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29/06/2016

LUNEL VIEL *ARENES*

Mercredi 29 juin 2016

Des installations neuves à Lunel-Viel


LUNELVIELARENES4PHCI.jpgCela n’a pas été une surprise. Déjà en 2014, la commission de sécurité de la Préfecture, corroborée depuis par des sociétés privées sollicitées, puis par le technicien municipal, avait alerté sur l’état des tubes métalliques formant les gradins de l’enceinte lunelvielloise. Une structure achetée d’occasion à la ville de Bessèges, en 1986, par la municipalité de l’époque soutenue par une équipe d’amateurs de bouvine dont le manadier Claude Chaballier.
« Au fil du temps, il y a eu des infiltrations d’eau à l’intérieur des tubes qui sont peu à peu “mangés” par la rouille, la corrosion pouvait faire lâcher l’ossature... on ne veut prendre aucun risque... », explique Jean Charpentier, maire. Arènes fermées, les clubs taurins voient leur programmation 2016 tomber à l’eau et une angoisse planer sur le futur de la fe di biòu d’un village attaché à ses traditions. Réunions, démarches auprès du maire, de l’adjoint aux festivités Gilles Cannat, et l’avenir de s’éclaircir grâce au projet des édiles, entériné par le conseil municipal. «Les gradins seront détruits début septembre 2016. Une commission est créée en lien avec la FFCC, les présidents des clubs taurins locaux, manadiers et raseteurs pour reconstruire au mieux, sous l’égide de Charline Vessière, architecte, qui a si bien gardé l’âme des arènes de Lansargues et Beauvoisin », annonce Jean Charpentier.

LUNELVIELARENES1PHMALI.jpeg« Nous travaillerons sur les gradins, les sanitaires, sans toucher à la forme de la piste et surtout pas les arbres. Le toril avait été refait, c’est déjà ça. Bien sûr, le nombre de places assises sera adapté. C’est une arène de village ! » Et l’élu de souligner l’effort de la commune en ces temps compliqués pour les finances municipales : « Il en coûtera 30 000 € pour la démolition par une entreprise spécialisée et 200 000 € pour l’édification. Bien sûr nous demanderons de l’aide et des subventions auprès de toutes les collectivités territoriales, ministère des Sports, etc. Ouverture prévue pour la fête 2017 ».
Côté clubs taurins, c’est le soulagement. Pour Colette Clavel, du Simbeù, « Juillet 2017, ça me semble un peu juste pour que tout soit prêt mais je veux y croire... On ne pouvait se résoudre à ne plus avoir d’arène à Lunel-Viel ». Au CT Lou Biòu, même ressenti pour Florent Tedeschi et René Baffalie. Ce dernier habite tout près des arènes, et se souvient, Midi Libre de l’époque en main, de l’inauguration le 26 avril 1987 où le ruban fut coupé par Gérard Saumade, président du Conseil général de l’Hérault, Jean Valès maire de Lunel-Viel, le conseiller général Claude Barral, Jérôme Vigne, président FFCC et Yves Bouniol, président du Trophée Taurin.
C’est donc l’esprit libre que les deux associations se tiennent prêtes pour leur grand week-end festif des 2 et 3 juillet qui, pour l’occasion, se tiendra à Lansargues. La municipalité du village voisin les a gentiment accueillis et les deux concours de manades au Trophée de l’Avenir s’y dérouleront. Un avant-goût de ce que pourraient être les nouvelles arènes lunelvielloises...


