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09/02/2010

ARTHUR SAN JUAN EST DÉCÉDÉ

Arthur_1[1].JPGC’est un grand afeciouna qui a tiré sa révérence. A 103 ans, Arthur San Juan est parti rejoindre son épouse et  Francis son fils unique raseteur, décédé accidentellement en 1966 et dont le nom a été donné aux arènes de Lunel. C’est à la maison de retraite de Lunel qu’Arthur a vécu ses dernières années n’ayant que quelques pas à faire pour se trouver dans les gradins et assister aux courses camarguaises... jusqu’à l’âge de 95 ans confient ses proches.
Le capitaine Guy Chaptal salue aussi le doyen de la Nacioun Gardiano : «Nous avions fêté ses 100  ans, avec la famille, la municipalité de Lunel, les amis, le manadier Jean Lafont pour qui il il transportait les taureaux, au cours d'une après-midi animée des chansons de Régine Pascal. Ah, il en a mené des Biou d'Or de la devise rouge et verte, jusque vers les années 1975. Transporteur de bétail de métier, son temps libre était réservé aux taureaux. C'était un fervent afeciouna et amateur de Lafont».

M. A.
Photo Luc PERO

Les obsèques civiles se dérouleront jeudi 11 février, à 14h30, au cimetière Saint-Gérard à Lunel. Nous présentons nos sincères condoléances aux proches et à la famille

 

02/12/2009

RASETEURS

Gimeaux 14 11 191[1].jpgLE DUO CHIG - MOINE…


Les deux droitiers issus de l’école de raseteurs d’Arles s’entendent comme des larrons en foire… Il est des raseteurs qui forcent le respect par leur implication et la façon dont ils vivent parfois de l’éxtérieur leur passion pour la course camarguaise. David et Momo (comme on a l’habitude de l’appeler) sont deux jeunes droitiers petits par la taille mais grands par le talent. Et quand ils font parler le talent c’est toujours avec énormément de cœur. Travailleurs honnêtes, généreux dans l’effort et toujours respectueux des taureaux, des organisateurs et des afieciouna, ils ont effectué une fin de saison exemplaire.
Sortie Agu 15 11 040B[1].jpgComplices, dernièrement ils ont souvent partagé leurs moments de détente toujours au plus près des taureaux. Dernièrement à la Chassagne pour la remise des prix de la finale de l’école des raseteurs d’Arles ou lors du bistournage et de la sortie du club taurin La Coléta de Saint-Etienne-du-Grès à la manade Agu. Nos photos ont saisi quelques instants de cette complicité.

Texte et photos Eric AUPHAN

 

Sortie Agu 15 11 165[1].jpg

 

25/11/2009

ARTISAN

Le peuple des taureaux et des chevaux n'a pas de frontières, c'est pourquoi je vous propose le portrait de Michel-Hervé Lucarotti, homme de cheval, amateur de courses camarguaises, artisan, etc.

L’ÉPERONNIER LUCAROTTI BAT LE FER POUR SAUMUR

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Mesurer au plus près... pour un rendu unique
Michel Lucarotti prépare les mors des écuyers du carrousel du Cadre Noir

Palefrenier, charron, débardeur, bourrelier, étalonnier, maréchal-ferrant, cocher… Ces métiers liés aux chevaux, longtemps confidentiels voire menacés de disparition pour certains, renaissent aujourd’hui, augmentation du nombre des équidés et valorisation de l’artisanat obligent.
De recherches historiques en savoir-faire oubliés, des artisans ont œuvré jusqu’à l’entêtement pour que ces métiers uniques et garants d’une tradition française ne soient pas perdus. Exemple : l’activité d’éperonnier. Dans les oubliettes depuis le XVIIIe siècle, elle retrouve ses lettres de noblesse entre les mains expertes de Michel-Hervé Lucarotti.


