04.07.2008

SABRI ALLOUANI BLÉSSÉ PAR * FIER * DE NICOLLIN

AIGUES-VIVES 3-07

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Un coup de corne d'une dizaine de centimètres dans l'avant bras, tiendra le raseteur éloigné des pistes pour deux semaines environ. De ce fait il ne participera pas à la Cocarde d'Or, ainsi qu'à la première journèe de la Palme d'Or.

Photo Luc PERO

23.06.2008

LA GRANDE-MOTTE *AS*

Dimanche 22 juin

LE CT LE GREGAU REUSSIT SES ANNIVERSAIRES 

c0ac985d6388408e8843f296af185a48.jpgEnfin le soleil ! Et un week-end complet ! La Grande-Motte capite une météo enfin de saison pour trois jours de fête où les inaugurations et autre baptême se succèdent à tour de bras : les arènes portent maintenant le nom de Juan Bautista ; leur  fronton est désormais identifiable entre mille avec un taureau en fer à cheval don de l'artiste Giovanni Ingrato ; la présidence s'orne d'une plaque honorifique pour le président Lucien Puech... les dix ans du club et des arènes resteront un des grands moments de la fe grand-mottoise. Les festivals d'abrivado et de bandido ont créé une belle animation complémentaire.

La course a été à la hauteur et le public a répondu présent en remplissant  les gradins aux deux-tiers:  pas de grande vedette côté noir mais Hugo, Voltigeur, Chanéac et Angelus sont sérieux et Priam est la découverte du jour. Les blancs avec trois droitiers (Allouani, Auzolle, Jockin) et quatre gauchers (N. Benafitou, Bouchet, Clarion, Ouffe) plus cinq tourneurs (Duran, Benzegh, Beker, Zerti, Fouque) jouent le jeu menés par un président Jacques  Valentin à la hauteur. Les prix du jour vont à Angelus et à Allouani.

Si le volontaire Gandin (Lafon, 1er) passe en cinq minutes et Méjanais (Ricard, 5e), le bluffeur, en sept, le reste est costaud, assez pour contenir l'appétit des hommes, grand malgré une température élevée.

Hugo (Le Joncas, 2e) : comme tous les Joncas, au début passe d'un raset à l'autre, on le dirait presque facile. Attention, il donne quelques avertissements et coups de tête dissuasif. Aux ficelles, décollé des planches, il oblige les hommes aux longs rasets, alors l'arrivée aux planches est toujours dangereuse, exemple Allouani, deux fois, Auzolle ou Bouchet sont serrés de près. Dominateur, il rentre une ficelle avec 4 Carmen.

Voltigeur (Vitou) fait un bon troisième. Au début, les hommes profitent de sa franchise mais Voltigeur donne le coup de rein dans les poursuites et finit régulièrement aux planches. Deux gros coups sur Auzolle et Allouani pour 11 minutes de belle facture (7 Carmen).

Chanéac (Chaballier, 4e) apporte de la complication. Il semble vulnérable, manquant de finition, sans trop se fixer. Mais il pousse fort dans le raset et se fait respecter par quelques chaudes enfermées. Allouani (2 fois), Bouchet (3 fois) se retrouvent quichés par le cocardier qui reçoit 5 Carmen en presque quinze minutes.

Angelus (Lautier, 6e) est le plus complet du concours. D'entrée, il montre un placement impeccable, et s'envoie fort sur le premier raset d'Allouani. Attentif, toujours prêt à riposter, sa vitesse oblige les hommes à l'application. Des séries fermement conclues aux planches et 6 Carmen l'accompagnent pour un bon quart d'heure au terme duquel il rentre une ficelle.

Pour finir, Le Ternen a amené une petite bombe. Il s'appelle Priam, il a 6 ans. Petit taureau, méchant comme la gale, qui sort avec une rage terrible. Priam s'envoie à fond dans les séries, généreux, certes un peu brouillon mais avec quelques courses de plus, il pourrait être le taureau qu'attend la manade candillarguoise. Cité par Bouchet, il s'escampe haut vers les gradins et essaie de déquiller le raseteur droit sur ses pattes arrière. Il s'acharne sur les planches et reste dangereux à chaque raset. A revoir.