MARTINE ALIAGA
Photos MALI et CHRISTIAN ITIER

 

CE WEEK-END
Les Lunelviellois à Lansargues

Samedi 2 juillet :
Concours de manades organisé par le CT Lou Simbeù, 16 h 30, 9 €, dans le cadre de la journée festive dédiée au jumelage avec le club taurin de Portiragnes.
L’affiche : Saint-Eloi de La Galère, Iroko du Brestalou, Norpol du Pantaï, Noirlac de Michel, Taquirou du Gran Salan, Apollon de la Vidourlenque, Saint-Loup de Vellas.
Raseteurs : Ameraoui, Robert, Charrade, Zekraoui, Faure, J. Martin.
Dimanche 3 juillet :
concours de manades du CT Lou Biòu, 16 h 30, 9 €.
L’’affiche : Agassin des Baumelles, Mistral du Pantai, Criquet de Raynaud, Bienvenu de Rousseau, Tom de Félix, Attila de Paulin, Mirabeau de Rambier. Raseteurs : Cano, Chahboune, Dunan, Montesinos, M. Sanchez, Guyon.

07/05/2015

FIEVRE CATARRHALE (2)

Jeudi 7 mai 2015
Un week-end chamboulé
 
Fièvre catarrhale,courses camarguaisesLa réunion proposée par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) et le GDS (Groupement de défense sanitaire) des Bouches-du-Rhône, à Saint-Martin-de-Crau hier, a détaillé l’arrêté préfectoral du 4 mai et confirmé les mesures prises après la découverte de fièvre catarrhale ovine (FCO) sur des prélèvements provenant de toros arrivés d’Espagne. A savoir la délimitation d’une zone sur un rayon de 20 km autour de Saint-Martin-de-Crau où des mesures de précaution ont été prises en ce qui concerne les bovins, ovins et caprins.

 

Les directives principales concernant les taureaux camarguais sont les suivantes : interdiction de sortir de la zone pour les élevages qui y sont localisés ; interdiction d’y entrer pour les autres.
Conséquence directe sur les programmes des courses camarguaises de ce week-end : les cocardiers prévus dans certaines arènes ne pouvaient plus s’y rendre. En revanche, à l’intérieur du périmètre, les concours peuvent se dérouler entre manades locales. Aussitôt, les organisateurs en lien avec les manadiers ont remanié leurs affiches. Finalement, tout le monde a bouclé son casting.
Mais les déplacements des taureaux à l’intérieur des 20 km doivent faire l’objet d’une demande à la DDPP 13. Aussi, Gérard Batifort, président de la FFCC, présent hier à la réunion, s’est engagé « Dès la première heure demain (ce matin), je fournirai à la DDPP, la liste des courses des taureaux et vaches pour la semaine. Ceci pour éviter les démarches individuelles. Reste à la charge du manadier, d’exécuter une désinsectisation des taureaux au départ et au retour de la course, ainsi qu’une désinfection du char avec du Butox. Ces deux opérations déclarées par écrit sur l’honneur devant être consignées dans le registre de mouvement des bovins de l’organisateur ». La DDPP pouvant à tous moments vérifier.
Et la situation risque de durer - au moins jusqu’au 25 mai ou plus - d’après les intervenants de la réunion de Saint-Martin de Crau. Les conséquences économiques risquent d’être importantes pour les élevages. Et croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas de cas avéré dans le cheptel...
 
MARTINE ALIAGA
 
* Les organisateurs ont dû sérieusement remanier leurs affiches. Aussi la grille et les programmes sont donnés sous réserve de modifications. S’il devait y avoir d’autres changements d’ici vendredi, vous pourrez les trouver sur lnternet.
Site fédéral : www.ffcc.info
* Des compléments d'information pour les éleveurs ont été ajoutés aujourd'hui (jeudi) sur le site ffcc.info. Des précisions importante pour les éleveurs dont les bêtes pâturent dans la zone déterminée (20 km autour de Saint-Martin-de-Crau) et les éleveurs non concernés par les betes en pâture dans le périmètre de sécurité. Ainsi qu'une carte détaillée de la zone des 20 km.

fièvre catarrhale,courses camarguaises

Source : ffcc.info

 

 

06/05/2015

FIEVRE CATARRHALE

Mercredi 6 mai 2015

Une zone de précaution
délimitée autour de Saint-Martin-de-Crau

L’arrêté préfectoral confine les élèvages du périmètre et empêche ceux extérieurs d’y entrer. Cela impactera les prochaines courses.

