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10/11/2017

FFCC

Vendredi 10 novembre 2017

Les jeunes sensibilisés
aux droits et devoirs

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Les nouveaux stagiaires 2018

Un des axes forts du projet sportif fédéral - à savoir l’accompagnement des élèves des écoles de raseteurs - s’est concrétisé en cette fin de saison par plusieurs manifestations. D’abord, un stage de perfectionnement de trois jours (24 au 26 octobre) au Scamandre. Puis le 4 novembre, à Bouillargues où, après des présélections organisées à Bouillargues, Aimargues, Baillargues, Noves, Vendargues, Montfrin et Sommières, les quinze nouveaux stagiaires pour les Ligues 2018 ont été présentés.

▼ A Gallician, les jeunes des écoles de raseteurs

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A Gallician, les 14 élèves ont été sensibilisés au respect des différents interlocuteurs de la course camarguaise dont les taureaux. Ils ont reçu des informations sur le dopage et l’hygiène du sportif et ont pu échanger avec le manadier Jacques Blatière et l’ancien raseteur Jean-Marc Tognetti. Un travail technique complémentaire a pu être réalisé avec l’apport de la vidéo et des taureaux des élevages Vinuesa et Raynaud ont permis la concrétisation pratique des nouveaux acquis.

La commission sportive a, elle, sélectionné quinze élèves (après en avoir supervisé 30 de 9 écoles différentes) sur leurs qualités techniques, leur état d’esprit et leur comportement, après 7 courses, où 13 manades ont fourni le bétail adéquat. Lors de la dernière course à Bouillargues le 4 novembre, le bétail emboulé des manades Thibaud, Occitane, Hervas, Didelot, Le Rhône, Saint-Pierre et Le Joncas ont permis aux -encore - élèves de s’exprimer. En 2018, ils rasèteront « cornes nues » en Ligue.

A l’issue, Hadrien Poujol, président de la FFCC, a remercié « Benjamin Bini, responsable de la commission sportive, et Cyril Garcia, cadre technique sportif, et a tenu à saluer le travail des présidents et éducateurs des écoles de raseteurs, vecteurs des traditions et des valeurs de la course camarguaise ».

MARTINE ALIAGA
PHOTOS FFCC et CHRISTIAN ITIER

LES STAGIAIRES 2018

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A Bouillargues, le cocardier du Joncas N.854
et l'élève Lucas Lopez

se sont distingués

Ils rasèteront en Ligue la saison prochaine :

Anthony Denis et Hugo Dunan de l’école de raseteurs d’Arles.

Karim Chéli, Lenny Tissinier de Baillargues.

Rémy Chevalier, David Guerrero et Lucas Lopez de Bouillargues.

Kilian Martinez, Alexandre Roux de Fos.

Thomas Andrieu, Dorian Friak, Mathis Meseguer, de Mauguio.

Tom Charrade de Sommières.

Florian Ranc de Saint-Gilles. Tristan Isard de Saint-Laurent-d’Aigouze.

30/10/2017

ARAMON

Course du samedi 28 octobre 2017 - Jubilé de Rémi Guyon

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Ovation à un raseteur d'Honneur

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Avec Gastaboï, dernier échange

REMITOURHONNEUR_3.jpg« Je voulais raseter encore une dernière fois pour que vous vous rappeliez de moi tant que je suis en forme », dédicace Rémi Guyon à son public venu en nombre pour son jubilé.
Malgré un vent violent et réfrigérant, les spectateurs ont pratiquement rempli les arènes aramonaises et les copains de piste ont accompagné le raseteur qui, après 11 ans de tenue blanche, mettait un terme à sa carrière. Infatigable travailleur, respectueux des afeciouna et des organisateurs, Rémi le compétiteur, la locomotive, le courageux, le raseteur de caractère va manquer à la course camarguaise. Lui n’a oublié personne dans des remerciements où l’émotion a parfois étranglé la voix : à son père, sa famille d’adoption, la Félix family (équipe autour de Thierry Félix), ses tourneurs (Dany, Fred, Icham, Déde et Michel Lizon pendant 9 ans), les organisateurs devenus des amis, les présidents de course (11 se sont succédé au micro), Fanny sa compagne, Numa, Léo, Max ses enfants...
En piste, affublées du sac à dos fétiche de l’Aramonais, 60 tenues blanches attendaient Rémi, sous les applaudissements des spectateurs debout.
Puis gardians et non raseteurs se sont frottés aux deux vaches emboulées (Poussinette de Gillet et Licorne du Pantaï) qui leur étaient dédiées. Elles en ont vu de toutes les couleurs, des écarts, des « quite », des soleils, des figures improbables, quelques gadins et beaucoup de rigolade. Si si, j'ai les photos (voir ci-dessous)
Pelo de Caillan et Jérôme de Didelot-Langlade, emboulés eux aussi, ont défié les anciens tourneurs et anciens raseteurs, façon Cocarde d’Or.
2000 rasets et un vol plané plus tard pour Sabatier, et la course passait « en pointe » avec Mouret. Le cocardier de Fournier, par son placement et ses ripostes jusqu’au ras des planches, se montrait à la hauteur voire dangereux avant de se caler davantage. Magnan de Saint-Pierre, très participatif, généreux dans les enchaînements et se cabrant parfois en finition, mettait de l’ambiance.
Bouillarguais de Félix permettait aux artistes d’allonger les trajectoires tandis que Jougaire de Fabre-Mailhan montant le ton aux ficelles, appuyait aux planches jusqu’à coincer le pied de Rémi Guyon. Rapide et remuant, Zalguendo de La Galère, passait le pitre à plusieurs reprises sous les demandes brillantes de Robert. Forain du Joncas mettait les gaz dans des enchaînements rythmés, où Rémi, glands dans le crochet, mettait un point d’honneur à raseter encore et encore. Gastaboï, toujours aussi vaillant et généreux, accompagnait le raseteur et lui offrait sa dernière ficelle.
Bravant le froid, personne n’avait quitté les étagères pour remercier Rémi de son investissement.
Qui a beaucoup donné, recevra énormément ! Rémi a offert son cœur et son corps aux taureaux, l’aficion lui a renvoyé de l’amitié, de l’affection, de la reconnaissance... Samedi, à Aramon, un raseteur d’Honneur a terminé sa carrière, la course camarguaise lui a dit merci !


