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09/08/2010

LA GAZE DE SOMMIERES

Samedi 7 août 2010

ÇA GAZE DANS LE VIDOURLE !

Reportage photos de Christian ITIER

▼ LES JUMENTS

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GAZE DES TAUREAUX
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08/08/2010

SOMMIERES *Avenir*

Samedi 7 Aout 2010

PANADERO ET CHAMBOA POUR LE FINAL

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On était venu voir MASCARAT...on a apprécié PANADERO et CHAMBOA. Une demi arène, JL Herleman au micro et sept raseteurs aidés de quatre tourneurs à la Capelado. Ayme, Guyon, Allam, N.Benafitou, Martin, Ricci et Canalés ont travaillé selon leur possibilité et ont fait au mieux pour animer cette complète de Bon. Passons sur les trois premiers qui n'ont pas enthousiasmé, FAN LA BISE pour 11mn sans éclats, RACANELpour 8 mn vaillantes et trois Carmen généreux, ROCCIO avec seize sauts, seul, à retardement ou à côté. Deux véritables actions dans quatorze minutes. Musique vivement contestée à son retour. Aprés la glace et les chichis, MASCARAT, sort sans trop d'envie et se colle de suite aux planches. Dérangé il s'évade en contre-piste et trouve l'endroit plaisant. Attaqué il se dépêche de retrouver son refuge. Une grosse action sur Benafitou, un gland au toril, musique et bronca générale. PANADERO (Photo en bas) nous sort de la panade avec un comportement batailleur et spectaculaire. Il brise plusieurs fois les planches derrière Martin, Canalés, Ayme, Benafitou, Guyon pour une tonne de Carmen et ses ficelles au Mas de Peint. CHAMBOA, (Photo en haut) jeune il saute sur tout blanc qui remue. Volontaire il ne rechigne pas dans les séries, les actions aux planches. Une envolée sur Benafitou et des Carmen.
Texte et Photos Luc PERO
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01/08/2010

SOMMIERES *AS*

Dimanche 1er août 2010

FINAL DE FEU AVEC PRIAM

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PRIAM - Four

Entrée : le plein. Organisateur: CT "Lou Carmen". Présidence: Marc Moucadel. Raseteurs droitiers: Fougère, Jourdan, Matray, Outarka. Raseteurs gauchers: N. Benafitou, Four, Poujol. Tourneurs: Benzegh, Bacou, Curtil, T. Garrido, Galibert.

PRIAM - Matray.jpg Priam termine on ne peut mieux ce concours, Périclès et Cathare méritent aussi la citation. Four, omniprésent sur la course, Matray, Outarka et Nabil Benafitou sont les meneurs chez les blancs.
Dilun (Fabre-Mailhan).- Un petit coup de revers bien géré par les hommes, mais surtout une volonté débordante. Sur Matray en particulier, mais sur Four, Outarka, N. Benafitou, les poursuites sont chaudes. Des séries et 5 fois les honneurs dans 11 minutes.
Bambou (Chauvet).- Placé devant le toril, il accepte les échanges et pousse fort ses actions dans un premier temps. Puis il durcit énormément son combat. Dangereux sur quelques actions, il enferme facilement ses ficelles. 1 Carmen en course.
Cathare (Bon).- Agé de 14 ans, il effectue ses adieux à la piste sommiéroise. Avec une bonne tenue, et des finitions spectaculaires, il se fait respecter et garde 7 minutes ses pompons. Aux ficelles, toujours sérieux, il maîtrise et les rentre. 5 Carmen.
Périclès (Nicollin).- Compliqué par sa façon de se positionner, et de baisser la tête à la rencontre, il n’est pas étouffé. Enfin attaqué, il se donne avec envie dans de bons échanges. Une fin tonique avec des arrivées spectaculaires pour 7 Carmen et ses ficelles au toril.
Tsar (Ribaud).- Rapidement délesté des pompons, il manque de pression. Par la suite, enfin "bourré", il donne le répondant attendu dans des séries dangereusement conclues. Rentre une ficelle et 4 Carmen.
Marquis (Les Baumelles).- Il se livre franchement sur toutes les sollicitations et parfois vient conclure au terme. 12 minutes très agréables à suivre récompensées de 4 Carmen.
◄ Priam ▲ (Le Ternen).- Hors points. Le barricadier de Candillargues a étalé toutes ses qualités. Cocardièrement positionné, il brille de mille feux aux planches. Des coups de butoir, des bascules, des séries dans un feu d’artifice final pour une vidourlade de Carmen.

Texte et photos
Luc PERO


Trophée des As : Four, 21 points ; Outarka, 10 pts ; N. Benafitou, 10 pts ; Matray, 7 pts ; Poujol, 5.