Texte et photos Martine ALIAGA

LES ARENES A LULU
DIGNEMENT FÊTÉES

fb4f06c12abe9149d05123bda70bbf66.jpgDepuis 10 ans et même plus, Lucien Puech, président du CT Lou Gregau travaille inlassablement avec toute son équipe à faire connaître les traditions camarguaises dans cette cité balnéaire de La Grande-Motte. C'était pas gagné d'avance. Mais, le passionné Lucien sait faire partager sa fe et trouver les mots qui galvanisent les troupes et ouvrent les portes des aides, notamment celles des différentes municipalité de la ville.
Ainsi, les arènes font désormais partie du paysage et des animations  de la station. Et la plaque à son nom fixée à l'entrée de la présidence est un juste hommage rendu à ce mainteneur des traditions qui oeuvre autant pour la course camarguaise que pour sa ville.

2d9c36002b412fd60180a072587f7a3d.jpgGiovanni Ingrato (à gauche sur la photo, à droite Stéphane Rossignol, maire) est un autodidacte qui a déjà exposé ses oeuvres à La Grande-Motte. Peintre, scultpeur... artiste, sa représentation de l'esprit taurin s'est concrétisée dans cet aurochs fait de fers de chevaux qui domine désormais l'entrée des arènes. Après un cheval dans les mêmes matériaux qui a investi le rond-point à l'entrée de Grabels, Giovanni Ingrato a fait don de son oeuvre à la ville où il va prochainement s'installer. Le taureau de fer a trouvé une place idéale perché au fronton des arènes, flirtant avec les frondaisons des platanes, il donne un cachet particulier à la plazza grand-mottoise.

Les festivals d'abrivado et bandido des manades Lafon, Chaballier, Vitou, Michel et Rambier ont animé la grande allée proche des arènes. Sous les pins, les gardians ont rivalisé dans des passages superbement présentés et les jeunes attrapaïres s'en sont donné à coeur joie.

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20.05.2008

NIMES *AS*

Dimanche 18 mai : 1re journée du Trophée Jean Lafont

 

UN BON MICHOU, UN REMARQUABLE LEVENTI, UN SUPERBE CAMARINA
ET ALLOUANI POUR EMBALLER LE TOUT

aad1da2abbe9fbdd9d8978c8d5f4f452.jpgSous les yeux de Jean Lafont, Nîmes retrouve un peu de son lustre passé pour la première journée du Trophée éponyme.
Après Hector (Nicollin, 1er), Phidias (Saint-Pierre, 2e) et Paludié (Margé, 3e), la deuxième partie monte crescendo avec Michou (Les Baumelles, 4e), Leventi (Plo, 5e) et Camarina (Chauvet, 6e) qui met les arènes debout. Sabri Allouani, organisateur et raseteur, a mené la course de bien belle manière formant avec Camarina un duo inhabituel et remarquable.

 REPORTAGE PHOTO DE CHRISTIAN ITIER

 

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Magnifique Camarina !  A 14 ans et pour sa première sortie
il fait un festival d'actions aux planches tout en gérant son placement et ses déplacements.
Du grand Camarina
Un duel Camarina - Allouani intense jusqu'à frôler l'accident  
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Leventi (Plo) : un taureau qui se révèle au plus haut niveau, ici avec Gaetan Martinez 
 
 
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Michou - Ouffe
Michou - Clarion 
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05.05.2008

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 4 mai, 2e journée du Trophée Albert-Dubout

 

LE SOLEIL, LE PUBLIC, DES TAUREAUX...
MAIS IL A MANQUE LE PETIT PLUS

 