MARTINE ALIAGA

Photos CHRISTIAN ITIER et MALI

Course du samedi 28 octobre. Entrée : presque plein. Org. CTPR. Présidents (taureaux en pointe) : Moucadel, Servière, Roumajon, Chabanon, Laget, Paillet, Gonfond. Raseteurs et tourneurs : les amis de Rémi Guyon.

Emboulés juste pour rire

▼ Camille Félix "sauvée"
par Jeoffrey Robert

aramon,remi guyon,course camarguaise

aramon,remi guyon,course camarguaise

▼ Quatre Félix en piste, Vincent, Camille, Thierry,
et le grand-père qui n'a pas pu s'empêcher
d'en tenter un

 aramon,remi guyon,course camarguaise

▼ André
forza Remoulins !

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▼ Hubert la classe !

aramon,remi guyon,course camarguaise

▼ Heu... Jérôme est-ce bien raisonnable !

aramon,remi guyon,course camarguaise

▼ Félix... encore !!!

aramon,remi guyon,course camarguaise

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27/10/2017

ARAMON *JUBILE DE REMI GUYON*

Ce samedi 28 octobre, 14h30, 8€
le raseteur aramonais mettra fin à 12 ans de carrière

« Des taureaux pour se régaler
dans une bonne ambiance »

rémi guyon,course camarguaise

Arrêter oui, mais partir sur une belle note. Rémi Guyon n’a jamais fait de la figuration en piste, ce n’est pas à 34 ans qu’il va commencer. « Mon physique me fait défaut, j’ai mal partout surtout aux genoux, et puis j’en ai un peu marre, la mentalité ne me plaît plus ».
Lucide sur sa carrière, l’Aramonais remonte les années : « J’ai commencé à raseter tard, quelques mois à l’école d’Arles puis en Ligue, en 2006 à l’Avenir (3 ans), l’année 2009 aux As puis au Trophée des Raseteurs. Aux As je ne voulais pas y aller, j’avais pas la capacité de raseter en grande piste.80 rasets à Montfrin et 10 à Lunel ça n’a rien à voir. Et puis moi, j’aime l’ambiance, rigoler aux vestiaires, parler aux spectateurs, rester après la course...»
Lucide sur la course camarguaise en général : « L’organisateur, il te paye pour ton travail en piste, et le spectateur vient pour voir des rasets. Si tout le monde respectait ça, il n’y aurait pas de problème ».
Lucide sur son caractère : « Moi je n’aime pas perdre, quand je suis en piste c’est pour gagner. Mais après la course, c’est fini, je vais boire un coup avec tout le monde ».

Et en 12 années de piste, Rémi a emmagasiné de belles rencontres. Avec les clubs taurins et les spectateurs notamment à Remoulins : « Ce sont mes arènes de cœur, j’ai fait carrière là-bas, le public m’y a toujours soutenu », mais aussi à Montfrin, Paluds-de-Noves, Vallabrègues, Aramon, Jonquières, etc. Il n’oublie pas non plus les manadiers, les gardians... Mais au moment de tourner la page, reviennent aussi les mauvais jours : « C’est dur les taureaux ! Les blessures - presque une par an -, les doutes pour revenir après... Tu as besoin des autres, des proches surtout (mon père, mes petits Numa, Léo, Max, leur mère), d’un groupe d’amis comme celui que nous formons avec Thierry Félix, c’est une petite famille, on s’aide psychologiquement quand ça va moins bien...Des raseteurs avec qui on a des affinités comme Martin Cocher, Grammatico, Ricci ou Nabil Benafitou, on a fait carrière ensemble, et quand c’était dur on se donnait la main... Mes tourneurs notamment pendant 8 ans, Michel Lizon... ».

Samedi, amis de piste ou autres, ils seront tous aux côtés de Rémi. Et ce qu’espère le prochain retraité : « C’est que le public vienne, parce que ça me récompenserait de mes 12 ans de piste. J’ai préparé une après-midi à la bonne franquette, des taureaux pour se régaler, que personne ne se fasse mal... L’ambiance sera bonne et on trinquera tous ensemble à la fin. »

MARTINE ALIAGA
PHOTO C. ITIER

rémi guyon,course camarguaise


Les Trophées de 12 ans de piste :
impressionnant !


Archives Yves Granier

2006

1er du Souvenir Mattei le 19 Août à Redessan.

