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20/10/2014

NIMES FINALE DU TROPHEE DES AS

Dimanche 19 octobre 2014

Les signes qui ne trompent pas

NIMES ENFANTS.jpg

 

nimescapeladoPHMALI.jpgOn pourra toujours chercher - et trouver - la fausse note de cette journée de finale du Trophée des As, dimanche passé, à Nîmes. Mais le positif l’emporte, il y a des signes qui ne trompent pas. Cette après-midi dans les arènes est un succès et donne une superbe image des traditions et de la course camarguaise.

Les applaudissements chaleureux et spontanés venus des gradins au fur et à mesure du spectacle d’avant course témoignent de l’agrément du public. Comment ne pas acquiescer au ballet des élégantes et souriantes Arlésiennes dans leurs plus beaux costumes. Comment ne pas succomber devant ces ribambelles de Mireille ou la chorale des enfants apportant un grand vent de fraîcheur, des rires et de la légèreté. Se laissant porter par la musique, les spectateurs ont apprécié l’entrée de Mandy Graillon, Reine d’Arles portée en croupe par Raoul Mailhan ; la chorégraphie d’adorables poupées sur l’air de “Magali” ; la reprise équestre des gardians ; et les indispensables musiciens. Vraiment, sous la baguette de Patrice Blanc, la magie a opéré et embarqué le peuple de Camargue qui n’a pas manqué non plus la superbe remise des prix. Ce fut somptueux, élégant, coloré et poétique... reflétant parfaitement la vivacité de notre culture.

NIMESSABRIPHCI.jpgEt s’il fallait une autre preuve à cet engouement, elle serait à lire sur les visages des récipiendaires. Les larmes de Sabri Allouani, l’émotion de la famille Linsolas de la manade des Baumelles, la joie des Clauzel de la manade Saint-Antoine.

Vraiment, il y a des signes qui ne trompent pas.

 

MARTINE ALIAGA

PHOTOS CHRISTIAN ITIER ET MALI

Les acteurs du spectacle

 

finale du trophée des as,nimes,courses camarguaisesL’annulation de la course de la finale le dimanche 12 octobre et le report à ce dimanche passé a conduit tous les acteurs à remettre l’ouvrage sur le métier. Tel le chorégraphe Patrice Blanc en charge du décorum de l’après-midi, obligé d’apporter quelques retouches au spectacle. Des répétitions supplémentaires demandant de la disponibilité et de la concentration à tous mais au final, un spectacle flamboyant, touchant le cœur de public. En forme de remerciements voilà les acteurs du spectacle d’avant course et de la remise des prix : Mandy Graillon, Reine d’Arles, portée en croupe par Raoul Mailhan, les demoiselles d’honneur, les danseurs de la Capouliero de Martigues, Les Enfants, les Arlésiennes et Messieurs des groupes de Tradition, Li Arlatenco de Mouriès, Li Cabidoulo du Cailar, le Ruban de Provence d’Avignon, Lou Velout Pescalune, l’Etoile de l’Avenir d’Arles, l’Escolo d’Argenço de Fourques, Les associations Nîmoises de Maintenance, le Temps du Costume de Nîmes, le Cordon Camarguais, les Farandoleurs Cheminots et Flour Inmourtalo, les cavaliers de l’association Voltéo Julien Perrin, les tambours de la Batterie Fanfare du Réveil Tarasconnais, de l’Harmonie Rognonaise et de Châteaurenard et les musiciens de la Gardounenque.

FAMILLE RAYNAUD : que du bonheur !

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FLORILEGE DU SPECTACLE

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19/10/2014

NIMES FINALE DU TROPHEE DES AS

Dimanche 19 octobre 2014

Les saveurs du banquet final

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Greco de la manade Saint-Antoine sur Ziko Katif

nimes,finale du trophée des as,greco de saint-antoine,sabri allouani,courses camarguaisesSi Greco fait sauter les bouchons de champagne, Ratis est un pousse-café corsé et pétillant. Sugar se déguste en trou normand bienvenu en cours de repas et Garlan se pose en plat de résistance.

 Dans le banquet final où quelques plats intermédiaires ont semblé un peu fades, la mise en bouche est somptueuse dans des envolées colorées, dynamiques et lyriques.  

Côté convives, le report de date n’étant jamais un plus pour une course, l’affluence n’atteint pas des records mais se situe dans une bonne  moyenne. 

Des hommes en blanc, assidus parfois à l’excès, ou  sur la réserve et parfois trop, on retient assurément Katif. Jeune Ziko deviendra grand aux côtés du champion Sabri Allouani, efficace et brillant aux bons moments. Chacun des dix autres raseteurs apportant son concours plus ou moins efficacement,  opportunément ou brillamment. 

Au menu donc,  Horacio, un premier qui se cantonne à quelques mètres carrés, puis Escamillo très moyen. Mais Sugar, avec une stratégie à toute épreuve, balade les hommes, tient tête et fait passer les premiers frissons en frôlant les raseteurs de ses cornes dangereuses.

Applaudi à la lecture de son palmarès le triple Biòu d’Or Garlan n’est pas submergé de sollicitations. On ne plonge pas au hasard entre ses cornes. Les hommes préparent longuement chaque départ, Katif, Favier et Martin, étant les plus conquérants. Aussi, le public manifeste : après les montants des primes aux ficelles (2200€) ? Le comportement des hommes ? A sa suite, Ulmet, avec des actions tonitruantes et quelques périodes de retenue mais il se blesse et quitte la piste à la 11e. C’est après que tout s’enflamme. Par un quart d’heure de haute envergure, Greco affole les compteurs de ses violents coups aux planches. Froid, jamais le cocardier de Saint-Antoine ne se disperse. Placé, attentif, ce sont des skuds à répétition qui bombardent les hommes et emballent la musique. Excellent ! Et le public debout. Quant à Ratis, s’il met quelques minutes à entrer dans la danse, une fois chaud, c’est avec son tempérament belliqueux, frondeur et facétieux qu’il mène sa course.  Du très bon Ratis.

nimes,finale du trophée des as,greco de saint-antoine,sabri allouani,courses camarguaisesA l’heure des récompenses, la piste rehaussée de la beauté des Arlésiennes dont la Reine d’Arles Mandy Graillon et ses demoiselles d’honneur, des gardians, et d’une ribambelle d’enfants, les salves d’applaudissements descendent des gradins. Sabri Allouani savoure la victoire. Dix étoiles brodées sur son maillot mais les plus brillantes au fond de ses yeux. 

MARTINE ALIAGA

16/10/2014

fINALE DU TROPHEE DES AS

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CE DIMANCHE 19 OCTOBRE
LE SPECTACLE AU COEUR DES ARENES

 

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Année après année, la finale du Trophée des As, conclusion du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, porte témoignage des valeurs de toute une saison. Tant pour les taureaux que pour les raseteurs. Avec le Biòu d’Or décerné annuellement entouré de six cocardiers décisifs dans les plus grandes affiches de la temporada. Côté raseteurs, les points reçus sur la longueur des six mois de compétition permettent un classement significatif, hormis bien sûr les blessures. 

nimes,finale du trophée des as,course camarguaiseCette année encore, le Biòu d’Or est - comme il se doit d’être - le meilleur taureau de l’année. Et l’Histoire retiendra la 3e couronne indiscutable de Garlan de la manade des Baumelles (photo ci-contre). Les piliers efficaces et confirmés que sont Horacio, Escamillo et Sugar. La détermination de Ratis, après sa blessure, et les nouvelles étoiles montantes, à ce niveau, Ulmet et Greco. 

En blanc, pour un nombre de victoires jamais atteint au Trophée des As - 10 - le King Sabri Allouani. Avec lui dans les cinq premiers, le challenger Amine Chekade ; le quadruple vainqueur des As Loïc Auzolle ; et deux familiers des podiums Bastien Four et Anthony Ayme. Derrière, la jeune garde les talonne : Mehdi Belgourari et Ziko Katif pour leur première année aux As. Cinq gauchers talentueux suivent (si l’on excepte Romain Bruschet blessé). Maxime Favier, Radouane Errik, Jérémy Aliaga, Julien Ouffe, Jérôme Martin.

Voilà pour la course, mais un jour de finale si le spectacle est dans l’affrontement des hommes et des bêtes, il l’est aussi avant. Car, chaque année, c’est tout l’environnement camarguais qui défile en piste, chorégraphié avec talent, et tenu au secret jusqu’au Jour J. Traditions, ballets équestres, groupes folkloriques, musiques et danses... c’est avec art que débute l’après-midi. L’espoir des afeciouna c’est que la suite soit du même tonneau. Et que brille la manière de raseter. Dans l’esprit taurin et le respect de tous. Alors là, la fête sera totale !

MARTINE ALIAGA

TROPHEE DES AS

DIMANCHE 19 OCTOBRE

NÎMES : 15 h, 10 €, Simon Casas Production, dél. Sagne et Eymonet. Chr. CAMARON

FINALE DU TROPHEE DES AS

Cuillé : HORACIO - Raynaud : ESCAMILLO - Saint-Gabriel : SUGAR

Les Baumelles : GARLAN - Blanc : ULMET - Saint-Antoine : GRECO

Raynaud : RATIS

Groupe 1 - Raseteurs : Les 12 premiers du Trophée des As

Tourneurs : Bensalah, Cuallado, Daniel, Fouque, Garcia, Kerfouche

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TROPHEE DES AS

CLASSEMENT DES RASETEURS - GROUPE 1

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1. ALLOUANI Sabri (D) 644,5

2. CHEKADE Amine (D) 579

3. AUZOLLE Loïc (D) 557,5

4. FOUR Bastien (G) 391

5. AYME Anthony (D) 331

6. BELGOURARI M. (D) 301,5

7. KATIF Zakaria (D) 297,5

8. FAVIER Maxime (G) 256

9. ERRIK Radouane (G) 242,5

10. BRUSCHET Romain (D) 198

11. ALIAGA Jérémy (G) 194

12. OUFFE Julien (G) 193,5

13. MARTIN Jérôme (G) 175

14. REY Julien (D) 154

15. BENAFITOU Ilias (D) 134

16. ALLAM Fayssal (G) 94

17. POUJOL Hadrien (G) 81

18. RASSIR Sofiane (G) 79

19. SANCHIS Boris (D) 52

20. FAURE Lucas (D) 43

21. OUTARKA Lahcène (D) 33

22. MASCARIN Romain (D) 15

23. VILLARD Benjamin (D) 4

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TOUT SAVOIR SUR LA FINALE

BIOU D’OR

Selon l’article 7 du Règlement du Trophée Taurin, le Biòu d’Or en titre, Garlan des Baumelles est hors concours pour l’attribution du prix du meilleur taureau de la finale. 

RASETEURS

Sont prévus en piste les 12 meilleurs raseteurs du classement du Trophée des As (lire ci-contre). Selon les défections, les suivants au classement pourront entrer.

ATTRIBUTS

Les attributs des sept cocardiers de la finale comptent pour l’attribution des points. A savoir : coupe cocarde, 1 point ; cocarde 2 ; gland 2 ; ficelle, 4 ; cocarde et gland ensemble, 3. 