Fièvre catarrhale,courses camarguaisesTrois toros de combat en provenance d’Espagne décelés positifs à la fièvre catarrhale ovine (FCO) à l’issue des analyses faites sur des prélèvements de leurs organes et c’est un arrêté préfectoral qui tombe le 4 mai : un périmètre de 20 km autour de Saint-Martin-de-Crau, centre du foyer, est délimité ; interdiction de tous les mouvements de ruminants à destination et en provenance des exploitations de la zone jusqu’à démonstration de l’absence de virus.

La mesure vise à s’assurer que le virus ne se propage pas sur le territoire et implique le Ministère de l’Agriculture, Préfecture, Direction départementale de la protection des populations des Bouches-du-Rhône (DDPP), Chambre d’Agriculture, groupement de défense sanitaire...

Des séries de tests sont déjà en cours sur les animaux de l’exploitation concernée à proximité du foyer et d’autres suivront. En attendant les résultats et vu que la période d’incubation de la maladie est d’un mois sur les bovins, les troupeaux de la zone de précaution sont sous haute surveillance.

Les premières mesures mises en place sont les suivantes : les animaux ne peuvent ni entrer si sortir dans la zone des 20 km ; les mouvements d’animaux à l’intérieur de la zone de surveillance sont tolérés au cas par cas ; les mouvements d’animaux depuis la zone de surveillance vers l’abattoir sont autorisés sous laissez-passer sanitaire délivré par la DDPP ; les véhicules qui transportent bovins, ovins, caprins, à destination et/ou au départ de la zone interdite doivent être désinsectisés.

Ces mesures vont bien sûr impacter, dès ce week-end, les courses camarguaises. En effet, les cocardiers venant de la zone surveillée ne pourront assurer leur place en piste en dehors du cercle. Et les manadiers de l’extérieur ne pourront y amener leurs taureaux. Reste que dans l’espace délimité, les concours entre manades de la zone restent possibles, sous réserve de confirmation.

Autant dire que les villes et clubs taurins de Mouriès, Istres, Saint-Martin de Crau, etc. se trouvent directement concernés puisqu’à l’intérieur de la zone. Tout autant que les manades Agu, Allard, Chapelle, Chapelle-Brugeas, Gillet, La Galère, Le Galoubet, Lautier, Le Juge, Lescot, Ribaud, Richebois qui, elles, ne peuvent en sortir.

Pour combien de temps ? Comment va s’organiser la campagne de dépistage et quelles conséquences économiques ces mesures vont-elles avoir sur les éleveurs ?

Ces questions et bien d’autres seront évoquées demain, à Saint-Martin de Crau, à l’invitation de la DDPP et du GDS des Bouches-du-Rhône.

MARTINE ALIAGA

* Réunion ce mercredi 6 mai, à 17 h, salle Aqui sian ben à Saint-Martin-de-Crau.

* CONSEQUENCES : la composition des grilles des courses camarguaises prévues ce week-end  sera certainement perturbée par le confinement imposé aux élevages de la zone surveillée et l'interdiction pour les autres d'y entrer. Les organisateurs, la FFCC et le Trophée Taurin restent attentifs et réactifs face aux dispositions qui seront prises afin que le grand week-end à venir puisse quand même se dérouler dans de bonnes conditions et au mieux pour les intérêts de chacun.

* Les grilles paraissent demain jeudi mais d'autres modifications sur des changements de taureaux seront certainement encore apportées. A suivre sur ffcc.info et ce blog.