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Il n'a manqué qu'un cheveu de panache, un doigt de folie, un zeste d'élégance pour que les arènes ne s'enflamment. Il n'a manqué que le petit plus qui fait d'une bonne course - et elle le fut avec quatre taureaux à voir -  un moment inoubliable, extraordinaire. Côté satisfaction, la fréquentation avec une arène pleine à 99% démontrant que les rendez-vous palavasiens sont maintenant bien installés. Avec une capelado soignée, défilent, sous la présidence de Jacques Valentin: Allouani, Jourdan, Outarka, Villard, Matray, Marquier, Clarion, Martin-cocher, Martinez, Ouffe ; tourneurs : Mata, Zerti, Beker, T. Garrido, Abbal.
Si, en première partie, Sauron, 3e, retient l’attention, la seconde est très dense avec Rodin très cocardier, Lebrau explosif, Mathis hargneux mais un peu en dessous. Il faut dire qu’on attend tellement de lui...
Villard fait de beaux gestes et une belle moisson, suivi d’Allouani, efficace. Matray, Ouffe, Marquier, Outarka par moments. Un seul rappel à la bienséance du président à Beker et Abbal a suffi pour que les débats se déroulent correctement.
Figaro (Margé).- Quand ça chauffe, il laisse passer. Malgré quelques belles longueurs de Villard et Marquier, ce sont neuf minutes sans difficulté.
Chanéac (Chaballier).- Toujours en mouvement, il ne trouve pas sa place. Une belle anticipation sur Marquier, quelques séries où il s’allonge plutôt sur les droitiers dans de bonnes répliques. 8 minutes.
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Sauron et ses anticipations 
Sauron (Fabre-Mailhan).- D’entrée ses vives réactions provoquent quelques frayeurs. Placement, anticipation, Sauron va au bout des actions. Plus sélectif sur sa 2e ficelle, il pousse fort dans ses ripostes notamment sur Outarka, Villard et Matray. Retour en musique avec une ficelle et 4 Carmen en course.
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Rodin et Villard , la palme de l'élégance
Rodin.- Il murit le cocardier des Baumelles ! Sa vitesse d’exécution fait toujours merveille, son placement impeccable. Il sort comme une bombe sur les cites et les plus téméraires - Villard et Ouffe - sont gratifiés d’anticipations et de poursuites puissantes. 12 minutes, 9 Carmen.
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Lebrau, le bulldozer en action 
Lebrau (Plo).- Certes, il est franc sur le raset, et laisse parfois passer mais quand il s’envoie aux planches, il est énorme. Treize coups de barrière, dont deux époustouflants (Ouffe, Clarion) plus un où il bascule après Martin-Cocher.... Et une ficelle au toril, avec onze Carmen pour le barricadier du jour.
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Mathis - Outarka : petits gabarits, grosses émotions 
Mathis (Lautier).- Etrangement calme à sa sortie mais il catapulte Outarka qui cherche son pied au saut. Avec un placement flottant et quelques rasets pas terminés, il exprime toutefois une belle rage dans des coups aux planches puissants : Villard (2), Allouani (2), Ouffe. Mais, Villard abrège en dix minutes en levant les deux ficelles. 5 Carmen.
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Mathis - Villard : dans le feu de l'action 

Eva (Ricard, hp).- Une vache pour finir c’est une idée à la mode mais si elle n’est pas plus rasetée qu’un taureau... Alors... Pourtant, Eva a du placement et s’envoie en force comme un barricadier. Deux fois..
Martine ALIAGA

 

Photos Christian ITIER

28.04.2008

PALAVAS-LES-FLOTS *AS*

Dimanche 27 avril : 1re journée du Trophée Albert-Dubout

LE SERIEUX A VIDOURLEN ET PETIT LOU
LE SPECTACLE A MINIMA POUR TASSOU

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PETIT LOU et Mickaël Matray

 

f81f9b3cfe9e0796450c97ac197ad219.jpgUne course de feria - et notamment à Palavas où la Feria de la Mer attire une majorité de spectateurs non initiés - ne fait pas nécessairement appel aux mêmes ressorts qu'une course suivie par les aficionados de la discipline.  De fait, le public préfère les taureaux gais aux cocardiers sérieux. Aussi, les deux meilleurs de la course, Vidourlen (1er) et Petit Lou (2e) n'ont sûrement pas été appréciés à leur juste valeur, alors que Tassou (7e hors points) qui aurait pu déclencher la liesse par ses frasques, sa méchanceté et ses qualités barricadières, n'a pas été assez sollicité durant ses dix minutes de présence, laissant une impression finale un peu d'inachevé. Ajoutons que Vidourlen, sorti en 1re position au grand dam de son manadier, remplaçait en fait la défection de Gévaudan (Rouquette), victime de la nouvelle règle fédérale imposant sept taureaux et non huit comme prévu par les organisateurs.