JUGES DE PISTE

Dimanche à Nîmes, Alain Travaglini et André Ruiz.

CAPELADO

La cérémonie d’ouverture de cette 63e finale du Trophée des As, ouvrant la capelado des raseteurs, débutera à 15 h précises. Les prix seront remis en piste à l’issue de la course.

RESERVATIONS

Tél. 08 91 70 14 01, générales à partir de 10 €

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LES TAUREAUX

VOUS LES AVEZ VU A...

HORACIO (manade Cuillé) à Lunel le 13/04 ; à Nîmes le 4/06 ; à Lunel 19/07 ; au Grau-du-Roi les 15/08 et 18/09.

ESCAMILLO (Raynaud) aux Saintes-Maries, le 13/04 ; à Nîmes 4/06 ; à La Grande-Motte, 29/06 ; à Lunel 19/07 ; à Pérols, 3/08 ; à Saint-Geniès des Mourgues le 28/09.

SUGAR (Saint-Gabriel) à Châteaurenard le 27/04 ; à Alès le 29/05 ; à Lunel, 17/07 ; à Mauguio 10/08.

GARLAN (Les Baumelles) à Palavas, le 8/05 ; à Vauvert 29/05 ; au Grau-du-Roi 22/06 ; à Sommières 27/07 ; au Grau-du-Roi 15/08 ; à Châteaurenard 14/09. 

ULMET (Blanc) à Châteaurenard le 17/04 ; à Vauvert 29/05 ; au Grau-du-Roi 22/06 ; à Sommières 3/08 ; à Fontvieille 31/08. 

GRECO (Saint-Antoine) à Palavas le 8/05 ; à Beaucaire 13/07 ; au Grau 15/08.

RATIS (Raynaud) à Palavas 8/05 ; à Vauvert 29/05 ; au Grau 22/06 ; à Lunel 19/07 : aux Saintes-Maries 17/08 ; à Châteaurenard 14/09

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13/10/2014

SABRI ALLOUANI *INTERVIEW*

Samedi 11 octobre 2014
 
 "Ce 10e titre je le voulais à tout prix !"
 
2014SABRIALLOUANIPHMALI2.jpgA 36 ans, le recordman de victoires au Trophée des As réalise son rêve et savoure sa performance. Questions à Sabri Allouani, master chef dix fois étoilé !
Cette victoire 2014 était-elle planifiée dès le départ de la saison ?
Oui, c’est venu dès le départ, après la finale 2013 où je n’ai pas participé (1), cela m’a donné de la force pour préparer 2014. Je me suis entraîné tout l’hiver et j’ai tout mis en œuvre pour réussir une saison pleine. Je voulais ce 10e titre à tout prix. Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. En 2013, j’ai eu des blessures musculaires, cette année non. Même si à Castries je me suis cassé la main (heureusement la gauche) et j’ai pris un coup de corne en août à Mauguio par Regain, j’ai serré les dents pour continuer. Je n’ai pas raté une seule invitation, au contraire j’ai fait des courses en plus. Je suis même allé à Fontvieille pour la première fois de ma carrière.
 
Après 15 ans de piste et 9 Trophées des As, le 10e est-il la victoire de la maturité ?
Oui, c’est sûr l’expérience a joué. A 36 ans, gagner un 10e Trophée, personne ne l’avait jamais fait. J’ai une grande forme physique mais il y a certains rasets que je ne fais plus et je râle au fond de moi. Mais ma connaissance des taureaux - que je ne pensais pas avoir autant en moi - m’a permis de compenser. En plus je n’ai pas eu de gros pépins et dès novembre dernier, j’ai travaillé ma condition physique. Je ne me suis pas arrêté.
Il y a le physique mais aussi le mental...
Il y a énormément de victoires qui se sont jouées sur mon caractère. Certes il faut les jambes mais j’ai la capacité de me surpasser. Ce que j’ai fait à toutes les courses en 2014. Aussi, en cette fin de saison, je suis épuisé moralement. J’ai puisé dans mes réserves, j’ai douté de moi, mais j’ai continué.
Les moments forts de votre carrière ?
Sur les dernières quinze années, il y a des choses gravées. J’essaie de ne garder que le bon. Ce sont certaines victoires, certains rasets, l’adrénaline des courses mais aussi des moments hors de la piste avec les amis.
Après une interruption en 2010, pourquoi être revenu ?
J’aurais jamais dû arrêter, c’est un grand regret. Ça m’a fait perdre 3 ans de carrière. Je suis revenu au bout de 6 mois mais j’ai mis deux ans à relancer la machine. Mon retour a été mal perçu par certains mais aujourd’hui je montre que j’ai eu raison. Et puis l’envie qui me tient de raseter est revenue très vite. Je suis allé quatre fois à la plage, puis la piste m’a trop manqué. J’y prends plus de plaisir que quand j’ai commencé.
Et l’entourage ?
Je marche à l’affectif, ce milieu m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires et quelques-uns que je verrai toujours car je suis ami avec eux. Des liens créés en piste mais qui continuent après. Jockin, Outarka, Aliaga, Katif... Ce sont des proches. Notamment Ziko que j’ai pris un peu sous mon aile, je me retrouve à mes débuts. Il ne se pose pas de question pour raseter mais il a encore des choses à apprendre, en piste et dans la vie... Jérémy c’est quelqu’un qu’on ne peut qu’apprécier, il me demande beaucoup de conseils... Avec eux, en dehors de la piste, on a les mêmes délires, ça accroche cent pour cent.
Quels soutiens avez-vous rencontré tout au long de ces quinze années ?
La famille, les amis, les clubs taurins qui m’ont fait confiance dans ma carrière et en particulier cette année, et je les en remercie... Mes deux avocats, car sans eux je n’aurais pas pu courir cette année... Remerciements aussi au maire de Baillargues, au président de Montpellier Agglomération et maire de Montpellier, ainsi que son équipe d’adjoints qui ont su me soutenir, qui restent à mon écoute et qui souhaitent développer cet art au sein de la ville et notamment dans les quartiers populaires.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
Le futur proche c’est la finale. Ce sera un jour spécial, mon 10e titre de vainqueur du Trophée des As et ma dernière finale. J’ai gagné mon premier trophée et mon 10e à Nîmes, la boucle sera bouclée, je veux profiter de la journée.
Et l’an prochain, je rasèterai encore, seulement une vingtaine de dates, juste pour me régaler.

 

Propos recueillis par
MARTINE ALIAGA

 

(1) NDLR : après altercation avec un juge de piste, le 15 août 2013 au Grau-du-Roi, la sanction tombait (suspension de licence 2 ans) à quelques jours de la finale du Trophée des As 2013. Sanction annulée, après appel, pour vice de procédure.

 

 

 

11/10/2014

FINALE DU TROPHEE DES AS *LES COCARDIERS*

Pour la finale du Trophée des As le dimanche 19 octobre 2014 à Nîmes

D’Horacio à Ratis les 7 cocardiers de la finale
 
HORACIO (manade Cuillé).- N.443. 10 ans.
Sorties : 13/04 Lunel. 4/06 Nîmes. 19/07 Lunel. 15/08 et le 18/09 Le Grau-du-Roi.
Gardant sévèrement son terrain, Horacio est redouté pour ses anticipations et autres enfermées. Pierre Cuillé : « Cocardier sérieux, il fait une belle saison. Il sera premier à Nîmes, je considère que participer à une finale est un honneur et que l’ordre de la course n’a aucune importance ».
ESCAMILLO (Raynaud).- N.456. 10 ans.
Sorties : 13/04 Les Saintes. 4/06 Nîmes. 29/06 La Grande-Motte. 19/07 Lunel. 3/08 Pérols. 28/09 Saint-Geniès-des-Mourgues.
« Après avoir gagné la Marguerite d’Or, il y a quelques années, explique Frédéric Raynaud, il a eu un trou pendant un an et demi. Mais, depuis, il s’est totalement repris. Très méchant, il sait gérer ses courses. Après de grosses conclusions, il récupère, se déplace avant de repartir de plus belle. Excellent à Nîmes, le prix de la ville à La Grande Motte, bien mais un peu court à Lunel, très bon à Pérols et explosif à Saint-Geniès-des-Mourgues ».
SUGAR (Saint-Gabriel).- N.526, 9 ans.
Sorties : 27/04 Châteaurenard. 29/05 Alès. 17/07 Lunel. 10/08 Mauguio.
«Sugar fait une très belle saison, explique Luc Lopez, son bayle. S’il se laisse surprendre pour la cocarde et les glands, aux ficelles, il est craint par ses anticipations et ses conclusions les cornes en avant. Plus mûr cette année, il a été excellent à Alès, avec une domination totale».
finale du trophée des as,les cocardiers,courses camarguaisesGARLAN (Les Baumelles).- N.055, 14 ans.
9/05 Palavas. 29/05 Vauvert. 22/06 Le Grau. 27/07 Sommières. 15/08 Le Grau. 14/09 Châteaurenard.
Auréolé de son 3e Biòu d’Or, Garlan fait la saison la plus complète de sa carrière. « Il a fait du cent pour cent, dit Joël Linsolas. Une saison exceptionnelle par son comportement, sa tenue de piste, son sérieux, sa maîtrise. A 14 ans, les années ne lui pèsent pas. Nous sommes très fiers de lui". Sur 6 courses, Garlan rentre trois fois une ficelle, trois fois les deux, avec une régularité de métronome et une totale gestion de la piste. Un taureau qui se fait craindre et respecter.
ULMET (Blanc).- N.511, 9 ans.
27/04 Châteaurenard. 29/05 Vauvert. 22/06 Le Grau. 3/08 Sommières. 31/08 Fontvieille.
«15 jours après sa course de juin du Grau, explique Jean-Claude Blanc, une grosseur est apparue au poitrail due à une fracture aux basses côtes. Un morceau de cartilage qui se balade lui procure une grosse inflammation». Suivi par le vétérinaire (ponction et antibiotiques) qui a validé chacune de ses autres sorties, Ulmet a joué le grand jeu. «S’il court beaucoup en début de course, après, avec ses anticipations dangereuses et ses conclusions spectaculaires, il défend et garde ses ficelles qu’il a toujours rentrées. Il gagne le prix sur la saison au Grau-du-Roi et à Châteaurenard, le Crochet d’Argent à Fontvieille. Il a déjà un beau palmarès et à 9 ans, il reste prometteur. Après la finale, il sera opéré et pourra se reposer jusqu’à la saison prochaine».
GRECO (Saint-Antoine).- N.644, 8 ans. 8/05 Palavas. 13/07 Beaucaire. 15/08 Le Grau (blessure).
Florence Clauzel évoque sa saison: «Greco s’est blessé au Grau-du-Roi après un choc sur un poteau. Il a eu un traumatisme interne au poitrail et à l’épaule droite. L’hématome s’est résorbé mais l’ostéopathe a dû le manipuler. Après un grand repos, il pourra courir à la finale, si on avait le moindre doute il n’y serait pas allé. C’est un cocardier complet, avec un super placement, des anticipations et des actions d’envergure aux planches. Sa violence nous fait peur, on tremble à chaque fois. Notre vœu c’est qu’il dure aussi on essaie de gérer au mieux sa carrière».
RATIS (Raynaud).- N.560, 9 ans. 8/05 Palavas. 20/05 Vauvert. 22/06 Le Grau. 19/07 Lunel. 17/08 Les Saintes. 14/09 Châteaurenard.
Frédéric Raynaud analyse la saison du Biòu d’Or 2013: «Sa blessure à Palavas pour sa première sortie, lui a fait manquer le début de saison et il n’était toujours pas dans son assiette à Vauvert en mai. Mais il s’est requinqué et remporte le prix du Muscat à Lunel, les Impériaux aux Saintes (ex aequo avec Scipion) et fait une très belle finale des Maraîchers à Châto».
 

