03.07.2008
MONTFRIN 1-07 * Course de soutien à la Manade de La Galère *
Beaucoup d'afeciona avaient répondu présents pour cette course de solidarité en faveur de la Manade de La Galère qui traverse une mauvaise période ( le bout du tunnel semblerait pointer à l'horizon, heureusement...). Pour l'occasion sept manadiers ( Gillet, Guillerme, Jc Blanc, Les Baumelles, Chauvet, Lautier, Ricard ) avaient gracieusement mis à disposition des cocardiers qui se sont tous avérés intéressants.
Les raseteurs n'ont pas été en reste pour se mobiliser, et ont rasetés en alternance: Four, Rey, Gros, Ayme, Thierry, Villard, Ibanez, Dumont, Auzolle, Martin-Cocher bien aidés par l'unique tourneur Didier Dunan. De l'émotion, du spectacle, des beaux gestes il y en a eu tout au long de ce sympathique rendez-vous.13:45 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, manade La Galère, Montfrin, course camarguaise
26.04.2008
ANNIVERSAIRE DE LA MANADE JANIN
Samedi 26 avril : à Saint-Geniès-des-Mourgues
CARMEN GENERAL A LA FIESTA DES 40 ANS
Languedoc, Provence et Andalousie mêlés pour une journée de fiesta comme on l’aime chez les Janin Anne, Josy, Yves et comme on la fait à Saint-Geniès des-et Yves a rassemblé, hier dans le village vigneron, les proches, sous le signe de la fidélité, de la simplicité, de la jeunesse: les maires de Saint-Geniès, Yvon Pellet, et de Saint-Hilaire, Marie-Claude Caizergues; Henri Itier, président de la FFCC; Guy Chaptal, capitaine de la Nacioun Gardiano et bien sûr les manadiers (Lafon, Vitou, Rouquette, Blatière et...) les gardians, les amis.
Yves Janin a insisté «sur l’authenticité, la simplicité de la vie d’éleveur, sur son image de paysan qui n’abandonne jamais en faisant son métier le mieux possible. Bien sûr, ses pensées émues sont allées – en voyant Magali (Saumade) et sa fille Anne côte à côte – à son ami d’enfance Claude Saumade ainsi qu’à Gérard Rouquairol, tous deux disparus». Mais c’est surtout l’avenir qui intéresse Yves Janin: «Il faut être optimiste, la bouvine s’en sortira, la jeunesse prendra le flambeau». Les photos, trophées, affiches et têtes naturalisées des cocardiers Saint-Geniès, Saint-Hilaire, Sangar ont rappelé les exploits de la devise argent, bleu, blanc, tandis que l’après-midi, la bonne tenue de la course augurait d’un avenir prometteur. Cela valait bien un Carmen général!
Photos Luc PERO
Chevilles ouvrières
LE CHEF D'ORCHESTRE : GERARD GEHIN
Une fête réussie, c'est du travail. Ce sont souvent les bénévoles qui s'y collent. A Saint-Geniès-des-Mourgues, outre le soutien inconditionnel de son maire Yvon Pellet, le club taurin Le Trident peut compter sur l'omniprésence de Gérard Gehin. Affable, attentif, prévenant, discret, Gérard est sur tout les fronts. Il manque des places à table, Gérard replace intelligemment les convives; l'ambulance est en retard, Gérard téléphone; la capelado est en place, Gérard distribue les rôles, les bouquets, les trophées; gentiment il a un mot pour chacun et pense à tout, c'est l'homme de toutes les situations. Son amour pour son village, pour les traditions, pour la fête et son total dévouement méritait bien un coup de chapeau.
MAISTRE ES ABRIVADO : JEANNOT LAFON
Fête à Saint-Geniès égale abrivado égale Jeannot Lafon. Son nom est imprimé dans le goudron des rues du village. Et, samedi, il ne pouvait être absent de l'anniversaire de la manade Janin. Avec maîtrise et toujours un peu d'estrambord, le manadier saint-justois a mené l'abrivado à l'ancienne du matin ainsi que la bandido après la course. Dans son sillage, Iris sa fille s'impose tranquillement par son charme et la qualité de son travail.