Prix du Jour le 22 Août à Redessan
Meilleur animateur de la finale du 30ème Trophée de la St-Roch le 3 Septembre aux Palud de Noves
2007
1er du 3e Trophée Robert Cazolive le 3 juin à Aramon
1er du Souvenir Jean Cavalier - Pierre Brunel le 23 Juin à Milhaud
1er du 8e Souvenir Michel Beltrando le 29 Juillet aux Palud de Noves
1er du 31e Trophée de la St-Roch le 2 Septembre aux Palud de Noves
Meilleur animateur du 2e Trophée de la Vigne et des Etangs le 8 Sept à Villeneuve les Maguelone
1er de la 20e Coupe des petits manadiers le 28 Octobre à Cabannes
2008
1er du 4e Souvenir Robert Cazolive le 7 Juin à Aramon
1er du 25e Raisin d' Or  le 15 Juillet à Jonquières St-Vinçent
1er du 34e Souvenir Louis Gros  le 23 Juillet à St-Cristol
1er du Souvenir Paul Andrieu  le 24 Août à Lattes
1er du 40e Bioù d' Argent le 31 Août à Aramon
Meilleur raseteur de la Finale du 6e Svr Jeannot Cambi le 20 Septembre à Vallabrègues
1er du 5e Souvenir Lucien Volle le 21 Septembre aux Stes-Maries
2009
1er du 3e Trophée des Brasérades le 2 Mai à Castries 
2ème du 33e Trophée de la St-Roch le 6 Septembre aux Paluds de Noves
Meilleur raseteur de la Finale du 33e Trophée de la St-Roch le 6 Septembre aux Palud de Noves
1er du 2e Souvenir Alain Crouzet le 8 Novembre Mai à Gallargues le Montueux
2010
1er du 5e Trophée des Brasérades le 24 Avril à Catries
2e du 4e Souvenir Jeannot Cambi le 12 Juin à Vallabrègues
1er du 5e Trophée Henri Aubanel le 15 Juillet à Aimargues
2e de la 22e Cerise d' Or le 2 Juillet à Remoulins 
1er du 11e Souvenir Michel Beltrando le 25 Juillet aux Paluds de Noves 
1er du 52e Gland d' Or S. P. V.  le 3 Août à Montfrin
1er Prix du 105e Anniversaire du C.T. Lou Ferri  le 12 Septembre à Aigues-Vives
1er Prix du 42e Bioù d' Argent et Trophée des Commerçants le 19 Septembre à Aramon
1er Prix du 16e Trophée des Vignerons le 1er Novembre à Vendargues
1er du 3e Souvenir Alain Crouzet le 14 Novembre à Gallargues le Montueux
2011
Blessé
2012
1er du 10e Trophée Jeannot Cambi le 9 Juin à Vallabrègues
1er du Trophée Henri Aubanel le 14 Juillet à Aimargues
1er des 90 ans du C. T. Aramonais le 22 Juillet à Aramon 
Meilleur animateur du 35e Raisin d' Or le 2 Août à Jonquières-St-Vinçent
2ème du 54e Gland d' Or S. P. V. le 7 Août à Montfrin
1er du 28e Svr Christian Mestre - 1er Svr Nicole Cartalade le 11 Août à Vauvert
1er du 35e Trophée de la Corne d' Or le 20 Août à Eyragues
Meilleur raseteur de la 5e Devise d' Or - Souvenir Lucien Peyron le 21 Août à Redessan
1er du 5e Trophée  Régis et Régine Chauvet le 28 Août à Noves 
1er du 36e Trophée de la St-Roch le 2 Septembre à Paluds de Noves
1er du 44e Trophée du Bioù d' Argent le 3 Septembre à Aramon
1er du Trophée des Raseteurs le 6 Octobre au Crès
2013
1er du 30e Souvenir Jean Pagès le 5 Mai à Vauvert 
1er du 10e Trophée Jeannot Cambi le 11 Juillet à Vallabrègues
1er du Trophée des Commerçants le 14 Juillet à Générac
1er du 55e Gland d' Or le 6 Août à Montfrin
2014
1er du 2ème Souvenir André Bourzes - Aimé Rigon le 14 Juin à Beauvoisin
1er du 13e Trophée Jeannot Cambi le 10 Juillet à Vallabrègues 
Meilleur animateur de la Finale du 29e Raisin d' Or le 31 Juillet à Jonquières St-Vincent
2e Prix du 56e Gland d' Or S. P. V le 5 Août à Montfrin
1er du 7e Trophée Chauvet le 2 Septembre à Noves
Meilleur animateur de la Finale du 29e Raisin d' Or le 31 Juillet à Jonquières St-Vincent
Meilleur animateur de la 38e Finale du Trophée de la St-Roch le 7 Septembre aux Paluds de Noves
Meilleur animateur de la 34e Finale des Vaches Cocardières le 20 Septembre au Grau du Roi
1er Prix du 47e Trophée des Raseteurs le 4 Octobre à la Grande Motte
2015
1er du 5e Souvenir Pierre Linarès  le 8 Mai à Marguerittes
1er du 2e Trophée du Saule le 14 Juin au Cailar
1er du 14ème Trophée Jeannot Cambi le 3 Juillet à Vallabrègues
1er du Challenge St-Vinçent le 15 Juillet à St-Andiol
1er du Trophée Henri Aubanel le 18 Juillet à Aimargues
1er Prix du 57e Gland d' Or S. P. V le 4 Août à Montfrin
1er du Trophée de la Saladelle le 31 Août au Cailar
1er du 46e Trophée du Bioù d' Argent le 7 Septembre à Aramon
Meilleur animateur de la 46e Finale du Bioù d' Argent le 7 Septembre à Aramon
Meilleur animateur de la 35e Finale des Vaches Cocardières le 12 Septembre à St-Martin de Crau
1er du 28e Trophée des Charetiers le 21 Septembre à Rognonas
Meilleur animateur de la 28e Finale du Trophée des Charetiers le 12 Septembre à St-Martin de Crau
3e Prix du 48e Trophée des Raseteurs le 3 Octobre à St-Rémy de Provence
2016
1er du 6e Souvenir Roger Pauleau le 14 Août aux Palud de Noves
1er du 15e Souvenir Piérry Gibert le 21 Août à Lansargues
Meilleur animateur du Souvenir Françis Chaine le 4 Septembre aux Paluds de Noves
2017
1er Prix du Souvenir Paul Trinquier le 14 Mai à Remoulins
2e Prix du Trophée Louis Lacroix et Joseph Roumieux dit '' Le Zé '' le 18 Juin à Vallabrègues.
25 juillet, meilleur animateur de la Cerise d'Or
1er Prix du 59e Gland d' Or S. P. V le 8 Août à Montfrin 
2e Prix du 50e Trophée des Raseteurs le 30 Septembre aux Palud de Noves.