 

MARTINE ALIAGA

 

04/10/2014

LA GRANDE MOTTE *FINALE DU TROPHEE DES RASETEURS*

Samedi 4 octobre 2014

Des clins d’oeil à l’Histoire

La Grande-Motte, autrefois rattachée à Mauguio, fête ce week-end ses 40 ans en tant que commune indépendante. 2004-2014, le CT Lou Gregau organise à 10 ans d’intervalle la finale du Trophée des Raseteurs et met à l’honneur les talents locaux à la capelado. Jeunes cavaliers issus de l’Association des cavaliers camarguais, née en 1986, et de la manade Marié sur ses terres depuis 1968, associée au départ à la famille Rouquette. Famille que l’on retrouve descendant en droite ligne de la manade Lhoustau-Vedel dont les taureaux pâturaient sur le domaine de Haute-Plage avant que les Pyramides ne sortent du sable et des marais. Joli clin d’œil à l’histoire qu’Aparicio de l’élevage “sang et or” - aujourd’hui melgorien - séduise la commission du Trophée Taurin (devant Perille au second tour des votes) et remporte donc le prix du meilleur cocardier de la journée. Sorti en 3e position, le plus jeune de la course a mis du cœur à l’ouvrage, de la vitesse dans ses interventions et, avec une vigilance de tous les instants, rentre fièrement ses ficelles. Pérille du Grand Salan (5e) a lui aussi fait valoir ses atouts. Leste et dangereux aux planches, il a élargi le cercle des prétendants et par des actions abouties s’est fait craindre et respecter. 

Avec un Ventaureu (Guillierme, 1er) assez solide pour juguler les envies débordantes des hommes puis un Frelon (Blatière-Bessac, 2e) bagarreur, demandant ensuite plus d’investissement aux hommes, et Aparicio, la première partie a eu de quoi satisfaire le public. D’autant que les hommes avaient attaqué sur un bon tempo parfois trop empressés, certes... Le seconde, plus en dents de scie, a débuté avec un Baryton (Lautier) moins incisif qu’à l’accoutumée, il est vrai sous des assauts désordonnés. Perille, lui, domine sans avoir besoin de sortir de ses gonds. Beleu (Lou Pantaï) se montre concluant dans les séries mais accuse un peu le coup sur la fin. Quand à Talleyrand (Joncas), sa vaillance habituelle n’a pas trouvé assez de blancs sur sa route pour briller autant qu’il en avait envie. 

Chez les hommes, si Rémi Guyon emporte largement la compétition, il n’a pas eu son aura habituel, fatigue sans doute d’une saison où il a raseté sans relâche. En revanche, David Maurel, Victor Jourdan et Nabil Benafitou mènent la course au sein d’un ensemble travailleur et dans une ambiance sereine. Marcel Lautier, président du CT Lou Gregau, pouvait être satisfait de la journée : « Chacun des bénévoles du club taurin a tenu son poste, l’intendance a bien fonctionné. Pour la piste, après les intempéries de début de semaine, nous avons fait tout ce que nous avons pu. La course a été plaisante. Je pense que cela a été pour tous une bonne journée. Une date de plus marquée dans l’histoire du club taurin». 

MARTINE ALIAGA

 

POINTS - PRIX

Et de trois pour Rémi Guyon !

LES POINTS : Jourdan, 14 points ; N. Benafitou, 13 ; Gleize, 8 ; Marquier, 7 ; Fougère, 5 ; Clarion, 5 ; Maurel, 5 ; Guyon, 4 ; Cartalade, 4.

LES PRIX : Trophée des Raseteurs, 1. Guyon, 427 points ; 2. Maurel, 369; 3. Clarion, 338 ; 4. Jourdan, 320 ; 5. Marquier, 300. Meilleur cocardier de la finale : Aparicio de la manade Rouquette. Coup de cœur du CT Lou Gregau : à la manadière Nicole Rebuffat. 

 

28/09/2014

PALAVAS-LES-FLOTS *TROPHEE DES AS*

Dimanche 29 septembre 2014 - Finale du Trophée Albert-Dubout

Mignon la maîtrise, Pourpier l’insolence

Un rythme plan plan pour cette finale du Trophée Albert-Dubout mais aussi de très beaux moments où tout s’enflamme. Quatre cocardiers pour se régaler chacun dans son style, Aïoros le TGV, Mignon la maîtrise, Cardinal l’alternatif (un coup je brille, un coup j’éteins), et Pourpier, l’insolence flamboyante. Côté blancs, si Allouani gère, Chekade s’investit pour le très bon et parfois le moins bien, Rassir sur certains taureaux et Katif sur toute la deuxième partie.

Satix (Daumas).- Du placement, de l’envie dans les séries, des sauts, et des actions poussées notamment après Chekade. Rentre ses ficelles avec un peu trop de Carmen et retour mérité.

Mollières (Cuillé).- Sérieux par moments mais aussi des envies de se promener. De bonnes phases où il attaque fort aux planches et puis, suivant le rythme des hommes, de longs passages. La 2e ficelle pour Allouani sur la sonnerie. Des Carmen et retour.

Aïoros (Les Baumelles).- Vigilant, surveille les départs, et raccompagne à grande vitesse. Coupe le terrain et se projette dans des accélérations à couper le souffle, notamment avec Chekade. Série où il fait la loi et impose son rythme. Rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

Mignon (Cuillé).- Physique parfait, cuir lustré, fringant, d’entrée placé. Mignon maîtrise ses sujets. Il fait le pas et fait avorter nombre de rasets. Coupe cocarde à la 7e. Attentif à tout, pousse dans toutes les actions. Aux ficelles, Katif dans le berceau, Allouani idem. Sort fort sur Rassir, Allouani. Bravo taureau. Les ficelles à la maison. 7 Carmen et retour.

Cardinal (Lautier).- Il ne paye pas de mine, avec son petit gabarit et son air de ne pas y toucher. Mais branché sur le courant alternatif, il produit de très bons passages où agressif aux planches il balance méchamment la corne et quelques petits coups de mou. Mais au final une impression tonique. Rentre une ficelle. Moult Carmen.

Pourpier (Saumade).- Physique irréprochable et un air insolent de loubard. D’ailleurs d’entrée il traverse les planches sans avertir. Des séries à fond, méchamment conclues, et souvent en bascule. Bons déplacements. D’un coup s’enrage sur le portail et le dégonde. Arrêt de 7 minutes. A la reprise, tout aussi insolent, il continue son show, coups de barrière sur Ziko, Chekade en rafale, des sauts, des actions à faire frémir après Katif, Chekade. Bref un super quart d’heure et les ficelles pour lui. Un concerto de Carmen.

Trencardel de Bon (hors points, 10 minutes).- Ce n’est pas le taureau de supplément mais le superflu. Pas attaqué, produit deux gros investissements sur Rassir.

MARTINE ALIAGA

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TROPHEE ALBERT DUBOUT

1er Sabri Allouani, 52 points. 2. Amine Chekade, 42. 3. Ziko Katif, 31.

Meilleur cocardier de la saison : Garlan des Baumelles.

Meilleur de la finale : Mignon de Cuillé.

Coup de cœur à Chico de Lautier.

TROPHEE DES AS

Chekade, 18 points ; Allouani, 14 ; Rassir, 7 ; Katif, 7 ; Errik, 7 ; Allam, 1.

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Entrée : 1/3 d'arène. Organisateur : CT Fiesta y toro. Présidence : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Chekade, Violet. Gauchers : Errik, Allam, Rassir. Tourneurs : Daniel, Bensalah, Ull, T. Garrido.

22/09/2014

LE GRAU DU ROI *AS*

44e Trophée de la Mer - Dimanche 21 septembre 2014

Une finale chargée de sens

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaise

Première victoire au Trophée de la Mer
pour Mehdi Belgourari
face à Lebrau

 

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaiseLa course de la finale du Trophée de la Mer ne sera peut-être pas la plus belle des 44 éditions précédentes. Mais, si elle devait être la dernière de l’ère Siméon au Grau, elle restera comme un condensé de la réussite de l’organisateur. D’abord pour l’affluence. Les spectateurs aiment cette piste et que l’entrée soit payante ou gratuite, ils affluent toujours en nombre. Ensuite pour les à-côtés. Un decorum toujours soigné, n’oubliant pas les innovations, le folklore, les anniversaires et les mises à l’honneur. Puis les affiches. Côté taureau, Daniel Siméon ne craint pas les nouvelles têtes qu’il mélange avec de vraies vedettes. Côté raseteurs, des équipes qu’il sait motiver quitte à descendre en contre-piste quand il le faut. Au final, il se passe toujours quelque chose en ces lieux où la bande à Daniel, areneros, speaker, préposés à la sono ou au guichet, contribue à une ambiance festive et détendue mais aussi professionnelle et efficace.

 

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaise

▲ L'ovation à Daniel Siméon
(lundi soir, c'était officiel
il n'était plus à la tête des arènes du Grau-du-Roi)

Dimanche donc tous les ingrédients étaient une fois de plus réunis. Plus l’émotion. Digne d’un plébiscite à l’organisateur. Appelé en piste – c’était une surprise -  Daniel Siméon recevait les remerciements de toute son équipe, plus les applaudissements des raseteurs et du public.
Sans oublier l’hommage à la manade Lautier pour laquelle Jeanine recevait un bouquet sous les bravos et la  belle despedida de Valmont.

La course : après avoir attaqué en fanfare avec Boer et Lebrau, Pegoulié et Gregau pas dans un bon jour faisait retomber l’ambiance qu’Erasme relançait. Avec Chico, le volume remontait et Coti Chavari, lui, poussait les manettes à fond. Les hommes, travailleurs, ont contribué au succès : Auzolle, Belgourari, I. Benafitou, et les gauchers dans leur ensemble, un plus à Martin. Reste qu’un soupçon de mélancolie a empêché l’ambiance de se débrider totalement.  

Boer (L’Occitane).- Répond de toute la puissance de son beau gabarit, pas très stable, franc et avec des engagements jusqu’aux planches. Même si  parfois il lâche l’affaire, Rey l’a sur le dos dans un grand mouvement. Coups de barrière sur Belgourari, Auzolle, après qui il casse les planches. Suffisamment mobile pour ne pas se laisser enfermer et solide, il garde une ficelle. Très bon premier. 3 Carmen et retour.