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BAMBOU - Matray

27/06/2010

SOMMIERES *AS*

Dimanche 27 juin 2010 : ROYALE

LES RICARD FONT LE SHOW

REPORTAGE PHOTOS DE CHRISTIAN ITIER

▼ MEBAREK EN DANGER DEVANT JANEIRO

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26/11/2009

3e CHARROI DES OLIVES

De Saint-Geniès-des-Mourgues à Villevieille

LES OLIVES AU TROT ET AU MOULIN

charroi.JPGGens de taureaux, gens de chevaux, gens de tradition... De leur amitié est né le Charroi des Olives. Ainsi  pour la 3e année consécutive le périple est reconduit avec toujours le souci de préserver la convivialité et l’authenticité selon la Charte édictée en 2008.  Les charrettes anciennes et chevaux lourds démarreront de Saint-Geniès des Mourgues, le samedi 5 décembre, à 4 h du matin pour, après avoir traversé Saint-Christol, Boisseron et Sommières, rallier Villevieille et son moulin où les olives seront déchargées vers 7 h. Puis petit-déjeuner des charretiers à la cave viticole de Villevieille et retour à Saint-Geniès et son caveau.  A 13 h, le banquet du Charroi est ouvert à tous après réservations, 06 36 55 82 03

M. A.

02/08/2009

SOMMIERES *AS*

Dimanche 2 août 2009

GARLAN : ANTICIPATION SUPERSONIQUE

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Les vainqueurs du Trophée Emile-Bros : Victor Jourdan et Garlan des Baumelles
Entrée : archi plein. Organisateur : CT Lou Carmen. Présidence : Marc Moucadel. Raseteurs droitiers : Jourdan, Outarka, Sabatier, Villard, Galibert. Gauchers : N. Benafitou, Poujol, Sabde (sort au 2e, déchirure musculaire), Mebarek. Tourneurs : Mata, T. Dengerma, Beker, Kerfouche, Bensalah.


FOULE.JPG"Vino griego" joué par les Reboussiers de Quissac et scandé par les spectateurs agitant des mouchoirs "rouge et jaune" fête  les 10 ans du CT Lou Carmen. Une bonne ambiance pour le 21e Trophée Emile-Bros qui récompense Jourdan, meilleur animateur, et Villard et le cocardier Garlan des Baumelles au terme d’une course où en plus de Garlan, Jeannot s’impose  en sévère cocardier, Fanal et Clovis plaisent et Janeiro déçoit.
Léo (Chauvet).- Trés sollicité dès l’entame, livre des séries de son camp préféré sous la présidence où il revient systématiquement et d’où il contrôle la situation. A mi-course, il devient de plus en plus dur. 2 Carmen, retour avec ses ficelles.
FANAL CUILLE SABATIER.JPGFanal (Cuillé).- ► (photo avec David Sabatier) Avec expérience, il joue toute la gamme du cocardier. Anticipations, longues courbes avec Poujol, engagement sur Mebarek, Sabatier. Les derniers tours de la 2e ficelle sont durs pour lui mais il se dégage. Replacé, il se révolte sur Benafitou et met la corne après Villard. 13 minutes très applaudies, 7 Carmen et retour.
Tamarin (Ribaud).- Au petit trot, le long des planches, il se montre abordable si ce n’est ses cornes "astifines" qu’il balance souvent en finition comme sur Villard qu’il accroche. 1 Carmen et retour avec une ficelle.
Jeannot (Le Grand Salan).- Maître de son placement, froid, vigilant, ignorant les tourneurs, il demande de l’engagement. Offensif sur Poujol qu’il l’anticipe, s’envoie sur Jourdan puis l’enferme, tape sur Villard, la corne  accompagne dangereusement.  8 Carmen et retour avec une ficelle.
Garlan (Les Baumelles).- Son anticipation supersonique laisse baba.  Calé, il faut le prendre arrêté et pas de reprises. Tour à tour les hommes passent juste, devant cette furie qui leur coupe le terrain. Dommage qu’après la tête, il ne fasse pas les derniers centimètres jusqu'aux planches. Mais tout de même impressionnant. 6 Carmen et retour.
Clovis (Margé).- Brave marathonien qui monte volontiers sur l’estribo et même plus quand on l’allonge (Poujol). Des séries, un gros coup après Jourdan et bascule après lui.  Mais pris en étau par les blancs, il subit l’avalanche sur la 2e ficelle. 8 minutes. 4 Carmen et retour.
Janeiro (Ricard, hp).- Son premier saut tout seul est accueilli par un cri de joie des spectateurs. Qui vont déchanter. Au centre, sur les quelques rasets proposés (Jourdan, Villard), il saute à côté, ou tout seul...  Quelques passages pour les premiers attributs et c’est tout. Dommage !

 Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER


Trophée des As : Villard, 19 points ; Outarka, 11 ; Poujol, 10 ; Jourdan, 9 ; Sabatier, 5  N. Benafitou, 4.
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▲ Jeannot, cocardier rigoureux signe de belles actions.
Ici avec Hadrien Poujol qui, hier encore, a déroulé de superbes trajectoires
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▲ Benjamin Villard, toujours aussi travailleur, ici avec Garlan
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09/12/2008

2e CHARROI DES OLIVES

LE RÊVE AU BOUT DE LA NUIT...

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Traversée de Boisseron à la pointe du jour...

