finale des Raseteurs, il déclare: «Beaucoup m’ont demandé pourquoi il n’était pas à l’Avenir. Etre sélectionné à l’une des trois finales est un honneur et j’ai rajouté que c’était tout à l’honneur du Trophée Taurin d’avoir étalé les talents 2011 spectaculairement parlant sur les trois courses. Il y a eu Ratis à Chateaurenard, St Rémois à Arles et sur la première finale à St Martin, Prince qui à joué magnifiquement son rôle».
De plus Albert est venu chercher le prix sous les bravos d’une foule conquise. «C’est pour lui la reconnaissance d’un long travail de sélection pas toujours récompensé concrètement. La sélection paye parfois sur le moyen ou long terme. En allant chercher ce prix, c’était tout le mérite qui lui incombait. Bien sur j’y ai participé mais ça a été pour moi une idée imminente que de lui dire d’aller chercher ce trophée lui qui a créé l’élevage. Il y est allé de façon chevaleresque avec son talent sachant communier sa joie avec le public».
Fier de son grand-père, Florent témoigne. «Sa popularité est extraordinaire. Je ne connais pas un endroit où il n’est pas interpellé, congratulé ou salué. Personne ne le connaît pas sur nos trois départements et même plus loin. Il a la maestria, la vision du taureau et sait en un seul coup d’œil ce que va faire un taureau. Peu de gens à ma connaissance l’ont. Lui, il essaye de me le transmettre. J’espère le suivre sur ce chemin».
Prince sera classé aux As, il sortira six fois en 2012. «Il ira au Grau du Roi en avril le dimanche de Pâques, à  Chateaurenard le 13 mai, à Mouriès en juin pour les 100 ans du club, à St Martin de Crau en juillet pour les melonniers, à Eyragues au mois d’août pour la finale de la corne d’or et enfin à St Rémy en septembre pour le souvenir Pierre Gon. Le mois d’octobre est libre peut-être pour une finale du style du trophée San juan. Cette année on n’a pas pu la satisfaire car nous avons donné la primeur au Trophée Taurin donc en 2012 nous essaierons de satisfaire les clubs taurins».
Un chemin qu’on espère plein de joies et de rêves avec Prince. «S’il continue et reste à son meilleur niveau tout est permis et on peut rêver. Mon grand-père a effleuré le bioù d’or en 1968 avec Aiguilleur que j’aurai bien aimé connaître mais pourquoi ne pas rêver dans les prochaines années de s’approcher de ce Graal».
Au fait l’année prochaine on va découvrir les fils de Prince qui auront trois ans. On espère que le souverain du royaume aura une filiation digne, pourquoi pas de futurs rois….

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▲ Albert Chapelle accompagné de son petit-fils revient sur le devant de la scène

Texte et photos Eric AUPHAN

30/09/2011

SAINT MARTIN DE CRAU *LES COCARDIERS*

LES COCARDIERS DE LA FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS 2011

Une affiche alléchante digne du soixantième anniversaire

Voici dans l’ordre de sortie les 7 cocardiers qui vont fouler le sable de la piste Saint Martinoise avec les impressions de leur pélot respectifs.

MATUTE (Saint Antoine) 12 ans, 3 sorties (13/06 et 15/08 Grau du Roi, 16/07 Chateaurenard). Le cocardier des grandes cabanes du Vaccarès a la lourde tache d’ouvrir les débats. Alexandre Clauzel confie : «Ce n’est pas un premier mais s’il est raseté en fonction de sa personnalité, il peut mettre la course sur de bons rails. Franc et plein de noblesse, il sait gérer la pression».

KÉKÉ (Agu) 7 ans, 4 sorties (11/06 Alleins, 14/07 Fos sur Mer, 13/08 Maussane, 23/08 Plan d’Orgon) Meilleur taureau à Fos face aux As, Kéké malgré son jeune âge a déjà du métier. Gérard Agu déclare : «Finaliste des ligues a 4 ans, il a mûri très tôt et beaucoup progressé. Son anticipation à droite est fulgurante et son placement lui permet de se faire respecter».

VERDIER (Saumade) 7 ans, 6 sorties (24/04 Les Saintes, 02/06 Alès, 14/07 Lansargues, 28/07 Beaucaire, 19/08 Vauvert, 11/09 Grau du Roi) Avec la moitié des courses aux As, le bioù du mas de la grande abbaye est déjà une valeur sure. Magali assure : «Barricadier méchant, il faut le raseter dans son terrain et aller le chercher. Habitué aux grandes pistes il a fait une belle palme d’or et devrait tenir son rang».

