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12/11/2017

Manade CAVALLINI - 12 11 2017

IMG_5055.JPGDANS L’INTIMITE DU MAS DE PIOCH

ET DE LA MANADE CAVALLINI

Alors que certaines arènes clôturaient leur saison en ce dimanche 12 novembre, la Manade Laura et Laurent Cavallini avait ouvert le Mas de Pioch aux organisateurs qui leur ont fait confiance tout au long de la saison, et aux amis de la devise Blanc, Rose et Bleu.

C’est en fin de matinée, sous un ciel bleu azur, balayé par un petit air, que la bonne centaine de personnes a pris place dans le convoi exceptionnel  de quatre remorques conduites par le Pélot et escorté par une quinzaine de cavaliers a arpenté les herbages de l’élevage saintois.

IMG_4980.JPGLe premier clos visité, est celui des vaches de ventre. Une cinquante au total qui devraient mettre bas d’ici une quinzaine de jour.  Artaban, le taureau jeune IMG_4989 - ARTANBAN.JPGmarqué du n° 254, finaliste des courses de ligues 2017 dans les arènes de Vendargues, ne faisant pas bon ménage avec les cocardiers, y a été ajouté.  C’est dans ce clos que le gardian, Armand Gourdoux a dévoilé les secrets de la sélection  avec pour base des origines F. Mailhan, Pastré et Cambi. Origines renforcées aujourd’hui avec l’apport du sang Baroncellien avec des étalons de Cuillé et Vinuesa.

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Les temps de contempler ce « qui est la base de tout élevage », Jules César, comme le surnomme sa fille Laura, allait remettre les gaz pour nous conduire dans le clos mitoyen, celui alloué aux taureaux jeunes et taureaux de ligue de 2018. D’une présentation exemplaire, à l’exception d’un débrouté, les gardians les ont rassemblés tout près des charrettes pour qu’ils soient contemplés et côtoyés à proximité.

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Puis, c’est vers le clos des cocardiers, qui font la fierté de tout élevage que la balade de termina, non sans crainte lorsque IMG_5020 - ARTISTE.JPGArtiste fit mine de foncer sur les charrettes. Calme mais tout de même inquiété par ce monde les dévisageant, Cupidon, Severin, Aspirant, Artiste, Tariquet, Frigolet et autres Eros, Caprice, Jarjaïo et Carolin, peut-être plus curieux que nous, se sont laissés approcher et contempler.

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IMG_5057.JPGLe temps de trouver les retardataires, une bonne cinquantaine tout de même, les discussions, sur les découvertes du matin ou sur la saison qui venait de s’écouler ont démarré  dans l’arrière salle autour de l’apéritif avant que tout ce monde de divers horizons mais tous ancrés du dénominateur commun se mettent à table…. Jusqu’alors « invisible » et « muette »,IMG_5063.JPG ce fut au tour de Laura d’adresser quelques mots à ses hôtes. Avec détermination, humour envers son père, quelques petites pointes lancées par-ci par-là,  remerciements, elle retraça les grandes lignes de la saison 2017 et quelques points forts pour la manade avant de faire l’inventaire des cornus disponibles pour l’année prochaine. Et de conclure, en rassurant les organisateurs en les informant « il n’est pas utile que vous notiez tout ce dont nous pouvons vous amener la saison prochaine dans vos arènes, une feuille descriptive vous sera remise lors de votre départ »

Elle ne dort pas la petite !!!!!!

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                                  Texte et Photos Cyril Daniel

06/11/2017

MARSILLARGUES *COMPLETE DE NICOLLIN*

Course du dimanche 5 novembre 2017

 

Agréable et assez bien rythmé

MARSIBOAPHCI.jpg

La belle agressivité de Boa aux trousses de Méric

Les gradins sont bien garnis pour cette complète de la manade Nicollin qui a fourni une première partie très intéressante et rasetée sur un rythme soutenu, Boa fait un bon 4e même si sa toute fin de quart d'heure manque de force. Inversement les plus jeunes Sabran, 5 ans, 5,e et Boumian, 6 ans 7e, ont révélé des qualités en fin de temps alors que Landié, 7 ans, 6e, après de multiples coups aux planches, se blesse au poitrail et rentre à) la 7e minute.