22:40 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Genies-des-Mourgues, Manade Anne et Yves Janin, courses camarguaises
20.04.2008
SAINT-GENIÈS-DES-MOURGUES 26 AVRIL
CET APRÉS-MIDI A 16h30
ANNE ET YVES JANIN PRÉSENTENT LEUR ROYALE
*********************

A l'occasion du 40ème anniversaire de la manade, les cocardiers du Mas du Grand Vallat défendront leur devise face aux raseteurs: N. Benafitou, Castel, C. Garrido, Jourdan, Oleskecich, Schuller.
La composition de la course alliant cocardiers confirmés et taureaux d'avenir a fière allure.
GUADALIX, ouvrira les débats il est déjà bien aguerri aux joutes de haut niveau et avec son rude placement il devrait donner le ton.
RESCATOR, un jeunot à l'armure dissuasive, tout comme ses anticipations et ses finitions.
CARDINAL, le Taù n'est pas un tendron ! il dispose de bons atouts à faire valoir, la condition est qu'on lui en donne les moyens.
SOLEDAD, le doyen du lot, a toujours des dispositions pour assurer le spectacle. Cocardier intelligent, il peut anticiper et terminer en se soulevant spectaculairement aux barrières.
FALLONE, un grand espoir pour ses propriétaires. Il sait tout faire et s'il débute timidement ses prestations, les fins sont tonitruantes. A suivre...
VAUBAN, encore un jeune élément, qui se bat avec vaillance en concluant cornes pointées dans les planches.
SPARAGUS, révélation aux courses de protections en 2007, rapide comme l'éclair, finisseur hors pair, il doit conclure avec le brio attendu cette course.
Texte et Photos Luc PERO
06:55 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint geniés des mourgues, janin, course camarguaise, taureaux, manade
19.04.2008
SAINT-GENIES-DES-MOURGUES - 26 AVRIL
Tout débute pour Yves JANIN en 1967,jusqu'alors gardian amateur chez Lhousteau-Vedel il s'associe avec Claude Saumade et font l'acquisition de plusieurs bêtes dans différents élevages. Des Laurent, des Barin comme fond avec des Guillerme. des Aubanel-Baroncelli et même des Ricard issus de chez Baroncelli. Cette association dure jusqu'en 1972, Y.Janin ayant acheté des pâtures à St Hlaire de Beauvoir il s'installe seul.
Les premières satisfactions ne tardent pas à venir avec SAINT-GENIES (1er du nom) un spectaculaire qui fait parler de lui dans les grandes compétitions. Mais c'est une vache, PENELOPE, qui va apporté la première grande récompense en étant sacrée Cocardière d'Or en 1982. Et puis vint le redouté SAINT-HILAIRE, craint pour ses anticipations et son coup de revers meurtrier. Un cocardier pur, dur mais trés apprécié du public à cette époque là ! Le Bioù d'Or lui échappe de peu, dommage. Heureusement SANGAR arrive, cocardier, barricadier, il inscrit son nom dans le grand livre de la bouvine en étant couronné Bioù d'Or en 1991. C'est la consécration pour l'élevage. Puis OURAL
▼ reprend le flambeau et porte trés haut les couleurs de la manade, et d'ailleurs il est désigné par l'association des raseteurs comme le meilleur cocardier du moment, pour plusieurs saisons de domination. Titre certes honorifique mais qu'il est le seul à avoir reçu. Titre ô combien révélateur de la qualité de combattant de ce taureau.
En 2002 la moisson pour les pensionnaires du Mas du Grand Vallat continue avec LOUXOR qui, à Lunel, accroche le titre de Bioù de l'Avenir et SOLEDAD est proclamé Champion de France.
Samedi à 16h30, dans les arènes de Saint Geniés des Mourgues, SOLEDAD, GUADALIX, RESCATOR, VAUBAN, CARDINAL, SPARAGUS et FALONE fouleront le sable des arènes et voudront être dignes de leurs glorieux aînés pour souhaiter à Yves et Anne JANIN un bon anniversaire.