INDIEN (Cuillé) 8 ans, 4 sorties (10/04 Vauvert, 22/05 et 17/08 Lansargues, 22/07 Vendargues) L’espoir de la tribu de Générac est un sérieux adversaire capable de déterrer la hache de guerre. Pierre fonde beaucoup d’espoirs : «J’ai été agréablement surpris par sa première course. Il s’est aguerri au combat, anticipe, saute après l’homme et crée le danger. Il pourrait bien devenir la prochaine vedette de la royale». Méfiance car a Vendargues il avait blessé Allouani à la cuisse.

VÉRAN (Allard) 9 ans, 4 sorties (20/03 St Martin de Crau, 10/07 Méjanes 09/08 Montfrin, 28/08 Fontvieille). Blessé en début de saison suite à un gros choc, Véran s’est admirablement repris après 2 mois ½ de repos. Guy est confiant : «Il s’exprime mieux à gauche mais avec un bon placement, il emboîte et sait aller au bout». Meilleur cocardier de la saison à Montfrin et à la finale du crochet d’argent à Fontvieille, il a de sérieux atouts.

PRINCE (Albert Chapelle) 8 ans - 6 sorties (16/04 St Rémy, 08/05 Mouriès, 12/06 Eyragues, 03/07 Montfrin, 11/08 Mauguio, 15/09 Grau du Roi). Barricadier, explosif le petit prince du mas de Pernes est en pleine forme. Florent Lupi révèle : «Prince refuse rarement le combat et a une excellente tenue de piste. Il change de terrain après 4 ou 5 rasets et ne se laisse pas enfermer. Il confirme de course en course et sa dernière au Grau du Roi a été excellente face au meilleurs raseteurs». Un sérieux candidat.

ESTRELLOUN (Caillan) 9 ans, 06 sorties (20/03 Mauguio, 10/04 Chateaurenard, 08/05 Mouriès, 11/06 Grau du Roi, 17/07 Saint-Andiol, 16/08 Mauguio). Puissant barricadier, l’étoile de la manade Caillan devrait briller dans une piste qu’il connaît bien. François espère : «Cocardier et surtout barricadier, Estreloun est difficile pour les gauchers grâce a sa grosse anticipation. Son agressivité s’exprime dans la bourre et il devrait bien terminer».Vainqueur d’une quinzaine de trophées, dont les olives vertes en 2010, il peut s’imposer.....