Côté blancs, Clarion (surtout en 1re partie) et Ameraoui et Méric (surtout en 2e) sont les plus assidus dans un ensemble coopératif et au bon esprit en cette fin de saison.

Homère (N.952).- Flotte un peu puis se cale. Bien cité, se livre jusqu'au ras des planches. Tape droit derrière Sanchez pour 11 minutes les rubans. Gérant bien l'espace, tient bien cette première place et rentre ses ficelles. 3 Carmen et retour.

▼ Jourdan met en difficulté Clarion

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Jourdan (N.965).- Placé, décalé ou en mouvement, il en laisse passer quelques uns et appuie sur quelques autres. Aux ficelles, Clarion s'engage, la riposte est foudroyante et dangereuse jusqu'aux bois. Du coup, le taureau prend du mordant, place de belles accélérations, passe le poitrail après Sanchez, envoie la corne après Clarion, mange le terrain à Y. Martin. 15 minutes crescendo, rentre 1 ficelle, 5 Carmen et retour.

Mousquioun (N.001).- Riposte avec toute sa fougue d'étalon, puis trouve le terrain des barrières et honore les enchaînements. Brûle la priorité à Méric (2 fois), accélère après Vic, se dégage, conclut au ras sur Y. Méric. Tient sa cocarde jusqu'à 12'30. Suffisamment rigoureux et un peu lourd par la suite, rentre ses ficelles. 5 Carmen et retour. Poussée d'adrénaline entre gardians et raseteurs… L'entracte calme tout le monde.

DSC_2591.JPG◄ Boa (N.122).- Il a du gaz, un bon placement, et se ménage de larges espaces d'où il repousse tout le monde. Sort en force en mettant la pression sur les hommes jusqu'au bout, se soulève après Ameraoui, Méric, droit après Clarion, pousse après Ameraoui pour 10'30 de qualité aux rubans. Reste un peu en dedans après. Rentre ses ficelles, 4 Carmen et retour.

Sabran (N.226).- Le jeunot est remuant et brouillon. S'évade mais bien emmené par Clarion, fait la planche (2 fois) (6' minutes les rubans). Un peu plus stable aux ficelles, Sanchez le mène aux barrières, une série conclue au ras, actions frappantes après Montesinos, Ameraoui, Vacaresse lors des dernières minutes. Garde ses ficelles. 6 Carmen et retour.

marsilandiePHCI.jpgBelle
attaque
de Landié
sur Ameraoui

Landié (N.002).- Entrepris, tape à tout va. Sans jamais se poser, il visite la piste. Baroule mais le premier qui bouge gagne une puissant coup aux planches (Ameraoui), bascule après Vacaresse, énorme sur Montesinos. 6 ' les pompons. Une grosse estafilade au poitrail lui fait réintégrer à la 7e avec ses ficelles. Dommage !
3 Carmen et retour.

Boumian (N.102).- Tout frétillant, saute souvent et passe beaucoup trop de temps en contre-piste. Mais quand il se met au travail, fait preuve de rapidité, de caractère et de conclusions frappantes. Indiscipliné mais brillant, il termine fort avec bascule après Méric, Y. Martin. 5 Carmen et retour.

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

Niveau Avenir HT. Course du dimanche 5 novembre. Entrée : 3/4 d'arène. Org. : CT Lou Bajan. Président : Aurélien Laget. Raseteurs droitiers : Vic, Vacaresse, Ameraoui, Montesinos. Gauchers : Clarion, Sanchez, Méric, Y. Martin, J. Martin. Tourneurs : Arnel, Joseph, Daniel.

Sabran et Clarion, ça pulse !