Texte et Photos Luc PERO
13:45 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Anniversaire, manade A et Y Janin, course camarguaise
10.04.2008
MANADE NICOLLIN
Samedi dernier à la Tour d'Anglas
POUR INAUGURER LES ARENES
Une invitation de Louis Nicollin ne se refuse pas. Que l'on soit bouvinaire, footeux, élu, décideur... Que l'on ait le coeur à droite, à gauche, en bandoulière, en rouge et vert... Loulou et Colette ont le don de recevoir et par amitié ou par curiosité, environ huit cents personnes se pressaient autour des nouvelles arènes avec vue sur la Tour d'Anglas. Rien n'a manqué à la fête : l'abrivado sur fond de prés du Cailar ; défilé des gardians et Arlésiennes ; pena de Saint-Etienne-du-Grès, course de trois des Espoirs de la devise ; le Fri au micro ; apéritif dans la cour et repas à l'intérieur du mas complètement restauré. Bref de la belle ouvrage. A l'heure de l'apéro, Loulou - qui sait très bien ce qu'il est et ce qu'il représente mais ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas - en quelques mots bien sentis, a fait un rapide tour d'horizon. Remerciements aux différents maires ; quelques vannes à ses gardians et aux irréductibles rouge et vert ; une attention particulière à Colette, son épouse et à ses enfants ; une marque d'estime à Joffrey Barbeyrac et Jean-Pierre Durrieu ; un clin d'oeil à Jean Lafont, présent ; une mention spéciale à Virat "On est en tête pour le nombre de Bioù d'Or" et une pique à ceux qui le soupçonne de ne pas aimer ses taureaux "Quand j'ai été obligé d'abattre mes cocardiers à Saint-Gabriel, ça m'a fait de la peine même si certains pensent que je suis un manadier d'opérette..." En quelques minutes, Louis Nicollin tel qu'en lui-même, entre ironie et émotion ; entre réalisme et facétie. Reste que de Saint-Gabriel au Mas d'Anglas, Loulou achète, construit, agrandit, mais aussi met en valeur, conserve dans le respect des lieux et des gens qui sont passés avant. Cela vaut bien le respect et un peu d'affection !
Photos Luc PERO
18:30 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manade Nicollin, Saint-Gabriel, Tour d'Anglas, Le Cailar, taureaux
04.04.2008
MANADE VITOU : 25e ANNIVERSAIRE
Samedi 5 avril, à Vendargues
25 ANS, LA FORCE DE L'AGE
Vingt-cinq ans après la création de la manade, les frères Vitou, Nicolas et Jean-Pierre mesurent le chemin accompli : "Les vingt premières années nous avons travaillé dur pour nous implanter et donner des bases crédibles à la manade". Si dans les années 1990, la vache Pégouse faisait connaître la devise noir, blanc, rouge, l'élevage n'était pas encore mûr pour retenir l'attention par ses cocardiers. "Le déclic est venu avec Voltigeur. C'est lui qui nous a ouvert les portes et qui a marqué les cinq dernères années. Grâce à Voltigeur, des liens se sont créés avec les clubs taurins qui nous font maintenant confiance et nous demandent nos autres taureaux".
Voltigeur a aussi apporté assez de notoriété pour intégrer, il y a deux ans, l'Association des manadiers de la Raço di bioù. "C'est aussi une forme de reconnaissance, explique Nicolas poursuivant 25 ans c'est la force de l'âge, on commence à mûrir. Jean-Pierre et moi, on se nourrit de nos erreurs et on essaye de ne pas les refaire. 25 ans, pourtant, ce n'est que le début car on apprend à chaque saison qui passe".
Alors pour marquer cet anniversaire, la fête devrait être à la hauteur de cette famille toute impliquée dans la manade et soudée autour de ses amateurs dont une grande majorité, en plus des abrivado, suit les courses camarguaises : "Nous essayons de développer des valeurs comme le respect, l'entraide, la fidélité et, bien sûr, sens de la fête". Des valeurs qui ne sont pas sans rappeler celles pronées par le rugby, sport préféré de tous les Vitou.
Samedi, le programme présenté à Vendargues, avec le club taurin La Muleta, prévoit, entre autres, une course complète des taureaux de l'élevage dont, bien sûr, Voltigeur sera le chef de file.
Martine ALIAGA
* 14 h, festival d'abrivado (équipes des gardians de Vitou, de la manade Robert Michel et une équipe de manadiers ; 15 h, course de l'école taurine des Saintes-Maries-de-la-Mer ; 15 h 30, capelado avec les Arlésiennes, les gardians et des attelages ; 15 h 30, course complète de Vitou au Trophée de l'Avenir, 8 euros ; et festival de bandido.

