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16/12/2016

BIOU D'OR

Vendredi 16 décembre 2016 - Au Domaine des Pavillons à Générac

Il était une fois Mignon

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Garden party à la gloire d'un magnifique cocardier
fruit d'un élevage bien mené

Il était une fois Mignon, prince du domaine des Pavillons. En ce temps-là, la gente famille Cuillé menait élevage de nobles taureaux sur ses terres de Générac. Et, en ce début décembre, recevait les admirateurs de Mignon, tous réjouis de l’attribution du titre suprême - le Biou d’Or 2016 - à leur favori.

Une assemblée qui, après avoir visité le célèbre cocardier sur ses terres, se rassemblait autour de la famille pour écouter retracer la vie de leur héros d’abord par Jean-Pierre Cuillé : « L’an dernier on fêtait le 1er Biou d’Or de Mignon et j’insistais sur l’importance du clan familial. Cette année je voudrais parler de Mignon. J’ai conservé tous les articles de presse qui lui ont été dédiés depuis ses débuts. Et de sa première course, sous son nom, à Pélissanne en mars 2009 jusqu’à Vauvert le 20 octobre 2016, il n’a jamais été mauvais, plus ou moins brillant mais le plus souvent triomphant. Preuve de ses qualités et de sa longévité... ».
Une carrière soulignée par Julie Zaoui, directrice du Trophée Midi Libre- La Provence : « La commission du Trophée ne s’est pas trompée. Un Biou de l’Avenir et deux Biou d’Or à Mignon, ce n’est pas un hasard... »

Propos corroborés par Jean-Pierre Gugliermotte, directeur commercial et événementiel de Midi Libre, qui rajoutait : « La victoire de ce cocardier à un goût particulier cette année. Après un début de saison difficile, la fête a été belle à Nîmes pour la finale et Mignon est un beau vainqueur. Les traditions rassemblent et les journaux accompagnent tout cela. Nous sommes heureux d’être là ». Frédéric Touzellier, maire de Générac, soulignant, quant à lui, « l’ancrage de la famille Cuillé et de cet élévage que nous aimons dont Mignon porte actuellement la dynamique ».
Restait à Pierre Cuillé à remercier « tous ceux qui nous aident à maintenir notre élevage, les gardians et les partenaires. Mignon sortira 7 fois - peut-être 8 - en 2017. Je souhaite lui offrir une fin de carrière en pleine possession de ses moyens. S’il donne des signes de faiblesse nous l’arrêterons. Et nous voulons, si possible, des adieux à la hauteur de sa carrière. A savoir, en 2018, une course à Générac où il n’a jamais couru et surtout la dernière à Lunel où il a toujours triomphé... »
Et pour compléter l’histoire en forme de conte, il faut savoir qu’au temps de sa jeunesse, Mignon fut de nombreuses fois marié et qu’il eut beaucoup d’enfants...


MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

Mignon prince des Pavillons

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08/12/2016

MANADE ALBERT CHAPELLE *Cocardière d'Or*

Jeudi 8 décembre 2016

Les invités ont trinqué
à la santé d'Octopussy

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chapelle albert,octopussy,course camarguaiseEt de trois titres de Cocardière d’Or pour la manade Albert Chapelle. Après Gazette (2 fois), la terrible Octopussy coiffe la couronne, menant sur ses terres le staff du Trophée des Vaches cocardières et les amis de la manade. Florent Lupi, le petit-fils d’Albert, embarquait tous les convives pour une visite en charrette bonifiée par ses explications et ses anecdotes: «190 bêtes en tout sur 180 hectares avec le marais, dont, sur le domaine, 54 hectares»... Entre taureaux en devenir et cocardiers de course: «Ici, Primadié, Amphytrion, Mystère, prometteur à 5 ans... Là, les retraités Cérès, 18 ans, et Prince, 14 ans, avec le simbeù Gaspard... Dans ce clos, l’armée de réserve puis les taureaux d’abrivado ». Tous bien soignés « parce que nous nous occupons dignement de toutes les bêtes, nous sommes des éleveurs...».

chapelle albert,octopussy,course camarguaiseDans son pré, la vedette du jour - Octopussy - surveille jalousement son tas de foin, tandis que Damiselo et Desira paissent tranquillement et que Gazette gratte furieusement du sabot défiant des cornes les intrus sur la charrette. Quelques veaux batifolent et se cachent derrière les mères... images bucoliques de la vie de la manade.