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05/11/2017

MANADE VITOU DE FONTMARIE

7e PRIX DE L'HERAULT

28 et 29 octobre 2017

vitouferradejpcamargue.jpg

Photos JP Camargue

Les podiums

Tri de bétail : manade Les Montilles

Meilleur coup de fer : manade Kreninger

Prix de l'Hérault : Les Baumelles

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03/11/2017

MANADE NICOLLIN

Vendredi 3 novembre 2017

Olivier, sang pour sang Nicollin

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La ressemblance avec Louis Nicollin, décédé le 29 juin, est saisissante. Jusque dans le verbe et le ton. Vif, incisif, volontiers rieur, Olivier le fils aîné reçoit au Mas Saint-Gabriel - « dans le bureau de mon père ».
Aux côtés de Jeoffrey Barbeyrac (en charge de l’élevage), le nouveau pelot parle de la manade Nicollin, affirme son identité héraultaise et son envie de s’impliquer.
Louis Nicollin avait organisé sa succession pour les entreprises et le club de football MHSC, qu’en est-il pour la manade ?
Vous n’avez pas vu... Il y avait des Chinois devant la porte pour acheter la manade... (rires). Non, rien de prévu en particulier, de toute façon la manade tournait, mon père s’en occupait et la gérait avec Jeoffrey (Barbeyrac). Maintenant c’est moi. Je ne changerai rien. Ce sera en continuité. Jeoffrey a des avis clairs, après, il a des directives limpides sur le fait qu’il y ait une seule entité la manade Nicollin avec deux races différentes (Lafont et Baroncelli via Cuillé et Saint-Gabriel, NDLR). La manade ne sera pas dispersée aux quatre vents... On a un morceau du patrimoine camarguais, il n’y a pas de raison de le disperser... On ne vendra pas....
manade nicollin,olivier nicollin,course camarguaiseQuelle suite alors pour les deux branches de votre élevage ?
On a la chance d’avoir ces deux familles chez nous, mais il ne faut pas avoir les yeux fermés et essayer des choses. Il y a des gens compétents sur le terrain, comme Guillaume Granchi, sans oublier le travail qu’avait fait Luc Lopez (manade Saint-Gabriel), il y a aussi Christophe Merle qui s’occupe des chevaux. Les mystères de l’élevage, c’est compliqué, il n’y a pas la recette miracle.
Quel est votre lien avec la bouvine ?
Mon père était Lyonnais et il avait eu un coup de cœur en allant aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Les chevaux blancs et les taureaux noirs... Tout le monde connaît l’histoire. Mais mon frère et moi sommes nés à Montpellier, ma mère et ma grand-mère sont de Marsillargues, nous sommes de purs Héraultais. Les chevaux et les taureaux font partie de notre génétique. Mais plus que cela, nous avons un lien avec ce « pays », cette région et ses traditions. Nous avons la chance d’avoir certains moyens pour contribuer à être partie prenante des traditions et de choses qui se font dans le coin. L’idée a toujours été de garder notre patrimoine.
Alors Olivier Nicollin manadier ?
On le fait à notre manière, on n’est pas non plus impliqués quotidiennement mais on tient et on aime énormément nos taureaux. On est un peu en retrait des autres manadiers, des raseteurs mais on a aussi nos avis et tout est dirigé par l’amour pour nos bêtes. Manadier c’est un atout pour notre pays de taureaux. Des gens viennent de l’Europe entière alors il faut essayer de le faire bien, de le faire beau, de le faire propre... Du bétail en état, du travail représentatif...
Votre vision de la course camarguaise ?
Dans la société (SMN) nous avons un cadre important, Pierre Cuillé, j’échange souvent avec lui comme avec Jeoffrey, je lis Midi Libre, et je côtoie des gens qui vont aux courses plus que moi. Depuis plus de vingt ans, j’entends « Il y a moins de monde dans les arènes, il n’y a que des vieux, etc... » Moi, je pense que c’est normal ! Les plus jeunes sont dans l’arène et autour pour faire la fête et les plus âgés sur les gradins, quand les jeunes prennent de l’âge, ils montent dans les étagères, ainsi va la vie ! Les courses c’est quand même un joyeux bazar, non ? Mais peut-être que c’est bien comme ça aussi. Il ne faut pas tout changer. Je pense qu’on peut faire évoluer les traditions sans faire de révolution. Mais le personnage central c’est le taureau, laissons un peu de souffle aux taureaux...
Vous faites partie d’un des groupes qui a répondu à l’appel d’offres de la mairie de Lunel pour l’organisation des courses. Pourquoi ?
C’est pour s’impliquer dans les courses camarguaises. L’idée de se dire qu’on est capable de faire des choses chouettes. Les nouvelles arènes vont être magnifiques, on peut en profiter pour faire de beaux spectacles taurins. C’est un beau challenge... C’est lié au fait que les taureaux ne partiront pas en Chine (rires), autant s’y intéresser de plus près. Mais on est nombreux à concourir, on n’en est pas là encore.
La saison 2017 se termine avec quels résultats pour la manade Nicollin ?
(Avec Jeoffrey) De bons résultats avec les jeunes taureaux, reste à confirmer. Toute la difficulté est là. Cela fait 2, 3 ans que ça va mieux. Nous avons une race de taureaux généreux et volontaires et aujourd’hui ce sont ceux qui pâtissent le plus. Les raseteurs de cette génération sont tous plus forts que n’importe quel taureau. Ce n’est plus à armes égales... La difficulté c’est de garder le moral des taureaux.
Traditionnellement la complète de Nicollin sort à Marsillargues en novembre (ce dimanche 5 novembre). Serez-vous dans les gradins ?
Je vais essayer...Quels taureaux Jeoffrey ? Boumian, Homère, Jourdan, Landié, Mousquioun, Sabran, Boa... Ah ce Landié, je l’ai vu le 15 août au Grau-du-Roi, je lui souhaite une carrière aussi belle que ce qu’il est laid...
Fifty fifty Lafont, Saint-Gabriel pour cette course ?
Ne cherchez pas c’est du 100/100 Nicollin !


PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA


* Louis Nicollin a créé la manade Saint-Gabriel en 1987. En 1997, il acquiert la manade Jean Lafont. En 2012, les deux élevages sont réunis sous un seul nom, manade Nicollin.

Course de ce dimanche 5 novembre 2017, à Marsillargues

14 h 30, 10 €, CT Lou Bajan, dél. Dumas. Chr. JEANNOT. Niveau Avenir HT. Complète de Nicollin : BOUMIAN - SABRAN - BOA - LANDIE - HOMERE - JOURDAN - MOUSQUIOUN. Groupe 3. Raseteurs : Fouque, Vacaresse, Y. Martin, Ameraoui, Méric, J.Martin, Sanchez.

 

28/09/2017

DECES

Jeudi 28 septembre 2017

Le manadier Georges Ribaud
nous a quittés

GEORGESRIBAUD1.jpgLe manadier Georges Ribaud est décédé hier à Arles à l’âge de 89 ans. Celui qui créa la manade en 1959 avec son cousin André Deville était bien connu et estimé du monde taurin. Fin connaisseur des biòu et éleveur avisé, il avait pris son « indépendance » en 1964 et mené, à force de travail, de patience et de sélection, la devise verte, noire et rouge à son plus haut niveau.
A partir de 1971 (et jusqu’à récemment), ce seront de nombreuses et régulières victoires au Trident d’Or, de belles et vaillantes Cocardières d’Or qui tinrent le haut du pavé comme Trimarde (1988), La Royale (1991) ou Florella (1994), ainsi que des Biòu de l’Avenir, dont Montfrinois (1972) et Nomade (1988). Mais chez les cocardiers, on se souviendra des mémorables prestations aux Cocarde d’Or, course difficile s’il en est, de Charlot bien sûr, double vainqueur (1982 et 1984), Janot, puis plus tard Pérolen (2000 et 2001), Galoubet (2003) et encore Vincent, Bouquet, Malin et bien d’autres qui suivirent. Georges, au sourire emblématique, partageait sa passion avec ses fidèles gardians mais aussi ses frères, Jeannot, Momon (Edmond) et Jacky (disparu il y a peu).
En 2011, son fils Christian reprend les rênes d’une partie de la manade (la manade Christian Ribaud) tandis que l’autre est acquise par son gendre, Jean-
Pierre Fournier (et fils). A son fils Christian, ses filles Michèle et Brigitte, et à toute leur famille, la rédaction adresse ses plus sincères condoléances.

ANNELYSE CHEVALIER
Photo Archives

Les obsèques auront lieu le jeudi 28 septembre à 14 h 30 à Arles, église de la Major.

28/07/2017

HOMMAGE A JEAN LAFONT

LE CAILAR SAMEDI 5 AOUT 2017

JOURNEE HOMMAGE A JEAN LAFONT

10h30, dépôt de gerbe aux Hourtès en mémoire du manadier Jean Lafont. 11h30, animation avec la fanfare du garage sur le portalet. 12h, abrivado manades Agnel, Aubanel, 7 taureaux. Après l'abrivado, sur le portalet, interprétations lyriques par l'ensemble Archemia. 12h30, apéritif dans les jardins de la maison Vidal, bd Gambetta, animé par l'ensemble Archemia et la Fanfare du garage.