La soixantaine altière, la prestance des gens de chevaux et parfois le verbe haut à l’autorité un peu écrasante, Michel-Hervé Lucarotti rentre aujourd’hui ses griffes et boit du petit lait. Pour lui c’est la consécration. Le prestigieux Cadre Noir de Saumur a requis ses compétences pour repenser l’équipement des chevaux de ses célèbres écuyers. Ainsi l’artisan de Saint-Hilaire-de-Beauvoir se voit confier la conception des mors des cavaliers du carrousel.
Le cheval n’est pas seulement le dada de Michel-Hervé Lucarotti, c’est sa passion, 40 ans de sa vie. Equitation, ferronnerie, orthopédie équestre, artisanat d’art… «Je recherche toujours l’esthétique et la fonction»,  assène-t-il fier de ses différentes "casquettes" dont celle d’éperonnier. C’est-à-dire spécialiste de tout ce qui est à base de fer (on peut y ajouter l’inox, le laiton, le cuivre) dans l’enrênement du cheval: mors, étriers, éperons, caveçons…
Un savoir-faire qui touche à de nombreuses disciplines où l’artisan excelle. Autodidacte certes… mais perfectionniste voire jusqu’au-boutiste. Alors collaborer avec Saumur… « Avec les immortels comme on les appelle, c’est une sacrée reconnaissance».
BLOG3.jpgUne rencontre avec le colonel Jean-Michel Faure, écuyer en chef, en 2007, au Salon du Cheval à Paris, déclenche l’affaire. Galvanisée par l’admiration sans borne du cavalier héraultais pour la référence de l’art équestre français. N’est-il pas adhèrent de l’Association des Amis du Cadre Noir depuis 1986?
Ainsi, de communications téléphoniques en mails, on convient de se retrouver à Saumur. «J’ai découvert une ville superbe où j’ai été reçu comme un roi».
Le Saint-Hilairois en est encore époustouflé. Des discussions entre ces "pointures" de l’équitation – entre autres le maître écuyer Jean-Jacques Boisson, l’écuyer Fabien Godelle ▲ (photo dans les écuries de Saumur) ou les colonels J.-M. Faure et D. Siegwert – découlent l’élaboration des mors en inox à canon de rechange (en cuivre ou en caoutchouc) avec une bossette à tête de gorgone (fabriquée par ailleurs) en laiton qui cache le mécanisme… Voilà pour les spécialistes.
BLOG4.jpgBref, des pièces uniques (►), numérotées et belles comme des œuvres d’art. Du travail d’orfèvre, esthétique et fonctionnel… à la hauteur des exigences de Michel-Hervé Lucarotti. Et du Cadre Noir.
Car de l’adéquation du mors avec la bouche du cheval dépendra en partie la bonne tenue de l’équidé sous la selle. Et, parole de pro: «… Il vaut mieux un cheval qui "boit" son mors et qui "bavarde" qu’un cheval avec une bouche fermée, froide et muette» (extrait du traité d’orthopédie sur les embouchures de M.-H. L.).
Jean-Jacques Boisson, maître écuyer du Cadre Noir, explique: «La rencontre du colonel Jean-Michel Faure et de Michel Lucarotti a été décisive car nous recherchions un artisan de qualité qui pouvait réaliser des embouchures de tradition façonnées avec précision. Des mors inox travaillés sur mesure. Un travail qui réclame l’excellence. Nous avions beaucoup de contraintes, nos idées, nos besoins, Michel Lucarotti nous a amené en plus sa culture et son expérience».
Un savoir-faire d’éperonnier hérité des siècles passés et qui pourrait, si les Arts et métiers reconnaissaient ce travail, reprendre sa place dans les écuries du Saumur. Un dossier en ce sens devrait être déposé par le colonel Siegwart, en charge de l’administration de la grande maison. L’idée étant que l'artisan puisse communiquer son expérience unique et former de futurs spécialistes (▼ Photo : expliquer, démontrer, partager son savoir faire). Le retour des éperonniers à Saumur, encore un rêve et une possibilité de transmission…
BLOG2.jpgTransmettre… cela revient comme un leitmotiv dans la bouche du ferronnier. «J’ai démarré à 14 ans aux côtés de mon grand-père forgeron. Depuis j’engrange les savoirs et personne chez moi pour prendre la suite, regrette-t-il. Alors si le métier d’éperonnier revenait à Saumur, je pourrais passer la main en formant des jeunes».
En attendant graver ses initiales dans les mors du Cadre Noir, voilà de quoi combler cet hyperactif aux multiples centres d’intérêts qui, à l’évocation d’une totale retraite, monte sur ses grands chevaux.



Martine ALIAGA

06/08/2009

ALEXANDRE LE BIENHEUREUX

Août 2009

UN HOMME FIER D'ETRE UN RASETEUR

A 9x12.jpgLa course de ce mercredi 5 août 2009 ne restera pas gravée dans la pierre (de Castries), cependant un homme a - comme il en est coutumier - essayé avec tous ses atouts de faire vivre ce concours de manades. Mais "à l'impossible nul n'est tenu" ! Toutefois Alexandre GLEIZE s'est illustré à tous les cocardiers avec sa fougue, sa témérité, sa soif de combattre mais sans se démunir de ses armes un sourire ravageur et une bonne humeur communicative. Il est un de nos meilleurs représentants de notre noble art, il a la Fe, il la partage. Qu'ils soient sauteurs, barricadiers, sévères cocardiers Alex les défie et les passe tous et quand l'action est belle ou périlleuse il rigole... Il est heureux de raseter lui !!!

Texte et Photos Luc PERO

Alexandre et les bioù de Castries

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EIGOUZO
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OTHELLO
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PAVOUN
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BARRAS
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BARTABAS


12/02/2009

ELEVAGE DE CHEVAUX : MAX RASCALOU, LA PASSION DU CAMARGUE

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KAKAO 1.jpgQuand il n'épaule pas les pompiers volontaires à la caserne Montaubérou (Montpellier), ce jeune retraité vendarguois consacre tout son temps aux chevaux. Président de l'AVEEC (association vendarguoise d'élevage et d'équitation Camargue), responsable du Languedoc-Roussillon pour l'AECRC (Association des éleveurs de chevaux de race Camargue), Max est une des chevilles ouvrières du Salon du cheval Camargue Camagri qui se déroule ce week-end au Mas de la Cure (programme ci-dessous).
Nous l'avons rencontré alors qu'il préparait son étalon de 11 ans, Kakao du Mas pour Camagri. Travail, douche, brossage et calin, un beau moment de complicité entre un homme et son cheval...