Retour au domaine où Patrick Garcia, président du Trophée des Vaches cocardières, et Jacques Roumajon fleurissent les dames Chapelle avant de féliciter : «Florent et toute la famille, vous êtes une manade respectée et respectable...» et de rappeler « Octopussy, s’est révélée lors des courses de “présélections des vaches” résultat du travail des membres du bureau, des manadiers et des stagiaires raseteurs... ». Florent Lupi remerciait les membres des Vaches cocardières qui: «ont su reconnaître le talent cocardier d’Octopussy et engageait  l’association à poursuivre son travail avec tous. La mise en lumière des vaches est fondamentale...»
Après quelques mots chaleureux d’Albert Chapelle, venait le temps de trinquer à la santé d’Octopussy.

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

02/12/2016

AMERBCC *AG DES MANADIERS*

Mercredi 30 novembre 2016


La Raço di biòu aux Marquises

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Jacques Mailhan, président, Marie-Pierre Callet
élue des Bouches-du-Rhône

Patrick Laurent


Entre protection des taureaux et nouvelles réglementations sanitaires, une matinée de travail studieuse pour les éleveurs.
La salle des Biòu d’Or de la manade Laurent, si chargée d’histoire, accueillait, mercredi passé, l’assemblée générale de l’Association des manadiers éleveurs de la Raço di Biòu pour courses camarguaises sous la présidence de Jacques Mailhan. Grand nombre de ces professionnels avaient fait le déplacement pour suivre les différentes interventions et faire part de leurs problèmes au quotidien. Jacques Mailhan ouvrait la matinée en saluant « d’une manière générale la bonne tenue des courses en 2016 et félicitant les heureux propriétaires de Mignon Biòu d’Or (manade Cuillé) ; Marengo Biòu de l’Avenir (Vellas), du trio de taureaux vainqueurs du Trident d’Or (Gillet) et Octopussy Cocardière d’Or (Chapelle) ».
Le président listait ensuite les sujets problématiques de la profession : les aléas financiers de la FFCC, la parution de l’arrêté ministériel IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), l’instruction complexe des dossiers PAC, des trésoreries difficiles à maintenir à l’équilibre, la crise de la viande... Florence Clauzel, en charge de la commission finance fédérale, rendait compte du travail de l’équipe en place depuis février, qui a épongé la dette, remis les comptes de fonctionnement à l’équilibre et travaille sur la pérennisation de l’institution.
Le temps ensuite d’enregistrer les demandes des manadiers pour la prochaine saison des courses dans l’optique - voire l’urgence - de protéger les cocardiers qui doivent défendre leurs attributs en piste face à des raseteurs doués et toujours plus sportifs (lire ci-dessous).

manadiers raço di biou,course camarguaiseLes dossiers PAC et IBR ont tenu une large place dans les débats. Sébastien Attias, directeur du GDS des Bouches-du-Rhône, a éclairé, de toute sa connaissance et avec la passion qu’on lui connaît, ces dossiers difficiles. Notamment la demande par le GDS d’aménager l’arrêté IBR, pour les manades et ganaderias, par un protocole vaccinal alternatif (le vaccin IBR délété). Possible mais contraignant et coûteux. « Pour le 13, représenté ici par l’élue du département Marie-Pierre Callet, les éleveurs vont être aidés, a expliqué Sébastien. Aux manadiers du Gard et de l’Hérault de faire le point et solliciter leurs élus aux Départements ou à la Région, les chambres d’Agriculture, le préfet, les syndicats... » Une intervention applaudie par les manadiers.

Le volet viande AOP taureau de Camargue a permis à Olivier Roux (abattoirs Alazard et Roux) de vanter la bonne tenue de l’AOP face à la viande classique malgré les difficultés des abattoirs en règle générale : «la vente directe se porte bien et le taureau Camargue bénéficie d’une bonne image». D’où des discussions sur l’extension du périmètre de l’AOP.
Agriculture, élevage, finances, viande... les manadiers ont passé en revue toutes les facettes de leur métier. Et leur président de conclure : « Je formule le vœu que nous arriverons encore une fois à surmonter les différentes crises qui peuvent fragiliser temporairement notre métier mais qui n’arriveront pas à ébranler notre passion commune ».