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaise► Photo : anticipation de Lebrau sur Rassir
Lebrau (Cyr).- Chasse, fuse, à grande vitesse. Passe les cornes après Nabil Benafitou, donne sa tête mais il faut gérer ses accélérations. Aux ficelles, pas toujours opportunément placé, il prend le pas souvent sur l’homme, et se montre offensif (anticipe Fouad, serre Martin, Rassir). Rassir lui offre de belles longueurs en restant dans le berceau des cornes. La première ficelle, bien primée,  à Auzolle à 14’30. 4 Carmen et retour.

Pegoulié (Blanc).- La piste est grande, il n’arrive pas à se poser et prend les rasets au passage. Son manque de placement lui joue des tours, les hommes lui sautant dessus sans ménagement. Sur la 2e ficelle, il appuie ses poursuites, conclut sur N. Benafitou (Carmen), serre Martin, Fouad. 12 minutes en dent de scie.

Gregau (Gillet).- Chaud, bouillant, il affiche ses velléités après les tourneurs. Complique le jeu par des poursuites effrénées (Martin, Rassir, Outarka, Carmen). Alterne les bons et mauvais placements, les fusées au départ de l’action, les enfermées émotionnantes (Fouad en musique, Belgourari, Outarka) et les stops-surprise. Il faut capter son attention au départ du raset, ce que Auzolle a compris pour les meilleurs rasets. Mais la mayonnaise ne prend pas et Gregau rentre une ficelle en silence.

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaisePhoto: Enfermée d'Erasme sur Fouad.
Erasme (Cuillé).- Fringant dans les échanges et finisseur sur Fouad. Aux ficelles, prend de beaux enchaînements souvent conclus, toujours bien placé pour de bonnes anticipations notamment à gauche (Fouad, Rassir) mais aussi à droite (Belgourari). Concentré, il ne laisse passer aucune occasion.  La lutte entre I. Benafitou et Belgourari pour la première place occasionne quelques mauvaises passes. Mais quand Rassir allonge à plusieurs reprises, Erasme ne quitte pas son sillage et le public  retrouve le sourire. Erasme rentre une ficelle au terme d’un beau quart d’heure.6 Carmen et retour.

Chico (lautier).- Rapide et finisseur. Les cornes toujours à l’affût. Les actions serrées s’enchaînent lors de séries soutenues et conclues au ras des planches. Au prix de quelques inélégances inhabituelles de sa part, Belgourari reprend la tête du classement. Chico, lui, se bat et tient tête, tout en restant froid quand les hommes s’emballent. Tempère sur la fin en gardant sa 2e ficelle. 6 Carmen et retour.

le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaise◄ Photo : Coti Chavari sur Belgourari
Coti Chavari (Chaballier).- Hors point pour le Trophée Taurin et celui de la Mer. Tout de suite dans le bain, le jeune Coti Chavari (5 ans) trouve en cette finale l’occasion d’affirmer sa réputation naissante. Explosif, sachant aussi se poser, il tamponne à chaque action. Bouillant, il frappe, saute mais envoie aussi des salves puissantes après Martin après qui il bascule, violentes sur Auzolle, Rassir, Belgourari, N. Benafitou. Un vrai 7e pour une vrai découverte. Des Carmen en boucle.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Martin, 16 points ; Auzolle, 14 ; I. Benafitou, 12 ; Belgourari, 12 ; Rey,  2 ; Sanchis, 2 ; Rassir, 2.

Trophée des Raseteurs : N. Benafitou, 2.

TROPHEE DE LA MER (sur deux courses)

1.      Belgourari, 25 points
2. I. Benafitou, 23
3. Martin, 16

Meilleur taureau de la Mer : Bayle de Vinuesa
(course du dimanche 14 septembre)

Meilleur taureau de la saison : Ulmet de Blanc
(course du Souvenir Olivier-Arnaud).

Entrée : plein. Organisateur : régie taurine. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Belgourari, I. Benafitou, Rey, Auzolle, Outarka, Sanchis. Gauchers : Rassir, N. Benafitou, Martin, Fouad. Tourneurs : Abbal, Galibert, T. Garrido, Garcia.

HOMMAGE A LA MANADE LAUTIER

Despedida de Valmont et bouquet à Jeanine Lautier

 le  grau-du-roi,finale du trophée de la mer,course camarguaise

COTI CHAVARI sur Nabil  Benafitou

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14/09/2014

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Dimanche 14 septembre 2014

Bayle, le physique et le caractère de ses origines

Le Grau-du-Roi,Trophée de la Mer,Bayle de Vinuesa

Magnifique et menaçant engagement de Bayle

aux trousses de Lahcène Outarka

Avec une affiche somme toute modeste, les arènes enregistrent 1950 entrées payantes. Même son organisateur en est baba. Là est la force du Grau... sa réputation. Il s’y passe toujours quelque chose, les hommes y rasètent bien le plus souvent. Les taureaux s’y épanouissent la plupart du temps.

Pour cette première journée du Trophée de la Mer, on innove... Un cercle vert à environ 1,50 m des barrières  et un rouge plus à l’intérieur de la piste délimitent  les bonnes zones de départ des rasets et devraient éviter les “avant-centres”. A l’entracte, Daniel Siméon trouve  que cela dissuade les mauvais gestes. Et c’est vrai que les hommes jouent le jeu. Pour ma part, je pense que certains rasets, près des planches, alors que le raset précédent n’est pas terminé, coupent aussi les reins des taureaux. Comme beaucoup de chose en course camarguaise, tout est question de mentalité. Mais pourquoi pas !

Quoi qu’il en soit, la course passe plutôt bien malgré une première partie monotone et seulement deux ficelles levées. 

Jivago (Blatière-Bessac).- Inconstant, ingérable, cavaleur mais superbe finisseur, méchant et violent à trois reprises (Nabil Benafitou, Errik, 2). Rentre ses ficelles. 3 Carmen et retour.

Pélican (Nicollin).- Quelques accélérations intéressantes, beaucoup de déambulation. De jolis rasets sur sa 2e ficelle, Allouani, Ouffe, Rassir. Peu titillé  et peu convaincant, il la rentre en silence.

Bendor (Ricard).- De suite en place, il a du mal à passer la première. A droite c’est niet, à gauche, il fait le pas et empêche les départs. Après tergiversations, c’est Rassir qui s’y colle. Des actions serrées au départ (six ou sept)  et terminées corne à l’affût, le raseteur sera d’ailleurs touché à la planche. Les ficelles bien primées resteront sa propriété. 3 Carmen et retour.

Bayle (Vinuesa).- Beau et combatif comme papa. Il se livre droite - gauche et tient la cadence. A l’arrivée, il se cabre et  la corne fouette à la poursuite du raseteur. Des actions superbes pour des rasets calculés. Tour à tour et plusieurs fois, Ouffe, Rassir, Belgourari, I. Benafitou sentent la menace. Mais c’est sur Lahcène Outarka que la punition passe à un fil. Le vétéran a droit à une conclusion vengeresse et l’échappe de peu. Bouche fermée, Bayle poursuit ses exploits sur  Nabil Benafitou, Allouani... et rentre ses ficelles sous une pluie de Carmen et l’ovation du public conquis. 

Aparicio (Rouquette).- Dans un style plus classique, Aparicio montre ses qualités. Placement, changements de terrain, vaillance et avec Belgourari des actions poussées (4) en musique. Rentre aussi ses ficelles, 4 Carmen et retour.

Talleyrand (Joncas).- Offensif d’entrée, il bacèle et prend tout. Aux ficelles, il rode, se livre franchement dans de longs enchaînements parfois conclus. Vaillant au possible, il s’enfile autant de rasets que les hommes lui servent. Rentre une ficelle. 3 Carmen et retour.

Milhaudois (Lagarde, hp).- Premier raset de Julien Ouffe, il s’escampe haut et fort. Vaillant dans les séries avec conclusion sur I. Benafitou. En bon Lagarde qu’il est, il s’envole littéralement après Errik (2 fois) et Ouffe. A 6 ans, il tient ses 10 minutes et rentre une ficelle. Des Carmen.

MARTINE ALIAGA

PHOTO LAURENT SONZOGNI

Trophée des As : Belgourari, 13 points ; I. Benafitou, 11 ; Allouani et Outarka, 6 ; Rassir, 5 ; Ouffe, 3 ; Errik, 2.

Trophée des Raseteurs : Nabil Benafitou, 4 points. 

entrée : 2/3 d'arène. Organisateur : Régie municipale. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Allouani, Belgourari, I. Benafitou, Outarka. Gauchers : N. Benafitou, Errik, Rassir, Ouffe, Oleskevich. Tourneurs : Kerfouche, T. Garrido, Galibert, Daniel.

28/08/2014

SAINT-GENIES-DES-MOURGUES *AS*

Jeudi 28 août 2014

1h30 entracte comprise

Une course intense dans des arènes archi-combles

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Un des gros engagements d'Escamillo, ici sur Julien Ouffe

Entrée : plein. Organisateur : CT Le Trident. Président de course : Jacques Valentin. Raseteurs droitiers : Allouani, Belgourari, Chekade, Jourdan, Katif, Outarka, Ayme. Gauchers : Aliaga, Errik, Ouffe. Tourneurs : Galibert, Bensalah, Ull, Daniel, Kerfouche.

Six cocardiers en une petite heure, pas le temps de “bader aux corneilles”, les hommes étaient en piste pour lever les attributs. Ambiance un peu tendue parfois, pagaille à certains moments mais sans litige, les débats sont restés corrects. Si ce n’est le déséquilibre gauche (3 raseteurs, 1 tourneur) droite (7 raseteurs, 4 tourneurs), et le manque d’élégance voire de respect envers certains taureaux. Mais il y a parfois des minutes qui comptent double et si Mollières et Escamillo affichent leur gros caractère, Ventaureu, et Rex se battent énergiquement. 

Ventaureu (Guillierme).- Tient tête et se bat avec énergie, sans se laisser enfermer dans la petite piste où les 15 hommes sont au coude à coude. Quelques dangereuses accélérations et rentre à la 9e. 1 Carmen et retour.

Mollières (Cuillé).- Temporise dans la pagaille et garde des réserves pour les tête-à-tête où il se cabre sur Chekade, s’envoie après Belgourari, Allouani, bascule après Jourdan. Une grosse anticipation sur Chekade avec conclusion. 11’30 de bagarre. 5 Carmen et retour.

Cyrano (Laurent).- Il est toujours en mouvement et ça le dessert, on en vient vite à l’unique ficelle. Quelques jolies poursuites où il enchaîne (Carmen), se rebiffe et fonce dans le tas mais succombe en 4’45.

Escamillo (Raynaud).- Il monte au combat avec une grosse présence et coup de barrière violent sur Jourdan. Sans trop se fixer, il ne néglige aucune invite. Saute par surprise et revient en piste seul. La moutarde lui monte au nez et il affiche sa méchanceté, explosif après Errik, coup de colère sur Jourdan. S’octroie une pause mais bascule sur le raset de Ouffe après une belle poursuite. 12 minutes trépidantes. 4 Carmen et retour.

Rex (Janin).- Répond et raccompagne avec vigueur. Asticoté sans relâche, se cabre sur Belgourari, pointe après Chekade, Ayme. Rétorque violemment à Katif en s’envoyant dangereusement à la planche, conclut sur Allouani. Droite-gauche sans répit, il tient le rythme jusqu’à la 7e. 3 Carmen et retour.