12:15 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manade Vitou, CT La Muleta, Vendargues, courses camarguaises
16.02.2008
LEGION D'HONNEUR A HENRI LAURENT
Distinction
LE PREMIER "LEGIONNAIRE" MANADIER
Chevalier de la Légion d'honneur… C'est une première pour la profession de manadier. C'est une belle distinction nationale qui honore Henri Laurent. C'est un reconnaissance qui rejaillit sur toute la famille Laurent, sur l'ensemble des éleveurs, sur toute la Camargue.Rappelons – d'où l'importance de cette cérémonie - que La Légion d'honneur est le premier ordre national civil et militaire créé le 19 mai 1802 par le premier Consul Bonaparte, sa devise est "honneur et patrie".
Ce samedi 9 février 2008, dans la salle de réception du Domaine des Marquises où sont inscrites l'âme des cocardiers de la devise blanc, vert, rouge et l'histoire entière de la Grasiho, la solennité de la cérémonie le disputait à une amicale chaleur et une affable simplicité. Dans la douce lumière, les costumes sombres éclairés des reflets chatoyants des robes arlésiennes plantaient le décor pour accueillir la pompe des discours.
A la tribune, Laurent Ayme, Daniel Jean Valade et Gérard Boudet ont fait assaut de connaissances et de lyrisme pour retracer l'histoire d'Henri jusqu'à la Légion d'honneur : son implication au service d'une culture, d'un élevage, plus largement pour le parc de Camargue et pour le rayonnement de la Camargue à l'étranger, de l'ambassade de France à Mexico, au Portugal, en Espagne ou encore à La Sorbonne à Paris. Bien sûr la mémoire de Paul, le fondateur, a été largement évoquée, tout comme les douze Bioù d'Or de l'élevage dont Goya… sans oublier, l'art de vivre aux Marquises transcendé par l'épouse Annie.
Les nombreux élus présents (Arles, Les Saintes-Maries, Fontvieille, Beaucaire…) ont apporté leurs témoignages et congratulations. Passé le moment solennel : "Au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, nous (Gérard Boudet,
officier de la Légion d'honneur, président du comité d'Arles de la Société d'entraide des membres de la Légion d'honneur) te nommons Chevalier de la Légion d'honneur" et après une belle ovation, Henri a exprimé son émotion et sa fierté de recevoir cet insigne. Il l'a dédié à son père qui "a fait connaître et respecter le nom des Laurent" ; à son épouse Annie "qui m'a parfaitement aidé et soutenu" ; à son fils Patrick "qui continue avec passion et persévérance" ; à sa belle-fille Estelle "qui s'est intégrée à la famille d'une façon remarquable " ;
au petit-fils Paul, 4 ans "j'espère qu'il poursuivra l'œuvre commencée par son grand-père"… . Il a tenu à remercier les présents "tous vous m'avez permis de poursuivre mon chemin..." ; poursuivant "il faut valoriser la Camargue au plan national et la faire connaître à l'étranger… Elle a besoin d'être défendue en permanence"… cette reconnaissance (La légion d'honneur) apportera un soutien pour garder notre terre et nos traditions"…
Patrick a apporté le moment d'émotion qui a fait "craquer" son père. Adaptant un poème écrit par Henri à la gloire de Goya, Patrick a fait partager toute la force du lien qui les unit, son admiration, son respect, son affection. Il s'est ainsi inscrit dans la lignée de ces hommes de caractère qui ont fait l'histoire des Laurent. Paul, Henri, Patrick…
Cette soirée aux accents provençaux, délicieusement chorégraphiée par Annie, prendra toute sa place dans l'album des Marquises comme un temps de reconnaissance, de renouveau tel le printemps après quelques mois d'hiver.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
18:25 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri Laurent, Légion d'honneur, Les Marquises, courses camarguaises, cocardiers, taureaux, raseteurs
05.02.2008
VAUVERT : EXPO SUR LE SEIGNEUR DE CAMARGUE
GOYA DE LA PISTE AUX CIMAISES
L'affluence lors du vernissage – les trois niveaux de l'Espace Jean-Jaurès pleins à craquer - vendredi 1er février, a été un début de réponse quant à la qualité de l'expo Goya Seigneur de Camargue qui se tient jusqu'au 2 mars à Vauvert, à l'initiative du service culturel de la ville.