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23/10/2017

LANSARGUES * JUBILE D'ADIL BENAFITOU *

Course du samedi 21 octobre 2017

Une chaleureuse ambiance

adil benafitou,course camarguaise

De l'émotion, quelques larmes à la capelado
puis beaucoup de sourires et de rires

adil benafitou,course camarguaiseAu terme de 20 ans de piste (dont 16 ans aux As), Adil Benafitou a pu apprécier, samedi dernier pour son jubilé, la force de l'amitié, de sympathie voire d'affection que son passage en piste lui a attiré. Une quarantaine – voire plus – de raseteurs, tourneurs de toutes les générations, un nombreux public/supporter, organisateurs et la famille ont contribué à faire de son jubilé une belle réussite. Orchestrée par Daniel Siméon et son équipe, l'après-midi a tenu ses promesses entre quelques larmes d'émotion et beaucoup de rires dans une ambiance relâchée et propice aux élans du cœur. D'abord une impressionnante marée blanche à la capelado, les anciens, les actuels, les espoirs... applaudissant l'entrée d'Adil pris par l'émotion. Deux taureaux emboulés des Baumelles, embarqués dans une joyeuse débandade où, oubliant l'âge de leurs artères, les anciens se sont démultipliés, alternant avec les plus jeunes, dans une belle complicité. Au micro, Philippe Gibert (plus tard Florian Ginoux et Joris Alvarez) faisant monter la mayonnaise et l'humeur festive.

Pléthore de candidats ensuite pour des cocardiers en pointe bien choisis. Maquisard des Termes, rapide et qui tient la distance sous les nombreuses sollicitations, passant le museau à la planche. Bécassié de Lautier, plein pot sur des enchaînements rythmés, pour des conclusions au ras des barrières. Figaro de Bon, vaillant et brave, permettant des longueurs réjouissantes.

Après la pause, le beau cadeau de la manade des Baumelles à Adil entrait en piste. Garlan, cuir lustré et physique intact, se prêtait à l'admiration du public et des hommes de la piste. Le triple Biou d'Or, placé, écoutait le raseteurs lui dire « tout le plaisir qu'il avait eu à raseter des taureaux comme lui », rappelant – tout sourire - « J'ai appris à Hadrien (Poujol) à le raseter à Nîmes ». Le célébre cocardier, attendant les hommes, aurait bien voulu prolonger le jeu et profitait jusqu'à la sortie du simbeu, des applaudissements de toute l'assistance.

Beleu du Pantaï, lui, ajoutait de la difficulté et permettait de faire le spectacle par sa vivacité, ses poursuites et sa corne en finition. Insatiables avec Aramis de Nicollin, les raseteurs lui servaient un maximum de passes à son avantage, le menant joliment aux planches. Sans refus, Madiba (Blatière-Bessac) permettait aux deux Benafitou (Adil et Nabil) de longues passes appréciées. Quant à Bizet de Laurent (dont c'était aussi la despedida), entrepris par les deux frères, il se montrait barricadier à souhait et permettait à Adil d'entendre les longs et chaleureux applaudissements des spectateurs debout.

▼ Dernier raset d'Adil à Bizet
dont c'était aussi la despedida

adil benafitou,course camarguaise

De grandes embrassades, des cadeaux (dont un vélo, un tableau de Goro et... un bateau) et les mots de remerciements d'Adil, la gorge serrée et les yeux pleins de larmes : « J'ai galéré aujourd'hui mais ça valait le coup. Un grand merci à tout le monde, à Daniel et Patrick Siméon grâce à qui je suis là aujourd'hui. J'arrête mais je resterai dans la bouvine... » Et retrouvant le sourire « Si certains ont besoin de conseils pour avoir le même raset que moi, je serai toujours là.. ».

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

Course du samedi 21 octobre. Entrée : presque plein. Org. : Comité des fêtes. Président : en alternance, Philippe Gibert, Florian Ginoux, Joris Alvarez. Raseteurs et tourneurs : les amis d'Adil Benafitou.

CADEAUX

▼ Garlan 

adil benafitou,course camarguaise

▼ Peut-être le début d'une carrière de marin

adil benafitou,course camarguaise

 

 

16/10/2017

VAUVERT - JUBILE DE POUJOL

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Course du dimanche 15 octobre 2017

Merci Hadrien !

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Remplir les arènes de Vauvert, c’est fait ! Réunir les tauromachies, c’est fait ! Partager tes émotions, c’est fait ! Pour ce bel après-midi plein d’aficion et d’amitié, merci Hadrien !

