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19/05/2016

FONTVIEILLE *AS*

Lundi 16 Mai 2016

MAGNIFIQUE GASTABOÏ MAGIQUE CADENAS ....

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 Gastaboï (Guillierme) explosif après Joachim Cadenas

Entrée: ¾ Organisateur: CTPR Fontvieillois. Présidence: P Bayle. Droitiers: Ayme (sort au dernier sur blessure au tibia), Cadenas, Ciacchini, Villard. Gauchers: Allam, Bouarghane, Favier, Martin Cocher, Ouffe. Tourneurs: Beaujard, Khaled, Kerfouche (rentre au 2nd), Lopez, P Rado.

La royale de la manade Guillieme (50 ans de présence) tient la route face au travail assidu des raseteurs. Un travail pas toujours orthodoxe aux rubans voire aux derniers tours de ficelles et aucune ne rentre au toril. Joachim Cadenas pétri de talent éclabousse la piste de sa classe et sa facilité. Les autres tous travailleurs évoluent dans un style différent. Mention spéciale de combativité à Gastaboï héroïque. Bessoun et Aroujo dangereux tous les deux terminent brillamment.

Une minute et VENTAREU (1er) défend ses ficelles. Sérieusement placé, il assure des poursuites généreuses plus appuyées après les gauchers. Soumis à rude épreuve lors des deux dernières minutes, il s'incline brillamment sur la sonnerie. Sérieux. 3 Carmen et rentrée. Mobile, BEUCAIRE (2nd) ne se fixe qu'aux ficelles après trois minutes. Rapide, il s'engage sans refus avec une préférence pour les droitiers mais au fil de ses onze minutes, il est plus accessible. Vaillant. Carmen au retour. Assailli sans ménagement malgré ses treize ans, GASTABOÏ (3ème) percute quatre fois aux rubans. Encore une demi douzaine d'impacts aux ficelles et une générosité sans faille dans les séries. D'une grande disponibilité il s'octroie le respect des spectateurs mais pas toujours des raseteurs qui s'enflamment pour un petit tour de la deuxième ficelle qui revient à Martin Cocher sur la sonnerie. Excellentissime. 11 Carmen et retour fortement applaudi.

Aux rubans, ESTEPOUS (4ème) saute d'un raset à l'autre quatre minutes. Difficile de poser la main avec son coup de revers et s'il surveille tout ce qui passe dans son périmètre pendant treize minutes, il ne termine pas pas toujours ses poursuites. Cocardier. 2 Carmen dont rentrée. Vif, BESSOUN (5ème) se fait surprendre en soixante secondes aux rubans. Changement radical aux ficelles. Il chasse et part à l'assaut des hommes qu'il repousse avec autorité cornes pointées. Cadenas traverse la piste en longueur puis plusieurs fois en largeur en danger. La lutte ardente pour la première ficelle est pleine de danger aux planches. La seconde sur la trompette. Dangereux. 6 Carmen et retour. Décidé, AROUJO (6ème) est raseté dans la pagaille et au passage faute de placement mais quand il tamponne c'est de bon cœur. Il enferme Favier et accélère a la sortie du raset. Huit grosses actions dont une en bascule après Cadenas. À la dernière minute il rattrape Ayme au moment du saut et l'envoi en contre piste tibia contusionné. Il cède sa seconde ficelle à Bouarghane sur le fil. Combatif. 8 Carmen et rentrée...

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Jamel Bouarghane à la tête de Ventareu(Guillierme)

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La technique de Joachim Cadenas avec Beucaire (Guillierme)

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Gros engagement de Gastaboï (Guillierme) sur Benjamin Villard

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Estepous (Guillierme) en duo avec Joachim Cadenas

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Joachim Cadenas en danger avec l'excellent Bessoun (Guillierme)

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Aroujo (Guillierme) se dresse sur Benjamin Villard 

Texte et photos Eric AUPHAN

Trophée des As : Cadenas (19) Bouarghane (14) Allam (12) Ayme (10) Ouffe (8) Favier (7) Ciacchini (4) Villard (3).

Trophée des Raseteurs; Martin-Cocher (24).

16/05/2016

LUNEL *4e GRAND RENDEZ-VOUS - AS *

Lundi 16 mai 2016

Avec Scipion, Baucis et Pourpier
la dramaturgie est de mise

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Pourpier et Four

La course de la Royale de Saumade débute émotionnellement avec Scipion (4e) agressif et combattif en diable, monte d’un cran avec Baucis (5e) imposant sa forte présence et son caractère irascible, et frôle le drame avec un Pourpier intraitable, dominateur et brillant.
En première partie, Belajio manque de pétard, Jacob s’offre généreusement, Trélus, plein de vivacité, aurait mérité plus de travail.

L’ensemble de ces six taureaux maintient l’intérêt tout le long et, avec des raseteurs entreprenants même si décimés par les blessures, brille crescendo.
Les hommes payent la note de ces cinq derniers jours intensifs (Nîmes, Le Grau ou Les Saintes, Lunel ou Fontvieille). Belgourari ( au 2e), Rassir (au 3e), sortent sur ennuis musculaires ; Katif (sort à la moitié du 6e) crâne ouvert après un choc sous le banet, suite à une enfermée de Pourpier. J. Martin boîte après une chute en contre-piste poussé par Baucis.
Ilias Benafitou clôture son super week-end par le prix du 4e Grand-Rendez-Vous du Trophée Taurin, et le prix du meilleur animateur du Souvenir Patrick Castro. Totalement mérités vu l’intensité de son travail (après avoir reçu dimanche le prix Claude Saumade aux Saintes).
Bastien Four, lui, gagne le prix du meilleur raseteur aux points du Souvenir Castro.
Meilleur taureau : Pourpier.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Four 28 points (dont 1 de bonification) ; Aliaga 26 (dont 2) ; I. Benafitou 23,5 (dont 4) ; Katif 11 (dont 2) ; Poujol 7 (dont 1) ; Rassir 4,5 ; Belgourari 3 ; J. Martin 2,5 (dont 1)

 

* Dernières nouvelles :

à Fontvieille, Anthony Ayme rattrapé par Aroujo (6e) à la barrière, souffre d'une fracture du tibia. Il devrait être opéré demain.

IMG_0017.JPG* Ziko Katif était hier soir à l'hôpital de Lunel pour se faire recoudre une plaie d'une dizaine de centimètres au crâne. Apparemment pas d'autres conséquences. 

LE GRAU-DU-ROI *TROPHEE DES AS *

Dimanche 15 mai 2016

Le Grand Rendez-Vous du bonheur

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Ajax monte haut après Katif

 

Une première partie de luxe, les finales atomiques d'Ajax et Marengo, et Ziko Katif récompensé dans les envolées d'un Carmen général.

Hier. Entrée : plein. Org.: SAS Ribera. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Belgourari, Cadenas, Katif. Gauchers : Aliaga, Bouhargane, Errik, M. Favier, Rassir. Tourneurs : Galibert, Estève, Bensalah, Lopez, Cuallado.


Le soleil resplendit sur les arènes pleines. Les spectateurs se lèvent pour accompagner Marengo au toril, Robert Crauste, le maire, félicite Ziko Katif vainqueur du jour, et le Carmen général englobe raseteurs et cocardiers. Hier, au Grau, le bonheur planait sur le 3e Grand Rendez-Vous du Trophée Taurin. Des cocardiers exigeants ou généreux, la blessure d’Optimus seule ombre au tableau, avant les prestations grandioses d’Ajax et Marengo. Les hommes se sont donné de la peine face aux difficultés, ont accompagné la générosité des uns et n’ont pas hésité à affronter la furia des autres derniers. A citer : Katif, M. Favier, Rassir, Aliaga mais tous ont apporté.
Laos (Cyr).- Vadrouille, fuse, puis se poste, écarte les tourneurs. Les gauchers ont du mal à le convaincre mais à droite, il fait le pas et emboîte les hommes. Après Cadenas, la poursuite est angoissante jusqu’à la chute du raseteur en contre-piste (sans mal), Pose problème, les hommes insistent, Rassir rentre les reins, Katif est obligé d’accélérer... Dominateur rentre son unique ficelle à 800 €. 3 Carmen et retour.
Bayle (Vinuesa).- Attaqué tambour battant, il riposte vigoureusement. Se sert méchamment de ses cornes pour menacer les raseteurs et se cabre en conclusion. Une dizaine de méchantes agressions à son actif et s’il se laisse prendre dans la bourre sur la fin, il rentre sa 2e ficelle à l’issue d’un beau combat. 11 Carmen et retour.
Chico (Lautier).- Se démultiplie à grande vitesse, trajectoire tenue jusqu’au ras des planches. Serre de près, donne confiance aux blancs qui multiplient les longueurs enthousiasmantes. Quelques anticipations. Droite-gauche, il enchaîne avec autant de détermination. 8 minutes entraînantes. 7 Carmen et retour.
Biterrois (Rouquette).- Sincère et généreux, il enchaîne et conclut de bon cœur. Son placement flottant le dessert mais il ponctue après Rassir, Katif. Cadenas et Katif se gênent et Cadenas frôle l’accrochage. Presque 10 minutes, un peu inégales. 4 Carmen et retour.
Cupidon (Cavallini).- Une force de la nature. Stoïque ou chaud bouillant, il a du caractère et choisit ses interlocuteurs. Trouve sa place après les rubans (4e) et de là surveille tout, envoie la corne, et du lourd aux planches. Au moins six actions d’envergure et une ficelle qui rentre. 6 Carmen et retour.
Optimus (Les Baumelles).- Vite fait les rubans, il navigue et enchaîne prestement. Commence à se chauffer mais au troisième coup aux planches, après Belgourari, il frappe violemment le pilier et se blesse. Rentre à la 6e avec ses ficelles. 4 Carmen et retour.
Ajax (Occitane, hp).- Il ne se fixe pas sinon vers la fin de ses 10 minutes mais ses coups de boutoir sont incroyables, il frappe, brise les planches, passe au travers, menace dans le couloir et monte haut après les blancs. Une méchanceté extrême et un punch à toute épreuve. 1 ficelle rentre. 5 Carmen et retour.
Marengo (Vellas, hp).- Le désormais unicorniste explose les planches bien avant la trompette. Il passe le test de sa reprise avec mention. Agressif, il s’en prend à tout ce qui bouge. Des explosions à répétition (une bonne douzaine en dix minutes), des planches fracassées, des scuds après les hommes... Bref, il a un moral d’enfer, une puissance de frappe intégrale pour un final grandiose. Les ficelles au toril et la musique en boucle.


MARTINE ALIAGA

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Marengo explose tout sur son passage


Trophée des As : M. Favier, 33 points (dont 1 de bonification) ; Katif, 30,5 (dont 2) ; Aliaga, 19 (dont 1) ; Cadenas, 10,5 ; Rassir, 5 (dont 2) ; Bouhargane, 4,5 ; Belgourari, 3.

