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18/07/2014

LUNEL FINALE DU TROPHEE DU MUSCAT *AS*

Samedi 17 juillet 2014

 4e Grand-Rendez-Vous du Trophée Taurin

 FINALE DU MUSCAT

L’équilibre d’un plateau est primordial pour qu’une course camarguaise fonctionne. Pour que les spectateurs puissent en attendre le meilleur. Ce samedi, à Lunel, quatre des sept cocardiers ont déjà goûté aux Grands Rendez-Vous du Trophée Taurin. Que ce soit à Palavas, à Vauvert ou à Nîmes, Escamillo, Horacio, Mesrine, Ratis ont passé avec succès ces courses marquées du sceau du haut niveau et valorisées par les quotidiens Midi Libre et La Provence. A cocardiers vedettes, raseteurs du haut du classement. Samedi à Lunel, six des douze meilleurs raseteurs des As seront en lice. Comme il se doit ! Voici pour l’idée générale, voyons la course en détail.
Germinal de Lautier est chargé d’endiguer la fraîcheur des hommes pour les premiers échanges. Le N.572 n’en est pas à sa première, il a du répondant. A 8 ans, Jupiter de Chauvet fait partie de ces taureaux en devenir qui, l’an dernier, ont attiré l’attention. Menaçant avec ses “bannes” impressionnantes, le cocardier sait se faire respecter. Escamillo de Raynaud a du caractère, il a séduit dans la grande piste nîmoise en juin dernier. Difficile de le perturber, c’est lui qui gère ses déplacements, c’est lui aussi qui sait à quel moment placer ses impacts aux planches.
Escamillo, Horacio, Mesrine
Ratis, un quatuor de choix
Horacio, lui, est un stratège qui ne se livre pas facilement. Le cocardier de Cuillé est le maître du placement et de la riposte fulgurante quand c’est le bon moment. Ses duos avec Bruschet enflamment régulièrement les arènes. Ça tombe bien, le droitier sera en face de lui.
On attend beaucoup de Mesrine de Vinuesa. Il doit beaucoup de sa notoriété actuelle à son talent bien sûr, mais aussi aux arènes de Lunel où le 20 octobre 2013, il avait impressionné par sa force d’impact et sa domination. L’enfermée suivie d’un énorme coup aux planches sur Sabri Allouani avait alimenté les conversations pendant un bon moment. Et sa prestation dans l’arène nîmoise dernièrement a confirmé sa valeur.
Ratis le Biòu d’Or en titre a explosé lui aussi à Lunel en 2012, révélant toute son énergie et sa méchanceté au terme d’une prestation enragée. Depuis, le titre suprême en poche, le beau cocardier de Raynaud a payé le prix du sang. Blessé à Palavas, Ratis sait maintenant que les planches font mal. Aussi, il a changé sa manière de combattre. Une progression intéressante à suivre, du bébé frondeur et dissipé qui s’amusait à sauter et fracasser les barrières, au cocardier plus aguerri, qui demande plus d’investissement aux hommes. Reste Clodomir de Bon pour la clôture. Expérimenté, ce gros gabarit, barricadier dans l’âme garde toujours sous les sabots quelques exploits pétaradants et assure le spectacle.
Pour que ce Grand Rendez-Vous, reste, comme les précédents, une course-repère de la saison, il faudra, puisque les meilleurs ingrédients sont réunis, que blancs et noirs jouent à l’unisson. Nous, nous y croyons!

  

MARTINE ALIAGA

 

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RESERVATIONS : bar National, de 8h à 13h, 04 67 71 13 27
 
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Avec pour écrin la Pescalune
le Muscat passe au super
 