Hier les arènes de Vauvert ont vibré pour le jubilé d’Hadrien Poujol, désormais ex-raseteur et désormais président de la FFCC à part entière. Quitter la tenue blanche après 20 ans de piste, ce ne doit pas être facile... Mais terminer, entouré de tous les siens et transmettre sa passion des taureaux (et toros) dans cette ambiance festive pleine d’aficion, de sympathie et de partage, c’est un point d’orgue à sa carrière qui restera à jamais gravé dans la mémoire du Vauverdois.

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IMG_9532.JPGSous la baguette du maître en la matière, Patrice Blanc, pas une seule fausse note n’a contrarié la partition. Les gradins bondés et la contre-piste bien garnie accueillaient, après le ballet des chevaux de Renaud Vinuesa, une ribambelle d’Arlésiennes, des générations de raseteurs, d’anciennes Reines d’Arles et demoiselles d’honneur, pour applaudir follement le héros du jour ému aux larmes aux côtés de Naïs Lesbros, reine d’Arles.

Dans un brindis envoyé au grand-père formateur de son aficion (Pierre Poujol, disparu), Hadrien Poujol survolait ses combats avec les cocardiers, sa passion des tauromachies, le soutien de sa famille... Terminant par « Papi, je te serai éternellement reconnaissant ». Emouvant ! Rejoint par les siens, épouse, enfants, et ses tourneurs (Eric Jourdan, Thierry Dengerma, Gérald Rado, Denis Labrousse), le charismatique gaucher lançait ensuite le début d’un spectacle qui s’avérait réglé comme du papier à musique, sous l’impulsion d’acteurs impliqués, élégants, transmettant au public. Les (plus ou moins anciens) raseteurs attaquaient par une Cocarde d’Or où les deux biòu (de Daumas et Félix) se sont frayés comme ils ont pu un chemin entre des vagues blanches que Bruno Séguier au micro a dû temporiser. Batistes Bordes face à un toro puissant de Robert Margé, a donné une démonstration magistrale de six écarts impressionnants. Les deux frères Guillaume et Nicolas Vergonzeanne, eux, stars de la course landaise, ont, par des sauts incroyables, fait trembler les gradins.

Jean-Luc Herleman prenait la présidence le temps de la tienta d’un macho de la ganaderia San Sebastian pour les maestros Sébastien Castella, figure majeure du toreo, Mehdi Savali et Jérémy Banti. Instants intenses et fascinants. Après l’entracte, place à la course camarguaise de quatre cocardiers rasetés par différents acteurs en alternance (lire ci-dessous). Du très bon travail, rythmé, propre avec des taureaux très participatif. Bayard de Nicollin, Courejau de Blatière-Bessac, Scipion de Saumade et un Artalet de Laurent explosif en diable pour le dernier raset d’Hadrien qui soulevait les arènes.

« Les taureaux m’ont tout donné, à mon tour de les protéger au mieux » disait en préambule à cette superbe après-midi, Hadrien. De la piste à la Fédération de la course camarguaise, voilà le prochain combat du jeune président Poujol.

MARTINE ALIAGA

PHOTOS MALI ET ERIC MARC

 

Le dernier raset avec Artalet

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Avec un Bayard de Nicollin très participatif et offensif. Un Courejau de Blatière-Bessac, remuant et brutal aux planches, s’explosant aux trousses des hommes. Le pétard à revendre de Scipion de Saumade, cocardier vaillant au possible dont les séries étaient accompagnées au saxo, imposant le silence aux hommes de la piste avant de finir en trombe au cul d’Hadrien et de serrer dangereusement Favier. Ficelles au toril. Quant à Artalet de Laurent, qui pouvait mieux que lui accompagner en feu d’artifice les derniers rasets du champion. Pétillant et bacéleur à tout va, le fauve multiplie les actions d’envergure. Les hommes régalent, le public est accroché et profite joyeusement. Les coups de barrière s’additionnent et s’amplifient jusqu’à la dernière envolée après Hadrien qui embrasait les gradins. Magnifique !

SAVOIR

Dimanche 15 octobre. Arènes pleines. Organisateur : CT des supporters d’Hadrien Poujol. Présidents de course en alternance : Bruno Pascal, Bruno Séguier, Marc Moucadel, Didier Goytes (Landais), Jean-Luc Herlemann (tienta), Joris Alvarez, Aurélien Laget. Raseteurs : (en alternance) pendant les 4cocardiers, Robert, Sanchez, Jourdan, Poujol, Errik, Félix, Ciacchini, Ayme, Favier, Auzolle, Bruschet, A. Benafitou, Clarion, etc. Tourneurs : Khaled, C. Garcia, Fouque, A.Perez, Jockin, etc.

▼ La classe du petit Prince
Sébastien Castella

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Photo ERIC MARC

▼ Les Landais à l'aise

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PH ERIC MARC

▼ Pour la tienta de macho
Medhi Savalli, Jérémy Banti, Sébastien Castella
tout de blanc vêtus

à cheval Olivier Marger

PHOTOS MALI

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▼ Pour la Cocarde d'Or des anciens
Mehdi Savalli maestro et raseteur

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▼ Pour la Cocarde d'Or des ancienss
sauteur et raseteur, Nicolas Vergonzeanne

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▼ Brindis

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▼ Sauteurs

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▼ Ecarteur

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▼ Raseteur un jour raseteur toujours...

Hadrien Poujol et Artalet

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13/10/2017

VAUVERT : DIMANCHE 15 OCTOBRE

Vendredi 13 octobre 2017 - Jubilé d'Hadrien Poujol

Raseter par passion 

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▲ Avec Ratis, des rencontres explosives.