Texte et photos
MARTINE ALIAGA


Parmi les demandes des manadiers à la FFCC :
Catégories Ligue, Avenir, As, primer un attribut après l’autre.
Ligue : toutes les pistes, 6 stagiaires et 2 tourneurs.
Avenir : toutes les pistes, 7 raseteurs, 2 tourneurs. 12 minutes de courses pour les taureaux de moins de 7 ans.
As : toutes les pistes, 8 raseteurs, 3 tourneurs.
Trophée Taurin : les points comptés aux raseteurs du groupe 2, uniquement aux courses aux As.

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29/11/2016

MANADE RAYNAUD * Bistournage *

IMG_6018.JPG Dimanche 27 novembre 2016


LES RENCONTRES
DE L'INTER-SAISON

La saison des courses terminée, c’est désormais au pays que se passent les principales activités des manades… Pendant que certains éleveurs font du « phoning » à la recherche de nouveaux contrats pour la saison à venir,  que certains fêtent les trophées remportés, que certains remettent en état les barrages endommagés par des bêtes capricieuses ou mis à mal par les chaleurs de l’été, d’autres commencent  par les « traditionnelles » séances de prophylaxie rendues obligatoires par nos institutionnels, et par les journées bistournages qui sont l’occasion, pour les éleveurs de recevoir sur leurs terres les organisateurs qui les font travailler, les amis et fidèles de marque.

Malgré la météo capricieuse de cette semaine, contre vents et marais, entre Rhône et mer menaçante, et sous un ciel laissant échapper quelques petites gouttes, la Manade Raynaud, enfin la Famille Raynaud avait ouvert en ce samedi la longue draille à leurs hôtes pour le bistournage annuel d’une demi-douzaine de ternens …

Qui prépare le bétail dans le camion (c’est le rôle de la relève qui passe sans hésitation du costume d’arlésienne à la tenue de travail), qui ouvre les portes du camion (c’est le rôle de Frédéric), qui tire sur les cordes (c’est le rôle des amateurs), qui pince, ouvre le portail du bouvaou (c’est le rôle des amis et des clubs), chacun a ses occupations, pendant que les vétérans, Jean et Marcel, font du «public relation».

 

IMG_5944.JPGLe terrain est détrempé et boueux, les anoubles et leurs mères, entre deux flasques de foin, regardent le remue-ménage dans le bouvaou. Au loin, les cocardiers au repos après une saison bien remplie ou à la retraite, font semblant de ne pas s’intéresser à ce qui se passe non loin, sûrement dans la peur se de remémorer de douloureux souvenirs.  

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Le vent ballait de gros nuages gris, laissant passer IMG_5976.JPGpar moment entre eux les rayons du soleil venant enflammer la mer, cette mer qui lorsqu’elle se déchaîne n’épargne pas les terres du Grand Radeau, premières proies de sa colère.

Mais chez les Rouge/Bleu, quels que soient les caprices du temps,  les résultats de la saison, l’humeur du jour, on y toujours bien reçu et la chaleur accueillante des maîtres et maîtresses des lieux vous emparent vite au point de ne pas voir le temps passer.

IMG_6022.JPGMais, très vite, la nuit tombant, les roulements des clapotis du Rhône en crue charriant branchages et saletés récupérées sur son passage, nous ramènent à la réalité que l’hiver, est bientôt là et que les journées en manades, les jours de courses, les bons comme les mauvais souvenirs ne seront plus là que pour animer les discussions aux coins des cheminées.

Encore merci Marcel, Jean, Maguy, Frédéric, Aude et Aurélie, sans oublier Chantal, Lydie, Rachel et Manu pour cet après-midi en terres saintes.

                                                        Texte et Photos

Cyril Daniel

IMG_5895.JPG

 

24/11/2016

EDITION *A PARAÎTRE*

Vendredi 25 novembre 2016

La saga des Guillierme

Après la biographie de Fanfonne, Robert Faure, dépositaire du fonds photographique de Pravaile, propose une découverte de ses proches.