Chouan (Lafon).- Les blancs ne le craignent pas et la pagaille regagne du terrain. Quelques longueurs avec Aliaga, coup de barrière sur Katif, mais il ne sait plus où donner de la tête, du coup se centre et capitule. 9 minutes éprouvantes.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Allouani, 33 points ; Chekade, 10 ; Belgourari, 7 ; Aliaga, Ouffe, 6 ; Outarka, 5 ; Katif, 4 ; Errik, 3

 

 

24/08/2014

EYRAGUES *AS*

Dimanche 24 août 2014

LA DIFFICULTÉ AVEC GREGAU....

 corne d'or

 Grégau (Gillet) anticipe le cite de Zico Katif

Entrée: Plein Organisateur: CT La Bourgine Présidence: P Pancin Droitiers: Ayme, Bruschet, (sort au 4ème), Katif, Mascarin, Rey, Villard Gauchers: N Bénafitou, Martin, Ouffe Tourneurs: Baccou, Garrido, Kerfouche, Sanchez, Ull.

Un seul petit point (l'élastique de (Cusco) sépare Katif (21) de Ayme (20) et la 37ème finale de la Corne d'Or s'annonce indécise. La course s'avère attractive. Pavoun termine bien la première partie et la seconde s'avère difficile avec Grégaù très dangereux qui malmène Bruschet tandis que Cusco, Orion et Courlis font dans le spectaculaire. Bruschet menait la course avant de sortir. Ayme et Katif se disputent la gagne suivis par Ouffe, Rey et Martin travailleurs. Mascarin et Villard sont moins impliqués mais apportent aussi leur concours.

Aux rubans, BUTOR (Félix) n'appuie pas ses poursuites. Aux ficelles, il en conclut quelques unes cornes clouées aux bois sans effectuer de coup d'éclat. Il rentre une ficelle (grâce à son coup de tête) avec Carmen. Taureau à réactions aléatoires, CALENDAU (St Pierre) est récalcitrant avec les gauchers. Il effectue des sauts agressifs après Mascarin (2), Rey, Katif et des actions après Bruschet (2) et Katif mais au gauche c'est non. Il rentre une ficelle entre actions puissantes, poursuites ou refus. 2 Carmen et rentrée. Bien placé, PAVOUN (Vinuesa) s'avantage surtout qu'il sort rapidement à la rencontre des hommes. Après six minutes intenses, il défend ses ficelles brillamment avec des poursuites serrées mais il les perd de façon peu orthodoxe à Ayme peu élégant sur le coup. Douze minutes trente brillantes ponctuées de 4 Carmen et retour.

Rapide, dès l'entame GREGAU (Gillet) surprend Bruschet pleine piste. Il le rattrape avant la barrière, le soulève, le malmène longuement pour heureusement plus de peur que de mal. Ses poursuites font frissonner. Concentré, coopératif, il est menaçant avec ses anticipations et ses cornes en avant. Excellent et dominateur, il rentre ses ficelles. 2 Carmen et rentrée. L'empereur CUSCO (Lagarde) est un cogneur qui tape souvent tête baissée faisant sauter nombre de planches jusqu'à sauter après Bénafitou. Son combat est valeureux et face aux hommes affûtés, il réalise 13 minutes agressives. 5 Carmen et retour. Moins de deux minutes et ORION (St Antoine) défend ses ficelles. Ses réponses sont franches parfois empreintes de percussion aux planches. Une bonne demi-douzaine dont une en bascule après Villard mais un peu moins de dix minutes suffisent. 2 Carmen et rentrée. Spectaculaire, COURLIS (Layalle) termine agréablement avec onze minutes trente agrémentées d'engagements puissants aux planches et des séries rythmées. 6 Carmen dont retour.

 corne d'or

 Anthony Ayme à la tête de Butor (Félix)

corne d'or

Grande action de Calendau (St Pierre) sur Romain Mascarin

corne d'or

 Pavou (Vinuesa) serre Jérome Martin

 corne d'or

Grégau (Gillet) termine après Julien Rey

corne d'or

Conclusion frappante de Cusco (Lagarde) sur Nabil Bénafitou

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Orion (St Antoine) se soulève après Benjamin Villard

 corne d'or

 Grande action de Courlis (Layalle) sur Zico Katif

Texte et photos Eric AUPHAN

Trophée des As : Ayme (18) Katif (16) Ouffe (9) Rey (8) Bruschet (7) Martin Mascarin (6) Villard (2).

Classement 37ème Corne d'Or : Katif (21) Ayme (20) Ouffe (13) Rey (10) Bruschet Martin (7) Mascarin (6) Villard (4).

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L'accrochage de Romain Bruschet rattrapé en pleine piste par Grégau de Gillet et malméné devant les barrières de longues secondes. Heureusement que des contusions et une grosse frayeur....

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21:08 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corne d'or

20/08/2014

LE CRES *AS*

 le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaise

Mardi 19 août 2014

La bonne et la mauvaise humeur

 A 7h du matin ce mardi, les membres du CT Joujou (photo ci-dessus) étaient déjà aux arènes pour remettre la piste en état après les orages de la nuit. Au terme de la fête, cette journée en est le point culminant avec la course aux As, 42e Trophée de la Garrigue. Le président Guy Vergnes, Gérard Batifort, président FFCC, et tous les bénévoles veillent au moindre détail.

Une fois réglés en coulisse le nombre des raseteurs entrants, l’après-midi débute à merveille dans la bonne humeur, avec deux cocardiers issus du Trophée des Jeunes pousses de l’AETCC LR de Rogé Andréo. Le N.932 de Pagès et N.953 du Grand Salan font le spectacle avec les élèves raseteurs de Vendargues et Baillargues. Place aux As, dont 9 des 12 meilleurs raseteurs se présentent à la capelado. D’entrée, le déséquilibre est flagrant (3 gauchers et 1 Tourneur face à 7 droitiers et 3 tourneurs). Le ton monte. Excessivement. Au 2e taureau, l’altercation éclate, les mauvais gestes avec. Le public reste coi. Le président de course durcit le ton. Résultat, le taureau passe au second plan, l’image envoyée est désastreuse, tout le monde est stressé. Heureusement la seconde partie est plus apaisée. Reste que si on peut comprendre que la compétition engendre une émulation, aucun règlement ne pourra jamais gérer le savoir - bien - vivre ensemble !

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

 

le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaiseLe 42e Trophée de la Garrigue
à Camerone et Auzolle
Katif meilleur animateur
 
► PHOTO Camerone de Paulin et Loïc Auzolle.
Le soleil est de retour, les gradins bien garnis, la pena de Sète met l'ambiance, après les deux taureaux emboulés, la capelado est lancée avec dix raseteurs et quatre tourneurs.
Zeus (Brestalou).- Les premiers attributs s'envolent dans le désordre. Le taureau navigue et se bat avec des accélérations et des coups de revers dont Chekade sera la victime (pointe sous le bras). Pagaille à la 1re ficelle ouverte, levée à la 5'30, repagaille à la 2e pour 8 minutes. 3 Carmen et retour. Le ton est donné, c'est pas le jour de l'élégance.
Galipan (Lautier).- Quand il se place, il gère dans un petit périmètre les assauts désordonnés. Les tourneurs se disputent le taureau, panique à bord, et altercation. Le président a du mal à contenir les troupes. Le public s'interroge. C'est la foire d'empoigne. Du coup, Galipan garde ses premiers attributs 7 minutes. Les ficelles ne sont pas outrageusement travaillées, quelques séries. Galipan ne force pas et réduit sa charge. Rentre ses ficelles.
le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaisePHOTO
Camerone avec I. Benafitou
Camerone
(Paulin).- Il a du peps et tape d'entrée deux fois. Navigue mais s'engage violemment aux planches (Belgourari). Aux ficelles, se place, et offre une série brûlante où il se démultiplie aux barrières dans quatre assauts puissants et quelques cabrages. Auzolle ne se laisse pas gagner par l'ambiance délétère, travaille, et s'approprie les deux ficelles. Le cocardier fait une très belle course, dommage que la mauvaise humeur et les vociférations gachent l'ambiance. 8 minutes pour autant de Carmen et retour.
le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaiseAu retour des vestiaires, les hommes semblent calmés.
PHOTO Brutus et Belgourari
Brutus (Lautier) promène, le long des planches. Et s'il manque de conviction à gauche, il se chauffe sur les droitiers, notamment Auzolle. Puis les rasets s'espacent, droite-gauche, Brutus appuie sur Auzolle, mais c'est mou de part et d'autre. Rentre une ficelle. 4 Carmen et retour.
le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaisePHOTO Nanou et Katif
Nanou
(Saliérène).- Vif et remuant à sa sortie, il se livre dans des séries rythmées. Appuie un peu plus sur les droitiers pour quelques accélérations et poursuites serrées (Katif). Se place, mais les blancs sonnent le gong à la 7e avec les deux ficelles pour Chekade. 1 Carmen et retour.
Pougaou (Les Baumelles).- Il va vite, s'engage aux planches (Katif) et tient le tempo dans les séries pour de belles longueurs (Aliaga, Chekade) et des assauts aux planches (Katif, Auzolle). A nouveau c'est la pagaille.
Les mauvaises manières sont de retour. Pougaou s'incline à 9'30. 5 Carmen et retour.
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▼ Ecoles de raseteurs de Vendargues et Baillargues Agglo
avec les emboulés de Pagès et Le Grand Salan
le crès,42e trophée de la garrigue,trophée des as,course camarguaise

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Entrée : 2/3 d'arène. Org : CT Joujou. Président : Thierry Tosas. Raseteurs droitiers : Allouani, Chekade, Auzolle, Belgourari, Katif, I. Benafitou. Gauchers : Errik, Aliaga, Ouffe, Favier (se blesse au 6e en retombant en contre-piste). Tourneurs : Ull, Kerfouche, Garcia, Bensalah.
Trophée des As : Auzolle, 22 points ; Chekade, 14 ; Allouani, 11 ; Katif, 9 ; Belgourari, I. Benafitou, 4 ; Favier, 3 ; Aliaga, 2.
 

17/08/2014

VAUVERT *AS*

Dimanche 17 août 2014 - 6e Camargue Médical

BRUSCHET, BELGOURARI ET SYLVERADO POUR LES PRIX

Entrée : 1/2 arène. Org. : Service des festivités. Président : Claude Chevalier. Raseteurs droitiers : Belgourari, Bruschet, Faure,Rey, Sanchis. Gauchers : Allam, Errik, Favier. Tourneurs : Galibert, Cuallado, Estevan, Khaled, T. Garrido.

Un petit rythme pour ce 6e Trophée Camargue Médical avec des raseteurs manquant d’influx au terme de cette quinzaine de courses presque non-stop. Se détachent Bruschet, Belgourari, Favier et Faure qui revient petit à petit. Côté taureaux, après Loubard, bon premier, Sylverado assure sa partie cocardière, le jeune Serpatié s’en tire bien et Mimosa pour quelques salves d’honneur.