b71a95e14d4b749048f90789f264ca94.jpgAprès une belle capelado (La Gardounenque, Lis tambourinaïres de l'Estang de l'Or, le Velout pescalune, les cavaliers de Vitou), se présentaient en piste Allouani, Jockin, Marquier, Outarka, Jourdan, Gleize, Matray, Clarion, Martinez, Oleskevich, plus Mata, Lebrun, Beker, Duran, Benzegh, sous la présidence de Jacques Valentin.

ca39b62bf1eeebfec7877ba8a925cb36.jpgVidourlen (Mermoux).- Après deux premières minutes rudes où il fait face à une rafale de blanc par de bons déplacements et des poursuites dangereuses, Vidourlen gère au mieux cette première place qui n'est pas la sienne. Un bon coup de revers et un placement judicieux, plus une bonne dose d'agressivité lui permettent de rentrer une ficelle. 6 Carmen.

0a05f3e3130498e604e4a9faddf3f2d2.jpgPetit Lou (Chaballier).- Il n'aime pas se faire quicher et fonce dans le tas. Pas facile à manoeuvrer, il profite de la grandeur de la piste pour balader les hommes. Petit Lou fait le tri et s'il n'apprécie pas trop les reprises, il pousse dangereusement dans les rasets longs risquant à tous moments de s'envoyer derrière l'homme. 2 Carmen.

96597ade39977052c0dc67be13439a91.jpgFaucon (Nicollin). Toujours en mouvement, et quelques sauts intempestifs, c'est l'assaut. Les hommes se gênent, ça crée quelques tensions qui finalement servent ses 9 minutes de course. 

30bc0bb384f79bb385cd21386dd1fcf2.jpgVoltigeur (Vitou).- Très sollicité sur ses déplacements, on en arrive vite aux ficelles. Sans difficulté majeure, l'intensité du travail lui fait signer de beaux engagements aux planches. Les hommes se plaignent de l'encocardement et, finalement, dans le brouhaha et la trompette de rentrée du taureau, la 2e ficelle va à Jockin. 6 Carmen.

856d13b1173ba20165bb00dc2224ecbb.jpgCondor (Lautier).-  Un cocardier classique et franc qui donne dix minutes de générosité. Il endort la vigilance des hommes et Allouani se fait coincer au saut à la planche. Une grosse estifilade au tibia pour le raseteur qui doit sortir. 6 Carmen.

56c784d1d5ede7fefae3473327d6c6e4.jpgCaïman (Margé).- Agréable partenaire qui se soulève à la planche pour peu que le raseteur reste devant mais qui se laisse trop manoeuvrer et qui manque de conviction. 9 minutes. 4 Carmen.

0767785fb16078b111f44217efa077f0.jpgTassou (Cuillé, hors points, dix minutes).- Il est magnifique, méchant, plein de sang. Malheureusement, il n'y a pas beaucoup de clients pour solliciter son gros potentiel. Malgré ce, il fait le spectacle et sème l'affolement en contrepiste, le public est ravi. Bien sûr des Carmen.