08/05/2016

PALAVAS *AS*

Samedi 7 mai 2016

La maestria de Serpatier

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Entrée : 1/3 d’arène. Organisateur : CT Fiesta y Toro. Président : J. Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani (sort au 4e, ennuis musculaires), Belgourari, I. Benafitou, Katif. Gauchers : Aliaga, Bouhargane, M. Favier (sort au 5e, ennuis musculaires), Four, Ouffe, Rassir. Tourneurs : Ull, Lopez, Estève, Fouque, Cuallado.


La 1re journée du Trophée Albert-Dubout démarre vraiment avec la prestation cocardière de Sylverado (4e), s’emballe avec la maestria de Serpatier et termine irrégulièrement avec Moka et Papalino. L’équipe blanche manque de cohésion malgré les bons moments menés par Katif et Belgourari.
Canio (Blatière-Bessac).- Bien dans les premiers rasets, il se déconcentre vite, se disperse, toujours en mouvement. Passe le col après Four, Katif, une ou deux séries et Katif met un terme à la 5e minute.
Ulysse (Rouquette).- L’équation est vite posée. Cul aux planches, il surveille tout, fuse méchamment mais ne démarre que sur les rasets très investis. Allouani, Katif multiplient les essais, puissamment frappés trois fois. A gauche, il se dédouble et les hommes restent aux abris. Compliqué vraiment. Rentre ses ficelles sur un Carmen contesté (plus 4 en course).
Nectar (Fabre-Mailhan).- Désordre chez les blancs, Bouhargane passe sous les pattes (sans mal). Mais Nectar semble absent et réagit par à coups. Quelques bons tête-à-tête où il force jusqu’aux planches. Mais aujourd’hui, c’est sans conviction. Garde ses ficelles.
Sylverado (Nicollin).- Placement, poursuites serrées, cornes dangereuses. Il joue la gamme du bon cocardier. Enchaîne, fait le pas et ne lâche qu’au ras des planches. Belgourari en deux rasets coup sur coup lève la 1re ficelle (11e). Plus sélectif en fin de temps, il pousse après Aliaga et I. Benafitou et garde une ficelle. 4 Carmen et retour.
Serpatier (Blanc-Espelly).- Ses rubans partent vite sur ses déplacements. Aux ficelles, il ne tient pas longtemps sa position, mais sa vitesse et son envie font la différence. Il monte en puissance. Belgourari le capte, l’arrivée est frappante, il prend de vitesse Rassir. Explosion avec bascule sur Rassir, encore, coup aux planches magistral sur Belgourari, et Rassir. De plus en plus dominateur au fil des minutes, il rentre une ficelle. Très bonne prestation. 8 Carmen et retour.
Moka (Le Rousty).- A vouloir tout prendre, il se montre brouillon. Aux ficelles, mieux positionné, il retrouve ses ardeurs barricadières (Rassir 2), bascule après Bouhargane. Il tire la langue mais ne refuse rien. Gros coups après Belgourari, Rassir. Epuisé, il rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.
Papalino (Chaballier, hp, 10 minutes).- Il est gaillard et passe allègrement les barrières mais du coup se déconcentre et oublie un peu les hommes. Pourtant quand il s’y met ses engagements sont puissants (Belgourari, 2, Bouhargane). Rentre ses glands. 2 Carmen et retour.

 

MARTINE ALIAGA
PHOTO CHRISTIAN ITIER


Trophée des As : Katif, 20 points ; Belgourari, 11 ; Four, 10 ; Favier, 6 ; Allouani, 3 ; I. Benafitou, 2, Bourhargane, 2 ; Aliaga, 2.

07/05/2016

VAUVERT *AS*

Jeudi 5 mai 2016 - Ascension

Katif et Aïoros en pleine ascension

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Un duo très rapproché

Entrée : 2/3 d’arène. Organisateur : commission des festivités. Président: Claude Chevalier. Raseteurs droitiers : Auzolle, Belgourari, Katif, Mascarin. Gauchers : M. Favier, Four, J. Martin, Poujol, Allam. Tourneurs: Estève, C. Galibert, C. Garcia, Fouque, Cuallado.


Ziko Katif retrouve son sourire, son envie et ses jambes, et du coup bonifie les cocardiers. Avec lui, Maxime Favier dont le style accrocheur fait frémir les gradins et Belgourari, sont les meneurs de ce concours dominé par un Aïoros cinglant de dangerosité. Plus Marcias bon premier, Vincent hautement cocardier, et le fougueux Margasse, voilà pour le quatuor de qualité. Jazz pour son côté spectaculaire.
Marcias (Fabre-Mailhan).- Dans la ruée aux premiers attributs, il se fait cueillir à froid et la 1re ficelle part dans la foulée. Après c’est une autre histoire, attentif à tout, il demande de l’investissement mais les ripostes sont sévères, il épingle Favier à la main, envoie la corne et se fait respecter. Rentre une ficelle. 4 Carmen ainsi qu’au retour, mérité.
Ivanhoé (Blatière-Bessac).- Prend tout sur ses déplacements, il faut le quicher pour qu’il se batte. Se soulève après Favier, Mascarin, Poujol (3 Carmen) au terme de quelques séries mais sans passer la vitesse supérieure. Rentre une ficelle.
Vincent (Aubanel-Baroncelli).- Sa vivacité réveille les gradins. Se déplace le long du pourtour, tient sa position, riposte au quart de tour. Danger pour Favier dans les cornes. Avec Katif, le couple fonctionne à merveille et les échanges se multiplient. Tient sa 1re ficelle jusqu’à la 11e, et la seconde rentre saluée par l’hymne du cocardier (déjà entendu 5 fois).
Aïoros (Les Baumelles).- A grandes foulées repousse les premiers assauts, cornes pointées. Aux ficelles, aux aguets, un peu décalé, fait parler sa vitesse dans les enchaînements. Le danger est présent, le cercle s’élargit. Four, Katif tutoient les cornes, Auzolle écarté, Favier dans le berceau. Cocardièrement supérieur, rentre ses ficelles. 5 Carmen et retour.
Margasse (Rambier).- L’étalon attaque avec fougue et si le placement est parfois pris à défaut, ses assauts à l’arrivée sont puissants. Impacts après Belgourari, Auzolle, brise après Katif. Quelques enfermées puis traverse les planches après Poujol. Margasse choisit ses partenaires et Ziko est récompensé de son assiduité par la 1re ficelle, l’autre rentre. 3 Carmen et retour.
Icare (Paulin). - Il a toujours ses envies barricadières et le prouve à plusieurs reprises (Katif, Favier, Auzolle, Poujol), mais il manque nettement de pétard. Ses ficelles rentrent sans éclats.
Jazz (Hervas, hp).- Les premières passes sont timides, les blancs au ralenti. Mais les impacts sont d’envergure après Poujol, 2 fois, Katif (3), Auzolle (2). Quelques séries conclues et Katif sur la sonnerie lève la 1re ficelle. 5 Carmen.


MARTINE ALIAGA


Trophée des As : Belgourari, 14 points ; Katif, 12 ; Poujol, 8 ; Auzolle, 8 ; Favier, 5 ; Four, 4 ; J. Martin, 4.

02/05/2016

LE GRAU-DU-ROI *TROPHEE DES AS*

Dimanche 1er mai 2016

Les cocardiers maîtrisent vent debout

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Ulmet et Allouani

Entrée : 500 personnes environ. Organisateur : SAS Ribera. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Belgourari, I. Benafitou, Katif, Mascarin (sort à l’entracte). Gauchers : Aliaga, Bouhargane, M. Favier, Four. Tourneurs : Ull, Fouque, Bensalah, Estève, Cuallado.


La course tient ses promesses de qualité mais le vent glacial congèle l’enthousiasme qu’aurait pu exprimer le public. Les cocardiers sont sélectifs et convaincants particulièrement Sparagus qui fait un excellent retour (après un an d’absence pour blessure), Ulmet et Cupidon. Mimosa et sa vaillance, Aroujo et sa brillance, Saint-Eloi et ses finitions... Et Trident qui affiche ses difficultés. Bon travail de l’équipe des blancs dont Allouani et M. Favier sont les plus en vue.
Trident (Ricard).- Alterne placement rigoureux et méchantes offensives. Et même s’il se garde beaucoup ses réactions intempestives sont empreintes de méchanceté. Rentre ses ficelles. 3 Carmen en course.

▼ Enfermée de Sparagus sur Maxime Favier

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Sparagus (A. et Y. Janin).- Il n’a rien perdu de sa vitesse, il n’aime toujours pas les tourneurs trop pressants et tient un placement optimum. Sa rapidité au départ oblige les hommes à changer de trajectoire. Avec Aliaga et Favier, ses meilleurs partenaires, les duos sont très rapprochés. Son brio lui permet de rentrer ses ficelles. 8 Carmen et retour.
Mimosa (Layalle).- Placé ou en mouvement, il est toujours disponible pour des séries ou des conclusions brillantes. S’engage après Belgourari qu’il plaque aux planches (sans mal). Volontaire et disponible, il ne lâche sa 2e ficelle que sur le gong. 6 Carmen et retour.
Ulmet (Blanc).- Cornes pointées, placé et attentif, anticipe souvent au démarrage et menace les hommes aux planches. Choisit ses partenaires et conclut sévèrement à de multiples reprises, notamment sur les invites engagées de M. Favier. Il joue des cornes et garde sa deuxième ficelle. 7 Carmen et retour.
Aroujo (Guillierme).- Ça chauffe pour lui d’entrée et les pompons volent dans le désordre. Aux ficelles, son placement flottant le dessert mais il s’investit dans les enchaînements qu’il conclut haut et fort. 8 minutes brillantes. 5 Carmen et retour.
Cupidon (Paulin).- Même s’il ne reste pas longtemps en place, il hausse le ton dans les séries, monte en puissance et met la corne en finition. Il se bat avec panache, anticipe, se dresse aux planches et se garde la 2e ficelle de haute lutte. 8 Carmen et retour.
Saint-Eloi (La Galère, hp).- Bien posté, il n’attend qu’une invitation pour pilonner les planches, une quinzaine de coups de grande envergure en musique comme il se doit.


MARTINE ALIAGA

 

Trophée des As : Allouani, 21 points ; Belgourari, 19,5 ; Four, 15 ; M. Favier, 12 ; Aliaga, 9 ; Katif, 7,5 ; Bouhargane, 6 ; I. Benafitou, 6

24/04/2016

BEAUCAIRE *TROPHEE DES AS*

Dimanche 24 avril 2014

L'éclatante vitalité
de la race baroncellienne

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Le panache de Jupiter
rencontre l'implication de Sofiane Rassir

L'esprit cocardier, le panache, la générosité, la dangerosité, l'éclat... Les taureaux de cette 2e journée du Muguet d'Or ont décliné toute la gamme des qualités requises pour la course camarguaise. L'héritage baroncellien se montre prolifique.

Sofiane Rassir offre ses talents multiples, n'occultant pas les difficultés et faisant briller les barricadiers. Ce garçon-là c'est que du bonheur ! Avec lui, Bouhargane s'implique, Zekraoui (notamment avec Perroquet), et les gauchers dans leur ensemble, les cocardiers se livrant mieux de ce côté. Les droitiers se montrent nettement moins entreprenants. Ayme conserve la tête du Muguet sans s'illustrer, Bouhargane est à un point, Chekade suit.