Eric AUPHAN

18/09/2011

LES ADIEUX GRAULENS DE NICOLAS NOGUERA

Vendredi 16 septembre 2011

 
le grau-du-roi,les adieux graulens de nicolas noguera,courses camarguaisesIl y a les grandes courses avec leur âpreté, leur tension, leur adrénaline, il y a les courses qui s’étirent en longueur sous la chaleur des mois d’été, et puis il y a aussi des moments rares où l’émotion domine et où le public communie avec ses hommes en blanc. Vendredi dernier, au Grau-du-Roi, les spectateurs (3/4 d’arène, certes c’était gratuit, mais quand même) ont vécu ce moment de grâce avec Nicolas Noguera qui faisait là ses adieux à la piste graulène. Pas de grand tralala mais des témoignages lus en piste par des raseteurs soudain timides comme des ados. Des phrases fortes symboliquement, disant l’espoir ou le vécu face aux taureaux. Célébration de l’amitié, du trajet tracé par les aînés, la peur de la corne, la solitude face à la blessure, l’immense fierté de porter la tenue, le plaisir quand le public est satisfait, les doutes, les difficultés, les peines.
le grau-du-roi,les adieux graulens de nicolas noguera,courses camarguaisesDe grands sourires aux lèvres... et des larmes aux yeux de Nicolas. Pas si facile de tirer un trait. Des honneurs simples et sincères dans cette arène comme un coeur qui bat, dixit l'organisateur Daniel Siméon qui avait eu la bonne idée d’y associer Bari Khaled (▼ photo ci-dessous) lui aussi postulant à la retraite. Deux raseteurs qui ont marqué leur passage par un respect total du public et des taureaux.
En piste outre Nicolas et Khaled (Et Frédéric Jockin le copain de toujours, blessé mais présent (► photo), Cano, Jourdan, Toureau, les frères Benafitou, Errik, Oleskevich, Martin-Cocher et les tourneurs Sagnier et Sanchez pour une course mixte (taureaux, vache, étalon, taureaux jeunes), agréable et variée. Les hommes ont partagé de bons moments de connivence avec un public largement acquis à la cause. Carmen !
Hussard de Lagarde a affiché une belle présence dans les séries. Idéal par sa vaillance, Ibis de Félix a permis des échanges brillants et de longues trajectoires sincères. Fougueux et rageur, le N.517 de Saumade a fait travailler les “areneros“ du Grau, champions du monde du “changer-de-planche-à-toute-vitesse”. Très cocardier, le tau Gallicianais de Briaux raccompagne les blancs de toute sa puissance et du coup, il n’est pas étouffé de rasets. Mais au retour au toril, avec un gland, il fait sa star et malgré une manade de simbeu et une vache, c’est au lasso qu’il réintègre.
le grau-du-roi,les adieux graulens de nicolas noguera,courses camarguaisesUn brave Mistral du Galoubet qui se livre benoîtement puis Cabidoule de Nicollin. Ah la vache ! Elle se donne de tout son cœur flirtant avec les planches jusqu’à taper droit devant.
Quant au N.835 de Cuillé, c’est par deux envolées monumentales que le tau signe sa prestation. Errik et Jourdan se retrouvant “esquichés“ en haut des tubes. Et pour un final en fanfare, Lou Verri de Saint-Pierre, avec une belle envie, conclut barricadièrement à chaque action.
Pour Nicolas et Khaled c’est l’heure du dernier raset. Dans l'arène, les coeurs ont battu... pour eux !


Texte et photo
MARTINE ALIAGA

le grau-du-roi,les adieux graulens de nicolas noguera,courses camarguaises

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08/08/2011

L'HOMMAGE D'UN PETIT FILS A SON GRAND-PERE

Jérôme Contestin vient de perdre son grand-père, Louis. Et nous lui laissons bien volontiers lui rendre cet hommage :

beaucaire,décès de louis contestin,courses camarguaises"La ville de Beaucaire et le monde de la bouvine viennent de perdre un de leurs piliers.  Dans la nuit de samedi à dimanche, Louis Contestin que l'on surnomait affectueusement "LOUTE" ou "LOULOU" s'est éteint à l'âge de 90 ans. Avec lui c'est toute une page de l'histoire de l'aficion beaucairoise qui se tourne.
Né en 1921 dans la rue de Nîmes, très tôt il devient un assidu des arènes du Pré pour voir courir les grandes royales de Blatière, Granon ou Aubanel-Baroncelli. Evidemment comment ne pas attraper "la fé di biou" lorsque votre ami et voisin le plus proche s'appelle Paul Laurent. Et lorsque en 1944, Paul devient manadier, Loute va être le témoin fidèle et privilégié et ce jusqu'à ces derniers jours de l'aventure de la devise rouge,verte et blanche.
A partir des années 60 il devient le plus proche collaborateur de Paul Laurent pour l'organisation aux arènes de Beaucaire et des Saintes-Maries-de-la-Mer mais aussi dans une multitude d'autres arènes gérées par la maison Laurent comme à Saint-Rémy, Nîmes, Lunel ou Châteaurenard. Quel aficiouna n'a jamais entrevu son grand sourire derrière les guichets des arènes ou aux côté du speaker Aimé Garcin à la présidence dans le rôle d’assesseur. Les années passant Henri Laurent a pris la suite de son père et a toujours pu s'appuyer sur celui qu'il appelait "Son Grand frère" .
Et lorsque le petit fils Patrick s'essaya lui aussi dans la gestion d'arènes, l'inépuisable Loulou était encore là pour mettre la main à la pâte et faire partager son expérience.
En 2001, à l'âge de 80 ans, il était temps de prendre un peu de recul et de profiter d'une retraite bien méritée après une vie bien remplie entre la viticulture la semaine et les taureaux le week end.
Toujours épaulé par sa bien aimée Mado pour lui préparer ces valises et attendre son retour jusque parfois tard dans la nuit.
Avec la retraite, il put enfin profiter de se rendre aux arènes en tant que spectateur avec ces compères Jeanot Aigue, Georges Garcin et Titin Ode entre autres.
Nous perdons également une des mémoires de la ville de Beaucaire, qui a vu évoluer la cité au fil des décennies.
A Beaucaire, qui ne l'a jamais croisé sous les platanes du Pré en pleine partie de boules, au Planet au pied de la célèbre Muraillette ou après une course au Bar Taurin à la place Vieille.
Il savait se faire écouter, sans jamais parler fort, et ses connaissances et ses conseils étaient appréciés de tous.
Il faisait partie de ces personnages qui animent la vie locale, toujours prêt à la galéjade et qui laissent de grands vides lorqu'ils partent .
Dans les années 80, accompagné d'Aimé Garcin et Jacky Franco, il va remuer ciel et terre pour l'édification de la statue de Goya. Preuve de l'affection et la reconnaissance que lui vouait le monde de la bouvine, en 2000, il reçoit le coup de coeur du Club Taurin des Amis de Goya et en 2009 c'est l'association taurine Camarina qui lui décèrne sa médaille d'honneur.  
Le 20 janvier 2011, il fêtait ses 90 printemps entouré des siens et attendait avec impatience l'ouverture de la saison taurine. Au mois d'avril c'est avec toujours autant de passion qu'il alla s'asseoir une dernière fois sur les bancs de ces arènes qui lui étaient tant chères . Malheureusement les stigmates de l'âge l’empêchèrent d'assister à la Palme d'Or mais même à l'hôpital, il s'empressa de demander ce qu'avaient donné les courses. Il n'aimait pas les honneurs et se plaisait à rester dans l'ombre mais ce n'est que justice l'hommage que nous lui rendons aujourd'hui.
Il est parti comme il a vécu... discrètement, il s'en va rejoindre ses parents et son ami Paul qui lui a toujours manqué.
Avant de rejoindre cette terre, qu'en tant que paysan, il a tant labourée pour nourrir sa famille. Sa terre natale, sa terre de Beaucaire qu'il a tant aimée".