KAKAO 2.jpgComment vous est venue la passion pour le cheval Camargue ?
J’ai acheté mon premier cheval en 1967 et depuis j’en élève. Cavalier amateur chez le manadier Marc Jalabert, j’ai créé en 1997 l’Association Vendargues équitation et élevage Camargue (AVEEC) pour regrouper d’abord les gardians de mon village. Petit à petit, la famille s’est agrandie. Nous sommes une centaine actuellement dont 55 licenciés à la FFE (Fédération française d’équitation) qui montent en concours. Je possède mon élevage de chevaux Camargue, et bien sûr je suis adhérent de l’AECRC.
KAKAO 3.jpgAutour de tous les villages, des chevaux paissent dans les prés. De plus en plus, semble-t-il ? Pourquoi un tel engouement ?
Le cheval Camargue est facile à vivre. Il s’épanouit en extérieur, parfaitement adapté au climat. Doté d’un caractère accommodant, il est bien sûr la monture emblématique des gardians pour le travail du bétail, il profite aussi du bel essor de l’Equitation Camargue dans les disciplines de dressage, de tri, de maniabilité, etc. De plus, il est reconnu, par un Label d’aptitude, en tant que cheval loisir, pour la balade ou la randonnée. Pourvu qu’il ait une nourriture convenable, quelques soins et un travail régulier, c’est le compagnon idéal.
kakao 4.jpgL’Association des éleveurs connaît elle aussi un beau développement. Quelles sont ses fonctions ?
Créée en 1964, l’AECRC est passée en 30 ans de 30 à 228 adhérents répartis en 153 élevages dans le berceau de la race (aire géographique historique de naissance) divisés en 101 manades de plus de quatre poulinières et 52 particuliers ayant au moins une jument et un poulain ; plus 75 élevages hors berceau.
L’association s’occupe de promouvoir et de mettre en valeur le cheval Camargue par la création de manifestations, telle Camagri ce week-end et participe à tous les salons et concours. Elle gère en lien avec les Haras nationaux, le Stud book, livre généalogique de la race Camargue reconnue officiellement depuis 1978 dans la catégorie cheval de sang et intégrée dans les races françaises de chevaux de selle. Depuis 2003, elle intervient dans la sélection et l’amélioration génétique de la race.

Après un tel panégyrique équin, pourriez-vous imaginer un monde sans cheval ?
Impossible ! Entre le ciel et la terre, il n’existe que le cheval… Camargue !


Propos recueillis par M. A.
Photos Luc PERO

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29/09/2008

JUBILÉ GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières

CAPELADO DE L'AMITIÉ POUR CHRISTIAN

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12cee2c5902c20777b021bb976148e8d.jpgLe temps d’une dernière capelado, celui qui quitte l’arène doit certainement repenser à toute sa carrière. Pas facile de se dire que c’est la dernière fois. Alors pour que ce soit une fête et un bon souvenir, hier, à Sommières, une quarantaine de tenues blanches a entouré Christian Garrido pour ses derniers rasets : des anciens raseteurs, des justes retraités devenus tourneurs, des "As" et "Avenir" actuels, des jeunes… et les trois tourneurs de Christian, Denis Labrousse, Noël Daniele et Obi Ménargues.
3e3ddd652b9c8a7b82a1f5309f35c1f0.jpgEt dès les deux premiers taureaux emboulés, la complicité, la bonne humeur, le plaisir de raseter et d’être ensemble ont gagné piste et gradins. Il faut dire qu’au micro, Philip Chabanon ayant repris du service pour l’occasion, ne s’est pas privé de faire "monter la sauce". Pour les ex-raseteurs, si les gestes et l’envie n’ont pas fait défaut, les jambes en revanche… Puis les As et Avenir ont raseté dans l’esprit sous les présidences de Marc Moucadel et de Jean-Luc Herleman. Les manadiers ont joué le jeu en menant des taureaux de bonne volonté (emboulés du Brestalou et de Cuillé ; Marius de Chauvet et Tonen de Fabre-Mailhan ; Gabian de Nicollin, Tonnelier de Lautier, Iris de Ribaud et Souchet de Cuillé).
839cd62085d84bc6cf9f6d5d422aa82f.jpgAutre retraité, Veneur du Brestalou faisait à son tour sa despedida et recevait le Carmen et les applaudissements en hommage. Caché derrière ses lunettes, Henri Gibert  ne voulait  rien laisser voir de ses sentiments, mais...

Quant à Christian, si pompons et ficelles ont une dernière fois garni son crochet, c’est la voix étranglée d’émotion qu’il a remercié raseteurs, manadiers, organisateurs et public. Pas si simple de tirer un trait.

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"LE" dernier raset de Christian Garrido sur Souchet de Cuillé

Texte et photos Martine ALIAGA
* Voir d'autres photos sur le site benjibiou.midiblogs.com

 

26/09/2008

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol

 

18/08/2008

RENE JALABERT N'EST PLUS

c335c9081510f85f3bf51b5d1172f73d.jpgA l'heure où, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Jacques Espelly est accompagné à sa dernière demeure, on apprend le décès de René Jalabert, 95 ans. Deux grands personnages de l'histoire des gardians nous quittent presque en même temps. Ces deux témoins des temps anciens, membres fondateurs de l'Amicale des gardians salariés devenue en 2004 Association des gardians professionnels, resteront les figures emblématiques de tous les gardo-bèstio.

Obsèques, mercredi 20 août, à 10 h, à l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer

04/03/2008

FREDERIC LOPEZ GAUCHER DE COURAGE

0970eaed3c04967b10598ce5090731f2.jpgNé le 18 décembre 1949 au Cailar « la Mecque de la Bouvine », il est tombé dans la marmite de « potion taurine » dès son plus jeune âge. Il faut dire que son père n’est autre que Germain Quilès, plus connu sous le nom de Julot Lopez, un bon raseteur des années 1950 et gardian à la manade Lafont. De par sa mère, il descend d’une vieille famille de gardians : les Granier plus connus sous le pseudonyme de 39, dont le souvenir est perpétué dans les parties de loto lorsque le nommeur annonce « 39 le gardian » ! Son grand-père maternel, Fernand Brès a été un temps directeur des arènes de Lunel.