Une exposition populaire artistique pour laquelle Patrick Siméon a mis en scène la vie et la carrière de Goya, le cocardier mythique de la famille Laurent. Pour cela, autour du Maître Claude Viallat, une cinquantaine d'artistes ont décliné le taureau de légende dans une large palette de techniques et un foisonnement de couleurs. Les photos apportent leur témoignage. Les vidéos font vivre le passé restituant aux plus jeunes l'ambiance hystérique des gradins et, malgré la non limitation du nombre de raseteurs en piste, le peu de clients face à l'atypique cocardier. En point d'orgue, au dernier étage, la fameuse dynastie est réunie par les trois têtes naturalisées de Vovo, Loustic (respectivement grand-père et père) et Goya. La boucle pourrait ainsi être bouclée.
Si ce n'est que de Goya, ce sont encore ceux qui l'ont côtoyé qui en parlent le mieux. L'éternelle discussion des "anciens", aux propos passionnés et étincelles aux fond des yeux, face aux "jeunes" qui espèrent vivre un jour pareil engouement.
Goya, il y a ceux qui y étaient et qui retracent fébrilement leurs souvenirs, ceux qui ragent de n'avoir pas fait le bon choix à l'époque mais qui racontent quand même et ceux qui devront se contenter d'écouter avidement les précédents. Mais pour tous, il y a l'expo.
Merci à ceux qui transmettent la légende en la mettant à portée du plus grand nombre…
Merci à Goya d'avoir existé…
GOYA : POURQUOI LA LEGENDE ?
La bouvine est un milieu fermé, et, paraît-il difficilement accessible à qui n'est pas du sérail… C'est un reproche que l'on entend souvent ! Pour ceux qui voudraient soulever un pan du voile, un passage à l'expo Goya Seigneur de Camargue s'impose, les afeciouna eux iront d'office.
Comment un animal mort depuis plus de vingt ans peut-il être source de tant d'intérêt ? Pourquoi monopolise-t-il tant les énergies, les passions et les moyens ? Pourquoi lui ?
Débuts de réponse : Goya est un taureau camarguais, son physique avantageux est emblématique de sa race. Il appartient à une des plus grandes dynasties camarguaises, la famille Laurent. Son caractère indépendant, fantasque a défrayé la chronique car il a suscité l'enthousiasme et la peur en piste comme sur les gradins. Né à une époque charnière (1964), sa carrière atypique a peut-être trouvé écho dans le grand vent de liberté qui soufflait alors sur la société. Dépoussiérant les comportements classiques qui voulaient qu'un bon taureau se "garde", il a déboulonné par son occupation de la piste – et de la contre piste - , les anciens codes. Ses détracteurs autant que ses supporters ont alors rempli les arènes. Ses frasques ont alimenté les discussions. La bête a été personnifiée, ses qualités et défauts humainement définis : Goya impertinent, insolent, intelligent, diabolique, imprévisible, excentrique… Les raseteurs qui l'ont affronté ont ajouté leur peur de le combattre à cause de sa facilité à déjouer leurs tactiques d'approche, sa vitesse d'exécution et son agilité à les suivre jusqu'aux gradins, engendrant "barroulages" et graves blessures. Le nombre de spectateurs repérés, pourchassés et malmenés en contre piste par le féroce animal a contribué à accroître la fascination.