Mercredi  10 août, à 10h, en l'église Notre Dame des Pommiers, ses proches et ses amis lui rendront un dernier hommage.

25/05/2011

BIENVENUE A NOEMIE DES ENGANES

Elle est arrivée en pleine fête de Codognan, dimanche dernier à 2h25 du matin.
Biou par le nom de famille de sa maman, Daniel par son papa président du CT Les Enganes, l'arrivée de Noëmie comble Séverine et Cyril. Sans parler des grands-parents. Nul doute qu'elle sera très bientôt dans les arènes... Noëmie des Enganes

05/05/2011

PALUDS DE NOVES *ACTU BOUVINE*

UN PRESIDENT ACTIF

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▲ Sébastien Gonfond en pleine action.

Sébastien Gonfond est un président de club taurin actif. Non seulement il anime avec brio les courses du célèbre village provençal aux coquettes arènes ombragées mais difficile pour lui derester sans rien faire. Dimanche 1er Mai (fête du travail) il n'a pas chômé. A la pause il s'est tout naturellement investi en remettant la piste en état à l'aide d'un rail métallique imposant. Une nouvelle méthode pleine de volonté et proche de l'environnement qui pourrait faire d'autres adeptes.........

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Aux paluds on a peut pas trop de pétrole néanmoins on a des ideées et à de l'énergie à renvendre. Heureusement les jeunes sont également présents et à deux la tache est moins ardue. De quoi permettre à Sébastien de souffler un peu....

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 ▲ A deux l'énergie est renouvelable.

 

Texte et photos Eric Auphan

05/04/2011

AUREILLE : JOURNEES ET TROPHEE SOLER

Vendredi 1er et samedi 2 avril 2011

AUREILLE A RENDU HOMMAGE
A SON RASETEUR ANDRE SOLER

blogAUREILLE STELE SOLER PH SACRIPAN.jpgAvec vendredi soir, l'expo et la projection du film des Editions Gilles Arnaud "André Soler et le Carré d'As" et le samedi le Trophée Soler aux arènes, la ville a rendu un bel hommage à son raseteur de légende, immortalisé par un mémorial.

Au terme du concours de manades Fabre-Mailhan, Lautier, Chauvet, La Galère, Gillet, Guillierme qui a rempli les arènes, le 13e Trophée Soler a été décerné à Mathieu Marquier. Gau Galin de Guillierme terminant la course avec brio, s'adjuge le prix du meilleur taureau.