26/09/2008

FIEVRE CATARRHALE

25 septembre

Les affaires des courses camarguaises pour la fin de saison ne s'arrangent pas. Depuis hier, les mesures pour lutter contre la propagation de l'épizootie de fièvre catarrhale se font draconniennes. En effet : les mouvements de bovins sont soumis à une réglementation encore plus stricte. A savoir, les taureaux des manades héraultaises ne doivent en aucun cas sortir du département. Ceux du Gard et des Bouches-du-Rhône ne peuvent venir dans l'Hérault. De ce fait, les courses de Vendargues et Palavas, dimanche 28 septembre, n'accueillent que des cocardiers héraultais. Mais quid de la fin de la temporada ? 

 Informations complémentaires et détaillées sur le site ffcc.info.

26 septembre

 Ce week-end, donc, aucun cocardier d'une manade héraultaise ne court ailleurs que dans l'Hérault et inversement, les pistes gardoises et provençales n'accueillent que des taureaux du Gard et des Bouches-du-Rhône.  Une erreur s'est malencontreusement glissée dans la grille des courses (page Midi Libre Courses camarguaises du 26) : à Montfrin, le cocardier FORAIN est annoncé à la manade Janin, alors qu'il appartient à la manade du Pantai. Les aficionados auront bien sûr rectifié d'office.

Martine ALIAGA

05/09/2008

FIEVRE CATARRHALE (2)

ATTENTION

TOUT LE DEPARTEMENT DE L'HERAULT EST MAINTENANT EN ZONE REGLEMENTEE 1-8.  

En résumé, le bétail héraultais ne peut sortir du département mais les manadiers peuvent travailler à l'intérieur  de cette zone. La vaccination est obligatoire dans l'Hérault, plus des mesures de désinsectisation en cas de déplacement.
En ce qui concerne les courses camarguaises : les taureaux de la zone 8 (les autres départements taurins) peuvent courir en ZR 1-8 mais il y a de nombreuses réglementations : tout les précautions à prendre sont expliquées sur le site de la FFCC : ffcc.info. La situation est susceptible d'évoler dans les jours qui viennent.

 

FIEVRE CATARRHALE 1

La fièvre catarrhale ovine (FCO) appelée également "maladie de la langue bleue" est une maladie virale qui touche uniquement les ruminants (ovins, bovins et caprins) et qui n'affecte pas l'homme. Les produits animaux, viandes et lait ne présentent aucun risque pour le consommateur. Elle est transmise par un moucheron : le culicoide imicola. Deux sérotypes circulent : le FCO sérotype 8 et le FCO sérotype 1.
En ce qui concerne la région des courses camarguaises :  deux zones sont définies :
la ZR8 qui est indemne de sérotype 1 (toute la Camargue) et dans laquelle ne peut courir que le bétail provenant de la même zone.
La ZR1-8 (une partie de l'Hérault : Béziers, Clermont-l'Hérault, Frontignan, Gignac, Lodève, Lunas, Mèze, Pignan, Sète) dont le bétail ne peut sortir.
D'ores et déjà, la vaccination est obligatoire contre le sérotype 1 dans le département de l'Hérault.
A l'intérieur de chaque zone, les animaux peuvent participer à des manifestations qu'elles soient de rue ou en piste avec tout de même des mesures de désinsectisations.
En revanche, en ce qui concerne les courses camarguaises, des animaux provenant de ZR8 peuvent participer en zone ZR1-8 sous réserve de conditions ultra contraignantes. De quoi décourager manadiers et organisateurs. La première victime est la Section taurine de Villeneuve-lès-Maguelone qui, vu la complexité de la réglementation pour accueillir des manades de la zone Z8,  annule sa course d'aujourd'hui.