Les Camarguais ont trouvé en Goya, une idole à laquelle ils peuvent s'identifier : forte de tempérament, indisciplinée, belliqueuse. L'histoire de Goya a commencé dans les années soixante… plus de quarante après la légende du Seigneur de Camargue déplace toujours les foules.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
Du 2 février au 2 mars
GOYA SEIGNEUR DE CAMARGUE
exposition populaire artistique

Espace Jean-Jaurès - VAUVERT
ouvert du mardi au samedi 10h-12h et 15h-18h
Renseignements : 04 66 73 17 33
63 artistes, deux vidéos, des photos
une affiche de l'expo (numérotée et mise en vente)
et exceptionnellement réunies
les têtes naturalisées de Vovo, Loustic, Goya
11:00 Publié dans ACTU-BOUVINE , MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goya, courses camarguaise, Laurent, Vauvert
22.01.2008
MANADE DU BRESTALOU
PROMENADE HIVERNALE
Des bois préservés, un calme reposant, des clôtures et un jeu de portails, nous voilà sur les terres de Montvert. "On va y aller doucement, précise Henri Gibert, ils n'ont pas l'habitude de voir du monde et si ça ne leur plaît pas ils vont rester planqués". Et effectivement, à l'approche du 4x4 pourtant chargé de foin de Crau, les ombres noires se dessinent entre les arbres mais aucune ne bouge. Têtes droites, oreilles aux aguets, cornes haut perchées suivent attentivement le parcours des intrus sur leur terre. Point de crainte, pas de fuite effrayée, non ! Mais dans leur attitude altière, presque orgueilleuse, ils nous font vite comprendre que la décision de se laisser approcher leur appartient et qu'il va falloir être patient. On s'éclipse discrètement pour visiter les quatre simbeù qui eux, confiants, reçoivent leur nourriture avec appétit. "Ils sont choyés autant que les cocardiers, un bon simbeù vaut bien trois cavaliers…", explique Henri Gibert.
La planque reprend, le foin est distribué plus loin en attendant le bon vouloir des cocardiers. L'appât fonctionne et arrivent doucement Apis, Veneur, Raboliot, Mazel, Typhon, le 404 (Phoenix) et… toujours sur ses gardes, Montvert.
"Apis (magnifique dans son poil d'hiver) c'est la force tranquille. En pays, il s'impose sans forcer. Mazel, lui, est plus bagarreur, Veneur c'est le plus cool. Montvert est à part". Décidément l'énigme brestalienne tire de l'ordinaire que ce soit en piste ou en pays. "Ici, on n'est pas trop cavaliers, on trie assez souvent à pied, comme les bergers. Montvert, il se trie tout seul. Une fois dans le char, un enfant pourrait l'encocarder. Sa pression monte dans le toril, il sait qu'il va courir", raconte fièrement le manadier.
"Montvert c'est la réussite de la stricte sélection que nous poursuivons, poursuit celui qui a débuté chez Janin et Fabre-Mailhan et qui a beaucoup appris aux côtés du gardian Jean Biesse. Nous n'avons pas beaucoup de têtes, c'est voulu. Nous connaissons nos possibilités financières, et notre seule passion est de faire naître des cocardiers pour la course camarguaise. Chaque lot de vaches attribué à tel ou tel étalon est élaboré suivant les qualités respectives de chacune et chacun. Quitte à n'avoir que quelques veaux dans l'année. La qualité est préférée à la
quantité avec une recherche de taureaux cocardiers ayant notamment de l'anticipation". C'est une des caractéristiques de la petite manade atypique où la sobriété frôle parfois l'austérité, qui peut se targuer au bout d'une petite vingtaine d'années d'avoir sept cocardiers connus et reconnus. Que l'on aime ou pas la saveur corsée des combats qu'ils proposent, il faut reconnaître que certains de ces redoutables adversaires ne se laissent pas aborder facilement, c'est le moins qu'on puisse dire. Ils suscitent la crainte des raseteurs, l'intérêt du public, la polémique parfois et ont apporté aux couleurs bleu, blanc, noir bien des satisfactions. Et parfois un peu d'amertume due au manque de reconnaissance. Mais les trois associés de la SCEA du Brestalou assument leurs décisions prises en commun après beaucoup de réflexion.
Quoi qu'il en soit l'élevage petit à petit se fait connaître et 2008 s'annonce correct pour la location des taureaux. La Royale sortira à Saint-Chaptes le 12 avril pour remercier le club taurin de sa confiance depuis le départ et "aussi pour se faire plaisir", Henri Gibert
ne s'en cache pas il est très fier de proposer une course complète. Montvert démarrera à Arles le 16 mars. Quant à Veneur : "L'an dernier à Beaucaire, il m'a fait comprendre qu'il n'en voulait plus, aussi il ne fera qu'une course ou peut-être deux". Et puis, il y a la relève des 4-5 ans. Il ne sont encore que des numéros pour le grand public, mais les manadiers et le cercle restreint des très proches espèrent beaucoup de Zeus, Pharaon, Diamant, Désert ou Crespin… En revanche pas de trio pour le Trident d'Or : "J'en ai parlé avec Bernard Jimenez, nous n'avons pas de lot pour cette année. Participer pour faire rire, ce n'est pas dans nos habitudes, aussi nous nous abstiendrons en attendant l'année prochaine".