 

DSC_5315.jpg a.jpgAprès la cueillette, la livraison. A l'ancienne ! Comme au début du XXe siècle, de nuit, en charrettes tractées par les chevaux. Dimanche dernier, à 4 h du matin, huit attelages sont partis de Saint-Geniès-des-Mourgues pour amener les olives au Moulin oléicole de Villevieille via Saint-Christol, Boisseron et Sommières. Température autour de zéro degré, lune montante et magnifique ciel étoilé ont accompagné les voyageurs chaudement emmitouflés. Seul fond sonore, les bruits des sabots, le grincement des charrettes et quelques grelots attachés aux harnais. Peu de lumière, seulement des bougies dans les lanternes. Dépaysement garanti. C'était le but de l'équipée. De quoi aussi toucher du doigt les difficultés. Atteler de nuit n'est pas à la portée de tous.DSC_5336.jpg aaaaa.jpg Et pour ne pas avoir pris toutes les précautions deux attelages sont restés sur le carreau. Le Charroi des olives n'est pas qu'une partie de plaisir mais les embûches de la nuit participent des motivations de ceux qui l'ont créé. Expérience, sang froid, courage font partie des qualités requises pour les hommes et les chevaux. L'effort demandé cette année pour coller au plus près à l'époque a été suivi à la lettre et ce sont des charrettes anciennes et des chevaux lourds qui ont été accueillis avec un vin chaud par le président Teulade à l'huilerie de Villevieille.
DSC_5441.jpg a.jpgCôté convivial rien à changer : la halte revigorante de nuit à Saint-Christol, la traversée de Sommières, le déjeuner à la cave viticole de Villevielle, la dégustation des vins du caveau de Saint-Geniès-des-Mourgues et encore les roboratives agapes préparées par le traiteur de L'Aubaisienne à la manade Vitou après que les partenaires équins ont été pansés.
Au final, épuisés mais ravis, les convoyeurs ont dressé le premier bilan : la préparation et les entraînements sont indispensables ; l'indépendance des charretiers doit être préservée ; la pérénnisation du Charroi passe par une implication des villages traversés...
Satisfactions : après deux éditions, un groupe de purs et durs se dessine. Les participants se rapprochent, les liens se font plus chaleureux et amicaux dans une ambiance simple et festive.
Le Charroi des olives se veut gage de solidarité, d'authenticité, de convivialité. C'est rude mais avec un gros mental, un bon physique et un puissant gosier, le rêve est au bout de la nuit.

Martine Aliaga
Photos Luc Pero


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Départ des près de la manade Vitou
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Dernière vérification
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La halte nécessaire à St Christol
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En route vers Boisseron
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Arrivée sur Sommières
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Un bien beau convoi
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Le pont sur le Vidourle
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Enfin le Moulin Oléicole de Villevieille
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Le butin est déposé...

§ D'autres images ces prochains jours §

* TOUS LES ARTICLES ET LES PHOTOS PARUES (2007-2008) SONT RASSEMBLÉS
DANS LA CATEGORIE "CHARROI DES OLIVES" SUR LA DROITE DE L'ECRAN

30/11/2008

CHARROI DES OLIVES : DEPART IMMINENT

A 4 H DU MATIN, DIMANCHE 7 DECEMBRE

POUR CETTE DEUXIEME EDITION
LES CONVOYEURS CULTIVENT L'AUTHENTIQUE

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OLIA.jpg"L'authentique" n'est pas une plante qui pousse dans les livres, comme pensait l'Ugolin de Marcel Pagnol dans Jean de Florette. Le Charroi des olives compte bien la cultiver… en vrai. Pour sa 2e édition, le convoi qui partira de la manade Vitou à Castries dans la nuit du 6 au 7 décembre, se veut le plus proche possible de l'époque ancienne (début du XXe siècle) quand les anciens transportaient en charrettes leur récolte d'olives cueillies aux alentours de Saint-Geniès-des-Mourgues jusqu'au moulin de Villevieille.

La bande d'amis amoureux des chevaux de trait et d'attelages anciens veut absolument retrouver l'ambiance de ces temps-là. Non, le Charroi des olives n'est pas un carnaval, il se veut authentique… une charte l'atteste !

Forts de l'expérience de l'année dernière - inoubliable pour les participants – les charretiers ont édicté quelques règles fondamentales (respect des animaux ; utilisation de véhicules tractés dans le style de l'époque ; port de vêtements de travail anciens). Les maîtres mots de cette équipée particulière sont convivialité, solidarité et entraide. Comme les aînés qui partaient de nuit pour arriver les premiers au moulin et en convoi pour surmonter les difficultés (animaux lourdement chargés, routes gelées, froid),  la bonne douzaine d'attelages  prendra la route à 4 heures du matin. Et si la sécurité impose que le convoi soit signalé, les deux véhicules équipés de gyrophares, à l'avant et à l'arrière, seront assez éloignés pour ne pas rompre le charme.

stgenies.JPGAlors pas de douillets cabriolets ou confortables calèches, uniquement des chars à banc, jardinières, tombereaux. Pas de redingotes ou dentelles ouvragées, mais de traditionnels et anciens vêtements chauds. Pas de phares ou piles électriques, seulement des lampes à pétrole et lanternes à bougies… C'est spartiate, certes, mais pas de peine, pas de plaisir. La récompense : l'excitation de l'aventure, le silence alentour seulement scandé du pas des chevaux, l'obscurité apaisante de la nuit… étoilée (enfin si possible), le bonheur des haltes autour d'un breuvage revigorant, la chaleur des échanges et la soupe à l'arrivée…  Un périple simple et rustique mais exigeant des hommes et des bêtes gros moral et bon courage.  Mais de l'avoir vécu l'an passé, les charretiers des olives gardent encore des pétillements au fond des yeux.