Martine ALIAGA

* Toutes les mesures sont expliquées dans un communiqué sur le site de la FFCC : ffcc.info 

07/01/2008

NOS COUSINS D'AMERIQUE

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À la base de la civilisation amérindienne, le bison fournissait aux tribus, qui le suivaient dans ses longues migrations, viande, graisse, cuir, fourrure, nerfs, tendons et os. Massacré au XIXe siècle par les colons, il a frôlé l'extinction en passant de millions d'individus à quelques centaines seulement. Aujourd'hui protégé, il ne survit plus que dans des réserves naturelles.
Il fait partie intégrante de l'histoire et de la culture de l'Amérique. Le bison est d'un tempérament imprévisible. Il semble paisible et indifférent mais il est capable de charger sans prévenir et sans raison apparente à plus de 50 km/heure. Sa vue est faible mais sont ouïe et son odorat sont très développés. Gestation : 9 mois. Naissance : 1 petit. Longueur : de 2,50 à 3,5 m. Hauteur au garrot : 1,50 m. Poids : 1350 kg maxi. Longévité : 20 à 25 ans.

16/11/2007

LIGUES REGIONALES DE LA FFCC

ENTRETIEN AVEC NICOLAS TRIOL PRESIDENT DE LA LIGUE L.-R.
"RENOUVELER LES GENERATIONS D'AFICIONADOS"
Président de la Commission sportive et de la Ligue Languedoc-Roussillon, Nicolas Triol, ancien raseteur, fait le point sur les actions de la FFCC pour les jeunes.

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annoncé au congrès de Mauguio, début mars, la création des Ligues régionales, qu’en est-il ?
Nicolas Triol : Les Ligues régionales fonctionnent depuis quelques mois, je préside celle du Languedoc-Roussillon (NDLR : Christophe Zuchelli, celle de PACA). Ces Ligues ont pour but de faciliter le fonctionnement des écoles de raseteurs et leur développement, accompagner au mieux les stagiaires pour former les raseteurs de demain mais surtout renouveler les générations d’aficionados.
Il faut susciter l’intérêt des jeunes  et animer leur aficion naissante afin de leur donner l’envie plus tard de jouer un rôle au sein de la course camarguaise, raseteurs, bénévoles dans les clubs taurins, présidents de courses, aficionados, etc... Cela passe par un soutien à l’esprit local des écoles ainsi qu’un travail avec les éducateurs au travers du diplôme délivré par la FFCC. Une réunion est prévue en janvier avec les éducateurs et un entraîneur de haut niveau pour une journée placée sous le signe de l’encadrement des jeunes raseteurs. Les Ligues ont également pour objectif d’aider les manades à faire courir les taureaux jeunes.
Concrètement, si un ado s’intéresse aux taureaux, quelles démarches peut-il entreprendre ?
N. T. : Il peut se rapprocher d’une des écoles taurines en fonctionnement, il y a en actuellement 17. Et pour répondre à toutes ses questions, l’Espace jeune a été créé sur le site Internet de la FFCC (ffcc.info). Il y trouvera entre autres les coordonnées de Gérard Barbeyrac directeur technique, une présentation de chaque école  ainsi que des vidéos, les événements, un forum où échanger des questions réponses, etc. Dernièrement, des "chats" ont été proposés. L’occasion de discuter "in live" avec les raseteurs Villard, Auzolle, le président Itier. Cela a très bien marché pour un début. En quatre mois, 230 jeunes se sont affiliés au site.
Une vingtaine de protectionnaires vont passer une semaine au Centre national d’entraînement en altitude de Font-Romeu. Quel est le contenu de ce stage ?
N. T.:  C’est une première qui a été rendue possible par la création des Ligues et les subventions des régions. Au programme: un bilan de santé individuel, des séances de préparation physique, un éclairage diététique, une approche anti-dopage, tout cela par des sportifs de haut niveau toutes disciplines sportives confondues et dans un lieu emblématique le Centre national d’entraînement en altitude de Font-Romeu.
En retour, qu’espérez-vous de ce stage ?
N. T. : Il y a un objectif pédagogique : comment se préparer au mieux avant la saison, adapter son alimentation, avoir des repères, limiter les blessures physiques, etc. Mais la Fédération attend aussi des stagiaires qu’ils développent un état d’esprit, une régularité, un respect vis-à-vis des différents acteurs de la course camarguaise.
Ne craigniez-vous pas que les écoles formatent trop les raseteurs de demain ?
N. T. : Non, car nous sommes très attentifs à ce que chacun garde son style. La diversité des styles est une richesse pour la piste, dans la mesure où la performance, la qualité et la régularité sont au rendez-vous.
Au niveau de la Commission sportive, où en est le groupe Détection, créé en début de saison 2007 ?
N. T. : Le groupe détection a deux objectifs : améliorer la qualité des courses de taureaux jeunes et neufs qui avaient tendance à péricliter ; donner une étape intermédiaire à certains protectionnaires pas assez aguerris pour passer à l’Avenir. Il faut aussi penser à leur sécurité et ne pas oublier le danger devant les taureaux. Chig et Paparone sont les premiers à bénéficier de ce groupe puisque, après une année en détection, ils passent l’an prochain à l’Avenir.
Propos recueillis par
Martine ALIAGA
* Renseignements : FFCC, tél.04 66 26 05 35 et ffcc.info Espace jeune.
LA COMMISSION SPORTIVE DE LA FFCC
Elle est composée de Luc Allemand, Alain Alteirac, René Ayme, Gérard Barbeyrac, Cyril Daniel, Jacky Faure, Roland Guerrero, Henri Itier, Eric Jourdan, Bernard Lagarde, Henri Laurent, Daniel Martinez, André Mouillor, Jean-François Moulin, Jean-Claude Paponneau, Gilles Roccia, Vincent Stefanelli, Alain Travalgini, Nicolas Triol, Jean-Marie Valat, Alain Zerti. Elle a donné dernièrement les noms des raseteurs de la  catégorie détection, ceux qui passent à l’Avenir et les nouveaux protectionnaires.
Catégorie Détection 2008 : Laroussi, Canales, Decker, Galibert, J.-L. Maurel, Pinot, Corbalan, Quesada, Charnelet, Guin, D. Martinez.
Montent au Trophée de l'Avenir : Gros, Bruschet, Ayme, Schuller, Chig, Paparone.
Passent en protection : Alarcon, Aliaga, Boudouin, Carcanague, Chekade, Dayre, Favier, Gautier, Imbert, Lazar, Maloche, Marquis, Orange, Oujdit, Rubio, A. Ruiz, Sanchis, Sylvain.