Dans ces conditions, malgré ses bonnes dispositions estudiantines, il va rapidement se consacrer aux bioù. En 71-72, svelte et agile, il intègre l’école taurine de Méjanes dirigée par le talentueux Roger Pascal. L’année suivante, il s’inscrit au Trophée de l’Avenir sous le pseudo de Frédéric Lopez et termine cette saison 73 à la 4e place du Trophée derrière Georges Rado, Patrice Meneghini, Gérard Verando mais devant Jacky Siméon. 74, le Trophée des As lui ouvre ses portes jusqu’en 1984 et il s’y classe régulièrement entre la 4e et la 8e place et ses partenaires de piste ont pour nom Castro, Jouannet, Dumas, Pellegrin, Marchand, les frères Meneghini, les frères Rado, les frères Siméon, Passemard, Valat, etc. Excusez du peu…

Parallèlement, il fait aussi carrière dans le Trophée de l’Aficion. Son palmarès est éloquent. Outre ses places d’honneur aux As et à l’Aficion, ainsi que dans de nombreux autres Trophées locaux, il remporte 5 fois la Margueritte d’Or ; le Trophée des Maraîchers en 1976 ; le Muguet d’Or en 1977 ; les Olives Vertes en 1978.

Mais son plus grand succès est sans nul doute la Cocarde d’Or en 1979, il a alors 30 ans.

Pour conclure plus tranquillement sa carrière, il poursuit son chemin au Trophée de la Cocardière d’Or et s’y inscrit plus qu’honorablement jusqu’à son arrêt en 1987.

ee4f3778816d1fe84159f7c5adad0bd1.jpgGaucher de courage, il s’est mesuré avec succès aux meilleurs cocardiers de l’époque et dans toutes les grandes pistes. Rami, Pascalet, Ventadour, Ringo, Joujou, Joinville, Bagna, et bien sûr Goya ont été pour lui des partenaires de choix. Hélas ces belles années de gloire ont un revers et les blessures ne l’ont pas épargné. En 1974, Carlos de Chauvet le blesse au bras et au ventre. En 1978, Baillarguois de Janin lui déchire la main gauche. En 1979, un taureau jeune de Blatière l’accroche au mollet. En 1980, Ménélas de Blatière le blesse à l’aine et Pistachier de Lapeyre à la cuisse. En 1981, c’est Levant de Guillierme et en 85, Aristote d’Espelly.

En tout ce sont près de neuf coups de corne et autres luxations qu’il subit.

Aussi aujourd’hui le monde de la bouvine peut lui adresser un Carmen d’honneur et la FFCC lui remettre le Diplôme d'Honneur Fédéral .

 

Texte et Photos Luc PERO

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Frédéric et GOYA
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ARISTOTE d'Espelly accroche Frédéric à Marguerittes

13/01/2008

PORTRAIT DE RASETEUR : LUCIEN VOLLE

" MONSIEUR COCARDE D’OR "

Une légende  du raset

15f3ac43d4f0c5032a0250c2d4a505c3.jpgPourquoi ce titre, ce surnom, fût-il donné à Lucien VOLLE ? Tout naturellement bien sûr, car avec sept victoires à son actif et de nombreuses places d’honneur, il restera à jamais le grand spécialiste de cette fabuleuse compétition. Sept dates : 1946, 1947, 1948, 1949, 1951, 1952, 1955, (seul le grand Christian Chomel lui a ravi ce record en 1989 après sa huitième victoire) pour sept Cocarde d’Or gagnées de haute lutte, avec toute l’énergie et la combativité qu’on lui connaissait à une époque où l’on comptait pour cette course atypique plus de quarante raseteurs en piste.
Né en 1920, très jeune il s'intéresse aux courses d’emboulés et c’est en 1942 qu’il débute avec la tenue blanche. Grand, charpenté, agile, il possédait une bonne détente pour sauter aisément les planches ce qui ne l’empêchait pas de faire aussi le raset pour le spectacle. Sa grande témérité lui vaudra d’ailleurs quelques bonnes roustes et une grande consommation de pantalons (un record aussi, 4 dans la même course !). Il faut dire que ses adversaires n’étaient pas des plus tendres et avaient pour nom : EVEQUE , SANGAR, VOVO, COSAQUE, GANDAR, REGISSEUR, LEBRAOU, CAFETIER etc… Si ses culottes furent déchirées, sa chair n’a pas non plus été épargnée. Plus de vingt blessures dont deux sérieuses et impressionnantes : à Lunel avec GANDAR de Blatière où son intestin éclate et aux Saintes avec DESBROUTA de Laurent (photo) qui lui transperce le bras en pleine piste. A son palmarès déjà élogieux, il faut ajouter deux Palme d’Or, d’autres mais moins importants lauriers et une troisième place au Trophée des As en 1952.
Lorsqu’il se retire, il va faire le gardian chez Paul Laurent pendant une dizaine d’années. Il va d’ailleurs finir sa carrière comme ouvrier agricole toujours aux Marquises en s’occupant des foins. Ces foins qui en hiver nourrissent ces « BIOU » qui l’ont fait vivre et pour lesquels il a toujours vécu.

Luc PERO



                      


                                                                                                                     

 

25/12/2007

PORTRAIT DE RASETEUR : JEAN JOUANNET

LE GENTLEMAN GAUCHER

540bbcefb0ad51b0c2bcb27105eec39e.jpgNé le 17 août 1945, dans la rue des Juifs à Vauvert, véritable droitier, Jean Jouannet s'aperçoit très vite que c'est en rasetant à gauche qu'il se sent le mieux et c'est au Grau-du-Roi en 1962, en rasetant Athos de Blatière en emboulé qu'il prend pleinement conscience de ses réelles possibilités de gaucher. Ses qualités, il va tout d'abord en faire largement profiter les arènes de Sommières dans lesquelles il rasète très souvent. C'est là qu'Henri Laurent remarque "ce blondinet" au look ravageur style "New Man", athlétique, souple, à l'allonge rectiligne qui donne le maximum de chance au cocardier.