Les deux premiers taureaux (Pharmacien de Cuillé et Monro de Bon) se mettent au combat à mi-parcours, puis ne se laissent pas tondre. Le premier rentre une ficelle,  le second ne lâche qu'au terme après avoir passé dangereusement la corne en finition à maintes reprises.

Vif et guerrier, Lebrau de Laurent (3e) avec un placement sans faille, pose les difficultés et fait régner l'ordre. Des actions d'envergure aux planches pour 13 minutes de qualité.

beaucaire,muguet d'or,course camarguaisePhoto
Le Biou d'Or
domine
en vrai patron

Mignon affiche sa plastique irréprochable, sa prestance et sa notion du combat. Garde à vous ! Il a du pétard, les blancs se tiennent à distance. Exerce une stricte sélection, pousse dans le raset et tutoie les planches. Rentre une ficelle. Excellent.

Perroquet de Ricard toise les blancs qui se tiennent loin. Il rode, se place, reprend sa chasse, saute. Réponses foudroyantes haut et loin sur les tubes (Zekraoui, Bouhagane). Rentre ses ficelles après avoir fait douter les hommes.

Jupiter de Laurent est à mâturité. Si sa générosité naturelle le met à rude épreuve aux rubans où les hommes le bousculent sans égard, il retrouve du souffle, de l'autorité aux ficelles où, en tête à tête, il se montre redoutable et intraitable. Fait monter la température dans les gradins par des finitions multiples et grandioses. Rentre un ficelle.

Cicéron (Cuillé, hp) est un magnifique étalon fougueux qui, quand on le chauffe, fait aussi la planche. 

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

Trophée des As : Bouhargane, 30 points ; Ayme, 21 ; Chekade, 19,5 ; Allam, 12 ; Rassir, 9 ; Ouffe, 9 ; Gleize, 3 ; Auzolle, 1,5.

 ▼ PERROQUET AUX TROUSSES DE BOUHARGANE

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Le tourneur Benoît Joseph miraculé

Le tourneur Benoît Joseph a échappé de peu à une terrible blessure. Rattrapé par Jupiter de Laurent, lancé comme une bombe à sa poursuite jusqu’aux planches (à la 5e minute), le raseteur recevait sur le dos le taureau cabré pattes en avant. Les deux basculant en contre-piste. Moment d’intense émotion. Après un passage à l’infirmerie, le tourneur, secoué mais indemne de coup de corne, quittait bien sûr la piste mais sur ses deux jambes. Un miracle ! Quant à Jupiter, il a ensuite offert au public, une prestation de grande envergure. Au final, le tourneur souffre d’un gros hématome à la cuisse et devra observer une dizaine de jours d’arrêt.

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18/04/2016

VENDARGUES *AS*

Dimanche 17 avril 2016

On en redemande

vendargues,main d'or 4e journée,course camarguaise

▲ Scampi et Rassir

De Scampi à Chambao,
les arènes ont brillé de mille éclats

Hier. Entrée : 3/4 d’arène. Organisateurs : CT La Muleta. Présidence : Marc Moucadel. Raseteurs droitiers : I. Benafitou, Caizergues, Vic, Katif, Villard. Gauchers : Bouhargane, M. Favier, Rassir, Cartalade. Tourneurs : Garcia, Esteve, Cuallado.

Très bonne course pour cette 4e journée de la Main d’Or où chaque taureau, dans son registre a assumé sa place face à une équipe de raseteurs plus que présente, soulevant même par moments le mécontentement de certains spectateurs. M. Favier, Bouhargane et Rassir forment le trio du jour alors que Villard semble bien revenir et Vic arrive à s’imposer.
Scampi (Plo).- Un premier présent sur tout, poussant jusqu’à la limite où la corne vient en menace. Rassir (4), Bouhargane et Favier l’amènent dans de belles trajectoires où il accélère en fin de course. Les séries et les finitions ont rempli un quart d’heure intense. 10 Carmen et rentrée avec sa 2e ficelle.
Artemis (Les Baumelles).- Plus calme mais pas moins dangereux, ses ripostes sont sèches et plus ou moins appuyées. Des planches, il défend ses ficelles dont la 1re sera pour Favier (12e) alors que la 2e restera sur les cornes. 2 Carmen plus rentrée.
vendargues,main d'or 4e journée,course camarguaisePhoto
Raspail
Favier

Raspail (Blanc-Espelly).- Par moments avec la tête ailleurs (5 sauts), à d’autres attentif et réactif, ses répliques sont vives et appuyées jusqu’aux planches où il tamponne après Rassir (2), Katif (2), Benafitou, Favier, Villard avant de les franchir derrière Bouhargane. 5 Carmen et retour avec une ficelle.
Vincent (Aubanel-Baroncelli).- Positionné d’entrée, les hommes ne vont pas le ménager le temps des pompons (4’). Consenti ensuite arrêté, il s’engage avec force sur le raset d’attaque, n’acceptant que rarement la reprise. Au fil du temps, il demande de plus en plus d’engagement. Vic (2) et Benafitou se font serrer alors que Rassir se fait raccompagner sur les planches et Favier frôle l’accrochage. Dépouillé sur la trompette le disque résonne pour la 6e fois.
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Tyrosse
Favier

Tyrosse (La Galère).- Volontaire, il ne recule devant rien. Les hommes ne le ménagent pas et il répond présent. S’il rejoint Rassir en contre-piste, il butera dans les planches derrière Katif (3), Rassir (3), Benafitou, Vic (2). A mi-course, sur un raset allongé de Favier, elles vont même se briser, faisant basculer le biòu, dans le couloir. 9 Carmen et retour avec une ficelle.
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Présage
Rassir

Présage (Lagarde).- Deux temps, trois mouvements et on passe aux ficelles. Changeant de comportement, les hommes doivent alors s’organiser et s’ordonner. Continuellement présent, il baisse la tête sur les rasets qu’il enchaîne et raccompagne jusqu’aux planches où il se lève (Rassir, Favier) ou s’envole (Rassir). Rentre une ficelle, 3 Carmen et retour.
vendargues,main d'or 4e journée,course camarguaisePhoto
Chambao
Villard

Chambao (Bon, hp).- A 12 ans, Il va assurer son rôle de dernier avec un registre des plus spectaculaires durant ses 12 minutes allouées. Sans difficulté majeure sur le raset, son point fort demeure ses arrivées. Pas moins d’une douzaine d’actions où il vient taper et trois où il bascule. Un final en fanfare pour une dizaine de Carmen.


CYRIL


Trophée des As : M. Favier, 18 points ; Bouhargane, 15 ; Villard, 11 ; Katif, 8 ; Rassir, 3.
Trophée des Raseteurs : Cartalade, 12 ; Vic, 8.

04/04/2016

VENDARGUES *TROPHEE DES AS*

Dimanche 3 avril 2016 - Main d'Or 3e journée


Margasse conclut superbement

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Avec Dardaillon et Queyras,
le tau de Rambier forme un trio aux belles qualités


Entrée : 4/5e d’arène. Organisateur : CT La Muleta. Président : Marc Moucadel. Raseteurs droitiers : Allouani, I. Benafitou, Katif, Ayme. Gauchers : Aliaga, M. Favier, J. Martin, Rassir, Zekraoui. Tourneurs : Estève, Abbal, Bensalah, Fouque. 
Fait marquant : Queyras inflige un coup de corne à Sabri Allouani (voûte plantaire). Aux dernières nouvelles sans trop de dégâts.


Seule rescapée météorologique du week-end languedocien, la course vendarguoise finit superbement bien avec Margasse. Rasetant équitablement en première partie, au retour des vestiaires, les blancs s’excitent sur la 1re ficelle d’Aïoros et gaspillent Queyras, pour retrouver un peu plus de discernement aux deux derniers dans un ensemble en dents de scie.
Vergézois (Blatière-Bessac).- Placement et déplacements bien gérés, il s’engage aux planches sur les bonnes invites (Favier, 2 fois). Il se garde un peu plus les dernières minutes mais reste volontaire. Garde une ficelle. 2 Carmen et retour.
vendargues,main d'or,course camarguaisePhoto: Dardaillon
et Rassir

Dardaillon (Lafon).- A 6 ans, le moindre mouvement est accompagné vitesse grand “V”, les larges cornes bien affûtées menacent dangereusement. “Daille” méchamment après Benafitou, Aliaga et Rassir. Toujours dans les planches, tient les tourneurs à distance et mène le jeu à sa guise. Il prend le pas sur les blancs et s’emporte après Favier. Complique encore plus le jeu sur la fin où il faut aller le titiller au plus près. Rentre ses ficelles. 3 Carmen et retour.
Cerf (Saint-Pierre).- De la bravoure à revendre pour arriver rapidement aux ficelles. Toujours le long des planches, il enchaîne de bon cœur, se dresse après Allouani. Des séries bien menées, des poursuites serrées (Zekraoui), tire la langue mais rentre une ficelle. 2 Carmen en course.
Aïoros (Les Baumelles).- Premiers échanges serrés, cornes pointées jusqu’au ras des planches pour 5 minutes les premiers attributs. Le rythme s’accélère aux ficelles, Aliaga, Favier, Benafitou, Rassir sont serrés de près. 1re ficelle ouverte c’est la ruée, Aïoros ne sait plus où donner de la tête. Du coup, il faut davantage aller le chercher pour la 2e qu’il garde. 4 Carmen et retour.
vendargues,main d'or,course camarguaisePhoto
Queyras et Allouani
Queyras
(Paulin) est attaqué plein pot, il ponctue régulièrement aux planches mais c’est sans ménagement que les blancs le travaillent. Sans trop se poser - en a-t’il le temps - les passes s’enchaînent méchamment malgré les rappels de la présidence avec des conclusions quand même bien frappées. Contestations sur la 1re ficelle. Allouani a pris un coup de corne à la voûte plantaire. Course arrêtée. Queyras rentre à la 14e avec une ficelle. 4 Carmen et retour.

Laurier (Richebois) se livre franchement et bien emmené se dresse (Carmen), bascule après Martin. Profite de l’accalmie chez les raseteurs et se prête aux enchaînements d’autant mieux conclus que l’invite est sincère. Rassir met un terme à 10 minutes.
Margasse (Rambier, hp).- Le bel étalon alterne offensives musclées et placement solide. Il choisit ses partenaires et quand il vient, c’est un bolide aux trousses des blancs qui explose aux planches. Plus d’une dizaine d’impacts pour autant de Carmen, dont un où il brise les planches après Katif. 13 minutes de qualité. Garde ses ficelles.


MARTINE ALIAGA
Photos CHRISTIAN ITIER


Trophée des As (cœfficient 0,5) : Katif, 8 ; Allouani, 7,5 ; Ayme, 4,5 ; Favier, 3,5 ; Rassir, 3 ; J. Martin, Aliaga, I. Benafitou, 2.

