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13/03/2018

DECES *PATRICIA MADIER*

Mardi 13 mars 2018

Une femme de bouvine est partie

Patricia Madier faisait partie intégrante du monde de la bouvine avec tout ce petit peuple d'artisans, marchands, artistes qui gravitent autour des arènes. Vive, rieuse, enjouée, elle avait un petit mot pour chacun, toujours prête à partager sa passion et à présenter ses productions comme ces devises colorées qui bariolaient son stand. Qui ne s'est jamais arrêté à son étal pour acheter les rubans multicolores au nom de sa manade préférée ? Hélas malgré son combat acharné, la maladie l'a emportée. Son regard clair et son sourire resteront à jamais gravés  dans le coeur des afeciouna.

Un hommage lui sera rendu le jeudi 15 mars à 15h, à l'église de Vauvert suivi de l'inhumation au cimetière de Lunel-Viel.

Nos très sincères condoléances à la famille.

 

 

12/03/2018

DECES

Lundi 12 mars 2018

Loïs Rochette nous a quittés

Une grande figure de la bouvine est parti en ce dimanche 11 mars. Après une longue carrière de chroniqueur et de contributeur au sein de son club taurin de Mouriès, Loïs Rochette est décédé.

Sur son compte Facebook, Patrice Blanc écrit : Hier, jour du congrès notre vice président Loïs Rochette est parti rejoindre tous ses amis de la bouvino à 93 ans. C était la mémoire du club. Tu vas nous manquer Loïs. Nous présentons nos plus sincères condoléances à Mauricette et toute sa famille. Les obsèques sont mercredi matin à 9h 30. Adessias...

05/03/2018

DECES *TOTO BENELLI*

Lundi 5 mars 2018

L'ancien raseteur Toto Betelli est décédé, ses obsèques se dérouleront ce mardi 6 mars. En novembre 2013, l'Association Camarina lui avait remis un prix en tant que plus ancien raseteur beaucairois.

Ci-dessous le texte d'Henri Michon qui lui fut lu ce jour-là.
Bel hommage à l'homme, au raseteur et plongée dans la course libre des années 40, 50.

 

totobenelli.JPGPour l'état civil, c'est Sauveur... Sauveur Betelli, né en 1921. Mais dans le monde de la bouvino et dans son entourage c’est Toto... Tout simplement toto Betelli.

Il nous disait dernièrement : "Je suis le dernier….le dernier des Betelli pour la descendance, sur Beaucaire, le dernier des Toto, le dernier des résistants et le dernier des anciens raseteurs…" Il va sans dire… des raseteurs de la grande époque où les Beaucairois occupaient une place importante dans le milieu taurin, autant par leur nombre que par la qualité de leurs prestations. Dernier de cette époque où les raseteurs comme il nous le rappelait, partaient pour les villages voisins soit à pied, soit à bicyclette, avec quelquefois deux vélos pour trois personnes, chacun son tour charriant le camarade. Et pour les pistes lointaines, ils prenaient le train…

Dernier de cette époque où les raseteurs, les connus, les reconnus, formaient des équipes comme le « Carré d’As », « Les 12 Méridionaux » ou « le Brelan d’As » ce dernier étant composé de Maurice Bonnet, Auguste Ciampi et Toto Betelli. Une référence dans le milieu… Il faut dire que le grand Julien Rey fut pour Toto un modèle, un conseiller, un professeur. Tout comme le grand Jean Boncoeur qui, un jour dans les arènes de Lunel s’adressa au jeune Betelli qui ne s’arrêtait pas de tirer sur les plis de son pantalon et de tirer des plans sur la comète avant de passer les gros taureaux d’Aubanel : il finit par lui dire « Jeune, ou tu passes ou tu restes derrière… » Toto un peu vexé a fini par passer et il a fait la cocarde primée à 1500 F. Cette course restera gravée dans sa mémoire…et pour cause ! A la fin de la course, Boncoeur prit le jeune Beaucairois par la main et ils firent un tour de piste sous les bravos. Le lendemain la presse présentait Toto Betelli comme….l’étoile montante de la course libre.  Il fallait briller devant les copains raseteurs beaucairois et ils étaient nombreux, les Blanchet, Bonnet, Ayglin, Michel, Ramage, Granito, Rey et bien d’autres !