Loubard (Cuillé).- Se déplace le long des planches ne négligeant aucune invite et jetant les cornes à la rencontre des crochets. Grosse enfermée sur Errik qui traverse la piste dans le berceau des cornes. Ça rend les hommes encore plus précautionneux. Belles sorties sur Belgourari (2 fois), de bonnes séries et rentre ses deux ficelles. 4 Carmen et retour.

Pelican (Nicollin).- De bonne volonté, remuant, Bruschet se fait surprendre pleine piste et le trajet est long jusqu’aux barrières. Pélican navigue, fuse quelques fois, petite anticipation sur Favier (Carmen). Le ton monte à la 1re ficelle ouverte mais ce n’est qu’un feu de paille, l’autre rentre. 

Baroudeur (Martini).- Cul aux planches, il attend, le public aussi. Quelques passes droite-gauche déclenchées par Belgourari et Bruschet. Les minutes s’égrènent et Baroudeur fait sa mauvaise tête. Mais d’un coup, il emboîte Bruschet qui, sans se dégonfler, traverse la piste main au frontal (Carmen). Bien Lucas Faure qui le défie au plus près et prend la cocarde en récompense à 13’30 et à Favier le 1er gland. Ce sera tout.

vauvert,trophée camargue médical,courses camarguaisesPHOTO Sylverado avec Mehdi Belgourari
Sylverado
(Saint-Gabriel).- Avec une belle présence, raccompagne fermement, ses deux poignards à l’affût. Des poursuites serrées, et de méchantes conclusions, sans rien laisser en suspens. Se décale parfois des planches, mais ne se laisse jamais enfermer. Sa riposte sur Belgourari est superbe pour la 1re ficelle (13’30). L’autre rentre au terme d’une bonne course cocardière. 9 Carmen et retour.

vauvert,trophée camargue médical,courses camarguaisesPHOTO Serpatié pour un bel engagement sur Romain Bruschet
Serpatié
(Blanc-Espelly). Au début il a du mal à trouver la bonne place mais se montre convaincant dans les échanges qu’il conclut en sautant après le raseteur. Quelques erreurs d’inattention (6 ans), mais quand il a du champ il y va de bon cœur pour de jolis échanges. Garde une ficelle. 4 Carmen et retour.

Mimosa (Layalle).- Il attaque avec beaucoup de vivacité et de volonté dans les enchaînements. Un peu brouillon mais il s’engage fort dans de belles conclusions bien frappées sur Belgourari (2 fois), Rey. 8 minutes, 3 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS LAURENT SONZOGNI

Trophée des As : Belgourari, 17 points ; Bruschet, 13 ; Favier, 10 ; Errik, 6 ; Sanchis, 6 ; Faure, 5 ; Allam, 3.

LES PRIX

6e Trophée Camargue Médical : meilleur raseteur aux points, Romain Bruschet. Meilleur animateur, Mehdi Belgourari. Meilleur cocardier de la finale, Sylverado de Saint-Gabriel.

Meilleur taureau de la saison : Garlan des Baumelles.

Meilleur cocardier des deux courses à l’Avenir : Petrus de la manade Occitane.

Meilleur vache cocardière : Noëlle de Blatière-Bessac.

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15/08/2014

LE GRAU-DU-ROI *AS*

Vendredi 15 août 2014 - 5e Grand Rendez-Vous du Trophée Taurin - 30 ans de "15 août" au Grau

Greco la bombe et maître Garlan

Hier. Entrée : archi-plein, arènes fermées. Organisateur : régie taurine. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Belgourari, Ilias Benafitou, Bruschet, Katif, Chekade. Raseteurs gauchers : Errik, Ouffe, Rassir. Tourneurs : Garcia, Kerfouche, Ull, Galibert, Daniel.

Quand rentrent les raseteurs sur l’air de Bizet poussé au paroxysme, dans les arènes bondées, les spectateurs sont chauds bouillants après une heure de spectacle haut en couleurs sudistes. Et effectivement, après les minutes très cocardières et satisfaisantes d’Horacio, Greco enflamme le public par un feu d’artifice avant l’heure, de superbes actions aux planches. Garlan (4e) lui, donne sa leçon magistrale en maître cocardier. Mais Garlaban, Icare et Ajax n’apporteront pas le final spectaculaire attendu. Avec un déséquilibre flagrant à gauche (3 raseteurs pour 7 droitiers), difficile d’avoir une équité en piste, cela a desservi l’ensemble.

Lignac (La Galère).- Il est vif et vaillant mais se laisse prendre dans le tourbillon blanc. Pas assez sélectif et costaud pour cette première place, malgré quelques rébellions frappantes. 9 minutes. 2 Carmen et retour.

Horacio (Cuillé).- Choisit ses 20 mètres de longueur de planches où il revient toujours. Il renvoie les premières passes avec furia. Ripostes vives jusqu’au ras des planches. Bruschet dans les cornes pour les premiers frissons du public. Idem pour Rassir et Belgourari. Temporise parfois, mais on garde ses superbes et dangereuses sorties en force. Conserve une ficelle. 2 Carmen et retour.

Greco (Saint-Antoine).- Premier impact, il passe à travers les planches après Chekade. Des coups de barrière d’une violence inouïe en rafales. Il bombarde une bonne dizaine de fois. Katif déséquilibré dans l’action, chute lourdement. 7 minutes folles rythmées par les Carmen, énormes et étincelantes. Jusqu’à se blesser et regagner prématurément le toril. Rentre ses ficelles. 11 minutes en tout, avec les honneurs.

Garlan (Les Baumelles).- Chacun dans son camp, à droite, à gauche, et Garlan au milieu. Et pas trop près les tourneurs s’il vous plaît ! Un peu de mouvement aux pompons, puis placé, attentif à tout mouvement, il faut le défier au plus près. Rassir passe juste. Katif, serré de près comme Ilias Benafitou. Belgourari traverse la piste sous les cris du public. Et Chekade fait l’affaire du jour avec la première ficelle à 3 000 € en poche. L’autre rentre. 3 Carmen et retour.

Garlaban (Ricard).- Court partout, passe d’un raset à l’autre, lâche en cours de route, s’évade. Bref, n’a pas la tête au travail. Sinon sur 2 cites d’Auzolle après qui il s’envoie. Et un coup de barrière sur Ilias Benafitou. Blessé à la patte avant gauche, il réintègre à la 9e.

Icare (Paulin).- Moins percutant qu’à son habitude et pas raseté dans le bon sens au début, il riposte quand même violemment sur Errik et Rassir. Puis Belgourari et Errik. Errik encore insiste, pleine piste, pour 2 conclusions abouties. Puis Icare temporise. Les ficelles rentrent. 4 Carmen.

Ajax (L’Occitane).- Hors points. Arpente la piste, agresse les spectateurs en contre-piste, s’exprime méchamment en tapant après Auzolle, Allouani (2 Carmen). Mais les hommes en prennent la mesure et Ajax se plie aux enchaînements. Un dernier impact avec Bruschet et rentre à la 8e.

MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Belgourari, 16,5 points ; Allouani, 12 ; Auzolle, 12 ; Bruschet, 12 ; Chekade, 12 ; Errik, 10,5 ; Ilias Benafitou, 3 ; Ouffe, 3 ; Rassir, 3 ; Katif, 1,5.

 

11/08/2014

PEROLS *AS*

Dimanche 10 août 2014

Mehdi Belgourari lève la Ficelle d'Argent

Le decorum est soigné avec Ana et Renaud Vinuesa pour un hommage à Jacques Rech, les Arlésiennes et Régine Pascal. Mais en piste, c'est électrique. Les blancs n'ont jamais travaillé dans l'entente ni dans le bon tempo. Belgourari remporte la Ficelle d'Argent (sur les deux courses). Chekade score. Les cocardiers eux ont quelquefois semblé un peu mous. Erasme tire son épingle du jeu et remporte le prix. Reste que l'aficion perolienne est bien là avec ce public prêt à vibrer. Et ça c'est la vraie récompense au terme de neuf jours de fête.

Il attend les blancs cul aux planches et il faut vraiment le rentrer pour qu'il coopère. De jolies sorties sur Favier, I. Benafitou et Chekade. Un premier austère qui garde ses ficelles.

Lou Barri (La Galère).- Lui se livre d'entrée de bon coeur et promène les hommes. Se place aux ficelles pour une paire de belles longueurs. Ficelle ouverte c'est la ruée. Les séries se musclent. Chekade passe à gauche et la lève. Lou Barri tire la langue mais se décuple dans la bourre avec quelques enfermées. Les blancs et le noir temporisent sur la fin. Une ficele rentre. 5 Carmen et retour.

Platon (Nicollin).- Avec beaucoup d'énergie, sans refus, se donne aux hommes comme cette poussée sur Chekade (Carmen). Pour cinq minutes trente de sincérité.

Estepous (Guillierme).- Met trop de temps à trouver la bonne place d'autant qu'en face ça part dans tous les sens. A la 4e, la 1re ficelle est levée. Deux belles allonges sur Aliaga et Chekade (Carmen), une série et la 2e part à 5'30.

Erasme (Cuillé).- Sort avec l'envie d'en découdre et se cabre en finition. Il ne tient pas en place et les premiers attributs filent sur ses déplacements. Aux ficelles, posé, il sort en force après Errik, Belgourari, Chekade. Il a de bons arguments qualitatifs, une légère anticipation et une bonne présence jusqu'aux planches comme ces coups de barrière sur Belgourari, Errik ou Chekade. Les primes montent mais il conserve sa 2e ficelle. 3 Carmen et retour.

Chico (Lautier).- Balade les hommes qu'il poursuit jusqu'aux planches. Belles longueurs avec Bruschet et I. Benafitou. Chekade se fait surprendre par sa réactioni et doit traverser la piste, gros tampons sur Favier, Aliaga, Fvier. Alternant les bonnes ripostes et quelques moments de retenue, Chico garde une ficelle. 8 Carmen et retour.

Saint-Rémois (Fabre-Mailhan, hp).- Toujours aussi jusqu'au-boutiste, il envoie un gros pétard sur Errik, tape sur tout ce qui bouge, puissants impacts sur Favier, Belgourari... Casse les planches, tape sur les piliers... et se blesse. Rentre à la 8e avec ses ficelles. 3 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA

Entrée : 2/3 d'arène. Org. Régie municipale. Président : Joris Alvarez. Raseteurs droitiers : Belgourari, I. Benafitou, Bruschet, Chekade. Gauchers : Aliaga, Errik, Favier. Tourneurs : Galibert, Cuallado, Khaled, F. Garrido, T. Garrido.

Trophée des As : Chekade, 30 points ; Errik, 14 ; Belgourari, 12 ; Aliaga, 4 ; Bruschet, 3.

PRIX - Ficelle d'Argent : 1. Belgourari, 2. I. Benafitou, 3. Bruschet.
Meilleur cocardier : Erasme de Cuillé.

Meilleur cocardier de la Ficelle d'Avenir : Orion de Saint-Antoine, course du jeudi 7.