Martine ALIAGA

Photos Luc PERO 

05.03.2008

PALAVAS-LES-FLOTS

LA FERIA DE LA MER ET LA FINALE DU TROPHEE DE L'AVENIR

d9b592f5883d8d3213ee51cc59a54ae5.jpgLors d’un week-end très taurin, la semaine dernière, les organisateurs palavasiens ont dévoilé le programme de la Feria de la Mer 2008 (25 au 30 avril et 1er au 4 mai), toujours avec le souci de présenter toutes les tauromachies, en plus des Espagnols et Camarguais, les Landais débarqueront en 2008 à Palavas pour une journée du Sud-Est, le 3 mai. Si les affiches des corridas présentées par Robert Margé sollicitent les meilleurs de la discipline, les courses camarguaises – avec Sabri Allouani aux commandes – ne sont pas en reste. Sont annoncés: le 27 avril, Voltigeur (Vitou), Vidourlen (Mermoux), Petit Lou (Chaballier), Co Blanco et Condor (Lautier), Caïman (Margé), Faucon (Nicollin) et le 4 mai, Figaro (Margé), Sauron (Mailhan), Lebrau (Plo), Chanéac (Chaballier), Rodin (Les Baumelles), Mathis (Lautier) et Eva (Ricard). En alternance, Allouani, Villard, Outarka, Moutet, Marquier, Clarion, Jourdan, Martinez, Ouffe, Martin-cocher, Oleskevich et Jockin seront sollicités.
7f90696048e52ab00232bf071c025612.jpgLe scoop de la soirée était annoncé par Vincent Ribera : longtemps désirée, la finale du Trophée de l’Avenir, le 5 octobre, venait de tomber dans l’escarcelle palavasienne. Une piste idéale pour la course camarguaise, un nombre suffisant de places, une ville-station balnéaire attrayante pour passer la journée, Palavas-les-Flots voit tous ses atouts récompensés.
Les aficionados et les organisateurs espèrent énormément en cette programmation gardant en mémoire la course historique du 6 mai 2007 où pour la première fois les portes des arènes ont été fermées avant le début d’une course qui restera dans les annales notamment grâce au trio Mathis-Allouani-Villard. Ils seront tous les trois à Palavas en 2008.

Martine ALIAGA

19.02.2008

SAINT-GENIES-DE-MALGOIRES

22, 23, 24 FEVRIER

 11e FESTIVAL DU FILM TAURIN ET CAMARGUAIS

51399f67a36f4eef2686b5b5d3f7c20e.jpgNé voilà 11 ans de la fe d'un groupe de passionnés qui ne voulait pas enterrer la tradition camarguaise dans son village, le Festival du film taurin et camarguais donne rendez-vous ce week-end à Saint-Geniès-de-Malgoires. Et il a bien grandi le petit festival porté par le CT Lou Gandar ! Au fil des saisons, la qualité des images et l'originalité des thèmes ont produit de véritables "pépites" qui touchent les spectateurs au cœur et qui offrent un panorama complet de la bouvine. Car, si les afeciouna sont d'avance conquis, les néophytes peuvent  trouver à  Saint-Geniès, les clefs d'un monde qu'ils ont du mal parfois à pénétrer. Les images présentées ont donc valeur culturelle quant à la civilisation quelles dépeignent et valeur historique grâce aux recherches des vidéastes et aux documents d'archives présentés. Quand le travail de quelques bénévoles rencontre autant de succès au vu des éditions précédentes, c'est qu'il répond – outre sa qualité - à une demande, à un vide. Si la notoriété du festival va crescendo, il serait souhaitable que les organisateurs soient suffisamment aidés pour que tous les films voyagent davantage et soient proposés au plus grand nombre.

411c24342fcb203627bfd4a773f8e7a1.jpgEn attendant de découvrir les projections 2008, un film déjà attise la curiosité : "Au delà du raset" (projeté dimanche). Le personnage central est le raseteur Sabri Allouani. Sur ce sujet en or, on imagine que les images et les textes proposés seront à la hauteur, l'affiche en donne un avant-goût. Vite que cela commence !

En parallèle, le village est en fête : avec des animations taurines et une expo photos et peintures. Autre tour de force du Gandar, tout est gratuit. Pour vous restaurer, des chapiteaux chauffés sont opérationnels midi et soir.
Voyez tout est prévu, alors tous à Saint-Geniès.

Martine ALIAGA 

VENDREDI 22 FEVRIER : 18h, ouverture du festival, film vainqueur 2006 ; 19h, apéritif animation musicale ; 21h projections de "Souvenir de Camargue", "Lunel en fête", "Soccorsi", "30 ans à Souvignargues", "J'aime les tau", "Songe d'une nuit en Camargue", "Aubais", "Fête à Saint-Geniès 2007".

fa826fd4800450b40081c6ee03f73828.jpgSAMEDI 23 FEVRIER : 9h, déjeuner place de la mairie ; 10h, festival d'abrivado et bandido manades Leron, Monteil, Le Seden, Lopez, Aubanel, La Vistrenque, Lou Simbeù, Thibaud, Martini, du Levant, Vidal, Gire ; 11h30, vaches et veau pour la jeunesse ; 12h, apéritif ; 13h, repas ; 15h, vaches et veau pour la jeunesse ; 16h30, projections : "Taureaux de rues", "Histoire de famille", "PEP", "Ecole des raseteurs", "Aigues-Mortes", "Tau" ; 21h, projections : "Entre vent et roseau", "Trois générations et une même passion", "76e Cocarde d'Or", "Ringo", "Histoire d'eau", "Corps avec lui".