Sa carrière de raseteur ou plutôt son palmarès, n’a pas été à la hauteur de sa passion mais cela n’a pas été de sa faute. Des coups de corne, des ennuis musculaires, une épaule quelque peu fragile, deux cornadas sérieuses dont une au Cailar où il était simple spectateur, et puis voilà qu’il remplace son collègue Ramage qui venait de se faire blesser. Toto s’habille et prend un gros coup de corne dans l’aine, ce qui l’éloignera des pistes un long moment. A Beaucaire c’est le Cinq-Francs d’Aubanel qui lui inflige une grave blessure à la gorge à quelques centimètres de l’artère, une cornada spectaculaire qui aurait pu avoir des conséquences tragiques. Notre valeureux raseteur se remettra de cette grave blessure et repartira de plus belle pour de nouvelles rencontres, de nouveaux défis  avec courage et surtout passion.

Puis il y aura cette période triste de la guerre qui éloignera notre ami des pistes de la région. Comme bon nombre de jeunes gens, il est appelé pour effectuer le Service de Travail Obligatoire en Allemagne. Comme beaucoup de jeunes gens de cette époque, il refusera ce voyage organisé de l’autre côté du Rhin... En gare de Nîmes, il tente une évasion... Il sera repris aussitôt et emprisonné en attendant un nouveau départ.

Quelque temps plus tard, aux alentours de la gare de Manduel, il saute du train, fausse compagnie à ses compagnons d’infortune et rejoint Bellegarde à travers les vignes. Il se réfugie chez des amis. Toto Betelli rentre en Résistance !

Mais la passion des biou demeure intacte. De temps en temps, il ira courir dans des villages voisins sous des noms d’emprunt : Peu Pelus, Lebre ou Bonnet.  Cette malchance qui le poursuit ne l’empêchera pas de vivre intensément sa passion jusqu’à la trentaine bien sonnée…. (En fait jusqu’en 1953).

La Palme d’Or, la Cocarde d’Or, les grandes courses à Lunel, les Saintes-Maries, Nîmes, alterneront avec des courses plus modestes dans toute la planète bouvino et bien au-delà. Avec des organisateurs de spectacles comme notre ancien voisin Jo Durand, il va parcourir la France. De l’Espagne à la Belgique, dans des arènes portatives ou avec le Cirque Bouglione, il fera découvrir aux "Estrangers" l’art taurin sous toutes ses formes au cours de spectacles hispano-provençaux.

Notre ami n’a pas dérogé à la règle qui veut que les raseteurs ont toujours eu des surnoms : tels le Fondu, Le Petit Noir, Pantoufle, Pantouflette, Bechique, La Carpe, la Bête... on en passe et des meilleures. Dans l’entourage des raseteurs de l’époque, Toto Betelli c’était Crespito. Pourquoi ce surnom ? Parce que tous les raseteurs ont un taureau… un taureau avec lequel ils s’entendent bien… Le Crespito de la manade de Montaut-Manse, c’était le biou de Totot : d’où le surnom de « Crespito ».

Voilà ce que l’on pouvait dire entre autre de cet homme qui aujourd’hui à 90 ans, a toujours la passion. Il nous disait, avec le recul du temps et la sagesse de l’âge, qu’il ne regrettait rien de cette époque, qu’il n’avait aucun regret, que la course camarguaise avait de beaux jours devant elle, à condition de ne pas faire n’importe quoi… et on le comprend !

HENRI MICHON

TOTO.JPG

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03/03/2018

OBSEQUES PIERRE AUBANEL

Samedi 3 mars 2018

Le dernier hommage rendu à Pierrot

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pierre aubanel,manade aubanel,course camarguaiseAprès le décès de Pierre Aubanel, ses obsèques ont réuni, mardi dernier, aux Saintes-Maries de la Mer, les couleurs des manades familiales. Le « rouge et blanc » emblématique de la manade Aubanel-Baroncelli, « l’azur et argent » de Pierre Aubanel.

De Saint-Gilles à l’église des Saintes-Maries en passant par le tombeau du Marquis, les marques de respect se sont succédé.

pierre aubanel,manade aubanel,course camarguaiseFamille, Nacioun Gardiano, manadiers, gardians, Arlésiennes et gens de bouvine, tous réunis pour rendre hommage à Pierrot.

Bérenger et Réginald, ses fils, prendront soin désormais de l’héritage baroncellien.