SAGA.jpgPeintre, photographe, écrivain, passionné de bouvine et du patrimoine régional, Robert Faure poursuit son œuvre en livrant, prochainement, son travail sur la famille Guillierme. Déjà auteur de “En Camargue avec Fanfonne Guillierme” et profondément attaché à la grande dame de Camargue qu’il a connue, le Pescalune de naissance, a hérité de tout le fonds photographique de Praviel, le mas emblématique de la famille, à Aimargues. « Mireille Seignobosc m’a transmis plus de 800 plaques de verre qui remontent jusqu’aux années 1880, j’y ai découvert la vie des Larnac, des Guillierme, leur parentèle, leurs amis... ».
Des documents inédits, un trésor qu’il a patiemment listé, ordonné en remontant les générations, et défini par thèmes. « J’y ai travaillé pendant environ 4 ans, pour un résultat très informatif, documentaire, balayant l’histoire de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Au début du livre, ce sont des portraits, entre autres ceux des aînés Larnac (côté Alice, mère de Fanfonne) et Guillierme (côté Frédéric, le père), puis j’ai choisi des thèmes : la famille à Praviel, à Paris, les amis reçus, les vendanges... ».

Fanfonne sur Prince, Jeanne de Flandrézy sur Lapin--1910-(col. Palais du Roure).jpgLe foisonnement des liens et amitiés familiales avec des photographes, des écrivains, des poètes, des industriels, artistes et gens de grandes et diverses cultures, font se côtoyer sur les clichés Jeanne de Flandrézy, Bernard de Montaut Manse, Joseph d’Arbaud, Marguerite, Jean Hugo ou la famille Baroncelli dont la grande amie de Fanfonne, Nerte... ou encore le fiancé André Hecht et tant d’autres.

▲ Photo : Fanfonne et Jeanne de Flandrezy.

Bien sûr, des images de Camargue, de chevaux et taureaux mais pas que... « Il y a aussi des clichés sur la vie courante, les baptêmes, mariages, fêtes, dans le Midi, à Paris et ailleurs. J’ai également découvert une famille de photographes, dessinateurs, intellectuels... que j’ai réunis dans une postface ».
Au long des 272 pages, Robert Faure invite à un voyage à remonter le temps aux côtés de sa chère Fanfonne. Quelques mois à attendre et les lecteurs pourront eux aussi en suivre l’itinéraire.


MARTINE ALIAGA


Gallargues-le-Montueux (28, Grand-Rue) : le 10 décembre, 15 h-19 h, Salon du livre avec les auteurs Nathalie Dimeglio, Michel Falguières, Robert Faure, Alain Laborieux, Olivier Prince.

SOUSCRIPTION

L’éditeur Papillon Rouge propose une souscription avant publication de l’ouvrage de Robert Faure, à un prix préférentiel. 

Les personnes intéressées peuvent imprimer le bulletin (page facebook de Robert Faure) et l’envoyer à l’éditeur Papillon Rouge, 27 rue du Général-de-Gaulle, 34560 Villeveyrac ou se renseigner au tél. 04 67 78 81 68.
La saga des Guillierme, une famille célèbre en Camargue, format 21 x 30 CM, 400 photos, 272 pages, 25 €.

SAGA2.jpg

18/11/2016

ASSOCIATION DES ELEVEURS DE TAUREAUX DE COURSE CAMARGUAISE

Dimanche 13 novembre 2016

30e anniversaire AETCC :
vive les femmes !

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aetcc,anniversaire,manade caillan,saint-remy-de-provence,course camarguaiseFrançoise Peytavin, présidente depuis 1992 de l’AETCC ; Marie-Pierre Callet, vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône ; la directrice adjointe du Parc Naturel de Camargue ; dix femmes mises à l’honneur car à la tête d’élevages et, avec elles, toutes les épouses, mères, filles, maîtresses de maison, gardians, parties prenantes et ô combien indispensables dans les manades... « Des super femmes de Camargue ! » En cette journée anniversaire, les femmes tiennent une belle place à la tribune. Celle que mérite leur travail en pays, leur prise de responsabilités, leur travail au sein des manades, des divers organismes et de l’association.
Clin d’œil bien sûr qui ne laisse en rien sur le côté tout le travail effectué par l’ensemble des adhérents de l’AETCC et qui permet de dresser un bilan satisfaisant des premières 30 années de l’association.