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EN MATINEE

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Ces journées de pluie sont autant de galères pour les organisateurs afin de tenir les pistes en état. Et ce week-end comme le précédent, pelles, brouettes, tracteurs, râteaux ont fait partie de la panoplie matinale. Dimanche, en certains endroits, il pleuvait depuis la veille annulant les courses une à une. L’UT de Remoulins tenait bon jusqu’à 12h30, mais une averse l’obligeait à faire machine arrière; à Saint-Laurent-d’Aigouze déjà la veille la piste n’était plus praticable.
Restait Vendargues (photo Christian ITIER) qui, après une bonne matinée de ratissage et séchage, pouvait accueillir les spectateurs et, en récompense, terminer la course sous un beau soleil.

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28/03/2016

LUNEL *AS* 1re journée du Pescalune

Lundi 28 mars 2016 - Royale

Rassir tient tête aux Ricard

Les blancs au régime sec

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Trident : placement sévère et arrivées aux planches compliquées.
Avec Rassir,  un bel engagement

 

Les cocardiers de Ricard à Lunel, on savait que ce serait difficile pour les raseteurs. Ces grands banus, charpentés, fantasques et barricadiers ont de quoi impressionner. Hier, les cornus ont mis la barre haute pour les hommes, trop haute pour la plupart d'entre eux (11 à la capelado, 5 tourneurs) sauf Rassir (non invité) qui a osé les plus belles actions, ainsi que Belgourari. Allouani fait le job, et par moments Chekade et Four. 

Côté taureaux, Vaccarès 1er, Trident 2e (rentre ses glands) et Perroquet 4e (conserve sa cocarde) tiennent les blancs en respect. Les trois ont du placement, et pour Perroquet de sévères finitions en plus ; une fois entrepris Garlaban 5e et Absolut 6e trouvent leurs limites mais gardent ses deux ficelles pour le premier et une pour le second ; Beefeater (3e) le plus classique est plaisant ; plein de sang, le jeune Brusc (7e) impressionne dans des engagements aux planches superbes. Un bel espoir !

Vaccares : attaqué tambour battant - ça ne va pas durer longtemps - il se sort de l'étau, se déplace en tamponne après J. Martin, 2 minutes les pompons. Dans une dure série, il défend son terrain et se place. Durcit son jeu, et frappe méchamment (Faure, Poujol). Le rythme est intense, heureusement, il sait se tenir. Rentre une ficelle. Bon premier. 4 Carmen et retour.

Trident : première tentative de Rassir, il saute après et bascule. Du coup, grand calme en piste. Bien campé sur sa position, il toise les blancs, la crainte est dans leur camp.  Quelques enchaînements, Rassir, déjà le plus assidu, écope d'un coup aux planches. Trident bascule avec Four, inflige une petite pointe au bras d'Allouani. Avec un peu plus d'engagement sur les gauchers, il rentre un gland. En silence....

Beefeater : à grandes foulées et sans jamais vraiment se poser, il offre son frontal et occasionne de jolis enchaînements. Se soulève après Rassir, serre Bouhargane, avec Belgourari jusqu'aux planches. 11e, dans une série de feu, Bouhargane met un terme. Classique et plaisant. 4 Carmen et retour.

Perroquet : première tentative de Belgourari, un saut et passe les planches. Rigoureusement placé, Perroquet s'établit un large cercle dissuasif. Le moindre raset à blanc est sévèrement raccompagné, les blancs tirent des plans. Le chrono tourne, le public gronde. Rassir s'investit, coup de barrière, Belgourari à son tour, Perroquet s'explose. Allouani tente, conclusion frappante et au saut, Perroquet envoie voltiger un spectateur pas assez rapide. Course arrêtée 7 minutes. A la reprise, toujours placé, il attend, s'ennuie et saute. Rassir et Belgourari essaient encore, peine perdue, Perroquet rentre sa cocarde seulement coupée par Rassir. 2 Carmen et retour.

▼ Perroquet aux trousses de Mehdi Belgourari

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Garlaban : Pas attaqué, il promène, saute. 1 série, coupe cocarde à la 6e. Rassir et Belgourari sonnent l'attaque, entrepris, à vouloir tout prendre,  Garlaban montre ses limites. Un gros enchaîneemnt et chekade fait le 2e gland à 14e. Rentre ses ficelles, en silence.

Absolut : il rode sans trop de sollicitations. Coup de barrière après Allouani. Attaqué, répond avec franchise et ponctue de belle manière. 3 minutes les premiers attributs. Promène jusqu'au beau cite de Rassir après qui il part à l'abordage, explose après Belgourari. Le rythme monte, dans le désordre, pour la 1re ficelle à 14'30. Absolut tire la langue mais sauve sa 2e ficelle. 4 Carmen et retour.

Brusc (hors points Trophée Taurin et Pescalune) : fringant, tête haute, explosif, il a du sang et se montre explosif. Rassir (2)et Belgourari (1)seront les seuls à le provoquer pour trois ripostes cinglantes, haut et fort. Un bel espoir. 3 Carmen et retour.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

Entrée : le public a répondu présent par trois quart d'entrées.
Organisateur : Lunel Toro. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Auzolle, Allouani, Belgourari, Chekade, Faure. Gauchers : Bouhargane, Errik, Four, J. Martin, Poujol, Rassir, Allam. Tourneurs : Ull, Labrousse, C. Garcia, Galibert, Fouque.

▼ La puissance de frappe de Brusc
sur Rassir

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11/10/2015

ARLES *TROPHEE DES AS*

Dimanche 11 octobre 2015

Les arènes debout pour Greco et Katif

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Le taureau de la manade Saint-Antoine et le raseteur montpelliérain ont offert un grand moment de tauromachie camarguaise. Ovation !

Exceptionnel ! Bouleversant ! Grandiose ! Hier sur le sable des arènes d’Arles, un homme et un taureau ont inscrit leur nom en lettres de feu. Un cocardier de caste que rien n’arrête, qui redouble d’intensité, de férocité et un jeune garçon de 22 ans qui, oubliant son corps, lui offre sa vie. Irradié par l’intensité du moment, le public debout scande « Greco, Greco ! », « Ziko, Ziko ! ». Alex pleure... L’émotion du manadier de Saint-Antoine déborde ! Les arènes sont en transes.

Dans ce quart d’heure rare où Greco s’est déchaîné démontrant sa maturité, sa combativité et sa noblesse, Ziko Katif a affiché sa détermination et son courage, citant le taureau et restant dans le berceau jusqu’à l’explosion, torse écrasé contre le premier rang des gradins. Revenant en piste, les côtes bandées pour repartir au combat et prolonger la magie. On peut aussi parler de Sabri Allouani, oubliant l’âge de ses artères, plongeant entre les cornes pour des corps à corps tumultueux et éclatants aux barrières jusqu’à se faire méchamment zébrer la fesse. Il ne faut pas oublier Ilias Benafitou après qui Gréco traverse les planches... ni Cadenas frôlé par la corne et propulsé contre le pourtour... 

Avant tout cela, sous un soleil d’allegria, les gradins s’étaient copieusement garnis quand le rideau s’est levé sur le spectacle d’avant-course joliment tourné et coloré. Mandy Graillon, Reine d’Arles, et ses demoiselles d’honneur pouvaient accueillir les raseteurs pour la capelado. 13 tenues blanches et 5 tourneurs qui n’étaient pas venus faire de la figuration comme les trois premiers cocardiers ont vite pu s’en rendre compte. Un excellent Boer, offensif et bagarreur - le seul (de la 1re partie) à rentrer une ficelle -, Chico bon partenaire à son habitude, et Sylverado, sérieux, aux cornes menaçantes. Mignon étrenne son titre de Biòu d’Or avec sa sérénité et son style habituels mais sans forcer, tandis que Garlan, triple Biòu d’Or, joue l’escrimeur. La course jusque-là est de qualité mais ne s’emballe pas. Avec Greco par contre tout va s’enflammer. Et passer après lui, n’était pas un cadeau pour Optimus qui s’en sort honorablement. La messe était dite, le public n’avait alors plus dans les yeux et dans le cœur que Greco et Ziko, les unissant, à la remise des prix, dans une immense ovation sous une pluie de confettis dorés.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS CHRISTIAN ITIER
et MARTINE ALIAGA

CAPELADO

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▲ Chevaux en liberté de M. Chaussy

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▲ Mandy Graillon, 22e Reine d'Arles,
et Frédéric Lescot, président de la Confrérie des gardians

SUPPORTERS

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▲ Le CT de Saint-Georges d'Orques
supporter de Ziko Katif et Jérémy Aliaga

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Gégé... et Jéjé
Gérard Martin et Jérémy Aliaga...
Confidences ? Conseils ? Echanges entre raseteurs

LA COURSE

13 raseteurs, 5 tourneurs... Une grosse opposition pour les sept cocardiers de la course. Des hommes déterminés, la tension entre eux est palpable. Sauf énorme surprise les places au classement sont pourtant toutes acquises. Pourtant, à droite, c'est la cohue. Question de prestige ? Les trois premiers cocardiers auront fort à faire et pas toujours dans les règles.

arles,greco,ziko katif,course camarguaiseD'entrée Boer (Occitane) met la barre haut pour affronter la troupe décidée. Bagarreur et puissant, il s'investit haut et fort après les hommes. Coups de semonce sur Four, I. Benafitou, Ziko pour 2'40 les rubans. Aux ficelles, honore chaque action au minimum cabré aux planches. Se place et se déplace pour sortir de l'emprise, les rasets sont incessants. Lui, se bat, laisse un peu passer mais sa révolte sur Four est dangereuse. Les deux dernières minutes, lassé, il se centre, mais rentre une ficelle de haute lutte. Très bon quart d'heure. 6 Carmen et rentrée.

▼ Boer et Ilias Benafitou

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 Chico (Lautier).- Remuant mais toujours bon partenaire, il montre sa volonté, pas un refus, une bonne gestion de piste. Raccompagne chaque cite et pousse jusqu'aux planches (Ziko, Ouffe). Les hommes allongent (Katif, Zekraoui) et ne le lâchent pas. Moins jusqu'au-boutiste et fringant qu'à son habitude, même s'il déroule après Zekraoui, Aliaga, I. Benafitou. Il ne démérite pas dans cette seconde place difficile et sa saison plaide pour lui. 11 minutes. 7 Carmen et retour.

arles,greco,ziko katif,course camarguaise◄ Sylverado
avec Jérémy Aliaga

Sylverado (Nicollin).-
Placé d'entrée, il riposte avec force cornes dardées. Sérieux, il oblige les hommes à l'application, départ des planches. Quelques anticipations, Allouani dans les cornes, gauche-droite, les appels sont intenses. Menaçant, Sylverado joue de ses qualités mais harcelé pour sa 2e ficelle, il baisse lui aussi un peu d'intensité dans les deux dernières minutes. Presque sur la trompette, Allouani fait le forcing et s'empare de la 2e ficelle. Un presque quart d'heure sérieux pour Sylverado. 4 Carmen et retour.