Dès lors, Jean entame une carrière exemplaire qui lui vaut de la part de la presse les titres et les éloges destinés aux grands : à Saint-Privat-des-Vieux pour une course de Raynaud "Mention à Jouannet qui a été le grand animateur de l'après-midi" ; à Vauvert "La palme à Jouannet, le meilleur en compagnie de César et Marchand". Ou encore "Si ce n'avait été le raseteur Jouannet, la course aurait sombré" ; à Châteaurenard "Goya encore très dangereux fut raseté en premier par Jouannet mais aussi Dumas, Castro, Pellegrin". Aux Saintes "Marquis spectaculaire et le duel Goya – Jouannet pour les meilleurs moments"…

Jean Jouannet, c'est la grande époque des années 70 avec  Castro, Pellegrin, Dumas, Ruas, Marchand, etc. Et surtout de grands cocardiers : Dur, Joinville, Gardon, Rami, Aiguilleur et bien d'autres. Mais la plus grande fierté du raseteur reste la course de Châteaurenard en 1973 où il décocarde et lève les deux glands de Goya à cette époque-là presque intouchable. A la fin du quart d'heure, une formidable ovation salue des deux protagonistes.

Jouannet c'est aussi des victoires : en 1972, le Muguet d'Or et le Raset d'Or de Beaucaire. En 74, il remporte le premier Trophée de la Mer au Grau-du-Roi. En 77, la Ficelle d'Argent à Pérols, la Margueritte d'Or à plusieurs reprises ainsi qu'une multitude de places d'honneur dans différentes compétitions.

Un clin d'œil à Aigues-Mortes où Jacqueline Alexandre, speakrine de la télévision, lui remet une coupe offerte par Antenne 2. Quant au Trophée des As, toujours dans le peloton de tête mais hélas pas de victoire car Jouannet c'est aussi la malchance. En 1971, alors qu'il occupait la première place, il est opéré d'une occlusion intestinale. Puis ce sont Sifren (Lafont) en 1965, Mario (Lafont) 1967, Quasimodo (Blatière) 1970, Joinville (Lafont) 1972, Bajazet (Lafont) 1973, Mousquiou (Lafont) 1976, Calvissonnais (Barin) 1977, Filou (Fabre-Mailhan) 1982 qui lui ont barré la route vers les sommets en lui infligeant de nombreuses blessures.
Mais dans le cœur des afeciouna, il reste et restera un As de la course camarguaise.

Luc PERO

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J.Jouannet et GOYA, une époque faste
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 Photos Ch. Farine

LA CAMARGUE AU DAKAR

* MALHEUREUSEMENT, VENDREDI 5 JANVIER, VEILLE DU DEPART DU DAKAR, L'ASO (organisatrice du rallye) ANNONCAIT L'ANNULATION DE L'EDITION 2008 A CAUSE DE LA POSSIBILITE D'ATTENTATS EN MAURITANIE. JACKY NE POURRA REALISER SON REVE CETTE ANNEE MAIS CONNAISSANT LES RESSOURCES MORALES DU PERSONNAGE, CE N'EST SUREMENT QUE PARTIE REMISE. ET POUR QUE TOUT SON TRAVAIL DE PREPARATION NE SE DISSIPE PAS COMME UN MIRAGE DANS LE DESERT, NOUS VOUS LAISSONS A LIRE ET A VOIR LE REPORTAGE REALISE LORS DE LA PRESENTATION DE SON 4x4. C'ETAIT QUELQUES JOURS AVANT CE QUI DEVAIT ETRE LE DEPART D'UNE GRANDE AVENTURE.
 
 
JACKY MAURIN A DEUX AMOURS
LES TAUREAUX ET L'AFRIQUE

 

071f3faf13e9b4b92460f0e0817fe64b.jpg"Je pars avec mes six taureaux et deux chevaux" plaisante Jacky en présentant son Toyota BJ 80 fin prêt pour le Dakar. Jacky vous le connaissez sûrement… aficionado de longue date, juge de piste, membre de la commission du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence, ce chef d'entreprise alésien réalise là un de ses rêves – courir le mythique rallye – et il n'a pas résisté à  y associer son autre partie de lui-même, les taureaux et la Camargue. Le 6 janvier 2008, il sera l'un des 510 véhicules à s'aligner au départ à Lisbonne. Mais le 4x4 N.482  tire de l'ordinaire. Jacky y affiche son amour pour la course camarguaise : raseteur,64dfe3ce7955c26a1cb7a81705ec6b91.jpg cocardiers noirs et chevaux blancs pour emblème sur l'arrière, une magnifique croix gardiane sur le toit, tout cela peint par Marignan et le sigle de la FFCC en bonne place sur le capot avant. De quoi attirer l'œil, exciter les curiosités et faire parler de la course camarguaise. Et aussi de voyager en amenant un petit bout de sa terre de prédilection, La Camargue.

A lui et son copilote Claude Veyron les 9273 km qui les mèneront au Lac Rose via Malaga, Nador, Ouarzazate, Tan 26c20b6b90c8c45d6325e8e7edcf1bca.jpgTan, Zouerat, Atar, Tambacounda jusqu'à Dakar. Aux côtés de célébrités telles que Luc Alphand, Jean-Louis Schlesser, Carlos Sainz ou Brahim Asloum, Jacky fait partie des anonymes, libres de tout sponsoring, forts de leur passion et  armés de leur seul courage pour qui le rallye imaginé par Thierry Sabine reste une grande aventure à vivre pleinement. Il faut tout de même ajouter que Jacky n'en est pas à son première voyage en terre africaine, qu'il a mis un an à préparer son engin et que ce grand gaillard calme et pondéré envisage sereinement et avec humour son périple : "Le but est déjà de ne pas se perdre, de ne pas casser et d'aller au bout… on verra bien".