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Rogé Andréo et Francis Caillan


A l’heure des récompenses, dans la belle salle avec vue sur les Alpilles de la manade Caillan, Françoise Peytavin, Rogé André et Francis Caillan cochent leurs objectifs rêvés en tant que fondateurs un jour de novembre 1986 : être forts en se regroupant ; se faire connaître des clubs taurins pour que courent nos vaches et cocardiers ; être reconnus par la FFCC ; et avoir accès aux informations des Services vétérinaires... On peut y ajouter : assainir les troupeaux, insister sur le côté manadiers/naisseurs, affiner la sélection, se professionnaliser... « travailler ensemble est notre réussite, insiste la présidente, l’amitié, l’entraide, le partage sont nos points forts ».
Un autre des flambeaux porté par l’AETCC est le Trophée des Jeunes Pousses. Cinq ans au compteur et de belles réussites récompensées par les œuvres d’Alain et Sylvie Roland de Mauguio pour les manades Caillan (3e), Agu (2e) et du Ternen (1er). Récompense également pour les écoles de raseteurs partenaires de ces courses, représentées par Yannick Martin de l’école de Vendargues. Récompenses enfin pour les meilleurs cocardiers des trois courses de l’anniversaire : à Burano de l’Aurore (primé au Crès et Pérols) ; à Quintilien du Ternen (à Saint-Rémy).
Et la nombreuse assemblée de trinquer au futur, avec les souhaits de leur présidente : « Progresser, avoir toujours la passion de faire courir, et un jour recevoir la récompense suprême d’un Biòu d’Or... Tchin tchin aux prochains 40 ans de l’AETCC ! ».

Texte et photos
MARTINE ALIAGA

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▲ Le manadier Gérard Agu
▼La manade du Ternen
avec Bernard, Rogé et Batiste Andréo

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▲ Le raseteur Yannick Martin
représentant son école de raseteur de Vendargues

▼ Sandrine, Aubin et Arlette Salmeron,
manade de L'Aurore

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▼ Les manadières ont reçu de beaux bouquets
▼ de la part des manadiers

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12/11/2016

GALLARGUES-LE-MONTUEUX *FETE DE LA SAINT-MARTIN*

Course du 11 novembre 2016

A, A, A, Ah la belle nourride !

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L'action du  jour, Amistadou aux trousses de Clarion.

Araire, Arquet, Amourié, Ameloun, Amistadou, Abelu... Tous Guillierme, tous nés en 2011. Tous soigneusement et originalement baptisés. Un belle attention d'un manadier à ses cocardiers. La cerise des Espelly sur le gâteau de Guillierme. Et quelle belle nourride en ce 11 novembre de Saint-Martin à Gallargues-le-Montueux où le public se presse dans une ambiance bon enfant. La Gardounenque ouvre le bal, la cartagène de la famille Granier chauffe l'entracte et la bandido clôture dans les rues noires de monde. Entretemps, les raseteurs font de leur mieux, les qualités des jeunes cocardiers font naître de réels espoirs, le public est content... Une bonne après-midi de bouvine.

Araire.- Petit à petit se prête au jeu après avoir baroulé. Mais une fois en place, se livre avec fougue, trouve les angles, pousse après Vacaresse, Sanchez. Montre du caractère et de la maturité pour ses 5 ans et rentre une ficelle. 4 Carmen et retour.

Arquet.- Plus brouillon, il veut tout prendre mais avec un bel entrain se cabre après Sanchez (2 fois), brise les planches. Gagne en férocité pour frapper après Vacaresse. 10 minutes, inégales. 3  Carmen et retour.

Amourié.- Ne suit pas obligatoirement mais peut se jeter en finition. Alterne les ripostes puissantes et un peu de déchet. Laisse sa 2e ficelle au terme. 2 Carmen et retour.

Ameloun.- Un trait de rapidité, un trait de retenue, un trait de vigilance. Un cocktail de complexité qui tient les hommes en respect. Des enfermées (Montesinos), quelques anticipations, des enchaînements bien corsés et une cocarde qui monte à 200€ et qu'il se garde. 4 Carmen et retour.