LE PARCOURS

Départ 4 h du matin le 7 décembre de la manade Vitou. Itinéraire : Saint-Christol, Boisseron, Sommières, Villevieille. 7 h, dépôt des olives au moulin de Villevieille et déjeuner à la cave viticole ; retour à Saint-Geniès-des-Mourgues pour déguster les vins du caveau ; 13 h, repas convivial à la manade Vitou.
Inscriptions pour le repas de midi, 23 euros à l'ordre du traiteur L'Aubaisienne, tél. 04 67 86 55 17 (heures des repas).

 

Martine ALIAGA

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Photos Luc PERO

* Voir dans les ARCHIVES (tout en bas colonne de droite) tag : Charroi des Olives  (date du 3.12.2007), le compte-rendu et les photos de la première édition.

LA CHARTE 2008

« CHARROI DES OLIVES »

de Saint Genies des Mourgues à Sommières

 

 

Historique :

A l’époque, les anciens avaient pour habitude au mois de décembre de transporter la récolte d’olives au moulin de Sommières. Pour ce faire un seul moyen de transport bien sur, les chevaux et leurs attelages.

Afin d’arriver les premiers au moulin et pour ne pas perdre une précieuse journée de travail, ils partaient au beau milieu de la nuit.

Tous les oléiculteurs autour de Castries petits ou grands s’organisaient de manière à faire le trajet ensemble, en convoi, c’était « le charroi des olives ».

L’intérêt principal de ce convoi était l’entraide et la solidarité. En effet, on nous a rapporté qu’à cause de la fatigue des animaux lourdement chargés, ou encore parfois à cause des routes gelées, pour franchir une côte il n’était pas rare de dételer afin d’atteler plusieurs chevaux en ligne. On faisait ainsi plusieurs voyages.

 

La journée du « charroi des olives :

A l’initiative d’une bande d’amis, amoureux de chevaux lourds et d’attelages anciens, l’idée de faire revivre le passé a germé. Mais attention ! Il n’est pas question de créer une nouvelle « journée à l’ancienne ». Ici, on veut surtout recréer une ambiance, un état d’esprit, même si les conditions sont parfois difficiles. Il est important de se retrouver emmitoufler dans le froid, de voir la fumée monter des chevaux en sueur et d’entendre leurs pas dans le silence de la nuit, orchestré par quelques grelots de cuivre. On tient à voir le jour pointer sur Sommières, on veut de l’authentique.

Pour reproduire le plus fidèlement possible cette petite page d’histoire, les participants au charroi ont défini ensemble quelques règles. Une charte en quelque sorte.

 

La charte du charroi des olives :

  • Le respect des animaux est un des critères les plus importants. On se rend compte en effet, que les passagers des charrettes, de leur propre initiative, descendent et marchent à coté du cheval, afin de ne pas le fatiguer surtout dans une côte.

Le parcours est assez long. 15km allé + 15 km retour. C’est pour cela que des haltes sont prévues afin de laisser reposer les bêtes. C’est aussi l’occasion pour les atteleurs et leurs amis de prendre un petit remontant solide et liquide (chaud le liquide ! ou fort…). Tout cela bien sur dans la bonne humeur.

 

  • Les véhicules tractés eux aussi se doivent d’être dans le style de l’époque. A savoir que presque tout est possible. A l’époque, tous les moyens étaient bons pour transporter ces fameuses olives : de la charrette classique, en passant par la jardinière, la pastière, le tombereau, ou encore un char à banc peuvent faire l’affaire. Le plus important est que le véhicule soit conforme à l’état d’esprit du groupe.

 

  • Les tenues vestimentaires. Il ne s’agit pas ici de se déguiser, mais bien de s’équiper comme devaient le faire les gens de l’époque. Le plus souvent se sont des habits de travail de tous les jours, donc pas trop clinquants. Par exemple, une personne en redingote serait tout à fait déplacée dans le charroi! (en plus elle aurait froid…). Par contre, étant donné la saison, les vêtements seront nécessairement chauds. Dans tous les cas, ils doivent être en rapport avec l’attelage sur lequel ils se trouvent.

 

  • La convivialité est aussi un des éléments majeurs de cette matinée. A l’aube, après avoir déchargé les fruits, que les experts du moulin vont transformer en un merveilleux nectar, c’est l’heure du réconfort. Un extraordinaire petit déjeuner attend tous les participants avec en priorité une soupe de légumes bien chaude, ceux qui y ont déjà participé y tiennent absolument, vue la température on les comprend aisément !