13h30, repas dans la cour de la mairie et sur la place de la République Réservations en mairie au 04 66 88 01 05 et restaurant Le Tamaris, 04 66 88 07 91. 20€.

16h, aux arènes, capelado avec le groupe traditionnel Li Cabidoulo et les gardians des manades Jean Lafont et Nicollin. Interprétations lyriques par l'ensemble Archemia. 16h30, 9 €, course de 4 tau et 3 vaches de la manade Nicollin.

Bandido de 7 taureaux après la course.

03/07/2017

DECES DE LOUIS NICOLLIN

Lundi 3 juillet - Témoignage

"Il m'appelait Rouquette"

NICOLLINROUQUETTEPHMALI.jpg

Le manadier melgorien de la devise "sang et or"
était très proche de Louis.

Alors que les hommages, minutes de silence ou d’applaudissements, se succèdent dans les arènes de la zone taurine, et qu’au Mas Saint Gabriel, Colette et ses enfants reçoivent les condoléances de centaines et centaines d’orphelins de Loulou, les témoignages de gens de bouvine dessinent le portrait de Louis Nicollin, manadier atypique, tombé en amour pour la Camargue.
Parmi les plus proches, le manadier Georges Rouquette est certainement celui qui avait tissé les liens les plus affectifs avec Louis.
Profondément ému par son décès, Georges Rouquette remonte le fil de ses souvenirs. « J’avais 19 ans et lui 20 quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. J’avais des juments à côté de sa décharge à Maurin, et je n’avais plus d’eau. Alors je suis monté au Marché du Haut à Montpellier, où il travaillait. Il était derrière une benne, je lui ai expliqué... Alors, avec son accent lyonnais, il m’a dit « Viens on va boire un coup et je te remplirai les abreuvoirs tous les vendredis ». Notre amitié a démarré là. Il m’appelait Rouquette... Pas Georges... Et moi je lui disais Louis.
Un jour dans son bureau, il me lance « Rouquette, j’aime ces bêtes noires comme les tiennes, j’en veux ». Alors je lui a donné des vaches. Je lui en fait cadeau. Il a aussi pris des Cuillé et des Laurent. Puis il a voulu rentrer à l’association des manadiers. Là c’était plus compliqué. J’ai fait appel à Claude Saumade et à Henri Laurent, et il est devenu manadier. C’était en 1987, il créait Saint-Gabriel. Quand on lui a abattu sa manade (en 2006 lors de la crise de la tuberculose, NDLR), il me disait « Toi aussi tu vas y faire, on a la même race ». C’est ce qui s’est passé. J’ai perdu mes bêtes, alors il m’a poussé « Il faut que tu repartes. Moi je vais t’aider pour le fourrage, les camions... et on va appeler Henri Laurent ». Et j’ai redémarré. Sans Laurent et Nicollin, je n’aurais plus de taureaux.
Louis, il était direct, sans détour et nous avons passé des moments inoubliables, il aimait bien me chambrer. Ça pétait parfois, il avait des colères monstrueuses, mais avec moi, ça durait jamais longtemps. Il était mon frère spirituel, ma famille. C’était un grand bonhomme, on n’en retrouvera pas un comme lui demain. Je crois que la Camargue n’a pas su l’accueillir comme elle aurait dû, certaines personnes ne l’appréciaient pas à sa juste valeur. Il avait un cœur énorme et il aimait ses taureaux. Son Virat (Biòu d’Or 2002 et 2004), c’était une adoration !
Je pense, j’espère que tout ce qu’il a fait va continuer, je fais confiance à Colette, son épouse, et à ses enfants car le bâtisseur est mort mais le temple est bâti».


PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA

Jacques Blatière (manadier) : « On s'appréciait sans trop se le dire, même si on ne se voyait pas tous les jours. Mais il a eu un geste que je n'oublierai jamais, en 2004 lors des inondations, il a décidé sur le champ d'accueillir mes 300 bêtes à la Tour d'Anglas. Si j'ai encore des taureaux c'est grâce à lui. Je ne savais pas trop comment le remercier, il m'a dit ne t'inquiète pas, je sais que tu aurais fait pareil pour moi. Nous nous sommes reçus quelques fois, dans l'intimité, pour des moments de grand plaisir. Il avait la gouaille, son franc-parler mais on l'aimait comme ça. C'était un homme de grande générosité, pas qu'en argent, mais en chaleur humaine, en noblesse de coeur... Son décès m'attriste, il laisse des regrets et des souvenirs, des moments d'estrambord inoubliables...»

Aimé Hugon (Commission du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence) : « ça été chaud avec le Trophée à plusieurs reprises, sous le coup de déceptions, Louis Nicollin pouvait parler fort. Mais le 2e Biou d'Or de Virat lui avait fait tellement plaisir. Même s'il avait eu un peu peur d'être sifflé à Nîmes pour la finale, finalement cela s'était bien passé. Et puis j'ai toujours pensé que Jean Lafont avait bien fait de lui vendre sa manade. Lui seul pouvait conserver le sang historique des « rouge et vert ». Il était impatient d'avoir des résultats, je me souviens au lendemain d'une finale de l'Avenir à Lunel, où il était en colère après la mauvaise prestation de son taureau, je lui avais dit « Les taureaux ils font ce qu'ils veulent, quand ils veulent, c'est pas une science exacte.. ». C'était un personnage immense. J'espère que la famille va continuer... Jeoffrey (Barbeyrac, en charge des cocardiers) va faire le lien».

GOYA1.jpgHenri Laurent (manadier) : «Nous nous téléphonions souvent, encore mercredi dernier, on avait des projets... C'était un type extraordinaire. Mon premier contact avec lui c'était pour lui vendre quelques vaches pour son mas à côté de Lyon, ça date pas d'hier. Puis je lui ai prêté des étalons... Il en a toujours été très reconnaissant. Un jour, en tant que président des manadiers, je voulais rencontrer le ministre de l'Agriculture de l'époque, et on ne savait pas trop comment organiser tout ça. Quand il l'a su, il nous a mis à disposition son avion, Jean-Claude Lemoult qui s'occupait de l'entreprise à Paris nous a complètement pris en charge, déplacements, visite au ministre et restaurant compris.

Son décès c'est une perte pour Montpellier, pour la région, pour tout le monde. C'était un personnage atypique mais connu de tous, capable de venir en aide à de nombreuses personnes. Au début, avec les taureaux, il était impatient, déçu de ne pas avoir de résutats, il a appris la patience... Ses aménagements de Saint-Gabriel et du Mas d'Anglas sont magnifiques et nous espérons que tout ça va se perpétuer. C'était un bon ami, même les géants s'en vont, c'est triste».

2017HADRIENPOUJOLPHOTO MALI.jpgHadrien Poujol : «En tant que président de la Fédération, j'ai une pensée pour sa femme et ses fils qui traversent une terrible épreuve. La course camarguaise perd une figure importante de son milieu. Nous lui devons la continuité de la race Granon, Lafont puis Nicollin, depuis 20 ans. Seul un homme de sa trempe pouvait faire perdurer un tel élevage. Je n'oublie pas non plus la manade Saint-Gabriel qui a brillé dans les années 2000. 

Ce qui était incroyable chez Louis Nicollin, c'est le profond respect qu'il avait pour les raseteurs qu'il a souvent aidés, les relations amicales avec les différents clubs taurins fidèles à la manade, mais aussi une relation très proche avec ses gardians et Jeoffrey (Barbeyrac). Une page se tourne et quelle page ! Adessias Monsieur Nicollin».

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Les obsèques de Louis Nicollin se dérouleront mardi 4 juillet, à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier. L’inhumation aura lieu à Marsillargues dans l’intimitié familiale.
Lire d’autres témoignages sur Internet, Bouvine en ligue, http://coursecamarguaise.midiblogs.com

01/07/2017

DECES DE LOUIS NICOLLIN

Jeudi 29 juin 2017

Loulou est parti

NICOLLIN2PHMALI.jpgC'était en 2014, leur joie ce jour-là faisait plaisir à voir. Et à leur habitude, ils avaient mis les moyens, la fête fut grandiose. Virat statufié au Mas d'Anglas, Virat en chair et en os dans les arènes, la roussataio, l'abrivado, les gardians, les Arlésiennes, la musique, les invités… Et Louis et Colette Nicollin. Indissociables, inséparables. C'est l'image qui me revient tout de suite, alors que le décès de Louis tombe sur les écrans. Louis, Loulou, le président, Monsieur Nicollin… Le chef d'entreprise, le foot bien sûr, le cyclisme, les sports en général mais aussi les plus traditionnels, les joutes, la course camarguaise… et cet incroyable passion des chevaux et des taureaux camarguais.