▼ Sylverado et Bastien Four

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▼ MIGNON BIOU D'OR 2015

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Mignon (Cuillé).- Port de Seigneur, placement magistral, le Biou d'Or 2015 s'approprie l'espace. Cadenas lui sert une magistralement proposition où il s'engouffre de bon coeur. Quelques séries pour 6'30 aux rubans. Sérieux dans les échanges mais sans afficher sa détermination dans les anticipations qui ont fait sa réputation, Mignon joue son quart d'heure classiquement, sachant sortir de l'étau des hommes, sans imposer vraiment le respect à la troupe blanche. Les ficelles, fortement primées, resteront sur ses cornes mais il a manqué de "gniaque". N'empêche c'est une valeur sûre, et les quelques sifflets inconvenants (tout comme à la remise des prix d'ailleurs) - qui, certes, ne s'adressaient peut-être pas directement à lui -  gâchent la fête et entache la réputation d'un peuple de bouvine qui s'enorgueillit de respecter ses cocardiers.

▼ Mignon et Katif

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arles,greco,ziko katif,course camarguaiseCadenas enfermé
par Garlan
Garlan (Les Baumelles).-
Le Triple Biou d'Or n'a plus rien à prouver et sa présence signe une carrière exceptionnelle. Délimite fermement son terrain, et renvoie les hommes en tricotant des cornes. Dangereux après Allouani, à qui il coince la jambe, finisseur après Four, il se défend à grand coups de "tromblon". Une faucille qui menace à chaque raset (Cadenas, Aliaga). Four le cite à merveille et récolte les deux glands, Garlan pousse après Zekraoui. Sélectif mais pas statique, le danger est présent et pour son dernier quart d'heure à ce niveau, l'escrimeur tient les hommes en respect et, bien sûr, rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

arles,greco,ziko katif,course camarguaisePremiers éclats
de Greco après Katif
Greco (Saint-Antoine).-
Greco déboule du toril remonté à bloc et amorce un quart d'heure dantesque en pilonnant d'entrée après Katif (4), Chekade (2), Cadenas. Les coups pleuvent. Le taureau a pris de la maturité, du volume, il ne se jette pas pour rien ou au hasard. Ziko Katif prend la course à son compte, multipliant les appels, reste dans le berceau jusqu'à l'impact barbare. Greco pousse, traverse les planches, violemment après Katif qu'il écrase contre les rambardes (6e minute).  Le jeune raseteur est KO, il part à l'infirmerie. Greco rentre au toril 5 minutes 40 secondes. Torse bandé, Ziko revient sous les applaudissements et le combat reprend. Greco pilonne après Cadenas, Ilias Benafitou et Ziko qui, enflammé par un public debout, oublie le mal, se transcende et embarque le taureau dans des corps à corps bouleversants. Allouani entre dans la danse, dans les cornes, trop près, déséquilibré, Greco lui déchire le pantalon et marque sa fesse, la conclusion est énorme. L'arène est en transe et le festival continue. Sabri, Ziko, Ilias, Joachim... Alex (Clauzel) en larme... Les spectateurs ébahis et déchaînés... L'ovation est énorme. Un grand moment accompagné presque tout du long par la musique!

Greco rentre une ficelle après sa prestation époustouflante, certes droitière, et je dirai heureusement pour lui, et pour nous. Car s'il n'occulte pas complètement les gauchers sur lesquels, c'est sûr il ne conclut pas, sa sélection le sauve d'une débauche d'énergie qu'il garde intacte pour les droitiers. Après sa prestation de dimanche en Arles, les critiques à son égard sont totalement déplacées.  Ce taureau est une chance pour sa manade, pour le public et la course camarguaise.

arles,greco,ziko katif,course camarguaisePasser après Greco, rend les affaires compliquées pour Optimus des Baumelles. Le public est encore sous le choc. Bagarreur, remuant, le taureau conclut de belle manière après Four, Ilias Benafitou, Chekade. Cadenas passe sous les pattes. Encore des impacts après Favier et explosion finale sur Bastien. 7 minutes.

M. A.

▼ Le festival de Greco

▼ ... avec Ilias Benafitou

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... Ziko

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▼ ... action sur Allouani

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10/10/2015

ARLES * FINALE DU TROPHEE DES AS*

Samedi 10 octobre 2015

Zaccharia Katif, l'antithèse

Le Montpelliérain a découvert la course camarguaise,
il y a seulement cinq ans.

trophée des as,arles finale,ziko katif,course camarguaiseOn dit que la passion des taureaux doit se transmettre de génération en génération pour ne pas se perdre. On dit que seuls l’exemple de proches, la fréquentation des arènes ou des milieux tauromachiques peuvent mener à affronter les taureaux dans l’arène. On dit, on dit... Zaccharia Katif, lui, c’est l’antithèse des idées reçues. Il ne revendique aucune tradition taurine familiale, aucune connaissance du milieu camarguais au préalable... Les taureaux ? Le Montpelliérain les a découverts dans la rue avant de les affronter sur le sable des pistes d’où, en 5 ans, il escalade quatre à quatre les marches menant à la gloire. Parcours d’un “espontaneo” qui, à 22 ans, fêtera dimanche dans les arènes d’Arles, sa première victoire au Trophée des As. Repéré comme “attrapaïre” dans les abrivado ou les encierros des fêtes de village, Ziko se frotte à ses premiers cocardiers à l’école de raseteurs de Vendargues en 2010 où les éducateurs ont vite décelé ses qualités. Longiligne, hyperactif, téméraire, aimant prolonger les trajectoires avec les taureaux, le jeune Katif apprend vite et dès 2012, c’est cornes nues en courses de Ligue qu’il parfait son apprentissage. Et déjà se forge une réputation. 2013, passage au Trophée de l’Avenir qu’il survole pour une large victoire signée par une grande finale à Istres. Le public adore sa spontanéité, son courage, son plaisir de raseter qu’il transmet et jusqu’à sa grande timidité... 2014 passage au Trophée des As, année intermédiaire où il prend quand même la 7e position. 2015, à mi-août, il passe en tête du classement et termine avec presque 100 points d’avance sur son dauphin, après un été époustouflant. Il a gardé son style pur, élégant, sa témérité et son courage, les organisateurs se l’arrachent et les spectateurs lui savent gré de son investissement quelle que soit la piste où il rasète et les cocardiers qui sont en face de lui. Depuis cinq ans, sa vie c’est la piste. L’histoire camarguaise, il ne la connaît pas, il écrit juste la sienne, course après course, dans le berceau des cornes.

ENTRETIEN

En 2014, première année aux As, vous êtes 7e, comment avez-vous attaqué 2015 ?

La difficulté du passage aux As, c’est pas forcément de raseter dans de grandes pistes mais la différence des taureaux et la pression entre les hommes. En 2014, j’étais très jeune dans ma tête, j’en ai profité... Depuis j’ai pris de la maturité. La fin de l’année dernière a été un peu difficile mais l’hiver a porté ses fruits car j’ai fait une grosse préparation. J’étais en forme dès le début de saison 2015 et je pensais prétendre à un podium. Je me suis senti très bien dès le mois de juillet où j’ai enchaîné... bien dans ma tête et physiquement.

Comment se prépare-t-on à affronter une nouvelle saison ?

Je me suis préparé tout l’hiver. J’ai souffert. C’est mon ami Karim Elberrak qui m’aide. C’est un “monstre” (rires). Par exemple, le premier jour, comme ça à froid, il nous a fait faire un “trail” de 25 km dans la neige à Font Romeu. Avec mon pote Jérémy (Aliaga), on a cru mourir, c’était la mort mais on y est arrivés... C’était dur... Et dire qu’il va falloir recommencer... Je redoute déjà la prochaine préparation...

L’aide de l’entourage ?

Sabri Allouani me conseille... après dès fois, il me conseille trop (rires)...

Serge Hermet du CT de Vendargues, il m’a apporté beaucoup de choses, de l’aide, il gère mon calendrier, il remplit tout les papiers administratifs... Il est toujours là pour moi.

Comment définiriez-vous votre façon de raseter ?

Je préfère les grandes pistes et les gros taureaux, ceux qui font la différence entre les hommes. Il me faut de la place pour raseter comme j’aime. Partir des planches, taureau arrêté. Tous les taureaux, du premier au septième. 

C’est pour ça qu’on ne vous a pas trop vu à la Cocarde d’Or ?

Oui, tout ce monde... En plus, j’avais pas spécialement en tête de faire quelque chose... J’étais pas prêt mentalement... Une année je la jouerai...pour la gagner !

Août-septembre, vous rasetez tous les jours pour un nombre incalculables de trophées...

Oui, je suis en tête du classement et je déroule... J’ai pas de blessure que des bobos que ma kiné soigne rapidement. En piste, la compétition reste saine, je m’entends bien avec Sabri (Allouani) et Gégé (Aliaga). Côté taureaux, si Garlan m’impressionne toujours, je le rasète quand même et de près, mais c’est un tueur. Mon préféré, c’est Greco, je l’adore, et le spectaculaire Optimus.

Et dimanche la finale en Arles ?

Je vais me faire plaisir, après je vais raseter comme toute la saison, tous les taureaux. Mais la 2e partie ça va être chaud... Je serai content d’aller chercher mon trophée mais je suis toujours gêné... Je suis timide alors tout ce monde qui te regarde... Et puis les photos, les interviews... Les gens sont trop gentils... Mais si je pouvais partir en cachette...

PROPOS RECUEILLIS

PAR MARTINE ALIAGA

09/10/2015

ARLES *FINALE DU TROPHEE DES AS*

Vendredi 9 octobre 2015

Course de la finale, course de fête

 ARLESCAPELADO2PHCI.jpg

 Le beau temps est attendu, dimanche. Une inquiétude de moins pour les organisateurs de la SA Jalabert qui au terme d’une saison arlésienne de qualité, espèrent une finale en feu d’artifice. « Oui, la saison camarguaise 2015 est satisfaisante avec la course du 5 avril qui devient traditionnelle et qui prend de l’importance dans le programme de la feria (5 avril), commente Luc Jalabert, une énorme et intense Cocarde d’Or (6 juillet) ; une bonne fréquentation pendant l’été avec les courses d’emboulés qui s’adressent à un public différent et, dimanche, la finale du Trophée des As, avec cette nouvelle génération de raseteurs qui passionne le public ».

Les réservations des places sont à peu près équivalentes pour l’instant à 2013, ce qui augure d’une bonne entrée. Raseteurs dans les starting-blocks, cocardiers réservés, tout est prêt pour la 64e finale des As du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence !

Le rideau se lèvera à 15 h, avec le spectacle d’avant-course mis en scène par Céline Faisse et Jean-Luc Grandmaison et tombera sur la remise des prix honorant les cinq premiers raseteurs du classement, le meilleur animateur de la course, le Biòu d’Or et le meilleur taureau de la finale.

Entre-temps, sept cocardiers auront défendu leur pedigree face aux douze meilleurs raseteurs de l’année plus l’invité Joachim Cadenas. Ziko Katif, à 22 ans, fêtera son premier titre de vainqueur des As, inscrivant son nom dans l’histoire de la course camarguaise. Et Mignon de la manade Cuillé étrennera son titre de Biòu d’Or 2015.