80dae4150fcbf08a010946d5e373a501.jpgAlors, au hasard des retransmissions TV, si vous voyez des taureaux et des chevaux sortir des dunes du Sahara, non vous n'avez pas la berlue, suivez bien  ce curieux équipage orange et blanc, c'est notre Jacky à la poursuite de son rêve. Tous nos vœux l'accompagnent.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
 

 

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27/11/2007

PORTRAIT

FRANCOIS MANCHON
LE ZEBULON DE LA GARDOUNENQUE

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Depuis de nombreuses années, le bouillonnant danseur guide les pas de la peña de façon émérite.
9072a1560daef8187b0bdad6b917ab8e.jpgDire qu’il a commencé sa carrière de danseur de peña à quarante ans et suite à un pari, c’est François Manchon, ébéniste à la retraite domicilié à Castries qui se souvient : « J’étais à un mariage avec des collègues et on est venu me chercher pour la peña El Gallo. J’ai accepté et depuis je me régale ». Vingt et un ans après, à 61 ans, il orchestre toujours avec maestria les défilés de La Gardounenque. Il virevolte sur le sable des arènes tel un zébulon monté sur ressort pour le plus grand bonheur des aficionados : « La danse, c’est mon plaisir. Je suis d’origine espagnole, un pays où on a le sang chaud donc dès que j’entends la trompette je suis comme un serpent, je sors du sac et je saute partout ». Tournicoti-tournicoton, en piste c’est le manège enchanté, il gravite autour des musiciens et transmet son plaisir. Un régal des yeux que de le voir tourner, pivoter, tourbillonner, pirouetter puis s’immobiliser tel un torero défiant le taureau. Ses pas toniques et rythmés s’inspirent de son passage à l’école taurine de Nîmes. « J’aime la corrida et il y a longtemps, tous les samedi je m’entrainais à faire des passes. Nimeno était là aussi mais moi  je n’ai jamais réussi à être toréador.bd093393dea50ac4f69b9ddeb7cdd660.jpg J’ai néanmoins gardé des attitudes dont je me sers pour danser ». Inutile de préciser que François travaille sa condition physique : « Je n’ai pas de préparation particulière mais je fais attention à mon alimentation et je pratique assidument le footing ». Passionné jusqu’au moindre détail, il apporte un soin particulier à ses costumes hauts en couleur. Chapeau, cape et costumes sont flamboyants : « J’aime le blanc, le rouge, le noir et l’argent et sur ma cape j’ai apposé une devise avec ces couleurs. Elle est unique, c’est la mienne ». Danser, en ville, dans les arènes ou sur une scène il n’a jamais le trac : « Evoluer devant douze mille personnes pour la finale du Trophée des As à Arles est impressionnant mais dès que la musique retentit, je rentre dans mon univers et rien peut me perturber». Avec la peña de St-Etienne-du-Grès il s’entend très bien et le panachage du rouge et du vert donne un mélange intéressant mais comme ils n’ont pas de danseur, il officie pour les deux peñas et plaisante : « Une année je vais peut être me faire une veste à moitié rouge et moitié verte ». On l’aura compris, François est enthousiaste et son seul regret, ne pas voir d’autres vocations se dessiner : «Un jour, il faudra bien que je m’arrête mais le plus tard possible et si un jeune veut venir se former, je suis là». Histoire de créer une vocation et pourquoi pas une émulation...

Eric AUPHAN 

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Photos Luc PERO

21/11/2007

UNE VIE DE BOUVINE

COUP DE COEUR DE LA FFCC

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UN " PRESTIGE COUP DE COEUR " POUR LE GARDIAN

 René Jalabert, va fêter ses 94 ans et de sa maison de retraite à Beauvoisin, il voit de sa fenêtre passer les chars c5c207afa7a2a88beb3a8daf44a69e03.jpgdes manades qui vont faire courir aux arènes et ça le rend heureux. Aujourd’hui une surprise lui est faite par l’intermédiaire de Henri ITIER, président de la FFCC , venu lui remettre un prestige «  coup de cœur « . Sa vie, celle de gardian a été exclusivement consacrée à la bouvine, et il se plaît à répéter en évoquant quelques truculents souvenirs " j’ai passé une très belle vie ". Pourtant de son temps la vie de gardian était rude et il fallait être d’une sacrée trempe pour résister au dur labeur que demandait le métier dans les premières années de son apprentissage et par la suite aussi. Il naît le 19-11-1913 et dés l’âge de quatorze ans il rentre au service de Mr Nou de la Houpelière qui venait d’acheter les bêtes de la manade Robert. Puis ce dernier vend à son tour à Fabre-Mailhan et rené prend du service chez Mr le Comte de Pastré à Bardouines. Il restera fidèle toute sa vie à cette devise et ménera au succés des cocardiers de renom tels JOFFRE, DESERTEUR, COLVERT, ZEBULON, CUILLERAS entre autres. Gardian émerite il n’avait pas son pareil pour les attentes au fer ( il fit sa dernière, cornes nues, aux Saintes Marie de la Mer , en compagnie de François Hervas à l’âge de 84 ans ), et reste parmi les gardians de métier une référence pour ses compétences.