C'est comme ça au Brestalou : sélection draconnienne, suivi à la loupe de chaque tête de bétail, choix très sélectif des pistes et courses autant pour les cocardiers et les jeunes que pour les vaches, respect total des taureaux et passion incommensurable pour la course camarguaise. Quitte à rester un peu en marge, pour ne jamais se renier.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
12:20 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manade du Brestalou, Montvert, Apis, taureaux, raseteurs, courses camarguaises
09.11.2007
MANADE GUILLIERME
Samedi 3 novembre, à Baillargues
HUBERT ADOUBE PAR LE CLAN ESPELLY
« Fils ton tour est venu…». Par ces mots, Christian Espelly, en charge de la manade Guillierme, transmet les responsabilités de l’historique élevage à Hubert, 18 ans. « Votre frère est fou d’endosser cette folle passion qui nous brûle tous ici, poursuit-il pour ses deux autres enfants, puis pour Hubert, depuis 87 ans, les anciens ont partagé souffrance et bonheur… à toi maintenant les soucis et les plaisirs ». Dans la salle, les invités ont la "larmette" à l’œil ; sur l’estrade, le mince jeune homme essuie ses yeux mais prend la parole d’une voix assurée : « C’est une grande chance et une lourde responsabilité mais c’est un rêve fabuleux de continuer ce que Mademoiselle Guillierme, Jacques, (NDLR : le grand-père), Armand (le grand-oncle) et Christian
ont construit. Je m’efforcerai de suivre le chemin tracé, d’être loyal et droit ». Tout est dit. Malgré son jeune âge, Hubert a choisi sa voie en toute connaissance de cause et s’il n’est pas encore un homme fait, sous les traits juvéniles un vrai caractère se dessine. De la timidité encore, mais déjà l’intelligence à choisir ses mots, à ne point trop en dire, à écouter beaucoup.Il reçoit l’héritage d’une famille qui a vécu pleinement mais durement son amour des taureaux. Rentrée gardianou à la
manade Grand-Guillierme fondée en 1920, Jacques est le premier Espelly au service de Fanfonne (1938), il est rejoint par Armand (1944). Et dans ces années-là, guerre, après-guerre – le métier de gardian est pour le moins rude. Il fallait avoir un amour démesuré et le cuir bien tanné au temps des troupeaux gardés à bâton planté, isolé de tout et privé du peu de confort que conférait l’époque. Si le métier a bien changé, la récompense reste toujours la même : les taureaux qui portent haut la devise azur et or. Chin Cheï, Galapian, Segren, Estepous, Tegel, Raouba Vesso, aujourd’hui Lou Pounchu, Quilhous… De tout ce travail, de tous ces cocardiers, Hubert est le dépositaire.
des arènes, la municipalité de Baillargues et le CT Le Sanglier, après une course des taureaux de Guillierme aux arènes, avaient réuni, samedi dernier les clubs taurins, la FFCC, les amis, les proches pour une fête amicale à l’Espace Vigneron. Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues, exprimait « l’honneur d’être le témoin d’une transmission de responsabilité entre un père et son fils ». Henri Itier, président de la FFCC, souhaitait « une bonne retraite à Christian et bon vent à Hubert. A 18 ans, c’est important qu’un jeune s’investisse. Il faut du courage… Bravo ! » Quant à Bernard Calatayud, président
du club taurin, il soulignait : « Une page de la manade Guillierme se tourne mais l’histoire entre cet élevage et le club taurin continue, elle a commencé avec Papotin, Claudius, Lambada ou Raouba Vesso, aujourd’hui c’était la despedida de L’Enclume, en 2008 la jeune génération sera encore à Baillargues ».Martine ALIAGA
07:05 Publié dans MANADES/TAUREAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Guillierme, Espelly, manades, coursescamarguaises, taureaux, raseteurs


