 

  • la sécurité, Dernier point important.

Dans la nuit noire, même si à ces heures indues, le parcours emprunté est assez peu fréquenté, il est important d’être signalé. A l’avant et à l’arrière du convoi, des véhicules équipés en conséquences (gyrophares) ouvrent et ferment la route, mais assez éloigné du convoi, afin de ne pas rompre le charme. De plus, chaque équipage possède ses propres feux, mais là on respecte la tradition: lampes à pétrole et lanternes à bougies seules sont admises.

 

 

Tout nouvel équipage désirant participer au «  charroi des olives » se doit de respecter ces quelques règles. Il doit aussi être présent aux quelques réunions et surtout à la soirée d’essai en condition réelle (de nuit), qui permet de constater si les animaux et le matériel ont un bon comportent.

Les organisateurs du charroi se gardent le droit d’accepter ou de refuser un équipage qui ne correspondrait pas à l’état d’esprit du « charroi des olives ».

29/09/2008

JUBILÉ GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières

CAPELADO DE L'AMITIÉ POUR CHRISTIAN

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12cee2c5902c20777b021bb976148e8d.jpgLe temps d’une dernière capelado, celui qui quitte l’arène doit certainement repenser à toute sa carrière. Pas facile de se dire que c’est la dernière fois. Alors pour que ce soit une fête et un bon souvenir, hier, à Sommières, une quarantaine de tenues blanches a entouré Christian Garrido pour ses derniers rasets : des anciens raseteurs, des justes retraités devenus tourneurs, des "As" et "Avenir" actuels, des jeunes… et les trois tourneurs de Christian, Denis Labrousse, Noël Daniele et Obi Ménargues.
3e3ddd652b9c8a7b82a1f5309f35c1f0.jpgEt dès les deux premiers taureaux emboulés, la complicité, la bonne humeur, le plaisir de raseter et d’être ensemble ont gagné piste et gradins. Il faut dire qu’au micro, Philip Chabanon ayant repris du service pour l’occasion, ne s’est pas privé de faire "monter la sauce". Pour les ex-raseteurs, si les gestes et l’envie n’ont pas fait défaut, les jambes en revanche… Puis les As et Avenir ont raseté dans l’esprit sous les présidences de Marc Moucadel et de Jean-Luc Herleman. Les manadiers ont joué le jeu en menant des taureaux de bonne volonté (emboulés du Brestalou et de Cuillé ; Marius de Chauvet et Tonen de Fabre-Mailhan ; Gabian de Nicollin, Tonnelier de Lautier, Iris de Ribaud et Souchet de Cuillé).
839cd62085d84bc6cf9f6d5d422aa82f.jpgAutre retraité, Veneur du Brestalou faisait à son tour sa despedida et recevait le Carmen et les applaudissements en hommage. Caché derrière ses lunettes, Henri Gibert  ne voulait  rien laisser voir de ses sentiments, mais...

Quant à Christian, si pompons et ficelles ont une dernière fois garni son crochet, c’est la voix étranglée d’émotion qu’il a remercié raseteurs, manadiers, organisateurs et public. Pas si simple de tirer un trait.

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"LE" dernier raset de Christian Garrido sur Souchet de Cuillé

Texte et photos Martine ALIAGA
* Voir d'autres photos sur le site benjibiou.midiblogs.com

 

26/09/2008

JUBILE CHRISTIAN GARRIDO

Samedi 27 septembre, à Sommières, 15 h

AUCUN REGRET... SAUF
3c74dd17c0f11004a5170e619bb378d0.jpgSamedi, à Sommières, quand Christian Garrido "touchera" son dernier taureau, il ne regrettera rien car il a réalisé ce qui lui tenait le plus à cœur: raseter. «Tout petit, je me glissais dans les arènes, à Sommières, pour voir les taureaux; à 13 ans, je rentrais à l’école taurine sommiéroise».
Il ne regrettera rien, car il gardera au cœur des moments magiques: «Je rasetais à l’Avenir et, invité à la course du 15 août au Grau-du-Roi, à la capelado, je défilais à côté de Chomel, Ferrand, Mézy, j’étais sur un nuage…». Il ne regrettera rien car il analyse lucidement: «Dans mes dix années au Trophée des As, je n’ai pu faire qu’une saison complète – où je me classe 7e – à cause de problèmes articulaires (J’ai eu trois opérations) et quelques blessures des taureaux. Et pourtant techniquement j’étais au niveau, je me démarquais toujours sur les "gros" taureaux et j’ai raseté tous les grands rendez-vous».
Il ne regrettera rien… ah si! «Mes cinq deuxièmes places à la Cocarde d’Or. Je ne me suis jamais mis la pression en piste sauf… tous les premiers lundis de juillet à Arles. Je savais que sur une course, j’avais toutes mes chances, que je pouvais rivaliser avec les meilleurs et la gagner. Notamment en 99, ainsi qu’en 2003 où j’étais en tête quand Arlequin me blesse».
Alors pas de Cocarde d’Or, mais de ses tête-à-tête avec les taureaux, Christian garde particulièrement, celui avec Oural (Janin), à Lunel, deux rasets «la corne dans la poche» ; et avec Banquier (Laurent, Cocarde d’Or 1999) «Cette année-là j’aurais pu gagner, j’étais dans un autre monde, je partais à un mètre du taureau…».
Les rasets courts...  sa préférence: «Mon plaisir, avant l’attribut, c’est le contact avec le taureau… et la transmission avec le public et les organisateurs».
Aujourd’hui, à 33ans, les préparations physiques poussées, les contraintes alimentaires et surtout ne plus pouvoir passer les taureaux "arrêtés" gâchent son plaisir. Alors «comme on ne peut pas être raseteur à moitié, j’arrête. Samedi ce sera la dernière». Soulagement pour les proches ! La course camarguaise perd un gaucher de talent mais le CT Lou Carmen de Sommières gagne un organisateur et peut être un éducateur si le projet d’école taurine aboutit.
Christian et les taureaux, ce n’est pas fini.
Martine ALIAGA
A SOMMIERES: ce samedi, 15 h, course avec de nombreux raseteurs, anciens et en exercice; après la course, apéritif à la salle décorée par les toiles de Nabli et les photos de Luc Pero.
CHRISTIAN ET LA COCARDE D'OR
1997, deuxième derrière Rouveyrolles
1998, deuxième derrière Bensalah
1999, deuxième derrière Bensalah
2002, deuxième derrière Allouani
2003, deuxième derrière Poujol