En guise d’au revoir il lance à nouveau «  j’ai passé une belle vie et j’ai encore de la chance je vois passer les chars de ma fenêtre… »

Texte et Photos Luc PERO

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13/05/2007

PATRICK CASTRO

 PATRICK CASTRO, UN ATHLETE DU RASET

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 Si Allouani domine la course camarguaise depuis 2000, Castro a tout gagné de 1970 à 1981. Evocation de l’homme et de sa carrière

On parle ici d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Début des années 70, un raseteur au style différent s’impose partout : il s’appelle Patrick Castro et marquera à jamais l’histoire de la course camarguaise. Son palmarès est éloquent, huit fois vainqueur du Trophée des As, six Palme d’Or, deux Maraîchers, une Cocarde d’Or, etc. Il a tout gagné,  a marqué toute une génération et au-delà.medium_castro0029_copie.jpg

Les chroniques de l’époque le dépeignent comme  "un athlète du raset... en forme de mars à novembre face aux plus redoutables cocardiers et dans toutes les pistes". Effectivement, l’homme est un sportif complet formé au sein du club de football Nîmes Olympique, au tempérament de gagneur et à la main extraordinaire. Une facilité déconcertante dans le raset et pour aller à la tête, plus une sortie rapide terminée par un saut "à l’ancienne" à la barrière. Mais en quelques années, le public se lasse "de cette facilité qui (le) prive de la parcelle d’émotion toujours attendue" et lui fait payer cher sa domination. Et pourtant on peut mesurer son talent au haut niveau de ses compagnons de piste - entre autres - au début Jouannet, Pellegrin, puis les Siméon, les Rado, les Meneghini et surtout le gaucher Emile Dumas dont on disait : "le duo Castro-Dumas est d’une efficac ité diabolique". Et à partir des années 78-80 Christian Chomel.

medium_castro0028_copie.jpgQuant aux noirs partenaires - excusez-du peu - Rami, Vergézois, Aiguilleur, Joujou, Saint-Rémois, Ventadour, Duc... Goya. Goya et Castro, deux icônes hors du commun, qui n’ont pas fait l’unanimité, mais qui ont rempli les arènes. Et ceux qui ont assisté à leurs affrontements, frémissent encore de leurs exploits... aussi passionnément décriés ou encensés tant pour l’un que pour l’autre. Face aux huées, le raseteur se tait, gardant un profond respect pour ses collègues de piste et se forgeant une philosophie particulière. Il sait qu’on lui fait payer son style, le fait qu’il ne "fasse pas le spectacle, pas briller le taureau". Il argumentait: "l'essentiel est d’aller à la tête... je ne pouvais pas changer ma façon de raseter avec mes moyens physiques, mes qualités, mes défauts, ma tête surtout... C’est vrai que je n’ai pas fait faire de coups de barrière... mais j’ai toujours raseté les taureaux arrêtés". Aujourd’hui Patrick Castro diminué par une hémiplégie depuis 2001 ne peut plus raconter mais certains puisent en sa formidable carrière la motivation à triompher, tel Sabri Allouani : "C’est mon idole, ce mec a été un très grand raseteur, et on lui a fait le reproche d’être trop un compétiteur... Mais gagner huit fois le Trophée des As, c’est difficile. Et je sais de quoi je parle! Pour moi Patrick Castro est un modèle et il reste son record à égaler!".

Martine ALIAGA

Photos Naval-Nougaret.
Archives M.Pero.

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* Sources : Le Camariguo, La Bouvino, "Des siècles de bouvine" d’Alain Laborieux et Archives Manu Pero.

* L'expo Atout coeur est visible à Aigues-Vives du 11 mai 20 mai, au Temple, ouverte en semaine de 16h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 16h à 19h 

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Vendredi 11 mai, vernissage de l'expo Atout Coeur

De 1970 à 2007 : de grands moments

de la course camarguaise 

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Les organisateurs ont été les premiers étonnés par le nombre important de visiteurs qui se pressaient au Temple, vendredi soir, pour découvrir l’expo Atout cœur dédiée à Patrick Castro et Sabri Allouani. L’ovation spontanée à l’arrivée de l’As des As actuel a fait mesurer la notoriété de ces deux géants de la course camarguaise car nul doute que les bravos à Sabri allaient aussi à Patrick. Une même ferveur pour évoquer, au détour des tableaux de Nabli ou de Viallat, des photos de Valantin, des Pero (père et fils) ou Alcon (père et fils), la carrière des deux grands raseteurs. Les vidéos de Mathieu Arnaud, sur les textes et musique de Bernard Porras, permettant de revivre les rasets de Patrick Castro.

medium_Disccours.jpgA l'heure des discours, le maire Jacky Rey, le président de la FFCC Henri Itier, le président de l'Union taurine Jérémy Serrano, les représentants de la commission culturelle de la mairie entouraient Sabri Allaouani et les nombreux participants fournisseurs d'oeuvres et de documents à l'expo. Dans la salle se retrouvaient les afeciouna au sein desquels le père de Patrick, Félix Castro et de nombreux acteurs de cette époque... raseteurs ou spectateurs.

Une soirée chaleureuse empreinte d'un peu de nostalgie mais de beaucoup d'espoir, la course de Palavas du 6 mai, la prestation de Mathis et d'Allouani étaient de toutes les conversations. Quoi qu'on en dise, comme hier, la course camarguaise procure encore d'intenses moments. Et du premier au dernier raset de Castro, du premier au dernier raset d'Allouani (miracle de la technique moderne, les photos d'Allouani et Mathis étaient présentées à l'expo), une rétrospective d’hier à aujourd’hui de certains des meilleurs moments de la course camarguaise.

M.A. 