780a7c28148607656b8268800a5b1dec.jpgDIMANCHE 25 FEVRIER : 9h30, déjeuner ; 10h, festival d'abrivado ; 11h, vache et veau pour la jeunesse ; 11h30, apéritif ; 12h, repas ; 14h, projections : "Télé Miroir", "Ton pouce", "Marcel Passeraud", "Le 17 Barraié", "Camarina Bioù d'Or 2007", "L'homme des deux sables", "Au-delà du raset". 18h, palmarès, projection du film vainqueur 2008 ; 19h, apéritif.

30.11.2007

SOIREES AUTOUR DES AS

Soirée Café du Midi Mauguio – Pernod 51

 

51 AMIS POUR SABRI

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"La Société Pernod m'a proposé 51 invitations pour cette soirée, et aujourd'hui il n'y a que les vrais, ceux qui ne m'ont pas tourné le dos malgré ma défaite" insiste Sabri Allouani après avoir remercié Régine Salasc et son équipe du Café du Midi. Visage apaisé, souriant, Sabri a digéré sa 2e place au Trophée des As, et se rend disponible pour saluer ses invités leur donnant rendez-vous pour la saison 2008.
abe3d9e0419247b05ef6ae462daa0172.jpgAuparavant, Yves Agostini inscrivait l'action de la société Pernod dans la continuité : "Partenaires du Trophée Taurin depuis 56 ans, nous innovons en célébrant cette année les vainqueurs des As. Sabri est un champion qui nous tient à cœur, c'est un personnage de la course camarguaise. On l'aime et on lui souhaite de faire vibrer tous ses supporters et notamment les enfants…. Nous devons intéresser les jeunes ainsi que les nouveaux arrivants pour cela il faut de grands raseteurs pour une identification forte. La société Pernod sera toujours à leurs côtés pour porter haut le flambeau de la course camarguaise…".
Henri Itier, 26c0ac334f03efe06abcb04182a13b3a.jpgprésident de la FFCC, quant à lui, soulignait que le champion même avec un petit physique et moral en 2007 a remporté la Cocarde d'Or et la Palme d'Or : "Je te souhaite d'être en forme pour 2008 et j'espère que tu seras le premier à remporter la 1re Coupe de France que la FFCC organisera l'an prochain...".
Et pour preuve du charisme et de l'attrait qu'exerce Sabri, deux enfants avaient préparé un poème pour l'As des As, adorable moment … la relève est prête, place aux cadeaux !

 

Martine ALIAGA

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Photos Luc PERO

* La Société Pernod avait organisé la semaine dernière une fête avec Loïc Auzolle, à l'initiative de Denis Sabatier et du club des supporters de Loïc qui se sont déplacés à plus de 100 pour soutenir leur champion le jour de la finale des As. En présence de nombreux clubs taurins (Bellegarde, Vauvert, Le Cailar, Lunel, Aigues-Mortes, etc.) et d'invités tels que M. Tiberino mairie de Nîmes, Henri Itier FFCC, Bruno Aubert Midi Libre, Yves Agostini a félicité le vainqueur des As pour sa victoire. Loïc est le premier à bénéficier d'une telle soirée.

19.10.2007

FINALE : LA COURSE

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE
ARLES - DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 - FINALE DU TROPHEE DES AS 

CANDELO LE HEROS, MATHIS LE SPECTACLE

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CANDELO met Loïc Auzolle en périlleuse situation !

 

Entrée : plein. Présidence : Claude Chevalier. Organisation : SA Jalabert Frères.  Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Gleize, Jockin, Jourdan, Moutet, Sabatier, Villard. Gauchers : A. Benafitou, Khaled, Martin-Cocher, Mebarek, Ouffe. Tourneurs : à droite Fouque, Kherfouche, Mata ; à gauche Bensalah, Zerti.