 

06/08/2008

SOMMIERES 2-08 *Avenir*

MASCARAT FAIT PEUR
GEDEMUS FAIT PLAISIR
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MASCARAT s'envole sur Guyon
Cette complètve de Jacques Bon, aura surtout valu par les prestations des deux derniers cocardiers, MASCARAT et GEDEMUS. Les quatre autres DON JUAN, MOULINIE, ISARD, CHICUELO ont assurés avec plus ou moins de bonheur.
Marc Moucadel au micro et en piste Castel, Guyon, Schuller, Valette, Fadli et Sabde. Quatre tourneurs.
MASCARAT(5) jeune taureau de quatre ans, il va inspirer la crainte par ses envolées contre les tubes de protection des gradins. Il ne subira que quelques rasets à blanc, qu'il honorera en semant la panique aux arrivées. Personne ne lui touchera la tête et ses attributs restent sur sur son frontal. Des Carmen.
GEDEMUS(6) un barricadier de grande envergure, plus d'une quinzaine de grosses actions aux barricades. Guyon et Schuller le font briller au mieux, mais Valette, Sabde et Castel ne restent pas inactifs. Des Carmen à foison.
Texte et Photos Luc PERO
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Sur un raset à blanc MASCARAT décolle aprés Fadli
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GEDEMUS - Guyon
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GEDEMUS - Guyon
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Et encore GEDEMUS sur Guyon

03/12/2007

1er CHARROI DES OLIVES

18d2a009d378fa4943a445e3c593eead.jpgDes taureaux aux chevaux il n'y a qu'un sabot : savoir d'où l'on vient et transmettre les traditions pour profiter du présent et équilibrer l'avenir, le choix d'une vie préservée que de joyeux mainteneurs et acharnés jouisseurs s'affairent à faire partager.

DE SAINT-GENIES-DES-MOURGUES A VILLEVIEILLE :
HUE CHEVAL !

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Traversée de Sommières par le pont romain
Dimanche 2 décembre, Saint-Geniès-des-Mourgues, 4 heures du matin. Dans la lueur des phares montent quelques jurons… de charretiers couverts par les hennissements des chevaux qui s’impatientent. C’est le premier Charroi des olives qui prend le départ.
CARNET DE ROUTE
4 h 30. "Hue Petous! Avant Lancelot...Va Quignon va !..." Le convoi des dix attelages chargé d’olives prend la route vers Villevieille, pour, selon la coutume des anciens, être dans les premiers à décharger au moulin. Tout en prévoyant du temps pour – au cas où – s’entraider en chemin. Les loupiotes et lanternes donnent une lumière chiche, les naseaux fument, le froid est vif mais supportable… C'est un peu la chevauchée fantastique durant les premiers kilomètres, le temps pour les chevaux débordant d'énergie et peu habitués à la nuit noire de se caler et pour les meneurs de maîtriser leur anxiété et retrouver des gestes sûrs. Malgré un équipage qui "taoule" au premier virage (sans mal, heureusement), cahin, caha chacun trouve sa place, l'aventure commence.

5 h 30. Saint-Christol se devine sous le ciel étoilé. Dans les chars à bancs,cc870dd87f5558efef22f98f0846c753.jpg emmitouflés sous les houppelandes, vestes, pantalons de velours et autres capuchons ou bérets, chacun savoure le calme de la nuit. Seul le tintement des grelots et les fers des chevaux sur la route troublent l’obscurité. Rien ne bouge dans les mas jalonnant le chemin… Magique !