04/08/2014

CHATEAURENARD *AS*

Dimanche 03 Août 2014

ÉPOUSTOUFLANT AMINE CHEKADE

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Amine Chekade omniprésent
ici avec l'explosif Poupier (Saumade)

 Entrée: ¼ Organisateur: TAC Présidence: P Gibert Droitiers: Auzolle, Chekade, Fougère, Rey (sort au 3ème). Gauchers: Favier (sort au 7ème), Four, Martin (sort au 1er), Zbiri. Tourneurs: Abbal, Bensalah Cuallado, Fouque, C Garcia.

On peut dire que cette dernière journée avant la finale des maraîchers a été animée. Tastaïre jette un froid en infligeant un coup de corne à Martin mais par la suite même si l'équipe se réduit les blancs n'ont pas douté. Chekade à fait preuve d'une omniprésence salvatrice et d'une efficacité remarquable. Avec lui, Auzolle plus à l'aise en seconde partie (surtout avec Apollon), Favier et Four travaillent tandis que Zbiri ne se décourage pas et lève la cocarde de Sparagus cocardier vedette du jour et un gland à Apollon. La seconde partie s'avère spectaculaire avec Pourpier, Absolut et Apollon. Avant la course une minute de silence salue la mémoire de Jean Clément membre fondateur de l'Union Taurine et Hubert Yonnet.

Décidé, TASTAÏRE (Caillan) s'engage avec vigueur. Ses longues cornes sont à l'affût et à la sixième, il rattrape Martin à la barrière et lui inflige un coup de corne au ventre avant qu'il ne retombe en contre piste. La course reprend quarante cinq minutes plus tard. Le bioù revient déterminé et sert des poursuites haletantes à Chekade son principal adversaire. Une ficelle au toril en musique jouée quatre fois. Avec, PIRATE (Lou Pantaï), les flibustiers blanc partent à l'abordage. L'étendard noir se livre mais ne termine pas toujours ses poursuites. Aux ficelles, il vient avec vigueur et réussit à sauver la seconde. 2 Carmen et rentrée. Surpris aux rubans en une minute trente, le distrait PHOEBUS (Lautier) se reprend admirablement avec des poursuites rapides et dangereuses cornes pointées face au festival Amine Chekade. Il aurait supporté plus de pression et en combattant sérieux, conserve une ficelle. Un Carmen et retour.

Rapide, SPARAGUS (Janin) impose par son placement cocardier. Maxime se lance et l'enfermée se conclut en fanfare puis sur le suivant il l'oblige à rompre. Les rasets sont calculés surtout avec les gauchers car c'est le côté où il est le plus incisif. Il défend ses ficelles à la dixième et reste maître de la piste. 2 Carmen et retour. Méchant, POURPIER (Saumade) assure une partition spectaculaire avec des coups de butoir, des envolées ou des bris de planches. Une douzaine d'actions qui mettent de l'animation sur les gradins. Conserve ses ficelles avec huit Carmen et rentrée. Début tonitruant pour ABSOLUT (Ricard) qui s'envole au mur avec Bensalah sur la sonnerie puis enclenche une demi douzaine de sauts ou coups de barrière. Il tient les tourneurs au large, assure une série et impose aux raseteurs de se protéger après avoir passé la tête. Lui aussi ramène ses ficelles. 5 Carmen et retour. Puissant, APOLLON (Bon) décolle sur la sonnerie et percute à blanc Favier sur le burladéro. Maxime doit sortir touché à la cheville. Lui aussi barricadier franchit les bois allègrement et fait le large en piste. Il trouve en Auzole le partenaire idéal pour terminer par douze minutes trente spectaculaires avec 3 Carmen et rentrée.

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 Tastaïre (Caillan) dangereux
à la poursuite de Maxime Favier
 

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Pirate (Lou Pantaï)
à l'abordage sur Maxime Favier

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Amine Chekade efficace
à la tête de Phoebus (Lautier)

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Sparagus (Janin) dangereux
à la barrière sur Maxime Favier

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 Pourpier (Saumade) s'engage
fort après Amine Chekade

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Encore Amine Chekade poursuivi aux planches
par Absolut (Ricard)

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Apollon bondissant après Loïc Auzolle

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La blessure de Jérôme Martin
par Tastaïre (Manade Caillan)

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Texte et photos Eric AUPHAN

Trophée des As: Chekade (33) Auzolle (7) Favier (6) Four (3) Martin (1).

Après la course, les nouvelles de Jérôme Martin étaient satisfaisantes. La corne qui est rentrée dans le ventre sur 5 cms n'a touché aucun organe vital. Bon rétablissement à Jérôme qui doit en principe rester en observation deux jours au CHU Avignon.

03/08/2014

PEROLS *AS* Première journée de la Ficelle d'Argent

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Dimanche 3 août 2014

Escamillo pour le meilleur

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Escamillo sur Ilias Benafitou

Hier. Entrée : 1/2 arène. Org. : Régie municipale. Président : Joris Alavarez. Raseteurs droitiers : Belgourari, I. Benafitou, Bruschet, Jourdan. Gauchers : Lafare, N. Benafitou, A. Benafitou, Rassir, Clarion. Tourneurs : Galibert, Savajano, F. Garrido, Beker, Joseph. Faits marquants : A. Benafitou, sort au 1er, Lafare au 2e, Rassir au 3e, Bruschet au 5e.

pérols,1re journée de la ficelle d'argent,escamillo de raynaud,course camarguaiseUn joli numéro de dressage par Batiste, les groupes folkloriques Lou Vesti d’Aqui et Baroncelli pour la note folklorique, et ce Carmen chanté qui accueille les raseteurs et met les spectateurs en condition favorable... La 1re journée de la Ficelle d’Argent était lancée. Malheureusement, quatre raseteurs sortent en cours de route, et le tempo s’en trouve trop allégé. Même si I. Benafitou, Jourdan, Clarion et Belgourari font de leur mieux. Côté noir, c’est Escamillo qui tire son épingle du jeu.

Vison (Cuillé).- Promène mais appuie sur le champignon plusieurs fois. Le beau cite d’Ilias trouve une réponse frappante. Les primes aux ficelles montent mais décidément les déplacements de Vison n’inspirent pas les hommes et même quand il se place... Rentre ses ficelles.

Marcia (Fabre-Mailhan).- Direct, il trouve les bons repères pour quelques ripostes soignées. Une force tranquille qui quand le tempo monte, conclut de belle manière (Rassir, Clarion, I. Benafitou) mais qui sait aussi tempérer et s’aider d’un coup de revers. Les ficelles aux Bernacles, 2 Carmen et retour.

Desbana (Lautier).- S’évade à de nombreuses reprises et ne s’intéresse pas aux rasets. Clarion lui soutire trois passes dont deux conclues, plus une belle finition sur Belgourari avec bascule. Ficelles au toril.

pérols,1re journée de la ficelle d'argent,escamillo de raynaud,course camarguaisePHOTO Anticipation d'Escamillo sur Belgourari
Escamillo
(Raynaud).- Souvent un peu décollé, c’est avec force et méchanceté qu’il riposte. Frappe après Ilias Benafitou et démonte une longueur entière de contre-piste. Les primes aux ficelles montent pour inciter les hommes. Là Escamillo donne le meilleur avec des coups de barrière puissants (5). Garde ses ficelles après cinq dernières minutes intenses soutenues avec énergie par le président de course. 5 Carmen et retour.

Fétiche (Le Joncas). - Premières séries à fond, il tient pied partout. Mais le rythme est trop lent pour qu’il sorte le grand jeu. Quelques belles séries, deux enfermées une conclusion et rentre sa 2e ficelle. 5 Carmen et retour.

Césarion (Blatière-Bessac).- Au petit trot, il fait le job, tranquille. Pas vraiment sollicité, les minutes défilent lentement. Mais quant ça s’anime, Césarion répond bien présent. De belles conclusions (Belgourari 4 fois, Jourdan, N. Benafitou) et Victor lève la 1re ficelle au terme. 4 Carmen et retour.

pérols,1re journée de la ficelle d'argent,escamillo de raynaud,course camarguaisePHOTO Tyrosse en action sur Nabil Benafitou
Ils ne sont plus que 4 pour Tyrosse (La Galère, hp).- Le cocardier montre du jus, fait courir les blancs, se place, tape sur Jourdan (2), passe le mourre sur Belgourari et bascule après N. Benafitou. Rentre ses glands. Musique.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

Trophée des As : Belgourari, 13 ; I. Benafitou, 6 ; Rassir, 2 ; Bruschet, 1.

Trophée des Raseteurs : Jourdan, 38 ; Clarion, 8 ; N. Benafitou, 6. 

AUX ARENES, MARDI - 16 h 30, gratuit, taureaux jeunes, 1re journée de la ficelle d’Avenir. 21 h 30, Nuit des gardians, 7 €.

29/07/2014

BEAUCAIRE *AS*

Lundi 28 juillet 2014 - 86e Finale de la Palme d'Or

Insipide !

Sans éclat, si ce n'est celui de la capelado de Patrice Blanc. Sans esprit, sans panache, sans... Les cocardiers ont arbitré ternement le duel Auzolle - Chekade à la conquête de la 86e Palme d'Or. Les taureaux n'ont pas brillé, les hommes n'ont plus. L'ordre de sortie (après la défection d'Aramis prévu 7e hors points) pose question. Chekade part avec un handicap de 8 points sur Auzolle, à l'entracte la différence n'est plus que d'un. Loïc fera la différence en 2e partie. Allouani (pas invité) vient s'insérer dans le jeu. L'expérience de Daudet (2e) et la bonne prestation de Brutus (3e) permettent de passer correctement la première partie. La seconde est inintéressante, le travail brouillon et par à coups,  et les taureaux... Reste que Loic fait l'effort et peut lever le trophée pour la seconde fois consécutive.

Colvert (Chauvet).- Pas de temps mort, c'est la ruée dont Colvert se sauve par quelques fusées dans le paquet et impact aux planches. Une blessure (profonde entaille) au-dessus de l'oeil envenime les débats (Apparemment pas un coup de crochet mais plutôt un coup aux bois). Après les cinq premières minutes intenses, les blancs temporisent, Colvert se montre dangereux sur Favier, joli raset de Katif. rentre ses ficelles.

Daudet (Fabre-Mailhan).- Utilise tout le pourtour, prend une rafale au toril avant que la moutarde ne lui monte au nez après Chekade. ça lui tombe dessus mais il tient pied partout. Fait parler l'expérience, change de terrain. En tête-à-tête, il prend le dessus en jouant des cornes. Les hommes abandonnent et les ficelles rentrent.

Brutus (Lautier).- La bataille Auzolle-Chekade fait rage et Brutus entre dans le combat. Bien positionné, Brutus fait le job, et repousse les assauts. S'engage fort après Allouani, puis sur un long raset de Katif. Au toril, il laisse passer l'orage mais explose après Katif. Au prix d'un "soleil" en contre-piste, Allouani lève la première ficelle à la 13e, Brutus rentre l'autre après un bon quart d'heure où son expérience fait la différence. 6 Carmen et retour.

Sultan (Nicollin).- En mouvement, le beau cocardier offre son frontal avec vivacité mais en se laissant manoeuvrer. Des accélérations puis le vide en attendant que l'un des blancs gratte les premiers tours de ficelle. Droite-gauche, Sultan s'exécute, une belle enfermée sur Favier et Rey lève la première ficelle à 13'30. La 2e rentre, 2 Carmen et retour.