Merci à Sacripan pour les photos


31/03/2011

ANDRE SOLER : IMAGES D'UNE ICONE

Film "André Soler et le Carré d'As"

UN DOCUMENTAIRE EMOUVANT

 

andré soler et le carré d'as,courses camarguaises

Loustic de Laurent et Dédé Soler en 1964 à Châteaurenard

 

andré soler et le carré d'as,courses camarguaisesQui le premier les a appelés Carré d’As ? La presse taurine ? Paul Laurent ? Qu’importe ! Le qualificatif a résisté à l’usure du temps et allume toujours des étoiles dans les yeux des afeciouna. De cette époque 1955-1965 régulièrement citée en exemple, le quatuor de raseteurs formé de Roger Pascal, Francis San Juan, François Canto et André Soler est l’emblématique référence. André Soler, l’irrésistible idole.

Gilles Arnaud, chroniqueur, éditeur, n’a pas connu ce temps-là, mais intrigué par l’aura d’André Soler, ce fan de Jacky Siméon et de Christian Chomel est parti à la chasse aux document. "Petit à petit, après les livres, les DVD, j’ai trouvé beaucoup d’images notamment à l’INA. Impossible d’avoir des images de Jacques Antoine puisqu’il a pratiquement tout perdu lors des inondations à Nimes en 1988. Mais en discutant, j’ai trouvé des gens de Marseille qui filmait tout le temps avec une caméra de 16 mm ». Rendez-vous est pris avec l’épouse du vidéaste M. Cantier, aujourd’hui décédé. « Avec les bobines de quelques autres amateurs, l’INA et les interviews, j’ai  récupéré environ 3 heures d’images. J’en ai fait ce documentaire d’une heure ».

Je ne vais pas déflorer le sujet mais ne ratez pas cette occasion… de plonger dans les années 60. De découvrir ou de retrouver les hommes, les taureaux et les arènes qui ont « fait » la course camarguaise de cette époque. De vibrer aux exploits de Loustic de Laurent ou de Cid de Blatière… D’apprendre et aussi de rire avec les témoins Marignan, Néné Marc, Jean Sicar, Laurent Merlo, Roger Pascal, Maurice Olivon, etc. et les familles Canto et Soler. De pleurer au décès de Canto. D’approcher la personnalité de Dédé Soler grâce à des interviews d’époque…  Les images, les anecdotes permettent de comprendre pourquoi 46 ans après l’arrêt de sa carrière (en 1965), Dédé Soler fait encore l’actualité de la bouvine.

"C’était un grand raseteur et un grand homme. Impulsif, il se jettait sur les taureaux. En plus il avait un cœur d’or. Il aimait la vie et la fête", se souvient Jean Sicar. Avec 52 blessures en 10 ans de piste (1955-1965), André Soler renvoie l’image d’un homme qui ne s’économisait pas et rasetait pour le public. Reste une légende et cette photo où torse et pieds nus aux Saintes-Maries-de-la-Mer, il défie Caraque avec un don de soi exceptionnel Inoubliable Dédé, inoubliable Carré d’As.

Martine ALIAGA

"André Soler et le Carré d’As », film de Gilles et Mathieu Arnaud, commentaires de Philippe Reig. Aux Editions Arnaud. 20 € ou à commander sur internet www.gillesarnaud.fr

LA TOURNEE DU  FILM ET DE L'EXPO

andré soler et le carré d'as,courses camarguaisesAUREILLE : Week-end de fête autour d’André Soler
Vendredi 1er avril, 18 h, à la salle polyvalente d’Aureille, les Ed. Gilles Arnaud et le CTPR présentent l’exposition et la 1re projection du film « André Soler et le Carré d’As », suivies d’une discussion sur la course libre des années 1960. Participeront d’anciens raseteurs, manadiers et personnalités du monde de la bouvine.
Samedi 2 avril : 10 h, au bar Soler, projection du film « André Soler et le Carré d’As. 11 h 15, dépôt de gerbe au mémorial André Soler. 11 h 30, abrivado manade Albert Chapelle. 12 h, apéritif. 16 h, aux arènes, concours de manades niveau Avenir. Remise des prix en piste au meilleur animateur et meilleur taureau.

FOURQUES : mardi 5 avril, à l’auditorium, 18 h, l’expo. Mercredi 6 avril, à 21h, projection du film.

LES SAINTES-MARIES-DE-LA-MER : vendredi 15 avril, 17 h 30, au relais culturel, expo et projection suivies d’une discussion et d’un apéritif.