L'intérêt principal étant la confrontation Auzolle - Allouani que séparaient seulement 11 points, une fois celle-ci réglée par les trois premiers taureaux, tous les raseteurs ont travaillé. Khaled se met en évidence avec Ouffe à gauche. A droite, Villard, Jourdan, Moutet et, bien sûr les deux premiers. Evidemment, en piste, les affinités ont fait jouer la tactique pour l'un ou pour l'autre, surtout en première partie. Allouani s'est trouvé assez seul mais la victoire de Loïc Auzolle est indiscutable. Pour autant, les débats sont restés corrects et si, en deuxième partie, les rasets se sont allongés, il faut bien dire que les cocardiers n'ont pas toujours eu les réponses espérées.

medium_CANDELO_8.2.jpgCANDELO (Guillierme).- Pas de round d'observation, côté blanc c'est feu de toutes parts. Le noir fonce dans le tas et frappe sur tout ce qui bouge. Dans le tourbillon, Khaled et Villard lèvent cocarde et glands au prix d'engagements insensés. Après 5 minutes de folie, le taureau temporise, sélectionne et se déplace intelligemment. Et ça repart jusqu'à la sonnerie finale. Auzolle plonge dans les cornes jusqu'à être dangereusement projeté, Mebarek frôle la correctionnelle. Déchaîné Candelo frappe, s'envoie, agresse, casse les planches et reste maître. Sur la sonnerie et une dernière agression, il passe en contre-piste, semant la panique. Le quart-d'heure d'un monstrueux combat duquel le cocardier sort en héros porteur de ses ficelles.
TOMMY (Saint-Antoine).-
Sa défense facemedium_TOMMY_8.5.jpg à l'adversité, c'est le déplacement. Plus offensif à gauche, il faut que les droitiers lui rentrent vraiment dedans. Là c'est Auzolle qui fait la différence, malgré les coups de revers du taureau, l'engagement du raseteur frôle l'inconscience et le public tremble pour lui. Placé, Tommy a beau se cabrer au contact, c'est Loïc qui, grâce à son acharnement,  lève ses deux ficelles. 9 minutes.
medium_SEVERO_8.2.jpgSEVERO (Ribaud).- Froidement, Sévero gère la situation et ne se laisse aborder que précautionneusement. Tout le monde a en tête les accidents suscités par ses finitions criminelles  aux planches. Les hommes calculent, Sévero les enferme chacun à leur tour. Allouani s'accroche et lui tire de superbes rasets, Gleize doit couper court, Martin-Cocher pareil. Auzolle a la main de fer et lève les deux ficelles. Fin du suspense. Bravo Severo pour ces 12 minutes intenses.

A la reprise, ANDALOU (Espelly-Blanc) fait une course en deux temps.medium_ANDALOU_8.2.jpg Les huit premières minutes sont cocardières. Placé, il sélectionne, se déplace et fuse à à l'occasion. Cité de prés par Allouani, il conclut. Zerti, distrait, se fait bousculer. Emotion ! Et puis, il commence à se garder... trop. Auzolle se permet de respirer un peu, Allouani essaie mais Tommy reste de marbre. Ainsi, il garde ses ficelles.
medium_CAMA_8.2.jpgLe Bioù d'Or 2007, ovationné, entre alors. CAMARINA de Chauvet ne réitérera pas ses précédentes finales. S'il a gagné en tenue de piste et si sa méchanceté est intacte, ses engagements sont moins rigoureux. Néanmoins pour ce grand barricadier, une grosse dizaine de coups aux planches après Auzolle, Allouani, Villard, Jourdan, Mebarek. De quoi honorer son titre bien mérité et un final à la hauteur avec les ficelles au toril. Tonnerre d'applaudissement, bien sûr.
RUY BLAS (Cuillé) n'est pas aussi pétaradant que medium_RUY_8.2.jpglors de ses prestations à Lunel ou Palavas. Des coups de barrière, certes, dont quelques-uns énormes, mais il manque de mordant et d'agressivité. Malgré les beaux cites de Benafitou, Allouani, Ouffe, Sabatier, il n'est pas au top. Et les ficelles si difficiles à aller chercher dans les cornes tirebouchonnées resteront en place.
medium_MATHIS_8.4.jpgPour MATHIS de Lautier aussi l'ovation est de mise. Et le taureau va accomplir un quart d'heure de haut niveau, bénéficiant de la volonté des raseteurs à satisfaire le public. Sa hargne le fait s'envoyer sur chaque homme et c'est du beau spectacle qui nous est offert. Villard, Auzolle, Allouani, Khaled sont bombardés à chaque passage. De quoi finir en beauté. Et une ficelle au toril pour le Bioù d'Or 2006. 