Matute (Saint-Antoine).- Supporte la pression en se déplaçant mais au bout de trois minutes, les blancs attaquent la 2e ficelle. Quelques actions poussées, puis stoïque laisse filer. Pagaille à la 2e ficelle ouverte, et Favier abrège à la 9e.

Nicolas (Janin).- Sa vitesse d'exécution fait illusion quelques minutes, grosse poursuite sur Chekade. Mais dès la 2e minute, on passe à la 2e ficelle. Sans se fixer, parfois centriste, Nicolas n'inspire guère les blancs. Auzolle avec la cocarde et le 1er gland est largement en tête et Loic parachève sa victoire avec la ficelle. 11 minutes.

Litec (Cuillé).- Hors points pour le Trophée Taurin mais compte pour la Palme. Litec se livre lourdement jusqu'aux planches, le travail est trop hâché, c'est monotone et sans éclat.

MARTINE ALIAGA

A la capelado, une minute de silence est observée à la mémoire de Hubert Yonnet, décédé.

L'entrée en matière orchestrée par Patrice Blanc rend hommage aux 70 ans de la manade Laurent (Patrick et Henri Laurent en piste accompagnés par la Reine d'Arles Mandy Graillon). La pena La Gardounenque, un carrousel de gardians, une magnifique et colorée farandole de très nombreuses Arlésiennes.

Entrée : 2/3 d'arène. Org. Régie taurine. Président : Raymond Arnaud. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Rey, Auzolle, Chekade, Ayme, Sanchis. Gauchers : Poujol, Four, Allam, Errik, Favier. Tourneurs : Garcia, Bensalah, Cuallado, Fouque, Sanchez.

Trophée des As : Auzolle, 16 points ; chekade, 13 ; Allouani, 12 ; Rey, 6 ; Four, 4 ; Katif, 4 ; Favier, 4 ; Ayme, 2 ; Poujol, 2.

Palme d'Or : Loïc Auzolle, 58 points ; 2e, Chekade, 45 ; 3e, Rey, 31. Meilleur cocardier des trois courses : Greco de Saint-Antoine (course du 13 juillet).

Palme d'Argent : course du dimanche 20 juillet en matinée. 1er Jamal Bouhargane. Meilleurs cocardiers : Ubaye de Paulin et Bechet de Saumade.

SOMMIERES *AS*

Dimanche 27 juillet 2014

Tout ce qu'on aime !

Les afeciouna avaient un peu perdu le moral ces derniers temps, notamment ceux qui suivent le parcours du Trophée des As. Mais dimanche, ils sont repartis des arènes de Sommières, gonflés à bloc, rassasiés d'émotion. Des taureaux combatifs, des raseteurs décidés, et la fe ravivée embrase les arènes. Garlan, en maître, Bruschet, Favier, Outarka transcendés... pour le pic émotif mais aussi Pégoulié et surtout Toscan dans un ensemble de valeur où Allouani contribue également à la réussite.

Sisley (Blatière-Bessac).- Distrait, brouillon mais aussi concluant (Allouani, Poujol, Errik). Gare à la faute car, dans ses cas-là, il est impitoyable. 12'30.

Amarillo (Ribaud).- Ce jeune combattant, 7 ans, alterne les moments de retenue mais aussi les actions où il se livre en profitant la corne en conclusion. Une jolie enfermée sur Katif (Carmen).  Une ficelle à la maison.

Pégoulié (Blanc).- Cueilli sur se déplacements, les rubans volent en 1'20.  Bien placé par la suite, le raset de Katif trouve une finition frappante, les rasets courts d'Outarka des ripostes explosives. Plutôt droitier en ce jour sur les beaux cites de Bruschet, Belgourari, et très sollicité, le cocardier subit des rafales parfois désordonnées mais se bat de belle manière. 12'30 de qualité.

Garlan (Les Baumelles).- Sort sous les applaudissements. C'est sûr, les afeciouna se sont déplacés pour lui. Cul aux planches, il connaît sa partition sur le bout des cornes. Le premier raset de Favier dans les cornes est impressionnant. Garlan a du pétard et le fait savoir d'entrée. Pour Bruschet, ça passe mais au millimètre. Les ripostes sont puissantes, le placement impeccable, son espace strictement délimité. Favier à un poil de l'accrochage, Bruschet dans le berceau, Outarka à la limite. Le danger est bien là. Outarka s'engage, Garlan le presse, le déséquilibre, Lahcène se jette à terre... Sur les gradins, l'émotion est totale. Et les applaudissements d'accompagner la course du taureau... Impressionnant! Chaque poursuite est intense, dangereuse, les spectateurs tremblent et se régalent, le dernier raset sur Favier fait chavirer le chaudron. L'ovation éclate et raccompagne le cocardier et ses ficelles (dont la première montée à plus de 1600€). 7 Carmen et retour. 

Platon (Nicollin).- La fougue ne diminue pas. Outarka, Favier, Bruschet à l'attaque, Platon se fait chiper ses pompons sur ses déplacements. Aux ficelles, il se pose mais le travail continue. Le taureau fait front, se chauffe et conclut (Bruschet, Poujol, Belgourari). Platon joue ses atouts de bravoure et d'assiduité. Rentre ses ficelles. 4 Carmen et retour.

Toscan (Chauvet).- Dans la pagaille, les hommes jouent avec le feu et ces cornes qui menacent au ras des planches. Une fois placé, les séries rythmées s'enchaînent ainsi que les coups aux planches. Bruschet régale main au frontal, le public accompagne les efforts. Toscan se sort de l'emprise et repart au combat avec un moral et une générosité qui forcent le respect. Prestation brillante, 13 Carmen et retour.

Gasto Boï (Guillierme, hors points).- Toujours bon moral, il enchaîne les séries et les coups de barrière jusqu'à briser les bois après Belgourari. Un joli bouquet final salué par 7 Carmen ainsi qu'au retour.

MARTINE ALIAGA

Entrée : archi plein. Organisateur : CT Lou Carmen. Président : Moucadel. Raseteurs droitiers : Allouani, Katif, Belgourari, Bruschet, Outarka. Gauchers : Poujol, Favier, Errik. Tourneurs : Estève, Daniel, F. Garrido, Cuallado, T. Garrido.

Trophée des As : Allouani, 22 points ; Errik, 18 ; Bruschet, 9 ; Belgourari, 9 ; Outarka,  4 ; Katif, 4 ; Favier, 4.

25/07/2014

BEAUCAIRE *AS*

Jeudi 24 juillet 2014 - 2e journée de la Palme d'Or

Vincent porte-drapeau de la race  baroncellienne

Cuillé, Laurent, Rouquette, Aubanel-Baroncelli... La 2e journée de la Palme d'Or hisse les couleurs de la race baroncellienne, et le cocardier du Marquis, Vincent (2e), en est le porte-drapeau. Apparicio (3e) confirme ses qualités dans cette piste difficile pour les taureaux. Les hommes, motivés, se laissent impressionner par Mignon (4e) et Cassius (6e) est définitivement inclassable.

Les raseteurs se disputent la Palme, Auzolle et Chekade surtout (1er et 2e), mais Ayme, Four et Favier défendent leurs chances. Rey (3e) en embuscade.

Loubard (Cuillé).- Une rafale le cueille à sa sortie. Mais avec un bon placement et des coups de tête  dissuasifs à la rencontre, le Cuillé défend âprement ses ficelles que Chekade s'octroie dans des tête-à-tête très serrés. 13 minutes d'un bon premier. 1 Carmen et retour.

Vincent (Aubanel-Baroncelli).- Fait du large à grandes foulées le long des planches. Raccompagne avec vigueur au ras des barricades. C'est chaud à plusieurs reprises pour Chekade. Le cocardier a beaucoup de jus et tient tête aux blancs dont les esprits s'échauffent jusqu'à la remontrance du président de course. Côté toril, Vincent se bat dans un petit périmètre, plus tranchant avec les droitiers. Beaux cites de Chekade de très près. Au terme, Vincent, éprouvé mais vainqueur, garde une ficelle. 3 Carmen et retour.

Apparicio (Rouquette).- Généreux dans ses ripostes, Apparicio profite de l'espace pour se donner de l'air. Il sait aussi prendre les bonnes positions d'où il sort avec beaucoup de "pétard". Chekade sur une belle longueur, anticipation pleine piste de Sanchis pour une arrivée émotionnante en fanfare aux planches. 12 minutes convaincantes pour ce jeune  élément de 7 ans. 3 Carmen et retour.

Mignon (Cuillé).- Fier, Mignon impressionne. D'entrée écarte les attaques et montre du caractère. Cul aux planches, il toise les blancs qui hésitent. Les rasets sont calculés, sort en force après Chekade. Un raset et repart se placer, il roule les mécaniques... Se laisse prendre devant le toril dans une paire de série, une jolie sortie sur Favier. Et sur la 2e ficelle ouverte, quand la pagaille se déclenche, les hommes ont le dessus. 13 minutes. 2 Carmen et retour.

Modiano (Cuillé).- Comment raseter dans les règles un taureau qui ne s'arrête pas ? Les blancs font comme ils peuvent, c'est pas élégant mais... Brouillon, Modiano se livre avec quelques éclats aux planches. Mais poursuit ses itinérances et les hommes leurs rasets de raccro. U n joli coup de barrière sur Chekade et 7 minutes suffisent.

Cassius (Laurent).-Fier comme Artaban, Cassius promène, saute, revient, surveille la contre-piste, nettoie les bouteilles et les serviettes sur le rebord... Curieux de tout... bref, il n'en fait qu'à sa tête. Avec lui tout peut se passer... ou pas. Prend un raset dont la fin ne l'intéresse pas mais s'engage violemment après Favier qu'il essaie méchamment de déloger des tubes. S'envoie dans l'élan après Auzolle, Four, Errik. Tape après Favier, Errik... S'évade et se trouve bien en contre-piste, manque sauter sur son gardian... Mais garde ses ficelles après une belle série devant le toril. 4 Carmen et retour. Un cocardier inclassable... Les raseteurs s'en méfient, les spectateurs en contre-piste ne sont jamais à l'abri, le public est partagé, pour ou contre, Cassius fait parler... Tiens, tiens ça vous rappelle pas un autre taureau de Laurent ?

MARTINE ALIAGA

Entrée : 1/2 arène. Organisateur : régie municipale. Président : Raymond Arnaud. Raseteurs droitiers : Auzolle, Ayme, Chekade, Katif, Rey, Sanchis. Gauchers : Allam, Errik, Favier,  Four, Poujol. Tourneurs : Cuallado, Sanchez, Bensalah, Fouque, Garcia.

Trophée des As : Chekade, 20 points ; Ayme, 15 ; Auzolle, 12 ; Favier, 8 ; Four, 8 ; Rey, 7 ; Errik, 3 ; Allam, 1.

Palme d'Or : Auzolle, 40 ; Chekade, 32 ; Rey, 25 ; Ayme, 20 ; Favier 16 ; Four, 12.