GALLICIAN : centre du Scamandre, vendredi 6 mai, 17 h 30, expo, film et discussion. Apéritif et vin d’honneur par la cave de Gallician.

SOMMIERES : vendredi 20 mai, 18 h 30, salle du café de l’Explanade, expo et projection.

BEAUCAIRE : samedi 28 mai, pour le Souvenir François Canto, 18 h 30, salle du Casino, expo, projection et discussion. Apéritif.

30/12/2010

Décès de Guy Dumas

L'ASSOCIATION DES GARDIANS PROFESSIONNELS EN DEUIL


Les gens de bouvine avec à leur tête les drapeaux de la Confrérie des gardians, la Nacioun gardiano et l’Association des gardians professionnels se sont rassemblés, mardi 28 novembre à Cabanes pour accompagner l’un des leurs à sa dernière demeure : Guy Dumas, ancien gardian de la manade Régis Chauvet, décédé à l’âge de 78 ans.
Après la cérémonie religieuse, Jean Mathieu au nom de ses confrères a, dans son allocution, retracé la vie du gardian décédé et apporté à la famille éprouvée le salut de la profession.

01/12/2010

REMI GUYON : UN JEUNE RASETEUR A L'ANCIENNE ?

GUYON.jpg2010 : année faste pour Rémi Guyon. Le raseteur survole le groupe 2 et termine avec plus de 100 points d’avance, premier au Trophée des Raseteurs après de nombreux autres bouquets récoltés au fil des courses. Une saison pleine juste tempérée par une blessure au bras bien digérée. Et un raseteur qui s’affirme compétiteur mais pas seulement. Après trois années au Trophée de l’Avenir (9e en 2006, 7e en 2007, 2e en 2008) et une saison 2009 mitigée aux As, Rémi intègre le groupe 2, trouve son bonheur et fait celui des spectateurs.
Boulimique d’attributs, omniprésent, Rémi prend plaisir à raseter et du coup transmet aux gradins. C’est un meneur qui sait prendre des risques dans les difficultés, faire briller aussi, dans le respect des taureaux et du public. Egalement organisateur au CT d’Aramon, il connaît la musique et navigue avec passion, maturité et gentillesse dans le milieu taurin. Un exemple : si certains collègues sont décriés par les organisateurs car « ils partent en vitesse après avoir encaissé leurs primes », Rémi n’hésite pas à rester après la course. « C’est un raseteur à l’ancienne, apprécient les clubs taurins et les afeciouna, il sait faire plaisir en piste et venir discuter après, ça se perd ».

REMI3.jpgSamedi dernier dans son village de Théziers, proche d’Aramon, le raseteur a associé ses proches à cette belle saison 2010. Une fois n’est pas coutume c’est lui qui a distribué les trophées et les fleurs avec simplicité et un peu de trac... au micro. Personne n’a été oublié : supporters, sponsor, médecin personnel - ostéo - masseur... en bref son père, son meilleur entraîneur Thierry Félix (sic), son tourneur et ami Michel Lizon et bien sûr son épouse Agathe et le petit Numa.
Puis le rasteur hyperactif en ville comme en piste, a tenu pied à tous ses invités - raseteurs, tourneurs, clubs taurins, manadiers, amis et famille - tout au long de la soirée.

Texte et photos
Martine ALIAGA

22/10/2010

UN HOMME, UNE CAPELADO...

Monsieur Patrice BLANC

 