09/08/2007

FIEVRE APHTEUSE


L'HISTOIRE  : suite à deux foyers de fièvre aphteuse en Angleterre, les courses camarguaises et autres manifestations taurines ont été interdites

L'EFFET PAPILLON

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Le battement d'aile d'un papillon à un bout de la planète peut déclencher par le souffle d'air qu'il engendre des réactions en chaine et transformer la vie à l'autre bout. C'est bien sûr un raccourci littéraire mais depuis hier, on est en plein dedans.

LES FAITS
Deux foyers de fièvre aphteuse sont décelés en Angleterre dans une ferme près de la ville de Pirbright aussitôt les frontières anglaises sont fermées aux animaux (bovins, porcins, ovins, caprins) par l'Union européenne. Et pour éviter une épizootie  (le virus de la fièvre aphteuse se propage très rapidement), les pouvoirs publics français décrètent une interdiction des rassemblements et des mouvements de ces animaux. (J.O. N.180 du 5/08). Résultat : les courses camarguaises, abrivado, bandido, encierros, etc, sont interdits.

medium_repos_2.jpgCONSEQUENCES
La nouvelle tombe mardi matin (7 août) et bouleverse tous les programmes des fêtes du Languedoc-Roussillon et Bouches-du-Rhône. A Pérols, Lansargues, Castries, Le Cailar, Montfrin, etc., les aficionados et les organisateurs désemparés parent au plus pressé. Mais les taureaux resteront au pré même si, dans certains endroits, les mesures tardent à être appliquées. Apparemment des problèmes de communication et ou du moins de synchronisation entre ministère de l'Agriculture, Préfecture et mairies... Quoi qu'il en soit, la Fédération française de la course camarguaise en relation avec les Directions des services vétérinaires confirme l'interdiction jusqu'à nouvel ordre et travaille pour infléchir ou assouplir les mesures. A savoir autoriser les sorties d'une seule manade en course complète par exemple.