Les bonnes dates sont précieuses pour qui veut présenter une course au plateau relevé. Les belles et grandes arènes ne sont pas légion qui, seules, peuvent présenter les meilleurs castings taureaux-raseteurs.
Les occasions d’avoir les cocardiers vedettes et les hommes de tête disponibles se comptent sur les doigts de la main entre les courses déjà implantées...
Lunel réunit tous ces impératifs en cette mi-juillet.
Une belle fête bien en place, historique et très taurine, la Pescalune.
Les arènes San Juan, centre névralgique des neuf jours des festivités, grandes, et à la réputation établie par plus de 100 ans de pratique.
Et un créneau entre les journées de la Palme d’Or beaucairoise où seules en lice les deux courses du Trophée du Muscat peuvent s’épanouir. Après être sagement revenu à deux courses (au lieu de trois), et avoir choisi le samedi pour la finale en place du lundi auparavant.
Une affiche très prometteuse, donc, repérée par la direction et la commission du Trophée Taurin Midi Libre - La Provence qui, de toutes les courses jusqu’à celle-ci, n’en a distingué que trois (quatre avec Arles prévue mais annulée par la pluie), Palavas-les-Flots, Vauvert et Nîmes. Ce qui est rare est précieux, gardons en l’augure.

 

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LES PRECEDENTS VAINQUEURS
De 2002 à 2013
 
2002 : Sabri Allouani et Hadrien Poujol, ex aequo. Palun de Saint-Gabriel.
2003 : Sabri Allouani. Michou des Baumelles.
2004 : Alexandre Gleize. Zingaro de Rouquette.
2005 : Sabri Allouani. Gaulois de Rebuffat.
2006 : Sabri Allouani. Mathis de Lautier
2007 : Adil Benafitou. Pesquié de Saumade et Ruy Blas de Cuillé, ex aequo.
2008 : Julien Ouffe. Rodin des Baumelles.
2009 : Adil Benafitou. Pasteur de Fabre-Mailhan.
2010 : Loïc Auzolle. Guépard de Cuillé.
2011 : Adil Benafitou. Rodin des Baumelles.
2012 : Anthony Ayme. Garlan des Baumelles.
2013 : Sabri Allouani. Sylverado de Saint-Gabriel.

 

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RENCONTRE AVEC CLAUDE ARNAUD
 
Pris dans le flot trépidant des festivités de La Pescalune, Claude Arnaud, maire de Lunel a trouvé le temps d’évoquer les courses de Lunel et la fête.
Le Trophée du Muscat est un rendez-vous estival que vous souhaitiez qualitativement fort. L’édition 2014 répond-elle à vos attentes ?
Dès mon élection à la mairie en 2001, j’ai demandé à Claude Saumade et Philippe Cuillé, les organisateurs des courses, de trouver des idées nouvelles. Et en 2002 naissait le Trophée du Muscat, d’abord sur trois courses, puis sur deux, pendant la fête de Lunel. Cette année encore, le mot d’ordre a été “relever la qualité des courses”. Lunel s’enorgueillit d’être la reine de la course libre, les taureaux et les hommes y passent le bac... J’ai le souci de conserver la réputation des arènes.
Et la finale samedi ?
L’affiche est de qualité pour le connaisseur - et non le spécialiste - que je suis. Le Biòu d’Or Ratis, Mesrine, Horacio, Escamillo... Avec la finale du Trophée Pescalune où Ratis reviendra d’ailleurs, ce sont les deux plus gros plateaux de la saison.
Même si tous les amateurs de course camarguaise savent que parfois malgré l’affiche annoncée, la course ne répond pas toujours aux attentes. Mais... J’espère le meilleur.
Un petit bilan après cinq jours de fête ?
Le premier long week-end avec le 14 Juillet, s’est très bien passé. Beaucoup de monde, beaucoup de convivialité. Un seul incident en abrivado mais la personne est déjà rentrée chez elle. Donc pas de souci. L’important c’est de bien maîtriser dès le départ. Notre fête est immuable avec ses divertissements, ses animations... et bien sûr les taureaux. Il y a quelques changements, par exemple les encierros qui ne motivaient plus grand monde, ont été remplacés par des courses au plan. Les jeunes adorent ça. Pour la première fois, un taureau-mousse a été organisé. J’étais sceptique mais cela a eu un grand succès.... Chaque année, nous faisons venir un artiste, cette année Amel Bent... La Pescalune a un rang à tenir, nous nous y employons.
 
Propos recueillis par
MARTINE ALIAGA
 
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