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DSC05942.jpgSi on ne le voit pas aux arènes ou lors de manifestations locales, c’est qu’il est en France ou à l’Etranger pour chanter des opérettes ou de l’Opéra depuis maintenant environ 10 ans… c’est le temps nécessaire de formation musicale et technique pour un chanteur d’accéder sur des scènes.
"J’ai ainsi eu la chance que ma passion devienne mon métier.
Enfant, j’étais membre du groupe folklorique local "Les Olivarelles" de Mouriès. Je jouais du galoubet tambourin. Avec ce groupe, j’ai appris à aimer la tradition, j’ai voyagé, effectué des échanges avec des groupes d’autres régions de France et d’Europe. C’est comme cela que m’est venue cette passion pour notre culture et le costume.
Depuis l’âge de 14 ans, j’ai ma place à l’année aux arènes de Mouriès, et, je suis un féru de taureaux, déjà à l’époque j’allais avec des amis de Mouriès à toutes les courses de Provence et du Languedoc. Adjoint au Maire de Mouriès en charge des questions de la 10x14.jpgCulture et des Traditions. Je ne me sens pas comme un passéiste, mais comme un novateur à mon niveau. J’aime la tradition, mais j’aime qu’elle bouge. Certains détiennent la vérité ne bougent absolument pas, par peur de déranger, ou parce qu’il existe un certain confort à maintenir les choses en l’état. La course camarguaise à l’origine était un événement dans un village. On fermait une place, on faisait venir les taureaux, et les jeunes s’en amusaient. Cela a évolué, ne serait ce que par Carmen, qui vient saluer une action, alors que cette opéra a une consonance plus espagnole que camarguaise. Le Trophée Taurin a été créé, des organisateurs comme Paul Laurent ont codifié certains aspects de la course camarguaise...
Le costume de l’Arlésienne a dans le même temps subi de nombreuses évolutions, les tissus, les couleurs ne sont plus les mêmes. Certains groupes refusent toute évolution, se retranchant derrière le caractère rassurant du passé tel qu’il était. Mais d’autres continuent à le porter et le font vivre. La capelado mise en scène doit rester une exception lors d’une grande course, une grande finale. Un exemple, le Club Taurin de Mouriès me réclame à corps et à cris une capelado chorégraphiée pour la fête des olives vertes… je l’ai toujours refusé... les groupes qui dansent, la grande farandole... C’est le charme et la griffe de cet évènement. Il ne faut pas le perdre, ne pas le changer, les gens viennent "pour ca"...
Les seules choses à peut être améliorer dans certaines villes sont les costumes mal constitués ou portés…certaines tenues approximatives ne devraient pas l’être par respect du public et de nos anciens."

Extraits d'interview
"Tradicioun.org"
(26 03 2007)
Photos Luc PERO


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06/10/2010

DECES

LEOPOLD DUPONT  EST DÉCÉDÉ
Une figure de la bouvine est partie. Léopold Dupont, dit Léo, est décédé à l’âge de 86 ans. Cet Aimarguois avait raseté une dizaine d’années puis tourné pour Patrick Castro, Gérard Barbeyrac et Jacky Siméon.
Ses obsèques se dérouleront ce matin (ce vendredi), à 10 h, en l’église Saint-Saturnin d’Aimargues suivies de l’inhumation au cimetière du village.
Sincères condoléances à son épouse et à ses proches.

10/09/2010

MAXIME FAVIER - RASETEUR

10 septembre 2010

favier.jpgBlessé lors d’une chute dans la contre-piste de Barbentane (luxation du coude), Maxime Favier n'a pas pour autant renoncé à sa passion.
Dimanche dernier, aux Paluds-de-Noves lors de la 34e Finale de la Saint-Roch,  malgré un imposant plâtre, il arpentait la contre-piste, appareil photo en main pour des clichés au plus près de l'action.
Une autre corde à l'arc taurin de Maxime à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.

Texte
et photo
Eric AUPHAN

20/05/2010

BONNE RETRAITE A DIDIER PENANT !

 

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De gauche à droite
Hubert Manaud, Yves Agostini, Didier Penant

C’est à Bardouine dans les prés de la manade du Pantaï que se sont retrouvés clubs taurins, organisateurs et Trophée Taurin à l’occasion du départ à la retraite de Didier Penant. Voilà que le gentil garçon (Monsieur 51 pour toute la Camargue) fait valoir ses droits à la retraite. Un repos bien mérité au travers d’une carrière retracée par Yves Agostini directeur régional PACA et Languedoc de la société. Une célébration simple et pleine de sincérité comme notre hôte du soir qui reçu des mains de son directeur un superbe Jéroboam de champagne Mumm cordon rouge. Après le traditionnel merci de circonstance et un repas copieux il était temps pour Hubert Manaud de pousser la chansonnette jusqu’au bout de la nuit dans les prés de Bardouine.