Amistadou.- Se prête au jeu avec vaillance et se cabre au final envoyant une méchante corne en finition (Sanchez). Laisse un peu passer pour se reprendre et terminer son 1/4 d'heure a mas. Des actions aux planches dont ce terrible engagement après Clarion qui frise l'accrochage. Le gaucher mettra un point d'honneur à retenter sa chance pour de spectaculaires finitions. 5 Carmen et retour avec un gland.

Abelu.- Le grand banu se disperse, les hommes relâchent un peu le travail. Quelques échanges plus ou moins poussés (Clarion, Montesinos, Vacaresse). ça manque un peu d'intensité (Abelu garde ses ficelles avec 2 Carmen et retour) mais, peu importe, sur l'ensemble de la course, chacun - en blanc ou en noir - a fait le boulot. Carmen !

MARTINE ALIAGA
Photo LAURENT SONZOGNI

Vendredi 11 novembre. Entrée : plein. Organisateur : comité des fêtes. Président : Thierry Tosas. Raseteurs droitiers : Montesinos, Ameraoui, Vacaresse, Ibarra. Gauchers : Sanchez, Clarion, Gougeon. Tourneurs : Joseph, Ménargues, Fargier.

11/11/2016

SAINT-REMY-DE-PROVENCE *30 ANS AETCC*

Aujourd'hui

Plateau "Royal" pour l'anniversaire

Trois décennies pour s'implanter, faire ses preuves et devenir incontournable par son sérieux et son professionnalisme.

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Une partie des manadiers AETCC
près de leur présidente Françoise Peytavin (à gauche)

Ils étaient les “petits” manadiers en ce jour fondateur de novembre 1986 au bar de l’Oasis à Carnon. Aujourd’hui, ils sont labellisés manadiers AETCC aux côtés des deux autres entités de la profession. L’Association des éleveurs de taureaux de course camarguaise a pris toute sa place: «Cela n’a pas été un chemin tranquille, se souvient Françoise Peytavin, présidente depuis 1992, à la suite de Georges Navarro, il a fallu faire ses preuves. L’association est aujourd’hui bien installée, nos manadiers ont la réputation d’être sérieux et professionnels. Les résultats sont là et la belle aventure continue... ».
De la naissance à la reconnaissance, il y a eu bien des étapes à franchir. Francis Caillan, vice-président, en fait le tour : « D’abord être reconnus par la FFCC et le Parc régional de Camargue. Puis entrer au comité directeur de la FFCC, participer aux courses de tau du Parc. Parallèlement nous avons créé des antennes (Gard-Hérault et Bouches-du-Rhône), pour être actifs auprès des différents GDS (autorités sanitaires) et des collectivités territoriales (accès aux subventions)... ».
« Notre taureau de bataille, sourit le manadier, porte toujours sur le côté sanitaire du cheptel et la fonction d’éleveur-naisseur. Nous avons été précurseurs en la matière ».
« Aujourd’hui, notre association compte 31 manades, soit environ 1/3 des élevages, résume la présidente, et nous entretenons toujours notre spécificité. A savoir que tout le monde a droit à la parole, il n’y a pas d’ego surdimensionné... Nous accompagnons les plus jeunes dans un vrai esprit de solidarité et d’entraide ». Après 24 ans de présidence, Françoise Peytavin souhaiterait prendre du recul mais pas facile de succéder à l’active manadière. « Françoise, c’est la force tranquille, tout doucement elle a fait grandir l’AETCC, sans faire de bruit, gentiment elle a imposé les volontés de l’association..., exprime Francis Caillan, nous mettons, petit à petit le pied à l’étrier d’adhérents plus jeunes qui prendront la suite ».
En attendant, l’AETCC recueille les fruits de son sérieux, des trophées dans toutes les compétitions : entre autres, les Biòu de l’Avenir, Jeannot du Grand Salan (2005), Coyote de Caillan (2008), les Cocardières d’Or Raynausie et Valsière de Chaballier, les meilleurs cocardiers du Trophée des Raseteurs dont Chamarel de L’Aurore (2002), Romain de Mermoux (2007) ou Camaï de La Vidourlenque (2016)... le vainqueur de la finale des tau aux Saintes, manade des Termes (2016), etc. et maintes participations aux différents trophées.
Avant de souffler les 30 bougies, les vœux de la présidente pour l’avenir : « Garder notre sérieux et nos valeurs d’amitié et d’entraide ».