Après 20 ans de piste, le raseteur revient
sur quelques-uns de ses meilleurs moments

"Je n’arrive plus à faire ce que je veux avec les taureaux, alors si c’est pour tricher.... C’est pas ça la course camarguaise !" Respect des taureaux, du public et de lui-même. Ainsi, dimanche, Hadrien Poujol mettra un terme à 20 ans de présence en piste dont 16 au plus haut niveau. Et un palmarès étoilé de multiples trophées qui le place dans les meilleurs raseteurs des deux dernières décennies : entre autres, 3 Cocarde d’Or (2003, 2004, 2012), Palme d’Or (2011), Trophée des Maraîchers (2003, 2004, 2005, 2006), quatre fois 2e au Trophée des As (2003, 2004, 2005, 2006), etc. Mais, plus que les premières places gagnées ou perdues, ce qui tient le plus au cœur du gaucher vauverdois, ce sont des rencontres particulières avec certains cocardiers pour une vision tauromachique et artistique de la pratique et une transmission au public.

Fournelet, Camarina et Ratis

« J’ai de grands souvenirs bien sûr de Cocarde d’Or parce qu’en 2003 à 20 ans je suis le plus jeune à la gagner et, celle de 2012, parce qu’il y a 9 ans entre les deux et que je revenais de blessure, Beaucaire, Châteaurenard, Lunel, Le Grau, Sommières... Mais ce sont des rasets ou des quarts d’heure hors-norme que j’ai vécus avec de grands taureaux qui restent dans ma mémoire ».

POUJOLFOURNELETRECADREPHCI.jpgUn taureau comme Fournelet de la manade Blanc par exemple. « Je l’ai raseté toute sa carrière, et déjà au Trident d’Or quand j’étais à l’Avenir (2001). Un cocardier aux enfermées redoutables. Je me souviens quand il avait accroché David Sabatier à la finale des As 2006 à Nîmes, je l’avais pris dans toute la longueur juste après... Un régal ! » (photo ci-contre)

Hadrien Poujol,Ratis,Camarina,Fournelet,course camarguaiseOu Camarina (Biòu d’Or 2005, 2007, 2008) de la manade Chauvet. « J’ai adoré le raseter, lui aussi, de 2001 à 2009, c’était un grand taureau. Il avait une préférence pour les gauchers, j’adaptais mon raset le citant de plus en plus près, pour de grosses actions aux planches. A Châteaurenard ou aux finales des As, 2006 ou 2008 quand il me saute dessus...Cela créait du spectacle et le public participait...».

Egalement de grands moments ancrés dans le cœur et dans la chair avec : « Michou qui m’a mis une de ces roustes ! ; le très grand Tristan de Saumade, Andalou d’Espelly-Blanc, Rodin des Baumelles, Virat de Nicollin... Garlan des Baumelles, une fois, à Châto, je lui avais levé tous ses rubans... Il m’avait mis un bon coup dans l’avant-bras. Titouan de Cuillé m’a fracturé le péroné à Mouriès en 2007 ; Saint-Rémois de Fabre-Mailhan, grand barricadier avec un cœur énorme... Sans parler d’Ulysse de Rouquette qui, en septembre 2012 m’a infligé deux sacrés coups de corne. Et aussi Blaise de Fabre-Mailhan, un quart d’heure énorme à Sommières, j’étais sur un nuage, je n’arrivais pas à partir des arènes, un grand moment de tauromachie ».

Et puis il y eut Ratis de la manade Raynaud. « La première fois que je l’ai raseté c’était à Aimargues, où devant le manque d’hommes en piste, on m’a demandé de m’habiller. Avec mes trois collègues du jour, la course a pris de l’ampleur et Ratis a été énorme. J’ai eu des échanges particuliers avec lui, c’était un taureau qui transmettait beaucoup, et puis c’est la famille Raynaud, une histoire. J’ai des images dans la tête au Grau-du-Roi, ou à Lunel en 2012...»

Et toujours cette envie de duos créant l’émotion pour parfaire le spectacle et enflammer le public. Raseteur de caractère affichant, en piste, sa volonté de marquer l’histoire, l’orgueil indispensable pour truster les premières places, l’envie de prendre les spectateurs à témoin et les qualités pour faire briller les cocardiers.

Une relation particulière avec le public

« C’est curieux cette relation que j’ai eue avec le public. A un moment, les gens ne me passaient pas grand-chose, j’ai eu de grosses bronca pour de mauvais rasets, mais l’action suivante je savais allonger la trajectoire pour me faire applaudir. En fait, j’ai eu une grande cote d’amour, ils m’ont beaucoup pardonné ». Et beaucoup soutenu. Depuis ses débuts, Hadrien bénéficie de l’aide inconditionnelle de son club de supporter qui organise d’ailleurs son jubilé, ce dimanche. Une journée où les taureaux camarguais côtoieront les cousins espagnols et où les tauromachies s’offriront en spectacle. Hadrien Poujol assume « J’aime toutes les tauromachies, j’ai fait de belles rencontres durant ma carrière et je voulais pour mes derniers rasets réunir mes amis, camarguais, landais, espagnol...» Faire venir de nombreux spectateurs dans la grande arène vauverdoise, encore un défi... Mais l’homme a de l’envergure et si la tenue blanche restera désormais dans les placards, à 34 ans, une autre page de sa vie s’ouvre. Et n’en doutons pas, elle sera aussi riche que sa grande carrière. Suerte maestro !