 

 

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

* Les obsèques de Pierre Aubanel se sont déroulées le mardi 27 février 2018, aux Saintes-Maries-de-la-Mer

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23/02/2018

DECES PIERRE AUBANEL

Vendredi 23 février 2018

Pierre Aubanel nous a quittés

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La Camargue est dans l’œil du cyclone. La Camarde n’en finit pas d’y frapper. Et c’est aujourd’hui Pierre Aubanel qui nous a quittés. D’un seul coup, sa bienveillance, ses yeux rieurs, ses remarques pertinentes lors d’événements ou sa curiosité toujours en éveil, me viennent en mémoire tout autant que sa silhouette reconnaissable entre toutes, indissociable de son blanc destrier. Inséparable de son appareil photo.

Dépositaire de l’héritage baroncellien, par son père Henri Aubanel et sa mère Frédérique, fille du Marquis Folco de Baroncelli-Javon, «inventeur» de la Camargue moderne, Pierre en assurait la continuité. Tout en apportant sa propre personnalité. Il y avait gagné un prénom affectueusement partagé par tous, Pierrot.

Manadier créant son élevage (1968 à Saint-Gilles), photographe reconnu (exposé en région, en France et à l’étranger), conférencier vantant sa Camargue, poète dans l’âme, Pierre Aubanel avait plus d’un talent sous son éternel chapeau gardian. Cavalant à bride abattue en abrivado, bandido, ou jaillissant des flots aux côtés de ses gardians, en pays ou en défilé, ses photos lumineuses et tellement expressives resteront en témoignage de sa vie tout entière consacrée à sa terre camarguaise.

De Saint-Gilles au Cailar, en passant par Beaucaire, Lunel, Aimargues, Les Saintes-Maries-de-la-Mer ou Aigues-Mortes, la Camargue n’a pas fini de regretter son gentilhomme préféré, son ami Pierrot de 80 printemps.

A ses enfants Bérenger et Réginald, ses petits-enfants, sa famille, Midi Libre présente ses plus sincères condoléances.

MARTINE ALIAGA

PHOTO CYRIL DANIEL

* Les obsèques se dérouleront mardi 27 février, 14h, en l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer suivies de l'inhumation au cimetière de la commune.

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16/02/2018

DECES *FLORENCE CLAUZEL*

Vendredi 16 février 2018

L'adieu à Florence Clauzel

FLORENCECLAUZEL.jpgUn grand chagrin s’est abattu sur la Camargue à l’annonce du décès de Florence Clauzel. Manadière engagée, elle s’était battue en 2005 pour assainir l’élevage et ainsi sauver le sang de cette race du Mas des Grandes Cabannes du Vaccarès. Puis avait choisi d’y rejoindre son père Jean-Pierre Clauzel et abandonné sa vie parisienne pour s’impliquer jour après jour auprès de ses cocardiers à la manade Saint-Antoine.
Florence faisait aussi partie de l’équipe engagée dès les premières heures pour remettre la FFCC en ordre de marche. Active également à l’Association des manadiers de la Raço di biòu et dans toutes les actions de promotion de la course camarguaise et de défense des valeurs et culture provençales. Par sa présence attentive, son abord chaleureux, son engagement militant, ses compétences professionnelles, elle avait gagné le cœur de tous les afeciouna.
« Je suis abasourdi, témoigne Hadrien Poujol, président de la FFCC, Florence avait donné un élan particulier à notre combat de sauvegarde de la FFCC. Mais elle était plus que ça, c’était une amie. Quand j’avais un doute, je l’appelais, elle était attentive et toujours de bon conseil. Nous sommes tous infiniment malheureux ».
« Perdre quelqu’un qu’on aime, c’est une grande tristesse, ajoute le président des manadiers de la Raço di biòu, Jacques Mailhan. Florence c’était une grande dame, une bonne personne, très active, compétente...une personnalité extraordinaire ».
Françoise Peytavin, présidente de l’association de manadiers AETCC, pleure aussi le départ de Florence : « Elle était comme un membre de ma famille, la fille que je n’ai jamais eue. Nous étions très proches, c’est un terrible malheur ».
Son départ crée un vide immense laissant son père Jean-Pierre Clauzel, ses enfants Maxime et Pierre, son compagnon Bertrand, anéantis. Une messe à sa mémoire sera donnée ce vendredi, à 14 h, à l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer. Pour tous ceux qui voudront marquer leur attachement à cette belle grande dame de bouvine passionnée et tellement attachante.

MARTINE ALIAGA

PHOTO JEAN-MARIE LOPEZ