MERCREDI 8 AOUT
Mercredi matin. Un arrêté du 7 août modifie l'arrêté du 4 août en apportant des dérogations mais en des termes pour le moins flous "Il peut être dérogé aux dispositions prévues.... dans des conditions précisées par instruction du ministre chargé de l'agriculture"... On attend des explications.  Un nouveau texte est en préparation au Ministère de l'Agriculture et une réunion se déroulera à Bruxelles avec les ministres concernés dans la journée. On peut raisonnablement penser que des allègements vont avoir lieu.

Mercredi midi : effectivement, les courses de taureaux d'un même élevage ont été possibles. A certaines conditions : que tous les medium_repos_3.jpganimaux présentés proviennent d’un même élevage ; qu'il soit être procédé à un examen clinique sur les animaux avant leur sortie. Cet examen clinique les déclarant sains. Les animaux présentés doivent être isolés à l’issue de la manifestation pendant au moins 72 heures. Les animaux sont isolés pendant les 10 jours suivant la tenue de la manifestation, et peuvent de nouveau être mélangés au troupeau à l’issue de cet isolement si aucun signe clinique n’est apparu. 

JEUDI 9 AOUT
CE MATIN :
La réunion de mercredi après-midi à Bruxelles maintient la restriction et donc  ne permet pas les rassemblements de plusieurs manades. C'est à dire pas de concours. Actuellement, se déroule une réunion au ministère de l'Agriculture avec les DSV. On en saura plus en début d'après-midi pour les courses prévues ce week-end.

14 h 50 : la FFCC informe que les restrictions sont levées.
ON REDEMARRE ! OUF !

VENDREDI 10 AOUT
Toutes les courses initialement prévues pour le week-end et le 15 août auront lieu plus la course de Châteaurenard (Trophée des Maraîchers espoirs) prévue mardi reportée à cet après-midi  (vendredi) et la finale du Gland d'Or à Montfrin, annulée mercredi, reportée à samedi après-midi.

   

Martine ALIAGA

28/05/2007

TUBERCULOSE : ASSAINISSEMENT A LA MANADE CLAUZEL

 

LA PASSION SELON SAINT-ANTOINE

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Alexandre et Jean Pierre CLAUZEL
 

 

Leur chemin de croix, les propriétaires de la manade Saint-Antoine l'ont choisi en toute connaissance de cause. Fin 2005, une bête tuberculeuse à l'abattoir, le verdict de la DSV est sans appel, la manade est bloquée. Deux solutions : abattage du cheptel ou assainissement.

D'une même voix, Alain Albaric, Jean-Pierre Clauzel, son fils Alexandre et sa fille Florence choisissent l'assainissement: "Assainir pour recommencer".

medium_ALEX.jpgAlexandre, passionné écorché vif, et Jean-Pierre, passionné pondéré, racontent : "Nous avons eu un premier cas de tuberculose, fin 1999 et nous n'avons pu travailler jusqu'à mai 2000,  puis un deuxième, fin 2005 (un quatrain détecté à l'abattoir). Hormis ces deux cas, nous étions clean en faisant tuer 45 à 50 bêtes par an, sans vente à d'autres manades".