MARTINE ALIAGA
PHOTOS CHRISTIAN ITIER

AU PROGRAMME

Rencontre des tauromachies

hadrien poujol,ratis,camarina,fournelet,course camarguaiseA l’image originale de l’affiche de la journée réalisée par l’artiste Goro, Hadrien Poujol annonce quelques nouveautés notamment musicales durant l’après-midi pour un spectacle complet. 11 h, festival d’abrivado. 15 h, capelado orchestrée par Patrice Blanc, Renaud Vinuesa, groupes folkloriques, en présence de cinq Reine d’Arles. 15 h 15, Cocarde d’Or des anciens raseteurs. Un toro pour l’écarteur landais Batiste Bordes. Un toro en tienta de macho pour Sébastien Castella, Mehdi Savali et Jérémy Banti. Un toro pour les sauteurs landais Vergonzeanne. Course camarguaise avec Bayard de Nicollin, Courrejau de Blatière-Bessac, Scipion de Saumade, Artalet de Laurent. Nombreux raseteurs en alternance. Festival de bandido. Animation par La Gardounenque.

Réservations : générales 10 €, numérotées 15€, gratuit moins de 15 ans. Tél. 06 09 10 41 40 et bar des Halles à Vauvert. Le jour même guichets ouverts à partir de 10 h. Ouverture des arènes à 13 h 30. Restauration : réservation auprès de Lilou, tél. 06 30 46 52 89 ou au bar des Halles.

Tous les participants, les raseteurs, anciens raseteurs, doivent se présenter à 14 h, à la porte derrière les arènes.

04/06/2017

MARGUERITTES *LIGUE*

Vendredi 2 juin 2017

Bonne Ligue pour un jeune président

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Bien encadré par les membres de son CT La Bouvina
le jeune président  de course  Charles Chanat
fait ses premières armes au micro



Une ligue de premier ordre.. Beaucoup d'avenir et un gros Carmen à tous. Des taureaux au poil, une jeunesse active et pleine d'ardeur soutenue par des tourneurs pédagogues. Et les premières armes d'une tout jeune président de course, Charles Chanat. De la piste au micro, l'ancien raseteur s'implique pour sa passion des taureaux.

Un coup d'oeil sur les jeunes cocardiers : le N.248 de Plo se pique au jeu et devient intéressé au fil des minutes. Le 2034 de Blanc joue davantage dans le spectaculaire... A suivre. Le 2017 de Caillan plutôt cocardier, il annonce de bonnes prouesses. Le 118 de Plo, sérieux cocardier, anticipe, enferme le jeune Roux, quelle frayeur mais la jeune tenue blanche réitère avec vaillance avec ce sujet extraordinaire. Le N.244 de Blanc laisse entrevoir un bel avenir. Il fait le pas, anticipe bien, il ne lui manque pas grand chose pour finir ses actions en beauté. Le N.317 de Caillan, tout jeune mais vivace, doit apprendre à canaliser sa méchanceté. Le N.268 de Plo a du jus, fait le pas et affiche un caractère reboussié, sans doute le plus difficile à canaliser. Quelle volonté le 232 de Blanc! Petit biou prometteur qui ramène avec finesse  les petits blancs. De belles finitions.

Texte et photo
ERIC MARC


Course de Ligue - Organisateur .: CT La Bouvina. Président: Charles Chanat. Entrée: 1/5.
Raseteurs: Roux, Lasserre, Garcia, Okili, Bakloul, Cugniere.
Tourneurs: Ruiz, Khaled

06/05/2017

PALAVAS *TROPHEE DES AS, 8 MAI* interview

Samedi 6 mai 2017

Vincent Ribera et Sabri Allouani :
collaborateurs et amis

DSC_8447.JPGAu sein de l’organisation SAS Ribera, l’un est le patron Vincent Ribera, l’autre le conseiller technique Sabri Allouani. Les deux hommes se connaissent bien, s’estiment, se respectent. Le temps d’une interview croisée, nous avons rencontré ce tandem performant qui, sans trop se prendre au sérieux, travaille très sérieusement. Que ce soit sur la coordination des courses à Palavas, celles du Grau-du-Roi ou avec tous les artistes et spectacles dont la SAS Ribera assure la programmation.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Vincent Ribera : « Quand j’ai monté les courses à Palavas, en 2000.Sabri était alors raseteur et nos premiers contacts se sont faits là. Au départ j’étais plus axé corrida, mais bien imprégné de course camarguaise, c’est ma culture. Je me suis vraiment pris au jeu à Palavas avec Sabri ».

Sabri Allouani : « J’étais invité à raseter à Palavas, Vincent était patron des arènes, cela a créé des affinités. Une histoire qui dure depuis 20 ans ».

Quels sont vos rôles respectifs ?

V. R. : « Quand il rasetait, nous avons sympathisé, peu à peu.On a commencé timidement. Dans les années 2000, la feria était en plein essor, il fallait de grosses courses pour le succès que l’on connaît. A partir de là, Sabri a participé au casting des plateaux. Et depuis que j’ai la DSP au Grau-du-Roi, il tient le rôle de conseiller technique ».

S. A. : « J’ai de la chance de travailler avec lui. Je propose les taureaux, nous allons voir les manadiers ensemble, les raseteurs c’est plutôt moi. Mais pour les changements de dernière minute, taureaux et raseteurs, le choix se fait toujours à deux. On est complémentaires, Vincent voit plus le côté spectateurs, moi le côté raseteurs. Ces deux visions différentes s’équilibrent ».

Qualités de l’un et de l’autre ?