6 h 30 à l’horloge de la mairie de Boisseron. Devant, Perle et Lanik, attelées en flèche, mènent toujours bon train, leur conducteur debout se découpe tel un diable dans la vapeur qui monte des robes fumantes. Voilà déjà le pont sur le Vidourle.

7 h 20 annonce la porte de Sommières. Quelques lève-tôt intéressés par l’affaire cherchent sous les couvre-chefs des convoyeurs à l’ancienne les visages connus.

7 h 30. Le Moulin de Villevieille ouvre ses portes et les olives sont déchargées des carrioles. Les chevaux sont dételés, les participants sont reçus par le maire de Sommières Guy Marotte, le gérant du Moulin oléicole et celui de la cave coopérative vinicole de Villevieille. Déjeuner reconstituant: soupes, charcutailles, vins… de quoi affronter le retour d’un bon pied et sans ruer dans les brancards.

4a5511fb2461eca3d4c6ab9be0d4f2ce.jpg9 h. Un soleil généreux ouvre la route du retour. Soulagés du poids des olives, les chevaux filent d’un bon trot et les conversations haussent le ton. D’un attelage à l’autre, on discute, on plaisante, on descend pour soulager les chevaux, les enfants courent autour…

10 h. Les rues de Boisseron s’animent au passage du convoi, puis les villas, pinèdes et vignes défilent à bonne allure. Mais la matinée avançant, les chevaux vapeurs jusque-là discrets, reprennent de la vigueur et sur les petites routes de villages, la cohabitation avec les hippomobiles commence à être plus difficile. Il est temps de rentrer.

3b03938585769c25a94d9ac1a50da007.jpg11 h 30. Arrivée à bon port devant la cave coopérative de Saint-Geniès-des-Mourgues où Yvon Pellet, maire, invite la troupe à une dégustation de vin bienvenue.
Malgré le manque de sommeil, les visages sont barrés d’un sourire jusqu’aux oreilles: "On l’a fait!". Et une fois les chevaux récompensés et pansés, le banquet se devait d’être à la hauteur de cette bande d’irréductibles rêveurs et mainteneurs de traditions… Il le fut. Merci le traiteur L'Aubaisienne ! Un ban spécial pour ceux, au four et au moulin mais surtout à pied, descendant et remontant le long du convoi qui ont géré la circulation aux points difficiles et anticipé quelques embardées malencontreuses de nos complices équins. Enthousiasmés par cette première expérience mais conscients des difficultés, les participants envisagent déjà l’édition 2008.
Pour l'instant, pour tous ces doux rêveurs et Rabelaisiens couillus de l'épopée des olives, il est l'heure de savourer le périple.  "On y était, c'était... inoubliable! Merci!"

Martine ALIAGA

 

QUELQUES EQUIPAGES

Perle et Lanik menées par Franck et Bernard, Petous par Guy Chaptal, Lancelot par Henri,  Quignon par René Jaume, Grisou par Nicolas Vitou et aussi Muguette, Marengo, etc. et les meneurs Roumègue, Marcel Besson...

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Photos Luc PERO

 

05/08/2007

SOMMIERES le 4-08 *Avenir*

CAMAÏ ET RIO BRAVO !
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Un tiers d'arène à Sommières pour assister à la course complète de Jacques Bon. A l'appel de M.Moucadel ils sont sept à défiler derrière Vincennou. Les plus actifs sont Guyon, Valette, Jourdan, Biscarrat. Quand à Castel, G.Perez et F.Garrido il donnent le meilleur d'eux même. Beker, Curtil et T.Garrido les assistent. De cette complète composée de DON JUAN, MOULINIE, RONCAL, VACCARES, seules les prestations de RIO cocardier en devenir et CAMAÏ gros barricadier, ont réveillé le public qui s'était alangui sur les étagères. RIO a des qualités qui peuvent lui ouvrir le chemin des affiches plus relevées. Il possède un bon sens du placement, de l'anticipation et sait conclure en portant le danger aux barrières. CAMAÏ c'est le jeunot plein de fougue qui se jette haut et fort sur les barrières. Le public apprécie mais la route vers les sommets et encore loin pour lui.
VIDOURLE
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Photos L. PERO



25/06/2007

SOMMIERES le 24-06 *AS*

UNE COURSE TRES AGREABLE
DANS UN CONTEXTE FAVORABLE

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  La Royale de Lafont – et qui plus est à Sommières – c'est un peu comme une réunion de famille. Tout le monde se retrouve autour de l'emblème rouge et vert dans un même esprit. Entre respect pour "l'ancien" et espoir dans les jeunes. Bien avant que les retrouvailles ne commencent, on sait qu'on ne gardera que le meilleur.

Et du meilleur il y en a dans cette Royale de Nicollin, pleine de vaillance, de volonté, de franchise, de "brillance". La course a été bonne. Certes ! Même si le "Carmen" général de la fin n'était pas indispensable. Enfin… dans le contexte…

Les bons points

Les hommes ont été exemplaires : Jourdan, Khaled, Martin-Cocher, Sabatier, Martinez, Matray, Perez, Lopez. Ils ont raseté dans l'esprit.