L’affiche est très belle et prometteuse, avec un mélange de générations, autant chez les hommes en blanc que chez les taureaux, d’ailleurs. Les plus jeunes amenant spontanéité et exaltation, les plus âgés faisant profiter de leur expérience. Un passage de relais en quelque sorte qui devrait bénéficier au spectacle et à l’émotion. Une finale qui s’annonce sous les meilleurs auspices.

MARTINE ALIAGA

 

MIGNON2015PHCI.jpg

Mignon étrennera son Biou d'Or

 

SAVOIR

JUGES DE PISTE

Dimanche, juges de piste : André Ruiz et Alain Travaglini.

RASETEURS

Défileront à la capelado, les 12 meilleurs raseteurs du classement du Trophée des As et, invité, Joachim Cadenas. Trois tourneurs à droite, deux tourneurs à gauche.

LES COCARDIERS

Boer manade Occitane - Chico de Lautier - Sylverado de Nicollin

Mignon de Cuillé - Garlan des Baumelles - Greco de Saint-Antoine

Optimus des Baumelles

POINTS

Les points des raseteurs seront comptés en coefficient 1,5 selon le quota de la piste d’Arles.

RESERVATIONS

Arènes d’Arles, tél. 08 91 70 03 70 et www.arens-arles.com

Le bureau de location sera ouvert samedi 10 octobre, de 9h à 12h et 14h à 17h. Dimanche en continu à partir de 9h. Ouverture des portes à 13h45.

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LES 7 COCARDIERS

Vous les avez vu à ...

BOER (manade Occitane), N.422 - 14/05 Vauvert 2e. 19/07 Beaucaire 1er. 15/08 Le Grau du Roi 1er.

CHICO (Lautier), N.557 - 12/04 Vauvert 5e. 3/05 Palavas 3e. 7/06 Sommières 6e. 12/07 Beaucaire 3e. 15/08 Le Grau du Roi 2e. 17/09 Le Grau du Roi 6e.

SYLVERADO (Nicollin), N.521 - 14/05 Vauvert 5e. 21/06 Sommières 3e. 18/07 Lunel 5e. 9/08 Mauguio 4e. 20/09 Le Grau du Roi 4e.

MIGNON (Cuillé), N.349 - 12/04 Mauguio, 4e. 1/05 Le Grau du Roi 5e. 21/05 Nîmes 4e. 19/07 Beaucaire 4e. 16/08 Vauvert 4e. 19/09 Le Grau du Roi 4e.

GARLAN (Les Baumelles), N.055 - 5/4 Arles 4e. 1/05 Le Grau du Roi 4e. 14/05 Vauvert 4e. 28/06 Sommières 4e. 18/07 Lunel 4e. 16/08 Les Saintes-Maries 4e. 27/09 Palavas 4e.

GRECO (Saint-Antoine), N.644 - 3/05 Palavas 6e. 12/07 Beaucaire 6e. 15/08 Le Grau du Roi 6e. 13/09 Châteaurenard 6e.

OPTIMUS (Les Baumelles), N.605 - 3/05 Palavas 7e. 7/06 Sommières 7e. 12/07 Beaucaire 7e. 15/08 Le Grau 5e. 13/09 Chateaurenard 7e.

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27/09/2015

PALAVAS-LES-FLOTS *TROPHEE DES AS*

Dimanche 27 septembre 2015

A Four et Biterrois le Trophée Albert-Dubout

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 ▲Les lauréats

Entrée : 2/3 d’arène. Organisateur : CT Fiesta y Toro. Président : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, I. Benafitou, Chekade, Katif. Gauchers : Aliaga, Favier, Four. Tourneurs : Daniel, Estève, Fouque, Khaled, Tourki.

La saison pèse dans les jambes des raseteurs (ou la proximité de la course de la finale) et le rythme leur a été imposé par les cocardiers, Desbana, puis crescendo, Mesrine, Biterrois et Margasse. Et si l’ambiance a mis du temps à s’installer dans les gradins, au final la finale du Trophée Albert-Dubout laisse une très belle impression. « A Garlan, Seigneur des Baumelles et Seigneur de Camargue, Palavas dit merci », a conclu Christian Jeanjean, maire de la ville, à l’issue de la remise des prix, en hommage à la carrière du triple Biòu d’Or des Baumelles.

Avec 80 points, Bastien Four remporte haut la main le prix de la saison ainsi que Pourpier de Saumade, à Biterrois celui de la finale.

Viennois (Gillet, remplace Gregau). - Répond avec plus ou moins d’allant à un rythme trépidant qui retombe vite. Deux trois jolies poursuites après Four, Aliaga, Katif et laisse sa 1re ficelle à 14’30 sans convaincre.

Lebrau (Cyr).- Cornes pointées, il ne se laisse pas manœuvrer, prend souvent le pas sur les hommes et pousse ses actions au ras des planches. Le travail au compte-gouttes ne le sert pas mais bien cité par I. Benafitou, la poursuite est intense, l’anticipation sur Katif tout autant. Serre Aliaga et menace Chekade de ses cornes. Pas facile, rentre ses ficelles. 7 Carmen et retour.

Desbana (Lautier).- Il ne paye pas de mine mais avertit vite les hommes: vitesse, attention, percussion sont ses atouts. Du coup les débats s’animent et l’émotion passe (enfermée sur Katif, Favier), coups aux planches (Four 2), Chekade. Le Lautier domine et ne laisse sa cocarde qu’à la 14e. Patron, il rentre ses ficelles. 5 Carmen et retour.

Garlan (Les Baumelles).- Se délimite un large terrain... chasse gardée. Placement et déplacements idéalement gérés. Qui pour le 1er raset ?. 5 minutes de tergiversations, le public gronde. Très sélectif à droite c’est avec Bastien Four qu’il collabore le mieux pour 10 minutes les rubans. Les primes aux ficelles s’envolent (1 500 €), il en reste maître bien sûr, malgré quelques essais de Katif et I. Benafitou. 8 Carmen et retour.

Mesrine (Vinuesa).- Se déplace avec prestance, et offre 5 minutes de feu aux rubans. De multiples coups puissants et violents avec bascule et fracas de planches. Le tempo tombe un peu ensuite mais Mesrine honore tous les cites et rentre ses ficelles sans forcer. 5 Carmen et retour.

Biterrois (Rouquette).- A 7 ans, affiche son envie et sa grande volonté avec franchise. Et quel panache aux barrières ! Des engagements sincères et d’envergure (une quinzaine) où les planches cèdent sous les rafales. Une ficelle à la maison et le prix du jour avec la musique, déjà jouée une douzaine de fois.

Margasse (Rambier, hp).- L’étalon impose son physique, son calme, sa rigueur de placement et une impressionnante méchanceté aux planches. Cornes punitives aux barrières, vitesse, vista, Margasse joue toute la gamme du cocardier finisseur. Un très beau final au rythme des Carmen, pour un gland qui rentre.

MARTINE ALIAGA

▼ Superbe final avec Margasse

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▼ Joël Linsolas reçoit les honneurs
pour la dernière course et la carrière de Garlan

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POINTS - PRIX

Trophée des As : Four, 25,5 points ; Favier, 13,5 ; Katif, 12 ; Chekade, 10,5 ; I. Benafitou, 6 ; Allouani, 3 ; Aliaga, 3.

Trophée Albert Dubout : 1er, Four, 81 points ; 2. Chekade, 42 ; 3. Favier, 30. Meilleur animateur, Ziko Katif.

Meilleur cocardier de la finale : Biterrois de Rouquette.

Meilleur cocardier de la saison (course du 8 mai), Pourpier de Saumade.

Prix spécial à Garlan pour ses adieux à Palavas et l’ensemble de sa carrière.

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21/09/2015

LE GRAU-DU-ROI *TROPHEE DES AS*

Dimanche 20 septembre 2015 - Finale du Trophée de la Mer

Four et Jupiter prennent la Mer

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Temps splendide, arènes pleines, capelado colorée et rythmée, course sérieuse... c’est une belle après-midi qui a clôturé cette troisième journée finale du Trophée de la Mer.

Bastien Four s’offre le Trophée, c’est mérité tant sa première course, jeudi, a été conquérante, et cette finale bien disputée. Sabri Allouani est deuxième aux points et gagne également le prix du meilleur animateur. C’est aussi mérité tant le raseteur, par sa présence, sa vista, sa main toujours sûre pour démarmailler les ficelles et sa prise de risque, a marqué les trois courses. L'ensemble des hommes a bien travaillé, Cadenas et Katif, un peu en dessous, I. Benafitou et Aliaga pas assez réguliers.

Le prix à Jupiter de Laurent, meilleur taureau des trois rendez-vous, me semble un peu rapide comme décision même s’il a emballé les gradins et très bien terminé le spectacle. Le jury aurait pu regarder un peu plus dans les cocardiers des trois courses (Aïoros, Chico, Mignon ou Cruchot). Mais bon, c’était la fête...

Une fête entamée de belle manière sous la baguette de Maître Patrice Blanc qui a lancé chevaux et gardians, Arlésiennes à la saladelle et Messieurs en habits pour mettre à l’honneur la tradition de la capelado. Du rythme, des couleurs, de la poésie avec une adorable marionnette... Bref, les raseteurs ont fait une entrée remarquée, appelés chacun par son nom.

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Loubard - Ziko Katif

Loubard (Cuillé) aime la bagarre. Toujours à l’affût le long des planches, en plus il tricote des cornes. Mais les blancs ne le lâchent pas. Lui se jette dans tous les rasets pour 7’30 les rubans. Moins remuant et mieux positionné pour son unique ficelle, il accélère après Chekade ou Aliaga. Et finalement, remet de l’ordre en piste et rentre son unique ficelle. 4 Carmen et retour.

Castor (Saumade).- Attaqué dans le désordre, la présidence rappelle les tourneurs à l’ordre. Castor fait front, prend même le pas sur Allouani. Bien placé, il raccompagne à vive allure jusqu’au ras des planches. Les tourneurs se le disputent jusqu’à ce que Khaled prenne pour tous les autres et reste sur la touche. Ça calme les esprits. Les séries reprennent, Castor réduit un peu sa charge mais, dans son style classique, il sauve une ficelle. 3 Carmen et retour.

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Cruchot - Aliaga

Cruchot (La Galère).- Vite fait les rubans et là c’est une autre histoire qui commence. Cruchot impose son style et sa loi: pas trop près les tourneurs et je vais au bout avec qui m’aime. Katif, Chekade, Cadenas... Droite-gauche, le taureau ne lâche rien, passe le mourre après Errik. Bastien Four ouvre la ficelle et c’est la ruée, Cruchot tient pied partout et renvoie Aliaga, Errik, Allouani, Chekade... Cadenas dans les cornes. Sous les assauts pour sa 2e ficelle, Cruchot choisit ses partenaires et se la garde. 10 Carmen et retour.

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Sylverado
- Ilias Benafitou

Sylverado (Nicollin).- Rigoureusement placé, ses longues cornes menaçant souvent les hommes. Il s’engouffre à la poursuite des blancs, trajectoires nettes mais manque un peu de détermination. Pousse encore après Aliaga, I. Benafitou et succombe sur la trompette. 4 Carmen et retour.