A nouveau, la bouvine est en deuil. Après Philippe Cuillé, Jean Lafont, Maryse Chauvet, c'est le pelot de la manade Nicollin qui quitte la piste. Cette année, les « rouge et vert » sont doublement orphelins aux côtés de la devise noir, blanc et rouge.

Manadier atypique certes mais tellement attachant et généreux pour la cause, Louis Nicollin laissera lui aussi, au pays des taureaux, une place difficile à combler.

A sa famille et aux proches, mes bien tristes et sincères condoléances.

MARTINE ALIAGA

* Les obsèques de Louis Nicollin  se dérouleront mardi 4 juillet, à 10h à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier. L'inhumation aura lieu à Marsillargues dans l'intimité familiale *

 

09/06/2017

DECES DE MARYSE CHAUVET

9 juin 2017 - Les remerciements de la famille.

 

REMERCIEMENTS

La famille de Maryse Chauvet tient à remercier toutes les personnes présentes à ses obsèques qui ont eu lieu le samedi 27 mai 2017 dans son village de Noves.

Très touchée par la présence des clubs taurins, nos premiers remerciements vont en particulier au club taurin l’Encierro de Noves pour sa participation et son hommage lors de la course du dimanche 28.

Nous remercions également la Fédération Française de la Course Camarguaise, l’Association des Manadiers, la Nation Gardiane, la Confrérie des Gardians, le Comite du Trident d’Or, l’Association des Raseteurs, la future Reine d’Arles, Monsieur Henri Laurent, tous les élus présents ainsi que tous les anonymes.

C’est une grande tristesse pour nous et pour la bouvine car avec la disparition de Maryse c’est le nom des Chauvet et celui de Camarina , « Seigneur de Camargue » qui disparaissent.

Au-delà de ces personnalités, nous tenons à remercier particulièrement tous les employés et les bénévoles qui ont été aux côtés de la Manade Chauvet et ont apporté leur soutien sincère durant toutes ces années.

Nous pleurons Maryse tout en étant très fier de l’avoir connue.

Déjà inscrite dans l’histoire de la course camarguaise, le Manade Chauvet vous donne rendez vous pour 2017.

 

25/05/2017

DECES

Jeudi 25 mai 2017

Maryse Chauvet est décédée

La bouvine est en deuil, Maryse Chauvet est décédée. Elle était l’héritière de la manade créée par son père Régis et à la mort de celui-ci (1994) dirigée par sa sœur Régine (disparue en 2004) et son frère René (disparu en 2007). Cet élevage parmi les plus beaux fleurons camarguais a connu de grands taureaux. Les premiers dans les années 60-70 Aiguilleur et Aureillois. Puis Saint-Rémois, Mistral, Raphélois ou Maffre... Plus récemment c’est Camarina, l’enfant chéri de Maryse, qui a enthousiasmé toute l’aficion. Biòu de l’Avenir 2001, Biòu d’Or 2005, 2007, 2008. Avec lui, Aimarguois, Mouriésen ont passé le cap de la première décennie du XXIe siècle. Aujourd’hui ce sont Arlésien, Colvert, Muscadet et toute une jeune génération prometteuse qui font briller la devise vert, jaune, bleu.
Dernièrement, la manade s’était restructurée, souhaitons-lui d’honorer longtemps la mémoire de Régis, Régine, René et Maryse en perpétuant cette lignée de cocardiers chère à la course camarguaise.
La commission et la direction du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence, chroniqueurs et photographes présentent à la famille et aux proches leurs plus sincères condoléances.


M. A.


Les obsèques de Maryse Chauvet se dérouleront le samedi 27 mai, à 9 h 30, à Noves.

La famille reçoit ce jeudi et vendredi de 14 h à 19 h, 14, route de Mollégès à Noves.