Texte et photo
MARTINE ALIAGA


CE 11 NOVEMBRE
Journée anniversaire
organisée par le comité des fêtes en partenariat avec le CT des Alpilles.
10 h 30, gratuit, quatre taureaux espoirs d’Agu et Mogador, emboulés pour l’école taurine.
12 h, apéritif de remerciements aux aficionados offert par le comité des fêtes.
12 h 30, restauration disponible sur place.
A partir de 14 h, course “Royal du Trentenaire” : Le Brestalou : RAMIER - Le Ternen : QUINTILIEN - Caillan : CHICHARITO - La Vidourlenque : APOLLON - Pagès : CAMPEON - GROS - Gros : GALOUBET - Cyr : MISTIGRI.
Raseteurs : F. Martin, Deslys, Dunan, Robert, Zekroui, Faure, Ouffe.

06/11/2016

EQUITATION DE TRAVAIL

Championnat de France 2016

Cyril Lopez et Triton de Saint-Gabriel
en bleu, blanc, rouge

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equitation de travail,cyril lopez,champion de france,triton de saint-gabriel,course camarguaiseMas Saint-Gabriel, 10 h, doux soleil automnal, pépiement des oiseaux... Havre de paix. Aux écuries, les Camargue, curieux comme pas deux, passent la tête à la fenêtre de leur box, oreilles pointées. Cyril Lopez est au travail. Dix chevaux à la monte, dix juments poulinières à surveiller, 6 ou 7 poulains par an à gérer... Le jeune cavalier de 25 ans vit sa passion au quotidien : « J’ai commencé dans les taureaux puis j’ai pu m’occuper des chevaux à temps complet. Je préfère ! Salarié du Mas Saint-Gabriel, je ne monte que des chevaux de M. Nicollin ».
Côté compétition, professionnel depuis 2010, Cyril s’entraîne avec Hervé Maurel (vice-champion d’Europe d’équitation de travail et champion de France 2016 Amateur Elite), enchaîne les concours et entame une belle collection de trophées.

equitation de travail,cyril lopez,champion de france,triton de saint-gabriel,course camarguaiseLes 11 et 12 septembre derniers, au Championnat de France d’équitation de travail, au domaine de la Fleurière à Montarnaud, il a trusté les prix dans sa catégorie Amateur 1 : « Premier en dressage, maniabilité, tri de bétail, technique chronométrée, explique le nouveau champion de France. Avec Triton de Saint-Gabriel, 8 ans, qui possède toutes les qualités des “Nicollin”. Tempérament calme, froid, avec du biais dans les bêtes, équilibré, bien dans sa tête et particulièrement performant dans les taureaux ».

Et le gardian ne compte pas s’arrêter là. L’an prochain, il passe en amateur Elite, le palier haut de la discipline. Brevet professionnel JEPS en poche, il pourra enseigner l’équitation de travail. Voire élargir l’horizon camarguais aux grandes plaines de l’Ouest américain en visant l’entraînement des chevaux américains pour de plus vastes possibilités professionnelles. « Je monte déjà un Camargue en reining et je m’entraîne avec David Roux (une référence en élevage et équitation de travail western, NDLR). Alors pourquoi pas ? »
Mais pour aujourd’hui, Cyril Lopez savoure son titre de Champion de France sur la terre marsillarguoise. Il poursuit sa quête de trophées au sein de nombreux concours d’équitation de travail : « Cela me permet de me mesurer à d’autres cavaliers, de me faire connaître dans le milieu de l’équitation et de faire apprécier les qualités des chevaux auprès d’acheteurs potentiels ».
Bien dans ses bottes et dans sa selle, le cavalier savoure aussi son bonheur de travailler tous les jours dans le cadre idéal du Mas Saint-Gabriel et n’oublie pas d’en remercier « Ma famille qui m’a toujours soutenu et Monsieur Nicollin ». 
 
MARTINE ALIAGA
Photos C. L.
 
PODIUMS
Championnat de France d’Equitation de travail
Amateur 2 prépa : Lucie Boudes et Baikal des Sagnes. Amateur 2 : Jean Baptiste Fleischmann et Ufanous des Nadels. Amateur 1 : Cyril Lopez et Triton de Saint-Gabriel. Amateur Elite : Hervé Maurel et Utah de Touradon.
Championnat de France d’équitation Camargue
Club Elite : Rudy Faïssat et Vorien de Saint-Gabriel. Amateur Elite : Jessica Vitou avec Avise de la Cure. 