Les taureaux : douze très volontaires minutes pour Médée (1er) ; passons sur Pouderous (2e, 8 minutes ) ; très bon Barras, vif, fougueux qui se soulève à plusieurs reprises plus quelques anticipations (rentre une ficelle).

medium_SOM2.jpgVirat (4e) est raseté avec tout le respect qu'inspire un double Bioù d'Or. Quand il capte le raseteur, son engagement est total, comme sur Jourdan, Khaled, Matray où il casse les planches, ou encore Sabatier et Perez. Ses déplacements sont applaudis comme il se doit et malgré quelques absences, sa sortie avec ses ficelles est ovationnée.

Anténor (5e) s'envoie vivement dans les séries. Au fil des minutes, il conforte son placement en restant très réactif et poussant ses conclusions. 13 minutes.

Pluton (6e) est un excellent partenaire. Brave, franc, vaillant. Il s'engage fort aux planches et fait pétiller ses réponses. Mais pourquoi l'arrêter à la 8e, alors que sa course va crescendo. Il termine, les douze minutes, sur un très bel engagement  après Martinez.

Jodias (7e, hp) a tout le temps de faire admirer son superbe physique et sa vitesse. Sur la fin, mieux raseté, il se place idéalement pour sortir comme une bombe sur les quelques candidats qui s'y collent.

Martine ALIAGA 
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17/06/2007

SOMMIERES le 17-06 *AS*

 
UNE COURSE COCARDIERE EN DIABLE
AVEC MONTVERT EN DIABLE DE COCARDIER
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Jourdan courageux lève la cocarde et le deuxième gland à Montvert qui n'est pas du genre à les donner facilement. 
 
Bien avant l'heure les gradins sommiérois débordent. Pas de doute, encore une fois, certains taureaux déplacent les afeciouna. Montvert, Jeannot, Fournelet font recette. En particulier Montvert qui, depuis l'an dernier, est le seul à régulièrement rentrer cocarde ou gland.
Ils sont sept à la capelade pour relever le défi (Auzolle, Jourdan, Martray, Villard et les gauchers Khaled, Martinez, Mebarek) plus quatre tourneurs (Siméon, Marmuggi, T.Garrido, Lizon).
La mise en bouche est un peu maigre même si Canesteù (Fabre-Mailhan, 1er) tire son épingle du jeu, avec un placement impeccable, quelques anticipations et beaucoup  (trop) de sélection sur la fin. Rentre ses ficelles. Jojo (Lagarde, 2e) vif dans les premiers échanges, s'éteint peu à peu, sortant parfois comme une bombe pour stopper net aussitôt. Garde une ficelle. Arthur (Lautier, 3e) fait des faveurs aux gauchers, par contre les droitiers ne l'intéressent qu'au départ de l'action. 10 minutes.
 
Du haut de ses 8 ans, Montvert (Brestalou) fait une sortie de toril déjà applaudie. Villard attend la minute de reconnaissance et se jette dans la première action; son tourneur fait le "quite", Benji ne serait pas arrivé au bout, ça calme! Alors la danse commence, rasets à blanc, un tourneur, deux tourneurs, trois tourneurs mais la bête n'en a cure : quelques petits pas pour fermer la porte aux droitiers, un bon coup de revers pour les gauchers; quand j'en ai marre je pars en face, puis je reviens sous la présidence. Un régal! Les départs avortés et les anticipations se succèdent. Villard, Jourdan, Auzolle, essaient, c'est courageux ! les gauchers ?... Sur un déplacement, seul moment de vulnérabilité de Montvert, la coupe, la cocarde et un gland sont faits. Au prix d'une pointe au bras, Jourdan fera le second gland à la quatorzième minute et demie. Montvert intraitable, dangereux, dominateur n'a pas encore rencontré preneur pour ses ficelles. A suivre...
Fournelet (Blanc) n'a pas donné sa part au chat. Au moins les dix premières minutes. Placé, très offensif sur les droitiers qu'il ne lâche pas jusqu'à la planche, plus réticent sur les gauchers, malgré les efforts de Khaled. Sur la fin, Fournelet durcit les échanges jusqu'à garder ses ficelles.
Quant à Jeannot (Grand Salan), il s'affirme de plus en plus cocardier. Changeant régulièrement de terrain et défendant ses attributs par une bonne sélection, il n'omet pas de pousser ses conclusions si besoin est. Benji fait la 2e ficelle sur la sonnerie.
Un petit jeune pour la fin : Primadier de Siméon (hp). Passons sur les premières minutes, où il "cabourdège" sans aucun placement et beaucoup de sauts, sa prestation va crescendo, alors que les hommes vont le provoquer, il réplique d'abord en passant le mourre puis plus de plus en plus fort. A revoir.
Martine ALIAGA 
Photos Christian ITIER
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 Villard met tout son coeur à l'ouvrage, mais Montvert ne s'en laisse pas conter.
 
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Fournelet ne lâche pas les droitiers jusqu'à la planche.
 
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Quand ça vaut la peine, Jeannot va au bout et met la corne.