Si le prix de la journée n'a pas été attribué à Mathis, rendons grâce aux membres de la Commission du Trophée Taurin d'avoir privilégié le quart d'heure héroïque de Candelo. Cela n'enlève en rien à la prestation du taureau de Lautier et donne toute sa valeur au comportement cocardier du premier à rentrer en piste qui a su tenir tête à treize raseteurs physiquement  frais et très... très entreprenants.

medium_ACCO_6.jpgLoïc Auzolle fait un beau vainqueur, l'accolade finale entre le premier et le second a réchauffé les coeurs, Camarina voit sa carrière auréolée de deux Bioù d'Or, Mathis a tout l'avenir devant lui, Candelo a rehaussé l'honneur des premiers... le public était là...  Ce fut une belle finale !

Martine ALIAGA 
Photos Luc PERO

15.10.2007

FINALE : AMBIANCE

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 LOIC AUZOLLE N'A PAS FAIT DURER LE SUSPENSE

Le peuple camarguais s’est déplacé en masse pour le dénouement du 56e Trophée Taurin Midi Libre - La Provence. Des gradins pleins jusqu’au faite pour assister au combat des intouchables titans Auzolle-Allouani. Le chevalier Loïc à la quête du Graal taurin détenu depuis sept ans par le roi Allouani à la recherche d’un huitième succès synonyme de record. Suspense, incertitude, tension, angoisse et apothéose garantis.
L’extraordinaire CANDELO a la tâche ingrate d’ouvrir la compétition.medium_CANDELO-auzo_1.2.jpg Dès la trompette, la tension est palpable, on s’agite, on glisse, l’émotion est stressante.  Harcelé, le cocardier effectue jusqu’à mi-course une dizaine de percussions, gère le terrain, fait voler Auzolle en contre piste, récupère, repart de plus belle avec encore une volée d’actions dont la dernière ou il brise les planches sur Auzolle et sème la panique en contre piste. Une rentrée mouvementée et le prix de la journée ô combien mérité. Un Guillerme héroïque qui avec deux prix en deux sorties (non des moindres) devrait faire réfléchir les organisateurs. TOMMY  (Saint-Antoine) passe en 8 minutes 30 et SEVERO de Ribaud (photo avec Allouani) est dangereuxmedium_SEVERO.3.jpg pendant 11 minutes 30 pleines de brio. Le chevalier Loïc déterminé comme pas deux met tellement d’engagement et de volonté dans la conquête de ce premier succès qu’à la pause (33 points d’écart)  la messe est dite. Allouani malheureux aux rubans montre quand même qu’il est un grand champion avec des rasets pleine piste.
Après la pause la tension est tombée et les taureaux semblent mous mais un autre chevalier se met au diapason. Benjamin Villard et ses rasets longs. ANDALOU (Espelly-Blanc) après un bon début se cale et laisse beaucoup filer mais crée l’émotion quand il rattrape et se couche sur Ludovic Zerti tout heureux de passer sous le marche pied. CAMARINA ovationné met du temps à rentrer à fond dans la partie mais son final est pétillant. RUY BLAS a un handicap visuel et percute par à-coups. Ovationné lui aussi, MATHIS rageur frappe après les raseteurs et les tourneurs et profite d’un travail plus conséquent pour finir en beauté.
L’accolade finale Auzolle-Allouani medium_SABAUZo.jpgsincère et fraternelle réjouit les dix mille afeciouna témoins de la passation de pouvoir. Un Loïc Auzolle aux anges qui peut laisser éclater sa joie et se jeter dans les bras de sa famille. Les supporters eux ne ménagent pas leur ovation pour les deux champions mais dieu que les sifflets sont désagréables quand un manadier ou un gardian reçoit un bouquet et plus encore quand il est mérité...

Eric AUPHAN 
Photos Luc PERO

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