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Photos L. Pero

13/04/2007

BENJAMIN VILLARD

BENJI, LA SINCERITE ET LA PASSION
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Omniprésent, respectueux des taureaux et du public, il nous fait vibrer depuis le début de saison – tout autant que l'an dernier -. "Il"… c'est Benjamin Villard.

medium_BENJI_BARRIERE.2.jpgVisage fermé, comme replié sur lui-même, peu bavard… inaccessible… Seul le taureau en piste l'intéresse. Seule la confrontation au plus prés du cocardier le motive. Seul le face à face lui importe. Son combat est intérieur, rien ne transparaît, quelle motivation le porte ? Où va-t-il puiser la force de défier le noir adversaire ? Entend-il le public crier sa peur dans ses rasets à la limite de la rupture ? Quel que soit le taureau, le cite est sincère, l'attaque franche et la sortie laisse libre cours à la puissance du bioù. Benji ne triche pas, c'est sa force, sa cote d'amour auprès des spectateurs, des organisateurs (et j'espère des manadiers) ne se dément pas. A chaque course, à chaque taureau, il transmet à sa manière… introvertie. Les gradins vibrent au rythme de ses plus fous engagements, régulièrement gratifiés par ses adversaires/partenaires d'enfermées émotionnantes et d'arrivées explosives en corps à cornes. Que ce soit à Vergèze, Arles, Beaucaire ou Mauguio,  Provence ou Languedoc,medium_bvcx.jpg ce raseteur-là  fait sienne toutes les arènes et embarque tous les publics avec générosité et passion. Son travail n'est pas toujours récompensé par les attributs levés… on s'en fout – lui aussi apparemment – raseter tous les taureaux, c'est son moteur… Quant à gagner le cœur des aficionados, ça c'est déjà fait ! Allez Benji, tu peux sourire, le plus dur est acquis !

Martine ALIAGA



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Photos L. PERO

11/04/2007

IL DEBARQUE A L'AVENIR

M. BOURNEL DES PROTECTIONS A L'AVENIR

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Marc Bournel écoute les conseils du tourneur D.Martinez
Il arrive tout droit des courses de protections, en quelques courses il se fait remarquer par son joli raset, sa "gnaque" et sa correction en piste, ce n'est pas évident et ça mérite d'être souligné. Dans ce long week-end Pascal il est déjà un des meilleurs animateurs de la course de St Pierre à Redessan. Dimanche il est à Vendargues le poumon de la course et sans sa présence le concours aurait pris des allures de "Berezina". Lundi il est encore dans les meilleurs à St Laurent d'Aïgouze face aux difficiles cocardiers de Lagarde. Il apprend, il écoute et ne se prend pas trop la tête ce qui est aussi une grande qualité. Certes le parcours ne fait que commencer, mais prendre un bon départ est primordial pour avoir le moral nécessaire, afin de tenir la distance malgré les aléas des courses à venir. Alors "Bonne saison" Marc !
VIDOURLE
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Photos L .PERO

09/04/2007

ALEXANDRE LE COMBATTANT

GLEIZE LE GUERRIER

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Il n'a pas souvent d'invitation à raseter Alex… ça dure maintenant depuis quelques années. Il n'est pas souvent applaudi Gleize… il est loin le Trophée de l'Avenir où son enthousiasme soulevait le public. Pourtant il n'a pas changé. Toujours aussi physique… ça ne plaît plus autant. Toujours aussi dur au mal… Toujours présent, parfois dans le désordre… Toujours âpre dans la lutte aux attributs, aux points… Pas toujours tendre avec les taureaux… Pour lui chaque course est une bataille, chaque point une victoire. Certes, il ne fait pas dans la dentelle, c'est vrai ! Mais la passion habite son cœur et ça on ne peut le lui reprocher !

medium_039.JPGTelle sa course de dimanche au Muguet d'Or où il passe en tête de la première journée, une présence de tous les instants. Fonfon (2e) lui transperce la main, qu'importe, il rasètera en sang et après un petit passage à l'infirmerie, il lève trois attributs sur les cornes de Raspail, la ficelle d'Apis, si Lou Pounchu lui donne du fil à retordre, il prend un gland et une ficelle à Gastounet et coupe la corcarde à Yvan. Un combattant vous dis-je ! Alors Alex essaie de canaliser un peu ton énergie et parfois de mettre plus du style dans tes rasets mais ne perd jamais ta passion et surtout pas ton beau sourire.

Martine ALIAGA

Photos Christian ITIER

06/04/2007

SANS COMPLEXE D. M-C

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"Il a du culot, il se permet de faire la pige aux plus grands...". C"est ce que j'ai entendu derrière moi alors qu'il était 16h55 dans les arènes d'Arles et que MONTVERT du Brestalou - le cocardier dont tout le monde parle - est en piste. C'est le taureau le plus craint du moment et personne ne s'y frotte vraiment, sauf ce bouillonnant jeune promu aux As, qui est le seul à le défier depuis son entrée en piste. Droits sur le marche-pied, ils sont pourtant deux à vouloir partir lui ravir sa cocarde. Eh bien qui l'eut cru... c'est lui le jeunot qui s'engage le premier, brûlant ainsi la politesse à son aîné et dans l'arabesque qu'il dessine, parvient à la tête du taureau pour lui ravir cocarde et premier gland. L'ovation du public, la joie du jeune homme et Carmen qui retentit, la course camarguaise n'est pas encore morte. Continue petit, avec des actions et des gestes comme ceux-ci, tu feras ta place au soleil des pistes. Au fait il se nomme Damien MARTIN-COCHER. "MARTIN-COCHER", un gaucher vous vous souviendrez ?

VIDOURLE

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MONTVERT ne concédera que sa cocarde et un gland.
D.Martin-Cocher les lui ravira.