Ulmet (Blanc).- Attaqué plein pot, il se soulève à chaque fois, zébrant l’espace de ses cornes (Allouani 2, Cadenas, Four) pour 2’50 les rubans. Attentif, bien dans le rythme, il enchaîne les actions en rafale. Les hommes relâchent la pression et Ulmet récupère, puis se refroidit et se montre moins coopératif mais termine quand même par un gros coup sur Allouani. 7 Carmen et retour.

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Ratis - Aliaga

Ratis (Raynaud).- De suite posté pour quelques interventions autoritaires. Passe à travers les planches après Ilias Benafitou pour 5’50 les glands. Les blancs manquent de liant et se précipitent, Ratis ne saute aucune invite mais se lasse et s’en prend aux planches. Bien cité pousse après Aliaga, I. Benafitou. Se gaspille avec son jeu favori, le fracassage de planches, estribo comprise... Il fait le show, le public participe mais son jeu s’en ressent. Epuisé, il brille encore après Aliaga, puis reprend sa distraction favorite. C’est dommage pour sa course, mais moi, son côté facétieux et joueur me fait rire.. et puis il est beau. Garde ses ficelles. 5 Carmen et retour.

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Jupiter
Allouani

Jupiter (Laurent, hp).- Pas de round d’observation, il court, il court, se livre à fond et tamponne à tout va. Passe à travers, bascule, frappe, s’envoie... Plein de fougue et de violence, il attend les duels ou les provoque. Long raset de Sabri pour une magistrale envolée. Il peine dans les enchaînements mais se rattrape aux planches après Cadenas, Katif, Allouani, Errik. Plein de Carmen.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS MALI

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▲ Castor - Cadenas

▼ Ratis, démolisseur...

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Ratis offensif après Four

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▼ Jupiter- Cadenas

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▼ Festival des penas et bandas à l'entracte

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Trophée des As: Four, 14; Chekade, 13; Katif, 12; Allouani, 8; Aliaga, 2.

Trophée de la Mer: 1er Bastien Four; 2. Sabri Allouani. Meilleur animateur: Sabri Allouani. Meilleur taureau du Trophée de la Mer, Jupiter de Laurent. Meilleur taureau de la saison: Greco de Saint-Antoine.

18/09/2015

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Jeudi 17 septembre 2015 - 1re journée du Trophée de la Mer

Bastien Four fait la course en tête

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La 2e ficelle de Sugar dans le crochet de Bastien Four

 

Elégant, efficace, Bastien Four met son empreinte sur la 1re journée de la Mer. Avec Jérémy Aliaga, peu payé de son travail, et Sabri Allouani, toujours là et bien là, le Saintois mène la course de la plus belle des manières. Une belle équipe de raseteurs où Cadenas et Katif sont un peu en dessous des attentes.

Côté cocardiers, Agassoun de Blanc est un premier qui ne se laisse pas manoeuvrer et, par deux poursuites serrées (Cadenas, Allouani), montre son caractère intempestif (11 minutes). Canio de Blatière-Bessac, attaqué tambour battant, réagit avec volonté et reste à l'affut de la moindre faute, comme cette dangereuse finition après Four. 6 minutes. Aïoros des Baumelles affiche sa difficulté. Tricote des cornes face à une équipe de crocheteurs motivés, et riposte cornes pointées. Guerrier bien affûté, il s'engouffre dans des séries soutenues. Allouani, par deux rasets bien "templés" fait soupirer d'aise les connaisseurs. Zekraoui chahuté dans le berceau des cornes. Les hommes ne le lâchent pas, lui fait le tri pour un très bon quart d'heure où il rentre ses ficelles.

Frédéric Bon reçoit un bouquet des mains de Vincent Ribera et du maire Gérard Crauste pour marquer la despedida de Clodomir. Le cocardier finissant sa carrière sur un très bon cite de Sabri honoré d'un non moins beau coup de barrière. Carmen !

A son habitude, Sugar de Nicollin raccompagne de ses longues cornes toutes les invites. Aliaga et I. Benafitou passent juste. Sugar répond consciencieusement et accélère, change de terrain. Anticipations sur Aliaga, Allouani, Four pour 13'30 agréables.

Bayle de Vinuesa sélectionne, répond cabré à quelques actions (I. Benafitou, Katif) et garde ses glands 10 minutes. Se retient parfois mais livre un beau combat sur la fin avec des finitions appuyées (Allounai, Cadenas, Katif) et garde ses ficelles.

Volontaire et vaillant, Chico de Lautier pousse les hommes à la confiance, il se livre sincèrement et sur un fort tempo. Mais gare, il voit tout et peut accélérer dangereusement. Ziko démarre à l'aventure, Chico lui fait traverser toute la piste plein gaz. Intelligemment, le cocardier se ménage quelques instants de récupération puis relance les duels pour lâcher sa 2e ficelle à 14'20. Bon taureau.

Dommage que les blancs laissent tomber Trancardel de Bon (hp). Pas assez incité, le taureau s'en tient à une prestation cocardière et finit ses actions au ras des planches. Un saut par surprise où un spectateur manquant de réaction, frôle la catastrophe et termine ses 12 minutes avec ses ficelles.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

06/09/2015

SOMMIERES *AS*

Dimanche 6 septembre 2015

Santen, Perroquet, Icare, Indian

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▲ Le final pétillant avec Indian ici sur Joachim Cadenas

Selon qu’on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide... Cette clôture du CT Lou Carmen a enregistré une superbe entrée et quatre cocardiers (cités en titre) ont fonctionné ainsi que l’ensemble des blancs, plus le plaisir de voir raseter ensemble Cadenas, Katif, Allouani, Aliaga, Ayme. Mais trois taureaux ont vraiment déçu s’attirant les quolibets du public et malgré le niveau de qualité du travail des hommes, la mayonnaise n’a pas complètement pris... 

Cyrano (Laurent).- Remuant les toutes premières minutes, ou arrêté, il ne coopère pas vraiment, hormis quelques fusées dangereuses (Cadenas, 7e) et se défend d’un mauvais coup de revers. Stoïque, puis statique, les minutes sont longues à passer.

Bendor (Ricard).- Direct en place, il réagit sur les rasets très engagés et envoie la corne en finition (Allouani, Ayme, Aliaga) pour 6 minutes les rubans avec 2 Carmen. Puis s’éteint, et malgré cette brochette d’excellents raseteurs qui tentent de près, sans tourneur, tête à la planche... peine perdu.

sommières,as,cadenas,aliaga,katif,allouani,course camarguaiseSanten (Les Baumelles) fonce dans le tas et surprend Cadenas qu’il zèbre à la fesse. Dangereux jusqu’aux planches, il chasse, et une fois placé, pousse dans le raset (Sabri, 2 fois) pour 3 minutes les pompons. Bien positionné, il sort en puissance sur Katif, Cadenas pour des longueurs qui charment enfin le public. Au fil des minutes, s’approprie l’espace et décide du lieu des débats. Les blancs ne désarment pas, Cadenas dans les cornes jusqu’au bout, fusée après Poujol. Secoué pour la 2e ficelle ouverte qu’il va garder, il se soulève après Cadenas. 7 Carmen et retour.


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Photo: une des rares actions de Troubadour avec Aliaga.

Troubadour (Laurent).- Alterne le bon et le mauvais pour 6 minutes les rubans. Le public roumègue devant sa mauvaise volonté. Anticipe pourtant Cadenas parti à l’aventure... le “quite” pour Poujol. Puis élit domicile au toril, où il se contente de hocher la tête. Les raseteurs lui passent au ras des moustache sans déclencher la moindre réaction. Le public fulmine. Le président de course sonne le gong.

sommières,as,cadenas,aliaga,katif,allouani,course camarguaise▲ Une grosse enfermée de Perroquet sur Cadenas

Perroquet (Ricard).- Les blancs s’en méfient à juste raison. Et effectivement, il saute après l'homme et - manquant tout de même d'un peu de pétard - après Cadenas. Placé, froid, s’envoie après Allouani. 4 minutes les premiers attributs. Cadenas se fait embarquer. Perroquet surveille tout, piste et contre-piste. Il gère au mieux l’espace et ne se livre pas facilement. 1re ficelle à Cadenas à la 12e, l’autre rentre. 3 Carmen et retour.

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▲ Action d'Icare sur Ziko Katif

Icare (Paulin).- Il a retrouvé sa “grinta” et se gère mieux, sans s’envoyer pour rien. Balade les blancs, promène, mais ne rate pas le premier tampon après Katif. Des actions pétantes après Poujol, avec bascule et bris des planches après Aliaga, Katif. Placé, il se ménage un temps de récupération et repart au combat avec de grosses interventions (Aliaga 3 fois, Poujol  1). Le 2e gland à Allouani sur la sonnerie. 8 Carmen et retour.

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▲ Icare sur Aliaga

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▲ Indian se déploie après Sabri

Indian (Laurent, hp).- Ses cornes en guidon de Harley et sa bonne volonté inclinent les hommes à le faire briller. Indian y va  de bon cœur, Allouani, Katif, allongent, il est au rendez-vous. Des salves sur Aliaga, Poujol, Katif... pour un final pétillant avec plein de Carmen. Merci les blancs. 

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

Entrée : plein. Organisateur : CT Lou Carmen. Président : M. Moucadel. Raseteurs droitiers : Allouani, Ayme, Cadenas, Katif . Gauchers : Aliaga, Poujol, Ricci. Tourneurs : Daniel, Estève, Baccou, Khaled, Ull.

Trophée des As : Katif, 12 points ; Allouani, 9 ; Aliaga, 9 ; Ayme, 4 ; Poujol, 4.

La queue devant les arènes pour prendre les billets

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31/08/2015

SAINT-GILLES *AS*

Dimanche 30 août 2015

Four et Camaï séduisent la Biche

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 ▲ Les lauréats en action

Hier. Entrée : 2/3 d’arène. Organisateur : Association des festivités. Président : Didier Gaillard. Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, I. Benafitou, Bruschet, Moine. Gauchers : Aliaga, Four, J. Martin, Mebarek.Tourneurs : Khaled, C. Garcia, Fouque, F. Garrido, Daniel.
 
Il a la forme, le raset élégant et la main ferme, le Saintois ! Bastien Four revient sur le devant de la scène et, avec le volontaire Camaï de la Vidourlenque, séduit le jury de la Biche d’Or. C’est amplement mérité au vu d’une course intéressante où Roussillon (3e) impose sa difficulté et Moka (7e) fait un final en feu d’artifice. L’équipe blanche imprime un gros rythme mais flanche après Camaï et laisse le final à Bastien Four et Ilias Benafitou qui rivalisent pour faire briller Moka.
Germinal (Lautier).- Ne refuse rien quand les blancs enchaînent sur un gros rythme et avec ces crocheteurs confirmés ça va vite. Bruschet s’impose pour les deux ficelles.
Escamillo (Raynaud).- Tous ces blancs qui s’agitent ça l’énerve, il fonce dans le tas, et balance quelques planches au passage. Exerce une stricte sélection mais se gaspille encore avec les barrières. Se soulève après Allouani, force après J. Martin, gros engagement en musique sur Four (12e). Difficile à capter, garde ses ficelles.
Roussillon (Plo).- Aussi brouillon que les blancs aux rubans, il reste remuant mais riposte de bon cœur. De grosses enfermées sur Aliaga, Allouani. Repousse les tourneurs et se crée un large espace. Cité de loin, il prend le pas sur l’homme. Complique le jeu et use les blancs. Aliaga dans le berceau des cornes (2 fois) pour la 1re ficelle levée à la 13e, l’autre rentre. 3 Carmen et retour.