Texte et photos
Eric AUPHAN

24/03/2010

DÉCÈS

Mercredi 24 mars 2010

L'ASSOCIATION DES GARDIANS PROFESSIONNELS
UNE FOIS DE PLUS EN DEUIL

Eprouvante loi des séries pour les gardians qui avaient un peu de temps. Trois grandes figures de la profession ont rejoint "la taulejado di gens de la gran saque". Après Jean Biesse, Jean Sol, voici que vient de s'éteindre le bayle grdian de la vieille devise "Rouge et vert" : le Cailaren Marcel Langlade.
Après avoir servi la manade E. Bilhaud pendant 5années, Marcel est embauché sur recommandation de Fernand Granon par Jean Lafont avec qui il accomplira un parcours de 28 années où, avec ses montures Cosaque, Vaccarès et Criquet, il assurera le quotidien de la manade et l'aboutissement des Cosaque, Mario, Cailaren, Joinville et Ventadour, sacrés Biou d'Or.
Avec discrétion, passionné de sa terre cailarenne, sans jamais prendre un jour de congé, il conduit la destinée du prestigieux élevage avec Louis Tourreau, Max Vigouroux, Julien Quiles et bien sûr le fidèle Jean-Pierre Durrieu.
Membre fondateur de l'association des gardians professionnels en 1972, 1999 le voit honoré du Mérite fédéral. Il quitte la profession en 1982 non sans avoir tout le long de sa carrière mis le "pied à l'étrier" aux jeunes qui maintenant se retrouvent en fer de lance de la manade Nicollin.
Après sa retirado, on le retrouve chez les manadiers Lagarde et Lafisca où il dispense de bons conseils.
A sa famille, l'Association des gardians professionnels à laquelle se joignent les chroniqueurs du blog, l'Amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise, présentent  leurs plus sincères condoléances.

23/03/2010

DÉCÈS

CHARLES FAGET S'EST ÉTEINT
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On l'avait vu tellement fatigué et malade lors de l'avant première du film "Fanfonne Guillierme, la dame des gardians" à Gallargues-le-Montueux, et encore plus pour le festival de Saint-Geniès-de-Malgoirès, le mois dernier... Et la nouvelle a fait vite fait le tour : Charles Faget est mort.
Mais il nous a fait partager tant d'histoires, il a donné vie et coeur à tant de portraits, tant d'images, que sa belle voix de conteur ne s'éteindra elle jamais. 
Il avait fait un grand honneur à l'Amicale des chroniqueurs et photographes, en écrivant et disant les textes du film "Revistero" de François de Lucas, un des derniers qu'il ait pu illustrer. Notre association présente à la famille et aux proches ses plus sincères condolénaces.

Pour un dernier hommage, rendez-vous, demain (mercredi 24 mars), au cimetière de Saint-Geniès-de-Malgoirès, à 15 h 30.

18/03/2010

DÉCÈS

TOUTES LES ARÉNES OÚ SE DÉROULAIENT DES COURSES, DIMANCHE DERNIER, ONT MARQUÉ UNE MINUTE DE SILENCE A LA MEMOIRE DU MANADIER JACQUES BON, DÉcÉdÉ DIMANCHE 14 MARS

Toutes nos condoléances à son fils Frédéric et à la famille dans la peine.

Les obsèques se dérouleront vendredi 19 mars à partir de 14h30, à Notre-Dame-de-la-Major, Arles - Le cortège démarrera à 14h de la place Lamartine.

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Photo Luc PERO

09/02/2010

ARTHUR SAN JUAN EST DÉCÉDÉ

Arthur_1[1].JPGC’est un grand afeciouna qui a tiré sa révérence. A 103 ans, Arthur San Juan est parti rejoindre son épouse et  Francis son fils unique raseteur, décédé accidentellement en 1966 et dont le nom a été donné aux arènes de Lunel. C’est à la maison de retraite de Lunel qu’Arthur a vécu ses dernières années n’ayant que quelques pas à faire pour se trouver dans les gradins et assister aux courses camarguaises... jusqu’à l’âge de 95 ans confient ses proches.
Le capitaine Guy Chaptal salue aussi le doyen de la Nacioun Gardiano : «Nous avions fêté ses 100  ans, avec la famille, la municipalité de Lunel, les amis, le manadier Jean Lafont pour qui il il transportait les taureaux, au cours d'une après-midi animée des chansons de Régine Pascal. Ah, il en a mené des Biou d'Or de la devise rouge et verte, jusque vers les années 1975. Transporteur de bétail de métier, son temps libre était réservé aux taureaux. C'était un fervent afeciouna et amateur de Lafont».

M. A.
Photo Luc PERO

Les obsèques civiles se dérouleront jeudi 11 février, à 14h30, au cimetière Saint-Gérard à Lunel. Nous présentons nos sincères condoléances aux proches et à la famille