Du 5 novembre 2005 au 9 mars 2007, c'est traversée du désert. Toujours en bonne entente avec les services vétérinaires et "contre toute raison logique si ce n'est la fe et la vraie valeur du travail de manadier qui est de faire naître, d'élever, de façonner et de dessiner une carrière à un taureau pour la course camarguaise", explique Alexandre. Et du jour au lendemain, tout s'est arrêté : "On dirait que c'est toi qui as la tube". Jean-Pierre Clauzel expose : "Je savais qu'à partir de là, on n'aurait plus aucune rentrée financière. En plus, les bêtes étaient bloquées sur leurs pâturages, les unes à Saint-Antoine, les autres aux Grandes Cabanes. Donc plus de rotation sur les pâtures, plus de possibilité de faire du fourrage. Tout en perpétuant la sélection et veillant au bon état des taureaux, bien sûr !". Alexandre renchérit : "Le pire c'est qu'on n'a plus eu de coup de téléphone, plus de visites. On s'est retrouvé seuls, sans recettes, sans travail, sans aide. A part deux ou trois clubs taurins, plus personne. Heureusement que nous avons la chance d'avoir des amateurs fidèles".  Plus la longue litanie des prophylaxies. En un an et demi, la totalité du cheptel (plus de deux cents bêtes) a subi six contrôles (Interferon et tuberculinisation). Soit douze passages au couloir de contention, à la recherche de toute bête atteinte et de tout porteur sain. Et l'abattage systématique de tous cas litigieux.

Les Clauzel sont persuadés du bien fondé de l'assainissement et espèrent dans les nouvelles dispositions qui vont êtremedium_Pere.jpg signées (voir en note) : "L'assainissement est possible ! Le problème est que, pour l'instant, seule l'indemnisation en cas d'abattage total prend en compte la vraie valeur des bêtes (NDLR : Lignées, carrière des cocardiers, ancienneté de la manade…). Financièrement, ce que nous avons choisi est un sacrifice total, économiquement c'est catastrophique".

La manade Saint-Antoine, depuis le début de saison, a le droit de faire à nouveau courir ses cocardiers. Mais tout n'est pas rose pour autant,  selon Alexandre : "Les cocardiers n'ont pas couru depuis un an et demi. Il faut tout reprendre à la base. Les contrats ne suivent pas je n'ai pas beaucoup de sorties prévues. Pourtant il faut que je voie comment les taureaux se comportent. Certains ont évolué physiquement mais ont perdu leur expérience. C'est difficile ! ". Mais ce qu'il défend avec force: "Ce qui sort, c'est du Saint-Antoine, ces taureaux ont une identité, une race. C'est l'histoire d'une passion avec mes bêtes, c'est la noblesse du métier de manadier". Et le père d'ajouter : "One ne regrette rien. Au moins on aura essayé. Rien n'est gagné définitivement. Ce qu'on a accompli, ça ne s'explique pas,  on le ressent sentimentalement".

Dans le sang des Clauzel coule toute la rudesse des Camarguais, la passion  pour leurs cocardiers, le respect du travail de manadier. Hier, Gazay, Beccaro, aujourd'hui Matute, Tommy, Colvert, Gaspard, Vivario… les cocardiers à la devise vert et gris sont entre les bonnes mains… de saint Antoine.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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TOMMY le chef de file de l'élevage
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En attendant les sorties on s'occupe...
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VIVARIO
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Masque de beauté ou de guerre ?
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BECCARO l'ancienne vedette de la manade
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MATUTE l'espoir
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MAS du MENAGE

Note : Les associations de manadiers, les services vétérinaires, la FFCC ont travaillé sur un protocole d'accord qui devrait être prochainement validé. Ce protocole porte sur une indemnisation revalorisée pour les bêtes abattues dans le cadre de l'assainissement ; un délai de blocage diminué et possibilité de sortir en course complète après un premier passage négatif de l'ensemble du cheptel au test de dépistage. En revanche, si lamanade est touchée à plus de 10 % du troupeau, il n'y a qu'une seule règle : l'abattage.

Manade Saint-Antoine : Les Saintes-Maries-de-la-Mer, tél. 04 90 97 50 14