 

Camaï (La Vidourlenque).- Pas de round d’observation, il est de suite à température. Rigoureusement placé, sa vitesse fait mouche sur deux grosses enfermées (I. Benafitou, Bruschet). Vigilant au moindre départ, raccompagne fermement ses deux principaux adversaires Bruschet et Benafitou. Dans la grosse bourre pour sa 1re ficelle, il fait feu pour 2 minutes brûlantes. Et malgré ce, reste attentif et dispo pour quicher une fois de plus I. Benafitou et Aliaga. Rentre sa 2e ficelle de haute lutte. 6 Carmen et retour.
Serpatier (Espelly-Blanc).- Grosse fatigue ou crainte... les blancs restent en rade. Serpatier, lui, s’évade, cherche le combat. S’envoie méchamment sur Four, corne prête à frapper. Quelques sauts intempestifs dont un où il se blesse et doit réintégrer (12e).
Lucas (Cougourlier).- Se livre sincèrement et bacèle régulièrement. Gentiment au début, puis en rafale quand le rythme augmente. 7 minutes bien frappées. 5 Carmen et retour.
Moka (Le Rousty, hp).- Barricadier pétillant et fougueux, sans négliger le placement, il vient très fort aux planches. Four et Benafitou s’y mettent pour un gros final où les coups pleuvent (une bonne dizaine) accompagnés par la musique.
 

 

Texte et photo
MARTINE ALIAGA
 
Trophée des As : Four, 21 points ; Bruschet, 16 ; J. Martin, 10 ; Auzolle, 8;  Allouani, 2; I. Benafitou, 2 ; Aliaga, 2.
 
Trophée des Raseteurs : Moine, 8 points.

 

 

 

28/08/2015

SAINT-GENIES-DES-MOURGUES *AS*

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Jeudi 27 août 2015

Léo emballe les arènes pleines

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L'action du jour : Léo sur Youssef Zekraoui 

"Heureusement que j'ai les fesses musclées", rigole Youssef Zekraoui en regardant Frédéric Raynaud en haut du toril. En effet, le raseteur vient d'essuyer un fulgurant emportement de Léo, la corne entre les fesses, et un catapultage dans le public. Le spectaculaire cocardier des Raynaud a enchanté les arènes archi-pleines par un final en fanfare. Et heureusement que le CT Le Trident l'avait récupéré de la course annulée du dimanche, car, avant lui, les occasions de s'enflammer n'avaient pas été très nombreuses. Malgré les arènes archi-pleines, l'implication totale des membres du CT, et l'affiche somme toute prometteuse. Mais, pour la plupart les cocardiers aujourd'hui avaient la poudre d'escampette dans la tête amenant un travail brouillon de la part des raseteurs. Ressortent tout de même, le premier Belagio de Saumade sérieux et solide, Juvénal de Nicollin (3e) auteur d'un bon quart d'heure, quelques bons passages de Bayle de Vinuesa (4e) et de Dalloz de Cuillé (5e). Mais tout ça a manqué de liant.

saint-geniès-des-mourgues,léo de raynaud,course camarguaisePhoto:
la détermination
de Sabri
avec Belajio
Belajio (Saumade).- Avec son beau gabarit, il roule les mécaniques, se montre agressif et rigoureusement placé. Ignore parfois les importuns mais fuse corne pointée sur le raset engagé de Zekraoui. Lequel insiste et, par quatre fois, des corps à corps serrés. Entre retenue et méchantes offensives, un bon premier. Rentre ses ficelles. 6 Carmen et retour.

Jivago (Blatière-Bessac).- Il court, il court, chasse, ignore ou lâche le raset. Mais envoie un pétard-surprise à Zekraoui. Des sauts intempestifs, des trajectoires aléatoires. Bref...

saint-geniès-des-mourgues,léo de raynaud,course camarguaisePhoto:
Ziko et Juvénal

Juvénal (Nicollin).- Se livre bien aux rubans, se place aux ficelles et Katif l'embarque, Allouani l'enroule, il s'envoie et bascule. Des frappes lourdes (Aliaga, Allouani), se soulève (Outarka, Zekraoui), des actions abouties (Allouani, Zekraoui). Dans ses cornes cannelées, les ficelles s'inscrustent, les hommes insistent, et Juvénal en garde une. Bon quart d'heure. 6 Carmen et retour.

saint-geniès-des-mourgues,léo de raynaud,course camarguaisePhoto:
Bayle cornes pointées sur Victor Jourdan
Bayle
(Vinuesa).- Le plus souvent le long des planches, il faut l'intéresser, alors il vient fort comme ce coup de barrière sur Katif. Mais les hommes manquent de liant et lui un peu de tonus. De belles actions pourtant comme lorsqu'il se cabre après Katif (2), Jourdan (2), Aliaga. Un goût d'inachevé pourtant. Les ficelles rentrent 5 Carmen et retour.

saint-geniès-des-mourgues,léo de raynaud,course camarguaise► Photo:
Aliaga
à la tête de Postier

Postier (Janin).- A grandes enjambées, il visite toute la piste, enchaîne à bonne allure sans jamais se poser. Brouillon il est, brouillons les hommes sont ! Parfois, il s'arrête, alors il fait parler sa vitesse d'exécution. Katif allonge, beau raset, belle réplique. Mais il reprend son marathon, et même s'il adhère à tous les rasets, il bâcle un peu le travail. 2 Carmen et retour avec une ficelle.

 

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▲  Dalloz s'envoie sur Victor Jourdan

Dalloz (Cuillé).- Lui aussi a la bougeotte mais quand il prend Jourdan dans le collimateur, c'est action frappée. Energique, un peu fou fou, il s'évade de bon coeur. Décidément avec Jourdan, c'est l'osmose pour encore 2 gros coups de barrière, et un pour Ouffe. Après il saute dans l'élan après Aliaga, Katif. Un dernier gros et vrai tampon sur Katif et rentre une ficelle. 3 Carmen et retour. 

Léo (Raynaud, hp).- Remuant, violent, il se livre et s'envoie méchamment après Zekraoui à qui il manque trouer les fesses et qui se retrouve dans les gradins. Une bonne dizaine de beaux et forts engagements parfois en rafale (Zekraoui, Katif, Outarka). Il tire la lanque, tempère un peu, mais repart au combat, la fleur au fusil, comme un boulet de canon. Et la dernière salve et pour Lahcène Outarka. Plein de Carmen !

Texte et photo

MARTINE ALIAGA

▼ LEO de Raynaud
à l'attaque sur Lahcène Outarka

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Jérémy Aliaga et Dalloz de Cuillé

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Ziko Katif et Bayle de Vinuesa

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Youssef Zekraoui et Belajio de Saumade

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Entrée : plein. Org. CT Le Trident. Président : Claude Chevallier. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Outarka, Jourdan. Gauchers : Aliaga, Zekraoui, Ouffe, Mebarek. Tourneurs : Jockin, Tourki, Khaled, Estève, Daniel.

Trophée des As : Katif, 15 points ; Allouani,  14 ; Outarka, 6 ; Aliaga, 6 ; Zekraoui, 2 ; Ouffe, 2.

19/08/2015

LE CRES *AS*

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Mardi 18 août 2015

Ziko et Queyras à l'unanimité

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Entrée: presque plein. Organisateur: CT Joujou. Président: Thierry Tosas. Raseteurs droitiers: Auzolle, Dumont, Katif, Marquier, Vic. Gauchers: Favier, Ouffe, Boyer. Tourneurs: Estève, Garcia, Tourki, Moulin, Cuallado.

 
le crès,ziko katif,queyras de paulin,course camarguaiseAprès une excellente entrée en matière avec trois emboulés (d’Agu, Saliérène et Thibaud  ► Photo: emboulé Saliérène) issus du Trophée des Jeunes Pousses pour l’école de raseteurs de Vendargues, La Gardounenque, les Arlésiennes et cavaliers de Vellas et L’Aurore accueillent les raseteurs. Quelques têtes inhabituelles aux As, mais chacun a joué son rôle, en ces temps de pénurie. D’entrée les arènes pleines chavirent pour Ziko Katif devant l’assiduité du raseteur sur tous les taureaux. Avec lui, Queyras de Paulin remporte le 43e Trophée de la Garrigue et le Trophée 3 M. Il n’y a pas eu photo.
Maï (Les Baumelles).- Fait un premier rugueux à souhait qui ne fait que ce qu’il décide. Promène, se place ou se centre, entrepris par Katif, il passe le pitre aux planches et s’engage sur Auzolle (2 Carmen). Rentre 1 ficelle.
Phoebus (Lautier).- Même si d’entrée il pointe après Favier et Katif, il affiche rapidement une retenue excessive. Il fait sa tête de mule. Aujourd’hui, c’est non! Rentre un gland.
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Burano et Katif
Burano (L’Aurore).- Brouillon au début, il n’en est pas moins aux aguets et met Garcia en danger. Aux ficelles, plus stable, il appuie ses finitions (Favier, 3 fois), passe la corne après Auzolle et frappe méchamment sur Katif (3 fois). Sans se gaspiller, il reste disponible et intéressant pour 10 minutes. 6 Carmen et retour.
Queyras (Paulin).- Remuant, il faut le forcer au début. Mais petit à petit, il se chauffe et Favier, dans les cornes, fait passer le premier frisson. Katif pour tous les rubans. Difficile à tenir, il balade les blancs, mais quand Ziko l’embarque, Queyras s’explose lui coinçant le pied. Pareil sur Vic. Puissant et de fort caractère, rentre ses ficelles. 6 Carmen et retour.
Ménélas (Le Ternen).- Vite fait les pompons sur un Ménélas en petite forme. Il lui faut un coup de bourre à la 1re ficelle pour qu’il se révolte sur Auzolle. Les hommes travaillent la deuxième, Ménélas au minimum syndical. Se rebelle après Ziko mais n’a pas sa brillance habituelle. 13’30. 2 Carmen et retour.
Armaguedon (Saliérène).- De bonne volonté, toujours le long des planches, il prend une multitude de rasets avec vaillance sans passer la vitesse supérieure hormis une corne vengeresse après Katif. Huit minutes, retour en musique.
Cupidon (Lautier, hp).- Joli minois et de bonne composition, Cupidon se donne franchement et avec du moral pour une série et deux arrivées aux planches (3 Carmen). Mais ça manque de pétard pour cette dernière place.
 
Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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▲ Infatigable Ziko !

 
Trophée des As : Katif, 24 points ; Auzolle, 17 ; Favier, 9 ; Ouffe, 6.