Cyril L

02/10/2016

BIOU D'OR

Lundi 3 octobre 2016

Tristesse : Camarina s'est éteint

Alors que dimanche 2 octobre (article ci-dessous), on se réjouissait dans ces pages de la belle retraite des anciens Biou d'Or, l'un d'eux avaient décidé de tirer sa révérence. En effet, lundi, la manade Chauvet annonçait avec tristesse,  la mort de Camarina. La vie terrestre de l'immense barricadier Biou d'Or 2005, 2007, 2008 s'est donc arrêtée mais son nom restera à jamais dans le coeur des afeciouna et dans l'histoire de la course camarguaise. 

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Dimanche 2 octobre 2016Biòu d’Or : en attendant l’élu 2016, des nouvelles des anciens


Camarina : “Ça va bien, merci !”

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Sur ses terres de la manade Chauvet,
Camarina coule des jours paisibles


Ah si nos Biòu d’Or pouvaient parler, que ne raconteraient-ils pas ! Les jours glorieux, les combats de l’arène, les blessures parfois, la vie au pré et le si invisible et précieux lien tissé au fil des jours avec leur manadier et bayle. Une vie simple et tranquille qui perdure bien après les flonflons des fêtes.
Avant de connaître le nom du Biòu d’Or 2016 qui sera élu aujourd’hui au Grau-du-Roi, les anciens, par la voix de leurs propriétaires, ont donné de leurs - bonnes - nouvelles.
En commençant par Camarina de la manade Chauvet (couronné en 2005, 2007 et 2008) qui, du haut de ses 22 ans, savoure une belle et longue retraite. « Il est en compagnie d’un simbeu et quelques vaches, raconte Olivier Serme, il va bien et vieillit doucement. Bien sûr, on le surveille de près et on le bichonne tant qu’on peut ».
Mathis de Lautier, sacré en 2006, « est en pleine forme. A 18 ans, il n’a aucun problème, il est toujours avec les cocardiers - comme Valmont et Co Blanco (17 ans chacun) d’ailleurs - et sait se faire respecter des jeunes. S’il pouvait leur expliquer comment on devient Biòu d’Or... plaisante Frédéric Lautier. Mais quand il donnera des signes de faiblesse, on lui fera un clos à part avec des vaches pour qu’il finisse tranquille ».
Sur les terres de la manade Fabre-Mailhan, Pasteur poursuit la vie paisible des cocardiers de Camargue. A 15 ans, le Biòu d’Or 2009 « vit avec quelques congénères dans un clos au calme, explique Claire Mailhan. Bien sûr, on veille sur lui et on le soigne, il va très bien » Et Jacques Mailhan de sourire : « Dernièrement nous sommes allés le voir avec Joachim Cadenas... Il voulait le trier pour le raseter ! » .
Quant au tout jeune retraité Garlan des Baumelles (Biòu d’Or 2014, 2012, 2011), «Il rajeunirait presque, se réjouit Joël Linsolas. Le jour de l’inauguration de sa statue aux Saintes-Maries (en juillet 2016), il est entré en piste comme une cocotte-minute, prêt à exploser, en attendant le combat. A la manade, il est avec son clan de taureaux qui ont un peu d’âge, Rodin, Maï... Ils sont tranquilles, il ne faut pas trop changer leurs habitudes pour qu’ils aillent bien ».
Quatre retraités et deux en exercice (Ratis de Raynaud élu en 2013, et Mignon de Cuillé, en 2015), nos Biòu d’Or, soignés, encensés et chéris, coulent de beaux jours au sein des élevages. Leurs histoires entretiennent la flamme de la passion autour de la course camarguaise.
A midi, aujourd’hui, une nouvelle ligne s’écrira sur la liste des Seigneurs de Camargue.


MARTINE ALIAGA


Virat de la manade Nicollin sacré en 2002 et 2004 s’est éteint de vieillesse à 21 ans, début septembre 2016.
Guépard de Cuillé (Biòu d’Or 2010) est parti en guerrier, en 2014, après s’être battu à mort avec un congénère.