V. R. : « Nous avons un rapport de confiance. Qui peut mieux connaître les taureaux que Sabri ? Qui a la vision d’ensemble des raseteurs ? La gestion de la piste ? Il est compétent.

S. A. : «Vincent est exigeant, minutieux dans le travail. C’est un gestionnaire d’entreprise. Et même si c’est mon patron, on peut toujours discuter.

Défauts ?

V. R. (en souriant) : « Sabri a un fort caractère, il est un peu susceptible. Mais il s’améliore au fil du temps.Il n’avait que sa vision de raseteur, maintenant il prend conscience du métier ».

S. A. : « Il a le défaut de ses qualités : l’exigence. Un peu trop impulsif dans les décisions même si après on peut toujours argumenter. Mais boulot c’est boulot ».

Qu’est ce que l’un apporte à l’autre ?

V. R. : « Sabri me fait bénéficier de son savoir technique.Il m’alerte sur certains points notamment dans le choix des taureaux.J’essaie de comprendre, c’est là qu’il m’est indispensable. Après, on partage nos idées et on décide ».

S. A. : « J’ai découvert la vraie gestion d’une entreprise, je vois la rigueur que cela demande, j’apprends. Je rencontre aussi tous les artistes et humoristes que Vincent fait tourner. Ce métier me plaît énormément. Quant aux courses, aujourd’hui je regarde avec une autre vision, nous devons assurer un spectacle...»

PROPOS RECUEILLIS
PAR MARTINE ALIAGA
PHOTO CHRISTIAN ITIER

24/11/2016

CLUB DES ANCIENS RASETEURS

Vendredi 25 novembre 2016

"Z" comme Zerti, Alain, Ludo, Rudolph

blogzerti.jpg

Dimanche passé, les anciens raseteurs se sont réunis pour passer leur traditionnelle et annuelle journée festive au domaine de Méjanes, sur les terres de la manade Ricard. L’occasion de visiter les lieux en petit train, de profiter de vaches emboulées rasetées par de jeunes tenues blanches, avant de passer à l’apéritif et au repas servi dans les salons de l’Hostellerie. Ambiance au rendez-vous bien sûr et à l’heure des cadeaux, un emblématique raseteur et tourneur mis sur le devant de la scène, Alain Zerti. Dans son discours, Jacques Roumajon en profitait pour agrandir l’hommage à toute la famille des Zerti en rappelant : « qu’Alain avait continué à tourner pour ses fils, et une de ses plus grandes joies avait été la victoire de Ludo à la Cocarde d’Or en 1996 ». Alors joignant le geste à la parole, Ludo de détacher le bijou de son cou pour l’offrir à son père. Emotion partagée par tous autour de cette belle famille au grand cœur... les « Z ».

MARTINE ALIAGA
PHOTO JEANNOT RIBOT

 

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE *Jubilé*

Samedi 19 novembre 2016

Avec Denis Labrousse
les copains d'abord

BLOGLABROUSSE.jpg

«Que l'on soit petit raseteur ou grand, c’est la passion qui nous anime», résumera Hadrien Poujol au terme de cet après-midi automnal à Saint-Laurent-d’Aigouze où Denis Labrousse faisait son jubilé. Et c’est bien de passion dont il a été question, en piste ou sur les gradins d’ailleurs, autour de l’ancien raseteur et tourneur qui bouclait en ce samedi, plus de trente ans passés en piste. D’abord une capelado de rêve, ratissant large des années 70 à 2000 avec les anciens très anciens, les anciens plus récents, les nouveaux anciens, plus quelques raseteurs actuels et jeunes pousses. Une capelado pour saluer un homme qui, s’il n’a pas trusté les attributs et les trophées, a accompagné avec ferveur en tant que tourneur nombre de tenues blanches dont Cédric Miralles, Lahcène Outarka ou Hadrien Poujol, tous présents. Une capelado en guise de transmission aussi, faisant raseter côte à côte Hadrien, Joachim, Mathis, sous les yeux de Christian Chomel, en tribune… Cela a du sens.
En piste, les sourires étaient affichés et les plaisanteries amicales descendaient de la présidence tenue avec allegria par Philippe Gibert et plus tard Gérard Muscat. Un seul mot d’ordre se faire plaisir entre amis pour que la der de Denis soit une belle fête et reste un joli souvenir.
Et dès le premier des taureaux menés par Renaud Vinuesa pour les raseteurs en activités, la passion prenait le pas et chacun de se ruer sur les attributs. Joachim Cadenas, Hadrien Poujol, Julien Ouffe, Mathis Meseguer, Sofiane Benamar et tous les autres… La toute jeune génération se faisant déjà remarquer, Denis se démultipliant pour tenir le rythme. Mais c’est bien avec les “jeunes anciens” que l’ambiance s’est débridée. Comme toujours, les figures artistiques se faisaient des plus compliquées, les rires accompagnant les plus téméraires. A l’applaudimètre, Denis Labrousse pour quelques passes acrobatiques ou encore Patrick Laurent, Morade, Khaled, Christophe Triol… et quelques cascades de Rudolph Zerti ou Outarka… Quand au dernier taureau, nommé prémonitoirement à la grande soirée prévue en suivant, Churrascaia, ce sont de drôles d’attributs que Denis a été largement invité à lever. Ce qui lui a valu, pris dans les dentelles, certainement le plus grand coup de barrière de sa carrière. Magnifique jusqu’au bout Denis ! Et avec le sourire toujours!
Cadeaux, petits discours, embrassades, et au moment de l’au revoir, l’émotion qui gagne et étrangle le dernier mot «Merci à tous!»

Texte et photos
MARTINE ALIAGA